18 oct. 2018, 16:02
RPG+ – PRIVÉ L'appel de l'été
Le train démarra dans le plus grand des silence. Enfin, uniquement dans le wagon étant donné qu'au dehors la locomotive accélérait un bruit de ferrailles et de vapeur crachée à intervalle régulier. Jenkins avait déjà noircit plusieurs pages de son carnet de note. Elle zieutait fréquemment les autres personnes du wagon pour s'assurer que personne ne tentait de s'emparer de ses précieuses inscriptions. Tout ce qui était écrit là était tout à fait personnel et il était hors-de-question que des morveux de leur genre ne soit au courant des détails de sa vie. Alors, elle fronçait les sourcils à chaque fois que l'une des élèves présente avait le malheur de déposer le regard sur sa main, son stylo ou la couverture du calepin. Finalement, quand elle eut terminé, elle le rangea soigneusement dans l'une de ses poches et retourna à la contemplation de la vitre.

Les deux Serpentard avaient cessé de s'échanger des paroles sans bruit et il régnait maintenant un atmosphère presque pesante dans le wagon. Cela avait le don de taper sur les nerfs de la Serdaigle. Elle était de toute façon bien connue pour s'énerver pour un rien et être capable de changer d'humeur aussi rapidement que frapper un Cognard. Elle laissa ses nasaux s'élargir dans un souffle sonore avant de ramener l'une de ses jambes contre son torse, la chaussure posée sur la banquette. Les vacances d'été. Elle n'avait bien aucun foutu plan pour ces deux mois de chaleur. Deux mois sans magie, deux mois loin d'un Mei furax, deux mois bien trop proche de sa mère. Décidément, elle ne savais jamais comment appréhender ce moment.

Jenkins se leva soudainement et sortie du compartiment pour retrouver les bruits rassurant du couloir. Beaucoup d'élèves étaient postés à cet endroit, outre le fait qu'il était parfois compliqué de trouver des places assises avec ses amis, il était aussi plus joyeux et plus gai de passer le trajet contre les vitres du train à bavarder joyeusement. Elle se fraya un chemin jusqu'aux toilettes où elle se rinça le visage à l'aide d'un sortilège. On aurait bien confondu sa face avec celle d'un détraqueur. Elle n'arrivait pas à ne pas appréhender le moment des retrouvailles avec sa mère. Et ce, depuis trois ans. Soit elle s'inquiétait trop, soit elle était trop démonstrative, soit pas assez, Tally trouvait toujours quelque chose à dire et ne s'empêchait jamais d'en faire la remarque. Évidement, elle savait qu'elle l'a blessait un peu plus à chaque fois mais c'était aussi sa façon de lui montrer à quel point elle restait attachée à elle. Et elle savait que sa mère avait également toujours été ainsi.

Elle se regarda un dernier instant dans le miroir avant de retourner à sa place dans les fauteuils moelleux du Poudlard Express. Bercée par les sons des roues contre les rails et par l'idée d'un trajet passant vite, elle s'endormit.

La Capitaine ne se réveilla qu'au signal de l'entrée en gare du Poudlard Express. Elle bailla et mit quelques secondes à se rappeler de la situation. La rouge laissa les autres sortir de l'espace confiné avant elle, l'ambiance s'était détendue et chacun avait à présent hâte de rejoindre sa famille. Même si elles ne s'échangèrent aucune parole, les cœurs étaient plus légers. Elle zieuta le quais en sachant très bien qu'aucun parent n'étaient là pour elle. Elle aurait de toute façon cogné John Jenkins. La sorcière retrouva bien vite sa valise et dépassa le mur magique de la voie 9 3/4.

Il était temps de retrouver sa mère.

Je conclue pour Tally ici. Merci pour ce RP ^^

4ème année RP | < Adulte à présent mais que fait-elle ?
#Aïe aïe aïe | Honneur, force et persévérance.
Tallaze et Blally le couple naze en carton

1 déc. 2018, 22:22
RPG+ – PRIVÉ L'appel de l'été
Elle dessinait, et lorsqu'elle trouva son portrait suffisamment abouti - bien qu'il ne fut pas parfait - elle essaya de regarder par la fenêtre, mais elle en était un peu trop loin pour tout bien voir. Alors, elle se décida à se plonger dans un livre, s'évader, enfin.

A quoi ressemblerait sa petite sœur ? C'était la question qui la turlupinait. Est-ce que ses parents lui donneraient encore de l'attention ? Comme une petite fille, ce qu'elle était encore, Lucy réclamait énormément d'affection, que sa mère ne lui donnait pas beaucoup. Elle la tenait donc essentiellement de son père et de sa sœur, avec qui elle passait le plus clair de son temps. Mais est-ce que son père et sa sœur seraient toujours là pour elle, se désintéresseraient un peu de la petite Lyn, dernière née ?

Le train arrivait en gare, elle le sentait ralentir. Elle commença à rassembler ses affaires et les rangea sans aucune précaution dans son sac. Au pire, le portrait serait un peu abîmé, rien de grave. Elle consulta son téléphone portable, qu'elle n'avait pas allumé depuis quelques mois, au moins : il ne fonctionnait pas à l'intérieur de Poudlard, au grand désespoir de ses parents, qui souhaitaient prendre des nouvelles de leur fille le plus rapidement possible et qui avaient eu du mal à s'habituer aux hiboux qui venaient frapper à leur fenêtre, et trouvaient ça très peu discret.

Elle avait un nouveau message, qui venait chambouler tous les plans qu'elle se faisait dans sa tête. Personne ne l'attendait à la gare. Ses parents ne pouvaient pas accéder à la voie 9 3/4 mais elle aurait aimé qu'iels soient là, dans King's Cross, pour l'accueillir. Elle se sentait d'autant plus seule que ce message impersonnel qu'elle venait de lire lui avait été envoyé quelques minutes avant son arrivée. Elle trouvait ça profondément injuste : iels auraient quand même pu prévenir avant. Elle se sentait terriblement seule. 

A ce moment où le train entrait dans la gare, elle voulut chercher du soutien dans le regard des trois autres filles dans le wagon, mais aucune ne semblait disposée à lui donner ce qu'elle cherchait. A ce moment, Lucy aurait eu besoin qu'on la regarde, qu'on lui parle, pour oublier qu'elle était seule, sans sa famille à laquelle elle tenait tant. Elle voulait le crier le plus fort possible, qu'on la remarque, qu'on lui dise qu'on était avec elle, elle voulait combler ce manque d'affection criant qui lui trouait la poitrine d'un espace vide là où aurait dû se trouver une boule de bonheur.

Le train s'arrêta, et les quatre filles descendirent, comme tous les autres élèves. C'était la fin de l'année scolaire. Définitivement. Et elle trouvait ça terriblement nul que ça finisse sur une touche pareille : personne pour elle sur le quai de la gare.

Excuse-moi pour le fiasco qu'ont été mes réponses, je suis désolée… Cependant, malgré mon rythme extrêmement long, j'ai apprécié d'écrire avec toi (et Ysalyne et Diana, qui sont parties du site...), au plaisir de te recroiser en RP !

Luehssyie Woudde Pecker ~ Jerry -4e année RP~#PouffyFamily
Quasi absente jusqu'au 14 septembre