Glasgow Une nouvelle page à la partition

Qui veut intervenir dans mon passé est le bienvenue.
Date de RPG : Mai 2043


D'ordinaire la maison des Magnus résonne d'une musique douce et mélodieuse. Mais ce soire là ce n'était pas le cas. Les rares passants pouvaient entendre à l’intérieur le son d'une discussion qui basculait invariablement vers la dispute. L'isolation phonique empêchait néanmoins toute compréhension de cette dernière.

La maison était grande avec un mur couvert de végétaux, les lumières des pièces principales éclairaient un petit jardin modeste mais existant. Au bout d'un temps relativement cour, les lumières firent place à l'obscurité. La porte principale s'ouvrit sur un petit garçon qui ne devait avoir tout juste 11 ans.

Ce jeune homme était le fils unique de la famille précédemment cité et était également la cause de la dispute précédemment explicité. Ce jeune garçon avait était mis face à un dilemme et selon sa mère, il avait fait le mauvais choix. Les conséquences n'avaient pas mis longtemps à ce faire ressentir, car Edgar, c'est le prénom du petit bonhomme, était désormais seul et sans logement.
Le seul bien que possédait l'enfant était le violon que son père avait réussi à lui transmettre au nez de la matriarche. Il n'avait même pas réussi à récupérer la lettre qui était l'élément perturbateur de sa vie.

Qu'allait faire Edgar ? Et bien... vivre tout simplement. Chaque seconde vivant sur la même Terre que sa mère serait une insulte pour cette dernière et Edgar souhaitait réellement l'insulter encore longtemps.

Il avait tout de même un objectif en tête, un objectif qui lui paraissait, de son jeune âge, impossible à réaliser et terriblement dangereux. Partir tout d'abord à Londres puis après... Poudlard...

“J'ai beaucoup travaillé. Quiconque travaillera comme moi pourra faire ce que j'ai fait."
Jean Sébastien Bach

Glasgow Une nouvelle page à la partition
Edgar avait tout de même attendu sur le palier de la porte de la maison familiale, se laissant une ultime chance de retour.
Papa finissait toujours par rouvrir la porte, ce disait le jeune candide. Mais cette fois ci la situation était singulièrement différente. Son père lui avait donné le violon...

Le froid de Glasgow lui caressa le visage. Un froid désagréable mais remplis de promesse d’aventure. Il pris son violon sous le bras puis marcha dans la nuit de plus en plus sombre.
Il marchait sans savoir réellement où l’emmenaient ses pieds. La température resté stable et Glasgow était une ville plutôt bien éclairé. Mais malheureusement, on n'y fait toujours des rencontres.

Un homme en vêtement usé marchait derrière lui d'un pas de plus en plus pressant.
Edgar avait beau presser le sien, l'homme gagner petit à petit de la distance.
Edgar se figea net quand l'homme d'une voix roque et âpre lui ordonna :
"Arrête p'tit !" Pourquoi s'était il arrêté... à cause des nombreuses années de soumission causé par sa mère ou peut être par peur. Mais en tout cas il fit cette erreur.
"Et alors, que fait un ch'tit machin comme toi tout seul a cette heure" L'homme se mis a regarder le violon avec insistance.
"Tu as fugué ? Tes parents ton donné de la purée que ta pas voulu et on punis alors tes partis ? C'est pas bien ça, tu mérites une petite correction, tu sais...
- Non, je ne fugue pas. J'ai fêté un anniversaire d'un ami et là je rentre, ma maison est celle là, la-bas celle allumé."
Il avait sorti tout le courage qu'il avait en lui mais cela allait-il être suffisant.

Vraisemblablement non...
"Ah oui..." dit l'homme nauséabond avec un sourire qui ne s'enlevé pas de sa bouche même quand il parlait. "Ta maison est celle là... et bien vas y, pas besoin de sonné... c'est chez toi..." comme s'il avait deviné la supercherie.

“J'ai beaucoup travaillé. Quiconque travaillera comme moi pourra faire ce que j'ai fait."
Jean Sébastien Bach

Glasgow Une nouvelle page à la partition
Edgar profita de cette opportunité pour courir à tout enjambé. Mais l'homme le suivait de près.

La maison semblait éveillée, il espérait que ses habitants n'avaient pas fermé la porte à clef, sinon il aurait été seul avec le vagabond.

Il espérait de tout son être que la porte soit ouvert, il se visualisait en train de l'ouvrir et rentrer au chaud. Arrivé à la porte, il saisit la poignet et vit l'homme se précipiter pour l'attraper.

La porte n'était pas close, il rentra puis la claqua derrière lui. La poignet bougea, mais sans conséquence, comme si le mécanisme de fermeture s’enclencha quand la porte avait repris sa position initiale.

La maison était typique de Glasgow avec des murs de couleurs oranger se mêlant avec goût aux boiseries. Edgar entendit une discutions qui venait de la pièce jouxtant sa position, cette pièce semblait être le salon.

"Tu as bien fermé la porte ?, dit une voix de femme
- Oui, ne bouge pas, je vais aller voir.
- Fait attention prend ta batte, on ne sait jamais, ça peut être cette ivrogne
- Si c'est le cas, il va morfler, mais ce n'est peut-être rien, calme toi...

Peu de temps après un homme muni du batte de Baseball surgis dans le vestibule. Edgar et lui-même se mirent à jeter un crie.
"Que fais-tu ici ?" Questionna l'homme d'un air menaçant.
Comme attirée par la curiosité, la femme s’additionna à la conversation.
"C'est un enfant, Tom, ne voies tu pas qu'il est apeuré."

Edgar senti sa chance revenir et tenta une excuse combiner avec des explications.
"Excusé ma présence, j'étais suivie par un individu qui me paressais peu recommandable. J'ai eu peur et je suis rentré dans la première maison qui semblai habité, la vôtre. Si vous voulez bien, je ne resterai qu'une heure chez vous, le temps que l'homme déguerpisse."

L'homme à la batte le dévisagea puis se tourna vers sa femme.
"Je ne le sens pas du tout se ptit gars, je te jure que j'avais fermé la porte. Où sont tes parents ?
Edgar ne se sentait pas le cran de mentir.
- Mes parents m'ont mis à la porte, me voilà seul avec mon violon.
- Non ce n'est pas possible, dit la femme aux yeux bleus, tu as due mal comprendre, reste dormir cette nuit, demain, on ira les voir ensemble, tu es d'accord ?
-Oui merci.

Le salon se transforma vite en chambre pour invité et l'invité n'était autre que le jeune intrus. L'homme, néanmoins, le mit en garde contre le vole.
Edgar ne souhaitait pas les voler, mais juste de s'envoler, et ce, avant que ses hôtes ne s'éveillent...

“J'ai beaucoup travaillé. Quiconque travaillera comme moi pourra faire ce que j'ai fait."
Jean Sébastien Bach