Hogwarts' got talent Libre

 Début décembre 2043
Table de Gryffondor



*


 C'était un jour banal au milieu du week-end, Audric était assit à la table de Gryffondor dans la grande salle, traînant après le petit déjeuner. N'ayant rien de particulier de prévu, il laissa le temps passer et les gens partir peu à peu de la salle. Il savait bien qu'elle ne se viderait pas totalement, mais moins il y avait de monde et moins il aurait honte. Enfin, il y aurait moins de témoins pour lui rappeler l'humiliation qu'il allait certainement subir dans quelques minutes. Et de son plein gré en plus! Ou presque.
 Le garçon aux yeux vairons avait retenu par le bras Tom Taylor, un deuxième année de sa maison, sans chercher à savoir s'il allait se défiler ou pas. C'était en partie de sa faute s'il allait faire ce qu'il s’apprêtait à faire, et il était hors de question que son camarade le lâche. Enfin encore une fois s'il était honnête, c'était de sa propre faute évidemment : il avait joué la veille au soir, et pour ne pas changer les bonnes habitudes, il avait perdu. Mais dans sa défaite il avait pu entraîner son cadet, et ce dernier n'avait pas intérêt à l'oublier.

 Deux élèves de quatrième année passèrent la porte quand le brun se décida à passer à l'action. Il rejeta ses cheveux attachés à la va-vite en une queue de cheval sur son épaule gauche et se redressa doucement sur son banc. Décembre était arrivé trop vite, et les vacances suivraient de près. Qu'importe la honte, il aurait finalement accepté beaucoup de choses pour oublier qu'il devait rentrer pour les vacances de noël cette année. L'adolescent comptait bien profiter des derniers moments loin de Jeanne qui le harcelait toujours avec sa mère, et surtout de Gabrielle qui lui retournait le cerveau.  
 L'adolescent jeta un rapide coup d’œil à Tom, un sourire en coin, et se mit soudainement à chanter sans prévenir. C'était le défi lancé par son camarade plus jeune, chanter une chanson "nulle". Audric n'avait trouvé aucune chanson dans son répertoire qui correspondrait à cet adjectif, à la place il avait décidé d’interpréter une chanson française que sa mère chantait chaque fois qu'elle nettoyait la salle de bain. Une habitude qu'il avait également observée à l'occasion chez son grand-père.

« Oh hé oh hé oh-oh hé, Oh hé oh hé oh-oh hé. »
 Le brun sentit quelque regard converger dans sa direction, mais il ne s'en préoccupa pas. Les yeux rivés droits devant lui il continua d'une voix assez forte tout en tapant doucement le rythme sur la table. 

« On a les lumières, on a la sono. Les paroles c'est pas un problème »
 De sa petite voix aiguë enfantine, il continua sans s'arrêter de chanter. Il avait prévu de ne pas chanter toute la chanson, déjà parce qu'elle était longue, mais surtout parce qu'il ne connaissait pas toutes les paroles par cœur. 

« La chorégraphie j'vous la fais. Hé ho hé ho hé-hé ho hé ho. »
 Du coude, il poussa Tom et lui désigna la table. Le garçon aux yeux vairons continua de chanter tout en observant son camarade avec un air de dire "chacun son tour mon pote!".

« Ho, ho qu'il est beau, qu'il est beau, qu'il est beau le lavabo. Lavabo qu'il est beau, il est beau le lavabo. Lavabo qu'il est beau, il est beau le lavabo »
 Devant le ridicule de sa situation, Audric se mit à ricaner bêtement tout en continuant de chanter. Ses doigts tapotaient toujours le bois de la table, et il observa encore un moment son camarade avant d'entamer le second couplet. Il ne se souvenait plus comment il commençait, mais qu’importe : il reprendrait avec le même rythme la suite avec les paroles suivantes.
Dernière modification par Audric Hitward le 30 janv. 2019, 12:51, modifié 2 fois.

Je suis d'accord avec la signature d'Amaryllis.
Là où les Ninker passent, la défaite trépasse. Audsée un jour, Audsée toujours! Un jour Jonois resplendira."

Hogwarts' got talent Libre
Pour la énième fois, ce qu'il s'apprêtait à faire était la stupide conséquence d'un paris débile. Comme quoi, un jour banal en plein Week-end pouvait très vite se transformer en jour plus ou moins intéressant. Enfin, intéressant, mais pour les spectateurs. Tom Taylor et Audric Hitward, un élève de troisième année de la maison du lion, se tenaient à la table de Gryffondor, dans la Grande Salle. Le jeune homme avait décidé de passer le plus de temps possible à savourer son repas, histoire d'attendre que la plupart des élèves repartent à leurs occupations et n'assistent pas à cette humiliation publique. Le comble, c'était que Tom lui-même avait eu l'idée de ce défis, ce qui l'avait finalement entraîné dans la chute brutale de sa victime. D'un oeil hagard, l'Irlandais balaya de son regard brun la table des professeurs. En réalité, peu lui importait de se faire remarquer. Plusieurs minutes venaient de s'écouler lorsque Audric le retint par le bras d'un geste sec. C'était le moment. Beaucoup d'élèves avaient filé à leurs occupations habituelles, à la bibliothèque pour réviser leurs cours, ou bien dans leur salle commune, à l'abri du froid hivernal qui menaçait le château à cette période de l'année.

Sans que personne ne s'y attende, le garçon aux cheveux mi-long les attacha rapidement en une queue de cheval, geste qui signifiait qu'il s'apprêtait à passer à l'action, ce qui fit sourire l'Irlandais. Il s'était à présent redressé sur son banc, et avait de ce fait commencé la chanson. Comme ils l'avaient prévu depuis quelques jours maintenant, les deux garçons chanteraient l'un des sons les plus "nuls" de leur répertoire musical. Etant donné que le répertoire en question n'était pas bien élargit chez aucun d'entre eux, la décision avait vite été prise. En effet, ils allaient tous deux interpréter une chanson française. Bien entendu, Tom ne parlait pas un mot de français. Il avait de ce fait dû commencer par apprendre les parles avec son camarade, ce qui n'avait pas été de toute facilité. L'anglais était bien plus simple.
Tom fixait son camarade droit dans les yeux, un sourire un coin. Il remarqua ce même détail chez l'autre garçon, ce qui le fit redoubler de courage et d'assurance. Alors que l'assemblée d'élèves convergeaient leur regard dans leur direction, Audric se mit à chanter la fameuse chanson.
Prit d'un fou-rire, le garçon se re-concentra sur les paroles que son ami lui avait apprises. Néanmoins, il s'était contenter de les apprendre, et n'avait pas chercher à comprendre leur sens. En clair, il n'assimilait absolument rien. Il se contenterait simplement de les chanter, sans les comprendre.

Au bout de la troisième phrase, L'Irlandais comprit que c'était à son tour lorsque le jeune homme désigna la table d'un geste et le poussa gentiment. Alors, Tom souffla un coup, puis grimpa non pas sur le banc, mais sur la table, au beau milieu des pancakes et du jus de citrouille. Sentant les regards posés sur lui, le garçon commença à danser : On bouge la tête, on roule le bassin, on fait tourner les bras, on tourne sur soi-même, et on recommence. Telle était la petite chorégraphie qu'il avait mise au point pour soutenir les paroles de son ami. Il répéta cette petite routine le temps qu' Audric finisse son passage. Ensuite, ce serait son tour. En même temps qu'il dansait, Tom fit le fameux Beat-Box, un truc moldu que son père lui avait appris quand il était gamin. Avant, tout ce qu'il réussissait à faire, c'était cracher dans ses doigts. D'ailleurs, c'était toujours un peu le cas, néanmoins il s'était amélioré, et parvenait à rendre un son à peu près correct, qui rendait un bon résultat accompagné par les paroles.

Lorsque ce fut son tour, l'Irlandais reprit d'une voix à la fois enfantine et puissante :


« Oh hé oh hé oh-oh hé, Oh hé oh hé oh-oh hé. »

« On a les lumières, on a la sono. Les paroles c'est pas un problème »

« La chorégraphie j'vous la fais. Hé ho hé ho hé-hé ho hé ho. »

« Ho, ho qu'il est beau, qu'il est beau, qu'il est beau le lavabo. Lavabo qu'il est beau, il est beau le lavabo. Lavabo qu'il est beau, il est beau le lavabo »

Il ne comprenait absolument rien à ce qu'il disait. Avec son accent Irlandais, ça ne devait pas être bien joli à entendre. Mais peu importait, il voulait s'amuser, loin de ses problèmes du quotidien.

▪ Tom Taylor ~ Cinquième année RP ~
▪ #DuoDeGéniaux - Eider
▪ Tic & Tac - Miky

sans combat.

Hogwarts' got talent Libre
 Audric, à deux mains sur la table, tapait plus ou moins le rythme en observant son camarade. Tom ne l'abandonna pas, loin de là, il grimpa sur la table bien à la vue de tous et commença à danser. Aidé de quelques rares Gryffondor encore attablés, le garçon aux yeux vairons repoussa au mieux assiettes, plats et autre vaisselle loin des pieds de Tom. Ce dernier bougeait dans tous les sens, sous les yeux amusés du troisième année qui continuait de chanter. Son cadet faisait même des bruits avec sa bouche en rythmes, ce qui rendait l'ensemble tellement sympa que le jeune Hitward eût soudainement envie de danser lui aussi. 

 Pendant que Tom faisait office de chœur, Audric grimpa sur la table à son tour et suivait les pas de son camarade en faisant attention à ne pas tomber. Il ne se préoccupait pas du tout des autres personnes dans la salle, ne comptaient que lui et le plus jeune sur la table qui parlait français avec un sacré accent. Il lui avait rapidement expliqué la veille la signification des paroles de la chanson qu'il avait choisie, mais il était presque sûr que le plus jeune n'avait pas compris. Qu'importe, il lui réexpliquerait plus tard s'il en avait envie. 
 Le garçon aux yeux vairons finissait de tourner sur lui-même et, sans quitter Tom des yeux, recommença les pas qu'il venait tout juste de faire. 

 Il attendit un petit moment avant de reprendre la suite de la chanson : « Alors tu reviens deux ans plus tard, tu gardes la même purée et tu changes les paroles » Il adressa un clin d’œil à Tom et leva deux doigts pour montrer qu'il attaquait le deuxième couplet. « Hé hé, hé qu'il est laid, qu'il est laid le bidet. Le bidet, il est laid, il est laid le bidet. Q'il est laid la bidet, il est laid le bidet hé! » Audric avala goulument de l'air à la fin de cette première tirade avant de répéter à nouveau : « Hé qu'il est laid, qu'il est laid le bidet. Le bidet, qu'il est laid, il est laid le bidet. Le bidet, il est laid, il est laid le bidet. Il est laid, il est laid, il est laid le bidet. Le bidet, qu'il est laid »

 Tout sourire, Audric pointa Tom du doigt, signifiant que c'était à son tour. Sa tête le tournait un peu à force de virevolter sur place et il manqua de peu de tomber sur le banc, mais il continua tout de même. Ses pas se firent néanmoins plus lents et il se préoccupa plus de ses pas que de ceux de son camarade. Et tant pis s'il prenait quelques libertés sur la chorégraphie de son cadet. 

Je suis d'accord avec la signature d'Amaryllis.
Là où les Ninker passent, la défaite trépasse. Audsée un jour, Audsée toujours! Un jour Jonois resplendira."