Coup de colère PV : Elwing S.

La jeune Katherine entra précipitamment dans les toilettes et se rua sur les robinets. Les vêtements dégoulinants de vase qu'elle tenait dans ses bras tombèrent au sol. Elles avaient bien besoin d'un bon nettoyage après leur séjour dans le lac !

Se retroussant les manches, elle ouvrit un des robinets, qui, par miracle, fonctionnait plutôt bien. Elle ramassa ensuite sa cape et la mit sous le jet. Pendant qu'elle s'activait, quelque chose tomba de sa poche. Qu'est-ce que c'est que... Ah oui, ma lettre ! Elle l'avait reçue quelques minutes auparavant, mais avait décidé de la lire plus tard, quand elle aurait terminé le nettoyage de ses vêtements. Cette lettre venait de ses parents et la jeune Gryffondor ne savait pas si elle devait se réjouir, ou non.

Elle reprit la lavage de ses habits, mais son esprit revenait constamment à cette lettre. Allez, ça ne te prendra que deux minutes, la vase n'aura pas la temps de trop s'incruster..., lui glissa sa conscience. La jeune fille hésita quelques secondes, avant de finalement se décider. Bon, allez, je vais juste jeté un coup d'œil ! Elle se rinça les mains et les essuya sur sa jupe. Puis, elle s'empara du morceau de parchemin. Elle fit sauter le cachet et commença à lire.

Au fur et à mesure de sa lecture, son visage s'assombrissait. Un nuage orageux semblait flotter au dessus de sa tête. Quand elle relu la première partie, elle serra les poings si fort que le papier dans sa main droite se froissa.
Ma chérie, nous sommes très heureux que tu aies suivis les traces de la famille en allant à Gryffondor. Aucune autre Maison n'aurait pu mieux t'aller. Nous sommes fiers que tu nous fasses honneur.
À tous les coups, c'était sa mère qui avait écrit ces lignes. Katherine entra alors dans une colère noire et elle balança le papier à travers la pièce. La jeune fille se retourna vivement vers les robinets et avec des gestes brusques, elle entreprit de finir de nettoyer. Ses gestes étaient rapides, violents, rageurs.

Ses pauvres vêtements maltraités furent bientôt propres comme des sous neufs, mais elle continua à frotter, pour tenter d'évacuer sa colère.

Elle voulait être différente, bon sang ! Ses parents ne pouvaient pas comprendre ça ? Ils ne pouvaient pas accepter la différence ? Ils ne pouvaient la laisser libre de ses choix, au lieu d'être derrière à toujours tout analyser, tout commenter ? Sa colère atteint son paroxysme et elle donna un grand coup de poing dans le miroir du lavabo.

Katherine poussa un cri de douleur et tomba à genoux, pressant contre elle sa main blessée.

Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans

Coup de colère PV : Elwing S.
  Elwing avait foncé aux toilettes parce qu'elle était très pressée.  Elle s'était retenue pendant tout le cours d'histoire de la magie et n'en pouvait plus.  Elle arriva donc en courant et s'installa dans une cabine pour se soulager.  Alors qu'elle était en pleine affaire, elle entendit quelqu'un entrer et vit par le dessous de la porte des vêtements sales tomber.  Ils revenaient visiblement d'une expédition au lac.  La propriétaire de ceux-ci ouvrit le robinet, sans doute pour les rincer.  La Poufsouffle vit ensuite un papier ressemblant une lettre rouler par terre et entendit la jeune fille en face d'elle remuer plus vivement, donnant des coups dans le robinet ou l'évier avec des gros "Bang".  Elle n'osait pas sortir de sa cabine, de peur de déranger cette élève énervée.  C'est au moment où elle entendit quelque chose se briser avant d'entendre la fille hurler qu'elle sortit sans tirer la chasse.  Elle découvrit le tableau avec les vêtements toujours dans l'évier et recouverts d'éclats de miroir jonchant également le sol.

  La Poufsouffle se précipita vers l'autre fille, apparemment de Gryffondor au vu de sa robe et s'agenouilla à côté d'elle.  Elle lui parla d'un ton qui se voulait calme mais dans lequel on pouvait sentir la panique.

- Ça va ?!  Je vais chercher de quoi soigner ça, attends.  

  Elwing se dirigea vers la porte des toilettes et regarda dans le couloir pour vérifier qu'elle visualisait bien le chemin de ce qu'elle voulait amener puis prononça en sortant sa baguette "Accio Trousse".  Tout ce dont elle avait besoin arriva dans sa main.  Elle marcha rapidement vers l'autre fille et sortit des compresses qu'elle appliqua sur la main de l'autre fille.

- Tu peux appuyer bien fort là-dessus pour moi ?

  La jeune fille les relâcha et prit du désinfectant et du cicatrisant.

- Attention, ça va faire mal.

  Quand le sang s'arrêta de couler, la Poufsouffle ôta les compresses et mit le désinfectant sur un coton, puis le mit sur les plaies de la Gryffone qui semblait avoir très mal à cause de cela.

- Désolée, ça vaut mieux si tu tiens à ta main.  Je m'appelle Elwing au fait, je suis en deuxième à Poufsouffle.  Tu peux me regarder si ça t'aide, ne fais pas attention à ce que je fais, c'est pas très joli à voir.

  Elwing appliqua ensuite le cicatrisant et enroula un bandage autour de la main de la fille.  Elle le fixa et alla ensuite se laver les mains.  Elle posa une question tout en rinçant le sang.

- Ça devait être quelque chose de pas sympa sur ce papier pour que tu fasses ça !  Quelque chose ne va pas ?

Elwing Silvewand - 2ème année devoir - 2ème année RP
Si je suis encore debout, c'est grâce à l'espoir

Coup de colère PV : Elwing S.
Katherine était encore à terre quand une autre fille se précipita vers elle. Elle avait de courts cheveux bruns et de jolis yeux verts.

-Ça va ?! Je vais chercher de quoi soigner ça, attends.

La Gryffonne n'eut même pas le temps de répondre que l'autre fille sortait déjà dans le couloir. Sa main la lançait très fort et beaucoup de sang coulait. C'était sans doute pas l'idée du siècle..., lui grommela sa conscience. L'autre fille revint quelques secondes après, une trousse médicale à la main. Mais où a-t-elle trouvé ça ? Elle ne put s'interroger plus longtemps car la fille -qui venait de Pouffsouffle d'après la couleur de sa cravate- lui mis deux compresses sur la main. Katherine retint un gémissement.

La Pouffsouffle lui demanda de serrer fort les compresses et elle obéit, l'esprit embrumé. Elle avait tellement mal qu'elle n'était pas en état de réfléchir - et encore moins de protester. Mais quand elle vit le désinfectant et le cicatrisant que la brune tenait, elle eut un mouvement de recul imperceptible. Ah non, pas question ! Ça pique ce truc-là !

-Attention, ça va faire mal.

Nan, c'est vrai ? ironisa-t-elle intérieurement. Résistant à l'envie de retirer sa main, elle laissa l'autre fille lui tamponner la main avec un coton imbibé de désinfectant. La jeune fille failli crier tellement c'était douloureux et serra les dents en grimaçant.

Puis, la fille se présenta. Elle s'appelait Elwing Silvewand et venait de la maison Pouffsouffle, comme l'avait supposé Katherine. Elwing lui mit ensuite un bandage autour de sa blessure et alla se rincer les mains.

-Ça devait être quelque chose de pas sympa sur ce papier pour que tu fasses ça ! Quelque chose ne va pas ?

La Pouffsouffle l'avait espionnée ? Katherine se rembrunit et se releva difficilement. Elle ne répondit pas à la question d'Elwing et ramassa ses affaires propres. Ses yeux se posèrent sur le bandage, et, se mordant la lèvre, osa un petit merci à l'encontre de la Pouffsouffle.

Puis, la tête rentrée dans les épaules, elle chercha sa lettre, qu'elle trouva par terre, quelques mètres plus loin. Celle-ci était toute chiffonnée et elle l'aplatit avant de la ranger dans sa poche. Elle repensa à la question d'Elwing et se retourna, hésitante.

-Désolée de ne pas avoir répondu à ta question. C'était très malpoli, surtout après ce que tu as fait pour moi. (Elle se mordit la lèvre.) Ce n'est pas contre toi, c'est juste que... je n'aime pas parler de mes problèmes.

Elle fronça le sourcils.

-Je n'aime pas parler tout court, en fait. Mais... enfin bref. Je raconte n'importe quoi. (Elle osa enfin regarder l'autre fille en face) Merci. Vraiment.

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Coup de colère PV : Elwing S.
  Elwing crut entendre un "merci" sortir de la bouche de l'autre fille, elle lui rendit par un sourire.  Elle semblait gênée et regardait par terre en cherchant son papier.  Elle ne la redressa pas lorsqu'elle l'eut retrouvé.

  La Gryffondor lui parla et releva la tête.  La Poufsouffle l'observa alors plus attentivement et découvrit deux beaux yeux bleus ornant un visage d'une pâleur incroyable.  *Elle est si belle, dommage qu'elle ne montre pas ça aux autres...*

- Je ne veux surtout pas te forcer, mais je pense que ça te ferait du bien de parler.  Ce n'est rien ce que j'ai fait, mais je sens que tu as quelque chose sur le coeur et je n'aime pas trop laisser les autres baigner dans leurs problèmes.

  Elwing se laissa glisser le long de la porte de la cabine dont elle sortait et s'assit par terre, les mains sur ses genoux.  

- Tu ne racontes surtout pas n'importe quoi, et je ne compte pas t'abandonner là avec la main en sang et une mauvaise nouvelle pour couronner le tout.  Je sais que ça peut être difficile de parler, encore plus de ses problèmes mais je peux te dire avec mon expérience que ça vaut mille fois mieux de se livrer.  Après tout, je ne suis qu'une inconnue et je ne t'embêterai plus jamais si tu veux que je te laisse.  Je suis juste une oreille prête à recevoir tes mots.

Elwing Silvewand - 2ème année devoir - 2ème année RP
Si je suis encore debout, c'est grâce à l'espoir

Coup de colère PV : Elwing S.
Katherine écouta attentivement la Pouffsouffle, en se mordillant la lèvre. Elle n'avait pas tort, Katherine le savait. Elle se sentait toujours mieux quand elle parlait à sa grand-mère Lee. Ainsi, la proposition d'Elwing la tentait. Elles ne se connaissaient pas, elle n'aurait ainsi pas peur de la décevoir. De plus, l'autre fille n'avait pas l'air d'être une commère, elle ne répèterait donc pas ses paroles à tout va.

Néanmoins, Katherine hésitait. Elle n'aimait pas particulièrement confier ses pensées et ses désirs les plus profonds, et savait que si elle en parlait, elle ne pourrait pas revenir en arrière. Ne suis-je pas une Gryffondor ? Un peu de courage, que diable ! Elle ouvrit donc la bouche et un flot de paroles s'en déversa :

-Mes parents veulent que je sois comme eux, ils ne supportent pas que je puisse être différente, vouloir être différente. Depuis ma naissance, ils essaient de me sculpter à leur manière, de faire de moi un sosie d'eux. Et ça je ne le supporte pas. Je veux qu'ils m'aiment pour ce que je suis, par parce que je suis comme eux. Alors, je fais tout pour être différente, je fais les pires choses pour me démarquer. Ça a sans doute l'air débile, mais je m'en moque.(Elle s'enflamma.) Pourtant, j'ai beau faire, je suis toujours comme eux. On aime les mêmes choses, on a le même mode de pensée, les mêmes tics. Je peux faire toutes les bêtises que je veux, l'un d'eux l'a forcément déjà faite étant petit. Alors au lieu de me gronder sévèrement, ils me disent : "Ah, les chiens ne font pas des chats !"

Elle se laissa glisser le long d'un mur, abattue.

Et quand enfin, je pourrais être différente en allant dans une autre maison que celle où ils sont déjà allés, eh ben non, je vais dans la même maison qu'eux ! Je sais que ça parait vraiment futile, mais parfois, je me demande si j'avais été leur exacte opposée, m'auraient-t-ils aimée ?

La jeune fille se rendit compte que Elwing devait surement être un peu perdue et clarifia un peu :

-Mes parents m'ont envoyés une lettre où ils me félicitaient d'avoir suivi les traces de la famille. En étant à Gryffondor, je leur fais honneur, comme ils disent. C'est ça qui m'a énervée et j'ai sans doute réagi un peu trop violemment, mais j'étais trop en colère pour réfléchir.

Katherine n'avait sans doute jamais autant parlé, même quand elle se confiait à sa grabd-mère Lee. Elle reprit son souffle, un peu essoufflée. Ça lui avait fait du bien de se confier. elle eut un mini sourire en coin.

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Coup de colère PV : Elwing S.
  Elwing vit l'autre élève déballer tout le problème, faisant sortir sa colère, puis sa tristesse.  La Poufsouffle écoutait silencieusement, elle ne voulait pas l'interrompre et se contentait donc de poser un regard rassurant sur elle.  Quand la Gryffone eut fini, elle crut percevoir un sourire, sans en être sûre.  La jeune fille se leva et alla vers elle, elle s'assit à côté d'elle et l'enlaça doucement.  Elwing savait que dans ces situations-là, on avait parfois juste besoin de se sentir soutenu, en toute simplicité.  Elle repensa au nombre de fois où elle aurait voulu qu'on lui fasse un câlin et que ce n'était pas arrivé.

  La jeune fille tenait donc l'autre fille dans ses bras, sans trop serrer et espérant ne pas la déranger.  Après une trentaine de secondes, elle se détacha et enchaîna.

- J'espère que ça ne t'a pas gênée, moi ça me fait du bien quand ça va pas.  C'est génial que tu aies réussi à me raconter tout ça !  Tu ne m'as toujours pas dit ton nom au fait !

  Elwing se recula un peu pour lui laisser de l'air avant de poursuivre.

- Pour ce que tu m'as dit, je t'avoue ne pas vraiment pouvoir t'apporter de solution...  C'est nul qu'ils te voient comme ça...  Après, les parents sont souvent comme ça, malheureusement.  Mon père est décédé l'année dernière, ça va bientôt faire un an, et je ne considère plus ma mère comme... et bien comme ma mère.  Mes deux parents n'ont pris aucune nouvelle de moi quand je suis arrivée à Poudlard, je n'ai reçu que deux hiboux : Un pour la maladie de mon père, l'autre pour sa mort.  J'ai vu ma mère pour la dernière fois à son enterrement, je vis seule dans l'ancien appart de mon père maintenant.

  La Poufsouffle reprit son souffle et espéra avoir aider son interlocutrice au moins un peu.

Elwing Silvewand - 2ème année devoir - 2ème année RP
Si je suis encore debout, c'est grâce à l'espoir

Coup de colère PV : Elwing S.
Quand Elwing prit Katherine dans ses bras, cette dernière se tendit comme un arc, mal à l'aise. Pourtant, elle ne repoussa pas l'autre fille. C'était gênant, mais pas désagréable, alors elle se laissa faire sans rien dire. Heureusement Elwing se détacha assez vite et Katherine se détendit légèrement.

Puis, elle écouta silencieusement la Poufsouffle, intriguée. Cependant, au fur et à mesure qu'Elwing parlait, elle se surpris à serrer de plus en plus les poings, horrifiée. Et je me plains d'avoir des problèmes ?! s'offusqua-t-elle intérieurement. Après qu'Elwing eut fini de parler, la Gryffonne resta un moment silencieuse. Elle ouvrit la bouche plusieurs fois pour parler, mais la refermait aussitôt, ne trouvant pas les bons mots. Enfin, elle se décida :

-Tu as raison, je ne t'ai toujours pas dit mon nom. Je m'appelle Katherine Bailey.

Allez, lance-toi ! lui hurla sa conscience. Elle déglutit et prit son courage à deux mains :

-Je suis vraiment désolée pour ce que tu as vécu, je compatis vraiment. Tu as dû beaucoup souffrir de tout ça, c'est... horrible ce qu'il s'est passé. Je ne sais pas si j'aurais réussi à m'en relever si il m'était arrivé la même chose.

Prise d'un élan de compassion, elle prit la main d'Elwing et la pressa fort. Elle poussa un petit soupir et reprit :

-Merci. Merci de m'avoir écoutée, de m'avoir soignée et... merci de m'avoir raconté tout ça. Je me doute que ça doit être très personnel et tu n'étais pas obligée de le partager avec moi. Merci.

La jeune fille se rendit soudain compte qu'une larme coulait le long de sa joue et elle l'essuya vivement. L'histoire de la Poufsouffle l'avait émue et secouée. Elle n'était pas la seule à avoir des problèmes et elle se sentit un peu égoïste d'avoir fait une montagnes de ses soucis.

Elle serra plus fort la main d'Elwing.

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  Elwing écoutait la jeune fille, Katherine Bailey...  Comme Maude, un hasard sûrement.  Elle semblait affectée par ce que la Poufsouffle lui avait raconté.  La jeune fille fut même surprise lorsque la Gryffone lui saisit la main et la serra fort.  Ce geste la toucha profondément malgré sa simplicité, elle ne broncha pas et laissa sa main dans celle de son interlocutrice.  Elle la remerciait, Elwing vit même une larme s'échapper de son oeil et sentit la pression exercée sur sa main augmenter.

  La Poufsouffle sentit ses yeux se mouiller à leur tour, et des larmes de joies se mirent à couler silencieusement le long de ses joues.

- Merci à toi de m'avoir écoutée aussi, je n'avais pas pu me lâcher comme ça depuis longtemps.  Ca va mieux maintenant tu sais, j'ai un copain, j'ai des amis sur qui je peux compter...  C'est vraiment un endroit merveilleux pour se détacher de chez soi.  D'ailleurs, tes parents t'envoient seulement maintenant une lettre pour te féliciter ?  On est quand même en février... 

  La jeune fille posa sa deuxième main sur celle qui tenait la première pour montrer son soutien pour l'autre élève.

- Je suis sûre que ça va aller, tu verras qu'au fil du temps, ils se ficheront de ça, ou bien toi tu t'en ficheras, mais tout va s'arranger.  Et puis, les gens ici ne te trouveront pas ordinaire, surtout si tu continues à casser des miroirs ah ah.  En tout cas, je peux te dire que si tu es en colère parce qu'on ne te reconnait pas comme être unique, c'est que tu es bel et bien différente.

  Elwing ne put s'empêcher de sauter sur Katherine pour lui faire un câlin, elle en sentait le besoin, comme pour la remercier sans paroles.

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Coup de colère PV : Elwing S.
La Poufsouffle lui fit un nouveau câlin, ce qui fit sursauter Katherine. Mais elle fut tout de même moins surprise et l'apprécia mieux que le premier. Toutefois, son esprit tournait à toute allure. Une question d'Elwing l'avait chamboulée. «D'ailleurs, tes parents t'envoient seulement maintenant une lettre pour te féliciter ? On est quand même en février... » La Poufsouffle avait surement raison de penser que c'était bizarre. Elle s'expliqua :

-Je ne leur ai jamais écrit, en fait. Mes parents ont beau être obtus, ils savent quand même que quand je n'écris pas, c'est que je n'ai pas envie qu'on m'écrive. Je le leur ai assez crié. (Elle eut un rire nerveux.) Ça a sans doute été les seules fois où je me suis emportée contre eux. Alors ils ont compris qu'il ne valait mieux pas m'envoyer des trucs tant que je ne l'aurais pas décidé. Mais ils ont quand même fini par le faire, histoire de prendre de mes nouvelles pour mon anniversaire.

Elle fronça les sourcils en réfléchissant. Étrangement, ça l'affectait de savoir que ses parents faisaient ce qu'elle souhaitait, pour une fois. Maintenant qu'elle y pensait, elle était même déçue qu'ils ne lui aient rien envoyé avant. Je suis vraiment incompréhensible, moi... Je ne veux pas qu'ils m'écrivent, et quand ils ne le font pas, je suis déçue. Y a un truc qui tourne pas rond dans ma tête, je crois.

Perdue dans ses réflexions intérieures, elle oublia presque qu'elle était toujours dans es bras d'Elwing. Elle la serra fort comme pour la remercier, puis se détacha silencieusement. Elle fit un grand sourire à la Poufsouffle, tout en glissant sa lettre dans sa poche. Elle en voulait toujours à ses parents, mais elle leur écrirait quand même pour les remercier. Elle les aimait quand même et elle ne pouvait pas se détacher d'eux comme ça. Pas tout de suite, en tout cas.

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Coup de colère PV : Elwing S.
  Katherine lui répondit, toujours dans ses bras.  Elle n'avait pas l'air d'avoir vécu une enfance très simple au final.  Elwing entendit le mot "anniversaire".  C'était peut-être aujourd'hui ?  Si c'était le cas, la Poufsouffle devait lui donner une journée d'anniversaire digne de ce nom !  La Gryffone maintenait l'étreinte, la jeune fille la laissa la faire durer autant qu'elle le voulait, elle devait en avoir besoin.

  Katherine la serra un peu plus puis se retira, le sourire aux lèvres.  Elle semblait tout de même pensive, sans doute à cause de cette lettre.

- Ça me fait plaisir de voir un sourire sur ton visage, tu es bien plus jolie comme ça !  Mais au fait, tu as bien dit anniversaire ?  C'est aujourd'hui ?  Enfin, peu importe, il faut fêter ça !

  Elwing se leva et entonna la traditionnelle chanson de sa voix mélodieuse, souriant à la première année.  Quand elle eut fini, elle applaudit comme si elle était une foule entière pour l'amuser un peu.  Ensuite, elle se dit qu'un anniversaire sans cadeau, c'était pas terrible...  malheureusement, la jeune fille n'avait rien sous la main...

- Alors, mon cadeau...  c'est une journée avec moi !  Je suis à ta disposition pour le reste de l'après-midi, on fait ce que tu veux !  Et si tu es très douée, je pourrais même finir par t'offrir mon amitié si tu l'acceptes ! 

Elwing Silvewand - 2ème année devoir - 2ème année RP
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