Une nouvelle aventure commence..
Marchant rapidement, contenant difficilement son excitation, Lilith Faust se frayait un chemin dans la foule dense de la Gare de King’s Cross. Derrière elle sa mère et son père la suivaient comme ils pouvaient en zigzagant parmi les passants.
Elle entendait sa mère l’appeler, lui demander de les attendre, et son père rire de son empressement; mais elle ne pouvait rien y faire : il fallait qu’elle voit la fameuse voix 93/4. Depuis le temps qu’elle attendait cet instant, c’était comme être en plein rêve ! Et même son lourd chariot chargé de sa grosse valise ne la retiendrait pas.
Lorsqu’elle posa enfin les yeux sur la célèbre barrière, Lilith s’immobilisa nette, les yeux brillants d’excitation.
« Est ce que tu vas donc enfin cesser de t’agiter ? Le Poudlard Express ne va pas s’envoler tu sais.. » Lui dit sa mère l’air quelque peu agacée en arrivant à sa hauteur.
Elle ne put toutefois réprimer un sourire devant l’enthousiasme de sa fille.
« Ah oui, désolée maman. C’est juste que..
- Ne t’inquiète pas. On comprend. » Répondit simplement son père, en posant une main réconfortante sur son épaule.
Lilith leur rendit leur sourire avant de se diriger vers la fameuse barrière, ses parents la suivant de près. La jeune fille était trop excitée pour penser avoir peur et ne s’arrêta pas un instant, courant droit dessus et la traversant.
Lilith avait toujours su qu’elle irait à Poudlard. L’entièreté de sa famille était faite de sorciers et elle n’avait pas tardé à faire signe de magie; mais l’attente de sa première lettre lui avait paru être une éternité. Elle avait hâte d’apprendre un tas de choses et devenir une sorcière accomplie. Elle savait que ses parents seraient fiers d’elle quoi qu’elle fasse, mais elle avait hâte de prouver au reste de leur famille qu’ils avaient tords de les dénigrer. Elle savait que ses parents en avaient malgré tout souffert..
Mais surtout, Lilith avait hâte de se faire des amis. Non pas qu’elle n’en avait jamais eu, mais tous étaient moldus. Chacun unique à leur manière, ils avaient partagé de nombreuses choses dans leur courte vie et elle chérissait particulièrement leur amitié. Mais ils étaient moldus, et parfois, ne pas pouvoir partager son monde à elle et tout ce qu’elle etait avec eux, l’avait fait se sentir seule, comme amputée d’une partie d’elle même. Elle savait que cela avait été une façon pour ses parents de la protèger et de lui offrir une vie qui ne se réduisait pas qu’à la magie; mais un ami sorcier avec lequel manger des fizwizbiz en rigolant lui avait parfois manqué.
Aujourd’hui était cependant une toute autre histoire. Une nouvelle aventure s’offrait à elle, et non des moindres : l’école des sorciers l’attendait et elle comptait bien en profiter.
Contemplant un instant le spectacle se déroulant sous ses yeux, elle entendit vaguement ses parents émerger du mur de briques à ses côtés. Une foule de jeunes sorciers accompagnés de leur famille se pressaient sous ses yeux sur le quai 93/4, et la locomotive rouge du Poudlard Express luisait sous le soleil. La joie et l’excitation lui donnaient envie de rire, mais Lilith se contenta d’esquisser un léger sourire. Ses yeux verts pétillants parlaient pour elle.
« Bon, le train ne va tarder à partir, tu devrais essayer de trouver un compartiment. Je vais t’aider à monter ta valise. »
Acquiesçant de la tête, Lilith suivit son père pour charger sa valise dans le train, sa mère restant un peu en arrière. Une fois cela fait, ils la rejoignirent. Celle ci avait les larmes aux yeux et s’empressa de serrer sa fille contre elle. L’excitation commençait doucement à laisser place à l'appréhension, et Lilith sentait son estomac se nouer. Allait-elle vraiment s’en sortir ? Et si elle était la plus mauvaise sorcière qu’on ait jamais vu ? Et si elle restait seule et que personne ne voulait être son ami ?
S’écartant de sa mère à regret, Lilith fut soudainement incapable de relever les yeux du sol et de regarder la locomotive qui devait l’emmener.
« Ça va aller. Ne t’inquiète pas. »
Sa mère lui souriait, replaçant ses mèches sombres et rebelles derrière son oreille.
« Tu vas y arriver, c’est certain. » Ajouta t-elle, interrrompant le sombre fil de ses pensées.
« Ils n’auront jamais vu une sorcière si intrépide et douée, il n’y a pas de doutes ! » Surenchérit son père, d’un sourire rassurant.
La jeune fille ne put s’empêcher de rire légèrement, le courage l’animant de nouveau.
« Vous avez raison. Après tout ça ne pas être pire que grand mère Faust, hein ? »
Cela eu le don de faire rire son père auquel Lilith et sa mère se joignirent de bon cœur. Sa grand mère paternelle était une harpie et leur plus fervente détractrice. Avec le temps les blagues sur son compte étaient devenue monnaie courante : mieux valait en rire qu’en pleurer comme disait son père.
Étreignant une dernière fois ses parents et promettant de leur envoyer un hiboux à son arrivée, Lilith monta dans le train sans se retourner.
S’installant dans un compartiment vide, aux banquettes un peu râpées, elle regarda ses parents s’éloigner en leur faisant de grands signes. Sa mère, belle et élégante, pleurait discrètement en souriant, et son père lui faisait de grands signes, son éternel sourire éclatant aux lèvres. Lilith ne put s’empêcher de rire doucement, le cœur soudainement plus léger. Elle avait oublié pendant quelques minutes ses craintes et son appréhension, et se laissa aller à la chaleur des rayons du soleil. C’était une bien belle journée.
Ses peurs revinrent cependant au galop si tôt le quai hors de vue et les élèves passant devant sa porte. Tentant de se changer les idées, la jeune fille s’empara de son ouvrage de L’Histoire de Poudlard et se plongea dedans. Elle avait bien dû le lire un millier de fois, mais elle ne s’en lassait pas. Et en cet instant précis le vieil ouvrage avait quelque chose de rassurant. Peut être que quelqu’un finirait par se joindre à elle, mais pour le moment elle préférait se concentrer sur son livre et ne penser à rien d’autre. Elle aviserait en temps voulu.
Elle entendait sa mère l’appeler, lui demander de les attendre, et son père rire de son empressement; mais elle ne pouvait rien y faire : il fallait qu’elle voit la fameuse voix 93/4. Depuis le temps qu’elle attendait cet instant, c’était comme être en plein rêve ! Et même son lourd chariot chargé de sa grosse valise ne la retiendrait pas.
Lorsqu’elle posa enfin les yeux sur la célèbre barrière, Lilith s’immobilisa nette, les yeux brillants d’excitation.
« Est ce que tu vas donc enfin cesser de t’agiter ? Le Poudlard Express ne va pas s’envoler tu sais.. » Lui dit sa mère l’air quelque peu agacée en arrivant à sa hauteur.
Elle ne put toutefois réprimer un sourire devant l’enthousiasme de sa fille.
« Ah oui, désolée maman. C’est juste que..
- Ne t’inquiète pas. On comprend. » Répondit simplement son père, en posant une main réconfortante sur son épaule.
Lilith leur rendit leur sourire avant de se diriger vers la fameuse barrière, ses parents la suivant de près. La jeune fille était trop excitée pour penser avoir peur et ne s’arrêta pas un instant, courant droit dessus et la traversant.
Lilith avait toujours su qu’elle irait à Poudlard. L’entièreté de sa famille était faite de sorciers et elle n’avait pas tardé à faire signe de magie; mais l’attente de sa première lettre lui avait paru être une éternité. Elle avait hâte d’apprendre un tas de choses et devenir une sorcière accomplie. Elle savait que ses parents seraient fiers d’elle quoi qu’elle fasse, mais elle avait hâte de prouver au reste de leur famille qu’ils avaient tords de les dénigrer. Elle savait que ses parents en avaient malgré tout souffert..
Mais surtout, Lilith avait hâte de se faire des amis. Non pas qu’elle n’en avait jamais eu, mais tous étaient moldus. Chacun unique à leur manière, ils avaient partagé de nombreuses choses dans leur courte vie et elle chérissait particulièrement leur amitié. Mais ils étaient moldus, et parfois, ne pas pouvoir partager son monde à elle et tout ce qu’elle etait avec eux, l’avait fait se sentir seule, comme amputée d’une partie d’elle même. Elle savait que cela avait été une façon pour ses parents de la protèger et de lui offrir une vie qui ne se réduisait pas qu’à la magie; mais un ami sorcier avec lequel manger des fizwizbiz en rigolant lui avait parfois manqué.
Aujourd’hui était cependant une toute autre histoire. Une nouvelle aventure s’offrait à elle, et non des moindres : l’école des sorciers l’attendait et elle comptait bien en profiter.
Contemplant un instant le spectacle se déroulant sous ses yeux, elle entendit vaguement ses parents émerger du mur de briques à ses côtés. Une foule de jeunes sorciers accompagnés de leur famille se pressaient sous ses yeux sur le quai 93/4, et la locomotive rouge du Poudlard Express luisait sous le soleil. La joie et l’excitation lui donnaient envie de rire, mais Lilith se contenta d’esquisser un léger sourire. Ses yeux verts pétillants parlaient pour elle.
« Bon, le train ne va tarder à partir, tu devrais essayer de trouver un compartiment. Je vais t’aider à monter ta valise. »
Acquiesçant de la tête, Lilith suivit son père pour charger sa valise dans le train, sa mère restant un peu en arrière. Une fois cela fait, ils la rejoignirent. Celle ci avait les larmes aux yeux et s’empressa de serrer sa fille contre elle. L’excitation commençait doucement à laisser place à l'appréhension, et Lilith sentait son estomac se nouer. Allait-elle vraiment s’en sortir ? Et si elle était la plus mauvaise sorcière qu’on ait jamais vu ? Et si elle restait seule et que personne ne voulait être son ami ?
S’écartant de sa mère à regret, Lilith fut soudainement incapable de relever les yeux du sol et de regarder la locomotive qui devait l’emmener.
« Ça va aller. Ne t’inquiète pas. »
Sa mère lui souriait, replaçant ses mèches sombres et rebelles derrière son oreille.
« Tu vas y arriver, c’est certain. » Ajouta t-elle, interrrompant le sombre fil de ses pensées.
« Ils n’auront jamais vu une sorcière si intrépide et douée, il n’y a pas de doutes ! » Surenchérit son père, d’un sourire rassurant.
La jeune fille ne put s’empêcher de rire légèrement, le courage l’animant de nouveau.
« Vous avez raison. Après tout ça ne pas être pire que grand mère Faust, hein ? »
Cela eu le don de faire rire son père auquel Lilith et sa mère se joignirent de bon cœur. Sa grand mère paternelle était une harpie et leur plus fervente détractrice. Avec le temps les blagues sur son compte étaient devenue monnaie courante : mieux valait en rire qu’en pleurer comme disait son père.
Étreignant une dernière fois ses parents et promettant de leur envoyer un hiboux à son arrivée, Lilith monta dans le train sans se retourner.
S’installant dans un compartiment vide, aux banquettes un peu râpées, elle regarda ses parents s’éloigner en leur faisant de grands signes. Sa mère, belle et élégante, pleurait discrètement en souriant, et son père lui faisait de grands signes, son éternel sourire éclatant aux lèvres. Lilith ne put s’empêcher de rire doucement, le cœur soudainement plus léger. Elle avait oublié pendant quelques minutes ses craintes et son appréhension, et se laissa aller à la chaleur des rayons du soleil. C’était une bien belle journée.
Ses peurs revinrent cependant au galop si tôt le quai hors de vue et les élèves passant devant sa porte. Tentant de se changer les idées, la jeune fille s’empara de son ouvrage de L’Histoire de Poudlard et se plongea dedans. Elle avait bien dû le lire un millier de fois, mais elle ne s’en lassait pas. Et en cet instant précis le vieil ouvrage avait quelque chose de rassurant. Peut être que quelqu’un finirait par se joindre à elle, mais pour le moment elle préférait se concentrer sur son livre et ne penser à rien d’autre. Elle aviserait en temps voulu.