Qu'est-il advenu de mon navire ?
« Devant les écuries, à neuf heure, demain matin. Seule. »
Tels furent les mots qu’Alice murmura à l’oreille d’Élicia alors qu’elle quittait le réfectoire.
Depuis trop longtemps, des questions tournaient sans cesse dans son esprit sans qu’elle ne trouve personne pour étancher sa curiosité. Alice aurait pu le faire à Poudlard, mais elle s’y était refusé, préférant profiter de chaque seconde auprès de son cousin. Ici, à Beauxbâtons, Alice ne souffrait pas de le laisser seul. Enfin, seul n’était pas le terme adapté. Disons sans Alice, car il était parfaitement hors de question de le laisser sans surveillance. Alice ne craignait pas un mauvais comportement de sa part, tout au contraire. Alice se méfiait des autres, de ceux qui tirerait avantage de son cousin. Cela, c’était hors de question.
Alors lui avait t-elle proposé de le laisser aux mains de Léonie. Ils avaient pour point commun leur goût pour le dessin. Nul doute que la jolie française avait tout un tas de chose à lui apprendre. Cette pensée ravissait le cœur d’Alice et atténuait son sentiment de culpabilité.
Assise à sa coiffeuse, Alice laissait Léonie arranger ses boucles blanches. Ses doigts s’enfonçaient dans sa crinière, cherchant à lui donner une forme. Dans le reflet du miroir, Alice la voyait sourire.
« — Allez, dis moi tout. Tu as un rendez-vous galant et tu as besoin de moi pour tenir ton séduisant cousin loin de toi.
— Nenni.
— Pas à moi, mademoiselle Sangblanc.
— J’ai déjà toutes les peines du monde à tolérer la présence de Damiano dans la même pièce que moi. Crois-tu que je sois assez sotte pour m’imposer volontairement la présence d’un autre garçon ?
— Oh tu pourrais me le dire, tout de même ! Ne suis-je pas la sœur que tu n’as jamais eu ?
— Comme je te l’ai dit, je vais seulement m’entretenir avec Madame Vaugrenard. »
Un mensonge qu’Alice s’emploierait à muer en vérité, si elle parvenait à voir sa professeure d’Arts Aériens. Alice en avait assez de mentir.
Lorsque Léonie eu terminé de tresser les cheveux d’Alice, elle laissa son amie prendre la tête de la marche. Léonie seule attendrait Aliosus. Alice ne se risquerait pas à laisser son cousin percevoir son mensonge. Il la connaissait, et quand bien même il n’avait pas conscience de ces plus grands secrets, Alice ne devait pas risquer la diable.
Sur une bise, Alice prit congé de Léonie et se mit en marche pour rejoindre le lieu de rencontre.
Avant de quitter le palais, Alice mis ses lunettes de Soleil. Au premier pas dehors, elle agita sa baguette et fit apparaître son ombrelle.
L’extérieur était calme. Les rares élèves qui s’y trouvaient ne faisaient pas attention à Alice. Peut-être avaient-ils prêté plus d’importance à Élicia. Oui, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. Peut-être y aurait-il quelques curieux. Quelle importance ? La conversation se ferait en anglais. Par Circée, son anglais… a force de parler en français, Alice craignait de le perdre. Elle le sentait lorsqu’elle s’adressait à Aliosus. Elle entendait ses mots emprunt d’un accent français. Ce n’était pas élégant. Il lui faudrait corriger cela.
Alice traversa le jardin pour rejoindre les écuries. Elicia était déjà là. Bien.
Tels furent les mots qu’Alice murmura à l’oreille d’Élicia alors qu’elle quittait le réfectoire.
Depuis trop longtemps, des questions tournaient sans cesse dans son esprit sans qu’elle ne trouve personne pour étancher sa curiosité. Alice aurait pu le faire à Poudlard, mais elle s’y était refusé, préférant profiter de chaque seconde auprès de son cousin. Ici, à Beauxbâtons, Alice ne souffrait pas de le laisser seul. Enfin, seul n’était pas le terme adapté. Disons sans Alice, car il était parfaitement hors de question de le laisser sans surveillance. Alice ne craignait pas un mauvais comportement de sa part, tout au contraire. Alice se méfiait des autres, de ceux qui tirerait avantage de son cousin. Cela, c’était hors de question.
Alors lui avait t-elle proposé de le laisser aux mains de Léonie. Ils avaient pour point commun leur goût pour le dessin. Nul doute que la jolie française avait tout un tas de chose à lui apprendre. Cette pensée ravissait le cœur d’Alice et atténuait son sentiment de culpabilité.
Assise à sa coiffeuse, Alice laissait Léonie arranger ses boucles blanches. Ses doigts s’enfonçaient dans sa crinière, cherchant à lui donner une forme. Dans le reflet du miroir, Alice la voyait sourire.
« — Allez, dis moi tout. Tu as un rendez-vous galant et tu as besoin de moi pour tenir ton séduisant cousin loin de toi.
— Nenni.
— Pas à moi, mademoiselle Sangblanc.
— J’ai déjà toutes les peines du monde à tolérer la présence de Damiano dans la même pièce que moi. Crois-tu que je sois assez sotte pour m’imposer volontairement la présence d’un autre garçon ?
— Oh tu pourrais me le dire, tout de même ! Ne suis-je pas la sœur que tu n’as jamais eu ?
— Comme je te l’ai dit, je vais seulement m’entretenir avec Madame Vaugrenard. »
Un mensonge qu’Alice s’emploierait à muer en vérité, si elle parvenait à voir sa professeure d’Arts Aériens. Alice en avait assez de mentir.
Lorsque Léonie eu terminé de tresser les cheveux d’Alice, elle laissa son amie prendre la tête de la marche. Léonie seule attendrait Aliosus. Alice ne se risquerait pas à laisser son cousin percevoir son mensonge. Il la connaissait, et quand bien même il n’avait pas conscience de ces plus grands secrets, Alice ne devait pas risquer la diable.
Sur une bise, Alice prit congé de Léonie et se mit en marche pour rejoindre le lieu de rencontre.
Avant de quitter le palais, Alice mis ses lunettes de Soleil. Au premier pas dehors, elle agita sa baguette et fit apparaître son ombrelle.
L’extérieur était calme. Les rares élèves qui s’y trouvaient ne faisaient pas attention à Alice. Peut-être avaient-ils prêté plus d’importance à Élicia. Oui, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. Peut-être y aurait-il quelques curieux. Quelle importance ? La conversation se ferait en anglais. Par Circée, son anglais… a force de parler en français, Alice craignait de le perdre. Elle le sentait lorsqu’elle s’adressait à Aliosus. Elle entendait ses mots emprunt d’un accent français. Ce n’était pas élégant. Il lui faudrait corriger cela.
Alice traversa le jardin pour rejoindre les écuries. Elicia était déjà là. Bien.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Qu'est-il advenu de mon navire ?
Quand Alice s'était discrètement penchée vers elle dans le réfectoire, Élicia avait eu du mal à cacher sa surprise. L'ancienne Serpentard lui avait soufflé à l'oreille le lieu et l'heure d'un rendez-vous la veille après le repas, et depuis la jeune fille ne cessait de se demander ce que lui voulait son ancienne camarade. Voulait-elle parler du voyage ? Ou d'Aliosus ?
Mais l'idée qui lui semblait la plus probable, celle qui correspondait à Alice, était liée au MERLIN. Après tout, Alice en avait été la fondatrice, la cheffe, avant de partir de Beauxbâtons... Mais pourquoi avait-elle attendu cet instant pour en parler avec la rouquine, plutôt que directement contacter Irene ou les autres lors de son voyage à Poudlard, plusieurs mois plus tôt ? Quoi qu'à bien y penser, cela ressemblait à l'ancienne Serpentard de préférer la discrétion, et en parler ici était sûrement moins risqué qu'au sein même de l'école écossaise.
Élicia avait eu du mal à trouver une excuse pour s'éloigner d'Aimée pour rejoindre le rendez-vous. Elle avait fini par dire à la française qu'elle allait retrouver Aliosus pour lui parler de ses nouvelles découvertes, notamment son cours avec Madame Vaugrenard.
Elle s'était préparé du mieux qu'elle le pouvait, le plus élégamment possible pour se fondre dans le décor de Beauxbâtons, bien qu'elle se doutait d'être facilement reconnaissable.
Ses cheveux roux étaient relevés par une pince, et ses mains ne pouvait s'empêcher de lisser sa jupe : le style français était si différent du style qu'elle connaissait à Poudlard... Mais l'un et l'autre avait leur charme, et elle se devait de l'avouer, elle préférait l'élégance de Beauxbâtons.
Curieuse de ce qu'Alice avait à lui dire, elle fila au point de rendez-vous, en promettant à Aimée qu'elle la retrouverait bientôt.
Elle descendit les marches du château, non sans s'émerveiller de sa splendeur, avant de sortir à l'air libre. Elle ne fit pas attention aux regards qui pouvaient se poser sur elle. Son objectif était bien définit, et puisqu'elle savait où se déroulait le rendez-vous, elle s'y rendit sans avoir besoin de demander son chemin.
Élicia arriva la première. Elle en profita pour observer l'intérieur des écuries, se rappelant la chevauchée qu'elle avait effectuée avec le groupe AMICO, puis celle avec Madame Vaugrenard, et à quel point elle avait aimé ces expériences...
Elle se retourna en entendant quelqu'un arriver, et sourit à Alice.
Salut ! Tu vas bien ? Que voulais-tu me dire ?
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Mais l'idée qui lui semblait la plus probable, celle qui correspondait à Alice, était liée au MERLIN. Après tout, Alice en avait été la fondatrice, la cheffe, avant de partir de Beauxbâtons... Mais pourquoi avait-elle attendu cet instant pour en parler avec la rouquine, plutôt que directement contacter Irene ou les autres lors de son voyage à Poudlard, plusieurs mois plus tôt ? Quoi qu'à bien y penser, cela ressemblait à l'ancienne Serpentard de préférer la discrétion, et en parler ici était sûrement moins risqué qu'au sein même de l'école écossaise.
Élicia avait eu du mal à trouver une excuse pour s'éloigner d'Aimée pour rejoindre le rendez-vous. Elle avait fini par dire à la française qu'elle allait retrouver Aliosus pour lui parler de ses nouvelles découvertes, notamment son cours avec Madame Vaugrenard.
Elle s'était préparé du mieux qu'elle le pouvait, le plus élégamment possible pour se fondre dans le décor de Beauxbâtons, bien qu'elle se doutait d'être facilement reconnaissable.
Ses cheveux roux étaient relevés par une pince, et ses mains ne pouvait s'empêcher de lisser sa jupe : le style français était si différent du style qu'elle connaissait à Poudlard... Mais l'un et l'autre avait leur charme, et elle se devait de l'avouer, elle préférait l'élégance de Beauxbâtons.
Curieuse de ce qu'Alice avait à lui dire, elle fila au point de rendez-vous, en promettant à Aimée qu'elle la retrouverait bientôt.
Elle descendit les marches du château, non sans s'émerveiller de sa splendeur, avant de sortir à l'air libre. Elle ne fit pas attention aux regards qui pouvaient se poser sur elle. Son objectif était bien définit, et puisqu'elle savait où se déroulait le rendez-vous, elle s'y rendit sans avoir besoin de demander son chemin.
Élicia arriva la première. Elle en profita pour observer l'intérieur des écuries, se rappelant la chevauchée qu'elle avait effectuée avec le groupe AMICO, puis celle avec Madame Vaugrenard, et à quel point elle avait aimé ces expériences...
Elle se retourna en entendant quelqu'un arriver, et sourit à Alice.
Salut ! Tu vas bien ? Que voulais-tu me dire ?
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Qu'est-il advenu de mon navire ?
Alice détailla Élicia du regard. La mémoire était une chose curieuse. Les visages de ses camarades de Poudlard s’étaient effacés, pour ne plus laisser qu’un vague souvenir de leurs traits jusqu’à totalement disparaître. Tout ce qui lui restait d’eux, c’était leur regard.
Celui d’Élicia n’avait pas changé, au contraire d’Aliosus. Ce constat fit sourire Alice.
« Bonjour, Élicia. »
Son anglais était toujours teinté de français. Cela avait le don de l’agacer. Malgré tout ses efforts, elle ne parvenait pas à s’en débarrasser. Que n’aurait-elle pas donner pour passer d’une langue à une autre sans encombre, comme y parvenait Thomas.
Alice s’avança. De ses doigts, elle effleura le museau d’un abraxan curieux. « Je vais bien, merci. » Alice contempla un instant le regard du cheval, avant de revenir à Élicia. Ignorait-elle vraiment le pourquoi de ce rendez-vous secret ? C’était peu probable.
Alice jeta un regard par dessus son épaule, et resta comme cela un instant pour s’assurer que personne ne l’avait suivi. Fort bien.
Revenant à Élicia, Alice s’avança à nouveau, ses mains jointes dans son dos.
« Qu’est-il advenu du Merlin ? »
Trêve de politesse. Cette question rongeait Alice depuis des années. Le regard qu’elle plantait désormais sur Élicia témoignait sans nul doute de son impatience. Alice ne fit aucun effort pour la réprimer. Elle n’en ressentait ni la force, ni l’envie.
Le Merlin. Sa création. Le radeau qui lui avait permis de ne pas sombrer dans les abysses lorsqu’on lui avait arraché son père. Celui là même qui lui avait fait prendre conscience de la force qui existait en elle.
Celui d’Élicia n’avait pas changé, au contraire d’Aliosus. Ce constat fit sourire Alice.
« Bonjour, Élicia. »
Son anglais était toujours teinté de français. Cela avait le don de l’agacer. Malgré tout ses efforts, elle ne parvenait pas à s’en débarrasser. Que n’aurait-elle pas donner pour passer d’une langue à une autre sans encombre, comme y parvenait Thomas.
Alice s’avança. De ses doigts, elle effleura le museau d’un abraxan curieux. « Je vais bien, merci. » Alice contempla un instant le regard du cheval, avant de revenir à Élicia. Ignorait-elle vraiment le pourquoi de ce rendez-vous secret ? C’était peu probable.
Alice jeta un regard par dessus son épaule, et resta comme cela un instant pour s’assurer que personne ne l’avait suivi. Fort bien.
Revenant à Élicia, Alice s’avança à nouveau, ses mains jointes dans son dos.
« Qu’est-il advenu du Merlin ? »
Trêve de politesse. Cette question rongeait Alice depuis des années. Le regard qu’elle plantait désormais sur Élicia témoignait sans nul doute de son impatience. Alice ne fit aucun effort pour la réprimer. Elle n’en ressentait ni la force, ni l’envie.
Le Merlin. Sa création. Le radeau qui lui avait permis de ne pas sombrer dans les abysses lorsqu’on lui avait arraché son père. Celui là même qui lui avait fait prendre conscience de la force qui existait en elle.
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Qu'est-il advenu de mon navire ?
Voir Alice après tout ce temps, malgré sa visite à Poudlard quelques mois plus tôt, lui était toujours aussi étrange mais pas moins agréable. Élicia avait toujours apprécié la jeune fille, et Beauxbâtons était décidément l'école et l'environnement qui lui allait le mieux.
Même son léger accent français, soulignant les années passées en France, rappelait à Élicia celui de sa mère. Pensée qui lui était plus que plaisante.
La rouquine connaissait quelques mots de français, mais comptait bien régler ce problème dans un futur proche.
Toujours souriante, Élicia observait Alice avec l'équidé. Quelle chance l'ancienne Serpentard avait de vivre près de ces majestueuses créatures ! La chevauchée de Bayard lui manquait, et savoir qu'elle ne risquait pas de monter de si tôt lui serrait le cœur. Élicia avait toujours aimé la voie des airs, mais il lui fallait l'admettre, voler avec un Abraxan était bien plus grandiose qu'avec un balai, aussi beau et efficace soit-il.
Alice, fidèle à elle même, ne tourna pas autour du chaudron. Le MERLIN était donc bien sa préoccupation, ce qui n'avait absolument rien d'étonnant. Mais le sujet était délicat, et la Poufsouffle aurait sûrement préféré que l'ancienne Serpentard en parle avec Irene, ce qui lui aurait évité de se retrouver dans cette situation. Comment devait-elle annoncer à Alice que depuis son départ, le MERLIN était devenu particulièrement inactif ? Enfin, ils se retrouvaient toujours de temps en temps dans le QG, mais cela relevait plus de l'entraînement que de vrais plans d'actions comme ils avaient pu le faire avant le départ de la fondatrice du mouvement.
- Le MERLIN, oui je m'en doutais. Eh bien...
Élicia ne voulait pas paraître dramatique, ni montrer à Alice qu'elle n'était pas aussi à l'aise qu'elle le laissait penser. Mais son ancienne camarade avait certainement assez de discernement pour le comprendre d'elle-même.
- Honnêtement, depuis que tu es partie ce n'est plus pareil. Disons que nous sommes bien moins actifs qu'avant.
La rouquine ne put s'empêcher d'afficher un sourire nerveux. Si elle avait toujours apprécié Alice, elle lui avait toujours parue un peu intimidante. Et cette situation était loin d'être confortable. D'autant plus qu'elle voulait tout sauf décevoir l'ancienne Serpentard, notamment concernant sa propre création, à laquelle elle tenait manifestement toujours autant.
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Même son léger accent français, soulignant les années passées en France, rappelait à Élicia celui de sa mère. Pensée qui lui était plus que plaisante.
La rouquine connaissait quelques mots de français, mais comptait bien régler ce problème dans un futur proche.
Toujours souriante, Élicia observait Alice avec l'équidé. Quelle chance l'ancienne Serpentard avait de vivre près de ces majestueuses créatures ! La chevauchée de Bayard lui manquait, et savoir qu'elle ne risquait pas de monter de si tôt lui serrait le cœur. Élicia avait toujours aimé la voie des airs, mais il lui fallait l'admettre, voler avec un Abraxan était bien plus grandiose qu'avec un balai, aussi beau et efficace soit-il.
Alice, fidèle à elle même, ne tourna pas autour du chaudron. Le MERLIN était donc bien sa préoccupation, ce qui n'avait absolument rien d'étonnant. Mais le sujet était délicat, et la Poufsouffle aurait sûrement préféré que l'ancienne Serpentard en parle avec Irene, ce qui lui aurait évité de se retrouver dans cette situation. Comment devait-elle annoncer à Alice que depuis son départ, le MERLIN était devenu particulièrement inactif ? Enfin, ils se retrouvaient toujours de temps en temps dans le QG, mais cela relevait plus de l'entraînement que de vrais plans d'actions comme ils avaient pu le faire avant le départ de la fondatrice du mouvement.
- Le MERLIN, oui je m'en doutais. Eh bien...
Élicia ne voulait pas paraître dramatique, ni montrer à Alice qu'elle n'était pas aussi à l'aise qu'elle le laissait penser. Mais son ancienne camarade avait certainement assez de discernement pour le comprendre d'elle-même.
- Honnêtement, depuis que tu es partie ce n'est plus pareil. Disons que nous sommes bien moins actifs qu'avant.
La rouquine ne put s'empêcher d'afficher un sourire nerveux. Si elle avait toujours apprécié Alice, elle lui avait toujours parue un peu intimidante. Et cette situation était loin d'être confortable. D'autant plus qu'elle voulait tout sauf décevoir l'ancienne Serpentard, notamment concernant sa propre création, à laquelle elle tenait manifestement toujours autant.
Vraiment désolée pour le retard, je n'avais aucune idée jusqu'à aujourd'hui de ce que je pouvais répondre... J'espère que ça te va !
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Qu'est-il advenu de mon navire ?
Sans qu’elle ne s’en rende compte, Alice avait cessé de respirer à la réponse d’Elicia. Son regard s’était durci. Son menton s’était redressé.
Savoir que le MERLIN n’était rien sans elle aurait dû lui faire plaisir. Mais il n’en était rien.
Et pourtant, Alice s’était attendu à cette réponse.
« Je vois », articula Alice, son regard décortiquant l’expression faciale d’Elicia. Ce sourire… Alice détourna le regard, consciente qu’Elicia était mal à l’aise.
Alice déglutit, puis serra la mâchoire.
En silence, elle fit la liste de chaque membre du MERLIN.
Britanny. Forte, audacieuse et loyale.
Célia. Intelligente, réfléchie et loyale.
Alexei. Malin, investi et loyal.
Rufus. Détestable, volontaire et loyal.
… quelque soit le membre auquel Alice pensait, la loyauté faisait partie de leur qualité. Alors c’était cela, le problème ? Leur loyauté envers Alice ?
Alice grinça des dents.
Non. Le problème était tout autre. Le problème venait de l’absence d’un leader. Quelqu’un qui puisse motiver les troupes, et les guider sur le chemin de la révolte. Personne ne pouvait la remplacer, car personne n’avait autant de rage qu’Alice. Personne.
Britanny ? Audacieuse, mais épargnée.
Célia ? Intelligente, mais épargnée.
Alexei, Rufus, Herminie, Elicia, Emelyne, Orphéa, Maggie… personne n’avait ni vu, ni vécu ce qu’Alice avait vécu. Personne n’éprouvait sa rage.
Et la rage était le fondement du MERLIN. Ses fondations reposaient sur elle. Cela, ils l’ignoraient sans doute tous.
Alice serra les poings dans son dos, enfonçant ses ongles dans ses paumes pour garder silencieux son coeur ébranlé.
« Je pourrais dire que je suis étonnée… mais ce n’est pas le cas, en effet. Je suis extrêmement déçue, Elicia. »
Elle considéra la rousse d’un regard en biais. « Les choses n’ont pourtant pas changée en Grande-Bretagne. Les Sans-Pouvoir sont toujours considérées comme inférieurs. Et il a fallu que je m’en aille pour que se dévoile enfin la paresse de certains d’entre vous. »
Ses mots étaient durs, et Alice aurait préféré qu’ils ne le soient pas. Néanmoins, comme à son habitude, elle peinait à contrôler certaines facettes de sa personnalité. Force et dignite, Alice. Elicia n’est que la messagère, en aucun cas la coupable.
Alice poussa un soupir en baissant les yeux sur ses chaussures. A nouveau, elle déglutit.
« Je te prie de me pardonner pour ma verbe cruelle. Elle ne t’est aucunement destinée spécifiquement. »
Savoir que le MERLIN n’était rien sans elle aurait dû lui faire plaisir. Mais il n’en était rien.
Et pourtant, Alice s’était attendu à cette réponse.
« Je vois », articula Alice, son regard décortiquant l’expression faciale d’Elicia. Ce sourire… Alice détourna le regard, consciente qu’Elicia était mal à l’aise.
Alice déglutit, puis serra la mâchoire.
En silence, elle fit la liste de chaque membre du MERLIN.
Britanny. Forte, audacieuse et loyale.
Célia. Intelligente, réfléchie et loyale.
Alexei. Malin, investi et loyal.
Rufus. Détestable, volontaire et loyal.
… quelque soit le membre auquel Alice pensait, la loyauté faisait partie de leur qualité. Alors c’était cela, le problème ? Leur loyauté envers Alice ?
Alice grinça des dents.
Non. Le problème était tout autre. Le problème venait de l’absence d’un leader. Quelqu’un qui puisse motiver les troupes, et les guider sur le chemin de la révolte. Personne ne pouvait la remplacer, car personne n’avait autant de rage qu’Alice. Personne.
Britanny ? Audacieuse, mais épargnée.
Célia ? Intelligente, mais épargnée.
Alexei, Rufus, Herminie, Elicia, Emelyne, Orphéa, Maggie… personne n’avait ni vu, ni vécu ce qu’Alice avait vécu. Personne n’éprouvait sa rage.
Et la rage était le fondement du MERLIN. Ses fondations reposaient sur elle. Cela, ils l’ignoraient sans doute tous.
Alice serra les poings dans son dos, enfonçant ses ongles dans ses paumes pour garder silencieux son coeur ébranlé.
« Je pourrais dire que je suis étonnée… mais ce n’est pas le cas, en effet. Je suis extrêmement déçue, Elicia. »
Elle considéra la rousse d’un regard en biais. « Les choses n’ont pourtant pas changée en Grande-Bretagne. Les Sans-Pouvoir sont toujours considérées comme inférieurs. Et il a fallu que je m’en aille pour que se dévoile enfin la paresse de certains d’entre vous. »
Ses mots étaient durs, et Alice aurait préféré qu’ils ne le soient pas. Néanmoins, comme à son habitude, elle peinait à contrôler certaines facettes de sa personnalité. Force et dignite, Alice. Elicia n’est que la messagère, en aucun cas la coupable.
Alice poussa un soupir en baissant les yeux sur ses chaussures. A nouveau, elle déglutit.
« Je te prie de me pardonner pour ma verbe cruelle. Elle ne t’est aucunement destinée spécifiquement. »
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Qu'est-il advenu de mon navire ?
Je suis extrêmement déçue, Élicia.
Ce n'était que quatre petits mots, suivis de son prénom. Et pourtant, ils furent d'une violence telle qu'Élicia sentit presque la lame tranchante d'un poignard dans son estomac.
La déception était peut-être l'une des pires choses au monde, surtout lorsqu'elle était en partie tournée contre elle.
La jeune fille tressaillit, touchée par les mots acérés d'Alice. Son ancienne camarade était en colère, et déçue, et cela se voyait sur son visage. Ou ça s'était vu, quand la rouquine le lui avait annoncé. Son regard qui était devenu aussi froid que de la glace, sa mâchoire qui s'était serrée... Autant d'indices qui broyaient le coeur d'Élicia et avec lui, l'assurance qu'elle avait mobilisé pour annoncer cette terrible nouvelle à l'ancienne Serpentard.
La Poufsouffle essaya de ne pas montrer la douleur que lui avaient infligés les mots d'Alice. Elle se doutait qu'ils n'étaient pas tournés totalement vers elle, et pourtant elle faisait également partie du MERLIN. Il en allait également de sa responsabilité, même si Alice s'excusait pour ses paroles et affirmait qu'elles n'étaient pas destinées à elle en particulier.
Le MERLIN n'était pas aussi actif qu'au temps d'Alice. Cependant, il était toujours là. Ils s'entraînaient, essayaient d'entraîner les plus jeunes, même hors MERLIN, avec la plus grande discussion. Une grande réunion avait eu lieu à la fin de l'année précédente, présidée par Irene, durant laquelle ils avaient relevé les points importants à mettre en avant pour réveiller l'organisation endormie.
Je suis réellement désolée. Il en va également de ma responsabilité, comme de celle de tous les autres, si nous n'avons pas repris nos activités correctement.
Élicia peinait à regarder Alice dans les yeux, à affronter ce regard de dragon de glace. Pourtant elle se força à le faire, à la fois par respect pour la jeune fille qui lui faisait face, mais également parce qu'elle ne voulait pas être réduite à baisser les yeux.
Nous avons fait une réunion en fin d'année dernière, dans le but de réveiller le MERLIN. Nombreuses choses ont été dites, et votées. Et je regrette sincèrement que nous ne fassions rien de suffisant pour reprendre dignement les rênes que tu nous as laissé.
Élicia serait-elle prête à s'engager à rendre de nouveau actif le MERLIN, pour se remettre dans les bonnes grâces d'Alice ? Elle devrait. Mais la jeune fille n'était pas sûre d'être prête à endosser pareille responsabilité. Il ne lui restait plus que deux ans à Poudlard, cela servirait-il réellement ?
Depuis ton départ, il est difficile de vraiment savoir quoi faire. Tu étais la cheffe du MERLIN, sa créatrice. Tu l'es toujours. Qu'en bien même nous redevenons actifs, le MERLIN ne sera qu'une pâle copie de celui qu'il était lorsque tu en étais la leadeuse.
Peut être passerait-elle pour une lèche-baguette. Pourtant, les mots qu'elle venait de dire étaient des plus sincères. Alice était née pour être leadeuse, elle avait ça dans le sang, et rien ne changerait cela. Comment Élicia pouvait-elle s'échapper d'une situation pareille ?
Crois-moi, j'aimerais tant qu'il en soit autrement. J'aurais aimé venir ici pour t'annoncer que nous militons toujours, et que tout va pour le mieux. Mais le mensonge n'était pas une option, il ne m'a jamais traversé l'esprit.
Si les mots d'Alice l'avaient blessés, Élicia réussit à les éloigner de son esprit. Le noeud dans son estomac s'était légèrement desserré, sans pour autant disparaître. Elle avait passé de si bons moments ici, et refusait d'être envahie de ce genre d'émotions néfastes alors que son temps à Beauxbâtons était compté. C'était pourtant bien plus facile à dire qu'à faire, et elle en était consciente, cette discussion était une nécessité. Peut être demanderait-elle une réunion du MERLIN en rentrant ? Elle ne voulait pas essuyer une nouvelle déception d'Alice, si d'aventure elles se recroisaient.
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Ce n'était que quatre petits mots, suivis de son prénom. Et pourtant, ils furent d'une violence telle qu'Élicia sentit presque la lame tranchante d'un poignard dans son estomac.
La déception était peut-être l'une des pires choses au monde, surtout lorsqu'elle était en partie tournée contre elle.
La jeune fille tressaillit, touchée par les mots acérés d'Alice. Son ancienne camarade était en colère, et déçue, et cela se voyait sur son visage. Ou ça s'était vu, quand la rouquine le lui avait annoncé. Son regard qui était devenu aussi froid que de la glace, sa mâchoire qui s'était serrée... Autant d'indices qui broyaient le coeur d'Élicia et avec lui, l'assurance qu'elle avait mobilisé pour annoncer cette terrible nouvelle à l'ancienne Serpentard.
La Poufsouffle essaya de ne pas montrer la douleur que lui avaient infligés les mots d'Alice. Elle se doutait qu'ils n'étaient pas tournés totalement vers elle, et pourtant elle faisait également partie du MERLIN. Il en allait également de sa responsabilité, même si Alice s'excusait pour ses paroles et affirmait qu'elles n'étaient pas destinées à elle en particulier.
Le MERLIN n'était pas aussi actif qu'au temps d'Alice. Cependant, il était toujours là. Ils s'entraînaient, essayaient d'entraîner les plus jeunes, même hors MERLIN, avec la plus grande discussion. Une grande réunion avait eu lieu à la fin de l'année précédente, présidée par Irene, durant laquelle ils avaient relevé les points importants à mettre en avant pour réveiller l'organisation endormie.
Je suis réellement désolée. Il en va également de ma responsabilité, comme de celle de tous les autres, si nous n'avons pas repris nos activités correctement.
Élicia peinait à regarder Alice dans les yeux, à affronter ce regard de dragon de glace. Pourtant elle se força à le faire, à la fois par respect pour la jeune fille qui lui faisait face, mais également parce qu'elle ne voulait pas être réduite à baisser les yeux.
Nous avons fait une réunion en fin d'année dernière, dans le but de réveiller le MERLIN. Nombreuses choses ont été dites, et votées. Et je regrette sincèrement que nous ne fassions rien de suffisant pour reprendre dignement les rênes que tu nous as laissé.
Élicia serait-elle prête à s'engager à rendre de nouveau actif le MERLIN, pour se remettre dans les bonnes grâces d'Alice ? Elle devrait. Mais la jeune fille n'était pas sûre d'être prête à endosser pareille responsabilité. Il ne lui restait plus que deux ans à Poudlard, cela servirait-il réellement ?
Depuis ton départ, il est difficile de vraiment savoir quoi faire. Tu étais la cheffe du MERLIN, sa créatrice. Tu l'es toujours. Qu'en bien même nous redevenons actifs, le MERLIN ne sera qu'une pâle copie de celui qu'il était lorsque tu en étais la leadeuse.
Peut être passerait-elle pour une lèche-baguette. Pourtant, les mots qu'elle venait de dire étaient des plus sincères. Alice était née pour être leadeuse, elle avait ça dans le sang, et rien ne changerait cela. Comment Élicia pouvait-elle s'échapper d'une situation pareille ?
Crois-moi, j'aimerais tant qu'il en soit autrement. J'aurais aimé venir ici pour t'annoncer que nous militons toujours, et que tout va pour le mieux. Mais le mensonge n'était pas une option, il ne m'a jamais traversé l'esprit.
Si les mots d'Alice l'avaient blessés, Élicia réussit à les éloigner de son esprit. Le noeud dans son estomac s'était légèrement desserré, sans pour autant disparaître. Elle avait passé de si bons moments ici, et refusait d'être envahie de ce genre d'émotions néfastes alors que son temps à Beauxbâtons était compté. C'était pourtant bien plus facile à dire qu'à faire, et elle en était consciente, cette discussion était une nécessité. Peut être demanderait-elle une réunion du MERLIN en rentrant ? Elle ne voulait pas essuyer une nouvelle déception d'Alice, si d'aventure elles se recroisaient.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Qu'est-il advenu de mon navire ?
Sans un mot, sans un geste, Alice écouta la plaidoirie d’Elicia. Ses paroles touchèrent l’orgueil d’Alice, sans parvenir à faire disparaître le sentiment qui lui rongeait le coeur.
Les remords.
Elle était responsable du déclin du MERLIN. De son MERLIN. Elle était parti, sans un mot pour eux. Bien sûr, elle n’avait pas pu leur écrire, Grand-Père lui ayant interdit de correspondre avec ses amis de Poudlard.
Mais Alice aurait dû se battre. Elle aurait dû se rebeller contre la dictature de Grand-Père ! Et elle n’avait rien fait, car il avait invoqué la meilleure excuse possible : la protection de Père. Elle qui s’était lancé dans la résistance justement pour le sauver avait été forcée de comprendre la démarche de sa famille.
Et pourtant, cela ne rendait pas ses remords moins palpable.
Alice serrait les ongles dans ses paumes. Elicia était d’une telle douceur, d’une telle loyauté… Alice s’en voulait de n’avoir su tenir sa langue aiguisé derrière ses dents serrées.
Alice releva le visage vers Elicia et s’avança d’un bon pas. Elle vint chercher sa main pour la serrer entre les siennes, désireuse de mettre un terme aux paroles de sa recrue... ancienne recrue ?
« Et je te remercie pour ta franchise, très chère Elicia. » Elle baissa un instant les yeux sur leurs mains, se rendant compte que son pouce s’était mis à caresser la peau d’Elicia. Léonie et ses maudites mauvaises habitudes…
Alice leva à nouveau les yeux pour regarder la rousse, plantant son regard d’argent dans le sien.
« C’était à moi de vous garder unis malgré la distance. Et je l’aurais fait si j’en avais eu l’occasion. »
Des excuses. Voilà tout ce dont Alice Elisabeth Sangblanc était capable ? Misérable pleurnicheuse.
Alice prit une grande inspiration.
« Regarde moi. A des centaines de kilomètres de ceux que j’ai rassemblé pour lutter contre un monstre tentaculaire. Laissés à votre sort. Et j’ose vous reprocher votre… inactivité. Par Circée… »
Alice se mordit la lèvre, agacée autant que gênée par le discours qu’elle tenait.
« Je… »
Elle déglutit.
« Je suis désolée. »
Les remords.
Elle était responsable du déclin du MERLIN. De son MERLIN. Elle était parti, sans un mot pour eux. Bien sûr, elle n’avait pas pu leur écrire, Grand-Père lui ayant interdit de correspondre avec ses amis de Poudlard.
Mais Alice aurait dû se battre. Elle aurait dû se rebeller contre la dictature de Grand-Père ! Et elle n’avait rien fait, car il avait invoqué la meilleure excuse possible : la protection de Père. Elle qui s’était lancé dans la résistance justement pour le sauver avait été forcée de comprendre la démarche de sa famille.
Et pourtant, cela ne rendait pas ses remords moins palpable.
Alice serrait les ongles dans ses paumes. Elicia était d’une telle douceur, d’une telle loyauté… Alice s’en voulait de n’avoir su tenir sa langue aiguisé derrière ses dents serrées.
Alice releva le visage vers Elicia et s’avança d’un bon pas. Elle vint chercher sa main pour la serrer entre les siennes, désireuse de mettre un terme aux paroles de sa recrue... ancienne recrue ?
« Et je te remercie pour ta franchise, très chère Elicia. » Elle baissa un instant les yeux sur leurs mains, se rendant compte que son pouce s’était mis à caresser la peau d’Elicia. Léonie et ses maudites mauvaises habitudes…
Alice leva à nouveau les yeux pour regarder la rousse, plantant son regard d’argent dans le sien.
« C’était à moi de vous garder unis malgré la distance. Et je l’aurais fait si j’en avais eu l’occasion. »
Des excuses. Voilà tout ce dont Alice Elisabeth Sangblanc était capable ? Misérable pleurnicheuse.
Alice prit une grande inspiration.
« Regarde moi. A des centaines de kilomètres de ceux que j’ai rassemblé pour lutter contre un monstre tentaculaire. Laissés à votre sort. Et j’ose vous reprocher votre… inactivité. Par Circée… »
Alice se mordit la lèvre, agacée autant que gênée par le discours qu’elle tenait.
« Je… »
Elle déglutit.
« Je suis désolée. »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Qu'est-il advenu de mon navire ?
Élicia ne bougea pas lorsqu'Alice s'approcha. Alors qu'elle s'apprêtait à continuer sur sa lancée, la surprise la rendit muette.
La jeune fille s'était attendue à d'autres mots décrivant la déception d'Alice, et au lieu de quoi l'ancienne Serpentard s'était approchée pour ... Lui prendre les mains.
Si la rouquine voyait mal Alice exploser de colère, elle ne s'attendait pas à ce que son attitude change à ce point. Passant de la leadeuse qu'elle connaissait, déçue de l'inactivité de son organisation, à la jeune fille qui s'était remise en question, semblant plus déçue d'elle-même que des autres.
Élicia laissa ses mains à Alice, attentive aux mots de son ancienne camarade.
Elle n'était plus vraiment sûre de savoir ce qu'il se passait.
La rouquine écouta l'ancienne Serpentard, son regard planté dans celui argenté d'Alice, sans savoir quoi dire. Que c'était il passé dans son esprit qui expliquait un changement aussi brutal ? Que pouvait-elle avoir dit pour que la jeune sorcière se sente à ce point obligée de se justifier ? Jamais elle n'avait voulu rejeter la faute sur Alice, encore moins que celle-ci ne se sente responsable de la faible activité de l'organisation. Que pouvait elle faire depuis Beauxbâtons, de toute façon ?
Confuse, voilà ce qu'était Élicia. Elle ne s'attendait peut être pas à une éruption de colère, mais elle ne s'attendait pas non plus à des excuses. C'était plutôt à elle de les faire, elle la messagère du MERLIN.
Alice s'excusa. C'était presque aussi étonnant que tout le reste. Était-ce la première fois qu'elle l'entendait dire celà ? Elle ne saurait le dire.
À ses mots, Élicia serra les mains d'Alice, qui tenaient toujours les siennes. Comme un signe de compassion, un signe de présence. C'était difficile à expliquer, mais la volonté était là. Alice n'était pas seule.
Alors enfin elle prit la parole.
Alice, tu n'as pas à t'excuser. Tu ne pouvais rien faire, leadeuse ou pas. C'est nous les responsables, et seulement nous. Tu n'as pas à te sentir coupable.
La conversation avait définitivement pris un tournant inattendu, et Élicia ne savait plus quoi dire ou faire.
Le MERLIN n'est peut être plus aussi actif qu'avant, mais il peut toujours être relancé.
Elle s'était lancée. Une fois ces mots dit, plus de retour en arrière : elle s'engageait à relancer l'organisation. Peut être sa décision n'était-elle pas assez réfléchie, pourtant la jeune fille sentait que c'était la chose à dire, et à faire.
Car, après réflexion, appeler une réunion du MERLIN ne signifiait pas en prendre les rênes. Elle pouvait se contenter de leur faire passer un message d'Alice, et peut être proposer son aide sans prendre la responsabilité pleine et entière de l'organisation. C'était, à bien y réfléchir, la solution la plus intéressante s'offrant à elle.
Honnêtement, je ne suis pas de taille à prendre ta place. Je serais incapable d'endosser autant de responsabilités. Mais je peux leur porter un message, je peux essayer de les réunir de nouveaux et pourquoi pas donner un coup de main dans certaines branches du MERLIN.
Maintenant qu'elle le disait à voix haute, l'idée lui semblait d'autant plus intéressante. Peut être pourrait-elle se proposer comme entraîneuse du MERLIN ? Ses entraînements aux duels avec Brett portaient leurs fruits depuis presque deux ans. Elle s'améliorait a vu d'œil, et donner des cours à ses camarades pourrait être dans ses cordes. Il lui suffisait de suivre l'exemple de son copain, qui mine de rien était assez bon pédagogue.
Élicia, entraîneuse du MERLIN. L'idée lui plaisait, il ne lui restait qu'à voir si cela plaisait à d'autres.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
La jeune fille s'était attendue à d'autres mots décrivant la déception d'Alice, et au lieu de quoi l'ancienne Serpentard s'était approchée pour ... Lui prendre les mains.
Si la rouquine voyait mal Alice exploser de colère, elle ne s'attendait pas à ce que son attitude change à ce point. Passant de la leadeuse qu'elle connaissait, déçue de l'inactivité de son organisation, à la jeune fille qui s'était remise en question, semblant plus déçue d'elle-même que des autres.
Élicia laissa ses mains à Alice, attentive aux mots de son ancienne camarade.
Elle n'était plus vraiment sûre de savoir ce qu'il se passait.
La rouquine écouta l'ancienne Serpentard, son regard planté dans celui argenté d'Alice, sans savoir quoi dire. Que c'était il passé dans son esprit qui expliquait un changement aussi brutal ? Que pouvait-elle avoir dit pour que la jeune sorcière se sente à ce point obligée de se justifier ? Jamais elle n'avait voulu rejeter la faute sur Alice, encore moins que celle-ci ne se sente responsable de la faible activité de l'organisation. Que pouvait elle faire depuis Beauxbâtons, de toute façon ?
Confuse, voilà ce qu'était Élicia. Elle ne s'attendait peut être pas à une éruption de colère, mais elle ne s'attendait pas non plus à des excuses. C'était plutôt à elle de les faire, elle la messagère du MERLIN.
Alice s'excusa. C'était presque aussi étonnant que tout le reste. Était-ce la première fois qu'elle l'entendait dire celà ? Elle ne saurait le dire.
À ses mots, Élicia serra les mains d'Alice, qui tenaient toujours les siennes. Comme un signe de compassion, un signe de présence. C'était difficile à expliquer, mais la volonté était là. Alice n'était pas seule.
Alors enfin elle prit la parole.
Alice, tu n'as pas à t'excuser. Tu ne pouvais rien faire, leadeuse ou pas. C'est nous les responsables, et seulement nous. Tu n'as pas à te sentir coupable.
La conversation avait définitivement pris un tournant inattendu, et Élicia ne savait plus quoi dire ou faire.
Le MERLIN n'est peut être plus aussi actif qu'avant, mais il peut toujours être relancé.
Elle s'était lancée. Une fois ces mots dit, plus de retour en arrière : elle s'engageait à relancer l'organisation. Peut être sa décision n'était-elle pas assez réfléchie, pourtant la jeune fille sentait que c'était la chose à dire, et à faire.
Car, après réflexion, appeler une réunion du MERLIN ne signifiait pas en prendre les rênes. Elle pouvait se contenter de leur faire passer un message d'Alice, et peut être proposer son aide sans prendre la responsabilité pleine et entière de l'organisation. C'était, à bien y réfléchir, la solution la plus intéressante s'offrant à elle.
Honnêtement, je ne suis pas de taille à prendre ta place. Je serais incapable d'endosser autant de responsabilités. Mais je peux leur porter un message, je peux essayer de les réunir de nouveaux et pourquoi pas donner un coup de main dans certaines branches du MERLIN.
Maintenant qu'elle le disait à voix haute, l'idée lui semblait d'autant plus intéressante. Peut être pourrait-elle se proposer comme entraîneuse du MERLIN ? Ses entraînements aux duels avec Brett portaient leurs fruits depuis presque deux ans. Elle s'améliorait a vu d'œil, et donner des cours à ses camarades pourrait être dans ses cordes. Il lui suffisait de suivre l'exemple de son copain, qui mine de rien était assez bon pédagogue.
Élicia, entraîneuse du MERLIN. L'idée lui plaisait, il ne lui restait qu'à voir si cela plaisait à d'autres.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Qu'est-il advenu de mon navire ?
Alice se sentait vulnérable, et elle exécrait ce sentiment. Elle ne devait l’être devant personne, jamais. Elle n’était pas de ceux là. Ceux qui baissait les yeux face aux mots douloureux ou fatalités désagréables. Alice lzs affrontait, le menton levé, le regard droit.
Alors… pourquoi pliait-elle aujourd’hui ? Pourquoi diable présentait-elle des excuses pour quelque chose qu’elle ne pouvait pas contrôler ?
Par Circée, elle recommençait ! Bien sûr qu’elle aurait pu contrôler cette fatalité que Grand-Père avait agité sous ses yeux d’enfants ! Elle aurait dû se battre ! N’était-ce pas ce qu’elle avait fait en créant le Merlin ? Alice s’était opposé aux règles dictées par ses aînés parce qu’elle ne lui convenait pas, et c’était de qu’elle aurait dû faire avec Grand-Père !
Mais au lieu de cela, Alice avait préféré rendre les armes et fuir… alors qu’il aurait fallu se battre.
Jacob n’avait pas abandonné, lui. Son père évadé, et reconnu non coupable de tous les chefs d’accusation qui pesait sur ses épaules, Jacob se battait encore pour ses idéaux. Il était dehors, seul, à lutter pour ce qui lui semblait juste. Malgré Thomas, malgré le Conseil, Jacob n’avait pas abandonné.
Alice serrait les dents, en proie à une colère froide dirigée vers elle même. Peut-être comprimait-elle les doigts d’Elicia avec trop de vigueur. Aussi la libéra t-elle, et se recula d’un bon pas. Ses sourcils froncés, elle tourna le dos à la rousse, ses bras se croisant sous sa poitrine.
La proposition de transmettre un message au Merlin autant que son aveu d’incapacité à prendre la place d’Alice la firent grincer des dents.
Quel message transmettre à ceux qu’elle avait abandonné ? Ne lâchez rien, poursuivez le combat ? Misérable déserteuse.
Alice s’adossa au mur de l’écurie, son regard planté droit devant elle. Son cœur battait la chamade, en proie à une colère froide.
Que pouvait-elle dire ? Que pouvait-elle faire ? Son départ avait démontré une chose : le Merlin avait besoin d’un guide. D’un leader. Et personne n’avait les épaules pour endosser ce rôle.
Personne.
Elicia ? Trop douce, trop peu confiante. Pas assez dure. Oserait-elle arpenter les rues de Godric’s Hollow pour coller des affiches à la manière d’Alice ? Ferait-elle rempart entre un rejeton du Conseil et sa proie Sans-Statut ?
Alice grinçait encore des dents, ses ongles s’enfonçant dans la dentelle de ses manches. Alice ne permettrait jamais cela. Elle avait fait une promesse à Nora et monsieur Penwyn : Alice protègerait ses recrues envers et contre tout. Elle était leur guide, certes, mais également leur bouclier.
Et ce fut pour cette raison qu’Alice avait été agressée par un Manteau Noir qui aurait pu la tuer.
Et ce fut pour cette raison qu’Alice avait attaqué Carry Harrison qui s’apprêtait à en finir avec Rufus.
Et ce serait pour cette raison que jamais Alice ne laisserait ni Elicia, ni qui que ce soit, devenir la leader du Merlin.
« Transmets-leur ce message. »
Sans faire le moindre geste, Alice jeta un regard en biais à Elicia.
« Attendez moi. »
Alice inspira longuement, et poursuivis.
« Entrainez vous. Récoltez des informations. Débusquer les ennemis de la Nation. Étudiez chaque famille de Sang-Pur. Trouvez leurs alliés. Rapprochez vous de leurs enfants. Repérez leurs points faibles. Et lorsque enfin je reviendrai en Grande-Bretagne, nous abattrons nos cartes, et rendrons à notre pays toute la superbe que le Conseil lui arraché. »
Ses bras se décroisèrent. Elle déplia ses doigts frêles et les observa en silence quelques secondes. Il lui semblait sentir les battements de son cœur dans le creux de ses mains.
Non. Il s’agissait de cette flamme intérieur qui, depuis longtemps, n’avait eu qu’un désir.
Redevenir un brasier ardent.
Alors… pourquoi pliait-elle aujourd’hui ? Pourquoi diable présentait-elle des excuses pour quelque chose qu’elle ne pouvait pas contrôler ?
Par Circée, elle recommençait ! Bien sûr qu’elle aurait pu contrôler cette fatalité que Grand-Père avait agité sous ses yeux d’enfants ! Elle aurait dû se battre ! N’était-ce pas ce qu’elle avait fait en créant le Merlin ? Alice s’était opposé aux règles dictées par ses aînés parce qu’elle ne lui convenait pas, et c’était de qu’elle aurait dû faire avec Grand-Père !
Mais au lieu de cela, Alice avait préféré rendre les armes et fuir… alors qu’il aurait fallu se battre.
Jacob n’avait pas abandonné, lui. Son père évadé, et reconnu non coupable de tous les chefs d’accusation qui pesait sur ses épaules, Jacob se battait encore pour ses idéaux. Il était dehors, seul, à lutter pour ce qui lui semblait juste. Malgré Thomas, malgré le Conseil, Jacob n’avait pas abandonné.
Alice serrait les dents, en proie à une colère froide dirigée vers elle même. Peut-être comprimait-elle les doigts d’Elicia avec trop de vigueur. Aussi la libéra t-elle, et se recula d’un bon pas. Ses sourcils froncés, elle tourna le dos à la rousse, ses bras se croisant sous sa poitrine.
La proposition de transmettre un message au Merlin autant que son aveu d’incapacité à prendre la place d’Alice la firent grincer des dents.
Quel message transmettre à ceux qu’elle avait abandonné ? Ne lâchez rien, poursuivez le combat ? Misérable déserteuse.
Alice s’adossa au mur de l’écurie, son regard planté droit devant elle. Son cœur battait la chamade, en proie à une colère froide.
Que pouvait-elle dire ? Que pouvait-elle faire ? Son départ avait démontré une chose : le Merlin avait besoin d’un guide. D’un leader. Et personne n’avait les épaules pour endosser ce rôle.
Personne.
Elicia ? Trop douce, trop peu confiante. Pas assez dure. Oserait-elle arpenter les rues de Godric’s Hollow pour coller des affiches à la manière d’Alice ? Ferait-elle rempart entre un rejeton du Conseil et sa proie Sans-Statut ?
Alice grinçait encore des dents, ses ongles s’enfonçant dans la dentelle de ses manches. Alice ne permettrait jamais cela. Elle avait fait une promesse à Nora et monsieur Penwyn : Alice protègerait ses recrues envers et contre tout. Elle était leur guide, certes, mais également leur bouclier.
Et ce fut pour cette raison qu’Alice avait été agressée par un Manteau Noir qui aurait pu la tuer.
Et ce fut pour cette raison qu’Alice avait attaqué Carry Harrison qui s’apprêtait à en finir avec Rufus.
Et ce serait pour cette raison que jamais Alice ne laisserait ni Elicia, ni qui que ce soit, devenir la leader du Merlin.
« Transmets-leur ce message. »
Sans faire le moindre geste, Alice jeta un regard en biais à Elicia.
« Attendez moi. »
Alice inspira longuement, et poursuivis.
« Entrainez vous. Récoltez des informations. Débusquer les ennemis de la Nation. Étudiez chaque famille de Sang-Pur. Trouvez leurs alliés. Rapprochez vous de leurs enfants. Repérez leurs points faibles. Et lorsque enfin je reviendrai en Grande-Bretagne, nous abattrons nos cartes, et rendrons à notre pays toute la superbe que le Conseil lui arraché. »
Ses bras se décroisèrent. Elle déplia ses doigts frêles et les observa en silence quelques secondes. Il lui semblait sentir les battements de son cœur dans le creux de ses mains.
Non. Il s’agissait de cette flamme intérieur qui, depuis longtemps, n’avait eu qu’un désir.
Redevenir un brasier ardent.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Qu'est-il advenu de mon navire ?
La situation lui échappait complètement. Pas qu'elle ne la contrôlait au départ. Non, c'était son esprit qui avait du mal à suivre.
Alice était passée de colère à déception, et semblait revenir à la colère. Non, à la rage. Mais celle-ci était-elle tournée vers elle-même, ou vers le MERLIN ? Élicia n'arrivait pas à le déterminer.
Elle ne dit donc rien lorsque l'ancienne Serpentard serra ses mains plus fort que nécessaire. Elle ne dit rien non plus lorsqu'elle les lâcha, pas plus que lorsqu'elle recula et s'éloigna.
La rouquine se contenta d'attendre, et laissa Alice en proie à ses pensée. Que pouvait-elle faire, de toute manière ? La jeune sorcière avait besoin de mettre ses idées au clair, et Élicia n'avait pas à intervenir.
Alors elle se contenta de la regarder croiser les bras, le dos tourné. Elle la regarda s'adosser aux écuries, et s'autorisa un coup d'oeil vers un équidé gambadant non loin.
Le noeud dans son estomac s'était resserré en voyant le regard argenté d'Alice se durcir. Élicia n'irait pas dire qu'elle avait peur de son ancienne camarade, mais elle était loin d'être à l'aise, surtout après des montagnes russes pareilles. Comment devait-elle se comporter ? Devait-elle dire quelque chose, n'importe quoi, pour remplir ce silence pesant qui s'était installé ?
Perdue dans ses propres pensées, la Poufsouffle failli sursauter au son de la voix d'Alice.
L'ancienne leadeuse du MERLIN semblait s'être décidée, et dans le regard qu'elle jetait à Élicia, cette dernière n'y lut qu'une effroyable détermination.
Un frisson parcourus son échine tandis que l'ancienne Serpentard donnait sa consigne.
À la première phrase, Élicia haussa un sourcil. Que voulait-elle dire par "Attendez-moi." ? Allait-elle revenir à Poudlard ? Ça semblait improbable, mais...
Là était donc la consigne d'Alice. Espionner. S'entraîner. Se préparer pour son retour. Pour que, quand le jour viendra, ils soient de nouveaux en capacité de passer à l'action.
Élicia ne savait pas quoi en penser. S'entraîner, elle le faisait déjà. Le faire un peu plus ne la dérangeait pas, et c'était l'occasion de mettre au service du MERLIN ses nouvelles compétences en matière de duels.
En revanche, le reste... Elle ne le dirait jamais à voix haute, surtout pas maintenant avec une Alice remplie de colère. Mais l'idée de se rapprocher des enfants de Sang Purs pour récolter des informations sur leur famille, leur points faibles... C'était terriblement déloyal.
Élicia aimait l'idée de jouer l'espionne, mais à quelle fin ? Bien sûr qu'elle voulait que les choses s'améliorent. Mais au dépend de familles entières ? En utilisant des personnes qui, pour la plupart, n'y était pour rien ?
Elle garda pourtant ses pensées pour elle, et se contenta d'acquiescer. Que pouvait-elle faire d'autre ? Alice était déjà passée par nombreuses émotions fortes, elle n'avait pas besoin d'en rajouter, encore moins pour lui dire qu'elle allait peut être un peu loin...
Nous nous entraîneront. Et nous serons prêts pour ton retour.
Voilà, pas de mensonge. Élicia allait droit au but, préférant ne rien dire d'autre.
Que diraient ses amis si elle se rapprochait d'eux par intérêt ? Son petit ami était un Sang Pur. Aliosus était un Sang Pur.
Et elle refusait de les compromettre. De leur mentir. De se jouer d'eux. Quand bien même les raisons d'Alice étaient légitime, la fin ne justifiait pas toujours les moyens, et son amitié avec les deux garçons était chère à ses yeux.
La rouquine se retrouvait dans un dilemme qu'elle n'arrivait pas à résoudre. Alice et le MERLIN ? Ou ses amis et leur famille ?
Au fond d'elle, elle connaissait déjà la réponse, mais ne voulait pas l'énoncer clairement dans ses pensées. Car choisir, c'était renoncer, et elle n'était pas encore prête à renoncer ni à l'un, ni à l'autre.
Nous attendrons ton retour. Comment comptes-tu rentrer ? As-tu autre chose à faire passer ?
Le dragon s'était réveillé, et Élicia était aussi curieuse qu'inquiète de voir ce qu'il serait en capacité de faire à l'avenir.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Alice était passée de colère à déception, et semblait revenir à la colère. Non, à la rage. Mais celle-ci était-elle tournée vers elle-même, ou vers le MERLIN ? Élicia n'arrivait pas à le déterminer.
Elle ne dit donc rien lorsque l'ancienne Serpentard serra ses mains plus fort que nécessaire. Elle ne dit rien non plus lorsqu'elle les lâcha, pas plus que lorsqu'elle recula et s'éloigna.
La rouquine se contenta d'attendre, et laissa Alice en proie à ses pensée. Que pouvait-elle faire, de toute manière ? La jeune sorcière avait besoin de mettre ses idées au clair, et Élicia n'avait pas à intervenir.
Alors elle se contenta de la regarder croiser les bras, le dos tourné. Elle la regarda s'adosser aux écuries, et s'autorisa un coup d'oeil vers un équidé gambadant non loin.
Le noeud dans son estomac s'était resserré en voyant le regard argenté d'Alice se durcir. Élicia n'irait pas dire qu'elle avait peur de son ancienne camarade, mais elle était loin d'être à l'aise, surtout après des montagnes russes pareilles. Comment devait-elle se comporter ? Devait-elle dire quelque chose, n'importe quoi, pour remplir ce silence pesant qui s'était installé ?
Perdue dans ses propres pensées, la Poufsouffle failli sursauter au son de la voix d'Alice.
L'ancienne leadeuse du MERLIN semblait s'être décidée, et dans le regard qu'elle jetait à Élicia, cette dernière n'y lut qu'une effroyable détermination.
Un frisson parcourus son échine tandis que l'ancienne Serpentard donnait sa consigne.
À la première phrase, Élicia haussa un sourcil. Que voulait-elle dire par "Attendez-moi." ? Allait-elle revenir à Poudlard ? Ça semblait improbable, mais...
Là était donc la consigne d'Alice. Espionner. S'entraîner. Se préparer pour son retour. Pour que, quand le jour viendra, ils soient de nouveaux en capacité de passer à l'action.
Élicia ne savait pas quoi en penser. S'entraîner, elle le faisait déjà. Le faire un peu plus ne la dérangeait pas, et c'était l'occasion de mettre au service du MERLIN ses nouvelles compétences en matière de duels.
En revanche, le reste... Elle ne le dirait jamais à voix haute, surtout pas maintenant avec une Alice remplie de colère. Mais l'idée de se rapprocher des enfants de Sang Purs pour récolter des informations sur leur famille, leur points faibles... C'était terriblement déloyal.
Élicia aimait l'idée de jouer l'espionne, mais à quelle fin ? Bien sûr qu'elle voulait que les choses s'améliorent. Mais au dépend de familles entières ? En utilisant des personnes qui, pour la plupart, n'y était pour rien ?
Elle garda pourtant ses pensées pour elle, et se contenta d'acquiescer. Que pouvait-elle faire d'autre ? Alice était déjà passée par nombreuses émotions fortes, elle n'avait pas besoin d'en rajouter, encore moins pour lui dire qu'elle allait peut être un peu loin...
Nous nous entraîneront. Et nous serons prêts pour ton retour.
Voilà, pas de mensonge. Élicia allait droit au but, préférant ne rien dire d'autre.
Que diraient ses amis si elle se rapprochait d'eux par intérêt ? Son petit ami était un Sang Pur. Aliosus était un Sang Pur.
Et elle refusait de les compromettre. De leur mentir. De se jouer d'eux. Quand bien même les raisons d'Alice étaient légitime, la fin ne justifiait pas toujours les moyens, et son amitié avec les deux garçons était chère à ses yeux.
La rouquine se retrouvait dans un dilemme qu'elle n'arrivait pas à résoudre. Alice et le MERLIN ? Ou ses amis et leur famille ?
Au fond d'elle, elle connaissait déjà la réponse, mais ne voulait pas l'énoncer clairement dans ses pensées. Car choisir, c'était renoncer, et elle n'était pas encore prête à renoncer ni à l'un, ni à l'autre.
Nous attendrons ton retour. Comment comptes-tu rentrer ? As-tu autre chose à faire passer ?
Le dragon s'était réveillé, et Élicia était aussi curieuse qu'inquiète de voir ce qu'il serait en capacité de faire à l'avenir.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
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