Un simple moment hors de l'Ombre
Chemin de Traverse, été 2038.
Feat @Maddison Nash.
Feat @Maddison Nash.
TW : crise de claustrophobie/agoraphobie, état de mal-être physique et mental
Je hais le temps,
Je hais mon père, je hais mon sang.
Comme pourrais-je regretter l’Avant,
Alors que cela remonte à bien plus longtemps ?
Elfes, nourrices, précepteurs et visiteurs…
Pour nous éloigner avec tant de hardeur,
Jamais un père, rien qu’un géniteur.
Des jumelles ou des jumeaux,
Au lieu d’avoir de l’eau,
Vous avez eu des ailes,
Et une fille en trop.
Un oiseau plus facile,
Plus fragile, plus docile.
Mais je suis l’enfant sauvage,
Plus difficile à mettre en cage.
Votre déception n’est rien face à la rage.
Et la rage n’est rien face à la peine et la douleur,
D’avoir payé le prix de votre cage de malheur,
Par mon sang, par ma vie, par mon cœur.
Je hais mon père, je hais le monde,
Je me hais, moi.
Je hais mon père, je hais mon sang.
Comme pourrais-je regretter l’Avant,
Alors que cela remonte à bien plus longtemps ?
Elfes, nourrices, précepteurs et visiteurs…
Pour nous éloigner avec tant de hardeur,
Jamais un père, rien qu’un géniteur.
Des jumelles ou des jumeaux,
Au lieu d’avoir de l’eau,
Vous avez eu des ailes,
Et une fille en trop.
Un oiseau plus facile,
Plus fragile, plus docile.
Mais je suis l’enfant sauvage,
Plus difficile à mettre en cage.
Votre déception n’est rien face à la rage.
Et la rage n’est rien face à la peine et la douleur,
D’avoir payé le prix de votre cage de malheur,
Par mon sang, par ma vie, par mon cœur.
Je hais mon père, je hais le monde,
Je me hais, moi.
~~~~
Quelques mois s’étaient écoulés depuis sa fuite du domicile familial, et cela se voyait. Le désespoir et la peur n’étaient plus aussi discernable sur son visage qu’auparavant, et laissaient place à la défiance et la froideur. Morgan l’avait appris dès son plus âge, montrer ses émotions n’avaient rien d’un avantage dans la vie, et elle en était encore plus consciente à présent. Si elle voulait survivre, elle devait s’endurcir et s’adapter à son nouvel environnement. Elle devait faire disparaitre toutes traces de Morgan Rosenwald, et s’effacer dans l’Ombre. Son physique avait déjà bien changé au fil des épisodes fréquents de faim et de manque de sommeil. Son visage était plus maigre, et ses yeux beaucoup plus cernés qu’avant. Elle avait toujours avec elle une petite valise, contenant quelques vêtements usés et des vieilles affaires, mais Morgan conservait les choses plus précieuse sur elle, comme l’argent qu’elle récoltait dans l’Allée.
Sa vie d’héritière de famille était bien loin à présent. Elle n’était plus qu’une âme errante parmi tant d’autres, qui tentait de survivre dans les rues infâmes de Londres. Moldus ou sorciers, peu importait quand on était plus bas que terre. Malgré tout la noiraude pouvait compter sur son esprit et ses tours de passe-passe. La mendicité dans la pénombre de l’Allée était loin de subvenir à quoi que ce soit, mais le vol, la ruse et les petits boulots étranges, si.
Les rues sombres et discrètes étaient devenues, en à peine quelques mois, sa maison et Morgan ne mettait que très peu les pieds au Chemin de Traverse le jour, sans avoir la boule au ventre. Croiser des gens qu’elle connaissait. La croiser Elle. Ou Lui. Mais elle n’avait pas le choix, pour faire des allées retours dans l’Allée, sans poudre de cheminette. Drapée d’une cape noire, elle se déplaçait avec une grande vigilance. Mais ces temps-ci sa tâche était devenue beaucoup plus difficile, avec les vacances d’été. La foule était bien présente – un cauchemar pour elle - et dans son empressement à sortir de là, la sorcière bouscula plus d’un passant.
Dernière modification par Morgan Rosenwald le 13 juin 2026, 21:22, modifié 1 fois.
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Un simple moment hors de l'Ombre
C'est le premier été depuis des années qui ne sera pas suivi d'une année d'études pour Maddison et elle compte bien en profiter. Depuis que la jeune diplômée sait qu'elle est embauchée au laboratoire de Leeds et qu'elle commencera à y travailler dès le mois de septembre, aux côtés de son acolyte de toujours, elle se sent bien plus légère. Comme elle a pu le voir avec sa soeur, elle sait que le marché du travail peut être rude lorsque l'on n'a aucune expérience autres que ses études mais, heureusement, la chance lui a souri et la surprise d'Henry a fonctionné, préservant alors leur binôme.
Elle s'apprête donc à se rendre au Chaudron Baveur pour trinquer avec lui mais aussi, par la suite, trainer dans les boutiques pour sûrement faire une liste de tout ce qu'ils pourront s'acheter lorsqu'ils recevront leur première paie. Malheureusement, cette joyeuse pensée s'évapore au moment où quelqu'un la bouscule violemment. Si Maddison est un peu agacée à cause de cela, elle passe tout de même l'éponge : avec la foule, il n'est pas évident de se déplacer et de faire attention à tous les passants en même temps.
Elle tient cependant à observer un instant la silhouette s'éloigner : elle porte une cape noire, étrange pour un beau jour d'été, non ? L'ancienne étudiante remarque également que la personne en question a eu l'occasion de bousculer plus d'un sorcier en continuant son chemin. C'en est trop pour elle pour reprendre sa route jusqu'au pub comme si de rien n'était.
Elle effectue donc le même chemin - en faisant bien attention à ne pas bousculer les sorciers qui l'entourent, et la blonde attrape le poignet de la silhouette lorsqu'elle se rapproche. Elle se révèle être une sorcière, sans doute de son âge, environ ?
- Hé, tu veux pas faire attention un peu ? Je t'ai observée 3 secondes et t'as eu le temps de bousculer tout autant de passants, tu pourrais t'excuser, au moins !
Désolée Henry, tu attendras un peu...
Elle s'apprête donc à se rendre au Chaudron Baveur pour trinquer avec lui mais aussi, par la suite, trainer dans les boutiques pour sûrement faire une liste de tout ce qu'ils pourront s'acheter lorsqu'ils recevront leur première paie. Malheureusement, cette joyeuse pensée s'évapore au moment où quelqu'un la bouscule violemment. Si Maddison est un peu agacée à cause de cela, elle passe tout de même l'éponge : avec la foule, il n'est pas évident de se déplacer et de faire attention à tous les passants en même temps.
Elle tient cependant à observer un instant la silhouette s'éloigner : elle porte une cape noire, étrange pour un beau jour d'été, non ? L'ancienne étudiante remarque également que la personne en question a eu l'occasion de bousculer plus d'un sorcier en continuant son chemin. C'en est trop pour elle pour reprendre sa route jusqu'au pub comme si de rien n'était.
Elle effectue donc le même chemin - en faisant bien attention à ne pas bousculer les sorciers qui l'entourent, et la blonde attrape le poignet de la silhouette lorsqu'elle se rapproche. Elle se révèle être une sorcière, sans doute de son âge, environ ?
- Hé, tu veux pas faire attention un peu ? Je t'ai observée 3 secondes et t'as eu le temps de bousculer tout autant de passants, tu pourrais t'excuser, au moins !
Désolée Henry, tu attendras un peu...
Un simple moment hors de l'Ombre
Les excuses marmonnées à faible voix et les grommellements de Morgan étaient tout ce qu’elle pouvait offrir aux malheureux passants qui se trouvaient sur son chemin. Elle n’aimait vraiment pas ces moments-là, devoir circuler sur le chemin bondé en plein jour, mais elle n’avait parfois pas le choix, pour ses aller-retour entre l’Allée des Embrumes et Londres moldu.
Elle fut cependant stoppée nette dans sa trajectoire, et son corps fut parcouru d’un éclair en réponse à la soudaine saisi de l’un de ses poignets. Au lieu de faire tomber sa valise au contact soudain, elle resserra instinctivement sa baguette dans son autre main, masquée sous sa cape, en position de défense. Ses yeux passèrent rapidement de la main qui venait de l’attraper, au propriétaire de cette extrémité qu’elle fusilla du regard. Ou plutôt la propriétaire. Laissant passer le choc quelques secondes, le temps que la blonde crache ses mots, la sorcière noiraude tenta de s’arracher à l’accroche d’un coup sec. Lâchez moi !
Son mouvement rapide réussit à la libérer, mais sa capuche tomba en même temps, laissant son visage et ses cheveux apparaitre davantage au grand jour. Elle pesta. La lumière avait tendance à lui faire mal aux yeux à cause du manque de sommeil et de son mode de vie nocturne.
« Excusez-moi », grogna-t-elle, en insistant sur chaque syllabe. Satisfaite ?
Elle fut cependant stoppée nette dans sa trajectoire, et son corps fut parcouru d’un éclair en réponse à la soudaine saisi de l’un de ses poignets. Au lieu de faire tomber sa valise au contact soudain, elle resserra instinctivement sa baguette dans son autre main, masquée sous sa cape, en position de défense. Ses yeux passèrent rapidement de la main qui venait de l’attraper, au propriétaire de cette extrémité qu’elle fusilla du regard. Ou plutôt la propriétaire. Laissant passer le choc quelques secondes, le temps que la blonde crache ses mots, la sorcière noiraude tenta de s’arracher à l’accroche d’un coup sec. Lâchez moi !
Son mouvement rapide réussit à la libérer, mais sa capuche tomba en même temps, laissant son visage et ses cheveux apparaitre davantage au grand jour. Elle pesta. La lumière avait tendance à lui faire mal aux yeux à cause du manque de sommeil et de son mode de vie nocturne.
« Excusez-moi », grogna-t-elle, en insistant sur chaque syllabe. Satisfaite ?
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Un simple moment hors de l'Ombre
Bon, clairement, Maddison s'attendait pas à une voix douce s'excusant sincèrement mais le ton de la jeune femme qui lui fait face aurait tout de même être moins colérique. Ne sachant pas trop quoi dire, mais n'ayant pas non plus l'impression d'en avoir fini avec elle, la blonde la dévisage : c'est qu'elle a l'air de ne pas avoir dormi depuis trois jours !
L'inquiètude fait place à la colère et les traits de l'Ecossaise se radoucissent. Elle se doute que ce qu'elle s'apprête à dire pourrait déclencher l'effet inverse mais, tant pis, Maddison sait bien que, si elle ne dit rien dans les trois secondes qui viennent, l'inconnue va rapidement reprendre sa route.
- Tout va bien ? T'as l'air crevée. Et t'as pas trop chaud avec cette cape ?
La diplômée a beau chercher, elle ne comprend pas quelles raisons pousseraient qui que ce soit à porter une lourde cape noire en été. Plutôt que de chercher par elle-même plus longtemps, elle préfère demander à voix basse :
- Pourquoi tu portes... Euh, est-ce que tu te caches de quelqu'un qui te fait du mal ? Je peux t'aider ?
Maddison pose son regard autour d'elle et voit que la foule est toujours aussi dense. Bref, ce n'est pas tout à fait l'atmosphère pour avoir ce genre de discussion.
- Si tu veux, on peut se mettre sur un côté de la rue pour parler de tout ça, on sera moins écoutées que maintenant.
La blonde n'est pas dupe, elle se doute que la noiraude pourrait très bien lui dire d'aller se faire voir et partir sans demander son reste mais cela ne l'empêche pas de tenter de proposer son aide, quitte à ce que ce soit très mal reçu.
L'inquiètude fait place à la colère et les traits de l'Ecossaise se radoucissent. Elle se doute que ce qu'elle s'apprête à dire pourrait déclencher l'effet inverse mais, tant pis, Maddison sait bien que, si elle ne dit rien dans les trois secondes qui viennent, l'inconnue va rapidement reprendre sa route.
- Tout va bien ? T'as l'air crevée. Et t'as pas trop chaud avec cette cape ?
La diplômée a beau chercher, elle ne comprend pas quelles raisons pousseraient qui que ce soit à porter une lourde cape noire en été. Plutôt que de chercher par elle-même plus longtemps, elle préfère demander à voix basse :
- Pourquoi tu portes... Euh, est-ce que tu te caches de quelqu'un qui te fait du mal ? Je peux t'aider ?
Maddison pose son regard autour d'elle et voit que la foule est toujours aussi dense. Bref, ce n'est pas tout à fait l'atmosphère pour avoir ce genre de discussion.
- Si tu veux, on peut se mettre sur un côté de la rue pour parler de tout ça, on sera moins écoutées que maintenant.
La blonde n'est pas dupe, elle se doute que la noiraude pourrait très bien lui dire d'aller se faire voir et partir sans demander son reste mais cela ne l'empêche pas de tenter de proposer son aide, quitte à ce que ce soit très mal reçu.
Un simple moment hors de l'Ombre
Morgan remit rapidement sa capuche sur sa tête, en partie pour soulager ses yeux de l’exposition à la lumière, et aussi par gêne. La blonde avait vu son visage, et soudainement elle semblait être prise de pitié pour l’ancienne Serpentard. Celle-ci ne répondit rien aux questions de la sorcière, se contentant d’un regard froid, marqué par l’épuisement.
Le peu de sommeil qu’elle arrivait à trouver était marqué par des mauvais rêves ou l’absence de repos. Son mode de vie ne lui permettait pas d’avoir le confort d’un vrai lit, ou la moindre trace de confort. L’inconnue n’avait pas tort en disant qu’elle se cachait de quelqu’un, mais c’était plus complexe que cela.
« C’est pas vos affaires, j’ai pas besoin d’aide, répondit-elle durement, avec une voix toujours autant enrouée. »
Son état n’était pas amélioré par la foule et sa claustrophobie, et elle sentait venir une migraine et des sueurs froides. Ce n’était vraiment pas le moment de faire un malaise en pleine rue, encore moins sur le Chemin ou dans l’Allée. Sa respiration s’accélérait petit à petit alors qu’elle réfléchissait à un recoin sur pour elle, pour se reprendre. Sans réfléchir plus que cela, la noiraude reprit son chemin en ignorant la blonde, mais fit à peine quelques pas avant d’être victime d’un déséquilibre, et de s’écraser contre un mur en brique.
Le peu de sommeil qu’elle arrivait à trouver était marqué par des mauvais rêves ou l’absence de repos. Son mode de vie ne lui permettait pas d’avoir le confort d’un vrai lit, ou la moindre trace de confort. L’inconnue n’avait pas tort en disant qu’elle se cachait de quelqu’un, mais c’était plus complexe que cela.
« C’est pas vos affaires, j’ai pas besoin d’aide, répondit-elle durement, avec une voix toujours autant enrouée. »
Son état n’était pas amélioré par la foule et sa claustrophobie, et elle sentait venir une migraine et des sueurs froides. Ce n’était vraiment pas le moment de faire un malaise en pleine rue, encore moins sur le Chemin ou dans l’Allée. Sa respiration s’accélérait petit à petit alors qu’elle réfléchissait à un recoin sur pour elle, pour se reprendre. Sans réfléchir plus que cela, la noiraude reprit son chemin en ignorant la blonde, mais fit à peine quelques pas avant d’être victime d’un déséquilibre, et de s’écraser contre un mur en brique.
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Un simple moment hors de l'Ombre
Le regard froid que la jeune femme lui lance lui faisait presque peur. Non pas parce qu'elle maitrise à la perfection l'art de l'intimidation, mais plutôt parce que, cumulés à ses traits fatigués, on pourrait presque se demander si elle est encore vivante.
Maddison ne voit pas comment l'inconnue a pu arriver à un état physique pareil, tant elle semble cruellement manquer de sommeil. Pourrait-on presque la considérer malade ? Vu sa franchise fracassante, l'Ecossaise serait bien capable d'en remettre une couche oralement à ce sujet mais, puisqu'elle voit bien que la jeune femme face à elle ne semble pas vouloir lui faire confiance, elle préfère s'abstenir afin de mettre toutes les chances de son côté.
La blonde tient à l'aider et elle est prête à insister autant qu'il le faudra pour que l'inconnue accepte. On pourrait se demander pour quelle raison elle reste butée sur cette volonté mais, aux yeux de l'Ecossaise, c'est plutôt clair : la jeune femme semble plus ou moins avoir le même âge qu'elle et, à sa place, elle aurait aimé que quelqu'un lui vienne en aide et se montre plus que convaincant, même si elle décide d'envoyer la personne en question bouler plus d'une fois.
Cependant, une nouvelle fois, la jeune femme la rembarre et, pire que ça, elle prend congé de la diplômée. Maddison l'observe s'en aller, ne sachant pas vraiment si elle doit encore poursuivre ses efforts ou s'il vaudrait mieux se diriger vers le Chaudron Baveur, maintenant. C'est vrai, tant qu'elle discute avec elle — si on peut appeler cela discuter, la blonde peut presque imposer son aide mais, si elle part, cela devient bien plus difficile.
Le temps de se décider, l'Ecossaise décide de la suivre du regard et, au moment où elle la voit perdre l'équilibre, elle se précipite vers l'inconnue, presque contente qu'elle ait été stoppée dans sa route.
- Toujours sûre de ne pas avoir besoin d'aide ? dit-elle, tout en tendant sa main à la jeune femme pour lui permettre de se relever plus facilement.
Bon, ce n'était peut-être pas la meilleure façon de lui répondre pour qu'elle accepte la présence de la blonde mais, tant pis. Maddison ne peut pas s'empêcher d'être spontanée dans ses échanges, et on ne peut pas dire que la noiraude a été très cordiale avec elle non plus.
Maddison ne voit pas comment l'inconnue a pu arriver à un état physique pareil, tant elle semble cruellement manquer de sommeil. Pourrait-on presque la considérer malade ? Vu sa franchise fracassante, l'Ecossaise serait bien capable d'en remettre une couche oralement à ce sujet mais, puisqu'elle voit bien que la jeune femme face à elle ne semble pas vouloir lui faire confiance, elle préfère s'abstenir afin de mettre toutes les chances de son côté.
La blonde tient à l'aider et elle est prête à insister autant qu'il le faudra pour que l'inconnue accepte. On pourrait se demander pour quelle raison elle reste butée sur cette volonté mais, aux yeux de l'Ecossaise, c'est plutôt clair : la jeune femme semble plus ou moins avoir le même âge qu'elle et, à sa place, elle aurait aimé que quelqu'un lui vienne en aide et se montre plus que convaincant, même si elle décide d'envoyer la personne en question bouler plus d'une fois.
Cependant, une nouvelle fois, la jeune femme la rembarre et, pire que ça, elle prend congé de la diplômée. Maddison l'observe s'en aller, ne sachant pas vraiment si elle doit encore poursuivre ses efforts ou s'il vaudrait mieux se diriger vers le Chaudron Baveur, maintenant. C'est vrai, tant qu'elle discute avec elle — si on peut appeler cela discuter, la blonde peut presque imposer son aide mais, si elle part, cela devient bien plus difficile.
Le temps de se décider, l'Ecossaise décide de la suivre du regard et, au moment où elle la voit perdre l'équilibre, elle se précipite vers l'inconnue, presque contente qu'elle ait été stoppée dans sa route.
- Toujours sûre de ne pas avoir besoin d'aide ? dit-elle, tout en tendant sa main à la jeune femme pour lui permettre de se relever plus facilement.
Bon, ce n'était peut-être pas la meilleure façon de lui répondre pour qu'elle accepte la présence de la blonde mais, tant pis. Maddison ne peut pas s'empêcher d'être spontanée dans ses échanges, et on ne peut pas dire que la noiraude a été très cordiale avec elle non plus.
Un simple moment hors de l'Ombre
TW : crise d'angoisse
La galloise pesta intérieurement, en réaction à son soudain vertige et son manque de force musculaire. Transplaner était trop dangereux dans l’état actuel des choses désormais. Elle haïssait sa faiblesse, elle haïssait la foule…. elle haïssait ces fichus crises d’angoisse, qui l’avaient suivi même dans l’obscurité de sa nouvelle vie.
Morgan ne répondit pas à la jeune femme, et ne regarda même pas sa main tendue, concentrée sur son propre état. Adossée contre le mur, elle sentait son cœur s'emballer, précipitant le début d'une crise d'angoisse. La sensation de vertige s'emparait d'elle, provoquant des maux de tête de plus en plus intenses. Elle savait ce qu’il l’attendait pour l’avoir déjà vécue à de multiple reprise. L’amplification des bruits ambiants, du bourdonnement assourdissant, les visages des passants qui commençait déjà à se mélanger dans un tourbillon flou… Elle lutta pour maintenir une perception claire de la réalité qui lui échappait peu à peu.
« Je… La foule… M’éloigner de… Doit... » articula-t-elle avec peine, sa voix tremblante trahissant la lutte intérieure qui faisait rage. Les paroles semblaient hésiter à franchir ses lèvres, comme quelques instants plus tôt. Ses mains se crispèrent, s’agrippant fébrilement le tissu de son manteau, comme si elles cherchaient un ancrage à ces sensations oppressantes. Elle ferma les yeux, serrant les dents davantage, pour tenter de retrouver un semblant de contrôle sur son propre corps - en vain.
La galloise pesta intérieurement, en réaction à son soudain vertige et son manque de force musculaire. Transplaner était trop dangereux dans l’état actuel des choses désormais. Elle haïssait sa faiblesse, elle haïssait la foule…. elle haïssait ces fichus crises d’angoisse, qui l’avaient suivi même dans l’obscurité de sa nouvelle vie.
Morgan ne répondit pas à la jeune femme, et ne regarda même pas sa main tendue, concentrée sur son propre état. Adossée contre le mur, elle sentait son cœur s'emballer, précipitant le début d'une crise d'angoisse. La sensation de vertige s'emparait d'elle, provoquant des maux de tête de plus en plus intenses. Elle savait ce qu’il l’attendait pour l’avoir déjà vécue à de multiple reprise. L’amplification des bruits ambiants, du bourdonnement assourdissant, les visages des passants qui commençait déjà à se mélanger dans un tourbillon flou… Elle lutta pour maintenir une perception claire de la réalité qui lui échappait peu à peu.
« Je… La foule… M’éloigner de… Doit... » articula-t-elle avec peine, sa voix tremblante trahissant la lutte intérieure qui faisait rage. Les paroles semblaient hésiter à franchir ses lèvres, comme quelques instants plus tôt. Ses mains se crispèrent, s’agrippant fébrilement le tissu de son manteau, comme si elles cherchaient un ancrage à ces sensations oppressantes. Elle ferma les yeux, serrant les dents davantage, pour tenter de retrouver un semblant de contrôle sur son propre corps - en vain.
Cadeau
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Un simple moment hors de l'Ombre
La blonde attend encore quelques secondes avant d'approcher sa main de la jeune femme, au cas où elle ne l'aurait pas vue. Elle hésite même à lui signifier qu'elle est en train de complètement l'ignorer mais elle se ravise, en se doutant que cela n'améliorerait pas vraiment les choses entre elles.
Maddison finit donc par rapprocher sa main de son corps et reste un moment immobile, sans vraiment trop savoir quoi faire. Cependant, elle ne tarde pas à se mettre à la hauteur de la noireaude lorsque celle-ci prononce un flot de mots que l'on peut difficilement qualifier de phrase.
- Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? tente-t-elle de demander, en vain, tant l'esprit de la jeune femme semble ailleurs. L'Ecossaise essaie donc de s'appuyer sur les quelques mots qu'elle a prononcés à l'instant afin de savoir comment se rendre utile.
L'état de son interlocutrice commence à la faire paniquer puisqu'elle ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive mais elle tente de mettre ses inquiétudes de son côté pour l'aider le plus efficacement possible.
- T'éloigner de la foule euh, d'accord, d'accord, on va faire ça. Est-ce que tu... commence-t-elle par dire, souhaitant lui demander si elle peut lui prendre sa main. Ouais non j'ai rien dit, je suis pas le gallion le plus brillant de la bourse là, marmonne-t-elle tout en se mettant à côté de la jeune femme pour passer son bras sur ses propres épaules et la soutenir comme elle peut pour la relever.
- On va trouver un coin calme, je te promets, finit-elle par dire tout en se dirigeant lentement vers une petite ruelle.
Cela a pris un peu de temps mais ça n'a pas empêché Maddison de poursuivre ses encouragements pour la noireaude qui devait tenir bon, quoi qu'il lui arrive. Si la jeune femme peut être très anxieuse, il est difficile pour elle de comprendre les signes d'une crise d'angoisse, en particulier lorsqu'elle semble de moins en moins comprendre la sorcière qu'elle est en train d'aider. Mais ça, ce n'est pas grave, ce n'est pas ce détail qui va la dissuader de continuer ce qu'elle fait.
- Et voilà, dit-elle en aidant la noireaude à se rasseoir dans la ruelle où elles viennent d'arriver. L'Ecossaise est essouflée, mais elle s'en moque et sort son thermos sorcier qu'elle tend à la jeune femme :
- Tiens, c'est de l'eau, ça te fera du bien, commence-t-elle par dire, avant de s'asseoir à ses côtés. Et si tu bois pas de toi-même, je m'en occupe personnellement, crois-moi, finit-elle par dire sur un ton taquin mais qui contient une pointe de sérieux : son état inquiète toujours autant la blonde mais elle essaie de prendre en main ses inquiétudes grâce à une vision plus lègère de la situation. Au moins, elles se sont éloignées de la foule, c'est un premier bon point à retenir.
Maddison finit donc par rapprocher sa main de son corps et reste un moment immobile, sans vraiment trop savoir quoi faire. Cependant, elle ne tarde pas à se mettre à la hauteur de la noireaude lorsque celle-ci prononce un flot de mots que l'on peut difficilement qualifier de phrase.
- Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? tente-t-elle de demander, en vain, tant l'esprit de la jeune femme semble ailleurs. L'Ecossaise essaie donc de s'appuyer sur les quelques mots qu'elle a prononcés à l'instant afin de savoir comment se rendre utile.
L'état de son interlocutrice commence à la faire paniquer puisqu'elle ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive mais elle tente de mettre ses inquiétudes de son côté pour l'aider le plus efficacement possible.
- T'éloigner de la foule euh, d'accord, d'accord, on va faire ça. Est-ce que tu... commence-t-elle par dire, souhaitant lui demander si elle peut lui prendre sa main. Ouais non j'ai rien dit, je suis pas le gallion le plus brillant de la bourse là, marmonne-t-elle tout en se mettant à côté de la jeune femme pour passer son bras sur ses propres épaules et la soutenir comme elle peut pour la relever.
- On va trouver un coin calme, je te promets, finit-elle par dire tout en se dirigeant lentement vers une petite ruelle.
Cela a pris un peu de temps mais ça n'a pas empêché Maddison de poursuivre ses encouragements pour la noireaude qui devait tenir bon, quoi qu'il lui arrive. Si la jeune femme peut être très anxieuse, il est difficile pour elle de comprendre les signes d'une crise d'angoisse, en particulier lorsqu'elle semble de moins en moins comprendre la sorcière qu'elle est en train d'aider. Mais ça, ce n'est pas grave, ce n'est pas ce détail qui va la dissuader de continuer ce qu'elle fait.
- Et voilà, dit-elle en aidant la noireaude à se rasseoir dans la ruelle où elles viennent d'arriver. L'Ecossaise est essouflée, mais elle s'en moque et sort son thermos sorcier qu'elle tend à la jeune femme :
- Tiens, c'est de l'eau, ça te fera du bien, commence-t-elle par dire, avant de s'asseoir à ses côtés. Et si tu bois pas de toi-même, je m'en occupe personnellement, crois-moi, finit-elle par dire sur un ton taquin mais qui contient une pointe de sérieux : son état inquiète toujours autant la blonde mais elle essaie de prendre en main ses inquiétudes grâce à une vision plus lègère de la situation. Au moins, elles se sont éloignées de la foule, c'est un premier bon point à retenir.
Un simple moment hors de l'Ombre
TW : crise d'angoisse
Elle n'écouta qu'à moitié les paroles de la blonde, laissant ses mots se perdre dans le vide. Chaque son semblait distant, étouffé par le martèlement de son cœur qui résonnait dans sa tête. Morgan se laissa guider, presque mécaniquement, vers un endroit plus isolé, à l'écart de la foule oppressante. Ses forces, finirent par l’abandonner, lorsqu'elles furent seules. C’était comme si ses jambes se dérobèrent sous elle, alors que la blonde l’aider à se rasseoir, et elle se recroquevilla sur elle-même.
Dans le tourbillon de ses pensées confuses, Morgan cherchait désespérément un point d'ancrage, une bouée à laquelle se raccrocher pour ne pas sombrer. Mais rien ne semblait pouvoir l'atteindre, tout lui échappait. Chaque respiration était pénible, pour forcer l'air à entrer lentement dans ses poumons, malgré le chaos de sa respiration erratique. L'air semblait refuser de venir, chaque inspiration se heurtant à un barrage invisible, renforçant encore sa sensation d'étouffement.
Soudain, son regard se fixa sur l'objet que l'inconnue lui tendait. Elle le fixa longuement, ses pensées embrouillées ne parvenant pas immédiatement à comprendre ce qu'elle voyait. Enfin, l'information traversa le brouillard de son esprit. Hésitante, elle délia ses doigts crispés de son vêtement sombre et prit la gourde, ses mains tremblant toujours autant. Faible, pensa-t-elle amèrement, tandis que ses doigts serraient l'objet. Tu es pitoyable, Morgan. Toujours cette voix intérieure, qui ne la laissait jamais en paix.
« Merci », parvint-elle à croasser.
Elle n'écouta qu'à moitié les paroles de la blonde, laissant ses mots se perdre dans le vide. Chaque son semblait distant, étouffé par le martèlement de son cœur qui résonnait dans sa tête. Morgan se laissa guider, presque mécaniquement, vers un endroit plus isolé, à l'écart de la foule oppressante. Ses forces, finirent par l’abandonner, lorsqu'elles furent seules. C’était comme si ses jambes se dérobèrent sous elle, alors que la blonde l’aider à se rasseoir, et elle se recroquevilla sur elle-même.
Dans le tourbillon de ses pensées confuses, Morgan cherchait désespérément un point d'ancrage, une bouée à laquelle se raccrocher pour ne pas sombrer. Mais rien ne semblait pouvoir l'atteindre, tout lui échappait. Chaque respiration était pénible, pour forcer l'air à entrer lentement dans ses poumons, malgré le chaos de sa respiration erratique. L'air semblait refuser de venir, chaque inspiration se heurtant à un barrage invisible, renforçant encore sa sensation d'étouffement.
Soudain, son regard se fixa sur l'objet que l'inconnue lui tendait. Elle le fixa longuement, ses pensées embrouillées ne parvenant pas immédiatement à comprendre ce qu'elle voyait. Enfin, l'information traversa le brouillard de son esprit. Hésitante, elle délia ses doigts crispés de son vêtement sombre et prit la gourde, ses mains tremblant toujours autant. Faible, pensa-t-elle amèrement, tandis que ses doigts serraient l'objet. Tu es pitoyable, Morgan. Toujours cette voix intérieure, qui ne la laissait jamais en paix.
« Merci », parvint-elle à croasser.
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Un simple moment hors de l'Ombre
Maddison observe attentivement la jeune femme qui se trouve à ses côtés. Elle peine à comprendre comment un geste, pourtant si simple - saisir une gourde d'eau - semble aussi complexe pour elle. La blonde comprend bien que la sorcière fait beaucoup d'efforts, alors elle ne s'impose pas et lui laisse tout le temps qu'il lui faut pour reprendre des forces et s'hydrater. Si elle avait fortement sous-entendu qu'elle n'hésiterait pas à se mettre en action, l'Ecossaise se ravise : certes, elle ne comprend pas ce qu'il se passe, mais ce n'est pas un monstre au point de manquer d'empathie.
- C'est rien, répond-elle en souriant légèrement.
Elle tourne ensuite la tête pour éviter de la dévisager plus longtemps, bien que son état inquiète la jeune diplômée. Elle n'a pas oublié le rendez-vous qui l'attend mais Maddison ne peut prendre congé tant que la noireaude ne se porte pas mieux. Un tas de questions se bouscule dans sa tête, mais elle n'ose les poser, de peur de se montrer trop indiscrète ou insistante.
Le comportement de la jeune femme change quelque chose en elle... L'Ecossaise qui, d'habitude, peut se montrer un brin brute dans ses propos, prend un temps pour mesurer le poids de ces derniers ? Inconsciemment, la blonde semble, tout de même, comprendre ce qui se trame juste devant ses yeux...
N'ayant pas pour ambition de décorer le chemin de Traverse en devenant une plante verte, Maddison s'autorise tout de même à lui poser une question :
- Est-ce qu'il y a quelque chose d'autre que je pourrais faire pour t'aider ?
Hiiii ! Si tu es toujours partante, me revoici pour terminer ce RP
- C'est rien, répond-elle en souriant légèrement.
Elle tourne ensuite la tête pour éviter de la dévisager plus longtemps, bien que son état inquiète la jeune diplômée. Elle n'a pas oublié le rendez-vous qui l'attend mais Maddison ne peut prendre congé tant que la noireaude ne se porte pas mieux. Un tas de questions se bouscule dans sa tête, mais elle n'ose les poser, de peur de se montrer trop indiscrète ou insistante.
Le comportement de la jeune femme change quelque chose en elle... L'Ecossaise qui, d'habitude, peut se montrer un brin brute dans ses propos, prend un temps pour mesurer le poids de ces derniers ? Inconsciemment, la blonde semble, tout de même, comprendre ce qui se trame juste devant ses yeux...
N'ayant pas pour ambition de décorer le chemin de Traverse en devenant une plante verte, Maddison s'autorise tout de même à lui poser une question :
- Est-ce qu'il y a quelque chose d'autre que je pourrais faire pour t'aider ?
Hiiii ! Si tu es toujours partante, me revoici pour terminer ce RP