Une rentrée pas comme les autres
Au cours des premières semaines après la réception de l’étrange lettre annonçant à ma famille, et à moi-même mon inscription à la plus prestigieuse école de sorcellerie, Poudlard, je m’étais demandé si toute cette histoire n’était pas qu’une vaste blague. C’était tellement incroyable que je n’en revenais pas. J’étais Aaron. Un petit garçon qui venait de fêter son onzième anniversaire en compagnie de ses parents et de ses grands-parents lorsque cette missive avait débarqué dans ma vie. Je ne parvenais pas à y croire au début. Comment moi, un gamin timide et solitaire, je pouvais soudainement me retrouver à être un sorcier ? Je ne comprenais pas. Il m’était bien arrivé quelques petites choses légèrement bizarres, mais j’avais toujours mis ça sur le compte d’un truc que je ne comprenais pas ou qui m’avait échappé. Jamais, je n’aurais supposé que la cause de ces phénomènes puisse être ma petite personne. Comme lorsque le feutre du professeur de mathématique avait tout simplement refusé de laissé la moindre trace sur le grand tableau blanc après qu’il m’ait disputé pour mon manque d’intérêt pour sa leçon quotidienne. Ce jour là, j’avais imaginé une bonne dizaine de raisons, mais aucune n’avait d’origines magiques.
Mais maintenant, je me devais bien d’avouer que toute cette histoire était réalité. Il était difficile de faire autrement alors que je me trouvais devant un impressionnant train à la belle peinture brillante, rouge et noire, après avoir traversé un mur entre les voies 9 et 10 de la gare de King’s Cross. Encore plus alors que je poussais un chariot sur lequel reposait une grosse malle remplie de fournitures magiques diverses acquises sur le chemin de traverse quelques temps auparavant. Entre les ustensiles indispensables à la préparation de potions, les livres que l’on avait acheté en suivant scrupuleusement la liste fournie avec la lettre d’acceptation alors que j’aurais rêver d’en acquérir bien d’autres, ou encore ma baguette magique, il était certain que je ne me préparais pas à rejoindre une destination banale. D’ici quelques heures, après un voyage en train à travers le pays, je me retrouverais au sein d’une école de sorcellerie. C’était bien loin de la Grammar School que j’aurais dû intégrer dans quelques jours. Toutefois, ce n’était pas déplaisant. J’allais me construire un avenir bien différent et apprendre des choses bien plus intéressantes à mes yeux que tout ce que j’aurais pu imaginer avant d’apprendre l’existence de ce monde incroyable. Mais ce n’était pas simple à intégrer. Surtout que je n’avais personne pour répondre aux millions de questions qui fourmillaient dans mon esprit. Mes parents n’étaient pas pourvus de pouvoirs magiques, contrairement à moi, d’après ce que j’avais pu comprendre. Mais je ne savais pas comment tout cela fonctionnait.
Au cours des dernières semaines composant la fin de l’été, j’avais lu avec attention les différents ouvrages qui étaient au programme de mon année scolaire. Je ne connaissais rien de tout cela, alors je cherchais déjà à rattraper mon retard imaginaire. J’avais commencé par l’Histoire de Poudlard. Je ne savais pas à quoi m’attendre avec cette école, alors j’avais cherché à en savoir plus. C’était tout simplement impressionnant et incroyable. De ce que j’avais pu apprendre, l’une des salles était composée d’un plafond magique crée pour ressembler au ciel extérieur, sans les inconvénients comme la pluie ou la chaleur des rayons du soleil. Mais ce n’était pas la seule chose que j’avais découverte. Entre les escaliers bougeant à leur guise, les sorciers célèbres étant passés en ces lieux, les faits historiques, les nombreux tableaux mouvants, je ne savais même plus où donner de la tête. J’avais terriblement hâte d’y mettre les pieds. Mais en même temps, je craignais qu’une fois là bas on me dise qu’une erreur avait eu lieu et que je devais rentrer chez moi. Qu’en réalité je n’étais pas un sorcier. Ou que tout ceci n’était qu’une vaste blague. C’était donc tout tremblant que j’avais poussé mon chariot le long du train, à la recherche d’un wagon peu peuplé, accompagné de mes parents qui s’étaient libérés de leurs obligations professionnelles pour cet événement.
— Aaron, tu seras bien sage une fois là bas, et tu nous écriras régulièrement n’est-ce pas ?
Tout en cherchant tant bien que mal à hisser ma malle à l’intérieur du train, avec l’aide de mon père, j’avais émis un soupir d’exaspération. C’était au moins la quarante-deuxième fois que ma mère me donnait cette consigne tout en me posant cette même question. Je n’en pouvais plus. Je n’étais plus un gamin. J’avais onze ans et j’allais prendre le train pour débuté ma scolarité au sein d’une école de sorcellerie. Toutefois, lorsque j’avais relevé la tête pour répondre à ma chère mère, j’arborais mon petit sourire qu’elle trouvait si attendrissant et qui me permettait généralement d’obtenir tout ce que je désirais. Une fois ma valise installée dans un compartiment encore désert, j’étais rapidement descendu du train afin de dire au revoir à mes parents et répondre à la question que l’on m’avait posée.
— Oui maman, je serais aussi sage que d’habitude. Je ferais bien mes devoirs. Et je t’écrirais aussi souvent que je le peux. Je ne sais pas trop comment ça se passe là bas encore, mais je ne t’oublierais pas. Maintenant je vais devoir y aller. Il est presque l’heure du départ, et je ne voudrais pas rater le voyage. On se revoit bientôt !
Après avoir rapidement embrassé mon père et subit les étreintes bien plus longues de ma mère, à mon plus grand désespoir, je ne voulais pas commencer en passant déjà pour le fils à maman, j’avais sauté à bord du train pour rejoindre mon compartiment. Je me demandais si j’allais avoir des camarades pour effectuer le trajet. Peut être que je parviendrais enfin à me faire un ami rapidement, comme cela avait été le cas avec Tim. Je me demandais s’il y avait d’autres personnes comme moi, des enfants qui n’avaient pas eu connaissance de leur statut de sorcier et de leur inscription automatique au sein de cette école avant la réception de l’étrange lettre. Je n’avais pas envie d’être le seul à ne rien connaître de ce monde magique. Je ne voulais pas être mis à l’écart des autres parce que je serais différent. Alors j’espérais vraiment que je ne serais pas en infériorité numérique totale vis à vis de tout cela. Maintenant que j’étais installé, il ne me restait plus qu’à attendre le départ et l’arrivée d’autres futurs élèves pendant que mes parents me regardaient depuis le quai. Je ne dis rien, mais je sens bien une boule en train de se former dans mon estomac. Je ne suis jamais vraiment partit loin d’eux, et voilà que je partais pour plusieurs moi loin de la maison. A onze ans, ce n’est pas facile de se séparer ainsi de sa famille. Mais je n’avais rien dit, pour tenter de faire bonne impression devant les autres élèves. Surtout que ceux que j’avais eu l’occasion de voir avaient quitté leurs proches avec le sourire aux lèvres. Et cette année, je comptais bien sur la possibilité que les choses puissent changer pour moi.
Mais maintenant, je me devais bien d’avouer que toute cette histoire était réalité. Il était difficile de faire autrement alors que je me trouvais devant un impressionnant train à la belle peinture brillante, rouge et noire, après avoir traversé un mur entre les voies 9 et 10 de la gare de King’s Cross. Encore plus alors que je poussais un chariot sur lequel reposait une grosse malle remplie de fournitures magiques diverses acquises sur le chemin de traverse quelques temps auparavant. Entre les ustensiles indispensables à la préparation de potions, les livres que l’on avait acheté en suivant scrupuleusement la liste fournie avec la lettre d’acceptation alors que j’aurais rêver d’en acquérir bien d’autres, ou encore ma baguette magique, il était certain que je ne me préparais pas à rejoindre une destination banale. D’ici quelques heures, après un voyage en train à travers le pays, je me retrouverais au sein d’une école de sorcellerie. C’était bien loin de la Grammar School que j’aurais dû intégrer dans quelques jours. Toutefois, ce n’était pas déplaisant. J’allais me construire un avenir bien différent et apprendre des choses bien plus intéressantes à mes yeux que tout ce que j’aurais pu imaginer avant d’apprendre l’existence de ce monde incroyable. Mais ce n’était pas simple à intégrer. Surtout que je n’avais personne pour répondre aux millions de questions qui fourmillaient dans mon esprit. Mes parents n’étaient pas pourvus de pouvoirs magiques, contrairement à moi, d’après ce que j’avais pu comprendre. Mais je ne savais pas comment tout cela fonctionnait.
Au cours des dernières semaines composant la fin de l’été, j’avais lu avec attention les différents ouvrages qui étaient au programme de mon année scolaire. Je ne connaissais rien de tout cela, alors je cherchais déjà à rattraper mon retard imaginaire. J’avais commencé par l’Histoire de Poudlard. Je ne savais pas à quoi m’attendre avec cette école, alors j’avais cherché à en savoir plus. C’était tout simplement impressionnant et incroyable. De ce que j’avais pu apprendre, l’une des salles était composée d’un plafond magique crée pour ressembler au ciel extérieur, sans les inconvénients comme la pluie ou la chaleur des rayons du soleil. Mais ce n’était pas la seule chose que j’avais découverte. Entre les escaliers bougeant à leur guise, les sorciers célèbres étant passés en ces lieux, les faits historiques, les nombreux tableaux mouvants, je ne savais même plus où donner de la tête. J’avais terriblement hâte d’y mettre les pieds. Mais en même temps, je craignais qu’une fois là bas on me dise qu’une erreur avait eu lieu et que je devais rentrer chez moi. Qu’en réalité je n’étais pas un sorcier. Ou que tout ceci n’était qu’une vaste blague. C’était donc tout tremblant que j’avais poussé mon chariot le long du train, à la recherche d’un wagon peu peuplé, accompagné de mes parents qui s’étaient libérés de leurs obligations professionnelles pour cet événement.
— Aaron, tu seras bien sage une fois là bas, et tu nous écriras régulièrement n’est-ce pas ?
Tout en cherchant tant bien que mal à hisser ma malle à l’intérieur du train, avec l’aide de mon père, j’avais émis un soupir d’exaspération. C’était au moins la quarante-deuxième fois que ma mère me donnait cette consigne tout en me posant cette même question. Je n’en pouvais plus. Je n’étais plus un gamin. J’avais onze ans et j’allais prendre le train pour débuté ma scolarité au sein d’une école de sorcellerie. Toutefois, lorsque j’avais relevé la tête pour répondre à ma chère mère, j’arborais mon petit sourire qu’elle trouvait si attendrissant et qui me permettait généralement d’obtenir tout ce que je désirais. Une fois ma valise installée dans un compartiment encore désert, j’étais rapidement descendu du train afin de dire au revoir à mes parents et répondre à la question que l’on m’avait posée.
— Oui maman, je serais aussi sage que d’habitude. Je ferais bien mes devoirs. Et je t’écrirais aussi souvent que je le peux. Je ne sais pas trop comment ça se passe là bas encore, mais je ne t’oublierais pas. Maintenant je vais devoir y aller. Il est presque l’heure du départ, et je ne voudrais pas rater le voyage. On se revoit bientôt !
Après avoir rapidement embrassé mon père et subit les étreintes bien plus longues de ma mère, à mon plus grand désespoir, je ne voulais pas commencer en passant déjà pour le fils à maman, j’avais sauté à bord du train pour rejoindre mon compartiment. Je me demandais si j’allais avoir des camarades pour effectuer le trajet. Peut être que je parviendrais enfin à me faire un ami rapidement, comme cela avait été le cas avec Tim. Je me demandais s’il y avait d’autres personnes comme moi, des enfants qui n’avaient pas eu connaissance de leur statut de sorcier et de leur inscription automatique au sein de cette école avant la réception de l’étrange lettre. Je n’avais pas envie d’être le seul à ne rien connaître de ce monde magique. Je ne voulais pas être mis à l’écart des autres parce que je serais différent. Alors j’espérais vraiment que je ne serais pas en infériorité numérique totale vis à vis de tout cela. Maintenant que j’étais installé, il ne me restait plus qu’à attendre le départ et l’arrivée d’autres futurs élèves pendant que mes parents me regardaient depuis le quai. Je ne dis rien, mais je sens bien une boule en train de se former dans mon estomac. Je ne suis jamais vraiment partit loin d’eux, et voilà que je partais pour plusieurs moi loin de la maison. A onze ans, ce n’est pas facile de se séparer ainsi de sa famille. Mais je n’avais rien dit, pour tenter de faire bonne impression devant les autres élèves. Surtout que ceux que j’avais eu l’occasion de voir avaient quitté leurs proches avec le sourire aux lèvres. Et cette année, je comptais bien sur la possibilité que les choses puissent changer pour moi.