14 juin 2024, 17:36
France - Haute-Savoie No time to die
That I'd fallen for a lie
You were never on my side
Fool me once, fool me twice
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Are you death or paradise?
Now you'll never see me cry
There's just no time to die
Reducio
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Lloryhann Anderson, 21 ans

Août 2020,
Aux alentours de 22h,
Avec @Alice Sangblanc

Qu'est-ce que je fous là déjà ? Affalée sur une table, la tête entre les coudes, je rouvre les yeux en papillonnant des paupières. J'ai la bouche pâteuse. J'ai soif.
Je relève brutalement la tête et cligne des yeux face à la lumière. Wah ça pique ! Ma main droite trouve instinctivement mon paquet de cigarettes et en glisse une entre mes lèvres avant de l'allumer. Le temps que ma vue s'habitue à la lumière tamisée de la pièce, je réalise que je suis dans un bar moldu. Ah oui c'est vrai. Ça me dit vaguement quelque chose.
Un verre vide traîne à côté de moi. D'un mouvement de poignet, j'interpelle une serveuse pas mal foutue du tout et lui demande un whisky. Elle n'a pas l'air d'apprécier mon compliment sur ses formes, sûrement une hétéro. Pfff dommage...
Bref je récupère le verre qu'elle m'amène et bois quelques gorgées. Ah ça brûle, ça fait du bien. Le whisky pur-feu c'est mieux mais bon, j'ai pris le premier bar qui se présentait à moi, et c'était pas un bar sorcier.
Entre deux gorgées et deux bouffées de fumée, j'essaie de me rappeler ce qui s'est passé avant que je ferme les yeux. Je sais même pas depuis combien de temps je suis là. Je sais même pas quelle heure il est.
En jetant un regard sur les différentes personnes présentes dans la pièce, je remarque une femme qui me fusille du regard. Ah, j'ai dû la draguer tout à l'heure et elle l'a pas bien pris.
La vue de ce regard énervé me prodigue une bouffée soudaine de colère que je ne saurais expliqué précisément. Je vais encore être toute seule dans mon minuscule appart ce soir. Seule avec la nuit qui m'étouffera. Seule dans l'angoisse et le noir.
Merde, je veux pas mourir seule !

"quand je suis en colère, je ne hurle pas je brûle" - Rupi Kaur
4A RP, 15 ans inRP / #047c38 / Présidente de l'OURAGAN / Fiche PR / PNJs / La Péliade

24 juin 2024, 10:01
France - Haute-Savoie No time to die
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DORIAN SANGBLANC
20 ANS



Vagabonder dans les rues d’une ville moldue dont il ne savait rien, pas même le nom, n’était pas dans les habitudes de Dorian.
Depuis l’obtention de son Diplôme National de Magie, ses journées étaient rythmées par les réceptions qu’organisaient Père et Mère, les bals, les galas, les visites au quatre coins de l’Europe… En somme, son quotidien était d’or et de champagne.

Ses amis diplômés, eux, ne connaissaient rien de tout cela. Tous originaire de famille de basse extraction, ou encore d’origine Sans-Pouvoir, vivaient comme n’importe quel homme de vingt ans. Ils sortaient, dansaient, batifolaient… Ils menaient une existence légère que Père aurait appelé futile. Une existence qui plaisait à Dorian… enfin, pour quelques jours dans l’année seulement.

Théodore, l'un de ses amis Sans-Pouvoir, avait proposé au petit groupe de jeunes diplômés d'aller boire une bonne bière dans un bar de Sans-Pouvoir, avant de se rendre dans ce que lui et les siens appelaient... une boîte de nuit.
Et les voilà en face de ce fameux bar. Théodore poussa la porte et y pénétra, suivi de près par leurs amis, tous on ne peut plus enjoués à l'idée de s'enivrer. Ah, ces Sans-Pouvoir et leur goût pour la fête… Dorian étira un sourire. Du bout des doigts, il retira son chapeau, le plaqua contre lui et entra dans la bâtisse.

Dorian observa son environnement, ses sourcils légèrement froncés alors que des odeurs désagréables parvenaient à ses narines. Il coula un regard sur le dos d’une jeune femme. Des volutes de fumée s’élevaient de sa position. Curieux.
Dorian suivit ses amis au comptoir. Il s’y accouda, écoutant avec un sourire les idées de ses amis pour la suite de la soirée.

« — Et qu’est-ce que c’est au juste, une boîte ? demanda t-il avec curiosité.
C’est… comment je peux t’expliquer ça… Imagine des nanas alcoolisées qui dansent sur de la musique non stop, dans une salle à peine éclairé par des lumières qui clignotent.
Grands dieux. C’est dans ce genre d’endroit que tu souhaites nous emmener ?
Ouais ! Avec un peu de chance… »

Dorian n’écouta pas la suite de la phrase, craignant de regretter ce qu’il pourrait entendre.
Des jeunes femmes alcoolisées dans une salle lugubre… était-ce bien convenable ?
Dernière modification par Alice Sangblanc le 8 juil. 2024, 15:24, modifié 1 fois.

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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

24 juin 2024, 17:42
France - Haute-Savoie No time to die
Je détourne la tête du regard courroucé de cette jeune femme, et mon cerveau hurle de douleur encore une fois. J'attrape ma tête entre les mains comme pour faire taire toutes mes pensées sombres et trop lourdes pour s'envoler. Peut-être que si je les compresse elles vont disparaître !

Mes mains pressent mes oreilles, me rendant sourde des sons extérieurs, et le son de ma respiration rauque et hachée est amplifié. La musique brutale de mon corps rugit dans ma tête, entre mon souffle haletant, mon cœur battant, et mon esprit criant. Rien ne s'arrête tout s'accélère. Ca rugit ça crie.
Je lâche brutalement mes oreilles. Rien n'y fait. Je tire sur ma cigarette presque consumée, je bois quelques gorgées, tout en secouant la tête comme si mes pensées pouvaient sortir par mes oreilles.

Je repère entre deux gorgées des gens qui rentrent dans le bar. J'y regarde de plus près : peut-être qu'il y'a une jolie fille que je peux accoster. Mais non. Quatre jeunes hommes de mon âge environ. L'un d'eux se démarque particulièrement dans cet univers si sombre et si banal. Les cheveux blancs comme aucun moldu ne peut les avoir aussi jeune. A moins qu'il s'agisse d'une teinture ? Non, ça me paraît très naturel, ses sourcils sont de même. Il a une classe qui dénote dans ce bar paumé, il est élégant et distingué, vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon noir. Son visage est merveilleux - non pas qu'il me fasse de l'effet, c'est un homme -, et sa beauté claire illumine le bar. Ses cheveux blancs comme la neige sont peignés en arrière dans une classe digne d'un sorcier de haute classe. D'ailleurs, je suis presque sûre que c'est un sorcier maintenant. Il jette un regard si curieux et décontenancé partout dans ce pauvre bar miteux qu'il ne peut s'agir d'un simple moldu.

Je tire une nouvelle fois sur ma cigarette presque morte, lorsque mon regard glisse sur ses compagnons. L'un deux, qui parle en s'accoudant au comptoir, réveille en moi une haine infinie. Albert. C'est ce con d'Albert ! C'est le même homme que sur les vieilles photos de Maman. Dans un pauvre bar avec ses amis, j'suis sûre qu'il va aller fricoter avec des nanas en oubliant Maman. En m'oubliant moi. Espèce de pervers, lâche ! Tu m'as abandonnée alors que j'étais pas encore née, t'as abandonné Maman, t'as abandonné tout le monde !

Je me lève brutalement et chancelle sur mes talons aiguilles, pleine de rage. Alors que je me précipite vers lui en manquant de tomber à plusieurs reprises, et en perdant un escarpin en court de route, je m'écrie :

"Espèce de lâche !"

Je l'agrippe par le col, folle de haine, les pleurs de Maman cachée dans sa chambre que j'entendais si souvent crient dans mon esprit.

"Tu m'a abandonnée ! T'es qu'un pervers ! A cause de toi j'ai peur du noir, j'ai peur de la nuit, la solitude m'étouffe ! Je suis seule !"

Les pleurs commencent à se précipiter sur mes joues, et je le gifle brutalement, tout en serrant toujours son col fermement, comme une bouée de sauvetage.
Dernière modification par Merinda Swart le 8 juil. 2024, 15:16, modifié 1 fois.

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25 juin 2024, 15:49
France - Haute-Savoie No time to die
Dorian écoutait sans grand intérêt les prédictions de Théodore sur le nombre de jeunes femmes nettement supérieures à celui des hommes dans cette fameuse boîte. Appuyé sur son coude, il buvait tranquillement sa bière, souriant à peine aux commentaires de ses autres amis. Ils espéraient réussir à séduire des “minettes" - appellation ô combien dégradante qu’utilisait le groupe pour nommer les femmes Sans-Pouvoir dans leur monde - et se lançaient quelques défis. Lorsque les regards se tournèrent vers lui, Dorian lâcha un rire léger, sa main se levant en signe de refus.

« Navré, messieurs… mais vous jouerez à ce petit jeu sans moi. »

Théodore haussa les épaules en poussant un râle désapprobateur.
Dorian n’écouta pas les mots qui suivirent, la jeune femme qui s’approchait accaparait toute son attention. Elle avançait d’un pas chancelant, son visage marqué par une rage qu’il n’aurait jamais pensé voir sur un minois qui lui semblait si délicat. La longue chevelure noire qui l’encadrait lui donnait des allures de furie, sa démarche des airs de sorcière des marécages droguée aux algues psychotropes.
Et avant que Dorian ne puisse effectuer le moindre geste, la femme était déjà là, ses doigts comme des serres plantées dans le col de Théodore. Ses autres amis s’écartèrent aussitôt d’un bon pas, leur bière bien accrochée. Théodore levait les mains en signe de capitulation.

Sur le ton de la plaisanterie, et avec un brin de séduction mal placée qui fit se raidir l'héritier Sangblanc, Théodore répondit à la jeune femme de se calmer. Mais avant qu'il ne puisse poursuivre, la main de la jeune femme s’abattit violemment sur la joue de Théodore qui se retrouva figé par le choc, muet. Dorian, jusqu’à présent immobile, écarquillait les yeux. Les mots de la jeune femme résonnaient en lui. Théodore…
Dorian se releva immédiatement lorsqu’il aperçu ce dernier jeter un regard mauvais à la femme encore accrochée à lui. D’une main ferme mais sans violence, Dorian attrapa le poignet de la femme et l’arracha à sa prise. Il la fit reculer, son bras tendu derrière elle pour prémunir une hypothétique chute.

Et les paroles de Théodore furent cinglante. Il qualifia la jeune femme de "pauvre fille" dans un crachat méprisant et agressif. Il fit un pas pour la confronter.

Leurs autres amis restaient bien en place, riant de la situation. Par Circée…
Dorian se plaça devant Théodore, forçant la jeune femme à rester dans son dos, peut-être avec moins de douceur qu’il ne l’aurait aimé, mais il craignait que la situation ne s’envenime.

« Vas y bouge Dorian » lança Théodore en tentant de le contourner. Mais le sorcier ne bougeait pas, son regard planté sur son ami. « Pas avant que tu ne daignes te calmer », répondit-il avec un calme olympien.
Dernière modification par Alice Sangblanc le 8 juil. 2024, 15:46, modifié 1 fois.

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25 juin 2024, 17:44
France - Haute-Savoie No time to die
Je rêve ou il essaie de me séduire ? Mes yeux s'écarquillent. Je... mon père veut me séduire et m'balancer dans son lit ou quoi ? Avec ses amis tant qu'il y es ? Mon visage devient plus fou encore, tandis que je lève de nouveau ma main pour le gifler encore une fois.

Mais mon geste est interrompu. Le sorcier - j'en suis sûre maintenant, j'sais pas pourquoi - aux cheveux blancs m'attrape par le poignet, me décrochant du col d'Albert et m'empêchant de lui donner une seconde gifle pourtant si méritée.

"Lâche-moi !" m'exclamé-je, tandis que les pleurs ruissellent sur mes joues.

Sa poigne est ferme, il me fait reculer derrière lui comme pour me protéger. Me protéger d'mon putain d'père ! J'suis presque sûre que ses amis savent pas qu'il est marié, qu'il trompe Maman tous les soirs et qu'il m'a abandonnée ! Je fais un geste pour récupérer ma baguette dans la poche intérieure de ma chemise, sans même réaliser qu'elle est grandement déboutonnée et qu'une des manches a glissé de mon épaule.

Ma main tremble à la recherche de mon catalyseur, et alors que je le touche du bout des doigts, prête à le brandir face à Albert, il fait un pas vers moi, violent

- Me touche pas ! m'écrié-je en perdant ma prise sur mon catalyseur et en brandissant mes bras en croix devant ma poitrine. Je t'interdis d'me toucher, espèce de pervers !"

Je ne sens plus les larmes former des ruisseaux sur mes joues, je sens juste la peur qui me hante et me fait trembler face à ce père qui m'a abandonnée. Chaque insulte qu'il me balance à la gueule me traverse, trouant toujours plus mon cœur déjà si abimé. Pauvre fille ? A cause de qui !?!

Et ses amis qui rient... Tous des fous, ils attendent juste qu'il me déshabille et me jette dans leurs bras ! Celui aux cheveux blancs est le seul à ne pas rire, et il se place devant moi, tenant toujours fermement mon poignet.

"Lâche-moi..." je gémis encore une fois.

Je suis forte, je peux affronter ce lâche ! Je peux lui en donner des gifles et des coups de pieds ! Comme il sent rien dans son cœur il sentira quelque chose dans son corps !

Mon regard ne se détache pas de celui d'Albert, et malgré ma peur mon regard est plein de haine.

"Vas y bouge Dorian."

Il veut vraiment me toucher ! Je savais que mon père était un connard, mais pas un violeur ! Mes larmes redoublent.

"T'as déjà fais assez de mal pour vouloir me violer maintenant !"
Dernière modification par Merinda Swart le 8 juil. 2024, 15:56, modifié 1 fois.

"quand je suis en colère, je ne hurle pas je brûle" - Rupi Kaur
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25 juin 2024, 21:26
France - Haute-Savoie No time to die
La soirée à peine entamée prenait une tournure que Dorian n’aurait jamais pu envisager. Etait-ce une de ses raisons qui convainquaient Père de la nécessité de ne pas se lier d’amitié avec les sorciers de famille de Sans-Pouvoir ?
Ses doigts fermement ancrés autour du poignet d’une inconnue, seule rempart entre elle et un ami dont il ignorait les volontés, Dorian ne s’était jamais aussi peu senti à sa place qu’aujourd’hui.
Et pourtant, il ne bougerait pas.
Elle avait beau lui sommer de le lâcher, Dorian refusait.
Théodore avait beau vouloir qu’il s’écarte, Dorian refusait.

D’un bref regard en biais vers la jeune femme, le Sang-Pur cru voir un instant… un poignard, là, cacher contre sa poitrine outrageusement débraillée par l’alcool ? Non, ce n’était pas ça.
Était-ce…
Peu importe, il y avait plus important pour l’heure : la jeune femme était hystérique, en proie à une crise de larme enragée, ou peut-être apeurée. Dorian sentit son coeur se serrer. Il jeta un regard mauvais vers Théodore en écoutant la verbe expressive de la jeune femme.
Théodore écarquilla les yeux, passant son regard de la femme à Dorian, puis à ses amis, soudain bien moins amusés.

Il essaya de se justifier, clamant son innocence et affirmant la folie de la jolie inconnue. Théodore semblait sincère… mais la jeune femme également. Sincère, et alcoolisée.
Dorian décida qu’il était temps de mettre un terme à cette honteuse démonstration de… de quoi, au juste ?
D’un coup de poignet, il fit osciller la femme vers lui. Son bras enserra aussitôt ses hanches puis, il la souleva pour la tenir contre lui avec fermeté. Il recula d’un pas, puis d’un autre, essayant maladroitement de cacher les formes dévoilées de la jeune femme sans jamais n’y poser un doigt. Toute cette situation était déjà bien assez humiliante pour elle, autant lui éviter des commentaires sur son physique... attrayant.

Théodore s'approcha de Dorian, martelant qu'il ne connaissait pas cette inconnue, priant son ami de croire en son innocence.
Dorian ne répondit pas, et marchait d’un bon pas vers la sortie, gardant la jeune femme contre lui. Qu’elle frappe, qu’elle morde, qu’elle hurle, qu’elle le fasse si cela pouvait l’aider à se calmer.
Il se tourna pour ouvrir la porte avec son dos. Théodore s’était déjà détourné d’eux pour leur faire part de sa vérité. Bien, au moins ne les suivait-il pas.

Dorian franchit le seuil de la porte et sorti dans la rue. L’air frais lui procura un sentiment d’apaisement immédiat. Et, enfin, il pu lâcher la jeune femme. Tout en douceur, mais un bras toujours tendu, craignant que son état ne lui permette plus de tenir sans chanceler.

« Tout va bien », dit-il d’une voix calme, ses mains devant lui. « C’est terminé. Quoi que ce soit… c’est terminé… d’accord ? »
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26 juin 2024, 13:48
France - Haute-Savoie No time to die
Le martèlement de parole d'Albert affirmant qu'il ne me connaît pas m'enrage.

- Arrête ! m'exclamé-je.

Il me connait pas ? La faute à qui ! Sa nouvelle insulte me brise autant que les autres.

C'est alors que Dorian me fait oscillée vers lui et m'attrape par les hanches, me soulevant contre lui.

"Mais qu'est-ce que tu fais ?" m'écrié-je en tentant vainement de me libérer, gesticulant dans tous les sens, le frappant à plusieurs reprises au niveau des épaules et du dos.

Mais qu'est-ce qu'il s'imagine ? Il croit que m'avoir défendue d'Albert lui donne droit sur mon corps ? Je sais pas ce qu'il fait avec ma chemise, mais je lui interdit ! C'est un homme comme tous les autres en fait, ma première impression sur lui se révèle fausse !

"Lâche-moi j't'ai dis ! Me touche pas !"

Aucun homme n'a le droit de me toucher, quand est-ce qu'ils comprendront ça ?! Il se dirige vers la sortie, et si cela augmente ma panique au début, je suis cependant soulagée de voir qu'Albert et ses amis ne nous suivent pas. Je continue cependant dans ma crise de frapper autant que je peux l'homme aux cheveux blancs.

C'est alors qu'il franchit le seuil de la porte. La chaleur suffocante du bar laisse place à l'air frais de l'extérieur qui a le don de me calmer un peu. Et il me lâche enfin. Malgré son bras tendu pour que je ne tombe pas, je n'arrive plus à tenir debout, la perte d'un de mes talons dans le bar me déséquilibre plus encore que l'alcool. Je m'écroule par terre, retenue cependant par Dorian et le mur du bar, ce qui m'empêche de me faire mal.

"Tout va bien", dit-il d’une voix calme. "C’est terminé. Quoi que ce soit… c’est terminé… d’accord ?"

Sa voix est si calme. Si agréable. Mais surtout si différente de la tempête qui rugit dans ma tête.

Je fais non de la tête. Ce n'est pas terminé. Ce ne sera jamais terminé ! L'ombre d'Albert me poursuit depuis toujours, me rappelant le vide chaque fois que je suis seule, me rappelant que je suis destinée à être abandonnée ! En faisant de moi une fille sans père, il a semé le graine de l'abandon, cette graine qui me hantera toujours, m'enlevant tous ceux qui me sont chers.

"C'est pas fini... je gémis en me recroquevillant. Il a trompé Maman je-ne-sais-pas combien de fois, il l'a abandonnée enceinte... il M'a abandonnée ! Le nombre de fois où on m'a dit qu'ma mère était une pute quand j'étais au collège... Alors que c'est de sa faute à lui ! C'est lui la pute !"

Je renifle et respire avant de continuer :

"A cause de lui tout l'monde m'abandonne maintenant ! Même Alix elle m'a abandonnée !"

Pourquoi j'ai prononcé son nom ? Le souvenirs de ses baisers relance mes pleurs.

"J'ai peur d'être seule..."

Je tends alors une main tremblante de manque à Dorian :

"T'as une clope ?"
Dernière modification par Merinda Swart le 8 juil. 2024, 16:03, modifié 1 fois.

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26 juin 2024, 14:19
France - Haute-Savoie No time to die
Dorian savait qu’il avait bien fait de laisser son bras libre : la jeune femme ne tenait plus sur ses pieds. Il la retenait, ses doigts enserrant ses hanches, son bras enroulé autour d’elles.
Sa détresse touchait Dorian bien plus qu’il ne l’aurait pensé. Elle hochait la tête, en désaccord avec les mots de Dorian. Pauvrette. Que diable avait bien pu lui faire subir Théodore ? Les intentions qu’elle lui prêtait… Dorian refusait d’y croire. Et pourtant, pourtant… sa sincérité, sa détresse…

Dorian l’écoutait, désireux d’avoir le fin mot de l’histoire. Il voulait croire en l’honnêteté de son ami, mais il ne pouvait décemment pas ignorer ce qu’elle avait dit.
Et voilà que tout s’embrouillait un peu plus. Dorian haussait un sourcil, dubitatif. Par Circée, mais de quoi parlait-elle ? L’alcool rendait ses propos… désorganisé. Pourquoi parlait-elle de sa mère ? Theodore avait-il eu l’audace de séduire une femme bien plus âgée que lui pour, de surcroît, lui faire un enfant et l’abandonner ? Toute cette histoire n’avait pas le moindre sens.
Et à cela s’ajoutait cette histoire de… grands dieux, voilà des grossièreté qui n’auraient jamais dû franchir de si jolies lèvres. Et, de plus, elles n’aidaient aucunement Dorian à comprendre la situation.
Il fronça les sourcils. Non, vraiment, un détail lui échappait. Et qui était Alix ? Cette pauvre femme était incompréhensible.
Et voilà qu’elle se remettait à pleurer…

Dans un geste désespéré, la femme tendit sa main vers lui pour lui demander un… objet, sans doute. Une clope. Qu’est-ce donc ?
Voilà précisément pourquoi Dorian n’aimait pas s’aventurer en terrain Sans-Pouvoir sans amis originaire de ce monde.

«  Je n’en ai pas », répondit-il en la regardant.

Il continuait à la tenir, cherchant ses mots, observant son visage pour tenter d’y lire des réponses.

«  Écoutez… j’ignore ce que Théodore a bien pu faire à votre mère et vous même… et je déplore ce que vous a fait cette… Alix…? Grands dieux… » Il tenta un sourire apaisant. «  Mais je suis là, entendu ? Et je ne vais pas vous abandonner, dans cet état tout du moins. »

Dorian s’écarta un peu de l’entrée du bar, entraînant la femme avec lui, son bras lui offrant autant de protection que de stabilité. Il avançait doucement, son regard fixe sur un banc, là, de l’autre côté de la rue. Il tendit son bras pour lui designer.

«  Vous serez plus confortable avec une assise. Vous allez souffler un peu. Et, ensuite… nous tacherons de vous trouver une… clope. Et votre talon.  »

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26 juin 2024, 18:00
France - Haute-Savoie No time to die
"Je n’en ai pas."

Et merde.

"Écoutez… j’ignore ce que Théodore a bien pu faire à votre mère et vous même…"

Théodore ?

"Il s'appelle Albert, l'interrompis-je d'une voix mécanique en essuyant du revers de la main mes joues mouillées.

- ... et je déplore ce que vous a fait cette… Alix…? Grands dieux… Mais je suis là, entendu ? Et je ne vais pas vous abandonner, dans cet état tout du moins."

Il ne va pas m'abandonner. Mes lèvres se redressent en un sourire ironique qui contraste avec mes yeux rougis :

"Ils disent tous ça."

Mais je les crois tous et toutes. Et lui aussi. Dorian. Je le crois. De toute façon je n'ai pas le choix, il est là, il m'a protégée de mon père, il a l'air différent des autres hommes, il a réussit à me calmer. Dans un geste de désespoir, je lui attrape la main et la serre en gémissant :

"Mais je te crois. Même si je les ais tous crus et qu'ils m'ont tous abandonnée... J'ai pas le choix, il faut que je te croie pour qu'il ne vienne pas me toucher !"

Il m'entraîne ensuite, en me stabilisant, et ma panique recommence, me demandant si j'ai bien fait de lui donner ma confiance, mais il m'explique rapidement qu'il m'emmène au banc de l'autre côté de la rue. Je me calme.

"Vous serez plus confortable avec une assise. Vous allez souffler un peu. Et, ensuite… nous tacherons de vous trouver une… clope. Et votre talon."

Son hésitation sur le mot clope m'intrigue, avant que je me rappelle que c'est sûrement un sorcier. Fin il n'y a plus de "sûrement" maintenant. Tous les Moldus connaissent ce mot.

Je m'assois et entreprends de répondre dans les grandes lignes à son interrogation sur Alix, en reniflant sans cesse pour éviter que les pleurs ne reprennent.

"C'était ma première copine. Fin, la première femme que j'ai aimée... On a été ensemble 2 ans... ou 3, j'sais plus... Mais elle me manipulait la salope ! Comme Albert avec Maman, elle me trompait... 'fin, elle trompait sa femme en fait, mais j'savais pas qu'elle était mariée moi ! Bref, dès qu'j'ai parlé d'mariage elle m'a jetée comme une vieille chaussette sale en m'disant qu'c'était pas possible, elle l'était déjà !"

Malgré mes efforts, les pleurs ressurgissent, et ma main tremblante me rappelle mon besoin immédiat de nicotine.

Ah mais attends ! J'ai une baguette, suis-je conne ! Un simple "Accio boîte de cigarette" sera bien pratique, puisque j'ai oublié la mienne sur ma table, et que j'ai peur de retourner dans ce bar ! Et je ne laissera pas Dorian y aller à ma place, il a promis de ne pas m'abandonner ! Je brandis donc fièrement ma baguette en la sortant de la poche intérieure de ma chemise, et la pointe vers le bar :

"Acci..."

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26 juin 2024, 21:13
France - Haute-Savoie No time to die
Dorian fronçait les sourcils, étudiant en silence les coupages de parole de la jeune femme à présent qu’elle était assise. Albert. Non, c’était Théodore. Oh, qu’importe, là voilà qui recommençait à parler tout en pleurant.

Assise à ses côtés, ses avant bras reposés sur ses cuisses, Dorian l’écoutait, légèrement penché en avant pour la regarder.
Donc, récapitulons.
Alix était donc le premier amour de la jeune femme. Et cette… gourgandine - quel langage atroce - l’avait trompé. Théodore, ou Albert, ou qui que ce soit, avait trompé la mère de cette charmante personne… et Alix, donc, était mariée, et a finit par… la quitter.
Quelle histoire rocambolesque.
Quoi qu’il en soit, la jeune femme en souffrait beaucoup. Quoi de plus normal ? Il n’y avait rien de pire que de voir l’amour de sa vie s’en aller avec un autre. Enfin, Dorian ne pouvait que le supposer. Les rares jeunes femmes qu’il avait courtisé n’avait jamais…

Ses yeux s’arrondirent de surprise alors qu’il vit la jeune femme extraire une baguette de sa chemise. C’était donc bien cela, Dorian n’avait pas rêvé lorsqu’il était dans le bar !
Et là voilà qui brandissait son catalyseur avec la fierté d’un enfant inconscient.

Ainsi qu’un renard se jetant sur un lapin, sa main vint aussitôt couvrir la bouche de la jeune femme alors que, de son autre, il lui attrapa la sienne pour qu’elle plaque sa baguette contre elle.

« Vous n’y pensez pas ! » murmura t-il avec brusquerie, son regard se dirigeant aussitôt vers le bar puis ses environs, avant de revenir à la jeune femme. Voilà qu’il était un peu trop près d’elle. Tant pis. Il était hors de question que qui que ce soit entende. « Rangez votre baguette avant que qui que ce soit ne vous surprenne, malheureuse. Vous avez attiré l’attention sur vous dans le bar, ne pensez pas que les curieux ne sont pas occupés à nous regarder depuis l’intérieur. »

Dorian la regardait avec sérieux. Lentement, il abaissa sa main sur sa bouche, mais n’hésiterait pas à réagir à nouveau si elle ne comprenait pas à quel point ce qu’elle s’apprêtait à faire aurait pu les compromettre tout deux.
Une autre sorcière dans un bar de Sans-Pouvoir… grands dieux, quelle soirée…

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