Christmas chez les Moore
Jeudi 24 décembre 2048
Domicile des Moore (branche maternelle)
Campagne, près de Brighton
Domicile des Moore (branche maternelle)
Campagne, près de Brighton

J'étais rentrée il y a 3 petits jours, à Londres. J'avais retrouvé mes parents et même que j'ai pu revoir Johann et Michael le lendemain ! Comme ça m'a fait du bien !
C'était prévu, avec le reste de la famille, qu'on se retrouve ensuite à la maison de Brighton le jeudi. Même que Mamy et Papy, du côté de Papa seront là !
Et nous y voilà.
On est arrivé ce matin et j'ai pu serrer sur mon coeur ma Granny. Bon, d'abord, on a été accueilli par Peggy. La croisée border a bravé le froid et les gravillons glacés pour nous faire la fête aussitôt sortis de voiture. Comme ça m'a fait plaisir de la revoir ! Tandis que je profitais pleinement d'elle et de sa danse de la joie, les parents ont déchargés la voiture et on s'est rendus clopin clopant jusqu'au porche où Granny et Grand-père nous attendaient. J'ai encore cet instant gravé dans mon esprit. Granny dans son châle tricolore, rouge, brun, ocre, qu'elle avait à coup sûr tricoté elle-même, sa longue tresse de cheveux gris encadrant parfaitement son visage souriant. Et Grand-père qui avait revêtu une belle tenue de fête pour l'occasion avec un noeud pap'. Qu'il était beau lui aussi !
Des embrassades plus tard, les bagages montés en haut et répartis dans l'une des deux chambres d' "amis" où un lit de camp avait été mis en place pour moi. L'autre chambre, l'ancienne de Judith hébergera Mamy et Papy. Quant à Judith, j'ai cru comprendre qu'elle sera là, elle aussi mais elle ne restera pas dormir. Malgré les protestations de Granny, ma tante préférait dormir chez elle. A des centaines de kilomètres de là. Mais atteignable en une seconde. Merci la magie.
Ca va être bizarre ce soir. Je le sens. Avec Papy et Mamy qui ne sont pas au courant de grand chose mis à part que Judith a refait surface après des années et des années de silence. Qu'en fait, elle avait eu un grave accident en Roumanie à son travail, dont on ne parlait pas et dont on ne parlerait pas au dîner. Qu'elle était une sorcière comme moi mais que là encore, on ne pourrait pas en parler. Mais que le principal, c'est que tout le monde allait bien, était en bonne santé et que la famille était presque au complet. Presque, car le frère de Papa et sa femme et leur petite fille n'arriveraient que demain par avion.
Là encore, ça va être bizarre. Ouh, j'imagine aisément que Judith ne sera pas du tout, du tout, du tout à l'aise. J'suis sûre même qu'elle est chez elle en Ecosse, en train de réfléchir à un bon prétexte pour ne pas venir. Mais comment ne pourrait-elle pas venir ? Après cette année écoulée et tous ces chamboulements ?! Non, non, il fallait qu'elle vienne. Cette conversation, elle a eu lieu maintes fois entre mes parents et avec mes grands-parents. Il a été même envisagé de ne pas inviter la famille du côté de Papa. Mais bon, vu que tout le monde s'entend bien, ça aurait été bizarre. Pis on aime bien le faire avec tout le monde.
Non mais ça va bien se passer. Tout va bien se passer. Ca va être étrange mais ça va aller. Un dîner de famille pour Noël. Comme chaque année. Voilà. Et pas de magie. Oh Seigneur, qu'on arrive à skipper cette partie-là. Et que Judith arrive à bien faire attention aussi. Pas de boîte de mouchoirs qui vole à travers la pièce, par exemple.
A ce souvenir, je ne peux réprimer un sourire. Je laisse retomber le voilage contre la fenêtre et rejoins les autres babillant gaiement dans le living room autour d'une bonne tasse de Earl Grey et de petits sablés de Granny.
Dernière modification par Constance Nelson le 2 avr. 2025, 01:23, modifié 3 fois.
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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Christmas chez les Moore
- Et Rachel et Clark, ils arrivent quand ? Vous avez eu des précisions depuis avant-hier ? s'enquiert Grand-Père à l'intention de Papa.
J'écoute d'une oreille leur conversation qui relate les détails de voyage de mes grands-parents paternels venant de Bath, tandis que je caresse avec affection Peggy qui est venue se lover contre mes genoux, sa tête triangulaire toute douce posée contre ma cuisse. De temps à autre, sa queue bat en rythme, surtout quand Granny parle. Je plonge mes prunelles dans les siennes et lui souris simplement. C'est plus facile d'être là près d'elle, pour éviter de penser aux hypothèses de comment ça va se passer avec Judith.
- Ma chérie, t'en pense quoi ?
La voix de Granny me fait réaliser que j'ai fini par décrocher de la conversation et je lui adresse un regard sans équivoque.
- Aller faire un tour avec Peggy, précise Granny tandis que je sens les regards de mes parents se poser sur moi.
Celui de Maman est plus scrutateur je trouve, alors je tâche de feindre de ne pas m'en rendre compte.
- Ah oui. Oui, bien sûr avec plaisir. Le tour habituel ou le plus grand ?
- Vu que Rachel et Clark vont arriver d'ici une petite heure, vaut mieux le tour habituel, commente gentiment Grand-Père qui a bien comprit que je n'ai clairement pas tout suivi.
Je hoche la tête silencieusement, bien que je lui adresse un regard reconnaissant. Nous nous levons, nous équipons - dehors, ça caille bien - et tandis que Granny file rapidement à la cuisine pour vérifier la cuisson de la grosse dinde farcie qu'elle a enfourné il y a sûrement deux bonnes heures, nous sortons sur le pas de la porte.
Et nous voilà partis. Tandis que nous empruntons sans réfléchir le chemin qui borde la propriété, Maman et Grand-Père devant avec Papa, je me retrouve en binôme comme souvent avec ma Granny adorée.
- Bon, alors, commence-t-elle en glissant un bras sous le mien, nous voilà toutes les deux.
Je lui souris et reste silencieuse, mes pensées précédentes revenant au triple galop sous mon crâne.
- Il y a quelque chose qui te tracasse ma chérie ? Non ? insiste-t-elle alors que je secoue le menton.
Je n'ai pas envie de l'embêter avec toutes ce qui se passe dans ma tête alors je lui adresse un regard enthousiaste, un peu forcé.
- J'pensais à la bonne grosse dinde farcie que tu nous a préparé.
- Ne t'inquiète pas, j'ai bien suivi scrupuleusement la recette, aucun risque normalement de finir empoisonnés. Normalement, bien sûr.
Face à mon visage incrédule, elle s'esclaffe et resserre son étreinte sur mon bras.
- Ca ne te ressemble pas de rester si silencieuse, ma Constance. A moins que tu se sente mal. Tu as de la fièvre peut-être ?
- T'exagères, j'parle pas non plus à tort et à travers.
Le regard malicieux qu'elle me lance me fait soupirer. Au diable ma volonté, la sienne est en or pur. Et elle n'en démordra pas.
- Je vais bien, assurais-je calmement. C'est juste que y'a plein de choses à penser. Je viens de rentrer, c'est normal. J'imagine qu'il me faut un peu de temps pour me ré-acclimater - okay j'arrête (finis-je par dire vu le regard à-qui-on-le-fait-pas qu'elle me lance). Non vraiment, ça va plutôt bien, j'suis contente des cours que j'ai pris en options et du tutorat avec Awstin.
- Oui. Tant mieux que rien n'ai changé depuis ta dernière lettre. Et du coup, tu me racontais qu'il y avait ce programme Amico. Les correspondants étrangers sont à l'école et passent Noël avec leurs binômes britanniques ?
J'acquiesce en silence. Nous nous écrivons plutôt régulièrement avec Granny et je lui ai même confié mon souhait de participer au programme quand j'aurai l'occasion de postuler.
Ce qui est chouette avec elle, c'est que j'ai pas à me soucier du Secret Magique. Pas juste parce qu'elle est ma grand-mère - après tout, on parle pas vraiment de Magie avec mes grands-parents paternels -mais plutôt vu la nature originelle de notre lien et surtout parce qu'elle est elle-même la mère d'une sorcière. Et ça, c'est quelque chose de précieux pour quelqu'un comme moi. Une née-moldue.
Heureusement, le chemin que nous empruntons est vide à part notre petit groupe, aussi je ne m'inquiète pas trop quand je continue finalement :
- Ils vont avoir des activités spécialement organisées dans le cadre du programme mais tout élève qui reste à l'école a le droit d'y participer.
Granny est intéressée et me questionne, je tâche donc de satisfaire sa curiosité du mieux que je peux avec le peu d'éléments que j'ai en ma possession. Mais le sujet fini par s'épuiser et Granny fini par prononcer cette phrase :
- Je me demande ce que Judith penserait de tout ça. Y a-t-il des correspondants roumains par hasard ?
- Je ne crois pas non. Après, ça existait pas à l'époque donc...
- Mmh, c'est vrai. Je me demande si elle aurait souhaité y participer.
J'affiche un sourire maladroit et ne répond rien.
- C'est bien par rapport à Judith que tu ruminais tout à l'heure ?
Les pieds dans le plat ! Décidément, elle n'aura pas tourné autour du pot bien longtemps !
Je suis tenté de répondre par la négative mais trop de mensonges cette année. Envers Johann et Michael notamment. Donc, je dois avouer que mentir de nouveau, même pour faire bonne figure, m'est très désagréable.
- Je dois avouer que sa venue est assez attendue et... ce soir, ça va pas être un dîner tout à fait... euh... normal. J'espère que tout va bien se passer, finis-je par avouer.
- Je penserais que tu serais contente de la revoir.
- C'est le cas, assurais-je avec emphase, mais... ça risque d'être bizarre, non ?
- Il ne faut pas que tu te prenne autant la tête avec tout ça. Bien sûr que ça va être assez inédit et je dirais presque un peu comme au "théâtre" - notre situation familiale n'est après tout pas banale - mais j'ose croise que l'on va réussir à s'en sortir indemnes. A moins que la farce soit ratée, plaisante-t-elle.
- Ca parle nourriture, par ici ? intervient alors Papa avec bonhomie.
Je me rend alors compte que leur trinôme devant avait ralenti au point où ils ont sûrement entendu la boutade de Granny.
- Oui, nous parlions de ma farce, cher gendre, plaisante Granny avec un clin d'oeil à mon intention. Vous l'aimez bien, ma farce, n'est-ce pas ?
- Surtout la vôtre, c'est certain ! J'espère un jour réussir à l'égaler.
- Ah l'ingrédient mystère... soupire avec malice Granny.
- Parce qu'il y en a un ?! s'étonne faussement Papa. Vous ne me l'aviez jamais dit !
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J'écoute d'une oreille leur conversation qui relate les détails de voyage de mes grands-parents paternels venant de Bath, tandis que je caresse avec affection Peggy qui est venue se lover contre mes genoux, sa tête triangulaire toute douce posée contre ma cuisse. De temps à autre, sa queue bat en rythme, surtout quand Granny parle. Je plonge mes prunelles dans les siennes et lui souris simplement. C'est plus facile d'être là près d'elle, pour éviter de penser aux hypothèses de comment ça va se passer avec Judith.
- Ma chérie, t'en pense quoi ?
La voix de Granny me fait réaliser que j'ai fini par décrocher de la conversation et je lui adresse un regard sans équivoque.
- Aller faire un tour avec Peggy, précise Granny tandis que je sens les regards de mes parents se poser sur moi.
Celui de Maman est plus scrutateur je trouve, alors je tâche de feindre de ne pas m'en rendre compte.
- Ah oui. Oui, bien sûr avec plaisir. Le tour habituel ou le plus grand ?
- Vu que Rachel et Clark vont arriver d'ici une petite heure, vaut mieux le tour habituel, commente gentiment Grand-Père qui a bien comprit que je n'ai clairement pas tout suivi.
Je hoche la tête silencieusement, bien que je lui adresse un regard reconnaissant. Nous nous levons, nous équipons - dehors, ça caille bien - et tandis que Granny file rapidement à la cuisine pour vérifier la cuisson de la grosse dinde farcie qu'elle a enfourné il y a sûrement deux bonnes heures, nous sortons sur le pas de la porte.
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Et nous voilà partis. Tandis que nous empruntons sans réfléchir le chemin qui borde la propriété, Maman et Grand-Père devant avec Papa, je me retrouve en binôme comme souvent avec ma Granny adorée.
- Bon, alors, commence-t-elle en glissant un bras sous le mien, nous voilà toutes les deux.
Je lui souris et reste silencieuse, mes pensées précédentes revenant au triple galop sous mon crâne.
- Il y a quelque chose qui te tracasse ma chérie ? Non ? insiste-t-elle alors que je secoue le menton.
Je n'ai pas envie de l'embêter avec toutes ce qui se passe dans ma tête alors je lui adresse un regard enthousiaste, un peu forcé.
- J'pensais à la bonne grosse dinde farcie que tu nous a préparé.
- Ne t'inquiète pas, j'ai bien suivi scrupuleusement la recette, aucun risque normalement de finir empoisonnés. Normalement, bien sûr.
Face à mon visage incrédule, elle s'esclaffe et resserre son étreinte sur mon bras.
- Ca ne te ressemble pas de rester si silencieuse, ma Constance. A moins que tu se sente mal. Tu as de la fièvre peut-être ?
- T'exagères, j'parle pas non plus à tort et à travers.
Le regard malicieux qu'elle me lance me fait soupirer. Au diable ma volonté, la sienne est en or pur. Et elle n'en démordra pas.
- Je vais bien, assurais-je calmement. C'est juste que y'a plein de choses à penser. Je viens de rentrer, c'est normal. J'imagine qu'il me faut un peu de temps pour me ré-acclimater - okay j'arrête (finis-je par dire vu le regard à-qui-on-le-fait-pas qu'elle me lance). Non vraiment, ça va plutôt bien, j'suis contente des cours que j'ai pris en options et du tutorat avec Awstin.
- Oui. Tant mieux que rien n'ai changé depuis ta dernière lettre. Et du coup, tu me racontais qu'il y avait ce programme Amico. Les correspondants étrangers sont à l'école et passent Noël avec leurs binômes britanniques ?
J'acquiesce en silence. Nous nous écrivons plutôt régulièrement avec Granny et je lui ai même confié mon souhait de participer au programme quand j'aurai l'occasion de postuler.
Ce qui est chouette avec elle, c'est que j'ai pas à me soucier du Secret Magique. Pas juste parce qu'elle est ma grand-mère - après tout, on parle pas vraiment de Magie avec mes grands-parents paternels -mais plutôt vu la nature originelle de notre lien et surtout parce qu'elle est elle-même la mère d'une sorcière. Et ça, c'est quelque chose de précieux pour quelqu'un comme moi. Une née-moldue.
Heureusement, le chemin que nous empruntons est vide à part notre petit groupe, aussi je ne m'inquiète pas trop quand je continue finalement :
- Ils vont avoir des activités spécialement organisées dans le cadre du programme mais tout élève qui reste à l'école a le droit d'y participer.
Granny est intéressée et me questionne, je tâche donc de satisfaire sa curiosité du mieux que je peux avec le peu d'éléments que j'ai en ma possession. Mais le sujet fini par s'épuiser et Granny fini par prononcer cette phrase :
- Je me demande ce que Judith penserait de tout ça. Y a-t-il des correspondants roumains par hasard ?
- Je ne crois pas non. Après, ça existait pas à l'époque donc...
- Mmh, c'est vrai. Je me demande si elle aurait souhaité y participer.
J'affiche un sourire maladroit et ne répond rien.
- C'est bien par rapport à Judith que tu ruminais tout à l'heure ?
Les pieds dans le plat ! Décidément, elle n'aura pas tourné autour du pot bien longtemps !
Je suis tenté de répondre par la négative mais trop de mensonges cette année. Envers Johann et Michael notamment. Donc, je dois avouer que mentir de nouveau, même pour faire bonne figure, m'est très désagréable.
- Je dois avouer que sa venue est assez attendue et... ce soir, ça va pas être un dîner tout à fait... euh... normal. J'espère que tout va bien se passer, finis-je par avouer.
- Je penserais que tu serais contente de la revoir.
- C'est le cas, assurais-je avec emphase, mais... ça risque d'être bizarre, non ?
- Il ne faut pas que tu te prenne autant la tête avec tout ça. Bien sûr que ça va être assez inédit et je dirais presque un peu comme au "théâtre" - notre situation familiale n'est après tout pas banale - mais j'ose croise que l'on va réussir à s'en sortir indemnes. A moins que la farce soit ratée, plaisante-t-elle.
- Ca parle nourriture, par ici ? intervient alors Papa avec bonhomie.
Je me rend alors compte que leur trinôme devant avait ralenti au point où ils ont sûrement entendu la boutade de Granny.
- Oui, nous parlions de ma farce, cher gendre, plaisante Granny avec un clin d'oeil à mon intention. Vous l'aimez bien, ma farce, n'est-ce pas ?
- Surtout la vôtre, c'est certain ! J'espère un jour réussir à l'égaler.
- Ah l'ingrédient mystère... soupire avec malice Granny.
- Parce qu'il y en a un ?! s'étonne faussement Papa. Vous ne me l'aviez jamais dit !
Dernière modification par Constance Nelson le 14 févr. 2024, 00:03, modifié 1 fois.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Christmas chez les Moore
Notre petit tour habituel terminé, nous sommes ravis de retrouver la tiédeur du foyer.
Tandis que les parents sont montés pour défaire les bagages et récupérer, entre autres, les cadeaux à mettre sous le gros sapin touffu placé dans un coin du living, je met tranquillement la table avec Grand-Père.
C'est bizarre, y'a beau avoir qu'un seul couvert en plus, ce qui est un simple détail, ça fait étrange. Evidemment, le sujet d'où Judith s'assiéra vient mais est écarté d'un revers de main par mon grand-paternel qui indique tout le monde s'assiéra où bon lui semble.
Une partie de moi meurt d'envie que je me retrouve à ses côtés mais je ne pipe mot.
Mes grands-parents venus de Bath arrivent enfin, bien chargés, comme souvent, et alors que nous nous embrassons, nous serrons les uns contre les autres à tour de rôle, j'ai comme la sensation que Mamy regarde un peu partout. Ah, elle la cherche.
- Elle n'est pas encore arrivée.
Silence dans la pièce, regards qui se croisent entre les adultes et finalement Maman prend la parole :
- En effet, Judith arrivera bientôt, en tout début de soirée, à ce que j'ai compris, précise-t-elle.
Machinalement, je tourne mon visage vers la fenêtre la plus proche et avise l'obscurité à l'extérieur qui se fait plus présente. C'est comment qu'on dit déjà ? C'est l'heure entre chien et loup ? Ouais, j'crois que c'est ça.
Il n'y en a plus pour très longtemps alors. L'impatience se fait ressentir et alors que Mamy et Papy témoignent de leur hâte de rencontrer en chair et en os la fameuse Judith, je suis toute la troupe au living room où embaume désormais une agréable odeur de nourriture provenant de la cuisine.
Tandis que Maman tâche de répondre au mieux aux questions de ses beaux-parents concernant sa soeur - et où habite-t-elle maintenant ? vient-elle en voiture ? ho en avion puis en taxi alors ? quel métier fait-elle déjà ? - je n'ai qu'une envie, m'enfuir de la pièce.
Et ce n'est que le commencement.
Je savais que ça serait bizarre.
- Alors comme ça, on se réfugie à la cuisine ? Pour les mince pie, le Christmas Cake ou les gâteaux apéritifs ?
Alors qu'effectivement j'ai fini par faire un tour dans la cuisine, la voix de Grand-Père dans mon dos me tire de ma réflexion.
- Les mince pies évidemment ! assurais-je avec solennité avant de pouffer avec lui. J'suis pas Poufsouffle pour rien.
- Ah oui, les gourmands, hein. Bon, on en partage un si tu ne dis rien à Granny ? fit-il en tendant la main vers l'une des piles de mets.
Je regarde par-dessus mon épaule et avise le battant de la cuisine entrouvert d'où échappent les voix et et les rires du reste de la famille. La voie est libre.
Je hoche donc la tête avec un air tout aussi malicieux que Grand-Père :
- Tant que tu me dénonces pas non plus.
Nous partageons donc avec délice une tartelette typiquement british et discutons de nourriture et combien on va bien manger ce soir. Faut dire que Granny a mis les petits plats dans les grands en cuisinant tous les plats mangés traditionnellement pour un Réveillon de Noël anglais. Sûr qu'on mangera pas tout ce soir mais justement on essaiera d'engloutir une partie du reste demain. C'est une habitude pour les fêtes mais là, avec la venue de Judith - et celle de Oncle John, son épouse et leur petite fille demain - elle s'est décarcassée pour ravitailler un régiment. Ou presque.
- Dis moi, entre nous, ce n'est pas juste pour la nourriture que tu es venue te cacher ici ?
Haussement d'épaule de ma part. Et voilà, après Granny, voilà Grand-père qui vient tâter le terrain. Il font bien la paire, eux deux.
- C'est par rapport à Judith, hein.
- P't'être bien. J'suis contente hein qu'elle vienne. C'est vraiment super, d'une certaine façon, ça fait un peu "happy end" comme dans les films tu vois. Mais, j'sais pas... je...
- Tu t'inquiètes pour ta mère, pour ce qu'il pourrait être dit, se passer, pour les éventuelles questions... tu crains qu'il se passe quelque chose de terrible, comme dans les films justement ? Pire, qu'elle ne vienne pas.
- Tu crois qu'elle ne viendra pas ?
Mon ton est plus inquiet que je n'aurai voulu mais tant pis. Grand-Père a mis pile le doigt dessus. Il met les pieds dans le plat. D'une certaine façon, contrairement à un peu plus tôt avec Granny, vu les paroles qu'elle a elle-même prononcée alors, elle a comme qui dirait enclanchée mon débit de parole.
- J'espère qu'elle viendra. Vraiment. On a commencé à s'écrire, vois-tu. Depuis la rentrée. Et... je crois bien qu'elle est okay pour... tout ça, tu vois ? Entrer dans la famille, si j'ose le dire comme ça. D'ailleurs, la preuve, elle vient ce soit. 'Fin, elle est censée venir. Mais mine de rien, elle... elle a vécu toutes ces années sans nous, alors elle doit se douter qu'il va y avoir tout pleins de questions et bien que Mamy et Papy ont été briefés, notamment avec le Secret Magique, qu'il vaut mieux qu'ils en sachent le moins possible, ben... J'sais pas... J'ai peur qu'elle... soit intimidée par tout ça. Pis que ça finissent pas déraper. Genre, qu'ils posent trop de questions finalement alors qu'on a dit qu'on parlerait le moins possible de magie. Et... et...
Grand-Père écoutait en silence mais lorsque mon inquiétude transparaît dans mes mots, il lève une main apaisante, pour le laisser en placer une.
- Alors déjà, je dois te dire tout de suite : ça en fait beaucoup pour une si petite tête comme la tienne, commence-t-il avec affection. Tes grands-parents de Bath ont été briefés comme tu l'a si bien dit. Et ils sont adultes et savent se tenir, que diable ! Donc, déjà, il faut que tu m'enlève cette inquiétude de là (il pointe avec sérieux mon front). Ensuite, bien sûr que tout ça doit être intimidant pour Judith : arriver dans une famille qui s'apprécie et qui n'a pas vraiment de lien avec la magie, qui vit comme des moldus (il rit en prononçant ce mot car il sait que je ne l'aime pas) et elle, eh bien, c'est une sorcière aguerrie, qui est passé par pleins de péripéties. Mais ce n'est pas incompatible. Elle fait partie de notre famille et ce soir, c'est un Réveillon de Noël particulier car il sonne le retour officiel de Judith au sein de notre famille. Notre première soirée ensemble depuis des années et la première tout court pour le côté de ton Père. Nous sommes tous des adultes, bon, mis à part toi, pas l'choix, plaisante-t-il, m'arrachant un sourire au passage, donc je crois bien qu'on est capable de s'en tirer. On est humains, Constance, avec des passés, des émotions, des personnalités, certes. Mais on ne peut pas tout contrôler. Et s'il se passe... quelque chose, je ne sais quoi, en lien avec la magie, eh bien, à nous deux, on trouvera bien un moyen de désamorcer la situation (clin d'oeil). Mais s'il-te-plaît, ne te tritures pas l'esprit avec toutes ces inquiétudes. Il faut que tu profite de l'instant présent. Ta tante, notre aînée, vient fêter Noël avec nous. C'est-i pas une sacrée bonne nouvelle ?
Pour toute réponse, je hoche du chef, mes prunelles plantées dans les siennes. Cette façon de parler, son attitude, alternant entre le sérieux et le taquin, son visage, sa voix, tous ces éléments ont le don de soulager un peu le poids de ma poitrine qui se faisait plus lourd au fil des heures. Il a raison : il faut profiter de l'instant présent et faire confiance aux personnes concernées. Advienne que pourra.
- Bon. Alors, si tu as fini de dévorer en avance le repas de ce soir, filons vite d'ici avant qu'on nous prenne sur le fait, conclut-il avec son air malicieux que j'aime tant.
Levant les yeux au ciel, un sourire en coin, je lui emboîte le pas pour rejoindre la troupe rassemblée au salon.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Tandis que les parents sont montés pour défaire les bagages et récupérer, entre autres, les cadeaux à mettre sous le gros sapin touffu placé dans un coin du living, je met tranquillement la table avec Grand-Père.
C'est bizarre, y'a beau avoir qu'un seul couvert en plus, ce qui est un simple détail, ça fait étrange. Evidemment, le sujet d'où Judith s'assiéra vient mais est écarté d'un revers de main par mon grand-paternel qui indique tout le monde s'assiéra où bon lui semble.
Une partie de moi meurt d'envie que je me retrouve à ses côtés mais je ne pipe mot.
Mes grands-parents venus de Bath arrivent enfin, bien chargés, comme souvent, et alors que nous nous embrassons, nous serrons les uns contre les autres à tour de rôle, j'ai comme la sensation que Mamy regarde un peu partout. Ah, elle la cherche.
- Elle n'est pas encore arrivée.
Silence dans la pièce, regards qui se croisent entre les adultes et finalement Maman prend la parole :
- En effet, Judith arrivera bientôt, en tout début de soirée, à ce que j'ai compris, précise-t-elle.
Machinalement, je tourne mon visage vers la fenêtre la plus proche et avise l'obscurité à l'extérieur qui se fait plus présente. C'est comment qu'on dit déjà ? C'est l'heure entre chien et loup ? Ouais, j'crois que c'est ça.
Il n'y en a plus pour très longtemps alors. L'impatience se fait ressentir et alors que Mamy et Papy témoignent de leur hâte de rencontrer en chair et en os la fameuse Judith, je suis toute la troupe au living room où embaume désormais une agréable odeur de nourriture provenant de la cuisine.
Tandis que Maman tâche de répondre au mieux aux questions de ses beaux-parents concernant sa soeur - et où habite-t-elle maintenant ? vient-elle en voiture ? ho en avion puis en taxi alors ? quel métier fait-elle déjà ? - je n'ai qu'une envie, m'enfuir de la pièce.
Et ce n'est que le commencement.
Je savais que ça serait bizarre.
- Alors comme ça, on se réfugie à la cuisine ? Pour les mince pie, le Christmas Cake ou les gâteaux apéritifs ?
Alors qu'effectivement j'ai fini par faire un tour dans la cuisine, la voix de Grand-Père dans mon dos me tire de ma réflexion.
- Les mince pies évidemment ! assurais-je avec solennité avant de pouffer avec lui. J'suis pas Poufsouffle pour rien.
- Ah oui, les gourmands, hein. Bon, on en partage un si tu ne dis rien à Granny ? fit-il en tendant la main vers l'une des piles de mets.
Je regarde par-dessus mon épaule et avise le battant de la cuisine entrouvert d'où échappent les voix et et les rires du reste de la famille. La voie est libre.
Je hoche donc la tête avec un air tout aussi malicieux que Grand-Père :
- Tant que tu me dénonces pas non plus.
Nous partageons donc avec délice une tartelette typiquement british et discutons de nourriture et combien on va bien manger ce soir. Faut dire que Granny a mis les petits plats dans les grands en cuisinant tous les plats mangés traditionnellement pour un Réveillon de Noël anglais. Sûr qu'on mangera pas tout ce soir mais justement on essaiera d'engloutir une partie du reste demain. C'est une habitude pour les fêtes mais là, avec la venue de Judith - et celle de Oncle John, son épouse et leur petite fille demain - elle s'est décarcassée pour ravitailler un régiment. Ou presque.
- Dis moi, entre nous, ce n'est pas juste pour la nourriture que tu es venue te cacher ici ?
Haussement d'épaule de ma part. Et voilà, après Granny, voilà Grand-père qui vient tâter le terrain. Il font bien la paire, eux deux.
- C'est par rapport à Judith, hein.
- P't'être bien. J'suis contente hein qu'elle vienne. C'est vraiment super, d'une certaine façon, ça fait un peu "happy end" comme dans les films tu vois. Mais, j'sais pas... je...
- Tu t'inquiètes pour ta mère, pour ce qu'il pourrait être dit, se passer, pour les éventuelles questions... tu crains qu'il se passe quelque chose de terrible, comme dans les films justement ? Pire, qu'elle ne vienne pas.
- Tu crois qu'elle ne viendra pas ?
Mon ton est plus inquiet que je n'aurai voulu mais tant pis. Grand-Père a mis pile le doigt dessus. Il met les pieds dans le plat. D'une certaine façon, contrairement à un peu plus tôt avec Granny, vu les paroles qu'elle a elle-même prononcée alors, elle a comme qui dirait enclanchée mon débit de parole.
- J'espère qu'elle viendra. Vraiment. On a commencé à s'écrire, vois-tu. Depuis la rentrée. Et... je crois bien qu'elle est okay pour... tout ça, tu vois ? Entrer dans la famille, si j'ose le dire comme ça. D'ailleurs, la preuve, elle vient ce soit. 'Fin, elle est censée venir. Mais mine de rien, elle... elle a vécu toutes ces années sans nous, alors elle doit se douter qu'il va y avoir tout pleins de questions et bien que Mamy et Papy ont été briefés, notamment avec le Secret Magique, qu'il vaut mieux qu'ils en sachent le moins possible, ben... J'sais pas... J'ai peur qu'elle... soit intimidée par tout ça. Pis que ça finissent pas déraper. Genre, qu'ils posent trop de questions finalement alors qu'on a dit qu'on parlerait le moins possible de magie. Et... et...
Grand-Père écoutait en silence mais lorsque mon inquiétude transparaît dans mes mots, il lève une main apaisante, pour le laisser en placer une.
- Alors déjà, je dois te dire tout de suite : ça en fait beaucoup pour une si petite tête comme la tienne, commence-t-il avec affection. Tes grands-parents de Bath ont été briefés comme tu l'a si bien dit. Et ils sont adultes et savent se tenir, que diable ! Donc, déjà, il faut que tu m'enlève cette inquiétude de là (il pointe avec sérieux mon front). Ensuite, bien sûr que tout ça doit être intimidant pour Judith : arriver dans une famille qui s'apprécie et qui n'a pas vraiment de lien avec la magie, qui vit comme des moldus (il rit en prononçant ce mot car il sait que je ne l'aime pas) et elle, eh bien, c'est une sorcière aguerrie, qui est passé par pleins de péripéties. Mais ce n'est pas incompatible. Elle fait partie de notre famille et ce soir, c'est un Réveillon de Noël particulier car il sonne le retour officiel de Judith au sein de notre famille. Notre première soirée ensemble depuis des années et la première tout court pour le côté de ton Père. Nous sommes tous des adultes, bon, mis à part toi, pas l'choix, plaisante-t-il, m'arrachant un sourire au passage, donc je crois bien qu'on est capable de s'en tirer. On est humains, Constance, avec des passés, des émotions, des personnalités, certes. Mais on ne peut pas tout contrôler. Et s'il se passe... quelque chose, je ne sais quoi, en lien avec la magie, eh bien, à nous deux, on trouvera bien un moyen de désamorcer la situation (clin d'oeil). Mais s'il-te-plaît, ne te tritures pas l'esprit avec toutes ces inquiétudes. Il faut que tu profite de l'instant présent. Ta tante, notre aînée, vient fêter Noël avec nous. C'est-i pas une sacrée bonne nouvelle ?
Pour toute réponse, je hoche du chef, mes prunelles plantées dans les siennes. Cette façon de parler, son attitude, alternant entre le sérieux et le taquin, son visage, sa voix, tous ces éléments ont le don de soulager un peu le poids de ma poitrine qui se faisait plus lourd au fil des heures. Il a raison : il faut profiter de l'instant présent et faire confiance aux personnes concernées. Advienne que pourra.
- Bon. Alors, si tu as fini de dévorer en avance le repas de ce soir, filons vite d'ici avant qu'on nous prenne sur le fait, conclut-il avec son air malicieux que j'aime tant.
Levant les yeux au ciel, un sourire en coin, je lui emboîte le pas pour rejoindre la troupe rassemblée au salon.
Dernière modification par Constance Nelson le 14 févr. 2024, 00:03, modifié 2 fois.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Christmas chez les Moore
Avec Grand-Père, nous retrouvons la tiédeur du living room et bien que la conversation en route entre mes grands-parents paternels et mes parents s'arrête brièvement - à ce que je comprends, ça parle du boulot de Papa ou en tout cas, d'immobilier - c'est la voix de Granny qui me fait sourire :
- J'espère que les plats n'ont pas diminués d'un pouce, sinon...
Un rapide échange de regard avec Grand-Père et celui-ci pouffe de rire tandis que je réfrène un sourire du mieux que je peux. Je secoue la tête en réponse à Granny qui fronce imperceptiblement les sourcils en soupirant. Je note tout de même un sourire qui étire un coin de ses lèvres et la voit se lever.
- Et si on se faisait un petit jeu ? Un jeu de cartes ? Petits chevaux ? Monopoly ? Bonne Paye ?
Les autres s'interrompent et se tournent vers moi, haussant à qui mieux mieux les épaules. Genre le choix m'incombe ?
- Ou un P'tit bac ? bottais-je en touche.
- Dans ce cas, tu es mal fichue, ma chérie, souffle Papy d'un air taquin. A moins que tu n'ai avalé un dictionnaire depuis la dernière fois.
Je me retins de lui tirer la langue et tourne mon regard interrogateur vers les parents puis Mamy, Granny et Grand-Père.
- Après, on peut partir sur des catégories de colonnes qui changent, genre, les créatures mythologiques, les noms de sorti...
- Constance, m'interrompt Papa avec un air m'intimant la retenue.
- Rooh bah voilà ! Tout d'suite ! Mais vous voyez, pour gagner à ce jeu, c'est pas juste une question d'âge hein, mais de connaissances, fis-je mine de m'écrier pour finir sur un air solennel.
Alors que Granny rit sous cape, je perçois les soupirs amusés de mes grands-parents paternels tandis que j'évite soigneusement le regard de Maman.
- Dans ce cas, tranche Papa, choisissons des catégories qui plaisent à tout le monde.
Mamy suggère alors qu'on fasse des équipes, genre qu'on se mette par binôme : "Si l'on doit modifier les règles, autant que ce soit amusant !"
Ravie, je hoche du menton pour appuyer sa suggestion et Grand-Père se lève pour aller chercher du papier et des crayons tandis que Granny débarrasse la table basse.
- Alors quelles catégories ? demande Maman, une fois les papiers/crayons répartis.
- Animaux et créatures, avançais-je avec aplomb en insistant sur la conjonction de coordination.
Soupir général : ils savent que j'en démorderais pas.
- Dans ce cas, on a la catégorie "Plantes" et attention : ça ne compte pas ni les arbustes ni les arbres ! pointe du doigt Grand-Père.
Ben tiens, ses connaissances en botanique lui seront pas inutiles ici.
- Tant mieux, ça m'fera réviser, répondis-je avec verve.
Ca le fait rire, comme si ce que j'allais proposer par la suite pourrait égaler ce que lui noterais. Allons bon, on sait bien qu'il ne sera pas égaler dans cette catégorie.
D'autres propositions pleuvent alors et nous finissons par nous mettre d'accord sur 7 catégories : Animaux et Créatures, Plantes, Métiers non-sorciers, Villes, Pharmacie (ce qu'on peut trouver dans une trousse à pharmacie mais aussi médicaments simples), Matières scolaires (là je vais m'amuser) et Objet "qu'on peut tenir dans une main". Hihihi, on va s'amuser.
Je me retrouve en binôme avec Mamy, Granny avec Maman, Papa avec Papy et Grand-Père tout seul car "je vais bien m'en sortir tout seul, vous verrez...". C'est un défi qu'il me lance et je lui retourne un regard déterminé. Il va voir c'qu'il va voir.
Première manche écoulée avec la lettre D, bon j'avoue Grand-Père a crié "Stop" en premier mais avec Mamy on a tout de même réussi à remplir 6 colonnes : Demiguise, Dictame, Dentiste (facile héhé, hein Mamy), Dijon (merci Mamy), Doliprane, DCFM (Grand-Père a marqué Dictée !). Ce qui nous rapporte 3 points vu que les autres binômes ont trouvé les mêmes réponses pour le métier, la ville (merci Maman, grr) et la pharmacie (bon, évidemment avec Papy...).
Nouvelle manche, nouvelle lettre, et je regarde d'un air joueur féroce Grand-Père qui sourit de toutes ses dents.
Lettre V. V... V... V...
Soudain, la sonnerie de la porte retentit et nous nous figeons comme un seul homme.
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- J'espère que les plats n'ont pas diminués d'un pouce, sinon...
Un rapide échange de regard avec Grand-Père et celui-ci pouffe de rire tandis que je réfrène un sourire du mieux que je peux. Je secoue la tête en réponse à Granny qui fronce imperceptiblement les sourcils en soupirant. Je note tout de même un sourire qui étire un coin de ses lèvres et la voit se lever.
- Et si on se faisait un petit jeu ? Un jeu de cartes ? Petits chevaux ? Monopoly ? Bonne Paye ?
Les autres s'interrompent et se tournent vers moi, haussant à qui mieux mieux les épaules. Genre le choix m'incombe ?
- Ou un P'tit bac ? bottais-je en touche.
- Dans ce cas, tu es mal fichue, ma chérie, souffle Papy d'un air taquin. A moins que tu n'ai avalé un dictionnaire depuis la dernière fois.
Je me retins de lui tirer la langue et tourne mon regard interrogateur vers les parents puis Mamy, Granny et Grand-Père.
- Après, on peut partir sur des catégories de colonnes qui changent, genre, les créatures mythologiques, les noms de sorti...
- Constance, m'interrompt Papa avec un air m'intimant la retenue.
- Rooh bah voilà ! Tout d'suite ! Mais vous voyez, pour gagner à ce jeu, c'est pas juste une question d'âge hein, mais de connaissances, fis-je mine de m'écrier pour finir sur un air solennel.
Alors que Granny rit sous cape, je perçois les soupirs amusés de mes grands-parents paternels tandis que j'évite soigneusement le regard de Maman.
- Dans ce cas, tranche Papa, choisissons des catégories qui plaisent à tout le monde.
Mamy suggère alors qu'on fasse des équipes, genre qu'on se mette par binôme : "Si l'on doit modifier les règles, autant que ce soit amusant !"
Ravie, je hoche du menton pour appuyer sa suggestion et Grand-Père se lève pour aller chercher du papier et des crayons tandis que Granny débarrasse la table basse.
- Alors quelles catégories ? demande Maman, une fois les papiers/crayons répartis.
- Animaux et créatures, avançais-je avec aplomb en insistant sur la conjonction de coordination.
Soupir général : ils savent que j'en démorderais pas.
- Dans ce cas, on a la catégorie "Plantes" et attention : ça ne compte pas ni les arbustes ni les arbres ! pointe du doigt Grand-Père.
Ben tiens, ses connaissances en botanique lui seront pas inutiles ici.
- Tant mieux, ça m'fera réviser, répondis-je avec verve.
Ca le fait rire, comme si ce que j'allais proposer par la suite pourrait égaler ce que lui noterais. Allons bon, on sait bien qu'il ne sera pas égaler dans cette catégorie.
D'autres propositions pleuvent alors et nous finissons par nous mettre d'accord sur 7 catégories : Animaux et Créatures, Plantes, Métiers non-sorciers, Villes, Pharmacie (ce qu'on peut trouver dans une trousse à pharmacie mais aussi médicaments simples), Matières scolaires (là je vais m'amuser) et Objet "qu'on peut tenir dans une main". Hihihi, on va s'amuser.
Je me retrouve en binôme avec Mamy, Granny avec Maman, Papa avec Papy et Grand-Père tout seul car "je vais bien m'en sortir tout seul, vous verrez...". C'est un défi qu'il me lance et je lui retourne un regard déterminé. Il va voir c'qu'il va voir.
Première manche écoulée avec la lettre D, bon j'avoue Grand-Père a crié "Stop" en premier mais avec Mamy on a tout de même réussi à remplir 6 colonnes : Demiguise, Dictame, Dentiste (facile héhé, hein Mamy), Dijon (merci Mamy), Doliprane, DCFM (Grand-Père a marqué Dictée !). Ce qui nous rapporte 3 points vu que les autres binômes ont trouvé les mêmes réponses pour le métier, la ville (merci Maman, grr) et la pharmacie (bon, évidemment avec Papy...).
Nouvelle manche, nouvelle lettre, et je regarde d'un air joueur féroce Grand-Père qui sourit de toutes ses dents.
Lettre V. V... V... V...
Soudain, la sonnerie de la porte retentit et nous nous figeons comme un seul homme.
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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Christmas chez les Moore
Le voyage n'a pas été de tout repos depuis l'Ecosse mais elle est enfin là, au bout de quelques minutes de trajet.
Elle avait hésité. Devant son miroir dans la salle de bain. Elle avait pensé à ce qui l'attendait, à ce qu'on attendait et attendrait d'elle. Et puis il y avait la famille de Pete, le mari de Mary, père de Constance, moldu avec deux parents qui ne connaissaient que très peu de choses liées au monde magique. Secret Magique oblige. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas fêté un réveillon parmi des moldus. Comme des moldus. Alors oui, forcément, elle avait fini par laisser son esprit - et ses angoisses - prendre le dessus un instant.
Mais l'idée qu'on puisse être déçu de sa non-présence plus que de son actuelle présence, couplée à celle qu'on la prenne pour une lâche... avait eu raison de ses incertitudes. Bien sûr qu'elle en était capable. N'est ce pas ?
Et puis, je ne serais pas toute seule. Y'aura Mary. Et Constance.
Génial. Elle basait son espoir de passer une bonne soirée sur sa soeur moldue qui ne connaissait que peu de son monde, de ce qu'elle pouvait ressentir et... une pré-ado qui savait ce que c'était d'être une sorcière parmi les moldus mais qui restait...
Une pré-adolescente de 13 ans.
Après avoir veillé à ce que sa chouette ne manque de rien en son absence, Judith avait quitté son domicile pour prendre la route vers l'Angleterre, le sud-est plus exactement.
Non mais est ce que c'est vraiment une bonne idée ? Je pourrais toujours passer dans 2-3 jours, pour leur souhaiter un joyeux Noël, leur apporter mes cadeaux...
Oui, elle était bien sûr ravie de retrouver ses parents pour un évènement familial tout-ce-qu'il-y-a-de-plus-normal mais là... il y avait aussi la belle-famille. En était-elle capable ?
Pleine d'incertitudes, la tante de Constance prit donc le chemin vers le Sussex et arriva, finalement, à l'orée du bourg où vivaient les Moore, Senior.
Elle marcha jusqu'à l'extrémité de la petite commune, tandis que la pénombre voilait le ciel et obscurcissait les alentours, son col de cape d'hiver bien remonté pour pallier au froid mordant ses joues.
La lumière du porche était allumée, tel un phare au milieu d'une mer déformée. Une mer agitée seulement dans son esprit, vu le calme immobile de la campagne qui l'entourait.
Elle savait. Elle savait qu'elle était attendu et le savoir augmentait son stress à chaque pas qui crissait sur le gravillon gelé.
C'est ainsi que Judith Moore se retrouva en face de la porte d'entrée, percevant une légère musique en fond, à travers le battant. De chez elle. Enfin, de chez ses parents. La dragonologiste qui avait dû, dans sa vie, faire face à plus de péripéties qu'elle n'aurait pu imaginer de prime abord, se retrouvait bloquée devant une simple porte. Je pourrais faire demi-tour. Ils ne sauront jamais que je serais arrivée jusque là. Et Constance... je pourrais prétexter que j'étais sous pimentine ou un truc du genre.
Penser à la petite châtaine lui mit l'espace d'une seconde du baume au coeur et celle d'après, une vague de honte. Allez, sois adulte. Un exemple. Fais face. Et elle sonna.
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Elle avait hésité. Devant son miroir dans la salle de bain. Elle avait pensé à ce qui l'attendait, à ce qu'on attendait et attendrait d'elle. Et puis il y avait la famille de Pete, le mari de Mary, père de Constance, moldu avec deux parents qui ne connaissaient que très peu de choses liées au monde magique. Secret Magique oblige. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas fêté un réveillon parmi des moldus. Comme des moldus. Alors oui, forcément, elle avait fini par laisser son esprit - et ses angoisses - prendre le dessus un instant.
Mais l'idée qu'on puisse être déçu de sa non-présence plus que de son actuelle présence, couplée à celle qu'on la prenne pour une lâche... avait eu raison de ses incertitudes. Bien sûr qu'elle en était capable. N'est ce pas ?
Et puis, je ne serais pas toute seule. Y'aura Mary. Et Constance.
Génial. Elle basait son espoir de passer une bonne soirée sur sa soeur moldue qui ne connaissait que peu de son monde, de ce qu'elle pouvait ressentir et... une pré-ado qui savait ce que c'était d'être une sorcière parmi les moldus mais qui restait...
Une pré-adolescente de 13 ans.
Après avoir veillé à ce que sa chouette ne manque de rien en son absence, Judith avait quitté son domicile pour prendre la route vers l'Angleterre, le sud-est plus exactement.
Non mais est ce que c'est vraiment une bonne idée ? Je pourrais toujours passer dans 2-3 jours, pour leur souhaiter un joyeux Noël, leur apporter mes cadeaux...
Oui, elle était bien sûr ravie de retrouver ses parents pour un évènement familial tout-ce-qu'il-y-a-de-plus-normal mais là... il y avait aussi la belle-famille. En était-elle capable ?
Pleine d'incertitudes, la tante de Constance prit donc le chemin vers le Sussex et arriva, finalement, à l'orée du bourg où vivaient les Moore, Senior.
Elle marcha jusqu'à l'extrémité de la petite commune, tandis que la pénombre voilait le ciel et obscurcissait les alentours, son col de cape d'hiver bien remonté pour pallier au froid mordant ses joues.
La lumière du porche était allumée, tel un phare au milieu d'une mer déformée. Une mer agitée seulement dans son esprit, vu le calme immobile de la campagne qui l'entourait.
Elle savait. Elle savait qu'elle était attendu et le savoir augmentait son stress à chaque pas qui crissait sur le gravillon gelé.
C'est ainsi que Judith Moore se retrouva en face de la porte d'entrée, percevant une légère musique en fond, à travers le battant. De chez elle. Enfin, de chez ses parents. La dragonologiste qui avait dû, dans sa vie, faire face à plus de péripéties qu'elle n'aurait pu imaginer de prime abord, se retrouvait bloquée devant une simple porte. Je pourrais faire demi-tour. Ils ne sauront jamais que je serais arrivée jusque là. Et Constance... je pourrais prétexter que j'étais sous pimentine ou un truc du genre.
Penser à la petite châtaine lui mit l'espace d'une seconde du baume au coeur et celle d'après, une vague de honte. Allez, sois adulte. Un exemple. Fais face. Et elle sonna.
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Christmas chez les Moore
On doit avoir l'air fin, le regard tantôt surpris, inquiet, excité, éberlué - selon la personne - le corps redressé, à moitié tourné vers le petit corridor menant à la porte d'entrée.
Elle est là. Elle est venue.
Une vague de joie, incroyable, me submerge et quiconque observera mes traits pourra deviner sans peine l'émotion que dissimule mon sourire : du soulagement.
Sans un mot, Granny se lève et se dirige prestement vers la porte, laissant dans son sillage une nuée de regards curieux et insistants.
Le bruit de la porte qui s'ouvre, le bref silence, la voix de Granny qui accueille chaleureusement sa fille aînée, le bruit de la porte qui se referme qui se mêle à la voix de Granny qui propose de prendre sa cape.
Brièvement, je me demande si effectivement Judith est venue habillée en "sorcière" - ce qui peut paraître un détail mais quand même pas si insignifiant que ça - mais mon doute est vite balayé quand je l'aperçois à l'entrée du living. Droite comme un i, habillée à la moldue - c'est-à-dire affublée d'un pantalon de flanelle noir réhaussé un pull bleu marine décoré d'un pendentif que je n'arrive pas à voir précisément d'où je suis.
En miroir de Grand-Père, je me lève et alors tout le monde en fait autant pour s'avancer et saluer gentiment la nouvelle venue. Tandis que Papy et Mamy se présentent et demandent avec gentillesse à Judith si elle a fait bon voyage, je perçois son regard brun, le même que Maman, incertain devant tant de bienveillance. Car ils savent ce qu'elle est. Je lui adresse un sourire de convenance bien que mes yeux brillent, j'en suis sûre, de joie.
Les salutations d'usage et le léger bavardage qui s'ensuit - surtout alimenté par Mamy et Papy, les parents et Granny, Judith se contentant de courtes réponses sur un ton poli - nous privera apparemment d'une deuxième manche de Petit Bac.
- Quel dommage, sussurre Grand-Père en me regardant par en-dessous, après s'être rassit dans son fauteuil. J'ai failli te mettre la pâtée. Mais bon, ce n'est que partie remise.
- Quelle assurance pour quelqu'un qui ne sait pas ce qu'est une vouivre noire.
Son regard intrigué vaut tout l'or du monde et je me redresse, pleinement satisfaite de lui avoir clouer le bec. J'aime Grand-Père, ne vous méprenez pas. Mais qui aime bien châtie bien, comme on dit.
Granny propose un toast et je sens le malaise dans les traits de ma tante alors je m'empresse de combler le vide entre nous, cherchant une phrase pour détendre l'aura qu'elle dégage.
- Oh oui alors, et avec des cacahuètes hein, sinon, c'est pas un vrai toast.
Je dis n'importe quoi, hein, mais bon, on s'en fiche.
Le regard interrogateur que me lance Judith attire un sourire malicieux sur mes joues et saisissant une coupelle pleine de cacahuètes justement, je la lui présente :
- Des cacahuètes ? puis lorsque les regards nous quittent le temps que les verres soient remplis et répartis : on peut dire que vous savez soigner votre entrée, vous m'apprendrez un jour ?
- Quand tu seras grande, peut être, raille alors celle que j'attendais tant.
Ce qui attire un regard surpris chez moi et un sourire satisfait chez elle.
Tout est pour le mieux, donc.
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Elle est là. Elle est venue.
Une vague de joie, incroyable, me submerge et quiconque observera mes traits pourra deviner sans peine l'émotion que dissimule mon sourire : du soulagement.
Sans un mot, Granny se lève et se dirige prestement vers la porte, laissant dans son sillage une nuée de regards curieux et insistants.
Le bruit de la porte qui s'ouvre, le bref silence, la voix de Granny qui accueille chaleureusement sa fille aînée, le bruit de la porte qui se referme qui se mêle à la voix de Granny qui propose de prendre sa cape.
Brièvement, je me demande si effectivement Judith est venue habillée en "sorcière" - ce qui peut paraître un détail mais quand même pas si insignifiant que ça - mais mon doute est vite balayé quand je l'aperçois à l'entrée du living. Droite comme un i, habillée à la moldue - c'est-à-dire affublée d'un pantalon de flanelle noir réhaussé un pull bleu marine décoré d'un pendentif que je n'arrive pas à voir précisément d'où je suis.
En miroir de Grand-Père, je me lève et alors tout le monde en fait autant pour s'avancer et saluer gentiment la nouvelle venue. Tandis que Papy et Mamy se présentent et demandent avec gentillesse à Judith si elle a fait bon voyage, je perçois son regard brun, le même que Maman, incertain devant tant de bienveillance. Car ils savent ce qu'elle est. Je lui adresse un sourire de convenance bien que mes yeux brillent, j'en suis sûre, de joie.
Les salutations d'usage et le léger bavardage qui s'ensuit - surtout alimenté par Mamy et Papy, les parents et Granny, Judith se contentant de courtes réponses sur un ton poli - nous privera apparemment d'une deuxième manche de Petit Bac.
- Quel dommage, sussurre Grand-Père en me regardant par en-dessous, après s'être rassit dans son fauteuil. J'ai failli te mettre la pâtée. Mais bon, ce n'est que partie remise.
- Quelle assurance pour quelqu'un qui ne sait pas ce qu'est une vouivre noire.
Son regard intrigué vaut tout l'or du monde et je me redresse, pleinement satisfaite de lui avoir clouer le bec. J'aime Grand-Père, ne vous méprenez pas. Mais qui aime bien châtie bien, comme on dit.
Granny propose un toast et je sens le malaise dans les traits de ma tante alors je m'empresse de combler le vide entre nous, cherchant une phrase pour détendre l'aura qu'elle dégage.
- Oh oui alors, et avec des cacahuètes hein, sinon, c'est pas un vrai toast.
Je dis n'importe quoi, hein, mais bon, on s'en fiche.
Le regard interrogateur que me lance Judith attire un sourire malicieux sur mes joues et saisissant une coupelle pleine de cacahuètes justement, je la lui présente :
- Des cacahuètes ? puis lorsque les regards nous quittent le temps que les verres soient remplis et répartis : on peut dire que vous savez soigner votre entrée, vous m'apprendrez un jour ?
- Quand tu seras grande, peut être, raille alors celle que j'attendais tant.
Ce qui attire un regard surpris chez moi et un sourire satisfait chez elle.
Tout est pour le mieux, donc.
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Christmas chez les Moore
On s'installe dans le living room et Grand-Père rajoute du bois dans le gros poêle à bois tandis que les parents discutent avec mes grands-parents paternels. Judith, elle, reste silencieuse, sirotant son verre de vin blanc, observant les visages alentours. Tandis que moi, j'observe le sien.
La ressemblance avec Maman est bien là, même yeux, même visage bien que la ligne de mâchoire est différente, les cheveux bien plus courts réhaussant ce trait.
Ses traits sont un peu fatigués, je trouve, cela sûrement dû à son nouveau travail qui doit demander beaucoup d'énergie. De temps en temps, les autres essaient de l'inclure à la conversation légère, mais elle se contente de sourire ou de réponses courtes.
Granny, qui s'était absentée à la cuisine, annonce que le repas est prêt et qu'on peut se diriger vers la table. Là vient donc le moment un peu crucial que j'attendais : qui s'assoit à côté de qui ?
Grand-père demande à Granny de s'asseoir car "tu as passé des heures aux fourneaux donc laisse-moi prendre le relais". Ma Granny adorée rechigne un peu mais finit par se laisser faire lorsque Papa lui prend le bras d'autorité tout en douceur pour "l'accompagner à la place de maîtresse de maison", ce qui fait rire ma Granny d'embarras.
Grand-père arrive avec une très grosse dinde farcie qu'il pose au centre de la table et Maman, Mamy et Papy font des allers-retours, bien organisés comme des petits soldats, entre la cuisine et le living pour couvrir la table de plats d'accompagnements. Pommes de terre rissolées, panais, carottes, choux de bruxelles, et des marrons dorés au four accompagnés de petites saucières, des haricots, un plat comportant un peu de rosbeef (au cas où), sans oublier le saumon fumé d'Ecosse pour l' 'entrée". Mes yeux, mes narines, mes papilles s'emballent et je tourne un regard réjoui vers une Judith un brin déboussolée.
- Constance, Judith, venez donc vous asseoir, nous intime Papa sous le regard bienveillant de Granny.
J'acquiesce, coulant un regard en coin vers ma tante. Vas y, assied-toi, je m'assied ensuite. Oui, ce serait impoli de m'asseoir et d'exiger qu'elle vienne à mes côtés. N'est-ce pas ?
Le retour de Maman de la cuisine me rajoute un dilemme. Et elle ? Elle voudra sûrement s'asseoir à côté de Judith. C'est sa soeur après tout.
Tandis que Judith prend place, Maman prend un instant d'hésitation elle aussi. Nos regards se croisent et je me prend à me mordiller la lèvre sous le regard amusé de Granny.
- Allons allons, vous attendez que ça refroidisse ?! s'exclame Papy en arrivant à son tour.
Avec habitude, il s'assied aux côtés de Grand-Père, Mamy à ses côtés, Papa en face. Un côté de la table est quasi rempli, ça en devient presque risible.
Judith nous lance un regard interrogateur et finalement Maman décide pour nous, s'asseyant en diagonale, entre Mamy et Granny. J'acquiesce silencieusement et tire enfin la chaise entre Papa et Judith. Mon coeur bat un peu fort, c'est idiot hein.
Tout repas de Noël digne de ce nom ne peut commencer sans le rituel des crackers n'est ce pas ? Cette tradition bienvenue ici, rompt le léger silence qui s'était placé entre nous. L'atmosphère se détend alors tout à fait, tandis que Papy et Grand-Père puis avec Mamy craquent les leurs, j'en craque un avec Papa - et il gagne la couronne, youpi ! Puis je me tourne vers ma voisine pour aviser son air penaud, son cracker au centre de son assiette. Expirant l'air de mes poumons, je fais quelque chose que je ne me serais pas pensée capable une heure plus tôt : je saisis son crackers avec désinvolture et le lui tend, plantant mes prunelles noisettes dans les siennes chocolat.
Un échange de regard - qui dure, quoi ? trois secondes ? - qui me remue un peu alors je plaque un sourire volontaire sur mon visage, la défiant du regard.
Soutenant le mien, un coin de sa bouche se relève - c'est net, je le vois, bien que je ne bouge pas d'un centimètre - et mon coeur papillonne tandis que silencieusement elle accepte mon invitation.
Le crackers claque - SNAP ! - tandis que nous nous reculons l'une de l'autre et un rire enfantin s'échappe de mon être alors que j'ouvre les yeux.
Judith a tiré la plus grosse partie donc c'est à elle de regarder ce qu'il y a dedans et porter la couronne.
La dragonologiste sort avec prudence le contenu du crackers, ses lèvres s'agrémentant d'un sourire amusé, éclairant son visage l'espace d'un instant.
- "What is a Christmas tree's favorite candy ?"
- Oh ! Je la connais celle-là ! s'exclame Grand-Père avec bonhomie.
Judith s'interrompt et le regard qu'elle lui lance me fais quelque chose au fond de moi : une certaine complicité timide s'en dégage. D'ailleurs, un grand sourire éclaire le visage de Grand-père tandis qu'il l'invite à nous donner la réponse.
- "Orna-mints", répond calmement Judith bien qu'un sourire bataille sur ses lèvres.
Moi, de mon côté, je ne peux m'empêcher de pouffer et lui tend la couronne de papier.
- Elle est plutôt bonne. Mais les blagues sont pas censées être nulles ?
- Cela dépend, j'imagine, de qui les écrit, hausse les épaules Judith bien que son regard s'est retrouvé alpagué par celui de Maman.
Machinalement, elle prend la couronne, la déplie et à mon grand étonnement, la lève au-dessus de ma tête pour... me couronner.
- Mais... mais... non ! C'est la tienne !
- Elle te va mieux qu'à moi.
Je me doute que c'est faux, qu'elle refuse sûrement pour éviter le ridicule ou je ne sais pour quelle autre raison. Mais ce compliment me fais, mine de rien, plaisir. De sorte que j'affecte une résignation amusée tandis que les derniers crackers claquent. Il y avait un sucre d'orge dans le crackers de Judith. De fait, pour faire un peu valoir ma détermination qu'elle en garde quelque chose, je le place d'autorité près de son verre, ce qui attire un regard faussement exaspéré de sa part.
Le repas commence enfin et les plats passent de mains en mains. Mon ventre crie famine et bientôt le bruit des conversations livre bataille avec le claquement des couverts. Tout est bien entendu délicieux. Bon, j'évite de bonne grâce les choux de Bruxelles. A mon avis, c'est bien un légume qu'on aime manger quand on est adulte car je ne connais personnes parmi mes amis qui aime ça.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
La ressemblance avec Maman est bien là, même yeux, même visage bien que la ligne de mâchoire est différente, les cheveux bien plus courts réhaussant ce trait.
Ses traits sont un peu fatigués, je trouve, cela sûrement dû à son nouveau travail qui doit demander beaucoup d'énergie. De temps en temps, les autres essaient de l'inclure à la conversation légère, mais elle se contente de sourire ou de réponses courtes.
Granny, qui s'était absentée à la cuisine, annonce que le repas est prêt et qu'on peut se diriger vers la table. Là vient donc le moment un peu crucial que j'attendais : qui s'assoit à côté de qui ?
Grand-père demande à Granny de s'asseoir car "tu as passé des heures aux fourneaux donc laisse-moi prendre le relais". Ma Granny adorée rechigne un peu mais finit par se laisser faire lorsque Papa lui prend le bras d'autorité tout en douceur pour "l'accompagner à la place de maîtresse de maison", ce qui fait rire ma Granny d'embarras.
Grand-père arrive avec une très grosse dinde farcie qu'il pose au centre de la table et Maman, Mamy et Papy font des allers-retours, bien organisés comme des petits soldats, entre la cuisine et le living pour couvrir la table de plats d'accompagnements. Pommes de terre rissolées, panais, carottes, choux de bruxelles, et des marrons dorés au four accompagnés de petites saucières, des haricots, un plat comportant un peu de rosbeef (au cas où), sans oublier le saumon fumé d'Ecosse pour l' 'entrée". Mes yeux, mes narines, mes papilles s'emballent et je tourne un regard réjoui vers une Judith un brin déboussolée.
- Constance, Judith, venez donc vous asseoir, nous intime Papa sous le regard bienveillant de Granny.
J'acquiesce, coulant un regard en coin vers ma tante. Vas y, assied-toi, je m'assied ensuite. Oui, ce serait impoli de m'asseoir et d'exiger qu'elle vienne à mes côtés. N'est-ce pas ?
Le retour de Maman de la cuisine me rajoute un dilemme. Et elle ? Elle voudra sûrement s'asseoir à côté de Judith. C'est sa soeur après tout.
Tandis que Judith prend place, Maman prend un instant d'hésitation elle aussi. Nos regards se croisent et je me prend à me mordiller la lèvre sous le regard amusé de Granny.
- Allons allons, vous attendez que ça refroidisse ?! s'exclame Papy en arrivant à son tour.
Avec habitude, il s'assied aux côtés de Grand-Père, Mamy à ses côtés, Papa en face. Un côté de la table est quasi rempli, ça en devient presque risible.
Judith nous lance un regard interrogateur et finalement Maman décide pour nous, s'asseyant en diagonale, entre Mamy et Granny. J'acquiesce silencieusement et tire enfin la chaise entre Papa et Judith. Mon coeur bat un peu fort, c'est idiot hein.
Tout repas de Noël digne de ce nom ne peut commencer sans le rituel des crackers n'est ce pas ? Cette tradition bienvenue ici, rompt le léger silence qui s'était placé entre nous. L'atmosphère se détend alors tout à fait, tandis que Papy et Grand-Père puis avec Mamy craquent les leurs, j'en craque un avec Papa - et il gagne la couronne, youpi ! Puis je me tourne vers ma voisine pour aviser son air penaud, son cracker au centre de son assiette. Expirant l'air de mes poumons, je fais quelque chose que je ne me serais pas pensée capable une heure plus tôt : je saisis son crackers avec désinvolture et le lui tend, plantant mes prunelles noisettes dans les siennes chocolat.
Un échange de regard - qui dure, quoi ? trois secondes ? - qui me remue un peu alors je plaque un sourire volontaire sur mon visage, la défiant du regard.
Soutenant le mien, un coin de sa bouche se relève - c'est net, je le vois, bien que je ne bouge pas d'un centimètre - et mon coeur papillonne tandis que silencieusement elle accepte mon invitation.
Le crackers claque - SNAP ! - tandis que nous nous reculons l'une de l'autre et un rire enfantin s'échappe de mon être alors que j'ouvre les yeux.
Judith a tiré la plus grosse partie donc c'est à elle de regarder ce qu'il y a dedans et porter la couronne.
La dragonologiste sort avec prudence le contenu du crackers, ses lèvres s'agrémentant d'un sourire amusé, éclairant son visage l'espace d'un instant.
- "What is a Christmas tree's favorite candy ?"
- Oh ! Je la connais celle-là ! s'exclame Grand-Père avec bonhomie.
Judith s'interrompt et le regard qu'elle lui lance me fais quelque chose au fond de moi : une certaine complicité timide s'en dégage. D'ailleurs, un grand sourire éclaire le visage de Grand-père tandis qu'il l'invite à nous donner la réponse.
- "Orna-mints", répond calmement Judith bien qu'un sourire bataille sur ses lèvres.
Moi, de mon côté, je ne peux m'empêcher de pouffer et lui tend la couronne de papier.
- Elle est plutôt bonne. Mais les blagues sont pas censées être nulles ?
- Cela dépend, j'imagine, de qui les écrit, hausse les épaules Judith bien que son regard s'est retrouvé alpagué par celui de Maman.
Machinalement, elle prend la couronne, la déplie et à mon grand étonnement, la lève au-dessus de ma tête pour... me couronner.
- Mais... mais... non ! C'est la tienne !
- Elle te va mieux qu'à moi.
Je me doute que c'est faux, qu'elle refuse sûrement pour éviter le ridicule ou je ne sais pour quelle autre raison. Mais ce compliment me fais, mine de rien, plaisir. De sorte que j'affecte une résignation amusée tandis que les derniers crackers claquent. Il y avait un sucre d'orge dans le crackers de Judith. De fait, pour faire un peu valoir ma détermination qu'elle en garde quelque chose, je le place d'autorité près de son verre, ce qui attire un regard faussement exaspéré de sa part.
Le repas commence enfin et les plats passent de mains en mains. Mon ventre crie famine et bientôt le bruit des conversations livre bataille avec le claquement des couverts. Tout est bien entendu délicieux. Bon, j'évite de bonne grâce les choux de Bruxelles. A mon avis, c'est bien un légume qu'on aime manger quand on est adulte car je ne connais personnes parmi mes amis qui aime ça.
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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Christmas chez les Moore
Je ne sais pas combien de temps on reste à table, à se passer les plats de temps à autre, de remplir et vider consciencieusement nos assiettes. Granny nous rappelle qu'il y a le fromage et le dessert ensuite donc qu'on doit veiller à ne pas nous gaver.
- Laissez en donc pour demain, ne vous rendez pas malade.
- Mais ch'est drôlement bon, rétorquais-je avec un sourire ravi.
Granny lève les yeux au ciel en secouant doucement son visage bienheureux.
Finalement, malgré les protestations comme quoi elle pouvait rester assise, elle s'en retourne vers la cuisine d'où elle rapporte une modeste assiette de fromage, plus petite que je ne pensais. Je lui adresse un regard surpris et elle soupire :
- Je me répète mais il y a du dessert ensuite.
Je hausse les épaules et sauce mon assiette avant de me servir en camembert avec une tranche de pain. Je sais qu'elle a raison mais c'est comme ça, à chaque fois que c'est Noël, j'ai la soudaine impression que mon ventre devient plus grand. Et ma gourmandise prend le dessus.
Hmm miam le fromage... bon j'avoue que j'ai une préférence pour le Brie mais c'est bien de changer parfois. Surtout en de telles occasions. Tandis que Mamy demande à Granny où elle s'est procuré ces "exquis morceaux de choix", je me penche vers ma voisine.
- Et vous, vous n'aimez pas le fromage ?
Judith me glisse un regard étonné bien qu'un brin résigné. S'est-elle fait une raison quand à ma volonté de bavarder avec elle ?
- J'aime bien de temps en temps. Mais là, je vais écouter ta grand-mère. Il faut penser au dessert.
Je hausse les sourcils, déjà car sa réponse démontre une gourmandise bien plus petite que la mienne - pour moi, pas besoin d'avoir faim pour manger du fromage ou du dessert - mais également quand elle prononce le "ta grand-mère" et pas "ma mère" ou "Maman". Mais bon, j'avoue que vu que ça fait quelques mois qu'elle est revenue, mettre des mots aussi familiers ou intimes, ça doit lui faire bizarre.
Et peut-être que tu réfléchis trop, me souffle ma conscience. Aussi, je me contente d'un mince sourire et de gober ma dernière bouchée de camembert.
Grand-père n'attend pas longtemps, pour se lever à son tour et prendre Granny de vitesse. Tandis qu'il file vers la cuisine, Granny lui souffle :
- Et n'oublie pas la bûche et les mince pies !
- Attend Maman, t'es sérieuse ?! s'exclame Maman. Je croyais que tu avais prévu du Christmas Pudding ?
- Allons bon... ce n'est rien. Et on est nombreux et je voulais que tout le monde trouve son compte.
Maman soupire tandis qu'un sourire amusé se dessine sur mes lèvres. Je ne mentionne pas le grand plat que j'ai vu tout à l'heure dans la cuisine comportant une grande fournée de Shortbreads et Gingerbreads qu'elle ne manquera pas d'apporter pour l'étape du café. Aaah Granny...
Je glisse un regard vers Judith qui sirote toujours son verre en silence. Elle doit percevoir mon regard car elle tourne son visage à moitié vers moi, l'air interrogateur.
- Rien, j'suis contente que vous soyez là, chuchotais-je simplement.
Cette confession a l'air de la troubler et cela est augmenté lorsque Papy s'enquiert joyeusement sur nos "messes basses".
Je sourie, légèrement rosissante , et change de sujet :
- Rien de secret Papy, je lui contais combien on a de la chance d'avoir parmi nous un joueur aguerri de golf.
Cette annonce fait s'esclaffer toute la tablée tandis que Papy fait mine de s'offenser.
- Mais je me débrouille fort bien, en effet.
- Ouiii... quand tu n'éborgnes pas un écureuil ou que tu ne creuse pas de trous dans le green, le taquine Papa.
S'ensuit une conversation à grandes effusions, rires et regards faussement outrés - venant bien sûr de Papy.
Les desserts sont attaqués et au bout d'un quart d'heure, je crois que je ne peux plus avaler quoi que ce soit. Mon estomac me supplie d'arrêter d'avaler et je dois me résigner. Tandis que les grands-parents se lèvent pour prendre un café ou un brandy, je tire la manche de Judith :
- Vous m'aidez à débarrasser la table ? Il y a un lave-vaisselle dans la cuisine.
Un prétexte pour me retrouver avec elle, sans les oreilles des autres adultes. Perçoit-elle le sens caché de cette demande ? Peut être bien. Elle hoche simplement la tête et commence à empiler les assiettes. Granny s'écrie alors qu'il ne faut pas, qu'elle va s'en occuper mais Maman qui a bien vu mon stratagème la tire pas le coude pour aller "préparer le thé". Ouais, c'est ça, bonne idée : café, brandy, et maintenant du thé. Aaah est ce que le fait d'être incorrigible est un trait de famille ?
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- Laissez en donc pour demain, ne vous rendez pas malade.
- Mais ch'est drôlement bon, rétorquais-je avec un sourire ravi.
Granny lève les yeux au ciel en secouant doucement son visage bienheureux.
Finalement, malgré les protestations comme quoi elle pouvait rester assise, elle s'en retourne vers la cuisine d'où elle rapporte une modeste assiette de fromage, plus petite que je ne pensais. Je lui adresse un regard surpris et elle soupire :
- Je me répète mais il y a du dessert ensuite.
Je hausse les épaules et sauce mon assiette avant de me servir en camembert avec une tranche de pain. Je sais qu'elle a raison mais c'est comme ça, à chaque fois que c'est Noël, j'ai la soudaine impression que mon ventre devient plus grand. Et ma gourmandise prend le dessus.
Hmm miam le fromage... bon j'avoue que j'ai une préférence pour le Brie mais c'est bien de changer parfois. Surtout en de telles occasions. Tandis que Mamy demande à Granny où elle s'est procuré ces "exquis morceaux de choix", je me penche vers ma voisine.
- Et vous, vous n'aimez pas le fromage ?
Judith me glisse un regard étonné bien qu'un brin résigné. S'est-elle fait une raison quand à ma volonté de bavarder avec elle ?
- J'aime bien de temps en temps. Mais là, je vais écouter ta grand-mère. Il faut penser au dessert.
Je hausse les sourcils, déjà car sa réponse démontre une gourmandise bien plus petite que la mienne - pour moi, pas besoin d'avoir faim pour manger du fromage ou du dessert - mais également quand elle prononce le "ta grand-mère" et pas "ma mère" ou "Maman". Mais bon, j'avoue que vu que ça fait quelques mois qu'elle est revenue, mettre des mots aussi familiers ou intimes, ça doit lui faire bizarre.
Et peut-être que tu réfléchis trop, me souffle ma conscience. Aussi, je me contente d'un mince sourire et de gober ma dernière bouchée de camembert.
***
Grand-père n'attend pas longtemps, pour se lever à son tour et prendre Granny de vitesse. Tandis qu'il file vers la cuisine, Granny lui souffle :
- Et n'oublie pas la bûche et les mince pies !
- Attend Maman, t'es sérieuse ?! s'exclame Maman. Je croyais que tu avais prévu du Christmas Pudding ?
- Allons bon... ce n'est rien. Et on est nombreux et je voulais que tout le monde trouve son compte.
Maman soupire tandis qu'un sourire amusé se dessine sur mes lèvres. Je ne mentionne pas le grand plat que j'ai vu tout à l'heure dans la cuisine comportant une grande fournée de Shortbreads et Gingerbreads qu'elle ne manquera pas d'apporter pour l'étape du café. Aaah Granny...
Je glisse un regard vers Judith qui sirote toujours son verre en silence. Elle doit percevoir mon regard car elle tourne son visage à moitié vers moi, l'air interrogateur.
- Rien, j'suis contente que vous soyez là, chuchotais-je simplement.
Cette confession a l'air de la troubler et cela est augmenté lorsque Papy s'enquiert joyeusement sur nos "messes basses".
Je sourie, légèrement rosissante , et change de sujet :
- Rien de secret Papy, je lui contais combien on a de la chance d'avoir parmi nous un joueur aguerri de golf.
Cette annonce fait s'esclaffer toute la tablée tandis que Papy fait mine de s'offenser.
- Mais je me débrouille fort bien, en effet.
- Ouiii... quand tu n'éborgnes pas un écureuil ou que tu ne creuse pas de trous dans le green, le taquine Papa.
S'ensuit une conversation à grandes effusions, rires et regards faussement outrés - venant bien sûr de Papy.
Les desserts sont attaqués et au bout d'un quart d'heure, je crois que je ne peux plus avaler quoi que ce soit. Mon estomac me supplie d'arrêter d'avaler et je dois me résigner. Tandis que les grands-parents se lèvent pour prendre un café ou un brandy, je tire la manche de Judith :
- Vous m'aidez à débarrasser la table ? Il y a un lave-vaisselle dans la cuisine.
Un prétexte pour me retrouver avec elle, sans les oreilles des autres adultes. Perçoit-elle le sens caché de cette demande ? Peut être bien. Elle hoche simplement la tête et commence à empiler les assiettes. Granny s'écrie alors qu'il ne faut pas, qu'elle va s'en occuper mais Maman qui a bien vu mon stratagème la tire pas le coude pour aller "préparer le thé". Ouais, c'est ça, bonne idée : café, brandy, et maintenant du thé. Aaah est ce que le fait d'être incorrigible est un trait de famille ?
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Christmas chez les Moore
Nous nous retrouvons seules dans la cuisine - après que Maman et Granny aient quitté la place avec le thé et le café - où trônent les restes du repas qui seront réorganisés demain ainsi que des plats non touchés. Car oui, Granny avait bel et bien prévu de quoi sustenter un régiment.
J'ouvre le lave-vaisselle et Judith me tend les assiettes. Le silence qui nous enveloppe alors est étrangement apaisant. Tout ça parait si... naturel.
- C'est quand même plus écologique de nettoyer grâce à la Magie. Vous croyez que si... on le fait... on aurait des problèmes ? Enfin... j'veux dire, si vous, vous le faites, vu que moi j'ai pas le droit d'utiliser ma baguette en dehors de Poudlard.
Judith s'arrête, tourne la tête pour vérifier que le battant nous séparant des autres est bien rabattu avant de me jauger.
- Ce serait dommage d'avoir un avertissement pour de la vaisselle, c'est certain. Mais il est vrai que, de mon côté...
Nouveau regard vers la porte.
- Pourquoi cette question au juste ? Est-ce réellement par souci écologique ?
Me voilà percée à jour. Je sourie, amusée, et baisse les yeux vers une paire de verre à vin.
- Oui, bien sûr. Et... pas que.
Regard sérieux de Judith qui me brûle le visage et mes yeux papillonnent vers elle, un brin intimidée :
- Voilà, j'imagine que... vous vous souvenez de l'épisode de cet été ?
Silence. Seulement ponctué par un rire provenant du living room. Sûrement Grand-Père. Il a un rire caractéristique.
- Vous savez... avec la boîte à mouchoirs, insistais-je.
Ses traits sont alors parcourus de diverses émotions : réflexion plutôt courte, intrigue, amusement. Un cheminement qui me plaît bien.
- La Magie sans Baguette.
Je hoche la tête.
- Cela demande beaucoup beaucoup d'entraînement. Et de l'énergie, bien évidemment.
- C'est impressionnant.
- Tu as sûrement des professeurs qui en sont capables et qui la pratiquent.
Je hausse les épaules et lui coule un regard en coin. Que va-t-elle faire ?
- Je dois reconnaître que tu es une jeune fille bien intrigante, commence Judith. Curieuse.
- Comme vous... non ?
Là. Ce regard brillant. Cette moue amusée qui relève un coin de ses lèvres.
- Peut-être bien.
Elle range l'assiette sale dans le lave-vaisselle.
- Mais je crois que les nouvelles machines d'aujourd'hui font du très bon travail. Ecologiquement parlant. Et je doute que tes parents apprécient beaucoup que tes grands-parents paternels me voient pratiquer.
- Ils ne le sauront pas. Et ils savent. Que je suis une apprentie... vous savez.
Soupir.
- C'est trop risqué. Et ce n'est pas parce qu'ils savent que ça ne rend pas la situation moins compliquée.
Le silence retombe entre nous et je dois avouer que je suis assez déçue de la tournure que prennent les choses. Un air renfrogné sur mon visage, je dis rien de plus et continue de remplir en silence le lave-vaisselle. Reste les verres à vin. Je me rappelle que Granny préfère les laver à la main.
Alors je les porte à l'évier et ouvre le robinet.
- Elle préfère éviter le lave-vaisselle pour ça, indiquais-je vu le regard interrogateur de Judith.
- Est ce que vous vous en sortez ?
La tête de Granny vient de se glisser par l'entrouverture, son regard passant alternativement entre nous.
- Oh laisse Constance, je vais m'en occuper après, va ! Allez, venez nous rejoindre au living !
- Oki oki j'arrive, soufflais-je avec un sourire en faisant mine de couper l'eau.
Granny acquiesce et repart alors que la voix de Grand-père l'appelle.
Soupir du côté de Judith lorsqu'elle me voit saisir l'éponge et rouvrir le robinet.
- Plutôt têtue aussi, non ?
Je hausse les épaules sans la regarder.
- Elle en fait tellement pour faire plaisir à tout le monde. Elle ne s'arrête jamais. Alors si ce petit geste peut l'aider, rien qu'un petit peu, ça me fait plaisir.
Je la sens se rapprocher plus que je ne l'entend et au moment où je tourne mon regard vers elle, j'aperçois son catalyseur entre nous. Je me fige immédiatement, dans une attitude sûrement cocasse, les mains mousseuses de produit vaisselle, mon regard passant de sa baguette à son visage résigné.
- Tergeo, fit-elle simplement en pointant sans plus d'explications son catalyseur vers l'évier.
Je connais ce sort bien qu'il soit hors de ma portée. Je vois les verres à vin, tout propre et l'évier vide. Comme si je n'avais jamais ouvert le robinet au final. Sauf mes mains encore savonneuses que j'essuie sur un torchon en lui lançant un regard curieux. Je croyais qu'elle ne voulait pas pratiquer la magie ici sous prétexte que c'était trop risqué ?
Elle range sa baguette ni vue ni connue et fait mine de se retourner.
- En supposant que tu es aussi maladroite que têtue. Mieux vaut ne pas prendre de risques.
Était-ce vrai ? Pour éviter que je me coupe ? Que j'abîme les verres ? Ou pour faire plaisir à Granny, à sa façon ?
Ou les trois, qui sait.
Sans un mot, je lui emboîte le pas vers la sortie - à moitié amusée des raisons qui l'ont poussée à faire l'inverse de ce qu'elle avait prévu et à moitié contente, c'est vrai, d'avoir obtenu gain de cause.
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J'ouvre le lave-vaisselle et Judith me tend les assiettes. Le silence qui nous enveloppe alors est étrangement apaisant. Tout ça parait si... naturel.
- C'est quand même plus écologique de nettoyer grâce à la Magie. Vous croyez que si... on le fait... on aurait des problèmes ? Enfin... j'veux dire, si vous, vous le faites, vu que moi j'ai pas le droit d'utiliser ma baguette en dehors de Poudlard.
Judith s'arrête, tourne la tête pour vérifier que le battant nous séparant des autres est bien rabattu avant de me jauger.
- Ce serait dommage d'avoir un avertissement pour de la vaisselle, c'est certain. Mais il est vrai que, de mon côté...
Nouveau regard vers la porte.
- Pourquoi cette question au juste ? Est-ce réellement par souci écologique ?
Me voilà percée à jour. Je sourie, amusée, et baisse les yeux vers une paire de verre à vin.
- Oui, bien sûr. Et... pas que.
Regard sérieux de Judith qui me brûle le visage et mes yeux papillonnent vers elle, un brin intimidée :
- Voilà, j'imagine que... vous vous souvenez de l'épisode de cet été ?
Silence. Seulement ponctué par un rire provenant du living room. Sûrement Grand-Père. Il a un rire caractéristique.
- Vous savez... avec la boîte à mouchoirs, insistais-je.
Ses traits sont alors parcourus de diverses émotions : réflexion plutôt courte, intrigue, amusement. Un cheminement qui me plaît bien.
- La Magie sans Baguette.
Je hoche la tête.
- Cela demande beaucoup beaucoup d'entraînement. Et de l'énergie, bien évidemment.
- C'est impressionnant.
- Tu as sûrement des professeurs qui en sont capables et qui la pratiquent.
Je hausse les épaules et lui coule un regard en coin. Que va-t-elle faire ?
- Je dois reconnaître que tu es une jeune fille bien intrigante, commence Judith. Curieuse.
- Comme vous... non ?
Là. Ce regard brillant. Cette moue amusée qui relève un coin de ses lèvres.
- Peut-être bien.
Elle range l'assiette sale dans le lave-vaisselle.
- Mais je crois que les nouvelles machines d'aujourd'hui font du très bon travail. Ecologiquement parlant. Et je doute que tes parents apprécient beaucoup que tes grands-parents paternels me voient pratiquer.
- Ils ne le sauront pas. Et ils savent. Que je suis une apprentie... vous savez.
Soupir.
- C'est trop risqué. Et ce n'est pas parce qu'ils savent que ça ne rend pas la situation moins compliquée.
Le silence retombe entre nous et je dois avouer que je suis assez déçue de la tournure que prennent les choses. Un air renfrogné sur mon visage, je dis rien de plus et continue de remplir en silence le lave-vaisselle. Reste les verres à vin. Je me rappelle que Granny préfère les laver à la main.
Alors je les porte à l'évier et ouvre le robinet.
- Elle préfère éviter le lave-vaisselle pour ça, indiquais-je vu le regard interrogateur de Judith.
- Est ce que vous vous en sortez ?
La tête de Granny vient de se glisser par l'entrouverture, son regard passant alternativement entre nous.
- Oh laisse Constance, je vais m'en occuper après, va ! Allez, venez nous rejoindre au living !
- Oki oki j'arrive, soufflais-je avec un sourire en faisant mine de couper l'eau.
Granny acquiesce et repart alors que la voix de Grand-père l'appelle.
Soupir du côté de Judith lorsqu'elle me voit saisir l'éponge et rouvrir le robinet.
- Plutôt têtue aussi, non ?
Je hausse les épaules sans la regarder.
- Elle en fait tellement pour faire plaisir à tout le monde. Elle ne s'arrête jamais. Alors si ce petit geste peut l'aider, rien qu'un petit peu, ça me fait plaisir.
Je la sens se rapprocher plus que je ne l'entend et au moment où je tourne mon regard vers elle, j'aperçois son catalyseur entre nous. Je me fige immédiatement, dans une attitude sûrement cocasse, les mains mousseuses de produit vaisselle, mon regard passant de sa baguette à son visage résigné.
- Tergeo, fit-elle simplement en pointant sans plus d'explications son catalyseur vers l'évier.
Je connais ce sort bien qu'il soit hors de ma portée. Je vois les verres à vin, tout propre et l'évier vide. Comme si je n'avais jamais ouvert le robinet au final. Sauf mes mains encore savonneuses que j'essuie sur un torchon en lui lançant un regard curieux. Je croyais qu'elle ne voulait pas pratiquer la magie ici sous prétexte que c'était trop risqué ?
Elle range sa baguette ni vue ni connue et fait mine de se retourner.
- En supposant que tu es aussi maladroite que têtue. Mieux vaut ne pas prendre de risques.
Était-ce vrai ? Pour éviter que je me coupe ? Que j'abîme les verres ? Ou pour faire plaisir à Granny, à sa façon ?
Ou les trois, qui sait.
Sans un mot, je lui emboîte le pas vers la sortie - à moitié amusée des raisons qui l'ont poussée à faire l'inverse de ce qu'elle avait prévu et à moitié contente, c'est vrai, d'avoir obtenu gain de cause.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
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Christmas chez les Moore
Nous avons rejoint le salon où les grands-parents, Papa et Maman son rassemblés. J'entend ici et là quelques bribes de discussion alors que nous nous frayons un chemin à travers le living. Sur une petite table ronde, comme celles qu'on trouve dans les cafés, se trouve le service à thé, une cafetière, une bouteille de brandy et une assiette comportant un ensemble des biscuits que j'ai vu tout à l'heure dans la cuisine.
Saisissant un Gingerbreads, je m'assois rapidement, une jambe repliée sous moi, sur un fauteuil tandis que Judith se place à côté, toujours debout, droite comme un i.
- Ah vous voilà revenues, toutes les deux, nous interpellent Papy. Et si on se faisait un petit jeu de société ?
Les adultes autour semblent trouver l'idée bonne et je les soupçonne d'avoir prévu le coup en avance. Je hausse les épaules avec un sourire et lève mon visage vers Judith qui sent bien vite tous les regards pointés sur son visage.
Elle lance alors un petit "oui" gêné tandis que ses joues rosissent un peu.
Grand-père et Granny proposent divers jeux allant du Monopoly au Scrabble en passant par le Pictionnary ou le jeu de l'oie.
- Ou le jeu, là... où on doit deviner le nom d'une personne, qu'on porte sur notre front ? s'illumine Mamy subitement.
Je lui coule un regard surpris. C'est une bonne idée, en vrai il est très drôle ce jeu mais... un regard vers Judith - qui a une mémoire un peu passoire... - fait réagir Maman :
- C'est une bonne idée Rachel mais... autant rester pour cette fois sur un jeu plus traditionnel. Histoire de... ne pas prendre trop de temps à l'installation ?
L'incompréhension fait froncer légèrement les sourcils de Mamy mais elle n'insiste pas et nous commençons un Scrabble, Grand-père installant le plateau.
- Les mots en lien avec Noël comptent double ! m'écriais-je alors joyeuse.
- Dans ce cas, les mots qui riment avec Noël comptent triple ! s'écrie Grand-père avec un haussement de sourcils provocateur.
Je pousse un soupir désabusé et agite ma main pour signaler mon abandon.
Que la partie commence !
La partie se déroule sans péripéties particulières, je suis en équipe avec Papa et Papy, Judith avec Maman et Granny, Grand-père avec Mamy et au final on s'amuse bien. Et le résultat alors ? L'équipe de Granny, Maman et Judith remportent la partie, suivie de près par l'équipe de Grand-père et Mamy, tandis que notre équipe avec Papa et Papy s'en sort "honorablement".
Alors que Papa et Papy se font taquiner par un Grand-père bienheureux sur le score final, Maman, Mamy et Granny rapportent les boissons chaudes à la cuisine.
Je me retrouve donc à nouveau seule avec Judith. Enfin, "seule" n'est peut être pas vraiment le mot le plus approprié mais j'ose croire que je peux m'adresser à elle sans trop attirer l'attention.
- Judith, est ce que je peux vous poser une question ?
Le regard de cette dernière se fait intrigué mais le léger mouvement de menton m'indique que je peux poursuivre.
- Vous êtes... contente d'être venue ?
Son regard devient impénétrable tandis que ses prunelles sombres sont sur moi et je me prend à me demander pourquoi et si j'ai bien fait de poser cette question.
- Oui, finit-elle par dire avant de boire la dernière gorgée de sa tasse. C'est une fête importante et... bien que ce soit aussi étrange qu'agréable, je ne regrette pas. A mon tour ?
Mes sourcils se dressent haut sur mon front tellement je suis stupéfaite de cet enchainement mais mon visage acquiesce vite.
- Tu aimes tant les animaux... mais comptes-tu en adopter un ?
- Euh oui. Bien sûr ! Mais... comment dire... 'fin (Maman et mes deux grands-mères reviennent) c'est juste qu'avec tout ça, et d'autres choses...ben, le sujet n'est pas revenu sur le tapis mais oui... Je me rends compte de ô combien mon propos est décousu donc je conclus par : oui, j'aimerais beaucoup. Il faut juste que j'arrive à convaincre mes parents.
C'est au tour de Judith de prendre un air surpris et elle coule un regard vers Maman.
- Tu sais, je pense que tant que tu ne prévois pas d'adopter un éruptif, ça devrait aller.
Je pouffe devant l'incongruité de cette plaisanterie, ce qui attire l'attention de Maman, Granny et Mamy qui se rapprochent pour discuter.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Saisissant un Gingerbreads, je m'assois rapidement, une jambe repliée sous moi, sur un fauteuil tandis que Judith se place à côté, toujours debout, droite comme un i.
- Ah vous voilà revenues, toutes les deux, nous interpellent Papy. Et si on se faisait un petit jeu de société ?
Les adultes autour semblent trouver l'idée bonne et je les soupçonne d'avoir prévu le coup en avance. Je hausse les épaules avec un sourire et lève mon visage vers Judith qui sent bien vite tous les regards pointés sur son visage.
Elle lance alors un petit "oui" gêné tandis que ses joues rosissent un peu.
Grand-père et Granny proposent divers jeux allant du Monopoly au Scrabble en passant par le Pictionnary ou le jeu de l'oie.
- Ou le jeu, là... où on doit deviner le nom d'une personne, qu'on porte sur notre front ? s'illumine Mamy subitement.
Je lui coule un regard surpris. C'est une bonne idée, en vrai il est très drôle ce jeu mais... un regard vers Judith - qui a une mémoire un peu passoire... - fait réagir Maman :
- C'est une bonne idée Rachel mais... autant rester pour cette fois sur un jeu plus traditionnel. Histoire de... ne pas prendre trop de temps à l'installation ?
L'incompréhension fait froncer légèrement les sourcils de Mamy mais elle n'insiste pas et nous commençons un Scrabble, Grand-père installant le plateau.
- Les mots en lien avec Noël comptent double ! m'écriais-je alors joyeuse.
- Dans ce cas, les mots qui riment avec Noël comptent triple ! s'écrie Grand-père avec un haussement de sourcils provocateur.
Je pousse un soupir désabusé et agite ma main pour signaler mon abandon.
Que la partie commence !
La partie se déroule sans péripéties particulières, je suis en équipe avec Papa et Papy, Judith avec Maman et Granny, Grand-père avec Mamy et au final on s'amuse bien. Et le résultat alors ? L'équipe de Granny, Maman et Judith remportent la partie, suivie de près par l'équipe de Grand-père et Mamy, tandis que notre équipe avec Papa et Papy s'en sort "honorablement".
Alors que Papa et Papy se font taquiner par un Grand-père bienheureux sur le score final, Maman, Mamy et Granny rapportent les boissons chaudes à la cuisine.
Je me retrouve donc à nouveau seule avec Judith. Enfin, "seule" n'est peut être pas vraiment le mot le plus approprié mais j'ose croire que je peux m'adresser à elle sans trop attirer l'attention.
- Judith, est ce que je peux vous poser une question ?
Le regard de cette dernière se fait intrigué mais le léger mouvement de menton m'indique que je peux poursuivre.
- Vous êtes... contente d'être venue ?
Son regard devient impénétrable tandis que ses prunelles sombres sont sur moi et je me prend à me demander pourquoi et si j'ai bien fait de poser cette question.
- Oui, finit-elle par dire avant de boire la dernière gorgée de sa tasse. C'est une fête importante et... bien que ce soit aussi étrange qu'agréable, je ne regrette pas. A mon tour ?
Mes sourcils se dressent haut sur mon front tellement je suis stupéfaite de cet enchainement mais mon visage acquiesce vite.
- Tu aimes tant les animaux... mais comptes-tu en adopter un ?
- Euh oui. Bien sûr ! Mais... comment dire... 'fin (Maman et mes deux grands-mères reviennent) c'est juste qu'avec tout ça, et d'autres choses...ben, le sujet n'est pas revenu sur le tapis mais oui... Je me rends compte de ô combien mon propos est décousu donc je conclus par : oui, j'aimerais beaucoup. Il faut juste que j'arrive à convaincre mes parents.
C'est au tour de Judith de prendre un air surpris et elle coule un regard vers Maman.
- Tu sais, je pense que tant que tu ne prévois pas d'adopter un éruptif, ça devrait aller.
Je pouffe devant l'incongruité de cette plaisanterie, ce qui attire l'attention de Maman, Granny et Mamy qui se rapprochent pour discuter.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
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