Statues de pierre
Vendredi 12 juillet 2047
Jardin des Tuileries, Paris
Début d'après-midi
Jardin des Tuileries, Paris
Début d'après-midi

Dire qu'il y a une semaine, elle n'avait aucune idée qu'elle serait ici, en France !
Ses parents lui avaient fait la surprise ce lundi au petit-déjeuner. Dans la cuisine où le soleil se déversait par la fenêtre au-dessus de l'évier, Constance arrivait après s'être réveillée plus tard qu'elle ne le fait à Poudlard. Elle était contente, elle avait bien dormi. Ses parents l'accueillir avec des croissants et du chocolat chaud et il y avait un passeport avec un bristol dessus. La jeune fille, l'esprit encore un peu dans son lit avait prit une seconde de réflexion avant de comprendre le sens du post-it : ils partaient en vacances en France !
Le petit-déjeuner avait été alors consommé avec gourmandise mais aussi excitation tandis que ses parents lui expliquaient plus en détails le voyage qu'ils allaient effectuer.
Ils étaient arrivés hier midi, après seulement deux heures et demi de train, Gare du Nord avec leurs bagages. Constance était aux anges et regardait tout ce qui l'entourait. Un petit tour de métro et la découverte de leur airbnb dans 19ème plus tard, ils avaient commencé leur aventure parisienne en flânant le long du Canal de l'Ourq et dans le Parc des Buttes-Chaumont. Le soir, ils avaient ensemble établi leur plan de route du lendemain avec entre autres la fameuse Cathédrale Notre-Dame, la Sainte-Chapelle et le Jardin des Tuileries. De là, ils se rendraient ensuite à la Tour Eiffel à pied. Oui, de vrais touristes !
L'ambiance était à la détente et Constance et ses parents parlaient de tout et rien, mais surtout du contenu historique que son père lisait à voix haute de temps en temps sur son téléphone. Une visite culturelle que la jeune fille de 12 ans appréciait pleinement.
En ce début d'après-midi, ils venaient d'arriver au Jardin des Tuileries. Les quelques moutons dans le ciel du matin s'en était allé et la température était agréable. En T-shirt à manches courtes et en pantacourt, Constance marchait quelques mètres derrière ses parents qui se tenaient la main. De temps en temps, elle s'arrêtait près d'une des grandes statues de pierre, observant avec attention les traits des protagonistes, tandis que ses parents s'arrêtaient quelques mètres plus loin, profitant d'un instant à deux devant une autre oeuvre.
La statue devant laquelle elle venait de s'arrêter représentait un centaure à taille réelle en train de se battre avec une... femme? La châtaine ne savait que penser de cette représentation. Elle demeurait silencieuse, ses pensées affluant sous son crâne. Le sculpteur avait-il déjà vu un réel centaure ? Après tout, les centaures existent, elle n'en avait pas encore vu de ses yeux mais elle avait lu un chapitre sur eux dans son livre parlant des créatures magiques. La statue était sculptée de sorte qu'elle était très réaliste, jusqu'aux plis de peau, le relief des muscles, les crins de la queue, la forme des sabots. Mais pourquoi avoir représenté ce centaure dans une posture aussi combative ? Et avec cette femme nue ? Pourquoi représenter cette magnifique créature magique comme un être agressif, barbare ?
- Constance, tu viens ? l'appela au loin son père.
- Oui, oui, j'arrive... répondit-elle vaguement.
Se pouvait-il que le sculpteur soit un sorcier ? ou au contraire un homme moldu mais ayant assisté à un combat de cette nature ? Ou était-ce seulement le fruit de son imagination ?
Complètement absorbée par ses réflexions, elle entendit, plus qu'elle ne vit, des pas sur le gravillon à quelques pas d'elle.
592- @Ellana Duchêne, j'espère que ce premier post te convient
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Statues de pierre
Ellana regardait le soleil se lever par la fenêtre du salon. Elle se tenait derrière les rideaux, de fins voiles violet pâle, triturant avec ses mains une mèche de cheveux qui sortait de son chignon mal fait. Elle préférait laisser ses cheveux détachés, libre au vent, mais en juillet, ça tenait plus chaud : relever ses cheveux en un chignon la rafraichissait un peu. Elle aimait la chaleur de l'été, mais parfois, c'était trop : toutefois, elle n'en venait jamais à vouloir retourner en hiver.
Ses genoux remontés contre sa poitrine, elle était encore en chemise de nuit, bleu sombre orné de petites étoiles.
La nuit enlevait son manteau noir, remplacé par la belle aube : une nouvelle journée était sur le point de commencer.
Les vacances avaient toujours un air agréable : plus de cours, ni de devoirs ! La brune aimait certes travailler, après un an d'étude, elle avait bien besoin de se reposer... Sauf que, proie aux cauchemars, elle se levait tôt, se couchait tard, et ne dormait pas assez. Elle avait peur de la magie, après l'attaque du Poudlard Express il y a quelque mois, et ce même train rouge était souvent au centre de ses rêves.
Les cernes se creusaient sur son visage fatigué, mais malgré ça, elle avait échangé quelques lettres avec une fille croisée à Poudlard, Erin. Elle avait été un peu embêtée de devoir partir en France avant de pouvoir lui répondre, mais c'était ainsi, et elle avait retrouvé avec joie ses grands-parents paternels.
Après avoir attendu que toute la famille et ses grands-parents soient levés, elle avait mangé son petit déjeuner, profitant de l'atmosphère familiale de ce repas qu'elle avait rapidement oublié après deux années passées au sein d'un château. Gif-sur-Yvette était une ville bien plus calme que Londres et c'était avec un plaisir dissimulé que l'enfant partait se promener dans les rues, Lojae sur les talons. Quand il faisait nuit, la ville semblait endormie et rares étaient les passages de voitures ou de piétons : c'était le moment le plus agréable pour se promener, glisser entre les ombres des lampadaires et observer le ciel noir.
Elle venait souvent à Gif-sur-Yvette, rendre visite à Astrid et Emile Duchêne. Elle y croisait rarement ses cousins, qui ne parlaient pas l'anglais : Gustave était l'enfant de la famille partit vivre ailleurs, loin de sa famille, et il avait fondé toute sa vie là-bas, de l'autre côté de la Manche. Il parlait bien anglais, et son français se perdait un peu au fil du temps - ou alors, était-ce seulement Ellana qui, ne le voyant que rarement lors des vacances, avait oublié à quel point il aimait raconter des histoires en français à ses enfants ?
Ce jour-là, Gustave et sa femme, Alice, avait décidé d'emmener leurs enfants à Paris, pour leur faire un peu visiter la capitale. Leur choix était allé pour un parc, le jardin des Tuileries, plus précisément.
Tous assis dans la voiture, l'atmosphère était légère, et les bavardages allaient de bon train. La radio allumée faisait un petit bruit de fond, que toutefois personne n'écoutait. Ellana, la tête penchée contre la vitre, regardait les paysages défiler, se rapprochant de plus en plus de la grande ville française. Elle n'était pas ravie d'y aller, aimant s'isoler un peu des métropoles qui étaient un peu trop étouffantes et oppressantes à son goût : en même temps, après avoir vécu deux ans dans un immense château, perdu au milieu de nul part et entouré d'un lac noir, il n'était pas illogique de ne pas trouver son bonheur en revenant à la réalité, et aux villes surpeuplées.
Après une heure de route, la famille arriva enfin devant le parc au centre de Paris, passant par la rue de Rivoli. Ils descendirent de la voiture, après s'être garé, et entrèrent dans le parc. La jeune fille n'avait pas le souvenir d'y être déjà allée : les larges allées pouvaient contenir beaucoup de personnes, et pourtant, malgré le soleil qui tapait fort sur leurs têtes, il n'y avait pas grand monde. C'était peut-être étonnant, vu qu'on était en période de vacances scolaires, mais sans doute que le fait qu'on soit un vendredi entrait aussi en compte.
- On va où ? demanda l'ainée à son père, en français.
- Je n'sais pas... Tu veux voir quoi ? lui répondit Gustave, dans la même langue.
Ellana se sentait plus à l'aise à parler dans la langue du pays qu'en anglais : elle avait un peu moins l'impression de venir d'un endroit inconnu. Néanmoins, c'était toujours étrange d'entendre des brides de conversation dans une autre langue que celle qu'elle parlait couramment. Elle comprenait, certes, mais avait toujours un peu de mal à s'exprimer. D'un mouvement de tête, elle montra une direction avant de l'emprunter, tenant la main de son père et marchant à ses côtés.
Sa mère et ses frères et sœurs, eux, étaient allés voir un petit marchand. Ils se retrouveraient plus tard.
Son regard se promenant un peu partout autour d'elle, ne sachant pas vraiment si elle était fâchée ou non que ses parents l'aient emmenée ici, elle ne put s'empêcher de fixer une statue, qui semblait avoir également retenu l'attention d'une autre fille, brune, ayant sans doute à peu près le même âge qu'elle. Intriguée par la créature représentée, elle entendit la jeune fille répondre à son père en anglais. Ainsi, elle n'était pas la seule touriste ? Etonnée, bien qu'elle n'aurait pas du l'être, elle fit quelques pas, fixant l'enfant. Il lui semblait l'avoir déjà vu... Et plusieurs fois. Mais où ?
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Ses genoux remontés contre sa poitrine, elle était encore en chemise de nuit, bleu sombre orné de petites étoiles.
La nuit enlevait son manteau noir, remplacé par la belle aube : une nouvelle journée était sur le point de commencer.
***
Les vacances avaient toujours un air agréable : plus de cours, ni de devoirs ! La brune aimait certes travailler, après un an d'étude, elle avait bien besoin de se reposer... Sauf que, proie aux cauchemars, elle se levait tôt, se couchait tard, et ne dormait pas assez. Elle avait peur de la magie, après l'attaque du Poudlard Express il y a quelque mois, et ce même train rouge était souvent au centre de ses rêves.
Les cernes se creusaient sur son visage fatigué, mais malgré ça, elle avait échangé quelques lettres avec une fille croisée à Poudlard, Erin. Elle avait été un peu embêtée de devoir partir en France avant de pouvoir lui répondre, mais c'était ainsi, et elle avait retrouvé avec joie ses grands-parents paternels.
Après avoir attendu que toute la famille et ses grands-parents soient levés, elle avait mangé son petit déjeuner, profitant de l'atmosphère familiale de ce repas qu'elle avait rapidement oublié après deux années passées au sein d'un château. Gif-sur-Yvette était une ville bien plus calme que Londres et c'était avec un plaisir dissimulé que l'enfant partait se promener dans les rues, Lojae sur les talons. Quand il faisait nuit, la ville semblait endormie et rares étaient les passages de voitures ou de piétons : c'était le moment le plus agréable pour se promener, glisser entre les ombres des lampadaires et observer le ciel noir.
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Elle venait souvent à Gif-sur-Yvette, rendre visite à Astrid et Emile Duchêne. Elle y croisait rarement ses cousins, qui ne parlaient pas l'anglais : Gustave était l'enfant de la famille partit vivre ailleurs, loin de sa famille, et il avait fondé toute sa vie là-bas, de l'autre côté de la Manche. Il parlait bien anglais, et son français se perdait un peu au fil du temps - ou alors, était-ce seulement Ellana qui, ne le voyant que rarement lors des vacances, avait oublié à quel point il aimait raconter des histoires en français à ses enfants ?
Ce jour-là, Gustave et sa femme, Alice, avait décidé d'emmener leurs enfants à Paris, pour leur faire un peu visiter la capitale. Leur choix était allé pour un parc, le jardin des Tuileries, plus précisément.
Tous assis dans la voiture, l'atmosphère était légère, et les bavardages allaient de bon train. La radio allumée faisait un petit bruit de fond, que toutefois personne n'écoutait. Ellana, la tête penchée contre la vitre, regardait les paysages défiler, se rapprochant de plus en plus de la grande ville française. Elle n'était pas ravie d'y aller, aimant s'isoler un peu des métropoles qui étaient un peu trop étouffantes et oppressantes à son goût : en même temps, après avoir vécu deux ans dans un immense château, perdu au milieu de nul part et entouré d'un lac noir, il n'était pas illogique de ne pas trouver son bonheur en revenant à la réalité, et aux villes surpeuplées.
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Après une heure de route, la famille arriva enfin devant le parc au centre de Paris, passant par la rue de Rivoli. Ils descendirent de la voiture, après s'être garé, et entrèrent dans le parc. La jeune fille n'avait pas le souvenir d'y être déjà allée : les larges allées pouvaient contenir beaucoup de personnes, et pourtant, malgré le soleil qui tapait fort sur leurs têtes, il n'y avait pas grand monde. C'était peut-être étonnant, vu qu'on était en période de vacances scolaires, mais sans doute que le fait qu'on soit un vendredi entrait aussi en compte.
- On va où ? demanda l'ainée à son père, en français.
- Je n'sais pas... Tu veux voir quoi ? lui répondit Gustave, dans la même langue.
Ellana se sentait plus à l'aise à parler dans la langue du pays qu'en anglais : elle avait un peu moins l'impression de venir d'un endroit inconnu. Néanmoins, c'était toujours étrange d'entendre des brides de conversation dans une autre langue que celle qu'elle parlait couramment. Elle comprenait, certes, mais avait toujours un peu de mal à s'exprimer. D'un mouvement de tête, elle montra une direction avant de l'emprunter, tenant la main de son père et marchant à ses côtés.
Sa mère et ses frères et sœurs, eux, étaient allés voir un petit marchand. Ils se retrouveraient plus tard.
Son regard se promenant un peu partout autour d'elle, ne sachant pas vraiment si elle était fâchée ou non que ses parents l'aient emmenée ici, elle ne put s'empêcher de fixer une statue, qui semblait avoir également retenu l'attention d'une autre fille, brune, ayant sans doute à peu près le même âge qu'elle. Intriguée par la créature représentée, elle entendit la jeune fille répondre à son père en anglais. Ainsi, elle n'était pas la seule touriste ? Etonnée, bien qu'elle n'aurait pas du l'être, elle fit quelques pas, fixant l'enfant. Il lui semblait l'avoir déjà vu... Et plusieurs fois. Mais où ?
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Statues de pierre
Constance était là, toujours à contempler la statue du centaure. Une partie d'elle savait que ses parents l'attendaient quelques mètres plus loin mais une autre partie d'elle figeait ses pieds sur place.
La présence qu'elle avait senti non loin ne bougeait plus. Elle sentait tout de même un regard sur elle alors machinalement, elle tourne la tête et croise le regard d'une jeune fille brune, d'à peu près son âge, Constance ne savait dire - elle n'avait jamais été douée pour deviner l'âge des gens.
Bizarrement, un sentiment de déjà-vu la parcoure, comme si le visage de la jeune fille lui disait quelque chose.
Mais aussi bien Constance peut s'avérer très spontanée avec les gens qu'elle connait, autant lorsqu'elle ne connait pas, elle n'est pas du genre à alpaguer une personne. Surtout pour un drôle de sentiment de déjà-vu.
Elle sourit poliment et détourne le regard pour le reposer sur le centaure de pierre. La jeune fille devait être française. Quelle était la probabilité qu'elle connaisse vraiment cette jeune fille ?
Si elle va la voir et commence à lui parler, si elle ne la prend pas pour une folle, il de forte chance que la brunette ne comprenne pas un strict mot de ce qu'elle dirait.
Non, elle devait se tromper...
- Constance ! Tu viens ? la rappelle son père.
Son prénom la détourne de ses pensées et de la statue. Elle avise son père qui s'est détaché de sa mère, postée près d'une grande fontaine. A quelques pas, il lui fait un signe, visiblement intrigué par le comportement de sa fille.
Jetant de nouveau un regard en coin vers la brunette, Constance hésite et répond alors :
- J'arrive, j'arrive !
Puis, comme à regret - contre elle-même de ne pas oser... - elle s'éloigne de la statue, rejoignant son père quelques pas plus loin. Celui-ci lui sourit en secouant la tête.
- Bah alors ? t'étais perdue dans tes pensées ? Qu'est ce que cette statue avait de si particulier ? Tournant la tête pour l'observer de loin, il repère les sabots, le torse. C'est pas un centaure ? Ah toi, tu as encore la tête dans tes livres. Les vacances ne sont-elles pas un moyen de prendre l'air et se changer les idées, mmh ? demande-t-il en souriant en posant une main affectueusement sur l'épaule de Constance.
- Si si... oui, c'était un centaure. Il est très réalise en fait, oui j'sais bien, j'en ai jamais vu en vrai sauf les illustrations dans mon livre, indique-t-elle en haussant les yeux vers le ciel, faisant référence à l'ouvrage sur les créatures magiques qu'elle avait pris un immense plaisir à lire l'année précédente. Le truc c'est que... j'comprend pas pourquoi le centaure, là... il a été sculpté de cette façon ? Ils sont pas censés être si...offensifs, si agressifs. T'vois ?
Son père fronce un peu les sourcils, concentré sur les propos et questionnements de Constance. Sa fille semblait avoir réellement réfléchi à la question et semblait bien embêtée.
Par réflexe, il tourne la tête vers la statue, en quête d'une réponse à donner à sa fille mais regarde au final Constance avec un air désolé.
- Désolé ma puce, je n'sais pas. Tu sais, ce n'est qu'une sculpture ! L'art est la représentation pleinement subjective de l'imagination de l'artiste. Au froncement de sourcils de Constance, il rit et explicita son propos : pour le sculpteur, qui était sûrement... tu sais... fit-il en baissant la voix, non-sorcier, il n'a jamais vu de centaure donc lorsqu'il a sculpté cette statue, il a laissé tout bonnement son imagination le guider. Tu vois ?
Constance acquiesce machinalement. Elle comprenait mais elle trouvait ça injuste. Injuste de représenter une créature qu'on ne connait pas d'une manière négative. Qu'est ce qui avait pu justifier un tel acte ? La peur de l'inconnu ?
Elle lève alors les yeux vers son père.
- Vous êtes pressés ou bien j'ai le temps encore d'observer les autres statues ? Je ne les ai pas encore toutes observées.
- Pressés ? Non, on est en vacances ma puce, mais... tu sais il y en a pas mal dans le Parc...
Pensif, il tourne la tête vers sa femme qui, intriguée revenait vers eux, et lui explique brièvement l'envie de Constance de rester encore un peu.
- On est pas pressés, sourit Mary, encore quelques minutes ? Juste... ne t'aventure pas trop loin, demande-t-elle en regardant bien dans les yeux sa fille. Je veux pouvoir te voir en permanence, d'accord ?
- Oui promis. Merci M'man ! sourit la châtaine.
Après un sourire ravi vers son père qui la regardait amusé, elle retourna près des statues.
Cette fois-ci, elle se dirige vers une statue représentant une grand cheval ailé monté.
D'elle-même, curieuse, elle cherche discrètement du regard, pour une raison qu'elle ignore encore, la jeune fille brune.
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La présence qu'elle avait senti non loin ne bougeait plus. Elle sentait tout de même un regard sur elle alors machinalement, elle tourne la tête et croise le regard d'une jeune fille brune, d'à peu près son âge, Constance ne savait dire - elle n'avait jamais été douée pour deviner l'âge des gens.
Bizarrement, un sentiment de déjà-vu la parcoure, comme si le visage de la jeune fille lui disait quelque chose.
Mais aussi bien Constance peut s'avérer très spontanée avec les gens qu'elle connait, autant lorsqu'elle ne connait pas, elle n'est pas du genre à alpaguer une personne. Surtout pour un drôle de sentiment de déjà-vu.
Elle sourit poliment et détourne le regard pour le reposer sur le centaure de pierre. La jeune fille devait être française. Quelle était la probabilité qu'elle connaisse vraiment cette jeune fille ?
Si elle va la voir et commence à lui parler, si elle ne la prend pas pour une folle, il de forte chance que la brunette ne comprenne pas un strict mot de ce qu'elle dirait.
Non, elle devait se tromper...
- Constance ! Tu viens ? la rappelle son père.
Son prénom la détourne de ses pensées et de la statue. Elle avise son père qui s'est détaché de sa mère, postée près d'une grande fontaine. A quelques pas, il lui fait un signe, visiblement intrigué par le comportement de sa fille.
Jetant de nouveau un regard en coin vers la brunette, Constance hésite et répond alors :
- J'arrive, j'arrive !
Puis, comme à regret - contre elle-même de ne pas oser... - elle s'éloigne de la statue, rejoignant son père quelques pas plus loin. Celui-ci lui sourit en secouant la tête.
- Bah alors ? t'étais perdue dans tes pensées ? Qu'est ce que cette statue avait de si particulier ? Tournant la tête pour l'observer de loin, il repère les sabots, le torse. C'est pas un centaure ? Ah toi, tu as encore la tête dans tes livres. Les vacances ne sont-elles pas un moyen de prendre l'air et se changer les idées, mmh ? demande-t-il en souriant en posant une main affectueusement sur l'épaule de Constance.
- Si si... oui, c'était un centaure. Il est très réalise en fait, oui j'sais bien, j'en ai jamais vu en vrai sauf les illustrations dans mon livre, indique-t-elle en haussant les yeux vers le ciel, faisant référence à l'ouvrage sur les créatures magiques qu'elle avait pris un immense plaisir à lire l'année précédente. Le truc c'est que... j'comprend pas pourquoi le centaure, là... il a été sculpté de cette façon ? Ils sont pas censés être si...offensifs, si agressifs. T'vois ?
Son père fronce un peu les sourcils, concentré sur les propos et questionnements de Constance. Sa fille semblait avoir réellement réfléchi à la question et semblait bien embêtée.
Par réflexe, il tourne la tête vers la statue, en quête d'une réponse à donner à sa fille mais regarde au final Constance avec un air désolé.
- Désolé ma puce, je n'sais pas. Tu sais, ce n'est qu'une sculpture ! L'art est la représentation pleinement subjective de l'imagination de l'artiste. Au froncement de sourcils de Constance, il rit et explicita son propos : pour le sculpteur, qui était sûrement... tu sais... fit-il en baissant la voix, non-sorcier, il n'a jamais vu de centaure donc lorsqu'il a sculpté cette statue, il a laissé tout bonnement son imagination le guider. Tu vois ?
Constance acquiesce machinalement. Elle comprenait mais elle trouvait ça injuste. Injuste de représenter une créature qu'on ne connait pas d'une manière négative. Qu'est ce qui avait pu justifier un tel acte ? La peur de l'inconnu ?
Elle lève alors les yeux vers son père.
- Vous êtes pressés ou bien j'ai le temps encore d'observer les autres statues ? Je ne les ai pas encore toutes observées.
- Pressés ? Non, on est en vacances ma puce, mais... tu sais il y en a pas mal dans le Parc...
Pensif, il tourne la tête vers sa femme qui, intriguée revenait vers eux, et lui explique brièvement l'envie de Constance de rester encore un peu.
- On est pas pressés, sourit Mary, encore quelques minutes ? Juste... ne t'aventure pas trop loin, demande-t-elle en regardant bien dans les yeux sa fille. Je veux pouvoir te voir en permanence, d'accord ?
- Oui promis. Merci M'man ! sourit la châtaine.
Après un sourire ravi vers son père qui la regardait amusé, elle retourna près des statues.
Cette fois-ci, elle se dirige vers une statue représentant une grand cheval ailé monté.
D'elle-même, curieuse, elle cherche discrètement du regard, pour une raison qu'elle ignore encore, la jeune fille brune.
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Statues de pierre
Ellana ne parvenait pas à détacher son regard de l'enfant, qui était devant elle. Pourquoi cette fille lui semblait-elle si intéressante, tout à coup ? Intriguée, elle se demandait bien où elle pouvait l'avoir vue. Elle n'avait pas une mémoire particulièrement développée sur les visages, mais c'était une drôle de coïncidence que cette jeune fille parle anglais... L'avait-elle déjà croisée à Londres, lors d'une de ses balades ? Mais ça devait être récent, car sinon, elle n'aurait pas dû se souvenir de son visage...
Constance. Ainsi, cette brune s'appelait Constance, comme un homme - son père ? - venait de l'appeler. Où avait-elle déjà croisé une Constance ? Peut-être à l'école ? Ou alors, dans la rue à Londres ? Elle n'en savait rien, et ce petit indice de prénom ne l'aidait pas vraiment.
Demeurant immobile devant la statue, un peu devant son père qui observait les alentours, sans s'intéresser autant qu'elle à la représentation du centaure, elle ne voulait pas attirer l'attention de la fille qui se nommait Constance. Cependant, elle ne put s'empêcher de laisser ses oreilles trainer un peu trop loin, essayant d'écouter la conversation qu'avait la fille avec ses parents - ou si ce n'était pas ses parents, les deux adultes qui l'accompagnaient. Le fait qu'elle parlait en anglais l'aidait un peu à comprendre : nul doute qu'elle n'aurait rien compris si Constance avait parlé en français. Leur discussion portait sur les centaures, et Ellana avait comme l'impression qu'il y avait plein de sous-entendus dans leur conversation, du moins, dans ce qu'elle entendait. Peut-être aussi était-ce qu'elle en oubliait parfois que tout le monde ne connaissait pas l'existence des centaures ?
Quand l'homme baissa la voix en répondant à l'enfant, la jeune adolescente en fut interpelée, et cela ne la poussa qu'à tendre encore plus l'oreille : quand on chuchotait, c'était qu'on ne voulait pas qu'on entende ce qu'on dise, à part son interlocuteur. Encore plus intriguée, Ellana ne saisit pas le début du mot, mais ce qu'elle avait compris - sorciers - éclaircissait un peu ses pensées. Qui d'autre qu'un sorcier pouvait associer le centaure avec les sorciers ? Peut-être qu'elle était un peu paranoïaque et qu'elle pensait voir des sorciers partout, bien qu'ils ne soient qu'une minorité par rapport aux moldus ?
En tout cas, elle avait eu ce qu'elle voulait. C'était peut-être assez indiscret d'écouter les conversations, mais à présent, elle se demandait si elle n'avait pas croiser Constance dans les couloirs de l'école de sorcellerie qu'elle fréquentait. Perdue dans ses pensées, elle sursauta quand son père lui toucha l'épaule, avant de se retourner vers lui, le visage toujours pensif.
- Ca va ? demanda Gustave, en anglais cette fois-ci. Il semblait un peu soucieux, et bien qu'il connaissait sa fille, il ne pouvait s'empêcher de se poser des questions sur son état.
- Oui, j'vais bien, répondit Ellana. Désolée, la statue m'a intriguée. Elle aussi avait oublié de s'exprimer en français, répondant machinalement dans sa langue maternelle.
Reportant son regard vers Constance, elle n'arrivait à l'en détacher. Pourquoi ? Elle n'oserait certainement pas l'aborder, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'une sorcière de Poudlard, en vacances en France, à Paris, au même endroit et au même moment qu'elle. Quelles étaient les probabilités pour que tout cela se passe ?
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Constance. Ainsi, cette brune s'appelait Constance, comme un homme - son père ? - venait de l'appeler. Où avait-elle déjà croisé une Constance ? Peut-être à l'école ? Ou alors, dans la rue à Londres ? Elle n'en savait rien, et ce petit indice de prénom ne l'aidait pas vraiment.
Demeurant immobile devant la statue, un peu devant son père qui observait les alentours, sans s'intéresser autant qu'elle à la représentation du centaure, elle ne voulait pas attirer l'attention de la fille qui se nommait Constance. Cependant, elle ne put s'empêcher de laisser ses oreilles trainer un peu trop loin, essayant d'écouter la conversation qu'avait la fille avec ses parents - ou si ce n'était pas ses parents, les deux adultes qui l'accompagnaient. Le fait qu'elle parlait en anglais l'aidait un peu à comprendre : nul doute qu'elle n'aurait rien compris si Constance avait parlé en français. Leur discussion portait sur les centaures, et Ellana avait comme l'impression qu'il y avait plein de sous-entendus dans leur conversation, du moins, dans ce qu'elle entendait. Peut-être aussi était-ce qu'elle en oubliait parfois que tout le monde ne connaissait pas l'existence des centaures ?
Quand l'homme baissa la voix en répondant à l'enfant, la jeune adolescente en fut interpelée, et cela ne la poussa qu'à tendre encore plus l'oreille : quand on chuchotait, c'était qu'on ne voulait pas qu'on entende ce qu'on dise, à part son interlocuteur. Encore plus intriguée, Ellana ne saisit pas le début du mot, mais ce qu'elle avait compris - sorciers - éclaircissait un peu ses pensées. Qui d'autre qu'un sorcier pouvait associer le centaure avec les sorciers ? Peut-être qu'elle était un peu paranoïaque et qu'elle pensait voir des sorciers partout, bien qu'ils ne soient qu'une minorité par rapport aux moldus ?
En tout cas, elle avait eu ce qu'elle voulait. C'était peut-être assez indiscret d'écouter les conversations, mais à présent, elle se demandait si elle n'avait pas croiser Constance dans les couloirs de l'école de sorcellerie qu'elle fréquentait. Perdue dans ses pensées, elle sursauta quand son père lui toucha l'épaule, avant de se retourner vers lui, le visage toujours pensif.
- Ca va ? demanda Gustave, en anglais cette fois-ci. Il semblait un peu soucieux, et bien qu'il connaissait sa fille, il ne pouvait s'empêcher de se poser des questions sur son état.
- Oui, j'vais bien, répondit Ellana. Désolée, la statue m'a intriguée. Elle aussi avait oublié de s'exprimer en français, répondant machinalement dans sa langue maternelle.
Reportant son regard vers Constance, elle n'arrivait à l'en détacher. Pourquoi ? Elle n'oserait certainement pas l'aborder, mais elle avait l'impression qu'il s'agissait d'une sorcière de Poudlard, en vacances en France, à Paris, au même endroit et au même moment qu'elle. Quelles étaient les probabilités pour que tout cela se passe ?
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Statues de pierre
Alors qu'elle observait le Pégase sculpté, se demandant vaguement qui était cet individu le chevauchant, s'il était lui aussi le fruit de l'imagination de son sculpteur... la châtaine entendit quelques mots en anglais à quelques pas d'elle. Et ce n'était pas des voix familières. Tournant discrètement la tête, ses yeux lui confirmèrent d'où provenaient les voix.
De l'anglais à Paris, voilà quelque chose de singulier selon Constance ! D'accord, on était dans une ville touristique mais tout de même ! Quelle était la probabilité que la fille brune stationnée près du centaure avec son père, dont le visage lui rappelait un étrange sentiment de déjà-vu, parlât anglait ?
Se pourrait-il qu'elle aussi soit scolarisée à Poudlard ? D'où le fait que son visage qui lui disait quelque chose ? Le fait qu'elle parle anglais avec une telle aisance semblait être comme une pièce du puzzle.
Poussant un petit soupir par le nez, toute son attention était désormais accaparée par la jeune fille brune à quelques mètres d'elle.
J'y vais, j'y vais pas ? J'y vais ?
Jetant machinalement un regard du côté de ses parents, elle avisa sa mère, ses lunettes de soleil sur le nez, qui la regardait de loin, tout en tenant la main de son père. Celui-ci lui parlait alors elle détourna la tête pour l'écouter plus attentivement.
Constance coula alors un regard vers la brunette, indécise au plus haut point.
Au pire, que peut-il se passer ? Elle va me dire que je fais erreur et pis voilà, non ?
Prenant un inspiration pour se donner du courage, ne voulant pas rester sur cette indécision plus longtemps, elle attendit que le père de la jeune fille s'écarte de celle-ci pour s'approcher à son tour.
Parcourant les quelques mètres qui les séparaient, Constance fit comme si elle voulait de nouveau observer le centaure et adressa un sourire poli à la brune lorsqu'elle se posta à ses côtés.
Un ange passa et son coeur commençait à tambouriner dans sa poitrine. Pourquoi diable se mettait-il dans cet état ?
- Super bien sculpté mais j'ai vraiment du mal à comprendre pourquoi il l'a été dans cette position. Je ne pensais pas que les centaures étaient des créatures aussi agressives. En tout cas, ce n'est pas ce que j'ai appris... glisse-t-elle d'une traite sur un ton relativement bas, comme celui d'une confidence, ses yeux au début détaillant la sculpture avant de se poser fugacement sur le visage de la brune.
Attendant d'avoir croisé le regard de sa supposée compatriote, Constance avait l'impression d'avoir le souffle court. Pourvu que la brune ne la regarde pas comme une folle. Ce sentiment de déjà-vu, cela ne pouvait pas rien dire !
- J'espère que tu m'prendras pas pour une folle mais... j'ai l'impression qu'on s'est déjà vu... dit-elle d'une voix mal assurée.
469 - @Ellana Duchêne
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De l'anglais à Paris, voilà quelque chose de singulier selon Constance ! D'accord, on était dans une ville touristique mais tout de même ! Quelle était la probabilité que la fille brune stationnée près du centaure avec son père, dont le visage lui rappelait un étrange sentiment de déjà-vu, parlât anglait ?
Se pourrait-il qu'elle aussi soit scolarisée à Poudlard ? D'où le fait que son visage qui lui disait quelque chose ? Le fait qu'elle parle anglais avec une telle aisance semblait être comme une pièce du puzzle.
Poussant un petit soupir par le nez, toute son attention était désormais accaparée par la jeune fille brune à quelques mètres d'elle.
J'y vais, j'y vais pas ? J'y vais ?
Jetant machinalement un regard du côté de ses parents, elle avisa sa mère, ses lunettes de soleil sur le nez, qui la regardait de loin, tout en tenant la main de son père. Celui-ci lui parlait alors elle détourna la tête pour l'écouter plus attentivement.
Constance coula alors un regard vers la brunette, indécise au plus haut point.
Au pire, que peut-il se passer ? Elle va me dire que je fais erreur et pis voilà, non ?
Prenant un inspiration pour se donner du courage, ne voulant pas rester sur cette indécision plus longtemps, elle attendit que le père de la jeune fille s'écarte de celle-ci pour s'approcher à son tour.
Parcourant les quelques mètres qui les séparaient, Constance fit comme si elle voulait de nouveau observer le centaure et adressa un sourire poli à la brune lorsqu'elle se posta à ses côtés.
Un ange passa et son coeur commençait à tambouriner dans sa poitrine. Pourquoi diable se mettait-il dans cet état ?
- Super bien sculpté mais j'ai vraiment du mal à comprendre pourquoi il l'a été dans cette position. Je ne pensais pas que les centaures étaient des créatures aussi agressives. En tout cas, ce n'est pas ce que j'ai appris... glisse-t-elle d'une traite sur un ton relativement bas, comme celui d'une confidence, ses yeux au début détaillant la sculpture avant de se poser fugacement sur le visage de la brune.
Attendant d'avoir croisé le regard de sa supposée compatriote, Constance avait l'impression d'avoir le souffle court. Pourvu que la brune ne la regarde pas comme une folle. Ce sentiment de déjà-vu, cela ne pouvait pas rien dire !
- J'espère que tu m'prendras pas pour une folle mais... j'ai l'impression qu'on s'est déjà vu... dit-elle d'une voix mal assurée.
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Statues de pierre
Faibles. Les probabilités de croiser une élève de Poudlard en France, à Paris, le même jour à la même heure étaient faibles. Très faibles. Mais ce n'était toutefois pas impossible. Combien d'éléments que la jeune fille aurait jugé improbables s'étaient passés ces dernières années ? Avant, elle n'aurait jamais cru que les sorciers existaient vraiment : ce n'était que des créatures de contes, comme les ogres ou les trolls. Avant, elle n'aurait jamais pensé devoir apprendre à maîtriser la magie. Avant, elle n'aurait jamais imaginé que le Poudlard Express se fasse attaquer. Tant d'évènements avaient déjà eu lieu dans une si courte vie, tant d'éléments qu'elle ne parvenait même pas à en faire une liste ordonnée dans sa tête. Les probabilités de croiser quelqu'un de Poudlard n'étaient pas nulles ; le doute était permis.
Elle n'arrivait pas à arrêter de fixer Constance, son regard accroché à elle. La fille fit quelques pas vers elle, faisant un peu reculer Ellana. Et si ce n'était pas une élève de Poudlard ? Comment expliquerait-elle qu'elle la regarder depuis un petit bout de temps car elle avait simplement un sentiment de déjà-vu ? S'obligeant à tourner la tête pour arrêter de la regarder, elle avait l'impression de perdre pied, dans toutes les questions qu'elle se posait. Elle n'arrivait pas à détourner le regard. Elle était comme bloquée par sa curiosité. Elle avait envie de crier, de hurler un "au secours", de s'enfuir en courant avant de devoir supporter le courroux de la fille. Mais ses jambes ne bougeaient pas. Son père était immobile, observant d'autres statues ou essayant de deviner où étaient partis sa femme et ses autres enfants.
Une voix chanta à ses oreilles, la tirant de sa transe. C'étaient des commentaires sur la sculpture du centaure, ressemblant beaucoup à ceux qu'elle avait pu entendre entre Constance et son père. Pourquoi cette fille venait-elle lui parler, comme ça, comme si de rien était ? Elle avait forcément remarqué qu'Ellana la fixait depuis un petit bout de temps, non ? Pourquoi faire des remarques sur la position du centaure, si ce n'était pas pour souligner quelque chose dedans... Tant d'indices supplémentaires renforçaient l'impression de la brune de se croire devant une jeune sorcière. Mais.. et si tout cela visait simplement à la déstabiliser ? Que pouvait-elle dire, sans trahir le secret magique ?
Puis, l'autre fillette lui avoua avoir un sentiment de déjà-vu. C'était donc réciproque ? Ca semblait tellement cohérent qu'elle soit également une sorcière, tout portant à le croire ! Mais il ne fallait pas qu'elle dévoile le secret magique, elle ne pouvait pas se permettre de poser une telle question.
- Ce que tu as appris ? releva-t-elle en faisant en sorte d'insister sur ce dernier mot. Comment pouvait-on apprendre des choses sur les centaures, si on ne connaissait pas leur existence ? "Tu penses que de telles créatures existent vraiment ?" continua-t-elle. Elle ne fit pas de remarques sur l'impression qu'elle avait de la connaître, se contentant au strict minimum : Constance était-elle une sorcière ?
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Elle n'arrivait pas à arrêter de fixer Constance, son regard accroché à elle. La fille fit quelques pas vers elle, faisant un peu reculer Ellana. Et si ce n'était pas une élève de Poudlard ? Comment expliquerait-elle qu'elle la regarder depuis un petit bout de temps car elle avait simplement un sentiment de déjà-vu ? S'obligeant à tourner la tête pour arrêter de la regarder, elle avait l'impression de perdre pied, dans toutes les questions qu'elle se posait. Elle n'arrivait pas à détourner le regard. Elle était comme bloquée par sa curiosité. Elle avait envie de crier, de hurler un "au secours", de s'enfuir en courant avant de devoir supporter le courroux de la fille. Mais ses jambes ne bougeaient pas. Son père était immobile, observant d'autres statues ou essayant de deviner où étaient partis sa femme et ses autres enfants.
Une voix chanta à ses oreilles, la tirant de sa transe. C'étaient des commentaires sur la sculpture du centaure, ressemblant beaucoup à ceux qu'elle avait pu entendre entre Constance et son père. Pourquoi cette fille venait-elle lui parler, comme ça, comme si de rien était ? Elle avait forcément remarqué qu'Ellana la fixait depuis un petit bout de temps, non ? Pourquoi faire des remarques sur la position du centaure, si ce n'était pas pour souligner quelque chose dedans... Tant d'indices supplémentaires renforçaient l'impression de la brune de se croire devant une jeune sorcière. Mais.. et si tout cela visait simplement à la déstabiliser ? Que pouvait-elle dire, sans trahir le secret magique ?
Puis, l'autre fillette lui avoua avoir un sentiment de déjà-vu. C'était donc réciproque ? Ca semblait tellement cohérent qu'elle soit également une sorcière, tout portant à le croire ! Mais il ne fallait pas qu'elle dévoile le secret magique, elle ne pouvait pas se permettre de poser une telle question.
- Ce que tu as appris ? releva-t-elle en faisant en sorte d'insister sur ce dernier mot. Comment pouvait-on apprendre des choses sur les centaures, si on ne connaissait pas leur existence ? "Tu penses que de telles créatures existent vraiment ?" continua-t-elle. Elle ne fit pas de remarques sur l'impression qu'elle avait de la connaître, se contentant au strict minimum : Constance était-elle une sorcière ?
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Statues de pierre
La brunette semblait sur la réserve. Bien que Constance soit empreinte de ce sentiment de déjà-vu, elle était embêtée à l'idée de l'embêter. Vous voyez ?
Lorsqu'elle croise son regard, elle semble percevoir de l'hésitation. Oui, ses yeux semblent refléter ce qui se cache sous son propre crâne.
D'une voix mal assurée, et pourtant d'une traite, Constance lui avoue cette impression de déjà-vu.
Mais la brunette marqua une pause et au lieu de répondre à sa dernière phrase, répète un morceau des paroles précédentes. Elle insistait sur le mot "appris" avant de lui demander si selon elle, les centaures existaient réellement.
Oui ! Oui, il existent ! avait envie de s'écrier Constance. Une réaction peut être un peu exagérée mais elle sentait sa poitrine comprimée. Elle était embêtée. Embêtée par cette histoire de Secret Magique. Rah ! Que c'était contraignant ! Mon Dieu !
Se mordillant un peu la lèvre, les yeux se posant alternativement sur le sol, la statue devant elles, ses chaussures... partout sauf vers son visage.
Le fait qu'elle ai répondu en anglais, de façon spontanée, indiquait tout de même qu'il y avait bien une chance qu'elle ne se trompe pas. Et puis surtout, ce sentiment de déjà-vu qui ne la quittait pas, elle ne l'avait pour ainsi dire jamais.
Il fallait qu'elle sache.
- Oui, dit-elle. Tu sais, il y a pas mal de livres qui traitent de tout et de rien. Et donc, quand on cherche bien, il y a des livres sur les créatures mythologiques, commence-t-elle en se maudissant intérieurement de se dégonfler ainsi.
Allez, je peux le faire. J'ai réussi à venir jusqu'à elle, je suis capable de lui suggérer que les centaures existent bel et bien. Et si elle est une sorcière, si elle aussi vient de Poudlard...
Oui mais pourquoi elle n'a pas répondu quand je lui ai confié avoir ce sentiment de déjà-vu ?
Prenant une grande inspiration profonde, elle débita d'une traite, toujours à voix basse de sorte qu'uniquement sa voisine puisse l'entendre - bien qu'il n'y avait pas vraiment d'oreilles à traîner dans cet endroit du parc à cet instant :
- Pis, j'ai de la chance, je suis dans une école où on a une matière où on parle de ce genre de... créatures. Mais bon, j'imagine que ce n'est pas le cas pour toutes les écoles. La mienne est en Ecosse. Et toi, tu es... tu es scolarisée en Angleterre ou... ailleurs ?
Voilà, les dés étaient jetés. Le coeur tambourinant, Constance était comme suspendue aux lèvres de sa compagne.
425 - @Ellana Duchêne
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Lorsqu'elle croise son regard, elle semble percevoir de l'hésitation. Oui, ses yeux semblent refléter ce qui se cache sous son propre crâne.
D'une voix mal assurée, et pourtant d'une traite, Constance lui avoue cette impression de déjà-vu.
Mais la brunette marqua une pause et au lieu de répondre à sa dernière phrase, répète un morceau des paroles précédentes. Elle insistait sur le mot "appris" avant de lui demander si selon elle, les centaures existaient réellement.
Oui ! Oui, il existent ! avait envie de s'écrier Constance. Une réaction peut être un peu exagérée mais elle sentait sa poitrine comprimée. Elle était embêtée. Embêtée par cette histoire de Secret Magique. Rah ! Que c'était contraignant ! Mon Dieu !
Se mordillant un peu la lèvre, les yeux se posant alternativement sur le sol, la statue devant elles, ses chaussures... partout sauf vers son visage.
Le fait qu'elle ai répondu en anglais, de façon spontanée, indiquait tout de même qu'il y avait bien une chance qu'elle ne se trompe pas. Et puis surtout, ce sentiment de déjà-vu qui ne la quittait pas, elle ne l'avait pour ainsi dire jamais.
Il fallait qu'elle sache.
- Oui, dit-elle. Tu sais, il y a pas mal de livres qui traitent de tout et de rien. Et donc, quand on cherche bien, il y a des livres sur les créatures mythologiques, commence-t-elle en se maudissant intérieurement de se dégonfler ainsi.
Allez, je peux le faire. J'ai réussi à venir jusqu'à elle, je suis capable de lui suggérer que les centaures existent bel et bien. Et si elle est une sorcière, si elle aussi vient de Poudlard...
Oui mais pourquoi elle n'a pas répondu quand je lui ai confié avoir ce sentiment de déjà-vu ?
Prenant une grande inspiration profonde, elle débita d'une traite, toujours à voix basse de sorte qu'uniquement sa voisine puisse l'entendre - bien qu'il n'y avait pas vraiment d'oreilles à traîner dans cet endroit du parc à cet instant :
- Pis, j'ai de la chance, je suis dans une école où on a une matière où on parle de ce genre de... créatures. Mais bon, j'imagine que ce n'est pas le cas pour toutes les écoles. La mienne est en Ecosse. Et toi, tu es... tu es scolarisée en Angleterre ou... ailleurs ?
Voilà, les dés étaient jetés. Le coeur tambourinant, Constance était comme suspendue aux lèvres de sa compagne.
425 - @Ellana Duchêne
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Statues de pierre
La jeune fille ne s'était jamais vraiment intéressée à la mythologie, mais elle savait que les centaures existaient dedans. Si cette fille était bien une sorcière, elle savait plus ou moins bien cacher son jeu : elle n'avait pas dit qu'elle avait appris ça en cours, simplement dans des livres. Et tout à coup, Ellana se mit à douter : et si elle n'était pas une sorcière ? Et si elles avaient toutes les deux un sentiment de déjà vu car elles avaient croisé quelqu'un qui leur ressemblait ? Et si elles se parlaient pour la première fois ? Peut-être aurait-elle dû répondre en français, et pas en anglais, dire qu'elle ne comprenait pas l'anglais, et tout aurait été réglé. Mais non, il avait fallu que son instinct lui souffle que c'était une sorcière et qu'il fallait lui parler dans sa langue. Hochant distraitement la tête, elle essayait de ne pas trop fixer la fille, détournant le regard pour le plonger vers la statue du Centaure.
Finalement, en plus des livres, elle avait cours de mythologie ? Levant intérieurement un sourcil, la brune se redemanda si ce n'était pas une sorcière étudiant à Poudlard. Et dans ce cas-là, elle devait certainement être plus âgée qu'elle, car elle-même n'aurait cours de soin aux créatures magiques qu'à partir de septembre.
- Je... elle hésita : devait-elle dire la vérité ? J'habite pas en Angleterre, dit-elle tout bas, de sorte à ce que son père de l'entende pas. Si Gustave entendait ce qu'elle disait, il était fort probable qu'il n'intervienne pas, mais elle aurait droit à une conversation plus tard... et non. Elle ne voulait pas. "Je vais à l'école en Ecosse, j'habite là-bas... Pourquoi ? C'est quand même bizarre d'aller à l'école en Ecosse si tu habites en Angleterre" murmura-t-elle, essayant tant bien que mal de garder son calme. C'était presque drôle de mentir, pour quelqu'un qui détestait ça. Presque. Mais son coeur tambourinait dans sa poitrine, et elle savait qu'il n'était jamais bon de trop s'enfoncer dans le mensonge, car à un moment donné, on ne pouvait plus s'en sortir. "T'as quel âge ?" demanda-t-elle finalement, pour infirmer ou conforter sa théorie sur les cours de soin.
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Finalement, en plus des livres, elle avait cours de mythologie ? Levant intérieurement un sourcil, la brune se redemanda si ce n'était pas une sorcière étudiant à Poudlard. Et dans ce cas-là, elle devait certainement être plus âgée qu'elle, car elle-même n'aurait cours de soin aux créatures magiques qu'à partir de septembre.
- Je... elle hésita : devait-elle dire la vérité ? J'habite pas en Angleterre, dit-elle tout bas, de sorte à ce que son père de l'entende pas. Si Gustave entendait ce qu'elle disait, il était fort probable qu'il n'intervienne pas, mais elle aurait droit à une conversation plus tard... et non. Elle ne voulait pas. "Je vais à l'école en Ecosse, j'habite là-bas... Pourquoi ? C'est quand même bizarre d'aller à l'école en Ecosse si tu habites en Angleterre" murmura-t-elle, essayant tant bien que mal de garder son calme. C'était presque drôle de mentir, pour quelqu'un qui détestait ça. Presque. Mais son coeur tambourinait dans sa poitrine, et elle savait qu'il n'était jamais bon de trop s'enfoncer dans le mensonge, car à un moment donné, on ne pouvait plus s'en sortir. "T'as quel âge ?" demanda-t-elle finalement, pour infirmer ou conforter sa théorie sur les cours de soin.
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Statues de pierre
C'est fou comme parfois on peut avoir l'impression que le temps semble ralentir. Ca ne vous ai jamais arrivé ? Comme si ce qu'il se passait, à un instant T avait tellement d'impact sur nous qu'on ne perçoit plus vraiment ce qui nous entoure. On est totalement concentré, presque focalisé sur l'objet de notre attention. Un peu comme une sensation d'être hors du temps, vous voyez ?
C'est en tout cas ce qui se passait pour notre jeune poufsouffle qui se tenait là, devant une statue de pierre représentant un centaure, au beau milieu du Jardin des Tuilleries.
Bien droite, aux côtés d'une brunette dont l'apparence lui provoquait une sensation de déjà-vu, elle tenait avec elle, depuis une grosse poignée de secondes, une conversation à demi-mots.
Le coeur battant un peu fort dans sa poitrine, ses oreilles grandes ouvertes, la châtaine semblait suspendue aux lèvres de son interlocutrice. Bien que ses yeux étaient fixés sur la statue devant elle, toute son attention était tournée vers sa compagne éphémère.
Compagne qui semblait enfin prête à lui révéler quelques informations.
Bien qu'hésitante dans sa façon de parler, elle lui indiqua qu'elle allait elle aussi dans une école en Ecosse et qu'elle y habitait.
Bon, c'est vrai : une personne extérieure à la conversation ne trouverait pas vraiment cette information capitale. Et pourtant, Constance se sentit figée à ces mots.
Ainsi, la jeune fille à ses côtés allait à l'école en Ecosse ?
Elle habitait là-bas... Attendez, parce qu'elle y était en internat - comme Constance à Poudlard - ou bien parce qu'elle était écossaise ?
La jaune et noir coula subrepticement un regard vers sa compagne, réfléchissant rapidement à ses dernières paroles et notamment à son accent. Le truc sympa avec Poudlard, c'est qu'elle y côtoyait des jeunes de tous horizons : anglais, écossais, irlandais et gallois. Et bien qu'elle était britannique, la jeune anglaise percevait bien les disparités au niveau des accents chez ses compatriotes. Et la jeune brune à ses côtés n'avait pas l'accent écossais. Oui, elle avait un accent anglais tout ce qu'il y a de plus classique.
De fait, cela renforçait l'impression de Constance d'être en présence d'une camarade poudlardienne.
- Je vois, répondis toujours à voix basse la châtaine sur un ton qu'elle espérait ne trahissant pas l'adrénaline qui courait dans ses veines. Pourquoi ? répéta-t-elle en regardant alors la brunette. Lui souriant l'espace d'une seconde, elle reporta son attention son la statue et répondit : Eh bien, j'y suis en internat. C'est une école... différente, très chouette. On y apprend pleins de choses. Des choses plus... cherchant l'adjectif adéquat, elle leva les yeux au ciel une seconde. Pratiques, choisit-elle. Qui me serviront plus tard, tu vois ?
Avec le Secret Magique, elle devait choisir ses mots avec soin et ne pas être trop directe. Bien que son intuition lui soufflait qu'elle se tenait d'une élève sorcière - qui ne s'étonnait pas tant que ça qu'elle ait une matière scolaire abordant les centaures - elle ne pouvait en être sûre à cent pour cent.
Alors, tant que sa compagne ne lui confirmait - même si à demi-mots - qu'elle allait à Poudlard, elle devait rester prudente.
Cherchant mentalement un moyen de parvenir à ce but, Constance se tourna curieuse vers sa compagne lorsque celle-ci lui posa sa dernière question.
- 12 ans et toi ?
Croisant son regard aussi brun que le sien, la jeune Poufsouffle sentait sa patience être mise à rude épreuve - par le Secret Magique.
- Au fait, je m'appelle Constance et toi ?
591 - @Ellana Duchêne
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C'est en tout cas ce qui se passait pour notre jeune poufsouffle qui se tenait là, devant une statue de pierre représentant un centaure, au beau milieu du Jardin des Tuilleries.
Bien droite, aux côtés d'une brunette dont l'apparence lui provoquait une sensation de déjà-vu, elle tenait avec elle, depuis une grosse poignée de secondes, une conversation à demi-mots.
Le coeur battant un peu fort dans sa poitrine, ses oreilles grandes ouvertes, la châtaine semblait suspendue aux lèvres de son interlocutrice. Bien que ses yeux étaient fixés sur la statue devant elle, toute son attention était tournée vers sa compagne éphémère.
Compagne qui semblait enfin prête à lui révéler quelques informations.
Bien qu'hésitante dans sa façon de parler, elle lui indiqua qu'elle allait elle aussi dans une école en Ecosse et qu'elle y habitait.
Bon, c'est vrai : une personne extérieure à la conversation ne trouverait pas vraiment cette information capitale. Et pourtant, Constance se sentit figée à ces mots.
Ainsi, la jeune fille à ses côtés allait à l'école en Ecosse ?
Elle habitait là-bas... Attendez, parce qu'elle y était en internat - comme Constance à Poudlard - ou bien parce qu'elle était écossaise ?
La jaune et noir coula subrepticement un regard vers sa compagne, réfléchissant rapidement à ses dernières paroles et notamment à son accent. Le truc sympa avec Poudlard, c'est qu'elle y côtoyait des jeunes de tous horizons : anglais, écossais, irlandais et gallois. Et bien qu'elle était britannique, la jeune anglaise percevait bien les disparités au niveau des accents chez ses compatriotes. Et la jeune brune à ses côtés n'avait pas l'accent écossais. Oui, elle avait un accent anglais tout ce qu'il y a de plus classique.
De fait, cela renforçait l'impression de Constance d'être en présence d'une camarade poudlardienne.
- Je vois, répondis toujours à voix basse la châtaine sur un ton qu'elle espérait ne trahissant pas l'adrénaline qui courait dans ses veines. Pourquoi ? répéta-t-elle en regardant alors la brunette. Lui souriant l'espace d'une seconde, elle reporta son attention son la statue et répondit : Eh bien, j'y suis en internat. C'est une école... différente, très chouette. On y apprend pleins de choses. Des choses plus... cherchant l'adjectif adéquat, elle leva les yeux au ciel une seconde. Pratiques, choisit-elle. Qui me serviront plus tard, tu vois ?
Avec le Secret Magique, elle devait choisir ses mots avec soin et ne pas être trop directe. Bien que son intuition lui soufflait qu'elle se tenait d'une élève sorcière - qui ne s'étonnait pas tant que ça qu'elle ait une matière scolaire abordant les centaures - elle ne pouvait en être sûre à cent pour cent.
Alors, tant que sa compagne ne lui confirmait - même si à demi-mots - qu'elle allait à Poudlard, elle devait rester prudente.
Cherchant mentalement un moyen de parvenir à ce but, Constance se tourna curieuse vers sa compagne lorsque celle-ci lui posa sa dernière question.
- 12 ans et toi ?
Croisant son regard aussi brun que le sien, la jeune Poufsouffle sentait sa patience être mise à rude épreuve - par le Secret Magique.
- Au fait, je m'appelle Constance et toi ?
591 - @Ellana Duchêne
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Statues de pierre
Mentir n'avait jamais été son point fort, et l'enfant n'avait jamais approuvé ça... Mais maintenant qu'elle avait commencé à s'inventer une autre vie, à vivre en Ecosse pour aller étudier là-bas, elle ne pouvait pas finalement dire qu'elle habitait en Angleterre. Aurait-il était plus logique de dire qu'elle habitait à Londres et allait étudier dans la capitale de son pays ? Au pire, elle pourrait toujours dire qu'elle avait emménager en Ecosse récemment si Constance lui demandait...
Ses joues rosissaient un peu, malgré le fait qu'Ellana essayait de les en empêcher : rougir était un des signes reconnaissables qu'elle mentait, et elle n'avait pas envie de passer pour une menteuse non plus. Mais dire la vérité venait à apporter trop d'informations sur la magie car il lui semblait particulièrement étrange d'aller étudier en Ecosse si on habitait en Angleterre.. même si on était en internat.
- C'est pas difficile d'être en internat ? demanda-t-elle, essayant de prendre un air interrogateur pour être plus crédible et de faire comme si ce n'était pas son cas. Si la jeune fille lui posait directement la question, elle aurait du mal à dire que oui, elle était en internat, et elle s'enfoncerait encore plus dans ses mensonges... Mais c'était ce qu'on lui avait dit, quand on était venu lui annoncer qu'elle était sorcière : il ne fallait pas qu'elle révèle son appartenance au monde des sorciers, alors, elle préférait mentir que de briser cette règle, qui pouvait la mettre en danger si jamais elle se trouvait face à une moldue extrémiste. "Ca doit être intéressant" commença-t-elle. "Mais t'as des cours de mythologie ? Et ça t'servira plus tard ?" interrogea-t-elle, consciente qu'elle cherchait peut-être un peu à la coincer.
Mais l'autre fille avait douze ans, un an de moins qu'elle, et ne pouvait donc pas être à Poudlard pour avoir des cours de soin aux créatures magiques, comme elle l'avait sous-entendu. A douze ans, elle venait forcément de finir sa première année, et il fallait être en troisième année, donc avoir au moins treize ans en début d'année et quatorze à la fin... Doutant de plus en plus, bien que des détails lui mettaient la puce à l'oreille, elle ne put s'empêcher de douter encore plus qu'avant : si elle lui avait dit avoir quatorze ans, elle se serait peut-être un peu détendue. Mais non. Il fallait qu'elle ait douze ans. Se crispant un peu, ayant peur de se trahir elle-même en donnant trop d'informations, elle essaya toutefois de ne pas laisser paraitre son trouble. Si l'enfant était observatrice, elle l'aurait cependant sans doute remarqué.
- Treize ans, j'm'appelle Ellana, répondit-elle, hésitant à donner son vrai prénom complet. Il était possible qu'il lui dise quelque chose et qu'elle se soit trahie... Quoi que, il devait bien y avoir plusieurs Ellana au Royaume-Uni non ?
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Ses joues rosissaient un peu, malgré le fait qu'Ellana essayait de les en empêcher : rougir était un des signes reconnaissables qu'elle mentait, et elle n'avait pas envie de passer pour une menteuse non plus. Mais dire la vérité venait à apporter trop d'informations sur la magie car il lui semblait particulièrement étrange d'aller étudier en Ecosse si on habitait en Angleterre.. même si on était en internat.
- C'est pas difficile d'être en internat ? demanda-t-elle, essayant de prendre un air interrogateur pour être plus crédible et de faire comme si ce n'était pas son cas. Si la jeune fille lui posait directement la question, elle aurait du mal à dire que oui, elle était en internat, et elle s'enfoncerait encore plus dans ses mensonges... Mais c'était ce qu'on lui avait dit, quand on était venu lui annoncer qu'elle était sorcière : il ne fallait pas qu'elle révèle son appartenance au monde des sorciers, alors, elle préférait mentir que de briser cette règle, qui pouvait la mettre en danger si jamais elle se trouvait face à une moldue extrémiste. "Ca doit être intéressant" commença-t-elle. "Mais t'as des cours de mythologie ? Et ça t'servira plus tard ?" interrogea-t-elle, consciente qu'elle cherchait peut-être un peu à la coincer.
Mais l'autre fille avait douze ans, un an de moins qu'elle, et ne pouvait donc pas être à Poudlard pour avoir des cours de soin aux créatures magiques, comme elle l'avait sous-entendu. A douze ans, elle venait forcément de finir sa première année, et il fallait être en troisième année, donc avoir au moins treize ans en début d'année et quatorze à la fin... Doutant de plus en plus, bien que des détails lui mettaient la puce à l'oreille, elle ne put s'empêcher de douter encore plus qu'avant : si elle lui avait dit avoir quatorze ans, elle se serait peut-être un peu détendue. Mais non. Il fallait qu'elle ait douze ans. Se crispant un peu, ayant peur de se trahir elle-même en donnant trop d'informations, elle essaya toutefois de ne pas laisser paraitre son trouble. Si l'enfant était observatrice, elle l'aurait cependant sans doute remarqué.
- Treize ans, j'm'appelle Ellana, répondit-elle, hésitant à donner son vrai prénom complet. Il était possible qu'il lui dise quelque chose et qu'elle se soit trahie... Quoi que, il devait bien y avoir plusieurs Ellana au Royaume-Uni non ?
#002a57 - Fiche - Sixième année
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