On a qu'à faire comme si c'était rien
Mercredi 3 Septemnre 2047
Aux alentours de 18h30
Dans le parc de Poudlard non loin du lac
Beau temps malgré quelques nuages blancs qui cachent parfois le soleil
@Clarke Kane
Aux alentours de 18h30
Dans le parc de Poudlard non loin du lac
Beau temps malgré quelques nuages blancs qui cachent parfois le soleil
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Septembre. Nouvelle année qui commençait et pourtant il y avait bien des choses qui ne changeait pas. Ce matin aux aurores, Aliénor était partie courir avant d’aller en cours, entre midi et deux, elle avait piqué des fruits à table et était allé voler un peu au terrain d’entrainement, et ce soir, après les cours et avant le diner, un nouvel entrainement l’attendait. Durant tout l’été ça avait été la même rengaine. Comme à chaque fois, ces parents l’avait inscrite à un stage de karaté d’une semaine, elle courait au parc tous les jours et squattait la salle de boxe et les cours avec Sam. Elle ne s’arrêtait plus, délaissant presque le dessin qui quand même lui permettait de se reposer avant de dormir. Les courbatures étaient monnaie courante chez elle et elle n’y prêtait pas plus d’attention. Et avec cette rentrée… Elle ne pouvait pas y prêter attention.
Alors qu’elle courait dans le parc pour s’échauffer avant de réviser ses katas la jeune fille se refaisait les matchs de l’année passée en boucle dans la tête. Ils avaient perdu, une nouvelle fois. Alors oui tout était différent, les règles, le fonctionnement en général… Tout avait été chamboulé. Mais quand même, les Hel’s avaient perdu et elle ne pouvait pas laisser ça arriver une nouvelle fois. Elle devait organiser les recrutements pour la rentrée, organiser les entrainements aussi, et pour ça elle devait analyser leurs matchs pour trouver leur faiblesse. Les débuts de matchs, ils géraient, mais tout dégringolait toujours plus tard dans le match. Ils avaient comme un point de rupture et elle…
Tout ce stoppa dans sa tête. Alors qu’elle courrait près du lac son pied glissa sur une pierre pourtant bien sèche grâce au soleil de Septembre qui avait encore des allures d’été. Elle glissa de tout son long et se retrouva sur la berge du lac, allongée sur le côté. Elle était juste tombée d’un mètre ou un peu plus, mais les rebords du lac étaient parfois encombrés de racines et de pierres qui surélevaient le parc par rapport aux eaux de Poudlard. Cette chute n’avait rien d’exceptionnel et pourtant une douleur irradia sa jambe et plus précisément le côté de son mollet droit. Elle se retourna, maintenant assise sur la berge et observa sa jambe. En short, sa jambe laissait apparaitre une belle blessure courrant de son genou à au-dessus de sa malléole et qui saignait un peu.
-Merde…
Elle se retourna, cherchant le coupable et son regard se posa sur le rocher sur lequel elle avait glissé. Il avait dut se casser durant l’été, il était fendu net et cette fente avait créé une aspérité sur la roche, aspérité qui avait déchiré la peau de la jeune fille.
-Ben bravo, c’est ça de pas regarder où on met les pieds Ali.
Elle attrapa sa baguette, toujours rangée dans l’étui accroché à sa cuisse. Heureusement que ces bouts de bois étaient plus solides que ce qu’ils en avaient l’air. Elle pointa sa baguette vers sa jambe et lança un simple Episkey dessus.
Sa blessure se referma mais pas entièrement. La blessure devait être un peu trop grande pour ce simple sort. Mais ça suffira. Elle avisa les bandes qui recouvrait ses mains et ses poignets depuis maintenant 3 ans et qui servaient à dissimuler les nombreuses cicatrices qui couvraient ses mains et appliqua cette bande sur son mollet. Elle sera bien la bande, si elle voulait continuer son entrainement, ça ne devait pas glisser, alors l’heure était à l’application.
Et voilà! Si quelque chose ne convient pas n'hésite pas à me le dire!
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
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03 Septembre 2047
Parc
@Alienor Delphillia
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Cela faisait quelques jours que j'étais revenue à Poudlard pour une nouvelle année. La présence de Sam avait rendu les vacances plus agréables, et surtout moins difficiles. Deux mois à Londres, cela me semblait être quelque chose d'insurmontable. Alors quand j'avais reçu ce hibou de Sam me disant qu'elle venait pour les vacances, j'avais été plus que soulagée. J'étais arrivée quatre jours avant elle, et j'avais passé mon temps sur le Chemin de Traverse ou dans les différents parcs de Londres. Puis elle est arrivée, et j'ai cru revivre. Elle m'a même emmené voir maman. On a pleuré toutes les deux. Oui, moi, j'ai pleuré. Mais ça nous a fait du bien à l'une comme à l'autre.
En bref, j'avais passé un superbe été. Mais, comme toutes les bonnes choses ont une fin, les vacances se sont terminées. Sam est repartie, et moi j'ai pris le large vers Poudlard. J'étais mitigée. Ma baguette me manquait, le parc et le lac aussi, sans parler de mes amies - même si je m'en étais éloignée l'année passée. Mais il y avait des choses - ou plutôt des personnes - que je ne souhaitais pas revoir. Heureusement, tout se passait bien pour l'instant. Je reprend doucement mes marques. Et ça me fait du bien.
Ce soir, j'ai décidé d'aller courir un peu. J'avais repris lentement cette été, entraînant Sam avec moi. Mais je restais prudente. J'ai retenu la leçon. La santé avant tout.
Je prend une grande inspiration avant de commencer doucement à courir. Durant plusieurs minutes, je cours en profitant du soleil qui se promène sur ma peau. Qu'est-ce que ça fait du bien ! Puis au loin, j'aperçois une fille tomber au sol. En m'approchant, j'observe la scène. Elle sort sa baguette, lance un sort qui referme en partie sa blessure. Puis elle retire les bandes qui entourent ses mains et ses poignets pour les enrouler autour de sa blessure. Pas sûre que ça soit une bonne manière de se soigner. Cette situation te semblait trop familière pour que je ne fasse rien. J'avais fait la même chose l'année dernière : j'avais ignoré les signaux, et résultat je me suis mise en danger.
- Tu sais, il y a un infirmier à Poudlard. Il saura sans doute te soigner ça. Dis-je en montrant sa blessure d'un coup de menton. Parce qu'un sort, je suis pas sûre que ça soit la solution.
Quand on me regarde dans les yeux, je pétrifie à vie.
Marraine • UDS • Clarke Kane • Couleur RP : #484c67
Trouvaille d'avatar par la merveilleuse Ava Meywood
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Alors qu’elle s’appliquait à terminer son œuvre, une voix fit sursauter la jeune fille. Aliénor fit pivoter son buste dans la direction d’où provenait la voix féminine et ces yeux trouvèrent les yeux clairs d’une fille plus jeune qu’elle. La batteuse des Hel’s fronça les sourcils avant d’hausser les épaules et de se retourner pour reprendre son bandage et le terminer.
-J’sais pas qui t’as demandé ton avis mais pas moi en tous cas.
Elle se prenait pour qui elle à donner des conseils à Aliénor. Elle en faisait tous les jours du sport et ce depuis des années maintenant, elle courrait dans ce parc depuis sa première année et ce n’est ni la première, ni la dernière fois qu’elle se faite une petite blessure en faisant du sport et ce n’est pas une petite miss je-sais-tout qui allait lui expliquer la vie sur un fond de soi-disant bon sens. Cette fille ne savait certainement pas de quoi elle parlait et elle avait décidé de l’ouvrir pour essayer de passer pour un héros ou elle ne savait quoi. Pourquoi diable tout le monde avait envie de s’inquiéter pour elle et lui donner des conseils sur comment gérer sa vie. C’est bon, elle savait comment elle fonctionnait ce n’était pas la peine d’en faire tout un drame.
Aliénor soupira lourdement avant de se relever. Mais au moment de s’appuyer sur sa jambe, sa blessure la lança. Ben oui, elle ne s’était pas loupé la petite Aliénor ! La jeune fille grimaça et sa main droite s’accrocha à son genou. Elle siffla entre ses dents avant de se redresser. Elle avait l’habitude, elle se prenait des coups de cognard plusieurs fois par match et elle ne s’arrêtait pas pour autant. Elle avait l’habitude de passer outre la douleur. Elle se retourna, faisant face à la fille qui l’avait accostée et arqua un sourcil en l’observant. Elle était en tenue de sport. Aliénor ne l’avait pas remarqué avant. Mais bon, faire du sport ne voulait pas dire qu’elle avait raison. Certes cette fille était peut-être un petit peu moins exaspérante grâce à cette information, mais ça ne faisait pas tout. Elle voulait se mêler de choses qui ne la regardait pas, donc qu’elle dégage.
-J’sais pas qui t’as demandé ton avis mais pas moi en tous cas.
Elle se prenait pour qui elle à donner des conseils à Aliénor. Elle en faisait tous les jours du sport et ce depuis des années maintenant, elle courrait dans ce parc depuis sa première année et ce n’est ni la première, ni la dernière fois qu’elle se faite une petite blessure en faisant du sport et ce n’est pas une petite miss je-sais-tout qui allait lui expliquer la vie sur un fond de soi-disant bon sens. Cette fille ne savait certainement pas de quoi elle parlait et elle avait décidé de l’ouvrir pour essayer de passer pour un héros ou elle ne savait quoi. Pourquoi diable tout le monde avait envie de s’inquiéter pour elle et lui donner des conseils sur comment gérer sa vie. C’est bon, elle savait comment elle fonctionnait ce n’était pas la peine d’en faire tout un drame.
Aliénor soupira lourdement avant de se relever. Mais au moment de s’appuyer sur sa jambe, sa blessure la lança. Ben oui, elle ne s’était pas loupé la petite Aliénor ! La jeune fille grimaça et sa main droite s’accrocha à son genou. Elle siffla entre ses dents avant de se redresser. Elle avait l’habitude, elle se prenait des coups de cognard plusieurs fois par match et elle ne s’arrêtait pas pour autant. Elle avait l’habitude de passer outre la douleur. Elle se retourna, faisant face à la fille qui l’avait accostée et arqua un sourcil en l’observant. Elle était en tenue de sport. Aliénor ne l’avait pas remarqué avant. Mais bon, faire du sport ne voulait pas dire qu’elle avait raison. Certes cette fille était peut-être un petit peu moins exaspérante grâce à cette information, mais ça ne faisait pas tout. Elle voulait se mêler de choses qui ne la regardait pas, donc qu’elle dégage.
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Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
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03 Septembre 2047
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La réponse de la Poufsouffle me prend de court. J'étais vraiment comme ça, moi aussi ? Bon, je le suis encore certainement - on ne change pas en un claquement de doigts - mais quand même... La sensation est étrange, et la situation encore plus familière.
Alors que la fille se relève, elle grimace en saisissant son genou. Elle pensait vraiment qu'un sort règlerait le problème ? Je sais qu'elle est plus âgée que moi et donc qu'elle connaît plus de sorts, mais la magie a, à mon sens, des limites et ne peut pas tout régler. Encore moins quand on est ado.
- Je sais que tu m'as pas demandé mon avis, et à dire vrai je m'en fous un peu que tu le veuilles ou pas, je te le donne quand même : c'est pas une bonne idée de continuer ta course. Tu vas juste aggraver les choses.
Oh, et j'en savais quelque chose ! Il y a quelques mois, j'étais sur un des lits de l'infirmerie entre Mister O'Belt et Miss Miller à cause de ma santé, suite à un malaise qui avait signé le début de ma longue guérison. Je n'avais pas écouté mon corps, j'en ai payé les conséquences. Et encore, si ces deux élèves ne m'avaient pas trouvé écroulé sur le sol du hall, la situation aurait empiré et les conséquences auraient été beaucoup plus grave et inquiétante. Alors forcément, face à cette fille, je ne peux pas rester sans rien faire. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai envie d'aider quelqu'un. Et je ne lâcherais pas le morceau.
Quand on me regarde dans les yeux, je pétrifie à vie.
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Ah mais c’est qu’elle ne voulait visiblement pas partir ! Telle une moule accrochée à son rocher, elle s’obstinait à vouloir arrêter Aliénor. Mais alors que la jeune fille voulu couper la parole à cette fille, une question interne l’arrêta : Pourquoi ? Pourquoi diable cette fille ne voulait pas qu’Aliénor reprenne sa course, pourquoi ne pas la laisser faire sa connerie en paix ? Pourquoi juste ne pas partir et économiser du temps et de l’énergie ? Soit elle était vraiment bizarre, soit elle avait quelque chose derrière la tête. C’était les deux seules raisons possible et les deux pouvaient très bien se combiner.
Aliénor fronça les sourcils un instant avant de faire un pas en direction de la fille. Son regard ne la lâchait pas, elle voulait découvrir ce qu’elle avait en tête, c’était bien trop étrange, elle était bien trop étrange.
-Pourquoi tu m’laisse pas faire ce que j’veux ?
Un peu en contre-bas par rapport à elle à cause de la chute, elle ne se rabaissait pas sur elle-même pour autant. Elle restait droite et fière, comme si cette blessure c’était déjà du passé. Instinctivement sa main droite, toujours couverte par sa bande passa sur sa main gauche maintenant démunie et plus particulièrement sur la flopée de petite cicatrices qui recouvrait ses phalanges. Pas par gène non, mais plus par protection pour ne pas avoir affaire à la pitié de cette fille qui était déjà un peu trop encombrante.
-J’veux dire, ça te fera rien à toi, que je continue. Que j’me fasse mal ou pas, c’est mon problème pas l’tien.
Au moins elle savait ce qu’Aliénor pensait. Elle savait ce qu’elle faisait, mais la réaction de cette fille, posée et ferme l’intriguait quelque peu. Elle pencha la tête sur le côté, le regard toujours fixé sur elle. Étrange personnage.
Aliénor fronça les sourcils un instant avant de faire un pas en direction de la fille. Son regard ne la lâchait pas, elle voulait découvrir ce qu’elle avait en tête, c’était bien trop étrange, elle était bien trop étrange.
-Pourquoi tu m’laisse pas faire ce que j’veux ?
Un peu en contre-bas par rapport à elle à cause de la chute, elle ne se rabaissait pas sur elle-même pour autant. Elle restait droite et fière, comme si cette blessure c’était déjà du passé. Instinctivement sa main droite, toujours couverte par sa bande passa sur sa main gauche maintenant démunie et plus particulièrement sur la flopée de petite cicatrices qui recouvrait ses phalanges. Pas par gène non, mais plus par protection pour ne pas avoir affaire à la pitié de cette fille qui était déjà un peu trop encombrante.
-J’veux dire, ça te fera rien à toi, que je continue. Que j’me fasse mal ou pas, c’est mon problème pas l’tien.
Au moins elle savait ce qu’Aliénor pensait. Elle savait ce qu’elle faisait, mais la réaction de cette fille, posée et ferme l’intriguait quelque peu. Elle pencha la tête sur le côté, le regard toujours fixé sur elle. Étrange personnage.
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Et voilà que maintenant cette fille s'obstinent à connaître les raisons qui me poussent à insister autant sur son cas. Je n'avais pas du tout prévu de parler de moi. Je voulais juste l'aider, pourquoi est-ce qu'elle ne pouvait tout simplement pas m'écouter sans faire d'histoire ? Ca aurait été plus simple pour tout le monde !
C'est vrai qu'en apparence elle n'a pas tort : c'est sa santé, pas la mienne. Mais j'ai vécu ça il y a peu de temps et je m'en voudrai trop de ne rien faire. Surtout depuis l'épisode à Gringotts. En frôlant la mort, on se remet en question. Je veux vraiment aider les autres. Il faut bien que ce que j'ai vécu serve à quelque chose de positif ! Je n'ai pas envie d'avoir les problèmes de santé de cette Poufsouffle sur la conscience. Pas alors que j'aurais pu y changer quelque chose.
- Ouais, c'est sûr que c'est pas ma santé qu'est en jeu. Enfin de toute façon il s'agit même pas d'un jeu. Tu te rends compte au moins que c'est une grosse connerie de faire ça ? Que ça peut avoir de grosses conséquences sur ta santé ?
J'avais fait exprès de ne pas exprimer les raisons pour lesquelles je forçais à ce point. Cependant si elle ne voulait toujours pas m'écouter, je n'aurais pas vraiment d'autres choix. S'il fallait ça pour qu'elle comprenne, alors je parlerais. Ou du moins j'essaierai au mieux.
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La tête d’Aliénor revint à la verticale alors que la fille lui répondait. Elle arqua un sourcil. Une belle connerie ? De quoi ? Courir avec une petite blessure à moitié guérie sur la jambe ? Ça va elle allait s’en remettre, elle en avait vu d’autres. Pourquoi diable cette fille prenait tant les choses à cœur ? Elle était incompréhensible, du moins Aliénor ne parvenait pas à la mettre dans une case comme elle le faisait d’habitude assez facilement avec chaque personne qu’elle croisait. Mais là, ça avait l’air différent.
Mais clairement, elle n’avait ni l’envie ni le temps de discutailler avec cette fille, au combien elle était mystérieuse. Aliénor s’avança donc d’un pas. La douleur c’était atténuée ou alors elle s’y habituait mais dans tous les cas c’était bon signe. Elle grimpa sur la terre ferme qui surplombait d’un petit mètre la rive. Elle s’appuya fortement sur sa jambe pour se hisser à hauteur de sa camarade. Elle ne put retenir une grimace quand son muscle se contracta mais elle passa vite à autre chose. Ça n’allait pas l’arrêter.
-Bon écoute, t’as pas l’air méchante, mais j’en ai vu d’autres. C’est pas une petite coupure qui va avoir de grosses conséquences sur ma santé je t’assure.
Non, cette blessure était insignifiante, comme les blessures de ces mains qui étaient si nombreuses qu’elles ne cicatrisaient pas avec Episkey, comme ce cognard qu’elle c’était pris et avait laissé une marque sur sa tempe, comme toutes ces petites blessures qui individuellement n’avaient pas d’impact sur la santé de la jeune fille mais mises bout à bout pouvait certainement la fragiliser. Tout comme le fait que ces repas du matin et du soir se constituaient principalement de fruits, ce qui n’était pas une volonté de maigrir ou quoi que ce soit mais plutôt un désir d’aller plus vite et un amour pour les fruits un peu trop prononcé. Mais en avait-elle conscience ? Aucunement. Elle n’y voyait aucun problème. Tous les sportifs se blessent et la plupart n’arrêtent pas leur sport pour ça. Elle voulait être plus forte et pour ça elle passait au-dessus de la douleur, ignorant ce que son corps pouvait lui dire.
Elle se redressa et adressa un sourire poli à sa camarade, ce geste indiquant qu’elle voulait mettre fin à cette discussion quelque peu étrange. Au combien elle pouvait être brute, elle n’avait rien contre cette fille alors elle ne voulait pas non plus faire ce qu’elle aurait pu faire avec quelqu’un qui l’avait énervé, c’est-à-dire partir en courant en bousculant la fille. Elle se retenait et vu les circonstances c’était presque étonnant.
435 mots
Mais clairement, elle n’avait ni l’envie ni le temps de discutailler avec cette fille, au combien elle était mystérieuse. Aliénor s’avança donc d’un pas. La douleur c’était atténuée ou alors elle s’y habituait mais dans tous les cas c’était bon signe. Elle grimpa sur la terre ferme qui surplombait d’un petit mètre la rive. Elle s’appuya fortement sur sa jambe pour se hisser à hauteur de sa camarade. Elle ne put retenir une grimace quand son muscle se contracta mais elle passa vite à autre chose. Ça n’allait pas l’arrêter.
-Bon écoute, t’as pas l’air méchante, mais j’en ai vu d’autres. C’est pas une petite coupure qui va avoir de grosses conséquences sur ma santé je t’assure.
Non, cette blessure était insignifiante, comme les blessures de ces mains qui étaient si nombreuses qu’elles ne cicatrisaient pas avec Episkey, comme ce cognard qu’elle c’était pris et avait laissé une marque sur sa tempe, comme toutes ces petites blessures qui individuellement n’avaient pas d’impact sur la santé de la jeune fille mais mises bout à bout pouvait certainement la fragiliser. Tout comme le fait que ces repas du matin et du soir se constituaient principalement de fruits, ce qui n’était pas une volonté de maigrir ou quoi que ce soit mais plutôt un désir d’aller plus vite et un amour pour les fruits un peu trop prononcé. Mais en avait-elle conscience ? Aucunement. Elle n’y voyait aucun problème. Tous les sportifs se blessent et la plupart n’arrêtent pas leur sport pour ça. Elle voulait être plus forte et pour ça elle passait au-dessus de la douleur, ignorant ce que son corps pouvait lui dire.
Elle se redressa et adressa un sourire poli à sa camarade, ce geste indiquant qu’elle voulait mettre fin à cette discussion quelque peu étrange. Au combien elle pouvait être brute, elle n’avait rien contre cette fille alors elle ne voulait pas non plus faire ce qu’elle aurait pu faire avec quelqu’un qui l’avait énervé, c’est-à-dire partir en courant en bousculant la fille. Elle se retenait et vu les circonstances c’était presque étonnant.
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Bon, là je crois que j'ai plus le choix. Je peux pas la laisser partir comme ça. Elle est décidément bien bornée cette fille ! Mais ça tombe bien, moi aussi.
- Ok, très bien. Vas-y, va courir, va faire ta vie tranquillement en faisant comme si c'était que des petites blessures insignifiantes. Mais sache qu'il va arriver un moment où ton corps va dire stop définitivement et tu pourras plus faire de sport, que ce soit de la course ou du Quidditch.
Je n'arrive pas à me lancer. Cette fille je ne la connais pas, ou plutôt je la connais peu. Je sais seulement qu'elle fait parti de l'équipe de Quidditch des Jaunes. Alors lui déballer mes problèmes de santé comme ça, c'est pas si simple, même si c'est pour une bonne cause. Allez, vas-y, elle comprendra peut-être enfin qu'il faut qu'elle fasse gaffe !
- Ok... Je prend une grande inspiration avant de me lancer. Je te dis pas ça pour rien tu sais. Il y a quelques mois, j'ai fais un malaise dans le Hall de l'école et deux élèves m'ont emmené à l'infirmerie. Après m'avoir ausculté, l'infirmier en a conclu que j'avais fait un malaise vagal. Mais il s'est pas arrêté là. Il a poussé plus loin pour comprendre.
Les images se déroulent dans ma tête en même temps que les mots sortent de ma bouche. Ça avait marqué un sacré tournant cette histoire. Si tu n'avais pas fait ce malaise, ça aurait continué longtemps. Après cette pause, je reprend.
- Je mangeais plus suffisamment depuis un moment, alors mon corps a arrêté de m'envoyer des signaux de faim. Sauf qu'en parallèle, je continuais de courir et de voler en cours. Je dormais plus beaucoup non plus, ce qui n'a pas forcément aidé. L'infirmier a dû faire venir Miss Miller, la psychomage, pour que je sois suivie. Parce que ça venait pas de rien tout ça. C'était de l'angoisse. Mister O'Belt a adapté mon régime alimentaire pour que j'aille mieux. Et je voyais la psychomage pour... Ce qui allait pas dans ma tête. J'ai eu du mal à me rendre compre que j'allais vraiment pas bien. Et si eux ils avaient pas été là, j'ose même pas imaginé les dégâts qu'il y aurait eu.
J'avais détourné le regard de la joueuse. C'est vraiment pas simple de déballer tout ça à une inconnue. A la fin de mon récit, je repose mes yeux sur elle.
- Je te dis pas tout ça pour rien. Si ton corps te dit que ça va pas c'est que ça va pas. Et faut pas que tu l'ignores. Ça a pas été simple de m'en sortir, et je te laisserai certainement pas faire la même bêtise. Même si on se connaît pas.
Quand on me regarde dans les yeux, je pétrifie à vie.
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Aliénor s’arrêta net aux paroles de sa camarade. Comment pouvait-il en être autrement, qui donc pouvait apprendre ça et rester de marbre d’autant plus quand on se reconnaissait dans certains points évoqués ? Aliénor se plongeait dans le sport corps et âme et ce depuis des années maintenant. Il lui arrivait souvent de ne manger que des fruits pour un repas pour justement avoir le temps d’aller s’entrainer. Son sommeil était bon lui mais une boule se forma dans son ventre sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Une sorte d’appréhension de ce qu’il pouvait se passer. Mais ça pouvait vraiment se passer ?
Aliénor tourna doucement la tête pour plonger son regard dans celui de la fille. Elle l’observa intensément. Ça ne se voyait pas. Elle n’avait pas l’air de quelqu’un de malade ou quoi que ce soit, pourquoi ça ne se voyait pas ? Pourquoi elle n’était pas maigre, pourquoi elle n’était pas plus pâle que ça ? Pourquoi n’y avait-il pas un signe qu’elle allait mal ? Pour Aliénor allait si bien en apparence si son corps le vivait mal ? Comment diable pouvait-elle le savoir ? Elle prit une profonde inspiration tout en réfléchissant aux mots de la brune.
-C’est vrai ?
Ça pouvait paraitre très déplacé voire carrément offensant, mais elle avait besoin de cette approbation, qu’on lui dise que oui tout pouvait aller bien en apparence mais tout n’allait pas forcément bien pour notre corps. Aliénor leva sa main débandée et la montra à la fille dévoilant les innombrables cicatrices qui la parcouraient. Des micros cicatrices, dues à des micros coupures mais qui ne disparaissaient plus sou l’effet du sortilège de guérison. Elle les cachait pour éviter les questions. Mais cette fille, elle avait elle aussi des cicatrices, mais invisible et elle lui avait dévoilé alors Aliénor se sentait obligée de lui dévoiler les siennes.
-Episkey ne suffit plus pour faire disparaitre les cicatrices…
Elle rapprocha sa main d’elle et passa les doigts de son autre main sur ces phalanges abimées. Les paroles de la fille l’avaient touchés, bien plus que ce qu’elle n’aurait pu le penser ou que ce qu’elle ne s’autoriserait normalement. Elle remonta son regard sur son visage.
-Je peux pas arrêter le sport…C’est tout ce que je suis. Mais je veux pas m’empêcher moi-même d’en faire.
Elle réfléchissait à plein régime ne sachant plus exactement où elle en était. Elle s’entrainait chaque jour, que ce soit pour le quidditch ou d’autres sports. Faire du sport faisait partie de son bien-être, alors comment pouvait-elle se faire du mal ? Elle n’arrivait pas vraiment à comprendre alors que la réponse était sous ces yeux. Elle oubliait son corps pour continuer. Tous les joueurs de quidditch faisaient la même chose en soi. Mettez-les en maillot de bain côte à côte et il ne sera pas compliqué de voir les dégâts causés par ce sport. Des bleus sur tous le corps. C’était le cas pour Aliénor du moins, mais tout le monde se prenait des coups de cognards.
-Ils t’on dit quoi ? O’Belt et Miller ?
Elle en était sortie ? Elle avait réussi, elle mangeait de nouveau normalement ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête mais une en particulier : Sans ce malaise, s’en serait-elle rendue compte ?
Aliénor tourna doucement la tête pour plonger son regard dans celui de la fille. Elle l’observa intensément. Ça ne se voyait pas. Elle n’avait pas l’air de quelqu’un de malade ou quoi que ce soit, pourquoi ça ne se voyait pas ? Pourquoi elle n’était pas maigre, pourquoi elle n’était pas plus pâle que ça ? Pourquoi n’y avait-il pas un signe qu’elle allait mal ? Pour Aliénor allait si bien en apparence si son corps le vivait mal ? Comment diable pouvait-elle le savoir ? Elle prit une profonde inspiration tout en réfléchissant aux mots de la brune.
-C’est vrai ?
Ça pouvait paraitre très déplacé voire carrément offensant, mais elle avait besoin de cette approbation, qu’on lui dise que oui tout pouvait aller bien en apparence mais tout n’allait pas forcément bien pour notre corps. Aliénor leva sa main débandée et la montra à la fille dévoilant les innombrables cicatrices qui la parcouraient. Des micros cicatrices, dues à des micros coupures mais qui ne disparaissaient plus sou l’effet du sortilège de guérison. Elle les cachait pour éviter les questions. Mais cette fille, elle avait elle aussi des cicatrices, mais invisible et elle lui avait dévoilé alors Aliénor se sentait obligée de lui dévoiler les siennes.
-Episkey ne suffit plus pour faire disparaitre les cicatrices…
Elle rapprocha sa main d’elle et passa les doigts de son autre main sur ces phalanges abimées. Les paroles de la fille l’avaient touchés, bien plus que ce qu’elle n’aurait pu le penser ou que ce qu’elle ne s’autoriserait normalement. Elle remonta son regard sur son visage.
-Je peux pas arrêter le sport…C’est tout ce que je suis. Mais je veux pas m’empêcher moi-même d’en faire.
Elle réfléchissait à plein régime ne sachant plus exactement où elle en était. Elle s’entrainait chaque jour, que ce soit pour le quidditch ou d’autres sports. Faire du sport faisait partie de son bien-être, alors comment pouvait-elle se faire du mal ? Elle n’arrivait pas vraiment à comprendre alors que la réponse était sous ces yeux. Elle oubliait son corps pour continuer. Tous les joueurs de quidditch faisaient la même chose en soi. Mettez-les en maillot de bain côte à côte et il ne sera pas compliqué de voir les dégâts causés par ce sport. Des bleus sur tous le corps. C’était le cas pour Aliénor du moins, mais tout le monde se prenait des coups de cognards.
-Ils t’on dit quoi ? O’Belt et Miller ?
Elle en était sortie ? Elle avait réussi, elle mangeait de nouveau normalement ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête mais une en particulier : Sans ce malaise, s’en serait-elle rendue compte ?
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@Alienor Delphillia
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Elle repose ses yeux sur moi, m'observant attentivement. Lorsqu'elle ouvre enfin la bouche, je ne peux m'empêcher de hausser un sourcil ? Comment ça, ''c'est vrai ?'' ? Pourquoi est-ce que j'irais raconter des salades ? Des images me reviennent en mémoire, me faisant grimacer. Le déni. J'ai eu à peu près la même réaction face à Mister O'Belt. Je ne voulais pas y croire. Et à cet instant, je suis sûre qu'elle cherche des excuses dans sa tête pour ne pas avoir à y croire. Alors, d'un hochement de tête, je réponds silencieusement à ses deux mots.
La brune me montre alors le bras duquel elle a ôté un bandage quelques minutes plus tôt. Mes yeux tombent sur de nombreuses cicatrices. Certaines semblent récentes, d'autres en revanche semblent beaucoup plus anciennes. Tout ça, c'est pas nouveau. Ça fait longtemps. Sans doute trop longtemps. Mes yeux restaient bloqués sur ses cicatrices, même lorsqu'elle ramène sa main contre elle. J'entends la suite de ses paroles, et elles tournent dans ma tête. Lorsqu'elle me demande ce qu'on dit O'Belt et Miller, je m'assois au sol maladroitement. Je ne peux plus tenir debout, mes jambes ne supportent plus mon corps. Je prends le temps de respirer et ferme les yeux. Je savais que j'aurais du mal, j'en avais pas encore parlé, mais à ce point... Non, je n'imaginais pas.
Je laisse quelques minutes passer pour remettre de l'ordre dans ma tête. Et lorsque je me sens de reprendre, je rouvre la bouche, mon regard perdu sur un point au loin.
- Je pouvais pas continuer. Je mangeais quasiment plus, alors mon corps n'avait pas assez d'énergie. Je pouvais plus faire de sport. C'était... Compliqué. Trop compliqué. Au début, je continuais à aller courir de temps en temps. Quand je tenais plus en place. Mais mon corps ne supportait plus. Alors il a fallu que je me raisonne. Ce qui n'a pas été simple. Le sport, j'ai dû faire une croix dessus. Pendant quelques temps. J'ai commencé à reprendre doucement le mois dernier. Mais vraiment doucement. J'allais voir Miller pour régler mes problèmes. Enfin, essayer de les régler. C'est toujours pas entièrement réglé, là-haut... Dis-je en montrant ma tête. Mais au moins, ça me détruit plus la santé. Le coup du malaise, c'était en février. Ce jour-là, je te jure que j'ai brisé toutes mes barrières. O'Belt m'a dit que la situation pouvait pas rester comme ça. Que ma santé et ma vie était en jeu. Et que plus je serais prise en charge tard - aussi bien physiquement que psychologiquement -, plus la guérison serait longue et difficile.
Je m'arrête, repensant à ce fameux jour de février. J'avais fini par pleurer. L'infirmier m'a donné une potion pour calmer mon angoisse et m'aider à me calmer, après le départ de la psychomage. Je devais me reposer, mais j'ai eu du mal à trouver le sommeil, encore plus que d'habitude.
- J'ai jamais su qui était les deux élèves qui m'avaient amené à l'infirmerie ce jour-là. Mais si je le savais, je les remercierais grandement. Et, tu peux me croire, venant de moi c'est un miracle. J'ajoute en riant.
Une larme tombe sur ma main, posée sur ma jambe. Cette même main se posa sur ma joue pleine de larmes. Puis sur l'autre. Merde. Je m'en étais même pas rendue compte. J'essuie mes larmes et respire un bon coup.
- J'avais personne. Je m'étais éloignée des quelques amies que j'avais réussi à me faire - ça aussi c'était un miracle, d'ailleurs. Je les ais mises de côté, volontairement, et je me suis retrouvée face à moi-même. Je savais plus quoi faire. Sans parler du fait qu'une certaine personne ne s'est pas gênée pour continuer de me faire chier. Affronter ça seule, avec pour seules personnes au courant O'Belt et Miller, ça a été ma deuxième grosse connerie. Un repas sauté, ça va vite quand personnes n'est là pour te surveiller. Une course dans un coin bien caché, c'est facile aussi. Je sais qu'on se connaît pas. Je sais pas ce que c'est d'être joueuse de Quidditch, ni même d'en être la capitaine. Je suis peut-être qu'une gamine à tes yeux. Peut-être même qu'une fois que cette conversation sera terminé, tu reprendras ta vie comme si tu m'avais jamais rencontré. Mais je vais pas te laisser faire la même connerie que moi. Je peux pas faire ça. C'est trop important pour que je ferme les yeux. Et s'il faut que j'aille tirer l'infirmier hors de son bureau pour l'emmener jusqu'à ta salle commune, je le ferais. Ça peut te paraître débile. Mais je le ferais.
Quand on me regarde dans les yeux, je pétrifie à vie.
Marraine • UDS • Clarke Kane • Couleur RP : #484c67
Trouvaille d'avatar par la merveilleuse Ava Meywood