Des fournitures sans un sou
Fin Août 2048, 13h30
Aviemore, Écosse
avec @Sigmund Charleston
Aviemore, Écosse
avec @Sigmund Charleston
Comme proposé par Sigmund, la famille MacCruimein avait envoyé une lettre à Sigmund en voyant que la rentrée de leur fille approchait à grands pas. Personne ne savait où acquérir un tel équipement.
Une réponse leur était très vite parvenue par la Poste, concluant que l'heureux bonhomme emmènerait lui-même faire les courses de Hallie. Avec une réticence compréhensible, dans leur ultime missive, Lyubov et Duncan signèrent qu'ils ne laisseraient pas partir leur fille, sans que ce dernier ne passe un peu de temps à la maison. À mi-chemin entre l'obligation et l'invitation, il y avait eu un souffle de bizarrerie dans la situation des deux partis. Ce jour-là, comme à son habitude, Duncan était parti à l'usine et avait laissé soin de Hallie à sa femme adorée. Ce fut donc seule, en compagnie de leur trésor, qu'elle reçut Sigmund pour un dessert, les sablés déjà sortis sur la table. Un côté de l'assiette était déjà vide, ce qui semblait laisser supposer qu'une autre personne avait été présente dernièrement. Pour l'occasion, ce fut Hallie l'étoile pâtissière qui s'était mise aux fourneaux. Sa mère était encore au travail lorsqu'elle s'était attelée, avec son autorisation, à la confection de la pâte avant que chaque sablée ne parte au four à l'arrivée de Lyubov.
La sonnette ne retentit pas, et ce fut à coup de bélier que les MacCruimein furent accueillis. Derrière la porte, se trouvait une figure familière surplombant la famille du haut de ses deux mètres, la moustache bien coiffée. Quelques discussions plaisantes furent échangées, tout en gardant à l'esprit que cette invitation était de courtoisie, car il s'agissait avant tout d'établir si cet homme serait assez responsable pour assurer la sécurité de Hallie. Au bout d'une heure de discussion, Hallie, elle, commençait à s'ennuyer. Elle demanda à s'excuser de quitter le salon pour préférer aller voir Kova, leur chat blanc tout aussi moustachu, dans la cuisine. Des ronronnements l'accueillirent lorsque que la petite lui offrit quelques grattouilles sur l'arrière-train, ce qui réconforta Hallie qui était quelque peu angoissée à l'idée de se retrouver seule, dans un monde qu'elle ne connaissait pas. Finalement, quelques minutes plus tard, la rouquine fut rappelée dans le salon, sur le canapé en compagnie de Lyubov, qui lui expliqua toutes les étapes du voyage. Hallie écouta d'un air sérieux et discipliné les indications de sa mère, les unes après les autres, en prenant soin de noter mentalement chaque détail pour ne pas se perdre. Toujours bien rester auprès du monsieur chelou, très bien. Rentrer pour le dîner, très bien. Dépenser le moins d'argent possible, ça marche.
Quelques jours après la visite initiale de Sigmund, sa mère lui avait préalablement expliqué, comment ces derniers financeraient les études de leur fille dans un établissement privé, non sans choquer leur enfant. Les deux parents contracteraient un prêt bancaire, qu'ils s'étaient engagé à repayer sur leurs soixante mois à venir, mais qu'il ne fallait absolument pas qu'elle s'inquiète puisqu'ils réussiraient à s'en sortir comme toujours. Cependant, Lyubov avait assigné une mission à Hallie : quand elle serait dehors, seule, il faudrait impérativement qu'elle mette son argent de côté et qu'elle ne dépense que pour le strict minimum, en s'accordant un plaisir de temps en temps. La petite fille avait hoché la tête ,mêlant une vive gêne à une détermination profonde ; depuis son plus jeune âge, elle avait été consciente de la valeur de l'argent, ayant grandi dans un environnement marqué par la précarité.
Elle vérifia que toutes ses affaires étaient bien ballotées dans son sac à dos, avant de le refermer, et de faire un dernier câlin à sa mère. Elle n'avait pas tout compris, le processus impliquait une forme de transplanage, une méthode pour passer d'un monde à l'autre, concept qui lui était difficilement concevable. Elle avait simplement reçu pour instruction de s'agripper à la manche du monsieur, ou de lui donner la main, lorsqu'il activera sa machine spéciale. Lyubov n'en connaissait pas plus également, mais espérait vivement que ce voyage magique se déroulerait sans encombre.
Elle embrassa Hallie une dernière fois sur la joue, avant de souhaiter aux deux compères un bon voyage. La rouquine était prête : avec la liste des fournitures en tête, et les instructions précieuses de sa mère, rien ne pouvait lui arriver, enfin, si Sigmund assurait lui son rôle de professeur. La perspective de « transplaner » pour la première fois la plongeait dans une angoisse croissante. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander si elle allait réussir à garder son sang-froid et à ne pas paniquer une fois sur place. Elle sentit son souffle devenir court et saccadé à mesure que son niveau de stress augmentait. Dans l'anticipation de l'événement, elle s'agrippa à la manche du professeur, fermant ses paupières avec force comme pour se protéger d'un danger arrivant.
Finalement, le trajet dura quelques dizaines de secondes, le temps de partir, d'arriver et de reprendre ses esprits. Des esprits qui avaient été fortement bousculés lors de la traversée. Lorsque Hallie avait ouvert les yeux, le monde tourbillonnait dans un kaléidoscope vertigineux alors qu'elle reprenait peu à peu conscience de sa situation. Des vagues de nausée la parcouraient alors qu'elle tentait de stabiliser sa vision, mais tout semblait encore flou et instable. Hallie cligna des yeux plusieurs fois, cherchant désespérément à chasser cette sensation de vertige qui l'envahissait, sans succès. Dans un dernier élan de conscience, elle s'appuya contre le professeur, tentant désespérément de rester debout, puis déversa le contenu du dessert sur les pavés du chemin devant des passants complètement outrés et dégoûtés. Il n'y avait pas eu de place à l'émerveillement pour Hallie, qui pourtant avait un cœur solide, mais n'avait encore jamais voyagé, hormis grâce à la voiture.
Des fournitures sans un sou
Après déjà quelques péripéties, Hallie et Sigmund venaient tout juste d'apparaître dans le coin d'une rue, sur le Chemin de Traverse. Gringotts, la banque des sorciers, leur faisait dos : Sigmund avait choisi de les faire transplaner à proximité immédiate d'Ali Baba, une brocante magique dans laquelle Hallie trouverait facilement de quoi faire quelques premières emplettes de seconde main, à condition d'avoir quelques piécettes sous la main.
En parfait habitué, le sorcier n'avait pas été secoué pour un sou par le transplanage et se tenait droit et souriant comme un tournesol à la lumière du soleil. Que Hallie soit en train de rendre le contenu de son estomac à côté de lui ne l'étonna pas du tout et naturellement, il la gratifia simplement d'un bon sort ménager qui la débarbouilla comme on le fait avec un bébé, puis il lui tapota gentiment l'épaule. « Allons, allons. Ça nous arrive à tous les premières fois mais ne t'en fais pas, l'inconfort passe rapidement et on finit par s'y habituer. » lui dit-il gentiment pour la rassurer. « Mon pauvre bichon. Tu ne resteras pas longtemps le ventre vide.» Sur cette promesse, l'enseignant sortit une bouteille d'eau en verre et invita l'enfant à se désaltérer pour achever de se requinquer après cette première aventure. Il la regardait, tout sourire, s'amusant déjà intérieurement des petites emplettes qui les attendaient : parce que tout de même, c'était la première fois que Sigmund était chargé d'accompagner une jeune née-moldue dans ses premiers pas dans le monde magique. Il se sentait flatté, Sigmund, et important. C'était lui, le magicien qui lui faisait découvrir les merveilles du monde : quand elle repenserait, adulte, à son initiation à la magie, il ne faisait aucun doute que la moustache de son vieux mentor lui reviendrait en mémoire.
« Si tu es prête, mettons-nous en route. Ta maman te veut pour le dîner : il nous faudra faire vite. » se hâtait déjà Sigmund en souriant largement sous sa moustache. La petite aurait de quoi se dégourdir les jambes sur quelques pas avant d'atteindre l'entrée de la grande et impressionnante banque Gringotts. Avant tout achat, il était important de faire le change entre la monnaie moldue et son équivalente sorcière : pour une telle mission, rien ne valait la meilleure banque de Grande-Bretagne. À cette période de l'année, il y aurait sans doute une petite file d'attente, mais le professeur ne s'en inquiétait pas et avait hâte de remplir les poches de l'enfant de tout un tas de petites noises et mornilles. (la couleur des rares gallions ne serait sans doute vue que par le marchand de baguettes magiques). « Nous commencerons par Gringotts, la banque des sorciers. Elle est tenue par des Gobelins. Tu ne seras pas trop dépaysée va, il y a aussi quelques humains. »
En parfait habitué, le sorcier n'avait pas été secoué pour un sou par le transplanage et se tenait droit et souriant comme un tournesol à la lumière du soleil. Que Hallie soit en train de rendre le contenu de son estomac à côté de lui ne l'étonna pas du tout et naturellement, il la gratifia simplement d'un bon sort ménager qui la débarbouilla comme on le fait avec un bébé, puis il lui tapota gentiment l'épaule. « Allons, allons. Ça nous arrive à tous les premières fois mais ne t'en fais pas, l'inconfort passe rapidement et on finit par s'y habituer. » lui dit-il gentiment pour la rassurer. « Mon pauvre bichon. Tu ne resteras pas longtemps le ventre vide.» Sur cette promesse, l'enseignant sortit une bouteille d'eau en verre et invita l'enfant à se désaltérer pour achever de se requinquer après cette première aventure. Il la regardait, tout sourire, s'amusant déjà intérieurement des petites emplettes qui les attendaient : parce que tout de même, c'était la première fois que Sigmund était chargé d'accompagner une jeune née-moldue dans ses premiers pas dans le monde magique. Il se sentait flatté, Sigmund, et important. C'était lui, le magicien qui lui faisait découvrir les merveilles du monde : quand elle repenserait, adulte, à son initiation à la magie, il ne faisait aucun doute que la moustache de son vieux mentor lui reviendrait en mémoire.
« Si tu es prête, mettons-nous en route. Ta maman te veut pour le dîner : il nous faudra faire vite. » se hâtait déjà Sigmund en souriant largement sous sa moustache. La petite aurait de quoi se dégourdir les jambes sur quelques pas avant d'atteindre l'entrée de la grande et impressionnante banque Gringotts. Avant tout achat, il était important de faire le change entre la monnaie moldue et son équivalente sorcière : pour une telle mission, rien ne valait la meilleure banque de Grande-Bretagne. À cette période de l'année, il y aurait sans doute une petite file d'attente, mais le professeur ne s'en inquiétait pas et avait hâte de remplir les poches de l'enfant de tout un tas de petites noises et mornilles. (la couleur des rares gallions ne serait sans doute vue que par le marchand de baguettes magiques). « Nous commencerons par Gringotts, la banque des sorciers. Elle est tenue par des Gobelins. Tu ne seras pas trop dépaysée va, il y a aussi quelques humains. »
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Des fournitures sans un sou
Se sentant toujours barbouillé, ce fut avec plaisir que la petite accepta la proposition de Sigmund. Avant toute chose, elle devait pouvoir se poser un moment, le temps de pouvoir récupérer de ses aventures au royaume de la nausée. Le sort lancé par le gros bonhomme s'était avéré très efficace, et avait soigné Hallie en un rien de temps. Cependant, elle se sentit toujours très faible, sa tension remontant lentement. Elle s'assit contre le sol froid, et engloutit la bouteille d'eau offerte par Sigmund d'une seule traite, espérant que cela serait suffisant pour étancher sa soif. Une fois finie, la petite poussa un long soupir de soulagement, lorsque enfin, elle ne sentit plus les picotements qui pullulaient dans son gosier, pouvant enfin avaler sans avoir l'impression que le vomit menaçait de revenir à tout moment.
Selon Sigmund, cela s'améliorerait rapidement, et Hallie l'espérait fortement car elle n'était pas sûre de pouvoir supporter cela au quotidien, ou une série de malaises l'attendraient. Elle se releva petit à petit, prenant soin de ne pas tituber pour éviter une nouvelle chute. Lorsque enfin Hallie reprit ses esprits, elle prit conscience de la masse en mouvement qui peuplait les rue du fameux chemin de traverse. Elle se sentait ridiculement petite face à toutes ces têtes qui pour elle semblaient faire deux mètres. Heureusement, elle vit quelques enfants jouer dans la rue, certains à chat, d'autres avec des cerceaux, ce qui la rassura momentanément. Elle prit soin de se coller à la jambe de M. Charleston, espérant que ce dernier la protégerait contre cette foule qui paraissait vouloir la perdre. Elle se souvint alors de ce que sa mère lui avait demandé, et, comme si un éclair la frappa, elle agrippa aussitôt le tissu du pantalon du professeur. Si j'me perds, c'est foutu pour foutu, pensa la rouquine. Mieux vaut que j'reste avec M'sieur chelou comme l'a dit мама.
Le sorcier en herbe s'était retourné en expliquant à Hallie que leur première direction serait la banque magique qui se prénommait Gingotts, où les deux compères iraient échanger les livres sterlings contre de la monnaie magique. La petite leva les yeux pour faire face à l'incroyable bâtiment qui se dressait devant elle. La structure était délabrée, et il semblait difficile de comprendre comment elle tenait encore debout dans sa forme si irrégulière. La rue était dans un état lamentable, même selon les normes moldues ; chaque maison, chaque échoppe paraissaient sur le point de s'effondrer. Hallie n'était pas rassurée à l'idée de s'aventurer dans ces lieux, anticipant le pire à chaque instant.
Elle suivit au pas de course le professeur qui forçait la petite fille à courir au vu de ses pas de géant. Quand iels se retrouvèrent devant la banque, Hallie fut légèrement déconcertée, et retourna son sac à dos afin qu'elle puisse en sortir les livres que Lyubov lui avait confiées. Dans un sac alimentaire sous vide, elle fixa les cent soixante-dix livres sterling, en essayant d'évaluer si elle serait en mesure de pouvoir effectuer tous ses achats scolaires.
Sigmund poussa la porte d'entrée, en invitant Hallie à franchir le pas de la porte, qu'elle fit presque instantanément à la course. Il semblait y avoir beaucoup moins de monde à l'intérieur et c'était finalement avec joie qu'elle s'y était réfugiée. Seulement, elle fut horrifiée de voir qu'en ce jour de fin d'août, les enfants accompagnés de leurs parents sorciers pullulaient la banque, créant une immense file d'attente. Pour aggraver la situation, sa scoliose lui rappela sa présence à travers diverses douleurs au dos, et aux épaules. Elle trésaillit à la sensation, mais fit de son mieux pour ne rien laisser transparaître. Roh allez va t'en, c'pas l'moment là !
Au moins une trentaine de personnes se tenaient debout, et toutes occupaient les places avant celles de Hallie et Sigmund. Les gobelins restants semblaient prendre en charge les clients avec une paresse quasiment assumée, comme s'ils désiraient entraver le fonctionnement de l'entreprise par leur lenteur. Certains tamponnaient des dossiers à la vitesse d'un paresseux, d'autres recomptaient inlassablement les pièces afin d'être sûrs du bon compte. En bref, une vision d'horreur pour une enfant aussi impatiente que la rouquine qui, en constatant la galère dans laquelle elle s'était mise, ne put réprimer un gros mot qui lui échappa de la bouche. « Merde. » Elle se retourna en direction de Sigmund, et attira son attention sur le petit sac d'argent liquide. « M'sieur, on fait quoi ? A c'rythme là on s'ra jamais à l'heure pour l'dînner. Et z'êtes sûr que cent soixante-dix livres ce s'ra assez ? On fait quoi si c'est pas suffisant ? »
Selon Sigmund, cela s'améliorerait rapidement, et Hallie l'espérait fortement car elle n'était pas sûre de pouvoir supporter cela au quotidien, ou une série de malaises l'attendraient. Elle se releva petit à petit, prenant soin de ne pas tituber pour éviter une nouvelle chute. Lorsque enfin Hallie reprit ses esprits, elle prit conscience de la masse en mouvement qui peuplait les rue du fameux chemin de traverse. Elle se sentait ridiculement petite face à toutes ces têtes qui pour elle semblaient faire deux mètres. Heureusement, elle vit quelques enfants jouer dans la rue, certains à chat, d'autres avec des cerceaux, ce qui la rassura momentanément. Elle prit soin de se coller à la jambe de M. Charleston, espérant que ce dernier la protégerait contre cette foule qui paraissait vouloir la perdre. Elle se souvint alors de ce que sa mère lui avait demandé, et, comme si un éclair la frappa, elle agrippa aussitôt le tissu du pantalon du professeur. Si j'me perds, c'est foutu pour foutu, pensa la rouquine. Mieux vaut que j'reste avec M'sieur chelou comme l'a dit мама.
Le sorcier en herbe s'était retourné en expliquant à Hallie que leur première direction serait la banque magique qui se prénommait Gingotts, où les deux compères iraient échanger les livres sterlings contre de la monnaie magique. La petite leva les yeux pour faire face à l'incroyable bâtiment qui se dressait devant elle. La structure était délabrée, et il semblait difficile de comprendre comment elle tenait encore debout dans sa forme si irrégulière. La rue était dans un état lamentable, même selon les normes moldues ; chaque maison, chaque échoppe paraissaient sur le point de s'effondrer. Hallie n'était pas rassurée à l'idée de s'aventurer dans ces lieux, anticipant le pire à chaque instant.
Elle suivit au pas de course le professeur qui forçait la petite fille à courir au vu de ses pas de géant. Quand iels se retrouvèrent devant la banque, Hallie fut légèrement déconcertée, et retourna son sac à dos afin qu'elle puisse en sortir les livres que Lyubov lui avait confiées. Dans un sac alimentaire sous vide, elle fixa les cent soixante-dix livres sterling, en essayant d'évaluer si elle serait en mesure de pouvoir effectuer tous ses achats scolaires.
Sigmund poussa la porte d'entrée, en invitant Hallie à franchir le pas de la porte, qu'elle fit presque instantanément à la course. Il semblait y avoir beaucoup moins de monde à l'intérieur et c'était finalement avec joie qu'elle s'y était réfugiée. Seulement, elle fut horrifiée de voir qu'en ce jour de fin d'août, les enfants accompagnés de leurs parents sorciers pullulaient la banque, créant une immense file d'attente. Pour aggraver la situation, sa scoliose lui rappela sa présence à travers diverses douleurs au dos, et aux épaules. Elle trésaillit à la sensation, mais fit de son mieux pour ne rien laisser transparaître. Roh allez va t'en, c'pas l'moment là !
Au moins une trentaine de personnes se tenaient debout, et toutes occupaient les places avant celles de Hallie et Sigmund. Les gobelins restants semblaient prendre en charge les clients avec une paresse quasiment assumée, comme s'ils désiraient entraver le fonctionnement de l'entreprise par leur lenteur. Certains tamponnaient des dossiers à la vitesse d'un paresseux, d'autres recomptaient inlassablement les pièces afin d'être sûrs du bon compte. En bref, une vision d'horreur pour une enfant aussi impatiente que la rouquine qui, en constatant la galère dans laquelle elle s'était mise, ne put réprimer un gros mot qui lui échappa de la bouche. « Merde. » Elle se retourna en direction de Sigmund, et attira son attention sur le petit sac d'argent liquide. « M'sieur, on fait quoi ? A c'rythme là on s'ra jamais à l'heure pour l'dînner. Et z'êtes sûr que cent soixante-dix livres ce s'ra assez ? On fait quoi si c'est pas suffisant ? »
Des fournitures sans un sou
Il avait tenu la porte pour laisser passer la petite fille. Dans le grand Hall de Gringotts, de nombreux guichets tenus par les Gobelins accueillaient une petite foule de sorciers. Sigmund, qui s'était douté d'une certaine affluence quelques jours avant la rentrée scolaire, ne fut pas étonné de voir une petite trentaine de personnes sur les lieux. Certains venaient à deux, ou plus rarement en famille : l'attente ne serait pas bien longue. Il se positionna avec Hallie tout au bout de la file d'attente et tandis qu'ils patientaient, le sorcier lui expliquait un peu le fonctionnement des lieux. « Tu auras très vite ta carte d'identité sorcière. Plus tard, tu pourras aussi t'enregistrer pour avoir un coffre à ton nom. On y accède avec des petits wagons, c'est comme vos montagnes tchèques moldues. C'est très drôle, j'aimerais beaucoup te montrer, mais ça ne sera pas nécessaire aujourd'hui. » L'attente s'étira sur de longues minutes que Sigmund utilisa volontiers pour expliquer tout un tas de broutilles à l'enfant qu'il escortait. En glissant quelques regards furtifs autour d'eux à la recherche d'un jeune homme qu'il avait autrefois connu à Poudlard, il aperçut un très vieil homme avec une canne qui patientait derrière eux. « Passez devant nous, monsieur, vous êtes prioritaire. » L'homme les remercia et alors qu'il se plaçait devant eux, Sigmund vit qu'il y avait également une femme vraiment très enceinte juste derrière. « Passez devant nous, madame, je vous en prie. » s'excusa-t-il en poussant Hallie avec son bras pour céder la priorité à la sorcière. L'attente dura presque une demi-heure et Sigmund laissa au total passer sept sorciers différents, dont un parce qu'il lui manquait de toute évidence deux incisives et vraisemblablement une canine.
Tout occupé à veiller autour d'eux, il avait à peine prêté attention au juron de la fillette. Ni même à ses remarques et ses craintes : il n'avait que gentiment tapoté son épaule et lui avait lâché quelques « Allons, allons... » qui ne lui apporteraient aucune réponse réellement satisfaisante.
Quand leur tour vint enfin, Sigmund se chargea des échanges avec le gobelin et lui fournit toutes les pièces de la petite fille pour le change. Il gratifia au passage le gobelin de plusieurs blagues sur les tritons et les centaures mais toutes tombèrent parfaitement à plat. Heureusement, le manque évident d'un humour de qualité n'empêcha pas les deux sorciers de repartir avec la somme due. Ils quittèrent enfin Gringotts et rejoignirent à nouveau la rue principale du Chemin de Traverse. « À ton âge, on doit se responsabiliser : c'est toi qui prends les sous-sous, d'accord ? Tu ne les perds pas. Vérifie bien que ta poche n'est pas trouée et - Merlin, on ne sait jamais, tu me dis si tu vois un Niffleur dans les parages. 'Pas d'raison, mais bon. » Il lui confia son du et lui tapota gentiment l'épaule, un grand sourire sous la moustache. « Il nous reste une vingtaine de minutes avant de retrouver mon ami. Allons à Ali Baba, on trouvera sans doute un chaudron d'occasion et une plume à bas prix, » suggéra-t-il. S'il avait évoqué ses arrangements avec les parents de Hallie, l'intéressée en question n'avait pas encore eu connaissance de tous les détails. De fait, cet histoire d'ami ne lui dirait sans doute pas grand chose. Mais bon, elle le saurait bien vite !
562 mots
Tout occupé à veiller autour d'eux, il avait à peine prêté attention au juron de la fillette. Ni même à ses remarques et ses craintes : il n'avait que gentiment tapoté son épaule et lui avait lâché quelques « Allons, allons... » qui ne lui apporteraient aucune réponse réellement satisfaisante.
Quand leur tour vint enfin, Sigmund se chargea des échanges avec le gobelin et lui fournit toutes les pièces de la petite fille pour le change. Il gratifia au passage le gobelin de plusieurs blagues sur les tritons et les centaures mais toutes tombèrent parfaitement à plat. Heureusement, le manque évident d'un humour de qualité n'empêcha pas les deux sorciers de repartir avec la somme due. Ils quittèrent enfin Gringotts et rejoignirent à nouveau la rue principale du Chemin de Traverse. « À ton âge, on doit se responsabiliser : c'est toi qui prends les sous-sous, d'accord ? Tu ne les perds pas. Vérifie bien que ta poche n'est pas trouée et - Merlin, on ne sait jamais, tu me dis si tu vois un Niffleur dans les parages. 'Pas d'raison, mais bon. » Il lui confia son du et lui tapota gentiment l'épaule, un grand sourire sous la moustache. « Il nous reste une vingtaine de minutes avant de retrouver mon ami. Allons à Ali Baba, on trouvera sans doute un chaudron d'occasion et une plume à bas prix, » suggéra-t-il. S'il avait évoqué ses arrangements avec les parents de Hallie, l'intéressée en question n'avait pas encore eu connaissance de tous les détails. De fait, cet histoire d'ami ne lui dirait sans doute pas grand chose. Mais bon, elle le saurait bien vite !
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Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Des fournitures sans un sou
Sigmund lui faisait une tirade comme s'il parlait à sa peluche préférée, sans donner le temps à Hallie de réagir. Il lui parla de drôles d'une nouvelle carte d'identité qu'elle possèderait bientôt, ce qui la fit sourire gaiement. Elle adorait avoir de nouveaux papiers, surtout d'identité. Cela lui procurait un sentiment d'appartenance dans les mondes, et légitimait son expérience humaine. Hallie tiqua légèrement lorsqu'elle entendit le moustachu lui parlait de montagnes tchèques. Confuse, elle ne put s'empêcher de grimacer, les sourcils froncés et la bouche entre-ouverte, tentant désespérément de comprendre à quoi le professeur déganté faisait allusion. Les montagnes des Highlands, où elle avait grandi, lui apparurent doucement, son esprit y vagabondant naturellement. Ces dernières se mirent à prendre une forme étrange, et de nouvelles couleurs y apparurent. Rouge, blanc et bleu ; un drapeau était maintenant collé à la montagne. C'était donc ça, des montagnes tchèques ?* (voir reducio) Sa comparaison était vraiment bizarre : elle avait déjà pu voir des wagons à minerai dans des images d'archives à la télévision, et cela ne ressemblait en rien aux montagnes. Hallie se contenta de le dévisager en guise de réponse, cherchant un peu plus à évaluer l'étrangeté du personnage.
Encore, encore et encore, il ne s'arrêtait jamais. À peine sa tirade finie, qu'une deuxième commençait aussitôt. Hallie aimait normalement beaucoup écouter les autres, mais quelque chose chez cet homme la décontenançait trop pour pouvoir être pleinement investie dans la conversation unilatérale, comme une démangeaison qui ne voulait pas la quitter. Elle et Sigmund se firent doubler par un vieil homme, et Hallie pensa d'abord que leur place avait été volée, se tâtant à lui asséner une remarque. Mais elle vit en deuxième lieu sa canne, et les dires du professeur confirma ses secondes pensées. Ce n'était pas très grave, après tout, elle était jeune et malgré ses douleurs, peut-être que ce pépé avait plus besoin de la place qu'elle. Elle fit légèrement la moue, frustrée d'avoir vu la file s'agrandir sous ses yeux, mais son altruisme prit les devants quand elle vit la vieille personne, ainsi que celle portant un bébé. Il y a encore deux ans, elle aurait implosé sur place, mais la rencontre avec Lucas lui avait appris à être un peu plus patiente, ne serait-ce que pour le cas des personnes handicapées.
Sa bonne volonté prit fin lorsqu'il vit Sigmund dépasser les bornes : le vieux ch'noc commençait à faire passer tout le monde devant eux, les laissant attendre pour des prunes, et s'éloignant petit à petit des précieux comptoirs. Furieuse, elle jeta un regard de colère noir à Sigmund et l'alpaga fortement, lui faisant la morale du haut de ses onze petites années. D'un regard extérieur, la scène semblait presque surréaliste : une fillette d'un mètre quarante-deux engageait une dispute avec un adulte d'une stature imposante, mesurant près de deux mètres de haut. Cette fois-ci, elle ne put résister à tirer une tête de cent pieds de long devant la stupidité de l'argumentaire du Charleston, sa fatigue musculaire la gagnant. Avant de s'asseoir, elle jeta quelques regards furtifs autour d'elle, et s'assura que cela serait acceptable de se reposer en pleine banque. Ses douleurs dorsales lui assurèrent que oui, et la rouquine les écouta pour une fois, lasse de se tenir debout sans bouger pendant de longues minutes.
La réponse à ses inquiétudes apportée par Sigmund ne la rassura guère, et l'énerva même davantage. Décidément, ses à-priori se confirmèrent à mesure que les minutes passaient : l'affreux personnage était en réalité complètement stupide. Même à onze ans elle n'aurait pas eu l'idée de répondre 'Allons, allons' à 'On fait quoi si on est en retard ?'. Sur quelle planète vivait-il donc ? Pas celle des sorciers, ça, c'était sûr. Était-il alors un extraterrestre ? Sa théorie se renforça lorsqu'enfin, ils atteignirent le comptoir des gobelins après plusieurs dizaines de minutes supplémentaires, Hallie alternant la position debout et assise. Elle vit la montagne d'un homme faire la blague la plus nulle qu'elle avait entendu dans sa cour de récréation de primaire. Cette dernière était si nul, que le gobelin ne s'était même pas donné la peine de lui répondre, ni même de lui esquisser une émotion faciale. C'était donc ça, les martiens... Est-ce qu'il... essayait de se faire passer pour un être humain ? Les sorciers ça existait, ok, mais étaient-ils tous aussi sots ? Il devait bien y avoir une explication logique à tout cela, et elle comptait bien la découvrir. Les gobelins... Hallie les dévisagea longuement, le regard rempli d'admiration envers ces nouvelles choses qu'elle appelait impoliment des "bestioles". Le nez courbé, le dos difficilement droit comme elle, des oreilles disproportionnées, et la peau d'un rose étrange. En fait, peut-être qu'elle était une de ces bestioles mais qu'elle ne s'en était pas encore rendue compte ?
À nouveau dehors, les deux sorciers se regardèrent, avant que Sigmund ne lui tende le précieux argent de sa maman, qui était maintenant transformé des mornilles. La main droite avancée, elle réceptionna la somme avec soin, et la replaça dans le petit sac de conservation cuisine, avant de réouvrir son sac pour la placer à l'intérieur. Non-contente qu'on lui fasse confiance avec de l'argent, un léger sourire montrait le bout de son nez lorsque la fermeture fut zippée, avant que tous ses traits ne se figent dans le temps.
« C'quoi... un ni- un niffleur ? », demanda-t-elle honnêtement. La petite n'avait encore jamais vu de créatures non humaines, ne serait-ce que pour les gobelins de la banque, alors l'avertissement de Sigmund la prit de court. Prenant des pincettes quant aux réponses de l'enseignant, elle préféra, elle aussi, ne pas trop espérer, et réfléchit aux prochains magasins qu'ils allaient pouvoir faire. Alors qu'elle commençait à sortir la liste de fourniture de son sac, Sigmund lui déclara qu'il devait d'abord aller voir son ami avant de pouvoir continuer, ce qui sans dire énerva énormément Hallie qui angoissait déjà de se retrouver dans un lieu inconnu.
« Mais M'sieur là ! D'jà vous avez pas répondu à ma question, mais en plus vous v'nez pas ? On doit vraiment acheter mes fournitures là ! J'ai dis à мама que j'rentrais pour l'dîner ! » s'exclama-t-elle d'une voix remplie de colère et d'angoisse. « Vous pouvez pas rencontrer vôt' ami quand on n'aura fini toutes nos courses chez baba machin et ailleurs ? »
@Sigmund Charleston c'est dev'nu un roman le truc. Je voulais vraiment qu'elle tire la tronche devant chaque excentricité de Sig comme c'est les premières fois qu'ils passent ensemble.
Aussi pour clarifier : Hallie a mal compris, elle croyait que tu allais d'abord aller voir l'ami, puis faire les boutiques, ct pas clair pour elle.
le reducio du texte :
Encore, encore et encore, il ne s'arrêtait jamais. À peine sa tirade finie, qu'une deuxième commençait aussitôt. Hallie aimait normalement beaucoup écouter les autres, mais quelque chose chez cet homme la décontenançait trop pour pouvoir être pleinement investie dans la conversation unilatérale, comme une démangeaison qui ne voulait pas la quitter. Elle et Sigmund se firent doubler par un vieil homme, et Hallie pensa d'abord que leur place avait été volée, se tâtant à lui asséner une remarque. Mais elle vit en deuxième lieu sa canne, et les dires du professeur confirma ses secondes pensées. Ce n'était pas très grave, après tout, elle était jeune et malgré ses douleurs, peut-être que ce pépé avait plus besoin de la place qu'elle. Elle fit légèrement la moue, frustrée d'avoir vu la file s'agrandir sous ses yeux, mais son altruisme prit les devants quand elle vit la vieille personne, ainsi que celle portant un bébé. Il y a encore deux ans, elle aurait implosé sur place, mais la rencontre avec Lucas lui avait appris à être un peu plus patiente, ne serait-ce que pour le cas des personnes handicapées.
Sa bonne volonté prit fin lorsqu'il vit Sigmund dépasser les bornes : le vieux ch'noc commençait à faire passer tout le monde devant eux, les laissant attendre pour des prunes, et s'éloignant petit à petit des précieux comptoirs. Furieuse, elle jeta un regard de colère noir à Sigmund et l'alpaga fortement, lui faisant la morale du haut de ses onze petites années. D'un regard extérieur, la scène semblait presque surréaliste : une fillette d'un mètre quarante-deux engageait une dispute avec un adulte d'une stature imposante, mesurant près de deux mètres de haut. Cette fois-ci, elle ne put résister à tirer une tête de cent pieds de long devant la stupidité de l'argumentaire du Charleston, sa fatigue musculaire la gagnant. Avant de s'asseoir, elle jeta quelques regards furtifs autour d'elle, et s'assura que cela serait acceptable de se reposer en pleine banque. Ses douleurs dorsales lui assurèrent que oui, et la rouquine les écouta pour une fois, lasse de se tenir debout sans bouger pendant de longues minutes.
La réponse à ses inquiétudes apportée par Sigmund ne la rassura guère, et l'énerva même davantage. Décidément, ses à-priori se confirmèrent à mesure que les minutes passaient : l'affreux personnage était en réalité complètement stupide. Même à onze ans elle n'aurait pas eu l'idée de répondre 'Allons, allons' à 'On fait quoi si on est en retard ?'. Sur quelle planète vivait-il donc ? Pas celle des sorciers, ça, c'était sûr. Était-il alors un extraterrestre ? Sa théorie se renforça lorsqu'enfin, ils atteignirent le comptoir des gobelins après plusieurs dizaines de minutes supplémentaires, Hallie alternant la position debout et assise. Elle vit la montagne d'un homme faire la blague la plus nulle qu'elle avait entendu dans sa cour de récréation de primaire. Cette dernière était si nul, que le gobelin ne s'était même pas donné la peine de lui répondre, ni même de lui esquisser une émotion faciale. C'était donc ça, les martiens... Est-ce qu'il... essayait de se faire passer pour un être humain ? Les sorciers ça existait, ok, mais étaient-ils tous aussi sots ? Il devait bien y avoir une explication logique à tout cela, et elle comptait bien la découvrir. Les gobelins... Hallie les dévisagea longuement, le regard rempli d'admiration envers ces nouvelles choses qu'elle appelait impoliment des "bestioles". Le nez courbé, le dos difficilement droit comme elle, des oreilles disproportionnées, et la peau d'un rose étrange. En fait, peut-être qu'elle était une de ces bestioles mais qu'elle ne s'en était pas encore rendue compte ?
À nouveau dehors, les deux sorciers se regardèrent, avant que Sigmund ne lui tende le précieux argent de sa maman, qui était maintenant transformé des mornilles. La main droite avancée, elle réceptionna la somme avec soin, et la replaça dans le petit sac de conservation cuisine, avant de réouvrir son sac pour la placer à l'intérieur. Non-contente qu'on lui fasse confiance avec de l'argent, un léger sourire montrait le bout de son nez lorsque la fermeture fut zippée, avant que tous ses traits ne se figent dans le temps.
« C'quoi... un ni- un niffleur ? », demanda-t-elle honnêtement. La petite n'avait encore jamais vu de créatures non humaines, ne serait-ce que pour les gobelins de la banque, alors l'avertissement de Sigmund la prit de court. Prenant des pincettes quant aux réponses de l'enseignant, elle préféra, elle aussi, ne pas trop espérer, et réfléchit aux prochains magasins qu'ils allaient pouvoir faire. Alors qu'elle commençait à sortir la liste de fourniture de son sac, Sigmund lui déclara qu'il devait d'abord aller voir son ami avant de pouvoir continuer, ce qui sans dire énerva énormément Hallie qui angoissait déjà de se retrouver dans un lieu inconnu.
« Mais M'sieur là ! D'jà vous avez pas répondu à ma question, mais en plus vous v'nez pas ? On doit vraiment acheter mes fournitures là ! J'ai dis à мама que j'rentrais pour l'dîner ! » s'exclama-t-elle d'une voix remplie de colère et d'angoisse. « Vous pouvez pas rencontrer vôt' ami quand on n'aura fini toutes nos courses chez baba machin et ailleurs ? »
@Sigmund Charleston c'est dev'nu un roman le truc. Je voulais vraiment qu'elle tire la tronche devant chaque excentricité de Sig comme c'est les premières fois qu'ils passent ensemble.
Aussi pour clarifier : Hallie a mal compris, elle croyait que tu allais d'abord aller voir l'ami, puis faire les boutiques, ct pas clair pour elle.
le reducio du texte :
Reducio

Des fournitures sans un sou
« Nul besoin de se presser, petite fille. » dit gentiment Sigmund dans sa moustache. Quand on avait des jambes grandes comme les siennes, le Chemin de Traverse ne paraissait pas si grand. On en faisait rapidement le tour. Comme une partie des fournitures de Hallie serait fournie par l'ami du sorcier, ils se libéraient aisément du temps en s'épargnant plusieurs boutiques. Elle n'avait qu'à le suivre sagement en veillant à sa bourse. « D'abord la boutique. L'ami ensuite. Tu vas voir, il y a vraiment beaucoup de babioles à l'intérieur. On cherche... disons deux plumes, au moins un encrier, et un tas de parchemin. Peut-être quelques manuels d'occasion, s'il en reste. Prends la liste avec toi, moi je les connais par cœur. » Par-là, il était entendu que la petite fille se devait de suivre strictement le contenu de sa liste de fournitures, sans s'attarder sur divers objets qui n'y paraissaient pas. Malgré les quelques arrangements dénichés par le professeur qui avait pris les problématiques de leur famille très à cœur, il restait à acheter et le budget était très serré. Une grande partie irait dans la baguette magique, où il était essentiel d'avoir qualité. Il n'y avait pas de place pour un produit défectueux ou d'occasion quand il s'agissait de son outil de magie, le futur grand allié de la jeune sorcière.
L'enseignant savait parfaitement combien il devait dépenser. C'est en connaissance de cause qu'il s'engagea avec la fillette dans l'ancienne petite boutique renfermant de nombreux objets d'occasions. Sur le court trajet, il lui avait tout expliqué sur les Niffleurs : combien ils étaient mignons, mais avides de pièces. Que leur pelage noir brillait presque à la lumière et qu'ils étaient doux, et affectueux. « Mais bon, ne te bile pas, ça ne traîne pas dehors comme ça. » avait-il expliqué avec un sourire.
Dans la boutique, tout sentait l'ancien. Ça rappelait à Sigmund sa maison et surtout son papa. Ali Baba avait le chic pour vous donner l'impression d'être de retour chez vos grands-parents. On pouvait y trouver les mêmes objets parfois jugés inintéressants, au milieu de quelques trésors cachés dans des boîtes en bois. Il faudrait un peu de temps aux deux sorciers pour fouiller l'ensemble et dénicher quelques articles qui pourraient les intéresser. Et à cette période de l'année, il n'était pas garanti de tout trouver, car en ce qui concernait les fournitures scolaires, d'autres foyers modestes avaient peut-être dérobé tout ce qui pouvait être utilisable. « Pars vers les rayonnages à gauche. Je m'occupe de la droite. » suggéra-t-il à Hallie. Se séparer, c'était l'idéal pour mieux fouiller.
L'enseignant savait parfaitement combien il devait dépenser. C'est en connaissance de cause qu'il s'engagea avec la fillette dans l'ancienne petite boutique renfermant de nombreux objets d'occasions. Sur le court trajet, il lui avait tout expliqué sur les Niffleurs : combien ils étaient mignons, mais avides de pièces. Que leur pelage noir brillait presque à la lumière et qu'ils étaient doux, et affectueux. « Mais bon, ne te bile pas, ça ne traîne pas dehors comme ça. » avait-il expliqué avec un sourire.
Dans la boutique, tout sentait l'ancien. Ça rappelait à Sigmund sa maison et surtout son papa. Ali Baba avait le chic pour vous donner l'impression d'être de retour chez vos grands-parents. On pouvait y trouver les mêmes objets parfois jugés inintéressants, au milieu de quelques trésors cachés dans des boîtes en bois. Il faudrait un peu de temps aux deux sorciers pour fouiller l'ensemble et dénicher quelques articles qui pourraient les intéresser. Et à cette période de l'année, il n'était pas garanti de tout trouver, car en ce qui concernait les fournitures scolaires, d'autres foyers modestes avaient peut-être dérobé tout ce qui pouvait être utilisable. « Pars vers les rayonnages à gauche. Je m'occupe de la droite. » suggéra-t-il à Hallie. Se séparer, c'était l'idéal pour mieux fouiller.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Des fournitures sans un sou
Visiblement, il y avait eu erreur sur la marchandise. Sigmund était bel et bien concentré sur leur objectif commun et ne comptait pas d'éparpiller. Normal, dirons-nous. Cependant, le peu de temps que les deux compères avaient maintenant passé ensemble amena Hallie à constamment être sur ses gardes. Elle ne savait jamais quoi s'attendre avec lui, comme tout à l'heure lorsqu'il avait laissé passé toute une foule devant elleux. Sigmund ne savait peut-être pas lui-même ce qu'il se traficotait dans sa caboche.
Hallie fixait attentivement la liste des yeux au fur-et-à-mesure que le professeur listait un à un les items à acquérir. Elle buta néanmoins sur plusieurs objets, qu'elle considérait comme trop anciens pour pouvoir être trouvé, là, dans une rue marchante obscure. Des parchemins, un encrier, des plumes... Songeante, elle imagina la tête de sa mère lorsqu'elle reviendrait avec des parchemins anciens, ainsi que des plumes utilisées aux dix-huitième et dix-neuvième siècle pour écrire des lettres. Hallie lui adresserait sûrement un faible sourire, en ajoutant : « C'était sur la liste obligatoire... » Elle voulut en toucher quelques mots à l'enseignant, mais ce dernier était déjà parti sur autre chose. Elle dut se taire et garder ses réflexions pour elle pour l'instant. Ce n'est pas si grave, tenta-t-elle de rationaliser. Elle lui demanderait lorsqu'ils seraient arrivés à la dite boutique.
La cadence de Sigmund emporta la petite, toujours attachée à sa manche, et la força à trottiner tant ses grandes jambes le portaient. Une différence d'un peu plus d'une moitié de mètre les séparait, mais le moustachu n'en avait visiblement pas conscience. Courir ne la gênait pas, bien au contraire, mais la foule qui les entourait était un obstacle et la jeune fille se sentait très stressée à l'idée de perdre l'enseignant de vue. Elle n'avait pas l'habitude des lieux aussi fréquentés, tourbillonnants d'activités, dans un espace aussi compact. Comme tous les enfants de son âge, une de ses pires craintes était d'être séparée de son adulte responsable, de se perdre, et de ne pas savoir quoi faire. De ce fait, elle bouscula quelques passants tout en s'excusant rapidement, afin d'être sûre de ne pas lâcha sa prise de la veste du grand monsieur. Cela commençait à faire beaucoup pour la petite, qui avait hâte d'arriver à destination. Elle put à peine écouter la réponse à sa question sur les Niffleurs tant elle était stressée. Amoureuse des bêtes, elle en comprit tout de même qu'ils étaient des créatures adorables, avides d'argent. Peut-être s'entendraient-ils bien... Un niffleur pour Hallie ; qui se ressemble s'assemble.
Quelques dizaines, centaines de mètres plus loin, après une série de petits trots, succédés de yeux serrés bien forts, ils étaient enfin arrivés devant Ali Baba. Sigmund paraissait heureux d'être ici, comme s'il retournait dans la maison où il avait grandi. Hallie, elle, trouvait que l'endroit ne sentait pas particulièrement bon, définitivement le renfermé. Elle fit de son mieux pour ne pas faire de commentaire malpoli, et écouta attentivement le professeur tout en faisant la grimace. Elle sortit la liste des fournitures scolaires, puis regarda le professeur avant de lui répondre : « D'accord... »
Elle savait ce qu'elle recherchait, mais elle ne savait en même temps pas quoi. C'était un sentiment étrange. Propulsée dans un hypermarché, elle était capable de retrouver quelques items essentiels et vague, mais dans un monde qu'elle ne connait pas elle se sentait perdue.
Désireuse de ne pas montrer ses faiblesses, elle prit son courage à deux mains et se lança dans l'aventure. Elle se rappela tout de même de son mémo mental. « M'sieur, pourquoi dépenser d'l'argent alors que j'peux juste ramener mes affaires que j'ai déjà ? Ça coûte pas genre super cher un encrier ? Et pourquoi des parchemins spécifiquement, vous avez pas d'papier simple ? » Ça la titillait vraiment beaucoup trop, et elle ne pouvait s'empêcher de lui poser la question ! Elle lâcha doucement la manche du professeur, hésitante à se séparer, se rappelant des événements où un hôte de caisse avait du appelé sa mère à l'intercom. La petite ne savait pas si elle devait attendre la réponse du professeur avant de se mettre à chercher quoi que ce soit. Alors, elle fit simplement quelques pas vers les premières étagères qui affichaient de vieilles babioles de grand-mère, sans grande valeur, et les fixa longuement, comparant chaque item entre eux, et listant mentalement les particularités de chacun.
Hallie fixait attentivement la liste des yeux au fur-et-à-mesure que le professeur listait un à un les items à acquérir. Elle buta néanmoins sur plusieurs objets, qu'elle considérait comme trop anciens pour pouvoir être trouvé, là, dans une rue marchante obscure. Des parchemins, un encrier, des plumes... Songeante, elle imagina la tête de sa mère lorsqu'elle reviendrait avec des parchemins anciens, ainsi que des plumes utilisées aux dix-huitième et dix-neuvième siècle pour écrire des lettres. Hallie lui adresserait sûrement un faible sourire, en ajoutant : « C'était sur la liste obligatoire... » Elle voulut en toucher quelques mots à l'enseignant, mais ce dernier était déjà parti sur autre chose. Elle dut se taire et garder ses réflexions pour elle pour l'instant. Ce n'est pas si grave, tenta-t-elle de rationaliser. Elle lui demanderait lorsqu'ils seraient arrivés à la dite boutique.
La cadence de Sigmund emporta la petite, toujours attachée à sa manche, et la força à trottiner tant ses grandes jambes le portaient. Une différence d'un peu plus d'une moitié de mètre les séparait, mais le moustachu n'en avait visiblement pas conscience. Courir ne la gênait pas, bien au contraire, mais la foule qui les entourait était un obstacle et la jeune fille se sentait très stressée à l'idée de perdre l'enseignant de vue. Elle n'avait pas l'habitude des lieux aussi fréquentés, tourbillonnants d'activités, dans un espace aussi compact. Comme tous les enfants de son âge, une de ses pires craintes était d'être séparée de son adulte responsable, de se perdre, et de ne pas savoir quoi faire. De ce fait, elle bouscula quelques passants tout en s'excusant rapidement, afin d'être sûre de ne pas lâcha sa prise de la veste du grand monsieur. Cela commençait à faire beaucoup pour la petite, qui avait hâte d'arriver à destination. Elle put à peine écouter la réponse à sa question sur les Niffleurs tant elle était stressée. Amoureuse des bêtes, elle en comprit tout de même qu'ils étaient des créatures adorables, avides d'argent. Peut-être s'entendraient-ils bien... Un niffleur pour Hallie ; qui se ressemble s'assemble.
Quelques dizaines, centaines de mètres plus loin, après une série de petits trots, succédés de yeux serrés bien forts, ils étaient enfin arrivés devant Ali Baba. Sigmund paraissait heureux d'être ici, comme s'il retournait dans la maison où il avait grandi. Hallie, elle, trouvait que l'endroit ne sentait pas particulièrement bon, définitivement le renfermé. Elle fit de son mieux pour ne pas faire de commentaire malpoli, et écouta attentivement le professeur tout en faisant la grimace. Elle sortit la liste des fournitures scolaires, puis regarda le professeur avant de lui répondre : « D'accord... »
Elle savait ce qu'elle recherchait, mais elle ne savait en même temps pas quoi. C'était un sentiment étrange. Propulsée dans un hypermarché, elle était capable de retrouver quelques items essentiels et vague, mais dans un monde qu'elle ne connait pas elle se sentait perdue.
Désireuse de ne pas montrer ses faiblesses, elle prit son courage à deux mains et se lança dans l'aventure. Elle se rappela tout de même de son mémo mental. « M'sieur, pourquoi dépenser d'l'argent alors que j'peux juste ramener mes affaires que j'ai déjà ? Ça coûte pas genre super cher un encrier ? Et pourquoi des parchemins spécifiquement, vous avez pas d'papier simple ? » Ça la titillait vraiment beaucoup trop, et elle ne pouvait s'empêcher de lui poser la question ! Elle lâcha doucement la manche du professeur, hésitante à se séparer, se rappelant des événements où un hôte de caisse avait du appelé sa mère à l'intercom. La petite ne savait pas si elle devait attendre la réponse du professeur avant de se mettre à chercher quoi que ce soit. Alors, elle fit simplement quelques pas vers les premières étagères qui affichaient de vieilles babioles de grand-mère, sans grande valeur, et les fixa longuement, comparant chaque item entre eux, et listant mentalement les particularités de chacun.
Des fournitures sans un sou
« Les habitudes sorcières sont très différentes de celles moldues » avait expliqué le professeur peu avant qu'adulte et enfant ne se séparent provisoirement. « Beaucoup de professeurs te demanderont spécifiquement des parchemins, surtout pour les devoirs. Certains préfèrent aussi une écriture à la plume, d'autres sont plus laxistes. Tu pourras évidemment ramener des affaires de chez toi, comme ton ancien cartable ou ta trousse. Et les stylos vrille. Non, stylo brille ! Mais il te faut aussi les fournitures sorcières de base. » C'était pour lui une totale évidence. Pourquoi du papier moldu quand on pouvait avoir du parchemin ? Un stylo brille quand la plume existait ? Mais, l'ancien professeur d'étude des moldus le reconnaissait, certaines inventions moldues avaient la classe, comme les ventilateurs ou les prises électriques.
« Ça s'démonte, les prises. Ramène une prise en souvenir. » avait-il ajouté en lui donnant une bonne tape dans le dos. « Allez, et n'oublie pas ta liste. À tout de suite, crapulette. » Comme suggéré, il était ensuite parti vers les rayonnages de droite. Malheureusement, comme il avait été tristement prévisible, tout ce qui pouvait être utile pour une scolarité à Poudlard avait déjà été dévalisé. En grand habitué des boutiques qui tenaient davantage de la maison d'un collectionneur compulsif de quatre-vingt ans que d'un véritable magasin, l'enseignant n'avait guère tardé à se poser par terre pour fouiller dans les caisses sous les étagères. Tout ce qui était caché, enfermé dans des boîtes et poussé sous les lourdes étagères et portants, c'était également ce qui était le plus susceptible de renfermer des trésors oubliés, car peu s'aventuraient à chercher dans des endroits aussi improbables.
Lui qui n'avait initialement rien trouvé eut finalement la main bien chanceuse sur ces nouveaux essais. Il mit rapidement la main sur un vieil encrier tout à fait fonctionnel qui ne chiffrerait sans doute qu'en noises, puis dénicha une petite balance en cuivre qui ferait totalement l'affaire pour les cours de potions. Pour les fioles ou l'encre, Sigmund avait décidé qu'ils partiraient sur du neuf : le premier se devait d'être parfaitement propre et en bon état, et le second s'épuisait et séchait bien vite. Après avoir regardé dans quelques autres caisses et fait son plus beau sourire au vendeur au cas où celui-ci aurait gardé quelques merveilles dans la réserve du magasin, Sigmund se décida à rejoindre Hallie qui traînait, normalement, à quelques mètres de là. De retour vers la petite table qui faisait office de caisse, Sigmund chercha du regard la gamine qu'il escortait. Quand il l'aperçut, il se glissa dans son dos et referma sa large main sur son épaule. « Tout va comme tu veux, petite ? As-tu trouvé des bricoles qui te plaisent, dis ? » Tout en parlant, il pencha la tête pour juger du contenu de ses bras... si elle avait terminé ses recherches, alors ils pourraient régler leurs achats et migrer vers une autre boutique.
« Ça s'démonte, les prises. Ramène une prise en souvenir. » avait-il ajouté en lui donnant une bonne tape dans le dos. « Allez, et n'oublie pas ta liste. À tout de suite, crapulette. » Comme suggéré, il était ensuite parti vers les rayonnages de droite. Malheureusement, comme il avait été tristement prévisible, tout ce qui pouvait être utile pour une scolarité à Poudlard avait déjà été dévalisé. En grand habitué des boutiques qui tenaient davantage de la maison d'un collectionneur compulsif de quatre-vingt ans que d'un véritable magasin, l'enseignant n'avait guère tardé à se poser par terre pour fouiller dans les caisses sous les étagères. Tout ce qui était caché, enfermé dans des boîtes et poussé sous les lourdes étagères et portants, c'était également ce qui était le plus susceptible de renfermer des trésors oubliés, car peu s'aventuraient à chercher dans des endroits aussi improbables.
Lui qui n'avait initialement rien trouvé eut finalement la main bien chanceuse sur ces nouveaux essais. Il mit rapidement la main sur un vieil encrier tout à fait fonctionnel qui ne chiffrerait sans doute qu'en noises, puis dénicha une petite balance en cuivre qui ferait totalement l'affaire pour les cours de potions. Pour les fioles ou l'encre, Sigmund avait décidé qu'ils partiraient sur du neuf : le premier se devait d'être parfaitement propre et en bon état, et le second s'épuisait et séchait bien vite. Après avoir regardé dans quelques autres caisses et fait son plus beau sourire au vendeur au cas où celui-ci aurait gardé quelques merveilles dans la réserve du magasin, Sigmund se décida à rejoindre Hallie qui traînait, normalement, à quelques mètres de là. De retour vers la petite table qui faisait office de caisse, Sigmund chercha du regard la gamine qu'il escortait. Quand il l'aperçut, il se glissa dans son dos et referma sa large main sur son épaule. « Tout va comme tu veux, petite ? As-tu trouvé des bricoles qui te plaisent, dis ? » Tout en parlant, il pencha la tête pour juger du contenu de ses bras... si elle avait terminé ses recherches, alors ils pourraient régler leurs achats et migrer vers une autre boutique.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Des fournitures sans un sou
écrit à 3h30 alors oui c'est mal écrit
Hallie sourit à l'annonce de son professeur ; tout ne devrait donc pas être racheté. Bien que ses affaires avaient été usées par le temps, elle affectionnait grandement son cartable en cuir chiné au RSPCA : c'était une trouvaille en or sur lesquels les MacCruimein s'étaient précipités. Elle raya ces objets de sa liste mentale, joyeuse à l'idée de faire d'éventuelles économies.
Elle fut sortie de ses songes lorsque Sigmund l'asséna d'une tape à la faire renverser par terre. Sa stature si imposante ne mesurait guère sa force en présence d'une élève de onze ans. Quelques pas en avant pour regagner l'équilibre, avant qu'elle ne jette un regard rempli d'ambiguïté, entre irritation et incompréhension. « Mais qu'est-ce qui va pas chez c'type ? », se demanda Hallie, les yeux plissés et songeurs. En fouillant les objets qui l'entouraient, elle trouva différentes babioles pour lesquelles elle n'aurait jamais imaginé avoir d'intérêt. Elle en balança certains derrière son épaule (ceux qui ne cassaient pas !) puis, poursuivit son exploration. Sachant que Sigmund se tenait proche, elle l'interpela derrière les étagères.
« Pourquoi vous voulez ramener une prise de courant ? , lui demanda-t-elle en se penchant comme pour essayer de l'apercevoir entre les interstices des boîtes. Z'êtes chelou. Vous avez qu'à aller dans un B&Q* ça vous coût'ra moins cher ! » Malgré son air dubitatif, sa voix fut portée aussi fortement que celle d'un-e professeur-e demandant le silence dans la pièce. Tout le magasin était sûr de l'avoir entendu, mais Hallie s'en fichait éperdumment. Mis-à-part compléter la liste de fournitures, son second objectif de la journée était d'arriver à cerner le grossier personnage qui lui sortait tout droit d'un dessin animé fantastique.
Ses découvertes n'étaient guère glorieuses dans ce carton. Elle tomba rapidement sur un très long textile, rangé très sommairement dans un coin de la grosse boîte. La matière était étrange au doigté, quelque chose qu'elle n'avait jamais touché. Pris dans ses deux mains, le tissu reluisait de tous ses éclats au fur et à mesure que sa main se déplaçait. Elle s'arrêta un moment, hypotisée par cet orange éclatant, l'esprit aussi blanc qu'une feuille de papier.
Après l'avoir porté à son cou brièvement, elle décida qu'il n'avait aucune valeur à ses yeux, et le jeta par dessus son épaule avec toutes les autres babioles. Elle se résout de changer de carton pour se diriger vers celui un peu plus loin sur sa droite
Après avoir enlevé les guirlandes de noël bon marché, et les accessoires sorciers qui tamissaient le dessus, Hallie y découvrait un objet étrange qui suscita son intérêt. Deux plateaux en aliage rougeâtre parraient les deux extrêmités. Au milieu, une sorte de chandelier reliaient les deux bouts. L'objet pesait ridiculeusement lourd pour sa taille modeste mais elle parvint à l'extraire pour l'examiner de plus près.
Assise en tailleur avec la balance sur les genoux, la rouquine s'amusa à appuyer de manière intermitante sur le plateau de cuivre. Voyant que l'autre côté basculait systématiquement, elle en fut davantage intriguée, son attention se portant entièrement sur la découverte de la chose. Elle était sûre que son papa serait capable de lui expliquer son utilisation, quand bien même il en avait une.
Le mettant de côté, la petite se saisit de la boite suivante, plus de celle d'à côté, ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle découvre un trésor caché. Un moment de réticence, puis elle osa enfin à se saisir d'un des livres poussiéreux. Le titre doré affichait : « Comment se débarrasser des odeurs nauséabondes de vos animaux de compagnie ? » Elle fronça les sourcils, et eut un léger mouvement de recul. Elle en prit un deuxième qui avait pour titre : « Se retrouver après une rupture ». Hallie était de plus en plus sceptique. Comment pouvait-on se perdre soi-même ? Si tel était le cas, elle ne voulait jamais avoir de relation amoureuse. Elle demandait certainement à Sigmund, une fois retrouvé-es.
Légèrement blasée, elle continua son exploration, et après quelques livres, elle en trouva un qui lui ressemblait davantage à un manuel scolaire qu'à un livre de coaching qui expliquait la vie aux lecteurs. Le titre : « Sorts et contresorts de Quentin Jentremble » Intriguée, elle ouvrit son sac à dos pour vérifier la liste de fournitures attendues par l'école. « Livres ... Livres ... Livres ...» Son doigt glissait sur le parchemin froissé par le transport jusqu'à ce qu'elle tombe sur un nom familier.
« Jackpot ! » s'écria-t-elle, réjouie par son avancée. Elle était sur la bonne voie ; bientôt elle serait sortie et de retour à la maison. Quelques bouquins plus tard, elle tomba nez à nez face à un autre manuel, cette fois-ci « L’Histoire de Poudlard de Garius Tomkink ». Sa vitesse à déballer les cartons s'accrut au fur et à mesure de ses trouvailles.
Malheureusement pour elle, elle ne trouva plus aucun manuel dans la section. Les deux bouquins sous le bras, elle rejoignit le professeur dans l'allée, son visage affichant son triomphe non dissimulé. Elle l'alpagua en lui tirant plusieurs fois la manche, et le sollicita innocemment.
« M'sieur, j'ai trouvé un truc chelou dans un carton. C'est tout brun et brillant. мама dirait que c'est, euh, patiné ! »
Elle tira l'enseignant de toute ses forces, tentant désespéremment de faire bouger le boeuf de son endroit de broutage, en espérant avoir réussi à le faire avancer de quelques pas. Croyant qu'elle avait acquis une force surhumaine, elle se félicita mentalement de son succès illusoire tout en encourageant son interlocuteur à la suivre. Accompagné de grands mouvements de bras, elle le guida joyeusement jusqu'à sa trouvaille. Là, l'objet était resté au sol, avec les différents accessoires balancés lors de la fouille. Un nombre considérable d'objets jonchait le sol du magasin, gisant à l'agonie, délaissés par une petite fille à l'attention variable. Elle se sentit rapidement gênée en voyant la mascarade qui l'entourait. Hallie se précipita sur les babioles, et les rassembla toutes ensemble dans ses bras pour en faire une petite montagne dans un coin, avant d'essayer de se justifier.
« Ah– Ouais, euh, faîtes pas attention à ça. J'vais– j'vais ranger », déclara-t-elle mal à l'aise. D'ordinaire pointilleuse, elle veillait normalement à ce que tout soit toujours en ordre et impeccablement propre. Le désastre en face d'elle ne la présentait pas sous sa plus belle augure.
Hallie se dirigea vers le carton dans lequel la balance se trouvait, en le pointant du doigt. « R'gardez ! C'quoi ça ? C'est sur la liste de courses ? On l'achète ? » Elle sortit sa maigre bourse de son sac, emballé sous vide, avant de se rappeler que son budget était très restreint. Elle se tâta à lui demander, la mine légèrement triste... « Je– J'sais pas si j'ai assez d'argent. V'pouvez r'garder s'y vous plaît ? »
* magasin supermarché en Écosse
1152 mots
Hallie sourit à l'annonce de son professeur ; tout ne devrait donc pas être racheté. Bien que ses affaires avaient été usées par le temps, elle affectionnait grandement son cartable en cuir chiné au RSPCA : c'était une trouvaille en or sur lesquels les MacCruimein s'étaient précipités. Elle raya ces objets de sa liste mentale, joyeuse à l'idée de faire d'éventuelles économies.
Elle fut sortie de ses songes lorsque Sigmund l'asséna d'une tape à la faire renverser par terre. Sa stature si imposante ne mesurait guère sa force en présence d'une élève de onze ans. Quelques pas en avant pour regagner l'équilibre, avant qu'elle ne jette un regard rempli d'ambiguïté, entre irritation et incompréhension. « Mais qu'est-ce qui va pas chez c'type ? », se demanda Hallie, les yeux plissés et songeurs. En fouillant les objets qui l'entouraient, elle trouva différentes babioles pour lesquelles elle n'aurait jamais imaginé avoir d'intérêt. Elle en balança certains derrière son épaule (ceux qui ne cassaient pas !) puis, poursuivit son exploration. Sachant que Sigmund se tenait proche, elle l'interpela derrière les étagères.
« Pourquoi vous voulez ramener une prise de courant ? , lui demanda-t-elle en se penchant comme pour essayer de l'apercevoir entre les interstices des boîtes. Z'êtes chelou. Vous avez qu'à aller dans un B&Q* ça vous coût'ra moins cher ! » Malgré son air dubitatif, sa voix fut portée aussi fortement que celle d'un-e professeur-e demandant le silence dans la pièce. Tout le magasin était sûr de l'avoir entendu, mais Hallie s'en fichait éperdumment. Mis-à-part compléter la liste de fournitures, son second objectif de la journée était d'arriver à cerner le grossier personnage qui lui sortait tout droit d'un dessin animé fantastique.
Ses découvertes n'étaient guère glorieuses dans ce carton. Elle tomba rapidement sur un très long textile, rangé très sommairement dans un coin de la grosse boîte. La matière était étrange au doigté, quelque chose qu'elle n'avait jamais touché. Pris dans ses deux mains, le tissu reluisait de tous ses éclats au fur et à mesure que sa main se déplaçait. Elle s'arrêta un moment, hypotisée par cet orange éclatant, l'esprit aussi blanc qu'une feuille de papier.
Après l'avoir porté à son cou brièvement, elle décida qu'il n'avait aucune valeur à ses yeux, et le jeta par dessus son épaule avec toutes les autres babioles. Elle se résout de changer de carton pour se diriger vers celui un peu plus loin sur sa droite
Après avoir enlevé les guirlandes de noël bon marché, et les accessoires sorciers qui tamissaient le dessus, Hallie y découvrait un objet étrange qui suscita son intérêt. Deux plateaux en aliage rougeâtre parraient les deux extrêmités. Au milieu, une sorte de chandelier reliaient les deux bouts. L'objet pesait ridiculeusement lourd pour sa taille modeste mais elle parvint à l'extraire pour l'examiner de plus près.
Assise en tailleur avec la balance sur les genoux, la rouquine s'amusa à appuyer de manière intermitante sur le plateau de cuivre. Voyant que l'autre côté basculait systématiquement, elle en fut davantage intriguée, son attention se portant entièrement sur la découverte de la chose. Elle était sûre que son papa serait capable de lui expliquer son utilisation, quand bien même il en avait une.
Le mettant de côté, la petite se saisit de la boite suivante, plus de celle d'à côté, ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle découvre un trésor caché. Un moment de réticence, puis elle osa enfin à se saisir d'un des livres poussiéreux. Le titre doré affichait : « Comment se débarrasser des odeurs nauséabondes de vos animaux de compagnie ? » Elle fronça les sourcils, et eut un léger mouvement de recul. Elle en prit un deuxième qui avait pour titre : « Se retrouver après une rupture ». Hallie était de plus en plus sceptique. Comment pouvait-on se perdre soi-même ? Si tel était le cas, elle ne voulait jamais avoir de relation amoureuse. Elle demandait certainement à Sigmund, une fois retrouvé-es.
Légèrement blasée, elle continua son exploration, et après quelques livres, elle en trouva un qui lui ressemblait davantage à un manuel scolaire qu'à un livre de coaching qui expliquait la vie aux lecteurs. Le titre : « Sorts et contresorts de Quentin Jentremble » Intriguée, elle ouvrit son sac à dos pour vérifier la liste de fournitures attendues par l'école. « Livres ... Livres ... Livres ...» Son doigt glissait sur le parchemin froissé par le transport jusqu'à ce qu'elle tombe sur un nom familier.
« Jackpot ! » s'écria-t-elle, réjouie par son avancée. Elle était sur la bonne voie ; bientôt elle serait sortie et de retour à la maison. Quelques bouquins plus tard, elle tomba nez à nez face à un autre manuel, cette fois-ci « L’Histoire de Poudlard de Garius Tomkink ». Sa vitesse à déballer les cartons s'accrut au fur et à mesure de ses trouvailles.
Malheureusement pour elle, elle ne trouva plus aucun manuel dans la section. Les deux bouquins sous le bras, elle rejoignit le professeur dans l'allée, son visage affichant son triomphe non dissimulé. Elle l'alpagua en lui tirant plusieurs fois la manche, et le sollicita innocemment.
« M'sieur, j'ai trouvé un truc chelou dans un carton. C'est tout brun et brillant. мама dirait que c'est, euh, patiné ! »
Elle tira l'enseignant de toute ses forces, tentant désespéremment de faire bouger le boeuf de son endroit de broutage, en espérant avoir réussi à le faire avancer de quelques pas. Croyant qu'elle avait acquis une force surhumaine, elle se félicita mentalement de son succès illusoire tout en encourageant son interlocuteur à la suivre. Accompagné de grands mouvements de bras, elle le guida joyeusement jusqu'à sa trouvaille. Là, l'objet était resté au sol, avec les différents accessoires balancés lors de la fouille. Un nombre considérable d'objets jonchait le sol du magasin, gisant à l'agonie, délaissés par une petite fille à l'attention variable. Elle se sentit rapidement gênée en voyant la mascarade qui l'entourait. Hallie se précipita sur les babioles, et les rassembla toutes ensemble dans ses bras pour en faire une petite montagne dans un coin, avant d'essayer de se justifier.
« Ah– Ouais, euh, faîtes pas attention à ça. J'vais– j'vais ranger », déclara-t-elle mal à l'aise. D'ordinaire pointilleuse, elle veillait normalement à ce que tout soit toujours en ordre et impeccablement propre. Le désastre en face d'elle ne la présentait pas sous sa plus belle augure.
Hallie se dirigea vers le carton dans lequel la balance se trouvait, en le pointant du doigt. « R'gardez ! C'quoi ça ? C'est sur la liste de courses ? On l'achète ? » Elle sortit sa maigre bourse de son sac, emballé sous vide, avant de se rappeler que son budget était très restreint. Elle se tâta à lui demander, la mine légèrement triste... « Je– J'sais pas si j'ai assez d'argent. V'pouvez r'garder s'y vous plaît ? »
* magasin supermarché en Écosse
1152 mots
Des fournitures sans un sou
Tiré par la petite fille, le professeur Charleston n'opposa aucune résistance et la suivit tout simplement dans la direction indiquée, un fin sourire aux lèvres. Hallie était très investie dans ses achats. C'était une enfant sérieuse et avec la tête sur les épaules. Du moins, c'était l'impression qu'il en avait jusqu'à ce qu'il aperçoive le monstrueux bazar laissé par la future élève de Poudlard. Merlin, était-ce au moins possible d'être aussi désorganisée ?
« Oh, c'était donc ça, le boucan. » remarqua-t-il à voix haute alors que la petite fille l'enjoignait à ne pas prêter attention au désordre.
Imperturbable, il croisa les bras sur sa poitrine sans s'émouvoir de la mine soucieuse de Hallie face à une vieille balance de qualité moindre puis à sa maigre bourse qu'elle tenait entre ses mains. Avec le même ton qu'il réservait aux Gryffondor quand ceux-ci mettaient le bazar dans leur dortoir, le professeur de botanique gronda :
« Tu vas tout ranger, crapule, on ne laisse pas une boutique dans cet état-là. »
Parce que même s'il n'était pas réellement fâché, il n'en restait pas moins responsable de cette enfant pendant tout l'après-midi. Sigmund sentait déjà sur lui les regards inquisiteurs des autres clients. Ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'un employé de la boutique n'arrive et se fâche. Brocante ou non, le respect était de mise peu importe la boutique fréquentée.
Malgré tout, il se pencha vers un des objets qu'elle avait déniché et l'examina. Hallie ne semblait pas savoir ce que c'était et pourtant, elle avait globalement visé juste en l'intégrant dans sa liste potentielle d'achats. Il soupesa la bête et grimaça devant l'état général de l'objet.
« C'est une balance. Mais elle est un peu grande, lourde et surtout, abîmée. J'en ai trouvé une qui sera plus facile à transporter pour la demi-portion que tu es. »
Sur ces mots, il reposa l'objet sur une des étagères. Ce fut le seul rangement qu'il opéra. Il se contenta, pour la suite, de valider les autres trouvailles de l'enfant. Deux livres rejoignirent ainsi le panier du professeur qui comportait déjà les premières trouvailles de ce dernier. Quand il eut compté les fournitures et estimé le coût global de ces achats de seconde main, il tira une caisse en bois vers lui et s'assit dessus, les jambes croisées.
« Ne t'en fais pas, tu auras assez. » commença-t-il pour la rassurer, « Nous allons régler nos achats sous peu. Quand tu auras fini ton rangement. » Puis, il grommela quelques mots incompréhensibles dans sa moustache.
Par sa posture relâchée sur la caisse, ses jambes croisées et son regard scrutateur, il était évident qu'il ne lui viendrait pas en aide. Hallie s'était débrouillée seule pour vider plusieurs caisses et étagères - et elle devrait encore travailler seule pour tout remettre en ordre.
« Oh, c'était donc ça, le boucan. » remarqua-t-il à voix haute alors que la petite fille l'enjoignait à ne pas prêter attention au désordre.
Imperturbable, il croisa les bras sur sa poitrine sans s'émouvoir de la mine soucieuse de Hallie face à une vieille balance de qualité moindre puis à sa maigre bourse qu'elle tenait entre ses mains. Avec le même ton qu'il réservait aux Gryffondor quand ceux-ci mettaient le bazar dans leur dortoir, le professeur de botanique gronda :
« Tu vas tout ranger, crapule, on ne laisse pas une boutique dans cet état-là. »
Parce que même s'il n'était pas réellement fâché, il n'en restait pas moins responsable de cette enfant pendant tout l'après-midi. Sigmund sentait déjà sur lui les regards inquisiteurs des autres clients. Ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'un employé de la boutique n'arrive et se fâche. Brocante ou non, le respect était de mise peu importe la boutique fréquentée.
Malgré tout, il se pencha vers un des objets qu'elle avait déniché et l'examina. Hallie ne semblait pas savoir ce que c'était et pourtant, elle avait globalement visé juste en l'intégrant dans sa liste potentielle d'achats. Il soupesa la bête et grimaça devant l'état général de l'objet.
« C'est une balance. Mais elle est un peu grande, lourde et surtout, abîmée. J'en ai trouvé une qui sera plus facile à transporter pour la demi-portion que tu es. »
Sur ces mots, il reposa l'objet sur une des étagères. Ce fut le seul rangement qu'il opéra. Il se contenta, pour la suite, de valider les autres trouvailles de l'enfant. Deux livres rejoignirent ainsi le panier du professeur qui comportait déjà les premières trouvailles de ce dernier. Quand il eut compté les fournitures et estimé le coût global de ces achats de seconde main, il tira une caisse en bois vers lui et s'assit dessus, les jambes croisées.
« Ne t'en fais pas, tu auras assez. » commença-t-il pour la rassurer, « Nous allons régler nos achats sous peu. Quand tu auras fini ton rangement. » Puis, il grommela quelques mots incompréhensibles dans sa moustache.
Par sa posture relâchée sur la caisse, ses jambes croisées et son regard scrutateur, il était évident qu'il ne lui viendrait pas en aide. Hallie s'était débrouillée seule pour vider plusieurs caisses et étagères - et elle devrait encore travailler seule pour tout remettre en ordre.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen