Client n°3 Castagne, le Grand-Duc

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Client n°3 - @Cassidy Powell
Boutique Ménagerie Magique, Chemins de Traverse,
Londres le 15 Mai 2045

Malgré les temps sombres, la journée avait débuté de la meilleure des façons. Dans un premier temps, le soleil s’était montré sous son meilleur jour, puis une livraison inespérée de jeunes rats. A peine la boutique ouverte, voilà que deux nouveaux clients s’étaient présenté à moi, afin d’obtenir ses nouveauté… Deux affaires conclus en seulement quelques minutes, je ne pouvais pas rêver mieux. Cependant l’après-midi se présenta plus calme, la présence de certain individu dans le chemin de traverse avaient comme effet d’effrayer les passants. Les temps étaient vraiment durs et j’avais raison de m’en inquiéter. Le nombre de client se faisait rare et les mesures de l’état éloignaient la plupart de mes futurs clients… Entre les élèves bloqués à Poudlard pendant le peu de vacance qu’ils avaient et les adultes, qui eux n’avaient clairement pas l’esprit à ça. Les affaires étaient vraiment dures et je commençais à croire que ce n’était certainement pas la meilleure année pour me délocaliser en Angleterre. Par chance, la journée était radieuse et l’après-midi toujours aussi ensoleillé, un temps magnifique pour nettoyait la volière. Si seulement c’était vrai… enfin je devais me motiver, car il serait temps de ranger les cages d’oiseau autre part qu’à l’extérieur…Ça craint un peu pour les visiteurs…
• Présent •

Aucun client ne semblait vouloir se présenter, l’allée quant à elle était quasiment déserte… Le temps était enfin venu pour moi de monter sur la mezzanine et de rentrer dans l’entre des hiboux. La volière méritait d’être bichonnée et ainsi, je descendis au sous-sol afin de mettre une tenue moins clinquant et plus adapter pour la tâche qui se présentait à moi.

Aller mon gars, courage !

J’avais l’air d’un paysan près à rentrer dans la bouse, cependant s’occuper d’animaux implique qu’on doit se salir les mains. J’aime les animaux et surtout prendre soin d’eux, même si il m’arrive quelques fois de rechigner face aux tâches ingrates. J’avais alors mit le pied dans la volière et je m’étais alors mit au travail.

Poussez-vous un peu les amis… Tonton Lysandre vient nettoyer vos toilettes…. Faites place à l’artiste !

Alors que je donnais un des premiers coup de pelle, afin de déblayer le sol, je pensais à Chris. Non pas qu'il me faisait penser à de la crotte d'oiseau, même si à cet instant je rêvais de lui en envoyer le sceau. C'est juste qu'il disparaissait sans cesse, surtout quand j'ai besoin de lui...

Je te maudis Chris, tu viens en Angleterre m’aider… Je suis sûr qu’il est avec une femme… Navrant !

En effet, la journée était particulièrement calme et maintenant, je travaillais sous le chant mélodieux des animaux de la ménagerie magique…Dire que des gens bosse dans un bureau fermé, j’ai quand même de la chance…

Faut relativiser !
A suivre...

Ancien Gérant de la Ménagerie

Client n°3 Castagne, le Grand-Duc
Lundi 15 mai 2045
Ménagerie Magique
Chemin de Traverse : 13h


Ma casquette vissée sur la tête, les lunettes de soleil posées sur le nez, je marche la tête basse à travers les petites rues sales du Chemin de Traverse. Un type avec une capuche noire me regarde passer, appuyé contre un mur du trottoir opposé. Je sais ce qui m’attend. Le gars traverse et me fonce dessus :
- Z’avez vos papiers ? 
Je déteste ces manteaux noirs. Ils se ressemblent tous avec leur air supérieur. Je ne bronche pas avec ces gens-la.
- Bonjour, bien-sûr...
J’obtempère et je sors ma pièce d’identité britannique.
Il regarde ma photo, me matte de la tête aux pieds, se replonge à nouveau sur ma carte, la lie et la retourne, puis me dévisage à nouveau :
- Z’êtes là pour quoi ?
- Quelques achats à faire Monsieur...
- Hum... Ok. Vous pouvez circuler.
Il me rend ma carte et retourne s’installer à son poste d’observation.
Je me barre calmement sans demander mon reste. Cet endroit est devenu de plus en plus mal fréquenté. Partout, les gens circulent rapidement et se jettent des oeillades méfiantes. Nous vivons une ambiance de délation et de violence sans précédent. Même Pré-au-Lard est devenu un endroit louche, surtout depuis que la Tour des Jumeaux a vu le jour. Des manteaux noirs s’y baladent H24 et j’ai même dû faire enregistrer ma boutique auprès de la Citadelle. Pourtant, le GaiChiffon existe depuis toujours, presque comme une institution. Mes grands-parents s’y rendaient déjà, c’est tout dire...
Je m’arrête à quelques pas de Fleury et Bott. À travers l’oriel de la Ménagerie Magique, je regarde s’il y a du monde. À part des cages par dizaines entreposées un peu partout, je ne vois pas grand-chose. Je me décide à entrer. Une odeur particulière s’invite à mes narines, sous les cris de bestioles de toutes sortes, hiboux, crapauds, chats... Tout est propre et lumineux, c’est un lieu plutôt agréable et l’on sent que les animaux y sont bien traités. Une chouette me regarde de ses grands yeux bizarres en donnant des coups de bec sur les barreaux de sa volière. Je m’avance vers le comptoir. Personne ne m’accueille mais une sonnette m’invite à signaler ma présence. J’appuie dessus en scrutant les vivariums.

Cassidy Powell - Éducateur à l’école Maeve Queen
Godric’s Hollow

Client n°3 Castagne, le Grand-Duc
Boutique Ménagerie Magique, Chemins de Traverse,
Londres le 15 Mai 2045

La journée était très agréable pour la saison, sans oublier que la rue principale ne comptait que quelques passants. Autant dire quelle était vide, cette après-midi s’annonçait calme. Cela tombait bien, car j'avais alors envisagé de nettoyer la volière, une tâche délicate à réaliser en journée. Cependant la journée était assez calme et aucun client ne se présentait à ma porte, l'après-midi serait certainement assez calme, il était donc temps pour moi de saisir cet opportunité. Comme un soldat qui part pour la bataille, je m’étais habillé en conséquence. C’est avec une tenue adaptée, une pelle et un sceau que je me tenais devant la mezzanine. Après avoir pris soin d’éloigner mes animaux, c’est en prenant mes précautions et avec le pas indécis que je venais de pénétrer dans l’enceinte de la volière. Il ne me restait plus qu’à me mettre au travail.
• Présent •

Cela faisait déjà une bonne heure que je m’activais avec courage à la tâche, sans oublier que ma présence dans la volière affolait les rapaces. Et comme un effet papillon, les oiseaux énervaient les autres animaux de la boutique. Il ne restait quasiment plus rien à nettoyer, mise à part vider le sceau. Il me restait plus qu’à nettoyer les branches et les hauteurs, j’en avais encore pour quelques heures de travail quand soudain, un son avait brisé la mélodie des animaux de la ménagerie magique…Un client venait d’entré dans la boutique…

Sauvez par le gong, Chris fera le reste demain… Pardonnez-moi, je descends dans la seconde.

Je n'avais pas attendu plus de temps pour descendre de la mezzanine, j'avais simplement pris soin de sortir mon équipement de la volière avant qu'un de mes oiseaux ce fassent du mal. Je m’apprêtais à accueillir mon visiteur avec un sceau remplit d'excrément et une pelle, on avait fait mieux comme accueil. Un homme se tenait à mon bureau, il avait l’air froid et son costume sombre ne jouait pas la carte de la sécurité. Dans un premier temps, j’avais l’impression qu’il s’agissait d’un des hommes du conseil des sorciers. Cependant j’avais appris avec le temps, qu’on ne jugeait pas une personne sur son physique, ou par le nombre de cicatrice sur corps.

• J’avais déposé le sceau et la pelle devant la porte du sous-sol •

Bonjour Monsieur et bienvenue à la ménagerie magique. Je vous prie de bien vouloir pardonner mon accoutrement, je nettoyais la volière de nos rapaces. Heureusement pour vous, je m’attendais à être dans un plus sale état, pour ce qui est de l’odeur par contre… Je ne peux rien garantir, je crois que mon odorat n’est plus ce qu’il était. Enfin que puis-je faire pour vous aider ?
A suivre...

Ancien Gérant de la Ménagerie

Client n°3 Castagne, le Grand-Duc
L’accueil de l’homme est des plus enjoués. Il semble tout droit sorti d’un nid d’oiseaux, des plumes virvelotant dans ses cheveux. Je comprends qu’il était en plein nettoyage des cages de ses protégés. J’ai le plus grand respect pour les travailleurs. Je ne sais pas si cet homme est le propriétaire des lieux ou un simple employé, mais je connais l’énergie qu’il faut déployer pour tenir un magasin. La valeur du travail est une notion que j’apprécie au plus haut point. Mon père et ma mère étaient de gros bosseurs, et j’ai été élevé avec ce souci de l’investissement personnel.
- Bonjour. Pas de problème ! Je tiens moi-même un commerce à Pré au Lard, le GaiChiffon, je sais ce que c’est !
Je regarde tout autour de moi. J’avais l’idée en arrivant d’acheter une chouette pour pouvoir communiquer avec Diane plus facilement pendant sa grossesse. Si elle a un souci, je serai plus rapidement averti pour venir l’aider. Elle est presque à terme et j’angoisse comme si j’étais le père des deux futurs bambins. Mais maintenant que je suis dans la Ménagerie, je ne sais plus du tout quelle bestiole conviendrai le mieux. Il y des oiseaux de toute beauté, des rapaces, des chats, des crapauds et des créatures magiques incroyables. Je me décide à demander conseil auprès de mon interlocuteur :
- En fait, j’ai une amie qui devrait accoucher sous peu. Comme elle a, disons... besoin de présence pour l’aider si besoin, je voulais adopter un... messager.
J’hésite à me justifier davantage mais je pense que cet homme comprendra :
- Avec les évènements actuels... Les restrictions pour se déplacer et pour communiquer, je me suis dit qu’une chouette dégourdie, ou un hibou solide pourraient tenir ce rôle...
Je suis un peu gêné. Je n’ai pas envie que ce gars pense que je mouille dans des trucs suspects. C’est vrai que je suis au Réveil, mais je ne compte pas utiliser cet oiseau pour cela. J’ai vraiment en tête d’être disponible pour mon amie d’enfance.

Cassidy Powell - Éducateur à l’école Maeve Queen
Godric’s Hollow

Client n°3 Castagne, le Grand-Duc
Boutique Ménagerie Magique, Chemins de Traverse,
Londres le 15 Mai 2045

J’avais une certaine honte à accueillir un client dans un état pareil, je ne savais pas si je devais m’absenter un moment afin de me changer ou si je devais favoriser le client avant tout. Une fois de plus dans ma vie, je maudissais mon empâté de meilleur ami, jamais là quand j’avais besoin de lui. Une chance pour moi, cet homme semblait plus intéressé par le but de sa visite que par le vendeur en lui-même. Une chance pour moi, l’homme semblait comprendre ma situation. Il semblerait que la clientèle britannique soit plus ouvert d’esprit que la perfection française, ce qui jouait en ma faveur. Comme un détail sans importance, l’homme passa à un autre sujet de conversation. Il se présenta tout de même à moi comme étant le propriétaire d’une boutique de Pré-au-lard.
• Présent •

Le Gaichiffon ? Cela ne me dis rien, mais n’en soyez pas vexer. Je vie en Angleterre que depuis quelques temps seulement, cependant il me semble que Pré-au-lard est une boutique près de Poudlard. Un bon point de vivre dans un village sorcier en ses temps compliqué.

L’homme semblait incertain sur son choix, même si le besoin d’un familier volant se faisait sentir à travers son discours, il semblait chercher également un animal fidèle et loyal. Cependant le besoin d’un animal pour une mission peut être aussi bénéfique, l’animal rendant service à son sorcier, crée une reconnaissance de celui-ci. Ainsi j’ai supposé bon de lui présenter l’ensemble de la ménagerie, avant de l’orienter précisément vers un messager du ciel.

Un besoin peut créer une attache solide entre un maître et son animal, mais en contre parti un choix fermé peut demander à son maître quelques sacrifices. L'exemple parfait sont nos félins, idéale pour un sorcier ayant peu de temps à accorder à son animal. Le chat est un bon solitaire, mais si vous voulez des câlins, ce n’est pas le meilleur choix. Il arrive cependant que certaines créatures échappent à cette règle. Toutefois et selon votre idéale, je pense qu’une de nos espèces dans la volière pourrait convenir à Monsieur.

L’homme m’expliqua alors la situation dans laquelle il se trouvait, hors le faite qu’il cherchait un ami dans sa vie. Il souhaitait également un soutien de celui-ci, un choix judicieux. Un rapace aime se sentir utile à son propriétaire. J’ai donc invité mon potentiel futur client à monter à la mezzanine, afin de lui présenter les espèces de notre boutique. En montant les quelques marche pour rejoindre la volière, je lui fis un petit topo sur les différences variétés.

Nous proposons bien évidement plusieurs espèces de créature volante, d’ici peux nous aurons même des chauves-souris, à condition que la boutique tourne comme il faut. Cependant si votre but est d’avoir un messager volant personnel, votre choix doit s’orienter sur un Strigidés. Enfin pour être plus clair, je dirais une chouette, un hibou ou un majestueux grand-duc. Le hibou est un grand voyageur, quand à la chouette elle est plus facile à apprivoiser. Quant au Grand-duc, cette oiseau est aussi majestueux que précieux, bien qu’un peu orgueilleux. Bien évidement cela dépend de l’individu, comme les humains certains sont unique. Cependant un grand-duc bien dressé, peut devenir le meilleur messager du monde.

• Sur la mezzanine •

Si vous observé particulièrement sur votre gauche, un hibou brun est profondément endormi. C’est un calme et fait pratiquement jamais de bruit…l’idéale si on vit en appartement. Tiens il semblerait que cette chouette vous aime bien, malgré le faite quelle vous regarde fixement, elle semble attiré par vous hahaha. Si vous regardez au-dessus de vous, voici un de mes plus beau Grand-duc, son pelage gris n’est pas unique. Cependant ses petites tache blanches sont magnifique et casse son pelage comme si il avait de petit flocon de neige sur lui. Un noble oiseau, il est l’élégance et le poing qui frappe… Un peu notre yakuza personnel, un redoutable chasseur. Inutile de le nourrir, il se débrouillera seul, après une récompense de temps en temps ne sera pas de refus.

L'homme était maintenant devant un choix judicieux, seul lui pouvais tranché pour l'animal de ses rêves... Le devoir de conseiller venait de s’arrêter pour moi. Trois espèces devant lui et seul l'un d'entre eux aura un nouveau maître dans quelques temps... Un choix compliquer.
A suivre...

Ancien Gérant de la Ménagerie

Client n°3 Castagne, le Grand-Duc
Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce gars est passionné. Je le comprends, moi-même je peux parler créations de vêtements des heures durant. Il est très pro, il connaît vraiment bien ses animaux. Après m’avoir écouté avec attention, je sens qu’il a bien saisi mes attentes. Il m’annonce qu’il est arrivé récemment à Londres et n’a pas entendu parler du GaiChiffon. En un sens, je préfère. J’ai toujours détesté les londoniens. Ils sont snobs et « m’as-tu-vu ». Il a un accent français, j’ai l’impression. J’avais pas mal de riches clients européens lorsque j’étais en stage chez le Maestro à Soho. Ils étaient exigeants, certes, mais plus ouverts d’esprit et plus accessibles.
L’homme m’entraine dans la boutique et commence à me présenter ses congénères. Je ne peux qu’être admiratif face à la beauté de certaines espèces. Les félins sont craquants, certes, mais il ne faudrait pas qu’un client se fasse croquer ou griffer. En plus, j’ai déjà un squatteur comme ça chez moi, cet espèce de petit chat casse-bonbons qui vient la journée par la fenêtre de l’étage et s’installe sur mon lit quand je bosse au rez-de-chaussée. J’ai fini par m’y habituer. Je ne sais pas d’où il vient, je le soupçonne d’être un matou de gouttières. J’en suis à lui donner le matin des croquettes dans un bol. En général, il fuit quand je remonte après ma journée au magasin. C’est un sauvage, ou un pétochard, mais il n’est pas magique ce sac à puce. En attendant, la tasse de nourriture est vide à chaque fois... Faudrait que je lui trouve un nom un jour. Pour le moment, je le nomme « chat ».
Finalement, nous nous dirigeons vers une immense mezzanine. Le vendeur m’explique qu’on y trouve les oiseaux. C’est l’idée que j’avais en tête à mon arrivée. Je comprends que mon choix ne serait pas aisé à mesure que je grimpe les marches. J’aperçois un hibou qui somnole dans un coin, tandis qu’une chouette ne me lâche pas des yeux. Et puis soudain, sans comprendre ce qui m’arrive, mon regard est irrémédiablement attiré vers un majestueux rapace gris, tacheté de blanc. L’homme m’explique qu’il s’agit d’un hibou Grand-Duc, un chasseur implacable précise-t-il. Je ne sais pas ce qui me prend, mon coeur bat la chamade tandis que l’animal tourne ses globes oculaires dans ma direction. Je suis comme subjugué par sa prestance. Quelque chose se passe à cet instant, et mes lèvres laissent échapper des mots bien malgré moi...
- Cette beauté... Il est... absolument... extraordinaire...

Cassidy Powell - Éducateur à l’école Maeve Queen
Godric’s Hollow

Client n°3 Castagne, le Grand-Duc
Boutique Ménagerie Magique, Chemins de Traverse,
Londres le 15 Mai 2045

Bien qu’il n’ait aucune envie particulière sur l’animal en entrant dans ma boutique, le jeune homme ne cherchait un compagnon utile. Naturellement un félin ou un rongeur n’aurait été d’aucune utilité, même si je n’aime pas dire ça d’un animal. Le responsable du GaiChiffon semblait avoir plus besoin d’un animal qui pourrait l’aidé dans des taches, notamment celle de prendre des nouvelles de ses amis. Suivant alors cette information, je l’avais mené à la mezzanine, un espace dédié aux espèces volantes de la ménagerie magique… L’héritage du Royaume du Hibou, ancienne adresse de la ménagerie magique. En voyant et surtout à en croire ses propres mots, j’avais vu juste…
• Présent •

Je ne vous connais pas vraiment Monsieur, mais une chose est sûr vous ne manquez pas de gout… Je dois néanmoins vous prévenir que cet animal est certes d’une beauté exceptionnel et je me risquerais même à dire qu’il s’agit même d’un très beau spécimen, mais il est aussi têtu et orgueilleux. C’est un animal fier et dominant, il ne se laissera pas marcher dessus… Je ne vous compterais pas la difficulté que j’ai à le sortir de son perchoir, alors que je cherche juste à nettoyer son côté de la volière. Le plus souvent, je suis obligé de cette corvée avec lui dans cette espace… J’ai déjà eu le véritable plaisir de sentir quelques coups de griffes, après avoir déplacé, par mégarde, sa petite réserve de nourriture… Un vrai bagarreur… Enfin, ça change pas qu’il soit un super allié, indépendant et qui peux parcourir de très longue distance.

L’homme était subjugué, enfin je dirais même envoûtait. Un véritable coup de foudre… Les théoriciens aiment dire qu’une baguette choisie toujours son sorcier, mais la même chose arrive dans ma boutique… Je devrais penser à trouver un slogan pour la boutique.

Aimeriez-vous que je vous apporte l’animal ?
A suivre...

Ancien Gérant de la Ménagerie

Client n°3 Castagne, le Grand-Duc
Fier et indépendant, orgueilleux, têtu, dominant, bagarreur... Des caractéristiques qui ne me font pas peur. Au contraire, un mot s’inscrit dans mon esprit : Liberté. Je le sens au plus profond de moi, cet oiseau respire l’affranchissement des règles imposées, il vit selon son instinct et ne supporte aucune obligation domestique. Où l’homme me parle d’orgueil et de fierté, j’entends noblesse. Derrière le dominant et le bagarreur, j’y vois la force et l’indépendance. Ce Grand-Duc est en plus doté d’une beauté brute absolue. Son plumage tacheté ressemble à une armure étincelante. Ses yeux jaunes orangés impénétrables, tels un immense coucher de soleil, paraissent sertis d’un diamant noir. Je reste ainsi, sans voix à l’observer. J’entends à peine le responsable de la ménagerie me conter ses difficultés à nettoyer son espace de vie. Lorsqu’il me propose de le sortir de sa cage pour me le montrer de plus près, mon coeur s’emballe.
- Oui... Mais... peut-être ne veut-il pas qu’on le dérange... Je veux dire, il ne me connaît pas. Il ne faut pas l’obliger.
Le rapace me fixe et je me sens intimidé. Je dois sans doute avoir l’air débile à cet instant. Jamais je ne me suis comporté ainsi devant la moindre personne, alors que je suis comme figé d’admiration face à un oiseau. J’espère que le vendeur ne me prend pas pour un type louche.
Dernière modification par Cassidy Powell le 5 août 2020, 23:45, modifié 1 fois.

Cassidy Powell - Éducateur à l’école Maeve Queen
Godric’s Hollow

Client n°3 Castagne, le Grand-Duc
Boutique Ménagerie Magique, Chemins de Traverse,
Londres le 15 Mai 2045

L’intérêt qu’avait suscité ce Grand-Duc chez cet homme était surnaturel, mais aussi inédit. Bien qu’il m’ait été possible d’assister à de véritables instants de bonheurs dans l’exercice de ma profession, je devais avouer que je n’avais jamais vu une scène aussi touchante. Cette vente était déjà conclu, avant même d’avoir pu jouer de mon charme de vendeur. Je lui avais alors naturellement proposé de voir l’animal de plus près, mais je m’étais pas préparé à une telle réponse… Cet homme était un individu étrange, mais d’une grande valeur moral…
• Présent •

J’aimerais vous répondre que je ne sors pas l’animal contre sa volonté, mais je dois avouer que certains animaux ont du mal à quitter le nid. Evidemment ils ne sont pas faits pour vivre éternellement ici et je me bats pour. Si cela peut vous rassurer, ce n’est pas le cas de ce Grand-Duc. Il souhaite rester dans la volière, que quand je m’apprêts à la nettoyé… Une attitude normale pour un Grand-Duc, il protège son espace de vie. Cependant une à deux fois par semaine, les animaux quittent leurs volières, enfin cela concerne particulièrement les espèces volantes. Il est important que ses animaux puissent voler afin de se dégourdir les ailles, prendre l’air, etc… Sachez que c’est le premier à vouloir sortir et aussi le dernier à rentrer. Cet animal n’est pas fait pour vivre dans une volière, surement la raison pour laquelle, je n’ai que très peu de Grand-Duc en même temps, dans ma boutique.

Afin de rassurer l’homme sur le contenue de mes paroles, je m’apprêtais maintenant à rentrer dans la volière. Après avoir enfilé mes gants de protection, je m’approchais petit à petit de l’animal. Sous le regard méfiant de l’oiseau, j’attendis d’être à sa hauteur pour lui tendre mon bras. Sans un mot, l’oiseau mit de tout petit coup de bec dans mon gant, avant de poser ses pattes dessus. Une fois que ce majestueux rapace fut installé, je lui chuchotai quelques mots afin de le rassurer. Nous sommes alors sortie de la volière, une fois l’animal au centre de la mezzanine, celui-ci fit un petit crie.

Je dirais que le fais de sortir est stressant pour l’animal, mais aussi existant. Je vous invite à me suivre en bas, nous allons aller dans la cours, dans l’arrière-boutique.

Une fois en bas de la mezzanine, j'ai verrouillé la porte de la boutique avant de retourner l’écriteau "Veuillez nous excusez, de retour dans quelques minutes". Pendant ce temps, notre ami à plumes regardait les rongeurs d’un œil intéressé. Puis en compagnie du Responsable du Gaichiffon, nous nous étions rendus dans la cours de l’arrière-boutique.

Bienvenue dans l’envers du décor, je m’en excuse ce n’est pas très grand. C’est ici que l’ancienne propriétaire jetait ses ordures, mais je m’en sers comme espace de vol ou d’espace de pose. Passons aux choses sérieuses, Allez envole-toi !

• Le Grand-Duc ouvrit ses ailles et s’envola vers un arbre •

Je vous conseillerais de prendre une des pairs de gants qui se trouve ici, puis de les enfilés. Une fois les gants mis, il suffira de tendre le bras fermement. Il se posera de lui-même sur votre bras, pour votre sécurité, éviter les mouvements brusque. Vous voulez faire connaissance, laissez le faire le premier pas, alors prêt à faire les présentations ?
A suivre...

Ancien Gérant de la Ménagerie

Client n°3 Castagne, le Grand-Duc
- Sachez que c’est le premier à vouloir sortir et aussi le dernier à rentrer. Cet animal n’est pas fait pour vivre dans une volière...
Ce besoin de liberté, je le comprends si bien. Évidemment que cette merveille veut bouger, voler, se mouvoir sans contrainte et revenir à sa guise dans son habitat douillet. Je pense soudainement aux combles du dernier étage de la boutique. Ils ne sont pas, pour une personne, habitables en l’état, mais avec quelques aménagements seraient le lieu de vie idéal pour ce majestueux Grand-Duc. D’autant que la grande fenêtre sous le toit est assez large pour lui permettre d’entrer et sortir à sa guise, et offre à l’endroit une agréable luminosité. C’est une pièce tempérée, ni trop froide l’hiver et ni étouffante l’été, grace à la structure de pierres de la maison. Sans compter la petite cour à l’arrière du Gaichiffon, semblable à celle où Lysandre Germain me conduit, qui me permettra de faire plus ample connaissance à l’air libre avec ce hibou.
Pour l’heure, je reste figé en observant le rapace étendre ses ailes et quitter le bras du propriétaire de la ménagerie. C’est comme deux voiles d’un bateau, puissantes et gigantesques, capables d’affronter toutes les tempêtes. La force qui en émane lorsqu’il s’élève dans le ciel me sidère. Je suis bouche bée, la tête levée, à le regarder voler jusqu’à la branche d’un arbre.
L’homme me propose de mettre des gants de protection et d’accueillir l’animal sur mon avant-bras après son vol de retour.
- Alors prêt à faire les présentations ?
Mon coeur tambourine dans ma poitrine. Je tends le poignet comme on me le conseille. J’ai cassé des dizaines de fois la gueule à des mecs qui m’avaient bien cherché, mais jamais je ne me suis senti aussi intimidé qu’à cet instant.
- Vous êtes sûr que...

Libre à toi « d’utiliser » Cassidy pour le retour de l’oiseau.

Cassidy Powell - Éducateur à l’école Maeve Queen
Godric’s Hollow