Le chant de nos chairs
Avril 2048
Ses doigts noués au biceps de son cousin, Alice arpentait les couloirs de Beauxbâtons lors d’une visite minutieuse. Alice avait à cœur de montrer chaque facette, chaque détail de ce château qu’elle affectionnait tant.
Aliosus était enfin là, à ses côtés. Plus seulement à des centaines de kilomètres. Plus seulement dans ses rêves et dans ses songes. Il était bien là. Elle pouvait respirer son odeur, se repaître de ses sourires qui n’appartenaient qu’à elle. Pour la première fois depuis longtemps, Alice se sentait entière et comblée de joie. Lorsque les regards se posaient sur la nouveauté séduisante que représentait Aliosus, le cœur de la jeune sorcière se gonflait d’orgueil. Il s’agissait de son cousin, sa fierté. Au diable, ceux qui la méprisaient d’avoir volé une place du programme AMICO pour retrouver son sang. Qu’ils croulent sous leur haine : Alice dansait sur leur échec.
Parfois, Alice jetait quelque regards à son cousin pour s’assurer que la visite ne lui paraisse pas trop longue. Une inquiétude imbécile. Aliosus était fait du même bois qu’elle. Il avait le goût des belles choses chargées d’histoires, et Beauxbâtons n’était que cela. Durmstrang, l’école d’oncle Magnus, n’avait pas la beauté écrasante de l’école d’Alice. Aussi ne ressentait-elle plus aucun remord d’avoir fait de son cousin tant aimé son correspondant. Et lorsque, enfin, Alice retrouverait oncle Magnus… la jeune sorcière lui fera oublié ce vilain rival russe par ses descriptions et histoires détaillées.
Pour clore la visite, Alice décida d’emmener son cousin là où était sa fierté : Ulula.
De ses deux mains, la jeune sorcière poussa les portes de bois ouvragés. La salle commune de sa maison tant adulée se trouvait derrière.
« Ulula », annonça Alice en se tournant vers Aliosus en un pas de danse. « La quintessence de l’éducation à Beauxbâtons. Ma maison. Elle porte le nom de Ursilla Ulula, la fondatrice de Beauxbâtons. » Alice fit volte-face pour s’avancer dans l’espace , comptant sur Aliosus pour la suivre. Alice prendrait tout retard de marche comme un aveu d’ébahissement face à la beauté de la salle commune.
« Sur les murs, tu pourras contempler de merveilleuses peintures, chacune représentant les élèves les plus prestigieux des promotions qui m’ont précédée. A ta droite, ma tante, Élise. Avant l’obtention de mon diplôme, mon visage remplacera le sien. » Alice jeta un regard espiègle à son cousin par dessus son épaule. Il s’agissait là de la source de tous ses efforts. La représentation de tante Élise, là, à quelques mètres d’elle, lui était désagréable. Alice avait la constante impression que sa tante la toisait et la jugeait. Mais le désagrément ne s’arrêtait pas là. Alice et tante Élise, encore dans la fleur de l’âge, avaient des traits similaires si bien que, parfois, la jeune sorcière avait l’impression qu’il ne s’agissait plus d’une toile mais d’un miroir. Alice abhorrait cela. Elle se refusait à devenir cette perfection dont chaque victoire était dû à un sacrifice.
« Ulula accueille en son sein les Sang-Pur français » expliqua Alice en se tournant à nouveau vers Aliosus. « C’est pourquoi tu pourras retrouver aux murs les arbres généalogiques de toutes les grandes familles Sang-Pur françaises. »
Alice entendit des gloussements provenir d’un coin de la salle. Des jeunes filles qu’Alice avait vu à son entrée, mais dont la présence lui était insignifiante. Précédemment occupées à la rédaction de leurs devoirs, les voilà occupées à jeter des œillades à son cousin. Alice jeta un regard mauvais dans leur direction.
« A ta gauche, mon sang, les galeuses aux dents acérées. Héritières et dernières nées de familles tombées dans l’opprobre par quelques mariages désavantageux, elles donneraient père et mère pour récupérer un tant soi peu d’estime aux yeux des biens nés. Ne te laisse pas abuser par leur beau sourire et leurs boucles soyeuses. Elles n’ont rien à t’offrir, sinon le discrédit. »
Machinalement, Alice avait rejoint son cousin, sans quitter des yeux les vilaines. Il était hors de question que qui que ce soit l’approche, et qu’importe les attentions.
Ses doigts noués au biceps de son cousin, Alice arpentait les couloirs de Beauxbâtons lors d’une visite minutieuse. Alice avait à cœur de montrer chaque facette, chaque détail de ce château qu’elle affectionnait tant.
Aliosus était enfin là, à ses côtés. Plus seulement à des centaines de kilomètres. Plus seulement dans ses rêves et dans ses songes. Il était bien là. Elle pouvait respirer son odeur, se repaître de ses sourires qui n’appartenaient qu’à elle. Pour la première fois depuis longtemps, Alice se sentait entière et comblée de joie. Lorsque les regards se posaient sur la nouveauté séduisante que représentait Aliosus, le cœur de la jeune sorcière se gonflait d’orgueil. Il s’agissait de son cousin, sa fierté. Au diable, ceux qui la méprisaient d’avoir volé une place du programme AMICO pour retrouver son sang. Qu’ils croulent sous leur haine : Alice dansait sur leur échec.
Parfois, Alice jetait quelque regards à son cousin pour s’assurer que la visite ne lui paraisse pas trop longue. Une inquiétude imbécile. Aliosus était fait du même bois qu’elle. Il avait le goût des belles choses chargées d’histoires, et Beauxbâtons n’était que cela. Durmstrang, l’école d’oncle Magnus, n’avait pas la beauté écrasante de l’école d’Alice. Aussi ne ressentait-elle plus aucun remord d’avoir fait de son cousin tant aimé son correspondant. Et lorsque, enfin, Alice retrouverait oncle Magnus… la jeune sorcière lui fera oublié ce vilain rival russe par ses descriptions et histoires détaillées.
Pour clore la visite, Alice décida d’emmener son cousin là où était sa fierté : Ulula.
De ses deux mains, la jeune sorcière poussa les portes de bois ouvragés. La salle commune de sa maison tant adulée se trouvait derrière.
« Ulula », annonça Alice en se tournant vers Aliosus en un pas de danse. « La quintessence de l’éducation à Beauxbâtons. Ma maison. Elle porte le nom de Ursilla Ulula, la fondatrice de Beauxbâtons. » Alice fit volte-face pour s’avancer dans l’espace , comptant sur Aliosus pour la suivre. Alice prendrait tout retard de marche comme un aveu d’ébahissement face à la beauté de la salle commune.
« Sur les murs, tu pourras contempler de merveilleuses peintures, chacune représentant les élèves les plus prestigieux des promotions qui m’ont précédée. A ta droite, ma tante, Élise. Avant l’obtention de mon diplôme, mon visage remplacera le sien. » Alice jeta un regard espiègle à son cousin par dessus son épaule. Il s’agissait là de la source de tous ses efforts. La représentation de tante Élise, là, à quelques mètres d’elle, lui était désagréable. Alice avait la constante impression que sa tante la toisait et la jugeait. Mais le désagrément ne s’arrêtait pas là. Alice et tante Élise, encore dans la fleur de l’âge, avaient des traits similaires si bien que, parfois, la jeune sorcière avait l’impression qu’il ne s’agissait plus d’une toile mais d’un miroir. Alice abhorrait cela. Elle se refusait à devenir cette perfection dont chaque victoire était dû à un sacrifice.
« Ulula accueille en son sein les Sang-Pur français » expliqua Alice en se tournant à nouveau vers Aliosus. « C’est pourquoi tu pourras retrouver aux murs les arbres généalogiques de toutes les grandes familles Sang-Pur françaises. »
Alice entendit des gloussements provenir d’un coin de la salle. Des jeunes filles qu’Alice avait vu à son entrée, mais dont la présence lui était insignifiante. Précédemment occupées à la rédaction de leurs devoirs, les voilà occupées à jeter des œillades à son cousin. Alice jeta un regard mauvais dans leur direction.
« A ta gauche, mon sang, les galeuses aux dents acérées. Héritières et dernières nées de familles tombées dans l’opprobre par quelques mariages désavantageux, elles donneraient père et mère pour récupérer un tant soi peu d’estime aux yeux des biens nés. Ne te laisse pas abuser par leur beau sourire et leurs boucles soyeuses. Elles n’ont rien à t’offrir, sinon le discrédit. »
Machinalement, Alice avait rejoint son cousin, sans quitter des yeux les vilaines. Il était hors de question que qui que ce soit l’approche, et qu’importe les attentions.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Le chant de nos chairs
L'empressement d'Alice à l'agripper physiquement l'avait tout d'abord surpris, mais Aliosus était trop heureux, là aux confins des cimes montagneuses, pour s'en offusquer. Le jeune homme avait petit à petit compris que ces doigts blancs qui ne le lâchaient pas étaient autant une marque d'affection sincère lui signifiant sans mot dire qu'elle n'accepterai sous aucun prétexte qu'il ne s'éloigne d'elle qu'une annonce à l'égard de toute personne posant les yeux sur lui qu'en ce lieu il n'avait qu'une interlocutrice et qu'il s'agissait de sa cousine.
Ils avaient gravis les marches de l'escalier, pièce centrale de l'école écrasant par sa majestuosité toute pensée d'une ébauche de critique à l'égard du lieu. La dentelle de pierre blanche qui serpentait jusqu'aux étages supérieurs était baignée dans la lumière cascadant des immenses verrières d'où étaient visibles labyrinthe de buis et roseraies enchantés, le ciel d'un bleu presque blanc s'animait de lointaines silhouettes équines portées par leur ailes, tout respirait la pureté froide de la montagne et il avait fallut au représentant de Serpentard en terre française la subtile pression de la main d'Alice sur son bras pour lui signifier qu'aussi belle était la vue, ils ne pouvaient hélas pas se permettre de rester immobiles et que la visite devait se poursuivre.
Aliosus paniquait déjà à l'idée de devoir repartir dans quelques jours, la somme des beautés à contempler était elle qu'il savait qu'il n'en apercevrait qu'un maigre échantillon. Il allait devoir faire preuve de pragmatisme s'il ne voulait pas s'effondrer mentalement dans le train de retour. Il lui était donné une occasion d'être à Beauxbâtons, une seule, et lorsqu'elle prendrait fin, il doutait qu'une nouvelle opportunité se créé pour le reste de sa vie. Que faire face à un tel poids ? Essayer tant bien que mal de ne pas y songer, capturer l'essence des lieux et peindre des tableaux mentaux mêlant les cinq sens dans lesquels il se replongerait à l'envie.
Pour l'heure, la découverte de l'école arrivait sur sa fin et Elicia et lui allaient être menés chacun par leur correspondant respectif dans les dortoirs qui leur étaient attribués. Ce ne fut que devant les battants de bois sculptés que la douce emprise se relâcha et Alice, avec un enthousiasme qui surpris son cousin, pénétra dans le lieu en le gratifiant d'une bribe de danse qu'il ne reconnu pas. Il ne la connaissait pas aussi joyeuse, elle semblait s'épanouir en lui montrant ça et là les détails de sa "salle commune", et comme il pouvait la comprendre. Tant de mois passés à imaginer ce moment, comment décrire un tel lieu ? Elle avait du se languir de cette scène, lui, dans ce dortoir, deux éléments de sa vie qui n'étaient pas sensés se rencontrer et qui pourtant cohabitaient à présent.
Il tira machinalement sur sa cravate strictement serrée autour de son cou. Passa la main dans ses cheveux pour s'assurer qu'ils soient correctement plaquée, geste machinal qu'il conservait depuis toujours. Là, Alice s'assurait qu'il la suivait d'un regard espiègle et d'un sourire confiant jetés par dessus son épaule. Ainsi se trouvait-il dans l'antre Ulula, diamant de l'école, regroupant les familles françaises les plus pures. Les murs étaient en effets couverts de tracés et d'arabesques florales du meilleur goût, ponctués des noms des représentants de chaque famille gravés dans le lieu qui leur reconnaissait leur lignage. C'était une distinction incroyable.

La violente tirade d'Alice visant ses camarades de dortoirs mit du plomb dans l'aile au prestige tant vanté quelques secondes auparavant. Aliosus se sentit rougir d'être ainsi observé plus ou moins discrètement. Les regards en coin, les sourires mi-amusés et mi-gênés, les échos de quelques commentaires en français, trop bas pour qu'il puisse en saisir la teneur, entrecoupés de gloussements adolescents l'exaspérèrent. Il posa la main dans le dos de sa cousine pour la rassurer.
«Je n'ai pas traversé la Manche pour faire le paon devant quelques héritières. Ai confiance.» Sa main glissa sur l'uniforme bleu ciel jusqu'à trouver l'épaule de sa cousine afin de la guider en face de lui. «Alice, son ton était redevenu celui plus bas et grave de ses moments de sérieux, d'aucun diraient que c'était sa voix naturelle. Je dois te demander quelque chose, tu dois t'en douter... Peux tu me mener à mon arbre ?»
La famille Gaucherand n'existait plus que par le sang transmis, mais elle avait du avoir, comme les autres, ses noms gravés dans l'or d'Ulula.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Ils avaient gravis les marches de l'escalier, pièce centrale de l'école écrasant par sa majestuosité toute pensée d'une ébauche de critique à l'égard du lieu. La dentelle de pierre blanche qui serpentait jusqu'aux étages supérieurs était baignée dans la lumière cascadant des immenses verrières d'où étaient visibles labyrinthe de buis et roseraies enchantés, le ciel d'un bleu presque blanc s'animait de lointaines silhouettes équines portées par leur ailes, tout respirait la pureté froide de la montagne et il avait fallut au représentant de Serpentard en terre française la subtile pression de la main d'Alice sur son bras pour lui signifier qu'aussi belle était la vue, ils ne pouvaient hélas pas se permettre de rester immobiles et que la visite devait se poursuivre.
Aliosus paniquait déjà à l'idée de devoir repartir dans quelques jours, la somme des beautés à contempler était elle qu'il savait qu'il n'en apercevrait qu'un maigre échantillon. Il allait devoir faire preuve de pragmatisme s'il ne voulait pas s'effondrer mentalement dans le train de retour. Il lui était donné une occasion d'être à Beauxbâtons, une seule, et lorsqu'elle prendrait fin, il doutait qu'une nouvelle opportunité se créé pour le reste de sa vie. Que faire face à un tel poids ? Essayer tant bien que mal de ne pas y songer, capturer l'essence des lieux et peindre des tableaux mentaux mêlant les cinq sens dans lesquels il se replongerait à l'envie.
Pour l'heure, la découverte de l'école arrivait sur sa fin et Elicia et lui allaient être menés chacun par leur correspondant respectif dans les dortoirs qui leur étaient attribués. Ce ne fut que devant les battants de bois sculptés que la douce emprise se relâcha et Alice, avec un enthousiasme qui surpris son cousin, pénétra dans le lieu en le gratifiant d'une bribe de danse qu'il ne reconnu pas. Il ne la connaissait pas aussi joyeuse, elle semblait s'épanouir en lui montrant ça et là les détails de sa "salle commune", et comme il pouvait la comprendre. Tant de mois passés à imaginer ce moment, comment décrire un tel lieu ? Elle avait du se languir de cette scène, lui, dans ce dortoir, deux éléments de sa vie qui n'étaient pas sensés se rencontrer et qui pourtant cohabitaient à présent.
Il tira machinalement sur sa cravate strictement serrée autour de son cou. Passa la main dans ses cheveux pour s'assurer qu'ils soient correctement plaquée, geste machinal qu'il conservait depuis toujours. Là, Alice s'assurait qu'il la suivait d'un regard espiègle et d'un sourire confiant jetés par dessus son épaule. Ainsi se trouvait-il dans l'antre Ulula, diamant de l'école, regroupant les familles françaises les plus pures. Les murs étaient en effets couverts de tracés et d'arabesques florales du meilleur goût, ponctués des noms des représentants de chaque famille gravés dans le lieu qui leur reconnaissait leur lignage. C'était une distinction incroyable.

La violente tirade d'Alice visant ses camarades de dortoirs mit du plomb dans l'aile au prestige tant vanté quelques secondes auparavant. Aliosus se sentit rougir d'être ainsi observé plus ou moins discrètement. Les regards en coin, les sourires mi-amusés et mi-gênés, les échos de quelques commentaires en français, trop bas pour qu'il puisse en saisir la teneur, entrecoupés de gloussements adolescents l'exaspérèrent. Il posa la main dans le dos de sa cousine pour la rassurer.
«Je n'ai pas traversé la Manche pour faire le paon devant quelques héritières. Ai confiance.» Sa main glissa sur l'uniforme bleu ciel jusqu'à trouver l'épaule de sa cousine afin de la guider en face de lui. «Alice, son ton était redevenu celui plus bas et grave de ses moments de sérieux, d'aucun diraient que c'était sa voix naturelle. Je dois te demander quelque chose, tu dois t'en douter... Peux tu me mener à mon arbre ?»
La famille Gaucherand n'existait plus que par le sang transmis, mais elle avait du avoir, comme les autres, ses noms gravés dans l'or d'Ulula.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Le chant de nos chairs
Aliosus l’ignorait sans doute, mais ces mots pour rassurer sa cousine ne parvinrent pas à apaiser ses peurs. C’était un jeune homme, un adolescent. Pas un seul de ses camarades ne cherchaient pas à faire le paon devant le sexe opposé. Alice le voyait chaque jour, et chaque jour ils la débectaient par leur comportement. Ils n’agissaient pas tous de la même façon, car chacun était différent. Certains usaient de sourires et de galanterie, d’autres jouaient la nonchalance.
Dans quelle catégorie se rangeaient son tendre cousin ? Comment avait-il réussi à séduire Irisia, puis Yesenia ? Avait-il eu seulement un geste à faire ? Un mot à dire ?
Avec douceur, Aliosus tourna Alice vers lui, l’arrachant à la vue de celles qui n’attendait qu’un geste, qu’un mot pour se repaître de lui.
Alice sourit, presque tendrement. L’arbre généalogique des Gaucherand. Voilà donc le désir d’Aliosus. Un désir qu’elle comprenait. Elle même l’avait consulté, plusieurs fois, désireuse de rencontrer ses défunts ancêtres.
« Suis-moi ». Alice s’écarta de son cousin pour rejoindre le pan de mur où étaient accrochés les arbres généalogiques de chaque famille Sang-Pur françaises. Éteintes ou actuelles, chacune était bien là. Alice avait prit soin de mémoriser l’emplacement des Sangblanc, Gaucherand et de la Rose, chacune liées directement à la jeune fille.
Arrivée face aux arbres généalogiques, Alice se tourna vers son cousin, avant de lever son doigt pour indiquer l’un des cadres dorés renfermant les arbres généalogiques.
« Le voici, estimé cousin. L’arbre généalogique de Grand-Mère Constance*. »
Alice plaça ses mains dans son dos, son menton relevé pour contempler leur héritage. Elle demeurait silencieuse, comme pour adresser une prière à ses ancêtres.
* en français
Dans quelle catégorie se rangeaient son tendre cousin ? Comment avait-il réussi à séduire Irisia, puis Yesenia ? Avait-il eu seulement un geste à faire ? Un mot à dire ?
Avec douceur, Aliosus tourna Alice vers lui, l’arrachant à la vue de celles qui n’attendait qu’un geste, qu’un mot pour se repaître de lui.
Alice sourit, presque tendrement. L’arbre généalogique des Gaucherand. Voilà donc le désir d’Aliosus. Un désir qu’elle comprenait. Elle même l’avait consulté, plusieurs fois, désireuse de rencontrer ses défunts ancêtres.
« Suis-moi ». Alice s’écarta de son cousin pour rejoindre le pan de mur où étaient accrochés les arbres généalogiques de chaque famille Sang-Pur françaises. Éteintes ou actuelles, chacune était bien là. Alice avait prit soin de mémoriser l’emplacement des Sangblanc, Gaucherand et de la Rose, chacune liées directement à la jeune fille.
Arrivée face aux arbres généalogiques, Alice se tourna vers son cousin, avant de lever son doigt pour indiquer l’un des cadres dorés renfermant les arbres généalogiques.
« Le voici, estimé cousin. L’arbre généalogique de Grand-Mère Constance*. »
Alice plaça ses mains dans son dos, son menton relevé pour contempler leur héritage. Elle demeurait silencieuse, comme pour adresser une prière à ses ancêtres.
* en français
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Le chant de nos chairs
Il semblait persister dans l'oeil de sa cousine, un semblant de doute à ses paroles. L'étincelle de la jalousie n'avait pas encore quitté son regard lorsqu'elle le conduisit plus loin dans le dortoir Ulula. Ces quelques mètres franchis avec une grâce qui ne cédait jamais rien à l'empressement ne semblaient être rien mais pour le Serpentard, chaque pas ici recelait son lot de découvertes. Là, les moulures complexes et raffinées de l'encorbellement d'une haute fenêtre, ici, le portrait d'un jeune homme au regard noir perçant l'âme d'Aliosus depuis les profondeurs des siècles d'où il l'observait, c'était un autre univers. La salle commune de la Maison Serpentard ne l'avait, à l'exception plus que notable de son emplacement sub-lacustre, pas plus dépaysé que cela à l'époque, car il y avait retrouvé le contact tangible et rassurant de la pierre qui résonnait sous ses pas. Ici, tout semblait doux, il ne semblait qu'aucun cri ne devait jamais réussir à s'exprimer, trop étouffé par le velouté délicat de l'atmosphère. Peut-être même était-ce plus qu'une impression et qu'il s'agissait d'une réalité assurée par un enchantement complexe.
Le moment de la vision de l'arbre généalogique tant espéré, tant fantasmé, et annoncé par la voix d'Alice parlant français lui perça le coeur d'un trop plein d'émotion. Ah certes, il aurait du, tout adolescent qu'il était, n'avoir d'yeux que pour les enchevêtrements des corps doux et graciles des camarades de sa cousine, pour les mèches brunes, blondes, noires ou rousses, pour les teints hâlés et les tâches de rousseurs, pour les yeux d'un vert d'eau impressionniste et les lèvres d'un rose de cuisse de nymphe émue, les volants, les dentelles, les étoffes et les charmes. Mais c'était à une dame âgée de soixante-douze ans qu'il pensait. Sa grand-mère Gaucherand, Constance. Elle aussi avait eu leur âge, à Alice et lui, elle aussi avait arpenté ce lieu, marché où ils marchaient, ri où ils riraient, et levé les yeux sur cet exact emplacement.
Constance, Edmond, Alphonse, et d'autres noms encore qu'il ne connaissait même pas.
«Merci.» arriva-t-il tout juste à murmurer.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Le moment de la vision de l'arbre généalogique tant espéré, tant fantasmé, et annoncé par la voix d'Alice parlant français lui perça le coeur d'un trop plein d'émotion. Ah certes, il aurait du, tout adolescent qu'il était, n'avoir d'yeux que pour les enchevêtrements des corps doux et graciles des camarades de sa cousine, pour les mèches brunes, blondes, noires ou rousses, pour les teints hâlés et les tâches de rousseurs, pour les yeux d'un vert d'eau impressionniste et les lèvres d'un rose de cuisse de nymphe émue, les volants, les dentelles, les étoffes et les charmes. Mais c'était à une dame âgée de soixante-douze ans qu'il pensait. Sa grand-mère Gaucherand, Constance. Elle aussi avait eu leur âge, à Alice et lui, elle aussi avait arpenté ce lieu, marché où ils marchaient, ri où ils riraient, et levé les yeux sur cet exact emplacement.
Constance, Edmond, Alphonse, et d'autres noms encore qu'il ne connaissait même pas.
«Merci.» arriva-t-il tout juste à murmurer.
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Le chant de nos chairs
Le temps était au recueillement et aux honneurs, adressés à celle qui, par sa naissance, avait scellé l’épanouissement d’une glorieuse famille. Une femme pour unique héritière. Voila la crainte de chaque Sang-Pur, aussi puissant soit-il.
Naître cracmol ou naître fille unique, quel était le plus grand déshonneur pour une noble lignée ?
D’un geste machinal, les doigts d’Alice s’étaient glissés vers ceux d’Aliosus. Ils se mêlèrent aux siens. Alice n’avait pas eu besoin de regarder son cousin pour sentir son trouble : son sang chantait ses émois. Ce même sang qui coulait dans les veines d’Alice.
« Les Gaucherand continuent leur épanouissement à travers nous », dit-elle d’avec douceur. « Le sang de Grand-Mère Constance sillonne nos veines, et sillonnera celui de nos enfants et petits-enfants. » Alice adressa un sourire à son cousin. « Alors tachons de faire honneur à nos glorieux ancêtres. »
Car c’était là le devoir de chaque héritier : honorer les ancêtres, et faire perdurer leur nom. Tout ne se résumait pas à un arbre généalogique, accroché au milieu de centaines d’autres. Bien sûr, il fallait le chérir, l’aimer comme on aime le plus précieux des amis, car ce parchemin était la preuve d’une pureté protégée envers et contre tout.
Mais ce parchemin, aussi ancien soit-il, ne serait jamais aussi parlant que le serait les jeunes pouces de cette arbre. Aliosus et Alice, par leurs actions et paroles, par leurs combats et victoires, portaient en eux les héritages des Nerrah, des Gaucherand, des Von Hassel, des Robiquet, des Visscher, des Mignard, des Falkurst, des Luft, des Isreck, des Mertollus, des Labbier, des Cerf, des Lepic, des Laphonse, des Lowelski… Aliosus et Alice incarnaient leurs histoires, leurs sacrifices, leurs rires et leurs larmes.
La française en était persuadée : quelque soit leur dernier lieu de repos, leurs ancêtres étaient fiers de leur descendance.
Naître cracmol ou naître fille unique, quel était le plus grand déshonneur pour une noble lignée ?
D’un geste machinal, les doigts d’Alice s’étaient glissés vers ceux d’Aliosus. Ils se mêlèrent aux siens. Alice n’avait pas eu besoin de regarder son cousin pour sentir son trouble : son sang chantait ses émois. Ce même sang qui coulait dans les veines d’Alice.
« Les Gaucherand continuent leur épanouissement à travers nous », dit-elle d’avec douceur. « Le sang de Grand-Mère Constance sillonne nos veines, et sillonnera celui de nos enfants et petits-enfants. » Alice adressa un sourire à son cousin. « Alors tachons de faire honneur à nos glorieux ancêtres. »
Car c’était là le devoir de chaque héritier : honorer les ancêtres, et faire perdurer leur nom. Tout ne se résumait pas à un arbre généalogique, accroché au milieu de centaines d’autres. Bien sûr, il fallait le chérir, l’aimer comme on aime le plus précieux des amis, car ce parchemin était la preuve d’une pureté protégée envers et contre tout.
Mais ce parchemin, aussi ancien soit-il, ne serait jamais aussi parlant que le serait les jeunes pouces de cette arbre. Aliosus et Alice, par leurs actions et paroles, par leurs combats et victoires, portaient en eux les héritages des Nerrah, des Gaucherand, des Von Hassel, des Robiquet, des Visscher, des Mignard, des Falkurst, des Luft, des Isreck, des Mertollus, des Labbier, des Cerf, des Lepic, des Laphonse, des Lowelski… Aliosus et Alice incarnaient leurs histoires, leurs sacrifices, leurs rires et leurs larmes.
La française en était persuadée : quelque soit leur dernier lieu de repos, leurs ancêtres étaient fiers de leur descendance.
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Le chant de nos chairs
Les yeux rivés sur l'arbre généalogiques glorieux de la famille de sa grand-mère, celle de son père, la sienne, qui chantait la terre de France, Aliosus sentit sa vision se troubler et il lui semblait contempler les bocages et les rivages, les montagnes et les forêts, tous les territoires de ses ancêtres, qui voyageaient vers la chaude Afrique, foulant le sable Algérien, baignant dans le soleil du Nord comme du Sud. C'était une fenêtre sur l'espace et le temps qui le transportait, qui aurait pu le rendre tout à fait euphorique si elle ne l'obligeait pas de manière écrasante mais stimulante à se montrer à la hauteur de dizaines, des centaines de sorciers et sorcières avant lui.
Au fond de tes yeux ma chérie
Je vois nos combats notre passé
Il y a les feux de nos veillées
Et nos amis
Dans ma cithare il y a les chants
Ceux des mariages, des enterrements
Ceux gémis au fond des prisons
Il y a la vie
Les doigts fins et blancs d'Alice se glissèrent dans les siens, le ramenant soudain au présent de la plus douce des manières, lui évitant le vertige portoloinesque d'un retour à la réalité difficile. Il serra doucement la main de sa cousine, respira encore quelques longues secondes en fermant les yeux pour se concentrer sur son cœur. Le muscle gorgé de vie se contractait encore et encore, pulsant le sang à travers son corps, ce sang qui envahissait sa poitrine, ses poumons, ses organes, traversait ses membres jusqu'à atteindre ses avants bras, ses mains, ses doigts. Il se concentrait dans une forme de médiation où il tournait ses sens vers l'intérieur de son corps. Il entendait les quelques grincements d'articulation, entendait l'air dans sa cage thoracique, mais plus important, il sentait l'infime pulsation du sang dans les doigts d'Alice, le même que le sien, ils étaient reliés par ce fluide mystérieux et magique, à cet instant plus que jamais.
Au bout d’la nuit
Qui n'en finit pas
Il y a le soleil
Qui reviendra
Il se tourna vers son visage, il devait la voir. Dieux, ce sourire, cette confiance en elle, cette confiance que le monde lui appartenait, il ne pu que sourire du même large, franc et désarmant sourire que son père.
«Tu as raison. C'est notre bien le plus précieux, c'est un trésor incroyable. Nos enfants et les enfants de nos enfants, tout comme nous, serons les prêtres, les princes et les seigneur de cette terre.» Sa main était encore entrelacée dans la sienne. Le temps viendrait de reprendre le fil de son séjour, de s'émerveiller des somptuosités que recelait chaque mur, chaque fenêtre, chaque étoffe, chaque boiserie, chaque détail que l'école française laissait à voir chantait une ode à la recherche de la perfection. Il s'en enivrerait bien assez vite. Pour l'heure, pour ces quelques instants, il ne vivait plus que dans une bulle où nul n'existaient que l'un et l'autre.
Au fond d’mon cœur il y a nos Dieux
Qui se réveillent peu à peu
Et qui renvoient dans le Tartare
Les sans pouvoir
Ils nous redonnent notre fierté
Le goût de la guerre et du vin
Goût de l’orgueil et du destin
Le goût d’aimer
Deux lunes claires le fixaient, Aliosus, tenant sa patience de la contemplation de sa mère, aurait pu les observer des heures durant jusqu'à pouvoir les peindre de mémoire dans les moindres détails, mais les contingences du monde réel, celui de l'autre côté de cette bulle magique, reprendraient bientôt leur dû et le forceraient à briser l'enchantement. Il se résolu à le faire de lui même, en douceur, comme Alice l'avait ramené à son existence physique, il allait les ramener au monde, ce monde vétuste et sans joie, qui demain, croulerai devant leur foi.
«Je sais quelles circonstances terribles nous permettent d'être là, dans cet endroit au même moment, tous les deux. Sa seconde main se leva gracieusement pour effleurer la joue gauche de sa cousine. Mais je ne peux que remercier les Dieux de ce moment... Allons, il prit une inspiration pour ouvrir un nouveau chapitre. Je t'ai interrompu en pleine visite...»
Au bout d’la nuit
Qu’en finit pas
Y’a le soleil
Qui reviendra
RP garantis 0% IA et 100% humain
Au fond de tes yeux ma chérie
Je vois nos combats notre passé
Il y a les feux de nos veillées
Et nos amis
Dans ma cithare il y a les chants
Ceux des mariages, des enterrements
Ceux gémis au fond des prisons
Il y a la vie
Les doigts fins et blancs d'Alice se glissèrent dans les siens, le ramenant soudain au présent de la plus douce des manières, lui évitant le vertige portoloinesque d'un retour à la réalité difficile. Il serra doucement la main de sa cousine, respira encore quelques longues secondes en fermant les yeux pour se concentrer sur son cœur. Le muscle gorgé de vie se contractait encore et encore, pulsant le sang à travers son corps, ce sang qui envahissait sa poitrine, ses poumons, ses organes, traversait ses membres jusqu'à atteindre ses avants bras, ses mains, ses doigts. Il se concentrait dans une forme de médiation où il tournait ses sens vers l'intérieur de son corps. Il entendait les quelques grincements d'articulation, entendait l'air dans sa cage thoracique, mais plus important, il sentait l'infime pulsation du sang dans les doigts d'Alice, le même que le sien, ils étaient reliés par ce fluide mystérieux et magique, à cet instant plus que jamais.
Au bout d’la nuit
Qui n'en finit pas
Il y a le soleil
Qui reviendra
Il se tourna vers son visage, il devait la voir. Dieux, ce sourire, cette confiance en elle, cette confiance que le monde lui appartenait, il ne pu que sourire du même large, franc et désarmant sourire que son père.
«Tu as raison. C'est notre bien le plus précieux, c'est un trésor incroyable. Nos enfants et les enfants de nos enfants, tout comme nous, serons les prêtres, les princes et les seigneur de cette terre.» Sa main était encore entrelacée dans la sienne. Le temps viendrait de reprendre le fil de son séjour, de s'émerveiller des somptuosités que recelait chaque mur, chaque fenêtre, chaque étoffe, chaque boiserie, chaque détail que l'école française laissait à voir chantait une ode à la recherche de la perfection. Il s'en enivrerait bien assez vite. Pour l'heure, pour ces quelques instants, il ne vivait plus que dans une bulle où nul n'existaient que l'un et l'autre.
Au fond d’mon cœur il y a nos Dieux
Qui se réveillent peu à peu
Et qui renvoient dans le Tartare
Les sans pouvoir
Ils nous redonnent notre fierté
Le goût de la guerre et du vin
Goût de l’orgueil et du destin
Le goût d’aimer
Deux lunes claires le fixaient, Aliosus, tenant sa patience de la contemplation de sa mère, aurait pu les observer des heures durant jusqu'à pouvoir les peindre de mémoire dans les moindres détails, mais les contingences du monde réel, celui de l'autre côté de cette bulle magique, reprendraient bientôt leur dû et le forceraient à briser l'enchantement. Il se résolu à le faire de lui même, en douceur, comme Alice l'avait ramené à son existence physique, il allait les ramener au monde, ce monde vétuste et sans joie, qui demain, croulerai devant leur foi.
«Je sais quelles circonstances terribles nous permettent d'être là, dans cet endroit au même moment, tous les deux. Sa seconde main se leva gracieusement pour effleurer la joue gauche de sa cousine. Mais je ne peux que remercier les Dieux de ce moment... Allons, il prit une inspiration pour ouvrir un nouveau chapitre. Je t'ai interrompu en pleine visite...»
Au bout d’la nuit
Qu’en finit pas
Y’a le soleil
Qui reviendra
RP garantis 0% IA et 100% humain
Le chant de nos chairs
Souventefois, Alice avait peint en songe les visages qu’elle craignait d’oublier. Celui d’Irisia, étincelant de malice. Celui d’Orphéa, ses traits délicats dissimulant un coeur gorgé d’orgueil. Celui de Jacob, dont l’oeil vif trahissait une intelligence sournoise mais amie. Et, bien sûr, celui d’oncle Magnus.
Alice ne l’avait rencontré qu’une fois, une seule fois, et pourtant, elle se souvenait de chaque détail. Elle le revoyait, encerclé par des danseurs masqués, levé son propre masque avec lenteur pour offrir à sa nièce le plus tendre des cadeaux.
Un sourire. Un vrai sourire. Pas un simulacre. Ce fut un chant du coeur, celui d’un homme qui, pour la première fois, posait les yeux sur sa nièce. Alice avait su, au plus profond d’elle même, que ce geste empli de sincérité était un privilège. Et ce souvenir, Alice le chérissait comme le plus précieux des trésors.
Face à elle, Aliosus souriait, et le temps d’un instant, le visage d’oncle Magnus se superposa. Le coeur d’Alice rata un battement. Elle sourit à son tour avec lenteur, désarmée par ce sourire qui n’était que pour elle.
Aliosus souriait peu, mais lorsqu’il laissait chanter son coeur, lorsqu’il retirait la camisole que la décence avait façonné autour de son palpitant, rien n’était aussi beau.
Là, l’un en face de l’autre, Alice se perdait dans le regard de son cousin. De son pouce, elle caressait ses phalanges. Elle l’écoutait, son regard suivant le mouvement de ses lèvres. Elle se laissait aller contre ses doigts, fermant les yeux un instant pour profiter de la chaleur de sa peau contre la sienne.
De terribles circonstances, disait-il. Alice se tût, et envoya paître les souvenirs qui s’amoncelaient aussitôt sous ses paupières closes. Elle n’avait pas envie d’y songer. Pas aujourd’hui, pas à présent que son cousin tant aimé était là, face à elle. Sa peau contre la sienne, son souffle se mêlant au sien, Alice ne voulait pas parler du passé.
Alice tourna à peine la tête pour embrasser les doigts d’Aliosus, avant d’ouvrir les yeux pour le regarder, un sourire ourlant ses lèvres pâles.
« Nulle interruption, mon sang », dit-elle. « La rencontre de nos Ancêtres faisait partie de la visite. Et à présent… »
La voix d’Alice fut coupée par une autre, provenant de la porte de la salle commune. Une voix chargée d’une tristesse affétée.
« Alice ! Vilaine parjure ! Tu m’avais promis que nous nous retrouverions pour aller à la rencontre de ton cousin ! »
Alice roula des yeux en fronçant les sourcils, se tournant à peine pour regarder Léonie, abattue contre la porte. Sa main portée à son cœur, l’autre essuyant une larme invisible sous son œil, elle feignait à merveille son chagrin. Ses longues boucles noires cascadaient autour d'elle avec une délicatesse traîtresse. Ses dents pinçaient sa lèvre inférieure, comme si elle se retenait de pleurer... ou peut-être de rire.
« Par Circée, Léonie… » murmura Alice, dépitée. La jeune femme prit une grande inspiration, se faisant plus droite. Elle déplia ses doigts délicats vers sa camarade en regardant Aliosus. « Aliosus, je te présente Léonie de Beauvais. Ma… camarade de chambre. Et amie, les jours où elle daigne se comporter autrement que comme une friponne sans éducation. »
Alice ne l’avait rencontré qu’une fois, une seule fois, et pourtant, elle se souvenait de chaque détail. Elle le revoyait, encerclé par des danseurs masqués, levé son propre masque avec lenteur pour offrir à sa nièce le plus tendre des cadeaux.
Un sourire. Un vrai sourire. Pas un simulacre. Ce fut un chant du coeur, celui d’un homme qui, pour la première fois, posait les yeux sur sa nièce. Alice avait su, au plus profond d’elle même, que ce geste empli de sincérité était un privilège. Et ce souvenir, Alice le chérissait comme le plus précieux des trésors.
Face à elle, Aliosus souriait, et le temps d’un instant, le visage d’oncle Magnus se superposa. Le coeur d’Alice rata un battement. Elle sourit à son tour avec lenteur, désarmée par ce sourire qui n’était que pour elle.
Aliosus souriait peu, mais lorsqu’il laissait chanter son coeur, lorsqu’il retirait la camisole que la décence avait façonné autour de son palpitant, rien n’était aussi beau.
Là, l’un en face de l’autre, Alice se perdait dans le regard de son cousin. De son pouce, elle caressait ses phalanges. Elle l’écoutait, son regard suivant le mouvement de ses lèvres. Elle se laissait aller contre ses doigts, fermant les yeux un instant pour profiter de la chaleur de sa peau contre la sienne.
De terribles circonstances, disait-il. Alice se tût, et envoya paître les souvenirs qui s’amoncelaient aussitôt sous ses paupières closes. Elle n’avait pas envie d’y songer. Pas aujourd’hui, pas à présent que son cousin tant aimé était là, face à elle. Sa peau contre la sienne, son souffle se mêlant au sien, Alice ne voulait pas parler du passé.
Alice tourna à peine la tête pour embrasser les doigts d’Aliosus, avant d’ouvrir les yeux pour le regarder, un sourire ourlant ses lèvres pâles.
« Nulle interruption, mon sang », dit-elle. « La rencontre de nos Ancêtres faisait partie de la visite. Et à présent… »
La voix d’Alice fut coupée par une autre, provenant de la porte de la salle commune. Une voix chargée d’une tristesse affétée.
« Alice ! Vilaine parjure ! Tu m’avais promis que nous nous retrouverions pour aller à la rencontre de ton cousin ! »
Alice roula des yeux en fronçant les sourcils, se tournant à peine pour regarder Léonie, abattue contre la porte. Sa main portée à son cœur, l’autre essuyant une larme invisible sous son œil, elle feignait à merveille son chagrin. Ses longues boucles noires cascadaient autour d'elle avec une délicatesse traîtresse. Ses dents pinçaient sa lèvre inférieure, comme si elle se retenait de pleurer... ou peut-être de rire.
« Par Circée, Léonie… » murmura Alice, dépitée. La jeune femme prit une grande inspiration, se faisant plus droite. Elle déplia ses doigts délicats vers sa camarade en regardant Aliosus. « Aliosus, je te présente Léonie de Beauvais. Ma… camarade de chambre. Et amie, les jours où elle daigne se comporter autrement que comme une friponne sans éducation. »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Le chant de nos chairs
Alice reprenait le fil du moment, elle avait probablement deviné qu'Aliosus voudrais admirer leur arbre généalogique bien avant qu'il ne se rende compte qu'il en éprouvait le désir, et pourtant elle l'avait laissé maître de ce moment. C'était le type de politesse et d'attention qu'il était très difficile d'acquérir si elle n'avait pas fait partie de votre éducation.
Le jeune homme s'apprêtait à mettre ses pas dans ceux de sa cousine quand une triste mélopée leur vint aux oreilles. La première chose qu'il imagina ce fut une sorte d'instrument de musique magique qui aurait entonné une complainte charmante, mais il comprit vite qu'il s'agissait en fait d'une voix belle et bien humaine, celle d'une certaine Léonie de Beauvais donc. La réaction d'Alice le déstabilisa quelque peu, il ne lui semblait pas se souvenir de l'avoir vu une seule fois rouler les yeux pendant leurs années communes à Poudlard, il lui aurait semblé que c'était une façon de réagir bien trop voyante et bien peu subtile.
Elle avait changé.
Oh bien évidemment qu'elle avait changé enfin, c'était évident, c'était logique, il aurait du s'y attendre, mais pourtant cet infime picotement dans sa nuque le dérangeait. Ça n'était qu'un détail stupide, mais il y en aurait d'autre, quel fou il avait été en pensant pouvoir revivre exactement les mêmes choses que des années auparavant.
Ce qui l'inquiétait le plus, c'était que lui aussi avait du changer. Était-il plus dur ou plus doux ? Plus drôle ou bien plus ennuyant ? Et si cela ne lui plaisait pas ?
Ah, il aurait pu se perdre en considérations alambiquées de ce types de longues minutes, peut être d'ailleurs était-ce en cela qu'il avait changé, mais il devait maintenant faire face à ladite Léonie.
Elle était grande lui sembla-t-il, lorsqu'elle se redressa et quitta sa pose théâtrale, ce fut la première chose qu'il remarqua, puis ce fut ce sourire qui occultait tout le reste, un sourire étrangement gourmand et plein de vie. Lorsqu'Alice la lui présenta il se raidit à la prussienne et s'inclina.
«Meine Hochachtung, Fräulein.»
RP garantis 0% IA et 100% humain
Le jeune homme s'apprêtait à mettre ses pas dans ceux de sa cousine quand une triste mélopée leur vint aux oreilles. La première chose qu'il imagina ce fut une sorte d'instrument de musique magique qui aurait entonné une complainte charmante, mais il comprit vite qu'il s'agissait en fait d'une voix belle et bien humaine, celle d'une certaine Léonie de Beauvais donc. La réaction d'Alice le déstabilisa quelque peu, il ne lui semblait pas se souvenir de l'avoir vu une seule fois rouler les yeux pendant leurs années communes à Poudlard, il lui aurait semblé que c'était une façon de réagir bien trop voyante et bien peu subtile.
Elle avait changé.
Oh bien évidemment qu'elle avait changé enfin, c'était évident, c'était logique, il aurait du s'y attendre, mais pourtant cet infime picotement dans sa nuque le dérangeait. Ça n'était qu'un détail stupide, mais il y en aurait d'autre, quel fou il avait été en pensant pouvoir revivre exactement les mêmes choses que des années auparavant.
Ce qui l'inquiétait le plus, c'était que lui aussi avait du changer. Était-il plus dur ou plus doux ? Plus drôle ou bien plus ennuyant ? Et si cela ne lui plaisait pas ?
Ah, il aurait pu se perdre en considérations alambiquées de ce types de longues minutes, peut être d'ailleurs était-ce en cela qu'il avait changé, mais il devait maintenant faire face à ladite Léonie.
Elle était grande lui sembla-t-il, lorsqu'elle se redressa et quitta sa pose théâtrale, ce fut la première chose qu'il remarqua, puis ce fut ce sourire qui occultait tout le reste, un sourire étrangement gourmand et plein de vie. Lorsqu'Alice la lui présenta il se raidit à la prussienne et s'inclina.
«Meine Hochachtung, Fräulein.»
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Le chant de nos chairs
Les deux françaises observèrent Aliosus accomplir une révérence dont elles n’avaient pas l’habitude de voir ici. Pas d’arabesque du bout des doigts, nul genou plié jusqu’à sentir la résistance de ses articulations. Non. De la rigidité. De l’efficacité.
Un grand sourire naquit aux lèvres charnues de Léonie. Elle dévorait Aliosus des yeux. Sans honteuse pensée, Alice le savait. Alice connaissait Léonie.
Léonie le regardait comme un jaguar perché sur sa branche se prépare à fondre sur une proie en contrebas.
Elle ne riait plus désormais. Elle étudiait soigneusement Aliosus. Son regard vert olive glissait le long de ces épaules, descendant jusqu’à l’extrémité de ses ongles. Il remonta ensuite jusqu’à ses épaules, passa sur sa gorge, puis son visage.
Alice restait droite, ses mains jointes sur son ventre, ses yeux plantés sur Léonie. Ils ne laissaient filtrer aucune émotion particulière.
Mais nul besoin de cri pour exprimer à son amie qu’elle avait tout intérêt à être hautement respectueuse avec son cousin adoré.
Léonie s’approcha d’Aliosus à pas feutré. Elle se planta devant lui, et lui offrit un sourire.
« Tu es exactement comme Alice t’a décrit. Quoi que j’imaginais une arcade sourcilière moins… marquée. Un blond peut-être un tantinet plus doux… un iris un tantinet plus clair… »
Elle se tourna vivement vers Alice, restée en retrait jusqu’à présent. La jolie française se détourna d’Aliosus, lui laissant sans nul doute le loisir de sentir le parfum de lavande de ses boucles noires, et rejoignit son amie d’un pas chaloupée.
Alice la contourna aussitôt pour rejoindre Aliosus. Léonie poussa un glapissement faussement indignée.
« Je te prie de bien vouloir accepter toutes mes plus plates excuses pour cette… contrariété » dit Alice, ses yeux dans ceux de son cousin, ses doigts venant chercher les siens. Elle lui offrit un sourire du bout des lèvres, un sourire que Léonie ne verrait pas, pas plus qu’elle ne verrait son besoin de sentir le contact de son cousin à cet instant précis. « Je comptais te présenter Léonie plus tard mais… comme tu pourras le constater, il est difficile de prévoir quoi que ce soit avec certains énergumène. Mon sang… j’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur. J’ai à coeur de t’offrir le meilleur séjour possible à mes côtés, sois en assuré. »
Alice se perdait dans les traits du visage d’Aliosus. Elle avait tant eu peur de les oublier. D’oublier a quel point elle aimait voir ses sourcils se froncer sous la contrariété, la concentration ou la confusion. Ses lèvres s’étirer en un sourire qui ne serait qu’à elle.
Puissent-ils être nombreux jusqu’au jour maudit de son départ.
Un grand sourire naquit aux lèvres charnues de Léonie. Elle dévorait Aliosus des yeux. Sans honteuse pensée, Alice le savait. Alice connaissait Léonie.
Léonie le regardait comme un jaguar perché sur sa branche se prépare à fondre sur une proie en contrebas.
Elle ne riait plus désormais. Elle étudiait soigneusement Aliosus. Son regard vert olive glissait le long de ces épaules, descendant jusqu’à l’extrémité de ses ongles. Il remonta ensuite jusqu’à ses épaules, passa sur sa gorge, puis son visage.
Alice restait droite, ses mains jointes sur son ventre, ses yeux plantés sur Léonie. Ils ne laissaient filtrer aucune émotion particulière.
Mais nul besoin de cri pour exprimer à son amie qu’elle avait tout intérêt à être hautement respectueuse avec son cousin adoré.
Léonie s’approcha d’Aliosus à pas feutré. Elle se planta devant lui, et lui offrit un sourire.
« Tu es exactement comme Alice t’a décrit. Quoi que j’imaginais une arcade sourcilière moins… marquée. Un blond peut-être un tantinet plus doux… un iris un tantinet plus clair… »
Elle se tourna vivement vers Alice, restée en retrait jusqu’à présent. La jolie française se détourna d’Aliosus, lui laissant sans nul doute le loisir de sentir le parfum de lavande de ses boucles noires, et rejoignit son amie d’un pas chaloupée.
Alice la contourna aussitôt pour rejoindre Aliosus. Léonie poussa un glapissement faussement indignée.
« Je te prie de bien vouloir accepter toutes mes plus plates excuses pour cette… contrariété » dit Alice, ses yeux dans ceux de son cousin, ses doigts venant chercher les siens. Elle lui offrit un sourire du bout des lèvres, un sourire que Léonie ne verrait pas, pas plus qu’elle ne verrait son besoin de sentir le contact de son cousin à cet instant précis. « Je comptais te présenter Léonie plus tard mais… comme tu pourras le constater, il est difficile de prévoir quoi que ce soit avec certains énergumène. Mon sang… j’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur. J’ai à coeur de t’offrir le meilleur séjour possible à mes côtés, sois en assuré. »
Alice se perdait dans les traits du visage d’Aliosus. Elle avait tant eu peur de les oublier. D’oublier a quel point elle aimait voir ses sourcils se froncer sous la contrariété, la concentration ou la confusion. Ses lèvres s’étirer en un sourire qui ne serait qu’à elle.
Puissent-ils être nombreux jusqu’au jour maudit de son départ.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Le chant de nos chairs
Son salut sembla déclencher quelque chose chez la camarade d'Alice qui soudain, brisa l'ambiance insouciante dont elle était pourtant l'instigatrice. Il semblait qu'il avait attiré sa curiosité au delà de simples présentations, et elle s'attachait désormais à le détailler. Pièce par pièce. Il déglutit de la façon la plus discrète possible lorsque le regard pénétrant de mademoiselle de Beauvais ne manqua absolument aucun détail de sa tenue ni de son physique. Ainsi était-ce donc la sensation que le commun des mortels ressentait lorsque sa prédatrice de mère les regardait pour la première fois, se disait il tout en se félicitant d'avoir pris un soin plus que minutieux à faire en sorte qu'il soit absolument impeccable, sachant que ce qui relevait de l'exception à Poudlard, devenait une norme banale pour Beauxbâtons.
Enfin elle s'approcha s'adressa à lui pour la première fois, elle alliait à merveille le sourire enjôleur des pires de séductrices et les paroles acérées de ceux qui savent manier les mots comme des dagues. Elle ne le complimentait point, malgré son air angélique, malgré cette bouche ravie, malgré ses mots, elle ne faisait état que d'une sorte de vague déception probablement destiné à lui griffer l'égo si subtilement qu'il n'aurait pas du s'en rendre compte. Mais il n'était plus le jeune garçon naïf et méconnaissant les usages sociaux, depuis des années il avait éprouvé ses capacités à déchiffrer les doubles langages, qu'ils proviennent de politiciens bourgeois ou d'élèves obséquieux.
«Je ne peux pas en dire autant. Alice ne m'a jamais parlé de toi.» il adoptait son tutoiement, mais cette relaxation n'était qu'une façade. Sa cousine l'avait prévenue des comportements auxquels il risquait d'être exposé durant son séjour, aussi ne prenait il aucun risque.
«Nulle contrariété je te rassure. répondit-il lorsqu'il sentit les doigts fins venir saisir les siens. Son pouce glissant sur les phalanges blanches pour la convaincre de son propos. Comment pouvait-il lui tenir rigueur pour le comportement de cette si étrange amie ? Ne chérissaient ils pas tous les deux leur si fougueuse Irisia ? Et Yesenia... Par Merlin, à quel moment arriverait il a parler d'elle à Alice ? Il était hors de question de ne pas lui dire, il avait déjà trop vu la souffrance que cela pouvait causer avec Macbeth. Je n'ai jamais douté de toi.»
RP garantis 0% IA et 100% humain
Enfin elle s'approcha s'adressa à lui pour la première fois, elle alliait à merveille le sourire enjôleur des pires de séductrices et les paroles acérées de ceux qui savent manier les mots comme des dagues. Elle ne le complimentait point, malgré son air angélique, malgré cette bouche ravie, malgré ses mots, elle ne faisait état que d'une sorte de vague déception probablement destiné à lui griffer l'égo si subtilement qu'il n'aurait pas du s'en rendre compte. Mais il n'était plus le jeune garçon naïf et méconnaissant les usages sociaux, depuis des années il avait éprouvé ses capacités à déchiffrer les doubles langages, qu'ils proviennent de politiciens bourgeois ou d'élèves obséquieux.
«Je ne peux pas en dire autant. Alice ne m'a jamais parlé de toi.» il adoptait son tutoiement, mais cette relaxation n'était qu'une façade. Sa cousine l'avait prévenue des comportements auxquels il risquait d'être exposé durant son séjour, aussi ne prenait il aucun risque.
«Nulle contrariété je te rassure. répondit-il lorsqu'il sentit les doigts fins venir saisir les siens. Son pouce glissant sur les phalanges blanches pour la convaincre de son propos. Comment pouvait-il lui tenir rigueur pour le comportement de cette si étrange amie ? Ne chérissaient ils pas tous les deux leur si fougueuse Irisia ? Et Yesenia... Par Merlin, à quel moment arriverait il a parler d'elle à Alice ? Il était hors de question de ne pas lui dire, il avait déjà trop vu la souffrance que cela pouvait causer avec Macbeth. Je n'ai jamais douté de toi.»
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