12 oct. 2020, 12:16
Journée Orageuse
Une rue
Vingt-sept juillet de l’année deux mille quarante cinq.
2nd/3ème année de Leta Blackbirds.
En compagnie d’Azur Blackbirds.
2nd/3ème année d’@Adaline Macbeth.
En compagnie de Neville McBeth.
Il y a du vent, le ciel est orangé, c’est l’après-midi mais on dirait le soir. On entend l’orage au loin. Et semblable à l’oxymore du ciel qui se présente Azur se balade avec sa fille de même que Neville avec sa nièce. L’électricité dans l’air se fait ressentir. On se croirait dans les années 1890...

Azur Blackbirds

Il marche vite cet homme. Enveloppé dans son grand manteau qui lui arrive aux tibias on dirait un véritable gentleman. Son chapeau haut de forme contribue sûrement à donner cet effet lui aussi. L’homme a une prestance naturelle qui lui a valu ces deux tatouages à ces yeux. Signes d’une puissance qu’il arbore avec fierté. Il a du pouvoir et il le sait. Et surtout il l’use. Certains diront qu’il en fait trop, lui admettra qu’il connaît très bien les limites de certains systèmes. Il étudie avec force et acharnement. Pour être le meilleur tout simplement. Et dans son domaine, il ne connaît presque pas de rival. Si encore il savait avec exactitude quel était son domaine. Un homme d’affaire, voilà ce à quoi il s’apparentait. Mais lui il n’aimait pas les hommes d’affaires. Lui n’était pas un vautour qui attendait que la proie soit déjà morte pour venir la bouffer. Azur était ce renard roux que l’on voyait transpercer les neiges pour arracher à la vie l’instrument de son désir. Il était le prédateur qui provoquait le destin pour avoir ce qu’il voulait. Il était froid, placide, calculateur, excellent observateur et possédait une mémoire de génie. Cet homme était ce qu’il était, un gentleman aux chaussures cirées et au style élégant. Un homme parfaitement parfait.

Sauf qu’un véritable gentleman tiendrait la main de sa fille...
Inspiration musicale d’Azur = BO de Tenet / Ludwig Göransson

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

16 oct. 2020, 11:14
Journée Orageuse
Avant-propos

Il y a quelques jours, le hameau de la Forêt d'Alsan (Cambridge-Est, Cambridgeshire) s'est vu tout retourné. En effet, les quelques habitants qui y sont restés lors de cet exode qui a frappé ce qui fut un tout petit village sorcier sont en branle. Il y a des valises à agrandir et des vêtements à emporter. Il y a des demandes d'autorisation à écrire sur des parchemins et des hiboux à faire voler. Tout s'est mis en place dans les jours qui ont suivi le branle-bas de combat : un hibou a quitté la forêt avec un parchemin noirci de l'écriture de Cassiopée1 à sa patte. Le jour suivant le même hibou est revenu avec le même parchemin signé de la main de qui-de-droit. Puis d'un coup de baguette, celle de la même vieille femme, trois valises ont été agrandie et des robes de sorciers diverses ont été emportées. La cheminée a crépité de sa lumière verte et un à un, sont partis pour la Citadelle.

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1 Grand-mère d'Adaline


Le vingt-sept juillet de l’année deux mille quarante-cinq,

Neville Macbeth

Contrairement aux autres sorciers qui marchent dans cette rue – elle a tout d'une ruelle par son étroitesse et son aspect rural – avec la tête basse et le pas pressé, Neville de toute sa hauteur a l'air étonnement tranquille. Ses babines habituellement retroussées un peu comme celles d'un loup, sont en cet après-midi couvert étirées en un sourire. Même si c'est plus inquiétant encore que de voir la colère animer tout son visage jusqu'à chacun de ses nerfs, ses poings fermés et ses muscles tous contractés. Sur son épaule, il tient un manteau noir qui descend dans son dos. On découvre un costume sans manche sur une chemise blanche, un pantalon marron foncé, et tout en bas des chaussures noires qui brilleraient avec le soleil s'il n'était pas étouffé dans des nuages aux lueurs orangées.

Il marche aux côtés d'une enfant, à qui il n'adresse pour le moment pas un mot. Plus tôt, il a voulu l'emmener pour marcher dans les rues de la Citadelle, entre les murs noirs et au pied de l'étrange et l'immense bâtiment noir, qui fait planer sur toute la cité son ombre. Au loin, si les nuages ne sont pas assez chargés et la température lourde, on a l'impression d'entendre le ciel gronder.

Animagus renard polaire
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7 nov. 2020, 14:19
Journée Orageuse
Parce que je rêve quand je marche

IH

Je marche vite. Mes jambes sont d’une chaleur inhabituelle pour moi qui ai l’habitude de courir. J’ai l’impression que Papa m’oblige à passer par tous les dédales de la Citadelle. Les intersections semblent toutes se ressembler. Mais ce n’est pas la distance qui m’effraie. C’est le fait de me retrouver seule. Seule avec cet homme qui n’a pas prononcé un mot depuis que l’on est sortis. J’ai 13 ans, je suis pas débile, je vois bien qu’il est en colère intérieurement. D’un côté je le comprend, son fils à ses yeux a entamé une transition avec la complicité de sa femme sans avoir été mit au courant. Il y a de quoi être en colère. Cacher une telle chose c’est presque inhumain. Mais de l’autre côté je me comprends, je comprends Maman. Parce que ce qu’avait fait Papa début janvier... c’était horrible ici. Il m’a tuée. Déchiquetée sans même qu’il sache que je n’avais pas changé entre le avant et le après. Lui avait été trahi par Maman et moi. Et moi j’ai été bafouée par ses mots. Touchée en plein cœur... cœur qui portait de moins en moins Papa...
EH
Le ciel qui surplombait Leta ne lui faisait donc pas peur. Elle marchait depuis trop longtemps pour avoir sentit l’atmosphère s’alourdir dangereusement. Puis son père s’arrêta nettement et Leta pu apercevoir un fin sourire sur ses lèvres disparaître aussi rapidement qu’il n’était arrivé. Azur avait vu une silhouette au loin et celle-ci avait assurément envahi son esprit. Et Leta du emboîter le pas à son père, sans aucun regard de sa part. Et l’étrange duo qu’ils formaient se dirigeaient droit sur la silhouette au loin.
Mais qui cela pouvait être donc ?

Et de colère Leta serra ses petits poings. Son père n’avait pas le droit de l’ignorer de la sorte.
Et la colère commençait à la ronger de l’intérieur...
Elle ne rêvait plus en marchant.
Elle s’énervait contre celui qui l’avait reniée.
Ben Mazué • Paradis

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

9 nov. 2020, 17:31
Journée Orageuse
Adaline Macbeth
à l'extérieur

Cet enfant qui marche aux côtés de ce grand homme, qui aurait pu être en noir, porte une robe de sorcier qui, contrairement à celles qu'on lui fournit à Poudlard, est assez courte. Ouvert aux trois-quarts des manches, le tissu se sépare pour laisser entrevoir la peau laiteuse de ses bras. Sur les jambes, par contre, elle descend jusqu'à ses chevilles. Mais il fait chaud, là-dessous, et ses cheveux collent à son front. Ils, cheveux ébènes jusqu'à ses omoplates en cascades timidement ondulées, sont d'ailleurs attachés en une queue de cheveux basse : qui n'offre pourtant pas une meilleure perspective sur le visage pâle de l'enfant, puisque sa mèche est soigneusement disposée pour cacher ses oreilles et abriter ses yeux.

Adaline. C'est à ce prénom qu'elle répond, et qu'elle a répondu à l'injonction de son oncle. S'ils n'étaient pas dans l'antre du dragon, l'enfant et son caractère qui a tendance à s'embraser auraient été tenté de répondre par la négative. C'est la faute aux voix étouffées qui murmuraient « il faudrait le lui montrer... Tu sais, c'est comme ça que j'ai pleinement convaincu ma fille... »1 que la Gryffone est réticente. Mais ainsi piégée dans les griffes de ce dragon-là, Neville, elle n'a eu d'autres choix que de le suivre au-dehors.

Et la chaleur l'écrase, si bien que l'on peut voir sa poitrine se soulever puis s'abaisser aux rythmes de respirations presque laborieuses, alors que ses pieds ne cessent de fouler les pavés sombres de la rue. Ils doivent avoir chaud, eux aussi. Son front perle de sueur comme on peut l'observer sur celui de son oncle. Lui qui a le torse presque bombé, elle le voit alors même qu'elle évite de le regarder. Mais elle ne peut pas faire autrement quand il s'arrête brusquement dans un rire guindé. Les deux billes brunes de la fillette, dans lesquelles on peut lire tout son désarroi, observent l'adulte. Un frisson coule dans son dos.

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1 elle devinera que c'est son oncle qui susurrait ce genre d'idée aux oreilles de sa mère
Dernière modification par Adaline Macbeth le 13 nov. 2020, 15:07, modifié 1 fois.

Animagus renard polaire
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11 nov. 2020, 03:03
Journée Orageuse
Azur Blackbirds
#404080


En marchant, l’homme pensait. Penser était d’ailleurs ce qu’il faisait de mieux ; sa mémoire était aiguisée, puissante. Il repensait donc à tout ce qui se disait dans la fameuse Coupole. Quel honneur il avait eu, pouvoir travailler directement avec Mrs. Parkinson. Il ne l’a vénérait pas non, il l’a respectait. Car cette dame était d’une logique implacable, une véritable joueuse d’échec qui avançait ses pions un à un et qui surtout savait faire des sacrifices. Chaque pion est destiné à manger ou à être mangé pour profiter à un projet plus grand que son propre déplacement. Et si Azur en venait à cette conclusion sur la Cheffe du Conseil des Sorciers c’était parce qu’il travaillait constamment avec elle, à écouter ce qui se disait entre elle et les autres conseillères. Les deux étoiles qu’il arborait sur les paupières le prouvait et il suffisait qu’il ferme les yeux pour intimider les autres. Sa place et sa notoriété au Conseil n’était plus à refaire il le savait. Il était un pion important dans l’échiquier qu’était le monde.

Et c’est dans ces pensées-ci que son regard se posa sur un autre homme au loin. Un homme qu’il reconnaît sans problème. Ce dernier travaille au Conseil, avec Mrs. Malefoy. Et cet homme est Neville, Neville Macbeth. Azur sourit. Son pas se fait plus précis qu’il ne l’était avant, si cela est possible. Il se dirige vers cet homme qu’il connaît. Et, une fois arrivé à la hauteur de son collègue, il tend sa main de façon presque chaleureuse. C’est lui qui prononce les premiers mots, ils sont... cordiaux.

Bonjour Neville. Ou plutôt devrais-je dire bonsoir. Qu’importe.
Comment te portes-tu ?


Puis il marque un temps d’arrêt. Il découvre seulement à l’instant l’autre figure, une fille, pas celle de Neville de toute évidence. Qui est-elle donc ?

Tu as de la compagnie aujourd’hui ?

Question réthorique. Il le sait. Il aime bien avoir raison. Savoir est Pouvoir.
Deuxième pause donc.

Et que fait cette enfant avec toi ?

Il n’y a rien de méchant dans cette phrase. C’est une contestation juste un peu froide.
Tout comme Azur paraît froid.

Où est donc passé l’homme qu’il était il y a deux ans ?
Celui qui souriait à sa descendance...
Nuit Oceān • FIRE DIVINE (Album)

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

13 nov. 2020, 15:57
Journée Orageuse
Neville Macbeth

On reconnaît généralement Neville à ses longs manteaux marron, fendus au plus près du sol sans jamais rien que l'effleurer. Ce sont aussi ses cheveux coiffés vers l'arrière qui le démarquent des autres hommes dans la rue ; ils sont gominés et luisent presque à l'excès. Mais il y a bien d'autres choses qu'on a l'habitude de voir chez cet homme, que l'on soit un voisin ou un collègue : un demi-sourire toujours sous-entendu, un rire cynique entre ses dents, des épaules bien droites et des sourcils obombrant ses yeux. Ce que l'on voit plus rarement, et seulement lorsqu'on travaille au plus près de lui – que l'on est sa supérieure Caireen Malefoy ou un membre du clan des Gardiens du Savoir – c'est une expression penaude. Un peu comme celle qu'ont les chiens, la queue entre les jambes, quand ils se font reprendre. Et Neville est du genre à se faire reprendre : ses capacités de déductions sont mauvaises et ses passions emportées. Il est bien meilleur pour agir et suivre des ordres que tenter d'en soumettre.

Et c'est justement ce genre d'air, penaud, qui passe sur son visage en faisant tomber les coins de sa bouche quand il s'arrête pour laisser Azur Blackbirds le rejoindre. Il tente de dissimiler cette expression en forçant un sourire à naître à nouveau et en riant doucement comme il en a l'étrange habitude. Et il jette un regard noir à sa nièce, qui s'est arrêtée près de lui, mais c'est surtout pour vérifier que sa réputation de loup noir est toujours intacte.

Quelques instants suffisent à l'homme qui marche dans leur direction, et la fillette à son côté, pour rejoindre le duo. Neville se saisit immédiatement de la main tendue d'Azur Blackbirds d'une manière presque religieuse. Il la garde dans la sienne dans une poigne ferme et appuyée pendant d'autres instants avant de le lâcher. Il ne fait aucun doute que Neville aurait recouvert la main d'Azur avec sa deuxième main si elle n'était pas occupée à tenir ce manteau sur son épaule.

« Dur de savoir, n'est-ce pas ! Répond-t-il d'abord. Je vais on ne peut mieux. Comment vous portez-vous ? »

C'est tout juste si Neville ne se confond pas en courbettes. Mais Azur Blackbirds est un chef de Clan et par définition il est un supérieur de Neville. Celui-ci ne se permet pas de le tutoyer, comme il tutoie peu de gens au sein du Conseil, et ressent pour cet homme un grand respect. C'est certainement au-delà du respect ; de l'admiration, mais il se contente de montrer le respect devant sa nièce. Nièce à qui il est venu démontrer et son autorité et le bien que fait la Citadelle. Il se tourne d'ailleurs vers elle en faisant mine de poser une main sur son épaule à la première question d'Azur. Il attend toutefois la seconde pour répondre.

« En effet, je ne me promène pas seul cette après-midi – ce soir ? C'est ma nièce qui est venue passer quelque temps à la Citadelle. Ses yeux sombres retournent à Azur et s'éclaircissent considérablement. Il réalise à l'expression du visage de ce dernier l'incohérence. Mon frère et ma sœur vivent à la Citadelle pourtant, me diras-tu. Mais celle-ci vit ailleurs, avec ses grands-parents. »

Neville retourne ses yeux à Adaline, pour la désigner d'un mouvement de la tête, et l'air de son visage est particulièrement hautain. À lui tout seul, il veut dire : regarde comme c'est étrange que de se retrouver dans cette situation. Regarde comme ce serait plus simple si tu vivais ici. Regarde.

Mais quelque chose fait tiquer Neville Macbeth, maintenant qu'il a répondu aux questionq de son supérieur. Lentement et le plus poliment possible, il jette un œil à la fillette qui accompagne Azur. Et il se demande soudainement pourquoi son supérieur n'est-il pas accompagné de son fils, lui qui a pourtant si souvent été vanté par le passé, mais d'une fille.

« Vous aussi, vous ne vous promenez pas seul. Puis-je vous demander, à mon tour, qui est-ce ? »

Animagus renard polaire
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24 nov. 2020, 15:16
Journée Orageuse
“Creativity and psychosis often go hand in hand. Or, for that matter, genius and madness.”

IH
Je garde la tête baissée. À quoi bon lever les yeux vers cet homme qui n’avoue même pas être mon père. Il parle, interroge, enquête. Il a l’air d’être puissant, terrifiant.
Mais qui est donc Papa ? Je ne le connaissais pas comme ça. Qui est-il en dehors de la maison ? Que fait-il ?
Je résiste à l’envie de tourner la tête vers lui. Il ne mérite pas mon regard. Il ne me présente même pas.

L’autre en face de lui n’a pas l’air mieux. Si ce n’est qu’il n’est pas en position de force. Je regarde mes pieds mais mon ouïe m’indique clairement que l’adulte semble... désappointé de voir Papa ici. Intimidé même, mais je ne suis pas sûre.

Puis apparaît un autre personnage dans la conversation. Je lève la tête presque brusquement. Qui est donc ce troisième individu. Puis je la vois. Assez clairement même. Elle est juste en face de moi. Une fille. Je la connais sans aucun doute. Elle est en même année que moi. Son visage m’est plus que familier, on a passé près de trois ans à, non pas se côtoyer mais plutôt à se croiser et se recroiser. Elle est tout de même assez élégante, l’atmosphère la rend... je ne sais pas, mirliflor, mais pas de façon péjorative.

Alors je cherche son prénom.
EH

Puis, l’adulte, l’autre, parle de Leta, demandant qui elle est.
Évidemment, Azur ne doit pas être un homme qui a un portrait de ses enfants sur son bureau. Et encore s’il a un bureau. Et même s’il en avait un, Azur a quasiment renié Leta, jamais il n’aurait mit un cadre de son enfant sur son lieu de travail.

Alors, consciente que son père cherche les bons mots pour ne pas faire de torts à sa réputation, Leta lève la tête d’un air satisfait en direction de l’adulte. Et dans le plus grand des calmes elle décide de se présenter elle-même.

Leta, je suis Leta Blackbirds. Fille unique de Louka et d’Azur Blackbirds. À Serpentard évidemment.

Enchantée.


Au diable son père.
IH

Adaline, tu es Adaline.

J’ai chuchoté pour qu’elle seule m’entende.

Je souris en la regardant,
J’ai retrouvé son prénom.
Carlos Rafael Rivera • The Queen’s Gambit (BO)

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

24 nov. 2020, 19:49
Journée Orageuse
Adaline Macbeth

Quand mon oncle s'est arrêté dans le même genre de rire qu'il lâche souvent, je n'ai pas compris tout de suite. Je n'ai pas pensé à regarder autour de nous mais j'ai juste regardé son visage avec un espèce dégoût pour la folie qui suinte de lui. Je suis presque certaine qu'elle n'est pas visible là tout de suite, mais je le sais et elle transparaît tout le temps. C'est quand un autre homme le salue que mon regard retourne finalement devant moi. Et avant même de tomber sur l'homme, mes yeux caressent le visage d'une fille. Je sais que je la connais.

Mais avant même que je puisse me mettre à chercher son prénom, je suis attirée sur le visage de cet homme quand il demande à mon oncle ce que je fais avec lui. Mes sourcils se froncent à peine ; ils ont l'habitude de se froncer mais aussi de se retenir en présence de Neville après toutes ses années de pratique.

Les tatouages sur les paupières de cet homme me font dire qu'il appartient à un clan. Je n'ai plus le nom parce que j'ai été bassinée des noms de tous les clans, leurs fonctions, leurs particularités par Neville. Et immédiatement, je me demande si la fille les a aussi.

En écoutant d'une oreille la réponse de Neville, qui m'adresse un regard que je sens mais ne rends pas, je me perds à observer le visage de cette fille. Merlin ! Je sais que je la connais et son prénom ne veut pas faire sa place dans ma tête. Je la connais oui, et je l'ai même vue devenir une fille en allant en cours avec elle (sans jamais lui parler cependant). J'ai trouvé ça beau et courageux. Quand elle ouvre la bouche pour parler, mes yeux s'ouvrent grand. Un sourire timide naît sur mon visage en pensant : elle m'impressionne. Je n'aurais jamais osé me présenter comme ça.

« Leta... »

Je souffle aussi bas qu'elle. Je souris parce qu’elle m’a offert son prénom, qu'elle connaît le mien et pour répondre au sourire qu'elle me lance.

Animagus renard polaire
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27 nov. 2020, 11:24
Journée Orageuse
Azur Blackbirds
#404080

Ainsi donc Neville avait une nièce qui n’avait pas souhaité s’installer à la Citadelle. Azur regarda l’enfant d’un air songeur. Cela veut-il dire qu’elle est pour ou contre le Conseil. Que voit donc cette jeune fille en lui, un ennemi ? Azur sait que les enfants préfèrent souvent se désintéresser de la politique, ils ne savent même pas ce que c’est habituellement. Mais malgré ça, ces enfants sont souvent influencé, par leurs famille... ou par leur lieu de vie. En l’occurrence Poudlard. Azur allait devoir sonder Roman -immédiatement, pour faire bonne figure envers soi-même il se reprit mentalement- il allait devoir sonder Leta, sa fille. S’il advenait que Poudlard devenait un foyer de jeunes anti-Conseil Azur allait devoir en parler avec Miss Parkinson et il devrait aussi réfléchir à récupérer Leta pour la sortir de ce guêpier qu’était sûrement devenue l’école. Il fallait s’assurer que les ennemis du Conseil s’amenuisent petit à petit, et plus vite on le faisait, au mieux c’était.

Puis, sortant de ses pensées, le chef de clan réalise que Neville parle d’une l’enfant qui l’accompagne. Et Azur voit bien qu’à la tête de l’homme en face de lui il y a un quiproquo. Évidemment qu’Azur n’allait pas rendre publique la transition de son fils -encore une fois, il se reprit- la transition de sa fille. C’était quelque chose dont il avait du mal à penser, à concéder, et encore moins à parler. Et, au moment de prendre la parole, Leta le coupa. Sa mâchoire se crispe imperceptiblement, l’homme ferme les yeux. Il faut qu’il réponde de suite. Il entend sa fille prononcer quelque chose mais n’a pas le temps d’y réagir... Il faut qu’il s’adresse tout de suite à Neville.

En effet, Leta est ma fille. J’ai décidé de l’emmener voir d’un peu plus près mon lieu de travail.

Il ne dit rien de plus. Il arrive à garder la tête haute et son expression est assurée. Même si en réalité il ne sait même pas pourquoi il est là avec sa fille. Ne voulait-il pas parler avec elle ? De sa transition ? Ou bien juste se promener. Dans les rues d’une Citadelle resplendissante.
Mais où le ciel orangé devenait menaçant sans pourtant y avoir de nuages...

Puis il sourit. Sa fille a du cran quand même, une vraie Blackbirds...
David Martijn • War of the Worlds (BO)

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

28 nov. 2020, 13:25
Journée Orageuse
Neville Macbeth

Son esprit n'est pas assez fin pour détecter la micro-expression qui passe sur le visage de son supérieur. Mais il l'est assez pour se retenir de faire un quelconque commentaire bien que ce ne soit pas l'envie qui manque. Au bord de ses lèvres un "mais tu as un fils" est emprisonné et Neville sait qu'il ne doit pas le laisser sortir. Surtout pas. Sa bouche est pincée mais aucun autre trait de son visage ne trahit sa surprise. Il est un bon soldat. Même si mille questions secouent sa tête.

« Enchanté. »

Lâche-t-il à l'adresse de Leta, cette fille qui se tient là où il devrait y avoir un fils, en baissant la tête pour la saluer dignement. La fille unique d'Azur... Il est presque incapable de trouver une explication à cela tant son esprit est étroit. Mais il sait pertinemment que maintenant n'est pas le bon moment pour y réfléchir et qu'il ne doit pas montrer son incompréhension à son supérieur. Il a envie de secouer la tête, de froncer les sourcils, de se creuser les méninges pour mettre le doigt sur ce qui cloche : mais tout cela serait bien trop impoli devant l'homme qui se tient en face de lui, droit et fier, qu'il n'a de cesse de vouloir imiter.

Il se racle la gorge un instant, son poing devant la bouche, avant de retrouver un sourire presque vicieux – c'est tout son visage qui a toujours l'air de l'être – mais toujours emprunt de respect, les yeux plantés dans ceux d'Azur pour marquer une obéissance.

« C'est une bonne idée que vous avez eue. C'est ce que je fais aussi avec ma nièce ! »

Il dit en se penchant une nouvelle fois, en riant doucement. Il ne jette plus un seul regard à cette nièce qu'il n'a même pas daigné présenter : Neville est tellement soucieux de faire sentir à Azur tout le respect qu'il lui dévoue qu'il oublie de se mettre en avant. Si la famille de Neville n'est que trop habituée à l'entendre se mettre en avant, c'est loin d'être le cas de ses collègues qui le connaissent dominé.

« Vous rendez-vous quelque part en particulier ? »

Demande-t-il quand le silence commence à traîner un peu trop longtemps. D'un geste presque habile, Neville pose le manteau qu'il tenait sur son épaule sur son avant-bras pour libérer sa main qu'il vient poser contre son ventre.

Animagus renard polaire
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