A la croisée des lettres
Samedi 5 Décembre 2048
A la sortie de la Grande Salle
Vers 8h30
PV : @Lucia Varalta
A la sortie de la Grande Salle
Vers 8h30
PV : @Lucia Varalta
En ce matin là, cinquième jour du calendrier de l'avent, un étrange mélange d'émotions animait le cœur d'Alyssa. Un drôle de soulagement se mêlait à une anxiété qui se faisait moins tenace. C'est que dans la poche de la jeune fille se trouvait une lettre qu'elle avait longuement hésité à écrire, et encore plus à envoyer. Son hésitation s'illustrait par les traits barrant certaines phrases, sa réticence se révélait dans les marques de pliures répétées sur le papier. Heureusement, le parchemin était maintenant soigneusement scellé et ne demandait plus qu'à être confié à l'un des hiboux de l'école. Alyssa ne se rendait pas compte que ses jambes étaient agitées de tics réguliers sous la table, ses baskets frappant à intervalles répétés les pavés de pierre de la Grande Salle qui accueillait le petit déjeuner.
La blondinette avait à peine touché à son assiette dans laquelle elle avait disposé seulement deux tartines, son esprit revisionnant en boucle les mots d'une écriture maladroite consignés dans sa lettre :
Salut Maman et aussi Papa,
J'ai pas été très honnête avec vous ces derniers temps. Quand je vous ai dit que je m'amusais bien à Poudlard, c'était faux. Quand je vous ai dit que je travaillais bien à l'école, c'était faux. Quand je vous ai dit que tout se passait à merveille ici, c'était tout aussi faux. Les fois où vous avez demandé à Winter comment j'allais, j'ai choisi ce qu'elle écrivait. Ne lui en voulez pas, c'est moi qui l'ai obligée.
En revanche pour le match de Quidditch c'est vrai que j'ai vraiment attrapé le vif et qu'on a gagné.
Mais, en fait, cette année c'est le cauchemar dur.
Ca a super mal commencé déjà à la rentrée. Y'a eu des élèves qui ont lancé des feux d'artifice lors de la traversée du lac, sauf que ça a énervé le calmar géant, et il a renversé nos barques. Moi je suis tombée et je crois j'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. Même encore aujourd'hui, j'y repense souvent. Mais ce qui a été encore pire, c'est quand j'ai découvert que dans les coupables, y'avait deux amies à moi. Je voulais me venger, mais... c'était trop dur au début mais j'ai pas eu le temps avec les devoirs. Après j'ai fait une énorme bêtise qui a fait vraiment du mal à quelqu'un. C'était avec son bo Je peux pas vous raconter en fait, mais je voulais pas faire ça. Mais après j'ai eu l'occasion d'essayer de me venger de ces personnes. J'ai pas été très méchante je voulais juste leur donner une bonne leçon, mais eux ils sont devenus bien pires après. mais ça n'a pas trop bien marché. Après j'ai eu une retenue, mais c'était pas pour ça. En fait je sais pas vraiment pourquoi mais y'en avait tout pleins de Gryffondors de collés. Et y'a un de ceux des feux d'artifice qui a dit à tout le monde un truc trop bizarre sur moi, mais je peux pas l'écrire. Bref. J'ai eu encore pire après, je me suis disputée avec Onyx. Et ça a été totalement ma faute, j'ai été horrible avec elle. Mais on se reparle à nouveau maintenant, vous inquiétez pas, elle est vraiment là pour moi. En fait je peux pas tout raconter ici, mais, en gros, je sais pas comment je fais pour tenir c'est dur. J'aimerais être avec vous au lieu d'être ici. Je dois faire quoi pour que ça s'arrange ?
J'espère que vous m'aimerez quand même encore même après avoir lu. Je vous aime.
Alyssa
A force de s'y être reprise, d'avoir changé d'avis, d'avoir repoussé à plus tard, Alyssa ne savait plus vraiment ce qu'elle avait écrit dans cette lettre. Même si elle essayait de la relire, la jeune fille doutait fort de pouvoir la déchiffrer à nouveau. Son écriture était trop hésitante, tremblante, raturée. Mais ses parents avaient toujours eu ce formidable pouvoir de la déchiffrer. Alyssa leur faisait confiance. Oui, confiance, c'était le bon mot.
Sans même s'en être rendue compte, la blondinette avait sorti ce rouleau de parchemin et s'était remise à le plier dans l'une de ses mains, le froissant d'autant plus. Plongée dans ses pensées, elle tarda à remarquer le gigantesque hibou blanc comme la neige qui s'était posé juste à côté de son assiette, faisant chuter ses couverts par terre dans un bruit retentissant. Alyssa leva ses grands yeux bleus étonnés vers lui, et fut alors surprise de reconnaître le harfang des neiges de ses parents. Sans un mot, elle gratouilla le volatile derrière la tête avant de lui prendre la lettre.
- Tu peux aller dans la Volière te reposer si tu veux, lui dit-elle finalement avant de lui donner l'une de ses deux tartines que l'oiseau avala dans un hululement de joie.
Dans un souffle de neige, le hibou s'envola et Alyssa se concentra alors sur son courrier reçu. Elle fronça les sourcils en reconnaissant l'écriture de sa mère. Sans un mot, la jeune fille déchira l'enveloppe avant de commencer à lire :
Ma chérie,
Nous espérons que tu te portes bien, que les cours se passent au mieux et que tu continues à prendre autant de plaisir que ce que tu nous décris concernant le Quidditch.
C'est aujourd'hui une lettre assez brève que nous t'écrivons (ne t'inquiète pas une bien plus longue va suivre !). Nous voulions te faire une proposition, que tu peux complètement refuser si tu n'en as pas envie. Aurais-tu envie de passer Noël à Poudlard avec tes amis ?
Avec ton père, nous avons gagné un voyage à deux en Norvège, un pays que je rêve de visiter depuis bien longtemps, tu le sais. C'était totalement inattendu je t'avoue, tu connais ce genre de jeux... Mais ce voyage se passe durant les vacances de Noël. Si nous nous y rendons, personne ne pourra veiller sur toi à la maison.
Mais avant que tu prennes une décision, je veux que tu saches qu'il n'y en a aucune de mauvaise. Si tes amis restent durant les vacances et que tu souhaites fêter Poudlard avec eux, c'est super. Si tu tiens à rentrer à Arundel, tu rentres et nous serons là pour t'accueillir. Te voir à Noël est et restera notre plus grand bonheur donc ne décide pas en fonction de nous.
Il y aurait aussi une autre solution : tu rentres en même temps que Winter à Arundel pour passer Noël avec ton oncle et ta tante tandis que nous serions à l'étranger.
Nous te laissons réfléchir, essaye de ne pas trop traîner ni oublier, afin que nous sachions si nous devons prendre nos réservations.
N'oublie pas de porter ton écharpe et ton bonnet, tu tombes facilement malade à cette saison.
Ta mère qui t'aime fort,
Maman
Alyssa ne finit même pas sa lecture alors que des tremblements menaçaient de s'emparer de son corps. D'un geste de main compulsif, elle froissa le parchemin. Sans plus se préoccuper de ses voisins de table, la jeune fille se leva alors et, le visage complètement livide, vide de toute expression, traversa la Grande Salle dans le sens opposé. Tout s'embrouillait dans sa tête et dans ses yeux, les élèves ne formaient plus que des vagues mouvantes et irrégulières, les bavardages se heurtaient à ses tympans qui sifflaient. Ses deux lettres chacune emprisonnée dans une main, Alyssa sortit finalement de la Grande Salle, la respiration maintenant complètement bloquée dans sa poitrine.
Elle se cogna alors violemment contre quelqu'un d'indistinguable et fit volte-face :
- Fais donc attention !, s'écria la jeune fille en la direction de cette personne, ses yeux emplis de rage et de larmes étincelant vers elle sans vraiment la regarder.
N'hésite pas si tu souhaites que je change quoi que ce soit ! 
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
Color = MintCream
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Be a writer, 장르로는 fantasy
A la croisée des lettres
Les journées défilaient aux yeux de Lucia, le mois de décembre commençait à faire ressentir la fatigue de la fin d'année qui arrivait. Heureusement les vacances approchaient. D'ailleurs, Lucia avait dans son sac, une lettre pour sa famille leur annonçant qu'elle rentrerait passer les fêtes avec elle. Son frère lui manquait, et elle avait beaucoup de choses à leur raconter, mais aussi de discussions en face à face avec son frère qui devaient avoir lieue. De plus, ça serait certainement la dernière année où elle rentrerait pour les vacances de Noël. Sa famille lui manquait, mais vu le début d'année magique qu'elle passait, passer les fêtes avec ses amis auraient aussi été magiques, et puis Noël à Poudlard c'était tellement incroyable. Pour autant, cette année, elle voulait retrouver son ambiance de famille qu'elle appréciait tant.
Avant d'aller dans la volière, Lucia était passée par la grande salle pour prendre un bon petit déjeuner, toujours important pour bien commencer la journée. Et puis, cela lui permettait de vérifier qu'elle n'avait pas de lettres en attente, normalement, c'était la sienne que sa famille attendait, mais c'était tout de même toujours la surprise. En effet, il n'y avait rien pour elle, mais beaucoup autour d'elle avaient reçu une lettre, et de nombreux hiboux et chouettes avaient empli la grande salle en ce samedi matin de début décembre.
A la fin de son petit déjeuner, Lucia se leva et commença à se déplacer vers la sortie tranquillement. Cependant, juste devant la salle elle fut surprise par un bruit assez brusque. Elle se retourna alors, s'arrêta et découvrit une blonde qu'elle connaissait bien, au moins de vue puisqu'elle partageait une bonne partie de ses cours avec elle. Cependant, ce n'était pas une réaction qu'elle connaissait de la part de la jeune fille. Mais elle n'y fit pas plus attention, elle s'était simplement retournée par réflexe, mais avait repris son chemin par la suite.
La jeune irlandaise repensait à chacun des mots de sa lettre, en se dirigeant doucement vers la volière. Elle était vraiment dans sa bulle, souriante un peu, concentrée sur ce qu'elle avait à faire dans la journée. Mais quelque chose l'a fit retourner sur terre. Quelqu'un venait de lui rentrer dedans, et à peine Lucia avait-elle eu le temps de se retourner pour regarder qui était là, et s'excuser par réflexe, que la fille en question l'engueula.
La jeune poufsouffle ne savait pas trop comment réagir. D'un côté, étant donné que c'était elle qui était devant, c'était à la blonde de faire attention et non à elle puisqu'elle ne pouvait pas la voir arriver. Mais d'un autre côté, la rouge et or qui semblait déjà perturbée dans la grande salle quelques secondes avant, semblait actuellement encore plus mal, elle avait les larmes aux yeux et semblaient pleine d'énergie, mais d'énergie plus destructrice. Lucia n'était pas quelqu'un de spécialement fière, et surtout dans ce genre de situations, elle commença donc par s'excuser, comme l'attendait peut-être la blonde.
- Excuse moi, j'étais ailleurs
Mais elle ne voulait pas lui laisser le temps de repartir dans cet état, sans essayer du moins. En se retournant, elle avait remarqué les morceaux de papiers dans les mains de celle-ci.
- C'est une lettre qui te met dans cet état ?
C'était une façon un peu brusque de commencer une discussion, mais elle savait qu'à cet âge, le simple "ça va" alors que physiquement, il n'y avait pas trop de doutes, n'était plus très utile.
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Avant d'aller dans la volière, Lucia était passée par la grande salle pour prendre un bon petit déjeuner, toujours important pour bien commencer la journée. Et puis, cela lui permettait de vérifier qu'elle n'avait pas de lettres en attente, normalement, c'était la sienne que sa famille attendait, mais c'était tout de même toujours la surprise. En effet, il n'y avait rien pour elle, mais beaucoup autour d'elle avaient reçu une lettre, et de nombreux hiboux et chouettes avaient empli la grande salle en ce samedi matin de début décembre.
A la fin de son petit déjeuner, Lucia se leva et commença à se déplacer vers la sortie tranquillement. Cependant, juste devant la salle elle fut surprise par un bruit assez brusque. Elle se retourna alors, s'arrêta et découvrit une blonde qu'elle connaissait bien, au moins de vue puisqu'elle partageait une bonne partie de ses cours avec elle. Cependant, ce n'était pas une réaction qu'elle connaissait de la part de la jeune fille. Mais elle n'y fit pas plus attention, elle s'était simplement retournée par réflexe, mais avait repris son chemin par la suite.
La jeune irlandaise repensait à chacun des mots de sa lettre, en se dirigeant doucement vers la volière. Elle était vraiment dans sa bulle, souriante un peu, concentrée sur ce qu'elle avait à faire dans la journée. Mais quelque chose l'a fit retourner sur terre. Quelqu'un venait de lui rentrer dedans, et à peine Lucia avait-elle eu le temps de se retourner pour regarder qui était là, et s'excuser par réflexe, que la fille en question l'engueula.
La jeune poufsouffle ne savait pas trop comment réagir. D'un côté, étant donné que c'était elle qui était devant, c'était à la blonde de faire attention et non à elle puisqu'elle ne pouvait pas la voir arriver. Mais d'un autre côté, la rouge et or qui semblait déjà perturbée dans la grande salle quelques secondes avant, semblait actuellement encore plus mal, elle avait les larmes aux yeux et semblaient pleine d'énergie, mais d'énergie plus destructrice. Lucia n'était pas quelqu'un de spécialement fière, et surtout dans ce genre de situations, elle commença donc par s'excuser, comme l'attendait peut-être la blonde.
- Excuse moi, j'étais ailleurs
Mais elle ne voulait pas lui laisser le temps de repartir dans cet état, sans essayer du moins. En se retournant, elle avait remarqué les morceaux de papiers dans les mains de celle-ci.
- C'est une lettre qui te met dans cet état ?
C'était une façon un peu brusque de commencer une discussion, mais elle savait qu'à cet âge, le simple "ça va" alors que physiquement, il n'y avait pas trop de doutes, n'était plus très utile.
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A la croisée des lettres
Alyssa avait mal. Pas à cause de cette bousculade ; une fois l'effet de surprise estompé, elle n'en avait que faire de son épaule maintenant douloureuse. C'était les phrases, les mots, de la lettre de sa mère qui l'avait blessée, telle une flèche directement plantée dans son cœur déjà fragile. "Aurais-tu envie de passer Noël à Poudlard avec tes amis ?", "Si nous nous y rendons, personne ne pourra veiller sur toi à la maison.", "voyage à deux"... "à l'étranger"... Pourquoi ses parents voulaient-ils donc passer Noël loin d'elle ? Pourquoi n'avaient-ils pas deviné que cette année lui était si douloureuse ? Il était vrai qu'Alyssa avait un talent certain pour cacher la vérité mais, comme lui chuchotait une petite voix au plus profond d'elle, c'était ses parents tout de même...
Ces mots, ces pensées, tournoyaient dans la tête de la Gryffondor tandis qu'elle regardait la fille face à elle dans un mélange de colère, de rage et de confusion. Sous ce tumulte d'émotions à l'équilibre instable, son corps tremblait légèrement, hésitant entre exploser de rage ou s'écrouler de tristesse ; tandis que son esprit essayait autant de discerner la nouvelle venue que de comprendre ses paroles. Alyssa n'entendit même pas ses excuses, et n'en avait que faire ; mais lorsque cette fille prononça le mot "lettre", la blonde fit un pas de recul, resserrant sa prise sur ses deux parchemins, achevant de froisser celui qui n'était encore que plié.
- Je suis dans un état parfaitement normal !, répliqua d'un ton obstiné Alyssa alors que tout en elle criait le contraire : ses yeux emplis de larmes brillantes, son corps tremblant comme une feuille, sa peau livide sous les éclairages des lanternes.
La jeune fille reconnut alors cette élève qui lui avait adressé la parole sans s'énerver, sans lui crier dessus. Elle était rousse aux yeux verts émeraude et portait les couleurs de Poufsouffle, elle la dépassait en taille et faisait partie de la même promotion qu'Alyssa. Son prénom... C'était Lucia ? Peut-être. Peu importe. Alyssa n'était plus sûre de rien. Si la jeune fille avait été dans son état normal, jamais elle n'aurait crié sur sa camarade de la sorte, jamais elle ne lui aurait répondu de manière aussi agressive, et se serait surtout adressée à elle avec une bonne humeur emplie de franchise.
Mais ici et maintenant, Alyssa avait fait un pas en arrière en regardant Lucia comme s'il s'agissait de la pire des menaces. Cependant, il y avait quelque chose qui l'empêchait de partir en courant... Peut-être simplement car elle ne savait plus où aller. Le plan était à l'origine simple : la jeune fille monterait les marches de la volière, trouverait un hibou de l'école disponible, et enverrait enfin cette lettre qui lui avait tant torturé le cœur. Mais la lettre de sa mère avait bouleversé tout son plan... Pour Alyssa il n'était plus question d'envoyer sa confession, ses confidences, alors que ses parents lui proposaient de rester à Poudlard afin qu'ils puissent profiter d'un voyage rêvé. Elle était tout simplement perdue... Tandis que l'adolescente face à elle lui avait posé une question, lui avait offerte une ouverture, si elle souhaitait parler.
Je veux pas qu'elle lise ma lettre, songea soudainement avec effroi Alyssa alors que sa prise se resserrait inconsciemment sur son parchemin. D'un ton qu'elle essaya de charger de menaces, la jeune fille dit alors à Lucia :
- N'essaye pas de la lire, sinon je la brûle direct ici.
Sur ces mots, Alyssa écrasa ses deux lettres dans sa main droite avant de sortir sa baguette de l'autre main. Seulement, elle la tint contre son corps, n'ayant même pas l'idée de la pointer vers Lucia ou vers le papier. Il s'agissait seulement d'un signe d'avertissement. Mais la blondinette était si confuse dans sa colère qu'il était difficile de savoir si son ton et son comportement restaient impressionnants. Cela dit, son esprit était sûr d'une seule chose : peu importe ce qu'il se passerait, Lucia ne lira pas la lettre qui était à l'origine destinée à ses parents.
Ces mots, ces pensées, tournoyaient dans la tête de la Gryffondor tandis qu'elle regardait la fille face à elle dans un mélange de colère, de rage et de confusion. Sous ce tumulte d'émotions à l'équilibre instable, son corps tremblait légèrement, hésitant entre exploser de rage ou s'écrouler de tristesse ; tandis que son esprit essayait autant de discerner la nouvelle venue que de comprendre ses paroles. Alyssa n'entendit même pas ses excuses, et n'en avait que faire ; mais lorsque cette fille prononça le mot "lettre", la blonde fit un pas de recul, resserrant sa prise sur ses deux parchemins, achevant de froisser celui qui n'était encore que plié.
- Je suis dans un état parfaitement normal !, répliqua d'un ton obstiné Alyssa alors que tout en elle criait le contraire : ses yeux emplis de larmes brillantes, son corps tremblant comme une feuille, sa peau livide sous les éclairages des lanternes.
La jeune fille reconnut alors cette élève qui lui avait adressé la parole sans s'énerver, sans lui crier dessus. Elle était rousse aux yeux verts émeraude et portait les couleurs de Poufsouffle, elle la dépassait en taille et faisait partie de la même promotion qu'Alyssa. Son prénom... C'était Lucia ? Peut-être. Peu importe. Alyssa n'était plus sûre de rien. Si la jeune fille avait été dans son état normal, jamais elle n'aurait crié sur sa camarade de la sorte, jamais elle ne lui aurait répondu de manière aussi agressive, et se serait surtout adressée à elle avec une bonne humeur emplie de franchise.
Mais ici et maintenant, Alyssa avait fait un pas en arrière en regardant Lucia comme s'il s'agissait de la pire des menaces. Cependant, il y avait quelque chose qui l'empêchait de partir en courant... Peut-être simplement car elle ne savait plus où aller. Le plan était à l'origine simple : la jeune fille monterait les marches de la volière, trouverait un hibou de l'école disponible, et enverrait enfin cette lettre qui lui avait tant torturé le cœur. Mais la lettre de sa mère avait bouleversé tout son plan... Pour Alyssa il n'était plus question d'envoyer sa confession, ses confidences, alors que ses parents lui proposaient de rester à Poudlard afin qu'ils puissent profiter d'un voyage rêvé. Elle était tout simplement perdue... Tandis que l'adolescente face à elle lui avait posé une question, lui avait offerte une ouverture, si elle souhaitait parler.
Je veux pas qu'elle lise ma lettre, songea soudainement avec effroi Alyssa alors que sa prise se resserrait inconsciemment sur son parchemin. D'un ton qu'elle essaya de charger de menaces, la jeune fille dit alors à Lucia :
- N'essaye pas de la lire, sinon je la brûle direct ici.
Sur ces mots, Alyssa écrasa ses deux lettres dans sa main droite avant de sortir sa baguette de l'autre main. Seulement, elle la tint contre son corps, n'ayant même pas l'idée de la pointer vers Lucia ou vers le papier. Il s'agissait seulement d'un signe d'avertissement. Mais la blondinette était si confuse dans sa colère qu'il était difficile de savoir si son ton et son comportement restaient impressionnants. Cela dit, son esprit était sûr d'une seule chose : peu importe ce qu'il se passerait, Lucia ne lira pas la lettre qui était à l'origine destinée à ses parents.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
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A la croisée des lettres
Le blonde en face d'elle semblait vraiment perturbée, comme perdue dans ses pensées, et dans ses émotions. Pour le coup, c'était une situation que Lucia connaissait bien, d'être submergée par ses émotions et de ne plus pouvoir contrôler ce qu'il se passe. Et là, c'était la colère qui semblait prendre le dessus, du moins oralement, parce que les jolis yeux bleus de la jeune fille montraient plutôt de la tristesse sous certains angles.
Mais à l'oral, c'était bien sa colère qui semblait ressortir, et de la fierté aussi semblait-il, pourtant Lucia était certaine que ce n'était pas une serpentard ! Enfin, dans tous les cas, elle n'était pas très crédible dans la situation donnée. Son corps appelait à l'aide, alors qu'elle semblait vouloir faire croire que tout allait parfaitement bien, ou plutôt qu'elle était dans son état normal. La jeune irlandaise lui répondit sans trop réfléchir, mais fut coupée par la blonde qui sortit sa baguette en menaçant de mettre le feu à la lettre si Lucia s'avisait de la lire.
- Alors, ne t'inquiètes pas, je ne comptais et je ne compte toujours pas lire ta lettre, c'est ta vie privée et ça te regarde.
Lucia avait une voix douce et souriante, assez réconfortante. Elle savait que ça ne lui avait pas toujours été bénéfique, puisque parfois la douceur énervait d'autant plus la colère, mais souvent, l'effet final était plutôt positif, et c'était la seule clé qu'elle avait.
- Et si tu es dans ton état normal alors tout va bien, mais j'espère que tu ne veux pas mettre le feu à tout dans ton état normal !
Elle tenta l'humour sans trop de convictions, et se reprit donc aussitôt.
- Sinon, plus sérieusement, non tu n'as pas l'air hyper bien, mais ce n'est pas mes affaires si tu ne veux pas en parler. // Il faut que je monte à la volière déposer une lettre, est-ce que tu veux m'accompagner pour qu'on discute ? // On n'est pas obligé de parler de toi si tu ne veux pas, je peux parler de moi, ou on peut parler d'autre chose. // Et je ne suis pas pressée, donc si tu veux rester là mais que tu ne veux pas être toute seule je resterai là !
La jeune irlandaise gardait son sourire habituel, il n'était pas faux, ni rempli de pitié, juste doux, plein de vie, et plein d'une forme d'amour amical un peu particulier, mais qui était plutôt compréhensible.
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Mais à l'oral, c'était bien sa colère qui semblait ressortir, et de la fierté aussi semblait-il, pourtant Lucia était certaine que ce n'était pas une serpentard ! Enfin, dans tous les cas, elle n'était pas très crédible dans la situation donnée. Son corps appelait à l'aide, alors qu'elle semblait vouloir faire croire que tout allait parfaitement bien, ou plutôt qu'elle était dans son état normal. La jeune irlandaise lui répondit sans trop réfléchir, mais fut coupée par la blonde qui sortit sa baguette en menaçant de mettre le feu à la lettre si Lucia s'avisait de la lire.
- Alors, ne t'inquiètes pas, je ne comptais et je ne compte toujours pas lire ta lettre, c'est ta vie privée et ça te regarde.
Lucia avait une voix douce et souriante, assez réconfortante. Elle savait que ça ne lui avait pas toujours été bénéfique, puisque parfois la douceur énervait d'autant plus la colère, mais souvent, l'effet final était plutôt positif, et c'était la seule clé qu'elle avait.
- Et si tu es dans ton état normal alors tout va bien, mais j'espère que tu ne veux pas mettre le feu à tout dans ton état normal !
Elle tenta l'humour sans trop de convictions, et se reprit donc aussitôt.
- Sinon, plus sérieusement, non tu n'as pas l'air hyper bien, mais ce n'est pas mes affaires si tu ne veux pas en parler. // Il faut que je monte à la volière déposer une lettre, est-ce que tu veux m'accompagner pour qu'on discute ? // On n'est pas obligé de parler de toi si tu ne veux pas, je peux parler de moi, ou on peut parler d'autre chose. // Et je ne suis pas pressée, donc si tu veux rester là mais que tu ne veux pas être toute seule je resterai là !
La jeune irlandaise gardait son sourire habituel, il n'était pas faux, ni rempli de pitié, juste doux, plein de vie, et plein d'une forme d'amour amical un peu particulier, mais qui était plutôt compréhensible.
Les "//" dans son discours sont des moments où elle respire et réfléchit très rapidement. J'ai pas voulu faire 4 dialogues pour que ça reste plus lisible 
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A la croisée des lettres
Sa main moite achevait d'écraser les deux lettres l'une contre l'autre. Alyssa semblait s'accrocher à ces morceaux de parchemin comme si sa vie en dépendait. Personne ne lira ça, absolument personne, se répétait-elle avec un désespoir presque visible, s'illustrant par les larmes perlant à ses yeux, larmes qui -dans un miracle- étaient parvenues à ne pas déjà s'écouler. Sa détermination était profonde mais la jeune fille se sentait comme prisonnière de ses mouvements, incapable d'esquisser un second pas de recul ou de même partir en courant.
Sa rage agissant telle la mascarade de sa tristesse s'épuisait à vive allure, ne trouvant plus d'énergie dans son corps fatigué ou dans son cœur blessé. Malgré tout, du mieux qu'elle pouvait, Alyssa essayait de maintenir un regard empli de défiance vers Lucia. En réalité, c'était seulement la peur que qui que ce soit ne découvre ses plus profonds secrets, ses plus profondes angoisses, ses émotions les plus cachées, qui la maintenait encore debout. Elle avait sorti sa baguette par sécurité, prête à brûler sur le champ ses lettres par un Incendio si la Poufsouffle se permettait de faire ne serait-ce qu'un pas. Mais la Gryffondor en était-elle encore capable ? Il le fallait, il n'y avait pas de choix.
Mais la réaction de Lucia fut à l'opposé de ce que les craintes d'Alyssa avaient bien pu imaginer. La rousse ne semblait nullement motivée à lire sa lettre, nullement décidée à connaître les secrets de sa vie. Malgré l'attitude d'Alyssa qui frôlait le détestable, la Poufsouffle avait adopté un ton doux et rassurant. Un tel contraste ne pouvait que faire vaciller davantage l'équilibre déjà fragile de la colère et de la tristesse qui régnaient dans le cœur de la Gryffondor. Cette dernière ne répondit rien, elle ne dit rien non plus à la remarque de Lucia sur le feu, remarque qui aurait pu cependant lui paraître bien amusante dans un autre contexte. Mais déjà que la jeune fille avait sentit une vague surprise apparaître au comportement surprenamment gentil de sa camarade, elle ne put s'empêcher de rester stoïque de stupéfaction en réalisant soudainement que Lucia semblait croire à ses paroles. Inconsciemment, elle commençait à abandonner peu à peu sa position de défense. Toute à son étonnement envers l'attitude si étrange -à ses yeux- de la Poufsouffle, sa respiration saccadée se calma légèrement alors qu'elle la fixait en silence, sa baguette pendant le long de son corps.
Mais en réalité, Lucia ne la croyait pas tant que ça. Le regard d'Alyssa se durcit à ses mots suivants, avant d'entendre sa proposition soudaine. Ou plutôt ses différentes propositions. La jeune fille eut un moment d'hésitation, complètement décontenancée. A sa colère s'était succédée sa surprise avant de finalement laisser toute place à ce vide qu'elle avait commencé à ressentir en lisant la lettre de sa mère. Ce vide qui avait remplacé la bulle d'espoir que la jeune fille s'était précédemment fabriquée en couchant ses pensées dans ce parchemin maintenant froissé.
- O... OK...
OK à quoi exactement ? C'était plus désarçonnée qu'autre chose que la troisième année avait répondu de la sorte. Alyssa essaya maintenant de prendre une inspiration afin de reprendre une part de maîtrise d'elle. Peut-être que suivre Lucia n'était pas une si mauvaise idée en fait ? Après tout, la Gryffondor elle-même ne savait plus où se rendre. La salle commune, le dortoir, le parc, même le terrain de Quidditch ne la tentait pas. Alyssa avait beau être perdue, elle avait le vague sentiment que rester seule n'était vraiment pas une bonne idée pour elle. La jeune fille n'avait pas oublié la solitude, le vide, qu'elle avait ressenti lors de sa dispute -en un sens- avec Onyx. Peut-être qu'essayer de penser à autre chose pourrait l'aider à oublier la douleur qui lui perçait actuellement le cœur ?
Alyssa fourra alors ses deux lettres -complètement froissées- tout au fond de sa poche avant de dire :
- J'veux bien venir... Mais j'ai pas envie qu'on parle de moi.
Sur cette réponse presque enfantine, la blondinette essuya ensuite ses yeux clairs de sa manche, avant de laisser dériver son regard sur le côté. Elle ne souhaitait pas rencontrer celui de Lucia juste après avoir été quittée par la colère qui lui donnait toute sa force.
Sa rage agissant telle la mascarade de sa tristesse s'épuisait à vive allure, ne trouvant plus d'énergie dans son corps fatigué ou dans son cœur blessé. Malgré tout, du mieux qu'elle pouvait, Alyssa essayait de maintenir un regard empli de défiance vers Lucia. En réalité, c'était seulement la peur que qui que ce soit ne découvre ses plus profonds secrets, ses plus profondes angoisses, ses émotions les plus cachées, qui la maintenait encore debout. Elle avait sorti sa baguette par sécurité, prête à brûler sur le champ ses lettres par un Incendio si la Poufsouffle se permettait de faire ne serait-ce qu'un pas. Mais la Gryffondor en était-elle encore capable ? Il le fallait, il n'y avait pas de choix.
Mais la réaction de Lucia fut à l'opposé de ce que les craintes d'Alyssa avaient bien pu imaginer. La rousse ne semblait nullement motivée à lire sa lettre, nullement décidée à connaître les secrets de sa vie. Malgré l'attitude d'Alyssa qui frôlait le détestable, la Poufsouffle avait adopté un ton doux et rassurant. Un tel contraste ne pouvait que faire vaciller davantage l'équilibre déjà fragile de la colère et de la tristesse qui régnaient dans le cœur de la Gryffondor. Cette dernière ne répondit rien, elle ne dit rien non plus à la remarque de Lucia sur le feu, remarque qui aurait pu cependant lui paraître bien amusante dans un autre contexte. Mais déjà que la jeune fille avait sentit une vague surprise apparaître au comportement surprenamment gentil de sa camarade, elle ne put s'empêcher de rester stoïque de stupéfaction en réalisant soudainement que Lucia semblait croire à ses paroles. Inconsciemment, elle commençait à abandonner peu à peu sa position de défense. Toute à son étonnement envers l'attitude si étrange -à ses yeux- de la Poufsouffle, sa respiration saccadée se calma légèrement alors qu'elle la fixait en silence, sa baguette pendant le long de son corps.
Mais en réalité, Lucia ne la croyait pas tant que ça. Le regard d'Alyssa se durcit à ses mots suivants, avant d'entendre sa proposition soudaine. Ou plutôt ses différentes propositions. La jeune fille eut un moment d'hésitation, complètement décontenancée. A sa colère s'était succédée sa surprise avant de finalement laisser toute place à ce vide qu'elle avait commencé à ressentir en lisant la lettre de sa mère. Ce vide qui avait remplacé la bulle d'espoir que la jeune fille s'était précédemment fabriquée en couchant ses pensées dans ce parchemin maintenant froissé.
- O... OK...
OK à quoi exactement ? C'était plus désarçonnée qu'autre chose que la troisième année avait répondu de la sorte. Alyssa essaya maintenant de prendre une inspiration afin de reprendre une part de maîtrise d'elle. Peut-être que suivre Lucia n'était pas une si mauvaise idée en fait ? Après tout, la Gryffondor elle-même ne savait plus où se rendre. La salle commune, le dortoir, le parc, même le terrain de Quidditch ne la tentait pas. Alyssa avait beau être perdue, elle avait le vague sentiment que rester seule n'était vraiment pas une bonne idée pour elle. La jeune fille n'avait pas oublié la solitude, le vide, qu'elle avait ressenti lors de sa dispute -en un sens- avec Onyx. Peut-être qu'essayer de penser à autre chose pourrait l'aider à oublier la douleur qui lui perçait actuellement le cœur ?
Alyssa fourra alors ses deux lettres -complètement froissées- tout au fond de sa poche avant de dire :
- J'veux bien venir... Mais j'ai pas envie qu'on parle de moi.
Sur cette réponse presque enfantine, la blondinette essuya ensuite ses yeux clairs de sa manche, avant de laisser dériver son regard sur le côté. Elle ne souhaitait pas rencontrer celui de Lucia juste après avoir été quittée par la colère qui lui donnait toute sa force.
5ème année RP 2050/2051 | 1m52 | 40 kg | Préfète inRP à partir de Sept. 49 | Attrapeuse des Griffes Ardentes
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A la croisée des lettres
Lucia avait terriblement peur de la réaction de la gryffone. C'était une personne qu'elle connaissait de vue, mais leurs échanges s'arrêtaient là, et elle ne connaissait absolument pas la manière de fonctionner de sa camarade. Et puis, elles n'étaient pas spécialement proches, donc Alyssa pouvait très bien la repousser complètement, l'envoyer valser, ou même l'attaquer. Même si la dernière solution semblait tout de même un peu disproportionnée, mais au vu de la puissance de l'émotion de celle-ci, tout était possible.
Et au final, rien. Enfin, rien c'était un grand mot, mais Lucia ne s'attendait pas à un abandon, si on pouvait parler comme ça, de sitôt. La blonde avait acquiescé, elle semblait même s'être un peu calmée. Comme si ses émotions avaient été coupées net par Lucia, par sa phrase, ses propositions. Bon, le pas était encore petit, ce n'était qu'un simple "okay", mais c'était déjà un bon début. Et la jeune irlandaise lui laissa le temps de développer si elle le souhaitait, de répondre à la question qu'elle lui avait posé si elle avait une réponse à lui donner, avant de reprendre.
Les secondes passèrent légèrement, et la blonde finit par mettre la, ou les, lettre dans sa poche, et lui répondre. Elle était d'accord pour l'accompagner, mais à condition que les deux filles ne parlent pas d'elle. Okay. C'était une condition qui était compréhensible sur le moment. Il fallait juste que Lucia trouve un truc pour continuer la discussion qui semblait devenir de plus en plus fluide. Elle savait que le sujet le plus facile était bien évidemment la lettre qu'elle tenait également dans sa main, et c'était même pour cette raison qu'elle avait proposé à Alyssa d'aller à la volière, mais le risque de tomber juste sur ce qui n'allait pas, étant donné que c'était également lié à une lettre, et qu'on approchait des fêtes, était trop important. Peut-être que la lettre de la gryffone n'avait rien à voir, et les chances étaient même assez fortes, mais dans le doute, il valait mieux éviter ce sujet pour le moment.
Avant de se mettre en route, Lucia réfléchit quelques secondes à un sujet de conversation à proposer, mais la seule chose qui lui venait à l'esprit, c'était la thérapie par les câlins qui avait si bien fonctionné quelques mois auparavant avec Éli. La jeune irlandaise hésita quelques instants, mais finit par tenter. Au pire, elle ne pourrait rien recevoir de plus risqué qu'un non, non ?
- Aucun problème ! Je peux te raconter toute ma vie si tu veux !
Lucia lui lança un grand sourire, sans même faire attention à si sa camarade le remarquerait ou non.
- Mais avant d'y aller, ça te dirait un câlin ? Je sais que moi ça m'aide à apaiser mes émotions, mais c'est peut-être pas le cas chez tout le monde...
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Et au final, rien. Enfin, rien c'était un grand mot, mais Lucia ne s'attendait pas à un abandon, si on pouvait parler comme ça, de sitôt. La blonde avait acquiescé, elle semblait même s'être un peu calmée. Comme si ses émotions avaient été coupées net par Lucia, par sa phrase, ses propositions. Bon, le pas était encore petit, ce n'était qu'un simple "okay", mais c'était déjà un bon début. Et la jeune irlandaise lui laissa le temps de développer si elle le souhaitait, de répondre à la question qu'elle lui avait posé si elle avait une réponse à lui donner, avant de reprendre.
Les secondes passèrent légèrement, et la blonde finit par mettre la, ou les, lettre dans sa poche, et lui répondre. Elle était d'accord pour l'accompagner, mais à condition que les deux filles ne parlent pas d'elle. Okay. C'était une condition qui était compréhensible sur le moment. Il fallait juste que Lucia trouve un truc pour continuer la discussion qui semblait devenir de plus en plus fluide. Elle savait que le sujet le plus facile était bien évidemment la lettre qu'elle tenait également dans sa main, et c'était même pour cette raison qu'elle avait proposé à Alyssa d'aller à la volière, mais le risque de tomber juste sur ce qui n'allait pas, étant donné que c'était également lié à une lettre, et qu'on approchait des fêtes, était trop important. Peut-être que la lettre de la gryffone n'avait rien à voir, et les chances étaient même assez fortes, mais dans le doute, il valait mieux éviter ce sujet pour le moment.
Avant de se mettre en route, Lucia réfléchit quelques secondes à un sujet de conversation à proposer, mais la seule chose qui lui venait à l'esprit, c'était la thérapie par les câlins qui avait si bien fonctionné quelques mois auparavant avec Éli. La jeune irlandaise hésita quelques instants, mais finit par tenter. Au pire, elle ne pourrait rien recevoir de plus risqué qu'un non, non ?
- Aucun problème ! Je peux te raconter toute ma vie si tu veux !
Lucia lui lança un grand sourire, sans même faire attention à si sa camarade le remarquerait ou non.
- Mais avant d'y aller, ça te dirait un câlin ? Je sais que moi ça m'aide à apaiser mes émotions, mais c'est peut-être pas le cas chez tout le monde...
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A la croisée des lettres
Le regard d'Alyssa ne cessait de dévier sur les côtés, incapable de rencontrer les yeux vert émeraude de sa camarade de troisième année. Il était peut-être dur d'accepter de s'être énervée sans raison apparente contre une fille son âge ; c'était bien plus dur d'avoir abdiqué juste après. Mais tant que la blonde ne regardait pas dans les yeux Lucia, c'était comme si tout ces évènements ne s'étaient pas réellement déroulés, n'avaient pas vraiment existé.
Ainsi les murs de pavés pierreux, le carrelage froid et usé, les tableaux élégants, semblaient soudainement bien passionnants aux yeux clairs d'Alyssa. Mais ces derniers ne les regardaient en réalité guère vraiment, l'esprit de leur propriétaire étant bien trop perturbé. La Gryffondor sentait encore un soupçon de larmes lui piquer le coin des yeux, alors qu'elle les avaient déjà essuyées de sa manche quelques instants plus tôt. Un mal de tête commençait à poindre -ou peut-être était-il déjà présent avant qu'elle ne le réalise. Plantée là, dans un tel état de confusion, presque hébétée, Alyssa attendait mollement la réponse de son interlocutrice qui semblait décidée à ne pas l'abandonner à son sort.
Et cette dernière semblait motivée à lui raconter toute sa vie, apparemment. Alyssa haussa les épaules, ne croisant toujours pas son regard, ne voyant ainsi pas son expression. Seul le ton de sa voix avait fait un peu plus écho dans sa tête : Lucia parlait bien amicalement, avec un entrain qui ne pouvait laisser deviner à personne l'état de la Gryffondor. Ecouter sa vie... Pourquoi pas, la Gryffondor avait grand besoin de se changer l'esprit ; ses pensées ne cessaient de converger vers sa lettre écrite avec tout son cœur, la proposition ou plutôt la demande de ses parents, le visage souriant de ces derni... Non. Alyssa tressaillit à nouveau, de manière complètement inconsciente mais bien consciente de quelque chose : elle ne voulait plus y penser du tout.
- Ca me va..., répondit-elle alors à mi-voix.
Et là, Lucia émit une proposition à laquelle Alyssa ne se serait jamais attendue. Un câlin ? Vraiment ? Cette fois la blondinette recouvra assez d'énergie pour faire un pas en arrière, avant de doucement tourner sa tête vers la gauche, puis vers la droite. Un signe de refus faible mais restant clair. Lucia était bien gentille de proposer cela, en lui précisant que -dans son cas- une étreinte apaisait ses émotions. Alyssa n'était pas d'accord, recevoir un geste trop affectif dans son état lui serait sans aucun doute fatal : elle s'écroulerait peut-être même, en abandonnant les dernières gouttes de sang-froid qui lui permettaient actuellement de rester debout dans un dernier geste de défense. Il fallait que la Gryffondor réponde, afin de montrer clairement qu'elle ne voulait pas recevoir de câlin.
- Non... Pas de câlin pour moi, dit-elle simplement.
Sur ces mots, son regard se posa enfin sur la Poufsouffle dans une certaine difficulté, souhaitant lui montrer qu'elle était décidée à refuser. Le cœur en miettes mais ses yeux clairs décidés à tenir tête, Alyssa ne détourna pas cette fois ses yeux. Si cette fille aux ornements jaune et noir insistait, elle ressortirait sa baguette sans hésiter, jusqu'à s'être totalement vidée de son flux magique s'il le fallait.
Ainsi les murs de pavés pierreux, le carrelage froid et usé, les tableaux élégants, semblaient soudainement bien passionnants aux yeux clairs d'Alyssa. Mais ces derniers ne les regardaient en réalité guère vraiment, l'esprit de leur propriétaire étant bien trop perturbé. La Gryffondor sentait encore un soupçon de larmes lui piquer le coin des yeux, alors qu'elle les avaient déjà essuyées de sa manche quelques instants plus tôt. Un mal de tête commençait à poindre -ou peut-être était-il déjà présent avant qu'elle ne le réalise. Plantée là, dans un tel état de confusion, presque hébétée, Alyssa attendait mollement la réponse de son interlocutrice qui semblait décidée à ne pas l'abandonner à son sort.
Et cette dernière semblait motivée à lui raconter toute sa vie, apparemment. Alyssa haussa les épaules, ne croisant toujours pas son regard, ne voyant ainsi pas son expression. Seul le ton de sa voix avait fait un peu plus écho dans sa tête : Lucia parlait bien amicalement, avec un entrain qui ne pouvait laisser deviner à personne l'état de la Gryffondor. Ecouter sa vie... Pourquoi pas, la Gryffondor avait grand besoin de se changer l'esprit ; ses pensées ne cessaient de converger vers sa lettre écrite avec tout son cœur, la proposition ou plutôt la demande de ses parents, le visage souriant de ces derni... Non. Alyssa tressaillit à nouveau, de manière complètement inconsciente mais bien consciente de quelque chose : elle ne voulait plus y penser du tout.
- Ca me va..., répondit-elle alors à mi-voix.
Et là, Lucia émit une proposition à laquelle Alyssa ne se serait jamais attendue. Un câlin ? Vraiment ? Cette fois la blondinette recouvra assez d'énergie pour faire un pas en arrière, avant de doucement tourner sa tête vers la gauche, puis vers la droite. Un signe de refus faible mais restant clair. Lucia était bien gentille de proposer cela, en lui précisant que -dans son cas- une étreinte apaisait ses émotions. Alyssa n'était pas d'accord, recevoir un geste trop affectif dans son état lui serait sans aucun doute fatal : elle s'écroulerait peut-être même, en abandonnant les dernières gouttes de sang-froid qui lui permettaient actuellement de rester debout dans un dernier geste de défense. Il fallait que la Gryffondor réponde, afin de montrer clairement qu'elle ne voulait pas recevoir de câlin.
- Non... Pas de câlin pour moi, dit-elle simplement.
Sur ces mots, son regard se posa enfin sur la Poufsouffle dans une certaine difficulté, souhaitant lui montrer qu'elle était décidée à refuser. Le cœur en miettes mais ses yeux clairs décidés à tenir tête, Alyssa ne détourna pas cette fois ses yeux. Si cette fille aux ornements jaune et noir insistait, elle ressortirait sa baguette sans hésiter, jusqu'à s'être totalement vidée de son flux magique s'il le fallait.
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A la croisée des lettres
La première proposition de Lucia semblait avoir surpris la blonde, mais elle accepta sans plus de problèmes ou de doutes, il ne manquait plus à Lucia que de savoir de quel sujet parler. Et ce n'était pas chose si aisée que ça, même si elle était bavarde, elle ne parlait pas beaucoup d'elle à l'oral, et puis, souvent elle alternait les phrases et les questions. Et surtout, elle ne savait rien sur ce que contenait la lettre, et il fallait donc qu'elle évite les sujets principaux qui pouvaient être la cause des émotions de la gryffone.
En plus, la pression était d'autant plus haute que la méfiance d'Alyssa était revenue au galop lorsque Lucia proposa un câlin. Dans sa phrase, elle semblait simplement refuser, comme si elle n'aimait pas ça. Mais son comportement mis le doute à Lucia sur le fait que c'était la seule et unique cause de ce choix. Elle avait reculé, et sa main s'était rapprochée de sa baguette une nouvelle fois, enfin, ça la jeune irlandaise n'en était pas sûre mais c'est ce qu'elle avait cru voir. Et son regard en disait long. Elle essayait de défier d'une certaine façon Lucia avec ses yeux, alors qu'elle le fuyait quelques minutes auparavant. La fierté était plutôt un trait de serpentard, mais la rousse pensait en voir une once dans le comportement de la jaune et or.
Enfin, elle n'y fit pas plus attention et que ça, et encore une fois, décida de ne garder que les informations qui lui semblaient importantes, ici, l'oral, elle avait dit non et cela suffisait à Lucia.
- Aucun problème ! Y en a plein qui n'aiment pas et je peux comprendre totalement. Par exemple, mon frère ça dépend des moments, on en fait facilement dans les moments importants, genre quand je dois partir ou quand je reviens, mais sinon, le reste du temps, il n'est pas très fan des contacts physiques, on est juste côte à côté pour discuter, ou alors on joue.
En commençant sa phrase, Lucia avait lancé un nouveau sourire, beaucoup plus sûre d'elle cette fois, comme pour affirmer à la gryffone qu'elle n'avait aucun soucis à se faire, que la poufsouffle respecterait toujours ses choix quels qu'ils soient. Elle avait également commencé à marcher, doucement mais sûrement, vers les premières marches de l'escalier. Tout en continuant à marcher, Lucia repris ses monologues, et ne sachant pas trop dans quel sujet partir, elle décida de parler dans le vide et de voir où ses pensées la mèneraient.
- J'avoue que je ne sais pas trop de quoi parler, j'ai un peu peur de dire un truc qu'il faut pas. Enfin, je pourrais te parler de Peludo, je pense que tu ne l'as pas encore rencontré, il n'est pas beaucoup sorti des dortoirs. Et je ne pense pas dire quelque chose qui ne te plairait pas comme ça. Peludo c'est mon lézard, je l'ai eu pour mon anniversaire, mais j'avoue que j'ai encore du mal à savoir quand le sortir, il aime bien la chaleur du terrier, et d'autant plus depuis que le froid est arrivé !
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En plus, la pression était d'autant plus haute que la méfiance d'Alyssa était revenue au galop lorsque Lucia proposa un câlin. Dans sa phrase, elle semblait simplement refuser, comme si elle n'aimait pas ça. Mais son comportement mis le doute à Lucia sur le fait que c'était la seule et unique cause de ce choix. Elle avait reculé, et sa main s'était rapprochée de sa baguette une nouvelle fois, enfin, ça la jeune irlandaise n'en était pas sûre mais c'est ce qu'elle avait cru voir. Et son regard en disait long. Elle essayait de défier d'une certaine façon Lucia avec ses yeux, alors qu'elle le fuyait quelques minutes auparavant. La fierté était plutôt un trait de serpentard, mais la rousse pensait en voir une once dans le comportement de la jaune et or.
Enfin, elle n'y fit pas plus attention et que ça, et encore une fois, décida de ne garder que les informations qui lui semblaient importantes, ici, l'oral, elle avait dit non et cela suffisait à Lucia.
- Aucun problème ! Y en a plein qui n'aiment pas et je peux comprendre totalement. Par exemple, mon frère ça dépend des moments, on en fait facilement dans les moments importants, genre quand je dois partir ou quand je reviens, mais sinon, le reste du temps, il n'est pas très fan des contacts physiques, on est juste côte à côté pour discuter, ou alors on joue.
En commençant sa phrase, Lucia avait lancé un nouveau sourire, beaucoup plus sûre d'elle cette fois, comme pour affirmer à la gryffone qu'elle n'avait aucun soucis à se faire, que la poufsouffle respecterait toujours ses choix quels qu'ils soient. Elle avait également commencé à marcher, doucement mais sûrement, vers les premières marches de l'escalier. Tout en continuant à marcher, Lucia repris ses monologues, et ne sachant pas trop dans quel sujet partir, elle décida de parler dans le vide et de voir où ses pensées la mèneraient.
- J'avoue que je ne sais pas trop de quoi parler, j'ai un peu peur de dire un truc qu'il faut pas. Enfin, je pourrais te parler de Peludo, je pense que tu ne l'as pas encore rencontré, il n'est pas beaucoup sorti des dortoirs. Et je ne pense pas dire quelque chose qui ne te plairait pas comme ça. Peludo c'est mon lézard, je l'ai eu pour mon anniversaire, mais j'avoue que j'ai encore du mal à savoir quand le sortir, il aime bien la chaleur du terrier, et d'autant plus depuis que le froid est arrivé !
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A la croisée des lettres
Pour cette fois, Alyssa tenait le regard. Ses yeux clairs pointaient ceux vert de sa camarade et ce sans ciller. Inconsciemment, sa main s'était rapprochée de sa baguette dans le doute où la Poufsouffle face à elle puisse faire preuve d'un excès de gentillesse propre à l'esprit de sa maison. Les câlins, ce n'est pas pour aujourd'hui, ni même pour un jour, pensait-elle avec sérieux en se retenant de reculer, préférant aborder une allure frôlant la fierté... Et en contraste total avec l'attitude si vulnérable qui l'avait saisie durant les derniers instants passés.
Les yeux presque plissés, Alyssa ne pouvait s'empêcher de scruter Lucia, espérant bien fort que cette dernière accepte son refus sans broncher, sans insister. La blondinette ne pouvait se permettre de risque de craquer devant une autre élève, même si elles faisaient parties de la même promotion. En fait, ce serait même pire, car cela ne pourrait que venir aux oreilles de ses camarades plus facilement. Mais la rouquine lui indiqua alors qu'il n'y avait aucun problème, et ce sans s'être départi de son air amical éclairé d'un sourire.
Alyssa hocha la tête aux paroles de sa camarade pour montrer qu'elle comprenait ; car c'était bien le cas. Elle même n'était pas spécialement fan des contacts physiques, à part avec sa mère lorsque personne d'autre ne pouvait les voir, et bien sûr également à part avec sa cousine lorsqu'il était question de l'embêter.
Lucia s'était mise à marcher, doucement. Si doucement qu'instinctivement Alyssa lui emboîta le pas, prenant ainsi son rythme à son tour. Et étrangement, le simple fait de ne plus rester figée sur ses deux jambes lui procura un certain soulagement, une légèreté bien faible par rapport à la lourdeur étreignant son cœur, mais une sensation restant la bienvenue à son état. Alyssa n'avait pas conscience de toute la tension qui s'était accumulée en elle et qui ne demandait qu'à s'estomper, disparaître. Les yeux de la Gryffondor se braquèrent vers les premières marches d'escalier qui se rapprochaient d'elles, jamais elle n'avait autant dévisagé ces pierres pavées qui les accompagnaient dans les hauteurs alors qu'un silence s'installait entre Lucia et elle-même, sa tête maintenant vide de pensées.
Lucia brisa subitement le silence, et Alyssa ne broncha pas à ses premiers mots, n'étant pas vraiment certaine d'en saisir la cause. Son intérêt s'éveilla cependant à l'évocation de l'animal de la Poufsouffle, un lézard. La blondinette redirigea ses yeux bleus vers sa camarade avant de dire :
- Un lézard ! C'est vraiment cool !, l'entrain habituel faisant vibrer sa voix manquait mais ses paroles étaient sincères. Hum... Tu pourrais..., le cerveau auparavant si vide de la jeune fille recommençait à fonctionner en pensant à l'animal et elle réfléchissait maintenant en montant les marches d'escaliers. J'crois y'a un sort qui donne des flammes bleues ou violettes qu'on peut transporter, mais j'sais plus le nom on l'a pas encore étudié... Ca pourrait p't'être l'aider à sortir de votre salle commune. Gus il aime beaucoup aller courir dans le parc et se mesurer aux brins d'herbe.
Le ton de la jeune fille était devenu plus léger alors qu'elle parlait de son animal, sans non plus vraiment penser à le présenter même si ce dernier n'était pas présent ce matin et qu'il était possible que Lucia ne connaisse pas son prénom. Mais parler des créatures marchait bien avec Alyssa qui éprouvait toujours un vif intérêt pour tout être possédant un pelage, des plumes ou des écailles.
Les yeux presque plissés, Alyssa ne pouvait s'empêcher de scruter Lucia, espérant bien fort que cette dernière accepte son refus sans broncher, sans insister. La blondinette ne pouvait se permettre de risque de craquer devant une autre élève, même si elles faisaient parties de la même promotion. En fait, ce serait même pire, car cela ne pourrait que venir aux oreilles de ses camarades plus facilement. Mais la rouquine lui indiqua alors qu'il n'y avait aucun problème, et ce sans s'être départi de son air amical éclairé d'un sourire.
Alyssa hocha la tête aux paroles de sa camarade pour montrer qu'elle comprenait ; car c'était bien le cas. Elle même n'était pas spécialement fan des contacts physiques, à part avec sa mère lorsque personne d'autre ne pouvait les voir, et bien sûr également à part avec sa cousine lorsqu'il était question de l'embêter.
Lucia s'était mise à marcher, doucement. Si doucement qu'instinctivement Alyssa lui emboîta le pas, prenant ainsi son rythme à son tour. Et étrangement, le simple fait de ne plus rester figée sur ses deux jambes lui procura un certain soulagement, une légèreté bien faible par rapport à la lourdeur étreignant son cœur, mais une sensation restant la bienvenue à son état. Alyssa n'avait pas conscience de toute la tension qui s'était accumulée en elle et qui ne demandait qu'à s'estomper, disparaître. Les yeux de la Gryffondor se braquèrent vers les premières marches d'escalier qui se rapprochaient d'elles, jamais elle n'avait autant dévisagé ces pierres pavées qui les accompagnaient dans les hauteurs alors qu'un silence s'installait entre Lucia et elle-même, sa tête maintenant vide de pensées.
Lucia brisa subitement le silence, et Alyssa ne broncha pas à ses premiers mots, n'étant pas vraiment certaine d'en saisir la cause. Son intérêt s'éveilla cependant à l'évocation de l'animal de la Poufsouffle, un lézard. La blondinette redirigea ses yeux bleus vers sa camarade avant de dire :
- Un lézard ! C'est vraiment cool !, l'entrain habituel faisant vibrer sa voix manquait mais ses paroles étaient sincères. Hum... Tu pourrais..., le cerveau auparavant si vide de la jeune fille recommençait à fonctionner en pensant à l'animal et elle réfléchissait maintenant en montant les marches d'escaliers. J'crois y'a un sort qui donne des flammes bleues ou violettes qu'on peut transporter, mais j'sais plus le nom on l'a pas encore étudié... Ca pourrait p't'être l'aider à sortir de votre salle commune. Gus il aime beaucoup aller courir dans le parc et se mesurer aux brins d'herbe.
Le ton de la jeune fille était devenu plus léger alors qu'elle parlait de son animal, sans non plus vraiment penser à le présenter même si ce dernier n'était pas présent ce matin et qu'il était possible que Lucia ne connaisse pas son prénom. Mais parler des créatures marchait bien avec Alyssa qui éprouvait toujours un vif intérêt pour tout être possédant un pelage, des plumes ou des écailles.
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Lucia jeta tout de même un coup d'oeil rapide derrière elle et pu voir que la gryffone la suivait bien, ce qui était déjà une très bonne nouvelle. Elle continua donc de arpenter les couloirs et escaliers, à vitesse réduite mais légèrement plus rapide que sa démarche de démarrage.
La rousse souffla également de soulagement à l'intérieur d'elle-même. Sa phrase n'avait pas créé de bombe pour une fois, et c'était même l'inverse, il semblait qu'Alyssa apprécie le sujet des animaux de compagnie. Elle lui proposa d'utiliser un sortilège pour tenir chaud à Peludo. Bon, après si c'était un sortilège qu'elle ne maîtrisait pas, c'était pas hyper pratique, mais c'était déjà une proposition. Et puis, elle pouvait toujours commencer par les couloirs avant d'aller dehors. Le lézard vert s'était acclimaté à la chaleur de la salle commune des Poufsouffles, et n'avait jamais semblé apprécier le froid, et surtout pas au moment de la neige dans les serres. Il s'était bien vite réfugié près de la cheminée et dans les dortoirs. C'était un peu un frileux quand même, ou plutôt, il n'avait pas été à bonne école en restant tranquillement au chaud en permanence.
Lucia rigola d'ailleurs en entendant le fait que Gus, l'animal d'Alyssa certainement, aimait se mesurer aux brins d'herbe. Ca ne devait pas être un chat ni un hibou donc. Mais le choix restait encore vague, un lézard ?
- C'est un lézard Gus ? Je l'ai certainement déjà vu mais j'avoue que je m'en rappelle plus trop, y a beaucoup d'animaux dans ce château, désolée !
Le sujet semblant détendre l'atmosphère, même si savoir si Gus était un lézard ou autre chose n'était pas essentiel, il était toujours bien de continuer cette discussion encore un peu. Lucia marchait un peu sur des scroutts à pétards et la discussion pouvait mal tourner à chaque instant, il valait mieux prendre des pincettes pour le moment.
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La rousse souffla également de soulagement à l'intérieur d'elle-même. Sa phrase n'avait pas créé de bombe pour une fois, et c'était même l'inverse, il semblait qu'Alyssa apprécie le sujet des animaux de compagnie. Elle lui proposa d'utiliser un sortilège pour tenir chaud à Peludo. Bon, après si c'était un sortilège qu'elle ne maîtrisait pas, c'était pas hyper pratique, mais c'était déjà une proposition. Et puis, elle pouvait toujours commencer par les couloirs avant d'aller dehors. Le lézard vert s'était acclimaté à la chaleur de la salle commune des Poufsouffles, et n'avait jamais semblé apprécier le froid, et surtout pas au moment de la neige dans les serres. Il s'était bien vite réfugié près de la cheminée et dans les dortoirs. C'était un peu un frileux quand même, ou plutôt, il n'avait pas été à bonne école en restant tranquillement au chaud en permanence.
Lucia rigola d'ailleurs en entendant le fait que Gus, l'animal d'Alyssa certainement, aimait se mesurer aux brins d'herbe. Ca ne devait pas être un chat ni un hibou donc. Mais le choix restait encore vague, un lézard ?
- C'est un lézard Gus ? Je l'ai certainement déjà vu mais j'avoue que je m'en rappelle plus trop, y a beaucoup d'animaux dans ce château, désolée !
Le sujet semblant détendre l'atmosphère, même si savoir si Gus était un lézard ou autre chose n'était pas essentiel, il était toujours bien de continuer cette discussion encore un peu. Lucia marchait un peu sur des scroutts à pétards et la discussion pouvait mal tourner à chaque instant, il valait mieux prendre des pincettes pour le moment.
Bon, j'ai eu du bol pour les animaux 
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