Duo Étoilé
Suite de Nouveau Monde

Merci Yuzu Ame, Sincèrement
Les jours étaient passés, toujours dans la même routine de notre existence infime. La répétitivité sans jamais se lasser d'une vie portée par cette immense galaxie. Ce que j'aimais cette galaxie, tous ces astres dansants. Je tournais autour de la ville dans cette voiture, comme les planètes autour du soleil. À la recherche de ce lieu, cette porte qui ouvre un monde rempli de magie comme cet homme me l'avait promis. Comment mes parents pouvaient croire ce que cet être nous avait avancé ? Loin de tous préjugés on se contentait d'avancer. La curiosité ce moteur de l'apprentissage, qui à chaque passage, traverse les âges. Le mouvement laissa place au vide. Ce même vide alimenté par l'absence de vibrations. Ces vibrations, par centaine et par millier impossible à compter. L'air se compressait mais impossible de les capter.
J'osais poser mon pied sur le sol, mon père qui ouvrait la marche au côté de ma mère et puis moi juste derrière. Portée par mon frère et sa main le long de mon dos, comme pour me guider, lui il savait ce que je regardais. Les odeurs, je les captais parfois elle me dérangeait et parfois je succombais. Succombait à toutes ces boutiques qui vendaient des produits floraux, des produits ou le goût primait sur la beauté. Nous étions enfin rentrés dans ce bar, dévisagée, je sentais la main de mon frère valser. Est-ce des sorciers ? Le monde de l'imaginaire était proche mais également loin de la réalité. Comme dans tout monde il fallait une ronde. Ronde de stéréotypes, alimentés par les regards jalousés, je les haïssais, mais je comprenais. Je comprenais que les gens soient dérangés, dans leur esprit étriqué.
Le mur au fond s'ouvrait, je ressentais ces vibrations, l'odeur et la magie qui émanait, c'était vraiment jolie, c'était la magie. Je me surprenais à regarder le ciel qui semblait artificiel. Je marchais pour la première fois devant mes parents. Il ne fallut pourtant pas longtemps pour que cette masse m'oppresse. Cette foule, qui ondulait, bougeait, comme si elle savait exactement où aller. Mon corps se souleva. Sur les épaules de Charlie, je dominais la foule, ma peur, « toujours » me disait-il. Il avait raison, il savait quoi faire et il le faisait en un éclair. Les larmes voulaient se manifester, larmes d'une âme, heureuse, comprenant la chance qu'elle avait. Chevauchant mon destrier de la journée je me sentais oublier tous les problèmes, les voiles de mon navire rabattu je revenais de mon empire pour me retrouver dans une simple rue.
J'étais devant une enseigne, il était facile de lire le nom. « Ollivander's » je me tournais vers mon frère tandis que mes parents continuaient à s'enfoncer dans cette allée. •Ils vont où ? • •L'homme qui nous a ouvert à dis d'aller à la banque au fond• •Toi tu vas faire quoi ? • •Il nous a dit de l'attendre ici• Bousculé il reprenait •Normalement je n'ai pas le droit d'être là• •Pourquoi ?• •Seul les parents pouvaient accompagner• Il souriait •Mais exceptionnellement pour cette fois et à la vue de ton état, j'ai le droit• Je me retournais vers la boutique l'homme venait d'arriver et il expliqua à mon frère qui traduisait le but de cette boutique. Ce fut long, mes parents avaient eu le temps de me rejoindre puis on entra tous, sauf Charlie qui devait quitter les lieux aux côtés de notre guide.
¤Miss Abberline entrez je vous prie.¤ ses lèvres, j'avais du mal à les lires, il parlait, mais parfois je perdais la substance de ce qu'il disait. Il me présenta un morceau de bois, enveloppé soigneusement dans une boite. Puis me présenta celui-ci, m'indiquant de faire un geste. Ce fut rapide, effrayant même. Cet homme ne nous avait pas menti. Les lumières avaient cessé d'éclairer. Je reposais la baguette devant le vendeur. Qui s'empressa de la ranger dans sa boite. Il semblait songeur. Quand il revint il me présenta une autre baguette. Elle était magnifique, enveloppée dans du verre, une fleur trônait fièrement au bout de celle-ci. De l'or, mélangé au verre. Quand je l'ai prise des lumières apparaissaient lentement sur le plafond avant de disparaitre. Un spectacle étoilé, je n'étais certainement pas prête.
Le prix était trop cher, impossible de la prendre tandis que je la reposait dans sa boite alors que l'homme se penchait vers mon père. Chance notre guide, cet homme bienfaisant venait de m'offrir une partie de cet objet presque stellaire. Je comprenais que ce simple objet en apparence avait une profondeur que certain humain n'avait pas. Cette rose d'or, ornée sur du bois de pin avec pour cœur une plume de phénix serait ma nouvelle partenaire. On formerait un magnifique duo étoilé.
CR Always