The Black Cat
1ère semaine de janvier 2049
Fin de journée, dans un bar d'Edimbourg
avec @Aki Davis
Fin de journée, dans un bar d'Edimbourg
avec @Aki Davis

Judith Moore, PNJ validé
tante de Constance
Voilà deux-trois jours qu'elle avait repris le chemin de la Réserve après quelques jours de congés, dans le cadre des vacances de fin d'année.
Et il faut le dire : ces fêtes de fin d'année, notamment celle du réveillon de Noël, avaient eu de quoi donner du grain à moudre pour la dragonologiste. Rappelons-le, il y a quelques mois, la dragonologiste à la mémoire abimée avait vu son destin chamboulé et depuis, elle avait renoué avec sa famille laissée alors derrière elle pendant une quinzaine d'années.
C'était donc le premier Noël en famille depuis un paquet d'années. Et si ce n'était pas suffisant, elle avait passé ce réveillon "familial" avec la belle-famille de sa soeur, les Nelson, cette "nouvelle" partie de la famille. Enfin, nouvelle... pour elle. Pas pour Constance, sa nièce découverte 5 mois plus tôt.
Poussant la porte du Black Cat, la brune observe, par réflexe, alentours. Pas de noiraude familière en visu. Cette fois-ci, c'était elle la première. Très bien.
Défaisant sa grosse écharpe et déboutonnant son manteau, la dragonologiste apprécia la tiédeur qui contrastait agréablement avec le froid polaire du dehors.
Elle avait entendu parler de ce bar qui ne payait pas de mine, du dehors, mais qui était fréquenté par une population hétéroclite : non-sorciers comme sorciers. Ca parlait fort parfois, une playlist en fond achevait de combler l'espace, de sorte qu'il fallait vraiment tendre l'oreille pour comprendre la discussion d'autres que ceux avec lesquels vous venez. Un endroit donc quasi-idéal pour discuter sans craindre d'être écouté.
C'était la première fois qu'elle venait ici et déjà, plusieurs petits groupes s'étaient accaparé le lieu, entrechoquant leurs pintes, riant, décompressant après leurs journées de travail. Judith se demanda brièvement ce qu'Aki penserait de tout ça. L'endroit n'était pas bondé mais bon... c'était pas une ambiance des plus calmes. Normal pour un pub écossais mais quand même... Bah, si elle insiste, on pourra toujours aller ailleurs.
S'accoudant à un coin du bar, elle chercha le regard du barman, à la barbe rousse bien fournie mais tout aussi entretenue. Son regard clair attrapa le sien et le regard affable - sans être too much - de l'homme acheva de balayer ses doutes.
Elle commanda poliment un verre de Whisky, il hocha simplement du chef et trois secondes plus tard un liquide ambré rejoint sa main. Elle remercia d'un hochement de tête approbateur. Le service était rapide ici. Tournant son verre paresseusement entre ses doigts, elle repensa à comment elle avait - plutôt maladroitement - proposé à Aki de la rejoindre ici. Un léger sourire sur ses lèvres, elle jeta un coup d'oeil à la porte d'entrée, passa une main sur sa nuque un peu raide de sa journée à la Réserve puis observa les gens autour.
Finalement, son corps se détendant imperceptiblement, elle finit par approcher le verre de ses lèvres. Du whisky pur feu. Elle croise alors le regard du barman et un fin sourire frémit sur ses lèvres un bref instant.
Elle détourne le regard et avise la porte du bar qui s'ouvre sur une silhouette familière.
en espérant que ce premier post te plaise
Dernière modification par Constance Nelson le 21 mars 2025, 21:48, modifié 1 fois.
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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
The Black Cat
Black Cat, Édimbourg
Janvier 2049
avec Judith Moore (@Constance Nelson)
Janvier 2049
avec Judith Moore (@Constance Nelson)
Aki entra dans le Black Cat, secouant la neige de ses épaules avec des gestes précis et mesurés, comme à son habitude. Ses yeux sombres balayèrent rapidement la pièce, cherchant un visage familier. Lorsqu'elle repéra Judith accoudée au bar, un léger sourire traversa brièvement son visage habituellement impassible. Elle se fraya un chemin à travers la foule, ses pas décidés mais contrôlés.
« Salut Judith. », dit-elle en s'approchant, une pointe de fatigue dans sa voix. « Désolée pour le retard, je me suis laissée déborder par ce que j’avais à faire à la Réserve, de la paperasse. »
En retirant son long manteau noir, la balafrée révéla un pull sombre qui mettait en valeur son allure élégante mais discrète. Elle s'installa sur le tabouret à côté de Judith, ses mouvements précis et délibérés, rien ne semblait fait au hasard avec Aki. Elle fit un signe au barman, ses doigts drapés de discrètes bagues argentées tapotant légèrement le comptoir pour commander un gin tonic.
Quand sa boisson arriva, la trentenaire leva son verre, ses yeux rencontrant ceux de Judith. « À la famille, quelle soit du sang ou du coeur. », dit-elle de sa voix ferme mais accompagnée son regard trahissant une profonde tristesse.
Elle but une longue gorgée, appréciant la sensation froide et intense du liquide. Depuis la mort de son père en octobre, la sorcière trouvait un étrange réconfort dans l'alcool, un moyen temporaire de noyer sa douleur. Chaque gorgée était une brève échappatoire, une pause dans le flot incessant de souvenirs et de regrets, un moyen de mettre la poussière sous le tapis un instant.
269 mots
« Salut Judith. », dit-elle en s'approchant, une pointe de fatigue dans sa voix. « Désolée pour le retard, je me suis laissée déborder par ce que j’avais à faire à la Réserve, de la paperasse. »
En retirant son long manteau noir, la balafrée révéla un pull sombre qui mettait en valeur son allure élégante mais discrète. Elle s'installa sur le tabouret à côté de Judith, ses mouvements précis et délibérés, rien ne semblait fait au hasard avec Aki. Elle fit un signe au barman, ses doigts drapés de discrètes bagues argentées tapotant légèrement le comptoir pour commander un gin tonic.
Quand sa boisson arriva, la trentenaire leva son verre, ses yeux rencontrant ceux de Judith. « À la famille, quelle soit du sang ou du coeur. », dit-elle de sa voix ferme mais accompagnée son regard trahissant une profonde tristesse.
Elle but une longue gorgée, appréciant la sensation froide et intense du liquide. Depuis la mort de son père en octobre, la sorcière trouvait un étrange réconfort dans l'alcool, un moyen temporaire de noyer sa douleur. Chaque gorgée était une brève échappatoire, une pause dans le flot incessant de souvenirs et de regrets, un moyen de mettre la poussière sous le tapis un instant.
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The Black Cat
Le dos adossé au comptoir, Judith observa Aki se frayer un chemin à travers la pièce, slalomant avec dextérité entre les groupes formés autour de tables chargés d'apetizers et de pintes à moitié remplies.
- Salut ! fit-elle sobrement en réponse.
La brune perçut sans difficulté la fatigue dans la voix de sa collègue et supérieure hiérarchique. Elle lui adresse un sourire compatissant et d'une main nonchalante balaya vaguement les excuses de la noiraude.
Silencieuse, elle la laisse s'installer sur le tabouret à côté du sien, sobrement vêtue tout comme elle d'habits "moldus" sombres. Elles faisaient la paire tiens ! Aucun habits colorés, festifs ou "décontractés". Elles avaient opté pour la sobriété du noir, afin de se fondre dans la masse.
L'asiatique interpelle le barman et commande un gin tonic qui, comme son Whisky ne se fera pas attendre.
Tandis que Aki patientait, Judith porte machinalement son verre d'alcool sorcier à ses lèvres afin de siroter une petite gorgée chaude. Elle se demandait intérieurement s'il existait une version sorcière du gin tonic et si Aki allait la recevoir sans préciser quoi que ce soit, tout comme elle un instant plus tôt.
Finalement, le gin tonic se retrouve entre les doigts de sa compagne et l'anglaise lève son verre en miroir d'Aki quand celle-ci porte un toast. Le regard ancré dans le sien, Judith sentit sa poitrine se contracter lorsqu'elle perçut la tristesse qui semblait baigner l'être de sa collègue.
Il est vrai que son père était décédé il y a peu de temps et bien qu'elle ne l'ai pas connu, Judith compatissait. Perdre un être cher était une véritable épreuve. Elle l'avait elle-même expérimenté - bien que la mort n'y sois pour rien, dans son cas.
La mention "qu'elle soit du coeur ou du sang" la toucha, elle ne sut vraiment pourquoi.
Aussi, retenant toute émotion de compassion d'envahir son visage - elle savait combien Aki était pudique et elle ne souhaitait pas que la noiraude puisse penser qu'elle la prenne en pitié ; la compassion et la pitié sont deux choses bien différentes - Judith hocha simplement du menton et entrechoqua son verre d'ambre au sien plus transparent :
- Qu'elle soit du coeur ou du sang.
Tout comme Aki, elle porte ensuite son verre une nouvelle fois à ses lèvres, goûtant, appréciant la chaleur du Whisky pur-feu descendre le long de son œsophage.
Depuis Septembre, elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de boire, ne se voyant pas retomber dans un schéma de boisson hebdomadaire comme cela a pu être le cas. Aussi, cet instant n'était pas désagréable.
Reposant son verre dans un bruit mat, elle fit tourner le liquide ambré des doigts, se demandant un instant s'il en était de même pour Aki. Depuis la mort de son père, avait-elle réussit à ne pas tomber dans le piège vaporeux de l'alcool ?
Bref regard coulé vers celle-ci et l'expression sur son visage la fit un peu culpabiliser. Elle aurait dû davantage insister. Depuis la rentrée, les deux dragonologistes s'étaient quelque peu rapproché, il est vrai, mais elle avait bien sentit combien le sujet du décès du père était délicat. Aussi, par respect pour l'intimité d'Aki, Judith n'avait pas tant insisté - surtout depuis leur discussion le jour de sa prise de fonction. Quatre mois s'étaient désormais écoulés tout comme les "vacances de fin d'année" qui avaient dues être particulièrement pénibles à vivre pour l'asiatique.
Comment commencer la conversation sans faire de pas de travers ? Normalement, les gens "normaux" commenceraient par "oh, comment ce sont passé tes vacances ? es-tu partie quelque part ? as-tu fêté cela en petit comité ? Non ? Oh mais raconte moi !" avant de renchérir sur leurs propres expériences personnelles. Mais vu le contexte actuel - le décès du père d'Aki, son réveillon en "famille renouvelée" qui s'était plutôt bien passé - elle se voyait mal mettre les pieds dans le plat.
Et puis elle n'allait pas commencer par un "comment ça va depuis ce matin ?" alors que visiblement, Aki était fatiguée et pas au meilleur de sa forme... Quelle ironie sinon !
Aussi, se râcle-t-elle brièvement la gorge et souffle :
- C'est pas mal comme endroit, je trouve. On m'en avait parlé comme d'un endroit... différent - commence-t-elle avec un regard de connivence en référence à l'hétérogénéité des origines des clients ici - et je dois avouer que j'étais curieuse de voir cela. Je dois dire que je n'ai pas été déçue, continue-t-elle en lançant un regard vers son verre puis en dardant son regard dans le regard d'Aki : je n'ai pas eu besoin de préciser, si tu vois c'que je veux dire.
merci pour ta patience
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- Salut ! fit-elle sobrement en réponse.
La brune perçut sans difficulté la fatigue dans la voix de sa collègue et supérieure hiérarchique. Elle lui adresse un sourire compatissant et d'une main nonchalante balaya vaguement les excuses de la noiraude.
Silencieuse, elle la laisse s'installer sur le tabouret à côté du sien, sobrement vêtue tout comme elle d'habits "moldus" sombres. Elles faisaient la paire tiens ! Aucun habits colorés, festifs ou "décontractés". Elles avaient opté pour la sobriété du noir, afin de se fondre dans la masse.
L'asiatique interpelle le barman et commande un gin tonic qui, comme son Whisky ne se fera pas attendre.
Tandis que Aki patientait, Judith porte machinalement son verre d'alcool sorcier à ses lèvres afin de siroter une petite gorgée chaude. Elle se demandait intérieurement s'il existait une version sorcière du gin tonic et si Aki allait la recevoir sans préciser quoi que ce soit, tout comme elle un instant plus tôt.
Finalement, le gin tonic se retrouve entre les doigts de sa compagne et l'anglaise lève son verre en miroir d'Aki quand celle-ci porte un toast. Le regard ancré dans le sien, Judith sentit sa poitrine se contracter lorsqu'elle perçut la tristesse qui semblait baigner l'être de sa collègue.
Il est vrai que son père était décédé il y a peu de temps et bien qu'elle ne l'ai pas connu, Judith compatissait. Perdre un être cher était une véritable épreuve. Elle l'avait elle-même expérimenté - bien que la mort n'y sois pour rien, dans son cas.
La mention "qu'elle soit du coeur ou du sang" la toucha, elle ne sut vraiment pourquoi.
Aussi, retenant toute émotion de compassion d'envahir son visage - elle savait combien Aki était pudique et elle ne souhaitait pas que la noiraude puisse penser qu'elle la prenne en pitié ; la compassion et la pitié sont deux choses bien différentes - Judith hocha simplement du menton et entrechoqua son verre d'ambre au sien plus transparent :
- Qu'elle soit du coeur ou du sang.
Tout comme Aki, elle porte ensuite son verre une nouvelle fois à ses lèvres, goûtant, appréciant la chaleur du Whisky pur-feu descendre le long de son œsophage.
Depuis Septembre, elle n'avait pas vraiment eu l'occasion de boire, ne se voyant pas retomber dans un schéma de boisson hebdomadaire comme cela a pu être le cas. Aussi, cet instant n'était pas désagréable.
Reposant son verre dans un bruit mat, elle fit tourner le liquide ambré des doigts, se demandant un instant s'il en était de même pour Aki. Depuis la mort de son père, avait-elle réussit à ne pas tomber dans le piège vaporeux de l'alcool ?
Bref regard coulé vers celle-ci et l'expression sur son visage la fit un peu culpabiliser. Elle aurait dû davantage insister. Depuis la rentrée, les deux dragonologistes s'étaient quelque peu rapproché, il est vrai, mais elle avait bien sentit combien le sujet du décès du père était délicat. Aussi, par respect pour l'intimité d'Aki, Judith n'avait pas tant insisté - surtout depuis leur discussion le jour de sa prise de fonction. Quatre mois s'étaient désormais écoulés tout comme les "vacances de fin d'année" qui avaient dues être particulièrement pénibles à vivre pour l'asiatique.
Comment commencer la conversation sans faire de pas de travers ? Normalement, les gens "normaux" commenceraient par "oh, comment ce sont passé tes vacances ? es-tu partie quelque part ? as-tu fêté cela en petit comité ? Non ? Oh mais raconte moi !" avant de renchérir sur leurs propres expériences personnelles. Mais vu le contexte actuel - le décès du père d'Aki, son réveillon en "famille renouvelée" qui s'était plutôt bien passé - elle se voyait mal mettre les pieds dans le plat.
Et puis elle n'allait pas commencer par un "comment ça va depuis ce matin ?" alors que visiblement, Aki était fatiguée et pas au meilleur de sa forme... Quelle ironie sinon !
Aussi, se râcle-t-elle brièvement la gorge et souffle :
- C'est pas mal comme endroit, je trouve. On m'en avait parlé comme d'un endroit... différent - commence-t-elle avec un regard de connivence en référence à l'hétérogénéité des origines des clients ici - et je dois avouer que j'étais curieuse de voir cela. Je dois dire que je n'ai pas été déçue, continue-t-elle en lançant un regard vers son verre puis en dardant son regard dans le regard d'Aki : je n'ai pas eu besoin de préciser, si tu vois c'que je veux dire.
merci pour ta patience
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The Black Cat
Après qu’elle eut trempé ses lèvres dans sa boisson, Aki avait lourdement déposé son verre sur la table. Puis elle se mit à le fixer, ses pensées commençant à déambuler dans son esprit, elles n’avaient pas tellement de sens, elles étaient floues et distordues. La balafrée pouvait rester bien longtemps comme ça, assise à cette table, sans prêter attention à son amie. Elle pouvait faire abstraction de tout ce qui l’entourait, y compris ce qui devait pourtant l’importer.
C’est alors que la voix de Judith vint déranger la tranquillité apparente de la noiraude qui releva la tête, écoutant les mots de la sorcière. Elle était entrain de parler du bar et de son originalité, ce qui fit sourire Aki avec sarcasme. Pourquoi Judith lui parlait-elle de ce bar ? Pourquoi aborder un sujet si futile ? Était-elle gênée ? Cherchait-elle un moyen de meubler la conversation ? La directrice de la Réserve n’en savait rien, mais elle ne put s’empêcher de réagir de façon un peu acerbe, en arborant un air railleur.
« Qu’est ce que la différence dans un monde où ne nous sommes pas vraiment libres de nous exprimer, cette endroit n’est qu’un moyen de faire croire au gens que leur singularité a de l’importance alors que tout le monde s’en moque au fond. », dit-elle froidement avant de reprendre une gorgée de gin, ses yeux tristes posés sur Judith.
Ce comportement Aki le détestait, elle pensait s’être débarrassée de ce côté provocant et désagréable qu’elle arborait tant autrefois. Elle était tellement en colère, contre elle, contre son père, contre la vie, elle ne savait comment exprimer cette rage qui la dévorait. Au fond elle savait que c’était injuste de renvoyer ça à Judith, elle l’appréciait beaucoup et depuis qu’elle était sa supérieure hiérarchique elle devait faire d’autant plus attention, mais ce soir rien ne semblait compter.
Désolée pour Aki, elle va s’adoucir promis
C’est alors que la voix de Judith vint déranger la tranquillité apparente de la noiraude qui releva la tête, écoutant les mots de la sorcière. Elle était entrain de parler du bar et de son originalité, ce qui fit sourire Aki avec sarcasme. Pourquoi Judith lui parlait-elle de ce bar ? Pourquoi aborder un sujet si futile ? Était-elle gênée ? Cherchait-elle un moyen de meubler la conversation ? La directrice de la Réserve n’en savait rien, mais elle ne put s’empêcher de réagir de façon un peu acerbe, en arborant un air railleur.
« Qu’est ce que la différence dans un monde où ne nous sommes pas vraiment libres de nous exprimer, cette endroit n’est qu’un moyen de faire croire au gens que leur singularité a de l’importance alors que tout le monde s’en moque au fond. », dit-elle froidement avant de reprendre une gorgée de gin, ses yeux tristes posés sur Judith.
Ce comportement Aki le détestait, elle pensait s’être débarrassée de ce côté provocant et désagréable qu’elle arborait tant autrefois. Elle était tellement en colère, contre elle, contre son père, contre la vie, elle ne savait comment exprimer cette rage qui la dévorait. Au fond elle savait que c’était injuste de renvoyer ça à Judith, elle l’appréciait beaucoup et depuis qu’elle était sa supérieure hiérarchique elle devait faire d’autant plus attention, mais ce soir rien ne semblait compter.
Désolée pour Aki, elle va s’adoucir promis
The Black Cat
Contre toute attente, la noiraude ne semble pas être encline à parler posément et vouloir se concentrer sur des choses positives. Le ton sarcastique interloque puis provoque une sensation de résignation chez Judith qui l'écoute sans réagir de prime abord.
Aki exprimait une colère sourde qui, à l'origine dédiée au Destin qui lui avait arraché son père, se dirigeait vers les discriminations encore présente dans la société actuelle. La différence n'était, selon les propos de sa collègue, qu'un prétexte de discussion mais qu'en vérité les gens n'étaient pas vraiment libres de l'exprimer.
Frottant ses lèvres l'une contre l'autre, Judith pose le pour et le contre d'une telle déclaration : car elle était à la fois d'accord et à la fois non. La liberté de la parole s'était clairement améliorée depuis le début du siècle, même depuis leur enfance - en tout cas dans la société moldue. Mais il est vrai que la faille qui existait entre les deux communautés restaient ironiquement encore béante. Bien que les consciences et les moeurs s'amélioraient lentement mais sûrement envers les nés-moldus, sans cesse l'ancien "système" reprenait le dessus, asseyant encore et toujours l'omniprésence et la quasi royauté du sang-pur. De fait, oui, il est vrai que les nés-moldus avaient le droit à la scolarité à Poudlard par exemple, mais leur évolution par la suite n'était pas toujours rose. Pas toujours, mais avec de la persévérance et du travail, on peut y arriver. Et elle savait de quoi elle parlait : elle était née-moldu pardi et avait étudiée dans l'une des meilleurs écoles supérieures dans le Monde Sorcier puis avait travaillé en tant que dragonologiste depuis.
Mais l'anglaise savait au fond d'elle-même que son Destin n'avait été dupliqué systématiquement pour ses pairs. Et elle espérait que le changement arriverait. Un jour.
Brièvement, le visage de Constance apparait à la surface de son esprit : sa petite nièce née-moldue qui était tellement enthousiaste et motivée... quel destin allait-elle rencontrer ? Sa différence dont elle n'avait aucune honte, la privera-t-elle de liberté dans le futur ?
Faisant tourner finalement son verre entre ses doigts, la quarantenaire baisse son regard pensif. La deuxième partie de la phrase de son amie résonnait en elle : "cet endroit n’est qu’un moyen de faire croire au gens que leur singularité a de l’importance alors que tout le monde s’en moque au fond."
- Je ne suis pas d'accord, finit-elle par rétorquer en relevant ses prunelles brun foncé vers le regard d'Aki fixé sur son visage. Tout le monde ne s'en moque pas, Aki. Le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, tu le sais, répond calmement Judith. Ce genre d'endroit a pour but de rassembler et de ne pas prendre partie à cette bêtise prônée qu'est la ségrégation.
Le sujet politique n'était peut être pas la meilleure idée qui soit en cet instant ou sa collègue se situait dans une détresse personnelle bien amère. Mais Judith ne pouvait se taire. Car elle avait encore de l'espoir. Pas que pour elle, réalisait-elle mais pour les prochaines générations. Pour les jeunes comme Constance.
Le ton prit par Aki quelques secondes plus tôt indiquait bien dans quel état émotionnel elle se trouvait mais quelle genre d'amie serait Judith si elle la laissait sombrer dans ce genre d'idée fataliste et funeste ?
- Quant à ton avis sur le fait que nous sommes pas vraiment libres de nous exprimer, par rapport à notre différence, il est vrai qu'il y a encore des efforts et des changements à opérer. Mais ce n'est pas en se montrant fataliste et résigné que cela résoudra les choses. Comme je viens de le dire : tout n'est pas tout noir ou tout blanc : avec de la détermination et méthode, les choses ne pourront que s'améliorer, diluer tout ça... faire que les choses deviennent grises, s'éclaircissent encore et encore. C'est bien ça le but de la vie non ? S'améliorer, encore et encore.
Avait-elle trop parlé ? Ce n'était pas son genre de parler à tort et à travers ni de refaire le monde autour d'un verre.
Mais... est-ce une si mauvaise chose ?
Sur cette question mentale, indécise, la brune dévie son regard, attrapant à pleine main son verre et avale une nouvelle gorgée du liquide ambré.
Un éclat de rire la tire brusquement de ses pensées, elle détourne le regard vers un groupe d'hommes riant à gorge déployée. Au moins, il ne semblait pas qu'il y ai d'oreilles indiscrètes par ici.
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Aki exprimait une colère sourde qui, à l'origine dédiée au Destin qui lui avait arraché son père, se dirigeait vers les discriminations encore présente dans la société actuelle. La différence n'était, selon les propos de sa collègue, qu'un prétexte de discussion mais qu'en vérité les gens n'étaient pas vraiment libres de l'exprimer.
Frottant ses lèvres l'une contre l'autre, Judith pose le pour et le contre d'une telle déclaration : car elle était à la fois d'accord et à la fois non. La liberté de la parole s'était clairement améliorée depuis le début du siècle, même depuis leur enfance - en tout cas dans la société moldue. Mais il est vrai que la faille qui existait entre les deux communautés restaient ironiquement encore béante. Bien que les consciences et les moeurs s'amélioraient lentement mais sûrement envers les nés-moldus, sans cesse l'ancien "système" reprenait le dessus, asseyant encore et toujours l'omniprésence et la quasi royauté du sang-pur. De fait, oui, il est vrai que les nés-moldus avaient le droit à la scolarité à Poudlard par exemple, mais leur évolution par la suite n'était pas toujours rose. Pas toujours, mais avec de la persévérance et du travail, on peut y arriver. Et elle savait de quoi elle parlait : elle était née-moldu pardi et avait étudiée dans l'une des meilleurs écoles supérieures dans le Monde Sorcier puis avait travaillé en tant que dragonologiste depuis.
Mais l'anglaise savait au fond d'elle-même que son Destin n'avait été dupliqué systématiquement pour ses pairs. Et elle espérait que le changement arriverait. Un jour.
Brièvement, le visage de Constance apparait à la surface de son esprit : sa petite nièce née-moldue qui était tellement enthousiaste et motivée... quel destin allait-elle rencontrer ? Sa différence dont elle n'avait aucune honte, la privera-t-elle de liberté dans le futur ?
Faisant tourner finalement son verre entre ses doigts, la quarantenaire baisse son regard pensif. La deuxième partie de la phrase de son amie résonnait en elle : "cet endroit n’est qu’un moyen de faire croire au gens que leur singularité a de l’importance alors que tout le monde s’en moque au fond."
- Je ne suis pas d'accord, finit-elle par rétorquer en relevant ses prunelles brun foncé vers le regard d'Aki fixé sur son visage. Tout le monde ne s'en moque pas, Aki. Le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, tu le sais, répond calmement Judith. Ce genre d'endroit a pour but de rassembler et de ne pas prendre partie à cette bêtise prônée qu'est la ségrégation.
Le sujet politique n'était peut être pas la meilleure idée qui soit en cet instant ou sa collègue se situait dans une détresse personnelle bien amère. Mais Judith ne pouvait se taire. Car elle avait encore de l'espoir. Pas que pour elle, réalisait-elle mais pour les prochaines générations. Pour les jeunes comme Constance.
Le ton prit par Aki quelques secondes plus tôt indiquait bien dans quel état émotionnel elle se trouvait mais quelle genre d'amie serait Judith si elle la laissait sombrer dans ce genre d'idée fataliste et funeste ?
- Quant à ton avis sur le fait que nous sommes pas vraiment libres de nous exprimer, par rapport à notre différence, il est vrai qu'il y a encore des efforts et des changements à opérer. Mais ce n'est pas en se montrant fataliste et résigné que cela résoudra les choses. Comme je viens de le dire : tout n'est pas tout noir ou tout blanc : avec de la détermination et méthode, les choses ne pourront que s'améliorer, diluer tout ça... faire que les choses deviennent grises, s'éclaircissent encore et encore. C'est bien ça le but de la vie non ? S'améliorer, encore et encore.
Avait-elle trop parlé ? Ce n'était pas son genre de parler à tort et à travers ni de refaire le monde autour d'un verre.
Mais... est-ce une si mauvaise chose ?
Sur cette question mentale, indécise, la brune dévie son regard, attrapant à pleine main son verre et avale une nouvelle gorgée du liquide ambré.
Un éclat de rire la tire brusquement de ses pensées, elle détourne le regard vers un groupe d'hommes riant à gorge déployée. Au moins, il ne semblait pas qu'il y ai d'oreilles indiscrètes par ici.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
The Black Cat
Quand elle était dans cet état il pouvait être assez désagréable de converser avec Aki, elle pouvait se montrer tellement condescendante et nonchalante que cela lui avait causé quelques ennuis par le passé. Depuis toujours elle se montrait froide, réservée et ne montrait pas ses émotions, alors quand le tourment était trop grand, elle reportait sa colère sur ceux qui l’entouraient, souvent ceux dont elle était la plus proche. Et là elle n’en pouvait plus, elle avait tant gardé, elle se sentait submergée.
Jouant avec les rebords de son verre, la balafrée ne regardait pas Judith, elle aurait presque pu oublier sa présence un instant. Mais ce fut sans compter sur les mots de cette dernière. Je ne suis pas d’accord… ces mots sortirent la métisse de sa torpeur, elle n’avait pas l’habitude qu’on lui tienne tête, pourtant elle pouvait apprécier ça parfois. Entre sa grande taille, sa froideur, ses balafres et son statut de directrice de la Réserve, elle savait bien que beaucoup de gens faisaient en sorte de lui plaire, quitte à manquer d’authenticité.
Son regard maintenant posé sur Judith, l’eurasienne esquissa un léger sourire avant de retrouver son visage habituel. Elle écoutait attentivement la sorcière, et malgré tout, certaines de ses paroles résonnaient en Aki. Même si elle était très à fleur de peau et plutôt débordée par la tempête qui grondait en elle, la trentenaire ne perdait pas de vue son engagement politique, bien au contraire. Et si elle s’était montrée plutôt fataliste ce soir, elle pouvait aussi se montrer pleine d’espoir quant au sort du gouvernement sorcier.
« C’est vrai, tu as raison, je le sais. », dit Aki avant de laisser échapper un long soupir. « Parfois mon esprit se brouille et ma vision devient manichéenne. Mais au fond je sais, je sais que les choses évoluent petit à petit, et je suis portée par ça d’ailleurs. » , ajouta-t-elle calmement. En un instant la sorcière avait changé d’état, c’était comme si Judith l’avait ramenée à la réalité en lui tenant tête, en restant fidèle à elle-même.
Jouant avec les rebords de son verre, la balafrée ne regardait pas Judith, elle aurait presque pu oublier sa présence un instant. Mais ce fut sans compter sur les mots de cette dernière. Je ne suis pas d’accord… ces mots sortirent la métisse de sa torpeur, elle n’avait pas l’habitude qu’on lui tienne tête, pourtant elle pouvait apprécier ça parfois. Entre sa grande taille, sa froideur, ses balafres et son statut de directrice de la Réserve, elle savait bien que beaucoup de gens faisaient en sorte de lui plaire, quitte à manquer d’authenticité.
Son regard maintenant posé sur Judith, l’eurasienne esquissa un léger sourire avant de retrouver son visage habituel. Elle écoutait attentivement la sorcière, et malgré tout, certaines de ses paroles résonnaient en Aki. Même si elle était très à fleur de peau et plutôt débordée par la tempête qui grondait en elle, la trentenaire ne perdait pas de vue son engagement politique, bien au contraire. Et si elle s’était montrée plutôt fataliste ce soir, elle pouvait aussi se montrer pleine d’espoir quant au sort du gouvernement sorcier.
« C’est vrai, tu as raison, je le sais. », dit Aki avant de laisser échapper un long soupir. « Parfois mon esprit se brouille et ma vision devient manichéenne. Mais au fond je sais, je sais que les choses évoluent petit à petit, et je suis portée par ça d’ailleurs. » , ajouta-t-elle calmement. En un instant la sorcière avait changé d’état, c’était comme si Judith l’avait ramenée à la réalité en lui tenant tête, en restant fidèle à elle-même.
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The Black Cat
Le soupir d'Aki et ces quelques mots reprirent le contrôle de son attention. Coulant un regard vers sa compagne de comptoir, la brune observe alors attentivement le visage de la balafrée. Sa façon de tenir son verre, son regard, et ses mots inscrivent alors davantage l'intensité des mots alors prononcés.
Aki revenait à un discours plus nuancé, plus réaliste et se rendait compte qu'elle était peut être allée trop loin dans son propos. Et cela, Judith appréciait. Personne n'était parfait, pas même elle et admettre ses erreurs, se remettre en question - en public qui plus est - n'était pas chose facile. Or, c'était quelque chose qui comptait aux yeux de l'anglaise.
Ainsi, lorsque la directrice de la Réserve explique qu'elle se rend compte de son précédent comportement fataliste et déraisonné, un léger sourire affleura l'espace d'une seconde sur les lèvres de Judith qui se contente de rester silencieuse quelques secondes, le regard dardé sur son verre.
Deux choses étaient à retenir : la fréquence mentionnée par Aki - "parfois" - qui indiquait que ce n'était pas la première fois, le dénominateur commun de ces "moments" étant sûrement l'alcool et... la détresse qu'elle éprouvait dans cette tranche de vie douloureuse qu'elle traversait ; la deuxième chose étant ce bout de phrase "je suis portée par ça d’ailleurs.".
"Je suis portée par ça d’ailleurs." Que voulait-elle dire ? Essayait-elle de faire passer un message ? Si oui, lequel ? En cette heure de la journée, et avec l'alcool magique but qui se mêlait, s'infusait doucement à la fatigue, elle n'était pas sûre de comprendre parfaitement. Est-ce que sa collègue mentionnait un projet en lien avec Poudlard ? Comme des stages ? Ou bien y avait-il un sens plus profond. Mine de rien, la conversation avait tourné "politique" en quelques secondes alors la brune sentait que le sujet n'était peut être pas définitivement clos.
Portant machinalement une nouvelle fois son verre à ses lèvres, la dragonologiste but la dernière gorgée et le repose dans un bruit mat, les yeux sur le comptoir.
- Je suis contente de t'entendre dire cela, finit-elle par dire d'une voix neutre avant de finalement tourner un regard curieux vers sa voisine. Mais qu'entends-tu par "je suis portée par ça" ?
Oui, Judith n'avait pas été répartie à Serdaigle des années auparavant pour rien - et sûrement que cette répartition avait joué un rôle déterminant dans l'affinage de sa personnalité : elle avait besoin d'aller au bout des choses, de comprendre. Et ce soir n'allait pas faire exception.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥
Aki revenait à un discours plus nuancé, plus réaliste et se rendait compte qu'elle était peut être allée trop loin dans son propos. Et cela, Judith appréciait. Personne n'était parfait, pas même elle et admettre ses erreurs, se remettre en question - en public qui plus est - n'était pas chose facile. Or, c'était quelque chose qui comptait aux yeux de l'anglaise.
Ainsi, lorsque la directrice de la Réserve explique qu'elle se rend compte de son précédent comportement fataliste et déraisonné, un léger sourire affleura l'espace d'une seconde sur les lèvres de Judith qui se contente de rester silencieuse quelques secondes, le regard dardé sur son verre.
Deux choses étaient à retenir : la fréquence mentionnée par Aki - "parfois" - qui indiquait que ce n'était pas la première fois, le dénominateur commun de ces "moments" étant sûrement l'alcool et... la détresse qu'elle éprouvait dans cette tranche de vie douloureuse qu'elle traversait ; la deuxième chose étant ce bout de phrase "je suis portée par ça d’ailleurs.".
"Je suis portée par ça d’ailleurs." Que voulait-elle dire ? Essayait-elle de faire passer un message ? Si oui, lequel ? En cette heure de la journée, et avec l'alcool magique but qui se mêlait, s'infusait doucement à la fatigue, elle n'était pas sûre de comprendre parfaitement. Est-ce que sa collègue mentionnait un projet en lien avec Poudlard ? Comme des stages ? Ou bien y avait-il un sens plus profond. Mine de rien, la conversation avait tourné "politique" en quelques secondes alors la brune sentait que le sujet n'était peut être pas définitivement clos.
Portant machinalement une nouvelle fois son verre à ses lèvres, la dragonologiste but la dernière gorgée et le repose dans un bruit mat, les yeux sur le comptoir.
- Je suis contente de t'entendre dire cela, finit-elle par dire d'une voix neutre avant de finalement tourner un regard curieux vers sa voisine. Mais qu'entends-tu par "je suis portée par ça" ?
Oui, Judith n'avait pas été répartie à Serdaigle des années auparavant pour rien - et sûrement que cette répartition avait joué un rôle déterminant dans l'affinage de sa personnalité : elle avait besoin d'aller au bout des choses, de comprendre. Et ce soir n'allait pas faire exception.
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The Black Cat
Il était évident que les mots de la sorcière allaient attiser la curiosité de Judith, l’inverse aurait été étonnant. Alors quand cette dernière la questionna à propos de ce qu’elle venait de dire, Aki sentit un soupçon de nervosité l’envahir. Elle n’avait pas l’intention d’aborder le sujet de la politique si ouvertement, et pourtant, il semblait que les événements de la soirée et le poids de l’alcool avaient délié sa langue. En fait la métisse aimait discuter à ce sujet, mais elle faisait très attention aux gens avec qui elle l’abordait.
La balafrée se redressa légèrement sur son siège, sentant que cette conversation prenait un tournant plus sérieux. Ses yeux balayèrent discrètement la salle, observant chaque table, chaque visage, elle prit conscience de la proximité des autres clients et son instinct de prudence se réveilla immédiatement. Elle posa ses mains sur le comptoir, les doigts jouant distraitement avec le bord du verre vide, cherchant à organiser ses idées.
Il pouvait être dangereux de laisser échapper des mots trop lourds dans un endroit public, où les oreilles indiscrètes étaient partout. Le bar était animée, mais Aki savait que même les plus innocentes des conversations pouvaient être captées, déformées, et rapportées. L’eurasienne prit un instant avant de prendre la parole, cherchant à évaluer à quel point elle pouvait se permettre de faire confiance à sa collègue. Elle savait que Judith n'était pas du genre à trahir une confidence, mais la prudence restait sa plus fidèle compagne.
« Disons je parle de mon envie de changement. », dit doucement Aki, veillant à ne pas se faire entendre. Elle marqua une courte pause, vérifiant que personne ne leur prêtait attention. Rien d’inquiétant, pour l’instant. « Cette politique discriminante du Conseil... Je ne peux plus la supporter. », ajouta-t-elle à voix basse, ses doigts serrant le rebord du comptoir.
305 mots
La balafrée se redressa légèrement sur son siège, sentant que cette conversation prenait un tournant plus sérieux. Ses yeux balayèrent discrètement la salle, observant chaque table, chaque visage, elle prit conscience de la proximité des autres clients et son instinct de prudence se réveilla immédiatement. Elle posa ses mains sur le comptoir, les doigts jouant distraitement avec le bord du verre vide, cherchant à organiser ses idées.
Il pouvait être dangereux de laisser échapper des mots trop lourds dans un endroit public, où les oreilles indiscrètes étaient partout. Le bar était animée, mais Aki savait que même les plus innocentes des conversations pouvaient être captées, déformées, et rapportées. L’eurasienne prit un instant avant de prendre la parole, cherchant à évaluer à quel point elle pouvait se permettre de faire confiance à sa collègue. Elle savait que Judith n'était pas du genre à trahir une confidence, mais la prudence restait sa plus fidèle compagne.
« Disons je parle de mon envie de changement. », dit doucement Aki, veillant à ne pas se faire entendre. Elle marqua une courte pause, vérifiant que personne ne leur prêtait attention. Rien d’inquiétant, pour l’instant. « Cette politique discriminante du Conseil... Je ne peux plus la supporter. », ajouta-t-elle à voix basse, ses doigts serrant le rebord du comptoir.
305 mots
The Black Cat
Accrochée aux lèvres de sa compagne de comptoir, Judith restait calme et droite sur son tabouret. De l'extérieur, les gens autour pourraient croire qu'elle écoutait d'une oreille l'eurasienne, or, la réalité était toute autre.
Sa question, somme toute assez banale, même si elle sentait en son fort intérieur que la réponse serait sûrement intéressante avait apparemment provoqué quelque chose chez Aki.
Encore une fois, de l'extérieur, la noiraude s'était "juste" redressée sur son siège, mais la conscience de l'anglaise lui soufflait que Aki était sur le point de lui donner une information importante. Son attitude, son silence, ses mains qui se posent sur le comptoir... son regard furtif alentours... Puis, finalement, ces quelques mots :
- Disons je parle de mon envie de changement.
Froncement de sourcils chez Judith, son regard curieux plonge dans celui d'Aki. Mais celle-ci détourne le regard, vérifiant qu'aucune oreille à rallonge ne traînait dans le coin, le temps pour Judith d'observer attentivement son visage. Elle pourrait l'interroger mais elle sentait que des précisions étaient sur le point de naître sur les lèvres de l'asiatique.
- Cette politique discriminante du Conseil... Je ne peux plus la supporter, lui souffle finalement Aki à voix basse.
Aki n'était pas une née-moldue comme elle, elle était une sang-mêlée et à son sens, Judith n'avait pas vraiment eu l'impression que les sang-mêlés étaient mal jugés par le régime en place. Mais à vrai dire, la dragonologiste était restée "au maximum" à distance de tous sujets politiques depuis son retour sur le sol britannique de sorte qu'elle n'avait peut être pas tous les éléments.
Alors oui, bien évidemment, en revenant l'été dernier, elle s'était informée comme toute sorcière avec un minimum de bon sens, et avait appris la destruction du Ministère de la Magie et le tout nouveau régime en place. Tellement de choses s'étaient produites depuis son départ en Europe de l'Est en 2030. Beaucoup d'informations. Et pour quelqu'un qui débarquait "comme une fleur", ça faisait beaucoup à intégrer, surtout avec la découverte de ce qu'étaient devenus ses proches. De fait, durant l'été, elle avait lu la presse britannique sorcière, comprenant rapidement que la situation n'était pas vraiment en faveur des moldus et né-moldus mais étant soi-même intégrée à la communauté sorcière depuis nombre d'année, elle ne s'était pas vraiment sentie menacée. Et puis, le fait que la politique ne soit pas vraiment son choix de conversation préféré, elle avait mis tout ce pan de côté depuis qu'elle était entrée en poste à la Réserve des Hébrides.
Ce qui la surprenait tout de même était le fort penchant pour ce sujet du côté d'Aki. Comme quoi, on pouvait en apprendre tous les jours sur les gens que l'on côtoie au quotidien.
Se rendant compte qu'elle était silencieuse depuis quelques secondes, la quarantenaire fini par reporter son regard alentours. Il ne fallait pas être Dumbledore pour comprendre pourquoi sa compagne de soirée avait parue si prudente avant de lui confier ce qu'elle avait sur le coeur. Ca se trouve, dans cette assemblée joyeuse et presque sous ébriété pour certains, se trouvaient des sorciers pro-Conseil. Aki pensait-elle qu'elle pouvait avoir des problèmes à soutenir une cause qui était à l'opposée de celle du régime en place ? Était-ce dorénavant ainsi ? On ne pouvait plus avoir sa propre opinion ? Que se passerait-il pour Aki si des gens pro-Conseil entendaient ses paroles ? Elle était sang-mêlée, son statut ne la protégeait-il pas ?
Au cas où qu'elles soient entourées de personnes pas forcément dans le même esprit qu'elles, Judith décide de rester pondérée :
- La vie est faite de hauts et de bas. Mais il ne faut pas perdre espoir, commence-t-elle à voix basse. Et croire qu'un jour, le pays sera écouté. A mon sens, le régime politique parfait n'existe pas, il en faut pour tous les goûts, comme on dit.
Une précédente réplique de sa collègue et superviseure lui revint alors : "je suis portée par ça d’ailleurs". Ce qui laissait penser qu'Aki était peut être impliquée dans un projet. D'où sa spontanée pensée à une sorte de stages en partenariat avec Poudlard, d'ailleurs.
Subtilement, en passant une main dans son carré brun long et épais, la dragonologiste écoute et observe durant une seconde autour d'elles. Les rires et conversations ne s'étaient pas interrompues, pas de regard dans leur direction, le barman était en train de resservir des clients à l'autre bout du comptoir... Sa curiosité se disputait avec sa prudence sous son crâne et finalement :
- Dis-moi Aki, quand tu disais que tu es "portée" par ça, ton envie de changement etc... était-ce qu'une notion d'idées ?
un post pas si aisé, j'espère qu'il te plait @Aki Davis
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Sa question, somme toute assez banale, même si elle sentait en son fort intérieur que la réponse serait sûrement intéressante avait apparemment provoqué quelque chose chez Aki.
Encore une fois, de l'extérieur, la noiraude s'était "juste" redressée sur son siège, mais la conscience de l'anglaise lui soufflait que Aki était sur le point de lui donner une information importante. Son attitude, son silence, ses mains qui se posent sur le comptoir... son regard furtif alentours... Puis, finalement, ces quelques mots :
- Disons je parle de mon envie de changement.
Froncement de sourcils chez Judith, son regard curieux plonge dans celui d'Aki. Mais celle-ci détourne le regard, vérifiant qu'aucune oreille à rallonge ne traînait dans le coin, le temps pour Judith d'observer attentivement son visage. Elle pourrait l'interroger mais elle sentait que des précisions étaient sur le point de naître sur les lèvres de l'asiatique.
- Cette politique discriminante du Conseil... Je ne peux plus la supporter, lui souffle finalement Aki à voix basse.
Aki n'était pas une née-moldue comme elle, elle était une sang-mêlée et à son sens, Judith n'avait pas vraiment eu l'impression que les sang-mêlés étaient mal jugés par le régime en place. Mais à vrai dire, la dragonologiste était restée "au maximum" à distance de tous sujets politiques depuis son retour sur le sol britannique de sorte qu'elle n'avait peut être pas tous les éléments.
Alors oui, bien évidemment, en revenant l'été dernier, elle s'était informée comme toute sorcière avec un minimum de bon sens, et avait appris la destruction du Ministère de la Magie et le tout nouveau régime en place. Tellement de choses s'étaient produites depuis son départ en Europe de l'Est en 2030. Beaucoup d'informations. Et pour quelqu'un qui débarquait "comme une fleur", ça faisait beaucoup à intégrer, surtout avec la découverte de ce qu'étaient devenus ses proches. De fait, durant l'été, elle avait lu la presse britannique sorcière, comprenant rapidement que la situation n'était pas vraiment en faveur des moldus et né-moldus mais étant soi-même intégrée à la communauté sorcière depuis nombre d'année, elle ne s'était pas vraiment sentie menacée. Et puis, le fait que la politique ne soit pas vraiment son choix de conversation préféré, elle avait mis tout ce pan de côté depuis qu'elle était entrée en poste à la Réserve des Hébrides.
Ce qui la surprenait tout de même était le fort penchant pour ce sujet du côté d'Aki. Comme quoi, on pouvait en apprendre tous les jours sur les gens que l'on côtoie au quotidien.
Se rendant compte qu'elle était silencieuse depuis quelques secondes, la quarantenaire fini par reporter son regard alentours. Il ne fallait pas être Dumbledore pour comprendre pourquoi sa compagne de soirée avait parue si prudente avant de lui confier ce qu'elle avait sur le coeur. Ca se trouve, dans cette assemblée joyeuse et presque sous ébriété pour certains, se trouvaient des sorciers pro-Conseil. Aki pensait-elle qu'elle pouvait avoir des problèmes à soutenir une cause qui était à l'opposée de celle du régime en place ? Était-ce dorénavant ainsi ? On ne pouvait plus avoir sa propre opinion ? Que se passerait-il pour Aki si des gens pro-Conseil entendaient ses paroles ? Elle était sang-mêlée, son statut ne la protégeait-il pas ?
Au cas où qu'elles soient entourées de personnes pas forcément dans le même esprit qu'elles, Judith décide de rester pondérée :
- La vie est faite de hauts et de bas. Mais il ne faut pas perdre espoir, commence-t-elle à voix basse. Et croire qu'un jour, le pays sera écouté. A mon sens, le régime politique parfait n'existe pas, il en faut pour tous les goûts, comme on dit.
Une précédente réplique de sa collègue et superviseure lui revint alors : "je suis portée par ça d’ailleurs". Ce qui laissait penser qu'Aki était peut être impliquée dans un projet. D'où sa spontanée pensée à une sorte de stages en partenariat avec Poudlard, d'ailleurs.
Subtilement, en passant une main dans son carré brun long et épais, la dragonologiste écoute et observe durant une seconde autour d'elles. Les rires et conversations ne s'étaient pas interrompues, pas de regard dans leur direction, le barman était en train de resservir des clients à l'autre bout du comptoir... Sa curiosité se disputait avec sa prudence sous son crâne et finalement :
- Dis-moi Aki, quand tu disais que tu es "portée" par ça, ton envie de changement etc... était-ce qu'une notion d'idées ?
un post pas si aisé, j'espère qu'il te plait @Aki Davis
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
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The Black Cat
Aki ignorait si ses paroles avaient pu mettre mal à l’aise Judith, son silence laissait place à de l’interprétation chez la noiraude qui craignait d’avoir trop parlé. La communauté sorcière était clairement divisée quant au régime en place actuellement, et si la métisse aimerait que la plupart des gens partagent ses idées, elle était bien consciente que ça n’était pas forcément le cas.
Les convictions de la balafrée étaient fortes et motivées par un profond désir de changement et d’équité. L’injustice, quelle qu’elle soit, provoquait en elle un incendie incontrôlable. Nul besoin de souffrir directement de cette injustice, Aki était une personne profondément humaine malgré sa froideur apparente, et elle ne changerait ça pour rien au monde.
Lorsque Judith prit enfin la parole, la directrice des Hébrides fut une nouvelle fois plutôt frustrée par son discours. Au fond elle le comprenait, mais elle avait du mal à entendre de telle paroles, elle les trouvait relativement lisses. Selon elle, il était facile de parler d’espoir, mais l’espoir n’avait pas vraiment de sens s’il n’était pas accompagné d’actions : les choses n’allaient pas changer d’elles-mêmes, le temps aide mais ne fait pas tout. Le regard d’Aki était sombre, il était clair que beaucoup d’idées se bousculaient dans sa tête alors elle réfléchit un instant avant de prendre la parole. « L’espoir est essentiel, mais il peut vite se montrer illusoire s’il n’est pas accompagné d’actions je pense, il faut se mouvoir pour que les choses avancent… dans un sens comme dans un autre. », dit-elle en regardant fixement son interlocutrice.
Si l’eurasienne aurait pu s’arrêter là, c’était sans compter sur la nouvelle question de Judith, mais Aki devait se montrer prudente. Elle balaya une énième fois la pièce du regard, puis s’approcha un peu de la sorcière avant de prendre la parole à voix basse, « Je pense qu’il est plus sage de finir cette conversation plus tard, il y a des oreilles qui traînent partout. ».
Aki se redressa sur sa chaise, et termina son verre d’une traite. Elle avait volontairement évité de donner plus de détails à la dragonologiste, du moins pour le moment. Avant de lui en dire plus, elle devait s’assurer que Judith partageait bien ses opinions, et pour le moment son discours nuancé ne lui confirmait rien. Elle se leva brusquement, enfila son manteau et l’ajusta immédiatement. « Il se fait tard, je vais rentrer. On se voit à la Réserve Judith. »
Les convictions de la balafrée étaient fortes et motivées par un profond désir de changement et d’équité. L’injustice, quelle qu’elle soit, provoquait en elle un incendie incontrôlable. Nul besoin de souffrir directement de cette injustice, Aki était une personne profondément humaine malgré sa froideur apparente, et elle ne changerait ça pour rien au monde.
Lorsque Judith prit enfin la parole, la directrice des Hébrides fut une nouvelle fois plutôt frustrée par son discours. Au fond elle le comprenait, mais elle avait du mal à entendre de telle paroles, elle les trouvait relativement lisses. Selon elle, il était facile de parler d’espoir, mais l’espoir n’avait pas vraiment de sens s’il n’était pas accompagné d’actions : les choses n’allaient pas changer d’elles-mêmes, le temps aide mais ne fait pas tout. Le regard d’Aki était sombre, il était clair que beaucoup d’idées se bousculaient dans sa tête alors elle réfléchit un instant avant de prendre la parole. « L’espoir est essentiel, mais il peut vite se montrer illusoire s’il n’est pas accompagné d’actions je pense, il faut se mouvoir pour que les choses avancent… dans un sens comme dans un autre. », dit-elle en regardant fixement son interlocutrice.
Si l’eurasienne aurait pu s’arrêter là, c’était sans compter sur la nouvelle question de Judith, mais Aki devait se montrer prudente. Elle balaya une énième fois la pièce du regard, puis s’approcha un peu de la sorcière avant de prendre la parole à voix basse, « Je pense qu’il est plus sage de finir cette conversation plus tard, il y a des oreilles qui traînent partout. ».
Aki se redressa sur sa chaise, et termina son verre d’une traite. Elle avait volontairement évité de donner plus de détails à la dragonologiste, du moins pour le moment. Avant de lui en dire plus, elle devait s’assurer que Judith partageait bien ses opinions, et pour le moment son discours nuancé ne lui confirmait rien. Elle se leva brusquement, enfila son manteau et l’ajusta immédiatement. « Il se fait tard, je vais rentrer. On se voit à la Réserve Judith. »
C’est une fin de RP pour moi, un peu abrupte mais c’est bien le genre de Aki, hâte de la continuer ailleurs