8 déc. 2018, 23:31
Le Poudlard Express se dévisage
Il était 7 h 30, dans ma maison de Ipswich, le 1er septembre. Jour de ma rentrée à Poudlard. J’étais dans ma petite chambre avec ma mère et nous vérifions ma valise.

« -Ma chérie, as-tu tes trois robes et ta cape d’hiver ?
-Oui, maman !
-Et le chapeau de ta grand-mère, tes livres et tout le reste...
-Oui maman, j’ai vérifié ma malle au moins une centaine de fois. »
Ma mère me dévisageait de ses yeux bruns. Elle me prit alors dans ses bras en disant :
-Ma chérie, je suis si heureuse pour toi ! Tu as été accepté à Poudlard, le merveilleux collège de sorcellerie.
Tu deviendras si forte !
Et elle continua à me dire des phrases de ce genre pendant quelques secondes jusqu’à ce que ma petite sœur Lola arrive en courant.
- Maude, maman, on part à la gare !
Mon adorable petite sœur venait de faire son entrée dans la pièce. Elle avait encore ses cheveux mouillés par la douche et se précipita pour me tenir avec sa main moite. Mon père arriva également, il avait revêtu une veste en tweed, un pantalon gris et une chemise bleu indigo. Il prit ma valise et annonça :
-On n’y va, le train est censé partir à 11 h.
Il repartit alors avec ma malle. Nous descendions tous ensemble l’escalier en bois qui craque pour sortir et utiliser une voiture moldue. Mes deux frères étaient déjà installés à l’arrière, j’attachai ma sœur dans son siège et m’assit à ces côtés. Le trajet jusqu’à la gare de Kine Cross dura environ 2 h. Papa porta ma valise, nous traversâmes tous les quais pour arriver enfin entre le quai 9 et le quai 10. Papa expliqua alors à toute la famille comment accéder au quai 9 3/4.
« -Voyez-vous cette barière près du mur ?
Les jumeaux répondirent en cœur :
-Oui !
-Eh bien, nous devons la traverser.
En voyant nos yeux équarquillés, mon père s’esclaffa et nous répondit :
-Ne vous inquiétez pas, tout se passera bien. Lola et Scott, vous passerez en premier avec moi. Puis Jean, Julie et Maude vous passerez à votre tour. Si nous passons tous ensemble, nous nous ferons repérer rapidement par les moldus.
Ils traversèrent en un éclair vert, maman nous tint alors la main à tous les deux et nous passâmes à travers le mur, nous atterimes alors dans un partie encore plus bruyante que la partie moldu. Des sorciers en robe noir avec de grosses malles dans les mains disaient au revoir à leurs parents. Des chouettes en cage faisaient un désordre pas possible mais sans le vouloir, j’adorais. J’embrassais alors avec émotion toute ma famille, Lola s’était mise à pleurer dans les bras de maman et celle-ci essayait de la consoler, les yeux dans les vagues. Pour ne pas alourdir leur supplice partagé, j’entrais alors dans le train en leur faisant de grands signes de main :
« Je promets de vous écrire, je vous aime »
Ils me répondirent alors. J’entendis le sifflet du Poudlard express, je sentis également les portes se refermer. J’entrepris alors de trouver une compartiment pour le voyage. J’en croisai de nombreux déjà remplis par des élèves plus âgés.  Je vis une porte s’ouvrir devant moi, une fille en sortit alors et me dit :
-Tiens, tu peux le prendre. Je cherche mes amis !
Elle repartit alors, et je marmonnais en vain un vague « merci ». J’entrais enfin, soudain je vis deux filles assises l'une en face de l'autre. Je les saluai poliment. Puis je détaillai le compartiment. Il était plutôt petit avec des espaces pour les bagages et des sièges meltonnées. Je déposais ma malle dans le compartiment à cet effet et je m’installais. Je sortis « L’histoire de Poudlard », l’unique livre que je n’avais pas encore lu, du moins feuilleté. Le train commença à tanguer et je sentis que nous étions vraiment partis. J'allai droit vers mon destin. Quelques minutes passèrent dans un lourd. Je levai alors les yeux pour observer mes compagnes de cabine. La première était blonde, ses cheveux ondulés étaient lâchés sur ses épaules. Elle avait de magnifiques yeux bleus. Je la trouvai plutôt jolie, elle avait l'air gentille. Après l'avoir un peu regardé, je recommençais ma lecture, mais au fond de moi j’avais envie de me présenter, de leur demander ses goûts, peut-être me faire deux amies avant d’arriver à Poudlard. Au lieu de cela, je dévisageai l'autre sorcière. Cette dernière possédait des cheveux bruns un peu moins épais que les miens, des yeux bruns et une peau mate claire. Elle avait un visage plutôt agréable. Elles avaient l'air toutes les deux agréables, sympas, peut-être qu'on avait le même caractère, on que l'on en avait un opposé. Mais comment le savoir si je ne leur adressai pas la parole. J’arrêtai alors mon observation et reprit ma lecture. Je passai le reste du trajet à lire, du moins feuilleter les pages. J'avais beaucoup d'interrogations, je redoutais mon entrée à Poudlard et soudain je décidais de sourire.

Mau'
*Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité.*
*Nous sommes tous des étoiles, il nous suffit juste d'apprendre à briller*
*Écrire c'est ranger le désordre que l'on a dans la tête*
9 déc. 2018, 15:10
Le Poudlard Express se dévisage
«Allez, allez, dépêchez-vous, le porteloin part dans trois minutes, ceux qui ne sont pas prêts resteront derrière !

- Bien le bonjour, à toi aussi papa, dis-je d’un ton taquin.

- Tu feras moins la maligne, quand tu rateras le poudlard express et ta première année !

- Enfin Barty, ne soit pas aussi pessimiste, regarde nous sommes tous prêts, répondit ma mère de sa douce voix, en tapotant l’épaule de mon père.

- Mais moi je n’ai pas mangé !

- Ne t’inquiète pas, j’ai préparer des sandwichs, assura ma mère, à mon petit frère, Élias.»

Sans faire attendre une minute de plus, ma soeur Lisa, qui entamait sa quatrième année à Poudlard, et mon père, qui nous attendaient impatiemment près du porteloin. Nous nous dirigeâmes avec ma mère et mon frère, et formions un cercle autour du vieux seau gris en métal et cabossé qui nous servira de porteloin.

«Bien avant qu’on décolle, je vous rappelle les règles de sécurité, c’est un voyage assez long en porteloin, il dure 6 minutes, car nous partons de Dublin. Nous allons atterrir dans une petite rue qui se situe à Londres, à l’angle de la gare King Cross. Ainsi, vous ne lâchez le seau qu’à mon signal et vous essayer de ne pas vous avachir sur le sol lors de l'atterrissage, car je ne dépense pas une mornille pour des soins médicaux ! dit mon père en nous regardant d’un ton sévère.

- Ce n’est pas vrai, il plaisante les enfants, répondit ma mère en tentant de nous rassurer, mais on savait bien que notre père pensait ce qu’il disait…

- Trêve de bavardage, attraper le portoloin, maintenant ! cria mon père.»

Le seau se mit à vibrer et à trembler, mais nous le tenions tous fermement, quand soudain je sentis une traction au niveau du nombril, comme si j’étais aspiré vers l’avant. Autour de moi, tout devient flou, la seule chose que je distinguais clairement, ce fus ma famille et mon père qui hurla : «ON LÂCHE MAINTENANT !». Je me sentis tomber dans le vide. J’essaya tant bien que mal, de bouger les jambes comme nous l’avait appris notre père, mais je chutai sans grâce, pensant m’étaler sur le sol, mais je finis ma course à quelques centimètres du sol et tomba doucement. Tandis que je me relevais en pensant avoir fait de la magie sans baguette, mon père tua mes présomptions en m’affirmant :

«Le ministère de la magie, a construit cette rue d'atterrissage magique pour porteloin, afin que les familles n’habitant pas en Angleterre, puisse venir déposer leur enfant à la gare de King Cross. Pour éviter tous risques d’accidents, il a été mis en place un sortilège d'amortissage, je suis sûr que tu l’apprendras durant ta scolarité à Poudlard. Bref, dépêchons-nous de sortir de cette zone avant qu’une autre famille atterrisse, vous ne voulez pas voir les conséquences».

Après avoir rendu la taille normale à nos malles, nous nous dirigeâmes vers la gare de King Cross et plus précisément vers la voie 9 ¾ , que nous avons trouvés et traversés rapidement. Notre mère nous sera bien fort dans ses bras, ma soeur et moi, en nous souhaitant bon courage pour la rentrée et nous arrachant la promesse de lui écrire une lettre le lendemain de la rentrée. Une fois satisfaite de notre bonne foi, elle nous remis nos sandwichs. Mon père nous sera aussi dans ses bras, quant à Élias, il fut apparemment trop pris par l’émotion pour nous dire au-revoir. Nous montâmes dans le train et ma soeur m’annonça très gentiment, qu’elle alla trouver ses amis et que je devais trouver mon propre compartiment, car elle m’avait assez vu durant les vacances. C’est ainsi, que je déambulai, dans le couloir du poudlard express, avant d’entrer au hasard dans un compartiment.

Je m’assis en face d’une jeune fille dont le visage enfantin et les longs cheveux blonds vénitiens me rappelaient ma poupée nommée Betty. Un sentiment nostalgique m’envahit quand je repensai à tous ces bons moments passés avec Betty, avant qu’elle finisse tragiquement aux mains d’Élias. Sentant que ma lèvre commençait à trembler, je décidai de commencer à manger mon sandwich au poulet, avant de me mettre à pleurer devant une jeune fille que je ne connaissais pas, et qui malgré son visage angélique, pouvait cacher un caractère diabolique. Quel beau jeu de mots, je ne comprends pas pourquoi rigole à mes blagues, bon je devrais arrêter de sourire aussi largement, pour ne pas passer pour une échappée d’asile. Tentant d’être discrète, je repris mon observation de la jeune fille, elle était plutôt menue et petite, son teint pâle était parsemé de tâches de rousseur. Elle semblait avoir des yeux bleus, mais c’est difficile d’être sûr, puisque ses cheveux recouvraient une partie de son visage. Peut-être qu’elle était timide et qu’elle n’avait pas vraiment confiance en elle pour se cacher ainsi derrière ses cheveux, ce qui est dommage, car elle ne semblait pas avoir de défauts majeurs.

Tandis que je finissais mon sandwich, et tenta de trouver une occupation à faire, une autre jeune fille rentra dans le compartiment. Elle ne semblait pas être plus grande que moi, sans doute une première année. Elle resta quelque temps debout, puis elle s’assit et sortit son livre, Histoire de Poudlard. Hum, définitivement une première année qui semble aimer se cultiver, ce qui est intéressant. Entamer une conversation avec elle sur les livres, me semblait être une bonne approche, mais je n’avais pas envie de la déranger dans sa lecture. Ainsi, je décidai de me lever, de fouiller dans ma malle et de prendre le premier livre qui me tomba sous la main. Ainsi, armé d’un prétexte, je pus reprendre mon étude de la nouvelle arrivante. Elle avait une peau mate, des cheveux bruns très bouclés, sa tête était un peu ronde ce qui lui donnait un visage enfantin. Elle avait l’air drôle et sympathique, mais encore cela pouvait être une façade.

Je regardai alternativement les deux jeunes filles, mon regard passant à l’autre de manière successive. Puis, ne voulant pas paraître ni indiscrète, ni inquisitrice, je décidai de me plonger attentivement dans la lecture de mon ouvrage. Oh, chouette, le manuel de potion, ne souhaitant pas faire plus de bruit pour prendre un autre livre, je décidai de le garder et de faire semblant d’être totalement absorbé par ma lecture, le trajet jusqu’à Poudlard va être long..
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Ma grand-mère m'a toujours dit : «si tu ne sais pas qu'elle est ta place, dessine ta propre case»
3e année RP
9 déc. 2018, 17:14
Le Poudlard Express se dévisage
Foncer droit dans un mur. Voilà ce que le père de la petite blonde vénitienne lui avait dit pour passer sur la voie 9 3/4. Est-ce que Poudlard n'était donc qu'un mythe et que ses parents voulaient simplement se débarrasser d'elle ? Après tout, ça aurait pu passer pour un accident. Aux journaux, ça aurait sûrement donné "Une pauvre jeune fille se tue en fonçant tête baissée dans un mur de la gare de King's cross". C'était si nul, comme mort. La jeune fille, prénommée Katlyn avait regardé son père avec un air dubitatif, presque avec dédain. 

"- Si tu ne voulais plus de moi, c'était à la naissance qu'il fallait m'abandonner !"

Son père ne put s'empêcher d'éclater de rire. Katlyn, quant à elle, ne rigolait pas du tout. Il déposa un doux baiser sur le haut de la tête, un baiser rassurant et paternel. C'était étonnant venant de sa part. Son père était affectueux, oui, mais pas à ce point. Il agissait plus comme ce genre de père distant tout en restant proche. De son côté, la mère de la future élève de Poudlard était un opposé, se montrant très tendre et proche de sa fille. Eléna, qui était donc la génitrice de la blonde, lui fit une petite pression dans le bras qui s'avéra être plutôt rassurante. 

"- C'est juste un passage pour la voie 9 3/4 chérie, rien de plus, lui avait-elle dit de sa voix mielleuse et douce."

Katlyn haussa les épaules. Ce n'était pas bien convaincant mais elle agrippa son chariot et ses parents se mirent derrière elle, les bras l'entourant de manière protectrice. À trois, ils traversèrent le passage, la petite fille fermant les yeux en espérant que ses parents n'allaient pas la laisser s'écraser honteusement toute seule contre le mur. Miracle ! Ses parents n'étaient pas des menteurs et elle atterrit sur la voie 9 3/4 en un rien de temps, le coeur empli de joie en voyant tous ces jeunes sorciers qui se dirigeaient vers le même destin qu'elle : Poudlard. Un sourire gai sur le visage, elle avança rapidement sur le quai, le pas chantant. Des adieux quelques peu déchirants s'en suivirent. Il faut dire que la jeune Katlyn n'avait jamais été plus loin que la maison des voisins et qu'elle devait maintenant partir à des kilomètres de ses parents. Heureusement, l'aventure l'appellant, elle réussit à monter dans le Poudlard Express sans trop de difficulté et avec même de la motivation. Elle ne connaissait personne mais, par miracle, elle trouva un compartiment vide où elle pu s'installer tranquillement avec toutes ses affaires qui, malgré que ce soit un peu lourd pour elle, elle parvint à placer de telle manière à ce qu'elles n'entrent dans le chemin de personne. Elle s'assit alors et attendit patiemment le départ du train, le visage tourné vers le quai. Elle n'apercevait pas ses parents et les souvenirs de leur séparation lui revint en tête. D'un revers de la main, elle chassa ses larmes et prit une grande inspiration. 

À ce moment-là, une fille du plus ou moins même âge entra dans le compartiment et s'installa en face d'elle. Une épaisse chevelure de lionne lui chapeautait la tête et elle avait une belle couleur de peau métisse. Elle semblait tout à fait charmante d'apparence. Mais la blonde vénitienne fronça légèrement les sourcils quand la brunette se mit à rire. Se moquait-elle d'elle ? Quel culot, elles ne se connaissaient même pas ! Katlyn déglutit et redirigea son visage vers la fenêtre, ses cheveux couvrant ses traits enfantins. Elle n'espérait pas tomber sur des personnes qui se moquaient ainsi d'elle, dans sa maison. Bien que la jeune Katlyn était timide au premier abord, elle détestait par-dessus tout se faire marcher sur les pieds et les moqueries ou les petites remarques acerbes pouvaient la mettre hors d'elle, faisant ressortir le pire d'elle-même. 

Une autre fille fit son entrer dans le compartiment et s'installa à son tour. Mais rapidement, elle partit et ce fut une autre fille qui la remplaça. La peau matte et plutôt grande par rapport à la blonde vénitienne, elle devait probablement être plus âgée. Mais son visage aux traits plus enfantins la faisait douter. Sans un mot, la nouvelle arrivante sortit simplement un livre qu'elle se mit à lire et l'autre fille, celle dont Katlyn ne paraissait pas avoir une bonne image, l'imita peu après. Katlyn haussa un sourcil. "Sûrement deux futures Serdaigle, celles-là." La lecture était loin d'être un des passe-temps favoris de la jeune fille, du moins pas la lecture concernant les cours. Qu'est-ce que ça pouvait la barber. Et voilà qu'elle se retrouvait dans un compartiment avec deux rats de bibliothèques. Katlyn le savait, elle jugeait les autres bien trop vite, mais c'était dans sa nature. Souvent, ses aprioris changeaient bien rapidement mais à ce moment-là, elle eut l'impression que le voyage à bord du Poudlard Express allait sûrement être le plus long de toute sa vie. Et elle ne pouvait plus s'échapper, le train avait quitté le quai. 

FIN DU RP

Katlyn L. Johnson, Première Année à Gryffondor
"L'absurde, c'est la raison lucide qui constate ses limites."