Pourtant, rien n'a changé...
Juin 2046 - Première Année
Maison des Ruewen
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Maison des Ruewen
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Ça y est, j'y suis.
Chez moi.
Une bouffée de joie m'envahit.
J'adore Poudlard, bien sûr.
Mais... home sweet home !
Je pousse le portail de chez moi : rien n'a changé.
Tout est exactement pareil que la dernière fois.
Pourtant, je sais au fond de moi que tout à changé.
Depuis qu'ils sont venus me chercher, mes parents font comme si de rien n'était.
Menteurs.
Leurs faux sourires, leur joyeux "tu nous as manqué !".
Apparement, je ne leur ait pas assez manqué pour que notre famille reste celle qu'elle était.
Tout aurait pu être différent.
Leurs sourires auraient été joyeux, sincères.
Et pas vides et crispés.
On aurait retrouvé nos petites habitudes.
Plus tard, on se met à table.
Ils n'ont pas encore parlé de leur séparation.
Ni du fait qu'ils me l'aient annoncé par hibou.
Ils insistent pour que je leur raconte tout, je leur raconte les cours, et le château.
Je leurs dit que je me suis fait des amies.
Je n'ai pas envie de leur parler de Leann, par exemple.
Et je n'ai pas non plus envie de leur parler de Charline.
Je ne suis pas prête.
Je préfère garder ça pour moi.
C'est privé.
Line... qu'est-ce qu'elle fait, en ce moment ?
Ses retrouvailles se sont-elles bien passées ?
Elle aussi avait sans doute besoin de parler du divorce de ses parents.
Il faudra que je pense à lui écrire une lettre.
Mes parents s'émerveillent à chacune de mes paroles.
Enfin, ils font semblant.
A un moment, plus personne ne parle.
Je sais que c'est le moment.
Je ne supporte plus leur attitude.
Il faudrait savoir.
- Alors, comme ça... vous vous séparez ?
Dernière modification par Ginny Ruewen le 5 nov. 2021, 14:08, modifié 1 fois.
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)
Pourtant, rien n'a changé...
Un grand silence accueille ma question.
- Quoi, c'est bien vrai, non ?
Une lueur d'espoir s'allume en moi.
Peut-être... peut-être que c'est une blague.
Que cette lettre ne viens pas de mes parents ?
Je commence à espérer tellement fort que c'est presque la vérité pour moi.
Mes parents ne se seraient jamais séparés.
Pourquoi l'auraient-ils fait, d'ailleurs ?
Mais leur réponse anéantit ma joie.
- Oui... oui, c'est vrai, nous t'avons envoyé une lettre, dit ma mère.
Sans blague, tu l'avais oublié ?
- Et, est-ce que je pourrais avoir l'honneur de savoir pourquoi ?
Cette fois, ma voix et mes paroles ne tâtonnent plus.
En temps normal, ma mère se serait indignée devant tant "d'insolence".
Ma mère à un point de vue spécial sur l'éducation, etc.
Par exemple, l'insolence.
Ce mot ne veux rien dire.
L'insolence, c'est la vérité.
Le respect, c'est le mensonge.
Je respecte mes parents, mais je ne compte pas devoir éternellement mentir sur ce que je ressens juste parce que c'est insolent.
C'est aux adultes d'accepter la vérité.
Pas à leurs enfants de réciter la leur.
Eh bien... commence mon père, nous pouvons partager avec vous la majorités des raisons, mais certaines resteront entre votre mère et moi.
- Pourquoi ? Ça nous concerne !
Je dis ça en regardant ma petite soeur, Maya.
Elle n'a pas dit un mot depuis le début de la discussion : elle est triste, je le vois bien.
C'est à moi de mener la "guerre des parents" et de prendre le devant des troupes, comme quand nous étions petites.
- Non, justement ! Ça ne vous concerne pas !
Ma mère fait signe à mon père de la laisser parler.
Il lui adresse un regard noir, plein de colère.
Mon coeur se brise.
Je ne connaissait pas ce regard, pas entre eux.
Au fur et à mesure que ma mère parle, je me sens mal.
J'aurais peut-être pas dû demander des explications.
Les disputes, les voyages constants de papa, ça, je le savais.
Mais l'ampleur que ça prenait...
Non, je savais pas.
J'ai l'impression que tout ceux à quoi j'ai cru toute ma vie (à savoir ma famille, la solidarité entre nous et toutes ces imbécilités) était retourné pendant que ma soeur et moi on dormait.
- Quoi, c'est bien vrai, non ?
Une lueur d'espoir s'allume en moi.
Peut-être... peut-être que c'est une blague.
Que cette lettre ne viens pas de mes parents ?
Je commence à espérer tellement fort que c'est presque la vérité pour moi.
Mes parents ne se seraient jamais séparés.
Pourquoi l'auraient-ils fait, d'ailleurs ?
Mais leur réponse anéantit ma joie.
- Oui... oui, c'est vrai, nous t'avons envoyé une lettre, dit ma mère.
Sans blague, tu l'avais oublié ?
- Et, est-ce que je pourrais avoir l'honneur de savoir pourquoi ?
Cette fois, ma voix et mes paroles ne tâtonnent plus.
En temps normal, ma mère se serait indignée devant tant "d'insolence".
Ma mère à un point de vue spécial sur l'éducation, etc.
Par exemple, l'insolence.
Ce mot ne veux rien dire.
L'insolence, c'est la vérité.
Le respect, c'est le mensonge.
Je respecte mes parents, mais je ne compte pas devoir éternellement mentir sur ce que je ressens juste parce que c'est insolent.
C'est aux adultes d'accepter la vérité.
Pas à leurs enfants de réciter la leur.
Eh bien... commence mon père, nous pouvons partager avec vous la majorités des raisons, mais certaines resteront entre votre mère et moi.
- Pourquoi ? Ça nous concerne !
Je dis ça en regardant ma petite soeur, Maya.
Elle n'a pas dit un mot depuis le début de la discussion : elle est triste, je le vois bien.
C'est à moi de mener la "guerre des parents" et de prendre le devant des troupes, comme quand nous étions petites.
- Non, justement ! Ça ne vous concerne pas !
Ma mère fait signe à mon père de la laisser parler.
Il lui adresse un regard noir, plein de colère.
Mon coeur se brise.
Je ne connaissait pas ce regard, pas entre eux.
Au fur et à mesure que ma mère parle, je me sens mal.
J'aurais peut-être pas dû demander des explications.
Les disputes, les voyages constants de papa, ça, je le savais.
Mais l'ampleur que ça prenait...
Non, je savais pas.
J'ai l'impression que tout ceux à quoi j'ai cru toute ma vie (à savoir ma famille, la solidarité entre nous et toutes ces imbécilités) était retourné pendant que ma soeur et moi on dormait.
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)
Pourtant, rien n'a changé...
Le repas se termine dans des banalités.
Je ne parle pas du hibou.
Je ne dis pas a mes parents combien le fait de m’annoncer leur séparation dans un hibou comme on souhaite un anniversaire m’a déçue.
Je pensais que dans notre famille, mes parents avaient un minimum d’empathie pour les sentiments de leurs enfants.
Je crois que je me suis trompée.
Ou alors, j’avais juste jusqu’à un certain âge.
Peut-être qu’a partir de l’entrée au collège les parents pensent que leurs enfants se fichent dr tout.
Parce que soit disant les adolescents ne se soucient que d’eux-mêmes.
Fichus préjugés.
Quand je pense que mes parents se fient plus à ces conneries qu’a leur fille.
Je demande à sortir de table, je débarrasse puis monte dans ma chambre.
Mon retour chez moi ne se passe pas comme prévu, ni pour moi, ni pour eux.
Quand j’entre dans ma chambre, j’ai une boule dans la gorge. J’ai l’impression de pénétrer dans la chambre d’une inconnue.
La « moi » d’avant.
Cette Ginny a disparu.
Celle qui avait une « famille parfaite » et qui devrait entrer dans un collège normal.
Envolée !
Disparue.
J’allume mon lecteur MP3.
C’était un rituel, avant.
Je l’écoutais une heure par jour, au minimum.
Ça m’aidait à oublier mes problèmes, et a profiter du moment présent.
A ne plus penser que le lendemain, a l’école, tout le monde me regarderait mal, et que cette fois encore j’avais tout gâché.
Les musiques sont passées, maintenant.
Je ne connais pas celles qui tournent actuellement.
En allant à Poudlard, j’ai laissé tombé une partie de ma vie, et j’ai donné une chance à une autre.
Je ne le regrette pas, évidemment.
Je savais ce que ça impliquait.
Enfin...
Je crois.
Je ne parle pas du hibou.
Je ne dis pas a mes parents combien le fait de m’annoncer leur séparation dans un hibou comme on souhaite un anniversaire m’a déçue.
Je pensais que dans notre famille, mes parents avaient un minimum d’empathie pour les sentiments de leurs enfants.
Je crois que je me suis trompée.
Ou alors, j’avais juste jusqu’à un certain âge.
Peut-être qu’a partir de l’entrée au collège les parents pensent que leurs enfants se fichent dr tout.
Parce que soit disant les adolescents ne se soucient que d’eux-mêmes.
Fichus préjugés.
Quand je pense que mes parents se fient plus à ces conneries qu’a leur fille.
Je demande à sortir de table, je débarrasse puis monte dans ma chambre.
Mon retour chez moi ne se passe pas comme prévu, ni pour moi, ni pour eux.
Quand j’entre dans ma chambre, j’ai une boule dans la gorge. J’ai l’impression de pénétrer dans la chambre d’une inconnue.
La « moi » d’avant.
Cette Ginny a disparu.
Celle qui avait une « famille parfaite » et qui devrait entrer dans un collège normal.
Envolée !
Disparue.
J’allume mon lecteur MP3.
C’était un rituel, avant.
Je l’écoutais une heure par jour, au minimum.
Ça m’aidait à oublier mes problèmes, et a profiter du moment présent.
A ne plus penser que le lendemain, a l’école, tout le monde me regarderait mal, et que cette fois encore j’avais tout gâché.
Les musiques sont passées, maintenant.
Je ne connais pas celles qui tournent actuellement.
En allant à Poudlard, j’ai laissé tombé une partie de ma vie, et j’ai donné une chance à une autre.
Je ne le regrette pas, évidemment.
Je savais ce que ça impliquait.
Enfin...
Je crois.
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)
Pourtant, rien n'a changé...
Fade.
C’est comme ça que je définirais les musiques que j’amais tellement avant.
C’est sur qu’il y aura un avant... et inévitablement un après.
Qu’est-ce que je suis censée faire au millieu ?
Dans un accès de colère et de... de... tristesse, mon mp3 vole dans la pièce et s’écrase sur le mur dans un bruit sourd.
La, je prends peur.
Quand je suis en colère, je hurle sur les gens.
Mais je ne jette pas des objets.
Il faut que je me calme.
Mais comment pourrais-je me calmer ?
J’entends ma porte s’ouvrir doucement.
Si ce sont mes parents, ils peuvent repartir.
Je n’ai aucune envie de leur parler maintenant.
A vrai dire, je ne sais pas quand j’en aurai envie.
Ce ne sont pas mes parents, c’est ma sœur.
Elle n’a jamais compris le principe de « frapper a la porte ».
D’habitude, on se dispute tout le temps.
Mais là, j’ai l’impression d’être tombée dans un trou noir, et je la soupçonne de ressentir la même chose.
C’est si injuste. De la forcer à ressentir ça alors qu’elle n’a que dix ans.
Elle pourrait profiter de sa vie d’enfant comme j’aurais dû en profiter.
Elle entre, et me demande :
-Ginny... je peux rester avec toi ?
- Oui. Viens.
On reste dans le silence.
Puisqu’on sait que quoi qu’on fasse, c’est impossible que tout redevienne comme avant.
Après un long moment, Maya marmonne :
- Je suis contente que tu sois revenue.
Elle marque une petite pause, puis continue :
- Je ne veut pas rester toute seule. Quand tu sera repartie.
Je ne réponds pas à ça.
Je risquerais d’agraver les choses.
Pour rien au monde je ne laisserai tomber ma sœur, pourtant, c’est ce que j’ai fait et ce que je ferai l’année prochaine.
J’ai été tellement égoïste.
Centrée sur mes délires de nouveaux départs et d’amis, je me suis rarement souciée de savoir ce qu’était le quotidien de Maya.
Je partais du principe que tout allait bien, mais j’aurais dû penser que ce n’était peut-être pas le cas.
Après tout, avant Poudlard, tout était catastrophique.
Pourtant, j’ai souri, et fait semblant que j’avais plein d’amis.
Et si c’était pareil pour elle ?
C’est comme ça que je définirais les musiques que j’amais tellement avant.
C’est sur qu’il y aura un avant... et inévitablement un après.
Qu’est-ce que je suis censée faire au millieu ?
Dans un accès de colère et de... de... tristesse, mon mp3 vole dans la pièce et s’écrase sur le mur dans un bruit sourd.
La, je prends peur.
Quand je suis en colère, je hurle sur les gens.
Mais je ne jette pas des objets.
Il faut que je me calme.
Mais comment pourrais-je me calmer ?
J’entends ma porte s’ouvrir doucement.
Si ce sont mes parents, ils peuvent repartir.
Je n’ai aucune envie de leur parler maintenant.
A vrai dire, je ne sais pas quand j’en aurai envie.
Ce ne sont pas mes parents, c’est ma sœur.
Elle n’a jamais compris le principe de « frapper a la porte ».
D’habitude, on se dispute tout le temps.
Mais là, j’ai l’impression d’être tombée dans un trou noir, et je la soupçonne de ressentir la même chose.
C’est si injuste. De la forcer à ressentir ça alors qu’elle n’a que dix ans.
Elle pourrait profiter de sa vie d’enfant comme j’aurais dû en profiter.
Elle entre, et me demande :
-Ginny... je peux rester avec toi ?
- Oui. Viens.
On reste dans le silence.
Puisqu’on sait que quoi qu’on fasse, c’est impossible que tout redevienne comme avant.
Après un long moment, Maya marmonne :
- Je suis contente que tu sois revenue.
Elle marque une petite pause, puis continue :
- Je ne veut pas rester toute seule. Quand tu sera repartie.
Je ne réponds pas à ça.
Je risquerais d’agraver les choses.
Pour rien au monde je ne laisserai tomber ma sœur, pourtant, c’est ce que j’ai fait et ce que je ferai l’année prochaine.
J’ai été tellement égoïste.
Centrée sur mes délires de nouveaux départs et d’amis, je me suis rarement souciée de savoir ce qu’était le quotidien de Maya.
Je partais du principe que tout allait bien, mais j’aurais dû penser que ce n’était peut-être pas le cas.
Après tout, avant Poudlard, tout était catastrophique.
Pourtant, j’ai souri, et fait semblant que j’avais plein d’amis.
Et si c’était pareil pour elle ?
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)
Pourtant, rien n'a changé...
Maya s’endort très vite après cette conversation, ou plutôt ce monologue.
Ma dernière pensée m’a plongée dans un tourbillon, en plus du trou noir.
Je n’arrive pas à croire que j’ai été si individualiste.
Je n’ai pensé qu’a moi.
Quelle grande sœur pourrie.
Pour me changer les idées, je sors de ma chambre pour aller dans l’escalier.
Depuis toute petite, je me cache en haut pour écouter discrètement les conversations de mes parents.
Pas très moral, je sais.
Mais très utile.
Ce soir, je n’aurais aucun scrupule à me servir de cette technique.
J’écoute mes parents pendant une dizaine de minutes.
Ils parlent de la garde alternée, d’acheter un appartement et même de déménager.
Je suis attachée à ma maison, c’est sûr.
Mais maintenant que je vais à Poudlard, je ne vis plus vraiment ici.
De toute façon de mon côté ce déménagement n’a créé que des catastrophes.
Mais Maya... elle a toute sa vie ici.
En écoutant mes parents, je devine que ce n’est pas la première fois qu’ils en parlent.
Des larmes viennent me brouiller la vue, mais je les refoule.
J’entends mon nom.
Ils évoquent Poudlard, moi, vacances, moi, Poudlard.
Conversation inutile et sans intérêt qu’ils ont déjà dû avoir cent fois.
Mais ce que j’entends là change... tout.
- Je sais ! C’est juste que c’est difficile, pour moi ! De ne pas voir ma fille pendant plusieurs mois d’affilés !
- Oh je t’en prie Andrea, ne recommence pas avec ça.
- Avec ça ? Ça quoi ?
Pendant un instant, plus personne ne parle. Ou plutôt, ne crie.
Et moi, je retiens mon souffle.
- On dirait que tu n’arrives pas a le comprendre. À me comprendre ! Depuis le départ de Ginny, rien n’a changé pour toi !
- Tais toi ! Tu n’en sais rien !
- Oh si, je sais ! Je sais même très bien ! La savoir si loin, si seule dans cette école...
- Tu exagères ! Elle s’y plaît, la bas.
L’ancienne Ginny aurait réconforté ma mère, mais pas moi. Mon père a raison, elle en rajoute des caisses. Je n’ai jamais été seule à Poudlard. Jamais. Pourquoi ne me croit-elle pas ?
- Tu vois ! Tu ne comprends pas ! Je ne veux pas qu’il lui arrive quoi que ce soit ! Nous ne connaissons pas cette école, ni ceux qui la dirigent ! C’est... tu ne semble pas te soucier de sa sécurité !
- Pardon ? Arrête de raconter ces conneries !
Encore une fois, mon père a raison.
Poudlard est un endroit très sûr.
Enfin, je sais qu’il c’est passé des... des choses, cette année.
Mais je m’en suis tenue a l’écart, comme ma mère l’aurait voulu.
Je suis restée en sécurité.
Je ne me suis même pas intéressée à toutes ces histoires d’Urne, et de « Dominion », je crois.
Quelles débilités.
Ça me concerne, comme ça concerne tout les autres. Et c’est bien plus important que les maths ou l’anglais.
Il est temps de décider ce que je veux faire par moi même.
Ma dernière pensée m’a plongée dans un tourbillon, en plus du trou noir.
Je n’arrive pas à croire que j’ai été si individualiste.
Je n’ai pensé qu’a moi.
Quelle grande sœur pourrie.
Pour me changer les idées, je sors de ma chambre pour aller dans l’escalier.
Depuis toute petite, je me cache en haut pour écouter discrètement les conversations de mes parents.
Pas très moral, je sais.
Mais très utile.
Ce soir, je n’aurais aucun scrupule à me servir de cette technique.
J’écoute mes parents pendant une dizaine de minutes.
Ils parlent de la garde alternée, d’acheter un appartement et même de déménager.
Je suis attachée à ma maison, c’est sûr.
Mais maintenant que je vais à Poudlard, je ne vis plus vraiment ici.
De toute façon de mon côté ce déménagement n’a créé que des catastrophes.
Mais Maya... elle a toute sa vie ici.
En écoutant mes parents, je devine que ce n’est pas la première fois qu’ils en parlent.
Des larmes viennent me brouiller la vue, mais je les refoule.
J’entends mon nom.
Ils évoquent Poudlard, moi, vacances, moi, Poudlard.
Conversation inutile et sans intérêt qu’ils ont déjà dû avoir cent fois.
Mais ce que j’entends là change... tout.
- Je sais ! C’est juste que c’est difficile, pour moi ! De ne pas voir ma fille pendant plusieurs mois d’affilés !
- Oh je t’en prie Andrea, ne recommence pas avec ça.
- Avec ça ? Ça quoi ?
Pendant un instant, plus personne ne parle. Ou plutôt, ne crie.
Et moi, je retiens mon souffle.
- On dirait que tu n’arrives pas a le comprendre. À me comprendre ! Depuis le départ de Ginny, rien n’a changé pour toi !
- Tais toi ! Tu n’en sais rien !
- Oh si, je sais ! Je sais même très bien ! La savoir si loin, si seule dans cette école...
- Tu exagères ! Elle s’y plaît, la bas.
L’ancienne Ginny aurait réconforté ma mère, mais pas moi. Mon père a raison, elle en rajoute des caisses. Je n’ai jamais été seule à Poudlard. Jamais. Pourquoi ne me croit-elle pas ?
- Tu vois ! Tu ne comprends pas ! Je ne veux pas qu’il lui arrive quoi que ce soit ! Nous ne connaissons pas cette école, ni ceux qui la dirigent ! C’est... tu ne semble pas te soucier de sa sécurité !
- Pardon ? Arrête de raconter ces conneries !
Encore une fois, mon père a raison.
Poudlard est un endroit très sûr.
Enfin, je sais qu’il c’est passé des... des choses, cette année.
Mais je m’en suis tenue a l’écart, comme ma mère l’aurait voulu.
Je suis restée en sécurité.
Je ne me suis même pas intéressée à toutes ces histoires d’Urne, et de « Dominion », je crois.
Quelles débilités.
Ça me concerne, comme ça concerne tout les autres. Et c’est bien plus important que les maths ou l’anglais.
Il est temps de décider ce que je veux faire par moi même.
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)
Pourtant, rien n'a changé...
Ma mère semble s'étouffer dans ses reproches.
Et moi, je crois que je vais pleurer.
- Ces conneries ? CES CONNERIES ? TU PARLES DE LA SÉCURITÉ DE TA FILLE, BON SANG !
- On en a déjà parlé un milliard de fois-
- Oui mais ça ne suffit pas pour que TU COMPRENNES, POUR UNE FOIS ! Tu as bien vu toutes ces histoires à la télé... ça va mal se finir !
- UNE ÉCOLE EST UNE ÉCOLE ! Elle grandit ! Elle n'a pas besoin de toi pour la protéger, tout le temps !
Je sens mon coeur battre à dix mille à l'heure.
J'ai devant moi la raison des disputes de mes parents...
Autrement dit, la raison de leur séparation.
Moi.
Une larme coule sur ma joue, sans bruit.
Les cris continuent, mais je ne parvient pas à les comprendre.
J'ai l'impression d'être isolée du reste du monde.
C'est ma faute ?
Je ne voulais pas en savoir plus.
Je pensais avoir entendu le pire.
Mais non.
Mon traitre de corps m'a permit d'entendre les phrases suivantes.
Encore plus affreuses.
- ... je n'aime pas ça, c'est trop...
- compliqué ?
J'imagine mon père lever les yeux au ciel en prononçant ce mot.
Ma mère acquiesce dans un petit "oui" avant de poursuivre.
- Pourquoi ne pouvait-elle pas être normale ? Pourquoi est-elle une sorcière, d'ailleurs ? C'est bizarre, elle devient bizarre... je crois que cette école l'a changée ! Et quel sera son avenir, avec ça ?
- Tu vas trop loin, Andrea... souffle mon père.
Je tombe à la renverse dans un grand "BOUM".
J'entends des pas qui montent.
Mon père me regarde, en me faisant signe de me taire.
Puis il redescends, et dit à ma mère :
- Fausse alerte. Elles dorment.
Je me dirige en titubant vers la salle de bain, où je m'enferme.
Puis je m'appuie sur le lavabo et je pleure toutes les larmes de mon corps sans pouvoir m'arrêter.
Et moi, je crois que je vais pleurer.
- Ces conneries ? CES CONNERIES ? TU PARLES DE LA SÉCURITÉ DE TA FILLE, BON SANG !
- On en a déjà parlé un milliard de fois-
- Oui mais ça ne suffit pas pour que TU COMPRENNES, POUR UNE FOIS ! Tu as bien vu toutes ces histoires à la télé... ça va mal se finir !
- UNE ÉCOLE EST UNE ÉCOLE ! Elle grandit ! Elle n'a pas besoin de toi pour la protéger, tout le temps !
Je sens mon coeur battre à dix mille à l'heure.
J'ai devant moi la raison des disputes de mes parents...
Autrement dit, la raison de leur séparation.
Moi.
Une larme coule sur ma joue, sans bruit.
Les cris continuent, mais je ne parvient pas à les comprendre.
J'ai l'impression d'être isolée du reste du monde.
C'est ma faute ?
Je ne voulais pas en savoir plus.
Je pensais avoir entendu le pire.
Mais non.
Mon traitre de corps m'a permit d'entendre les phrases suivantes.
Encore plus affreuses.
- ... je n'aime pas ça, c'est trop...
- compliqué ?
J'imagine mon père lever les yeux au ciel en prononçant ce mot.
Ma mère acquiesce dans un petit "oui" avant de poursuivre.
- Pourquoi ne pouvait-elle pas être normale ? Pourquoi est-elle une sorcière, d'ailleurs ? C'est bizarre, elle devient bizarre... je crois que cette école l'a changée ! Et quel sera son avenir, avec ça ?
- Tu vas trop loin, Andrea... souffle mon père.
Je tombe à la renverse dans un grand "BOUM".
J'entends des pas qui montent.
Mon père me regarde, en me faisant signe de me taire.
Puis il redescends, et dit à ma mère :
- Fausse alerte. Elles dorment.
Je me dirige en titubant vers la salle de bain, où je m'enferme.
Puis je m'appuie sur le lavabo et je pleure toutes les larmes de mon corps sans pouvoir m'arrêter.
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)
Pourtant, rien n'a changé...
Le lendemain matin, je suis réveillée par la lumière du jour. J'ai dormi étendue sur le carrelage, même si je me souviens avoir passé la majorité de la nuit à pleurer.
Je me relève et mon regard s'arrête sur le miroir, et plus précisément mon reflet.
Mes habits sont froissés, mes cheveux emmêlés et en bataille.
Mes yeux sont encore rouges et bouffis.
J'ai des cernes bleu nuit.
Bref, le résultat est particulièrement pathétique.
Même mes yeux verts semblent avoir perdu leur éclat.
J'ai l'air d'une gamine. Une gamine qui a passé la nuit à pleurer.
La fillette que connait ma mère.
Mais je suis forcée d'admettre que j'ai changé au cours des derniers mois.
Avec des gestes brusques, j'attrape une brosse et j'essaie de démêler ma tignasse. Après dix minutes (oui, dix minutes) à me débattre avec mes cheveux, je regarde le résultat.
On dirait une crinière gonflée d'élécricité statique.
Soupir.
Mon regard se pose sur une paire de ciseaux.
Je fais un pas en arrière.
Quand même pas.
Quitte à être dans la salle de bains, je me douche.
Mais dès que je reviens devant le miroir, mon regard est aimanté par les lames.
Je les attrape.
Je peigne mes cheveux, et je les regarde une dernière fois.
Ils m'arrivent en bas du dos.
Je me rappelle de toutes ces années à supplier ma mère de ne couper que les pointes et encore ! parce qu'elle m'obligeait à le faire. J'étais trop fière de mes cheveux.
Mais bon. Je veux changer.
Je suis une sorcière.
Et plus une gamine.
Chaque coup de ciseaux est associé aux des mots de ma mère.
"Pourquoi ne pouvait-elle pas être normale ?"
Couic.
Elle devient bizarre.
Couic.
Quel sera son avenir, avec ça ?
Couic, couic, couic.
Adieu, la petite fille modèle.
A la fin, mes cheveux arrivent sous mes épaules et je dois avouer que ça me va plutôt bien.
Par contre, le sèche cheveux a révélé que seules mes longueurs étaient véritablement rousses. Maintenant, mes cheveux ne sont ni bruns, ni roux. Quelque part entre les deux.
Sourire dans le miroir.
Je me relève et mon regard s'arrête sur le miroir, et plus précisément mon reflet.
Mes habits sont froissés, mes cheveux emmêlés et en bataille.
Mes yeux sont encore rouges et bouffis.
J'ai des cernes bleu nuit.
Bref, le résultat est particulièrement pathétique.
Même mes yeux verts semblent avoir perdu leur éclat.
J'ai l'air d'une gamine. Une gamine qui a passé la nuit à pleurer.
La fillette que connait ma mère.
Mais je suis forcée d'admettre que j'ai changé au cours des derniers mois.
Avec des gestes brusques, j'attrape une brosse et j'essaie de démêler ma tignasse. Après dix minutes (oui, dix minutes) à me débattre avec mes cheveux, je regarde le résultat.
On dirait une crinière gonflée d'élécricité statique.
Soupir.
Mon regard se pose sur une paire de ciseaux.
Je fais un pas en arrière.
Quand même pas.
Quitte à être dans la salle de bains, je me douche.
Mais dès que je reviens devant le miroir, mon regard est aimanté par les lames.
Je les attrape.
Je peigne mes cheveux, et je les regarde une dernière fois.
Ils m'arrivent en bas du dos.
Je me rappelle de toutes ces années à supplier ma mère de ne couper que les pointes et encore ! parce qu'elle m'obligeait à le faire. J'étais trop fière de mes cheveux.
Mais bon. Je veux changer.
Je suis une sorcière.
Et plus une gamine.
Chaque coup de ciseaux est associé aux des mots de ma mère.
"Pourquoi ne pouvait-elle pas être normale ?"
Couic.
Elle devient bizarre.
Couic.
Quel sera son avenir, avec ça ?
Couic, couic, couic.
Adieu, la petite fille modèle.
A la fin, mes cheveux arrivent sous mes épaules et je dois avouer que ça me va plutôt bien.
Par contre, le sèche cheveux a révélé que seules mes longueurs étaient véritablement rousses. Maintenant, mes cheveux ne sont ni bruns, ni roux. Quelque part entre les deux.
Sourire dans le miroir.
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)
Pourtant, rien n'a changé...
Un peu plus tard, je descends dans la cuisine, tranquillement.
Ma mère semble s'étrangler avec son café en me voyant.
- Qu'est-ce que t'as fait à tes cheveux ?
Elle est véritablement chamboulée, et moi, je triomphe.
Bien sûr, elle ne sait pas que je l'ai entendue hier soir, puisque mon père lui a dit que je dormais. D'ailleurs ? Pourquoi a-t-il dit ça ? Il faudra que je lui pose la question.
- Bonjour maman, oui j'ai bien dormi merci et toi ? je lui demande avec ironie (et insolence sans doute de son point de vue.) Oui j'ai un peu raccourci mes cheveux, j'avais envie d'un peu de changement.
Et je souris de plus belle.
- Par contre, il est où papa ?
- Alors, reprends ma mère d'un ton sec, de un tu parle pas comme ça a ta mère. De deux, tu aurais pu m'en parler avant de faire une bêtise ! Regarde, tu as fait ça n'importe comment !
C'est vrai que ce n'est pas parfait, mais je préfère ça. De toute façon, rien n'est jamais assez parfait pour ma mère. Surtout quand il s'agit de mon apparence.
- C'est mes cheveux, ça me regarde. Du coup, pour papa ?
Ma mère soupire.
- Très bien, si tu veux vraiment saccager tes cheveux juste pour changer...
Oh oh. Je flaire le piège.
- Ce n'est pas pour plaire aux garçons, j'espère ?
Je rougis violemment.
- N'importe quoi !
Là, ma mère est complètement à côté.
De un, je ne cherche à plaire à personne.
De deux j'ai déjà une copine.
De trois... j'ai cru comprendre que justement, je n'aimait pas les garçons.
"Pourquoi ne pouvait-elle pas être normale ? Elle devient bizarre..."
Une vague de nausée m'envahit.
Et si pour elle, ça me rendait encore moins normale ? Et si elle ne l'acceptait pas ?
J'ai bien fait de ne pas lui dire... et je ne lui dirait pas.
C'est beaucoup trop risqué.
Ma mère semble s'étrangler avec son café en me voyant.
- Qu'est-ce que t'as fait à tes cheveux ?
Elle est véritablement chamboulée, et moi, je triomphe.
Bien sûr, elle ne sait pas que je l'ai entendue hier soir, puisque mon père lui a dit que je dormais. D'ailleurs ? Pourquoi a-t-il dit ça ? Il faudra que je lui pose la question.
- Bonjour maman, oui j'ai bien dormi merci et toi ? je lui demande avec ironie (et insolence sans doute de son point de vue.) Oui j'ai un peu raccourci mes cheveux, j'avais envie d'un peu de changement.
Et je souris de plus belle.
- Par contre, il est où papa ?
- Alors, reprends ma mère d'un ton sec, de un tu parle pas comme ça a ta mère. De deux, tu aurais pu m'en parler avant de faire une bêtise ! Regarde, tu as fait ça n'importe comment !
C'est vrai que ce n'est pas parfait, mais je préfère ça. De toute façon, rien n'est jamais assez parfait pour ma mère. Surtout quand il s'agit de mon apparence.
- C'est mes cheveux, ça me regarde. Du coup, pour papa ?
Ma mère soupire.
- Très bien, si tu veux vraiment saccager tes cheveux juste pour changer...
Oh oh. Je flaire le piège.
- Ce n'est pas pour plaire aux garçons, j'espère ?
Je rougis violemment.
- N'importe quoi !
Là, ma mère est complètement à côté.
De un, je ne cherche à plaire à personne.
De deux j'ai déjà une copine.
De trois... j'ai cru comprendre que justement, je n'aimait pas les garçons.
"Pourquoi ne pouvait-elle pas être normale ? Elle devient bizarre..."
Une vague de nausée m'envahit.
Et si pour elle, ça me rendait encore moins normale ? Et si elle ne l'acceptait pas ?
J'ai bien fait de ne pas lui dire... et je ne lui dirait pas.
C'est beaucoup trop risqué.
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)
Pourtant, rien n'a changé...
- Bon... termine ma mère d'un ton méfiant.
Normalement cela met fin à la discussion, mais j'en ai pas fini d'être gênée.
Deux mois... deux très longs mois...
Pour ajoutez à ça, ma soeur débarque en sautillant.
- Oooooh vous parlez de garçons ?
Je rougis encore plus (si c'est possible). Maya a dix ans, l'âge parfait pour esquiver ce genre de questions tout en fourrant son petit nez DANS MES AFFAIRES.
- Non, non et non. On ne parle de rien du tout. Logique ! Y a rien à dire ! Promis !
Menteuse. Menteuse, menteuse, menteuse.
- Maman me faisait juste des reproches sur mes cheveux.
- Pourquoi tes che... commence Maya, sourcils froncés. Ah ! Mais j'avais pas vu ! C'est trop beau ! Non en vrai ça te va trop bien pourquoi t'es pas d'accord maman ?
Au moins, ma soeur est de mon côté.
Elle regarde ses propres cheveux, longs jusqu'au milieu du dos, d'un vrai roux.
- Je t'interdis de faire pareil Maya, gronde ma mère. C'est vrai que ça lui va bien. Ça la vieillit un peu.
Pour moi, c'est un compliment.
C'est exactement ce que je voulais. Changer.
Ne plus être la petite fille modèle de ma mère qui passait des heures à me coiffer et à m'habiller, où à me déguiser en princesse. J'aimerais bien revenir à cette époque, mais j'ai douze ans.
Pas quatre.
J'essaie de changer de sujet : ce n'est pas en pleurant ma vie de bébé que j'en redeviendrait un.
- Maintenant, tu veux bien répondre à ma question sur papa que tu a consciemment ignorée depuis dix minutes ? dis-je avec insistance.
- Quoi ?
Personne ne réponds à ma soeur.
Très bien. Hier soir, votre père est allé chez sa soeur. Vous savez qu'il n'a pas encore son appartement.
Je fronce les sourcils. Cette version me semble bien romancée.
Ma mère doit s'apercevoir que je la regarde bizarrement, puisqu'elle se lâche complètement.
- D'ACCORD ! VOTRE PÈRE ET MOI ON S'EST ENCORE DISPUTÉS A CAUSE DE SON EGOISME ET DE SON IRRESPONSABILITÉ ! IL A CLAQUÉ LA PORTE ET S'EST BARRÉ DE LA MAISON ! C'EST BON, TU EST CONTENTE ?
Normalement cela met fin à la discussion, mais j'en ai pas fini d'être gênée.
Deux mois... deux très longs mois...
Pour ajoutez à ça, ma soeur débarque en sautillant.
- Oooooh vous parlez de garçons ?
Je rougis encore plus (si c'est possible). Maya a dix ans, l'âge parfait pour esquiver ce genre de questions tout en fourrant son petit nez DANS MES AFFAIRES.
- Non, non et non. On ne parle de rien du tout. Logique ! Y a rien à dire ! Promis !
Menteuse. Menteuse, menteuse, menteuse.
- Maman me faisait juste des reproches sur mes cheveux.
- Pourquoi tes che... commence Maya, sourcils froncés. Ah ! Mais j'avais pas vu ! C'est trop beau ! Non en vrai ça te va trop bien pourquoi t'es pas d'accord maman ?
Au moins, ma soeur est de mon côté.
Elle regarde ses propres cheveux, longs jusqu'au milieu du dos, d'un vrai roux.
- Je t'interdis de faire pareil Maya, gronde ma mère. C'est vrai que ça lui va bien. Ça la vieillit un peu.
Pour moi, c'est un compliment.
C'est exactement ce que je voulais. Changer.
Ne plus être la petite fille modèle de ma mère qui passait des heures à me coiffer et à m'habiller, où à me déguiser en princesse. J'aimerais bien revenir à cette époque, mais j'ai douze ans.
Pas quatre.
J'essaie de changer de sujet : ce n'est pas en pleurant ma vie de bébé que j'en redeviendrait un.
- Maintenant, tu veux bien répondre à ma question sur papa que tu a consciemment ignorée depuis dix minutes ? dis-je avec insistance.
- Quoi ?
Personne ne réponds à ma soeur.
Très bien. Hier soir, votre père est allé chez sa soeur. Vous savez qu'il n'a pas encore son appartement.
Je fronce les sourcils. Cette version me semble bien romancée.
Ma mère doit s'apercevoir que je la regarde bizarrement, puisqu'elle se lâche complètement.
- D'ACCORD ! VOTRE PÈRE ET MOI ON S'EST ENCORE DISPUTÉS A CAUSE DE SON EGOISME ET DE SON IRRESPONSABILITÉ ! IL A CLAQUÉ LA PORTE ET S'EST BARRÉ DE LA MAISON ! C'EST BON, TU EST CONTENTE ?
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)
Pourtant, rien n'a changé...
Une semaine plus tard
Mal... je me sent mal.
Abandonnée.
Mon père était de mon côté, pourtant. Je me souviens de ses paroles, ce soir là. Il a dit "Tu vas trop loin, Andrea...". Et il avait... je sais pas.
J'avais l'impression qu'il le pensait.
Mais sans doute pas, puisqu'il est parti sans se demander ce qu'on allait faire, nous.
Par "nous", je veux dire Maya et moi.
Ma mère ne compte pas.
Elle est incapable de dire devant moi ce qu'elle a dit à mon père et puis...
Enfin bon, j'ai du mal à croire que ma mère soit comme ça.
Je reste dans ma chambre autant que possible pour ne pas la voir.
Je ne lui ait pas pardonné, et ce n'est pas prêt d'arriver.
Après les larmes, place à la colère. Surtout quand elle joue la maman déprimée qui a trop besoin du soutien de ses filles.
Dont l'une est selon elle pas normale et bizarre... que dirait-elle si je lui parlait de Charline ? Cette question revient de plus en plus souvent.
Est-ce que ma mère me trouverait encore plus bizarre ? Tellement bizarre qu'elle me pousserait à partir, comme mon père ? Là tout de suite, ce n'est pas l'envie qu'il m'en manque.
Et puis, les parents de Charline sont des sorciers, non ? Qu'en penserait ma mère ? Trouverait elle Liline trop bizarre pour fréquenter sa fille ?
Fréquenter... je commence à parler comme elle.
Mais je suis pas comme elle !
Au fond, c'est un peu comme Leann Jacky.
Elle, elle ne supporte pas les Nés-Moldus.
Ma mère deviendra t-elle comme elle en parlant des sorciers ?
Me dira-t-elle un jour que nous ne sommes pas de la même éspèce, comme l'a fait Leann ?
2A RP, 13 ans - Membre de l'L'O.S.P.P.F.D signature de Melissa Dodson ! - absente, mais plus pour longtemps !
« C’était le paradis au beau milieu de l’enfer » (Twilight)