Comme on se retrouve
Samedi 17 Juillet 2049
Camp pédagogique, Belfast
Alice avait dû faire des pieds et des mains pour se retrouver ici. Il avait fallu faire des concessions, et la principale se trouvant à quelques pas d’elle.
Ses bras dépliés au dessus de sa tête orné de son éternel chapeau fédora, Thomas rejoignit sa jeune soeur une fois que l’héritier Joyce ce soit éloigné, non sans présenter ses excuses dans une belle révérence, pour faire… ce qu’il désirait faire, finalement. Alice n’allait pas rester accroché au garçon comme une moule à son rocher.
Thomas lui servi une ample révérence, la deuxième de la journée. Ainsi que les autres bénévoles et monsieur Kohler, il s’était employé à lui en faire une première à son arrivée avec Alexander, comme si ils étaient deux inconnus. Et le voilà qui souriait, l’air amusé. Les Dieux seuls étaient en mesure de savoir quelle ganacherie il préparait encore.
Soucieuse de sa réputation, Alice se tourna vers lui et lui ficha un doigt menaçant sous le nez.
« Je préfère te prévenir : si tu commets la moindre erreur, si tu jettes l’opprobre sur moi par l’une de tes imbécillités, je le dirai à Père. »
Le sourire de Thomas s’agrandissait en écoutant sa petite soeur, ses yeux louchant sur le doigt opalin. Il l’attrapa entre les siens comme un chat se jetterait sur un malheureux passereaux. « As-tu si peu confiance en ton adorable grand frère, petite vipère ? » murmura t-il avec amusement. Il se pencha un peu en avant, Alice le menaçant d’un regard silencieux. Du bout du doigt, il tapota le bout de son nez. « C’est moi qui vais te surveiller. Toi, et chacun de tes petits camarades. Mais, je te le promets, je vais garder mes distances avec les charmantes bénévoles qu’il me fut donné d’apercevoir.
— Voilà précisément ce que je craignais d’entendre.
— Plaît-il ? Tu désirais entendre le contraire ? Oh, si ce n’est que cela…
— Ça suffit ! Par Circée, nous sommes là depuis… quelques temps et, déjà, te voilà à me provoquer. De toutes façons, sois prévenu : je garde un oeil sur toi. Et monsieur Kohler aussi, c’est évident. »
Thomas sourit en se redressant. Il balaya le camp d’un regard attentif, cherchant sans doute à voir si il y avait de nouveaux jeunes à accueillir.
Alice le savait, Thomas n’était pas spécialement heureux de se trouver ici. Il n’était pas du genre à faire du bénévolat pendant l’été, préférant voguer de pays en pays, de couche en couche. Quoi que, il semblait moins prompt à papillonner, ces derniers temps.
Sans un mot, Alice finit par s’écarter de son frère. Elle ajusta ses lunettes de Soleil sur son nez, et entreprit de commencer la visite du camp, seule cette fois.
Les mains dans son dos, Alice se promenait. Et, bien malgré elle, Alice souriait. Elle prit une grande inspiration, fermant momentanément les yeux pour profiter de l’instant. L’Irlande du Nord. Ce n’était pas la sienne, mais il lui était délicieux de fouler à nouveau la terre sacrée des Celtes insulaires, de sentir les Ancêtres d’Alexander murmurer à ses oreilles, portés par le chant du vent. Alice déplia ses doigts pour sentir leur caresse sur sa peau. Alice souriait.
Son attention fut soudain happé par une silhouette qu’il lui semblait reconnaître. Alice l’observa un moment, son regard d’argent détaillant la peau mate, les cheveux noirs coupés courts. La jeune fille était de dos, difficile d’en être certaine mais…
Alice s’approcha avec lenteur. Il n’y avait plus de doute. A sa hauteur, elle déploya ses longs doigts blancs et les déposa sur l’épaule de la jeune fille. Elle se pencha sur le côté, un sourire ourlant ses lèvres pâles.
« Bonsoir, Merinda. »
Camp pédagogique, Belfast
Alice avait dû faire des pieds et des mains pour se retrouver ici. Il avait fallu faire des concessions, et la principale se trouvant à quelques pas d’elle.
Ses bras dépliés au dessus de sa tête orné de son éternel chapeau fédora, Thomas rejoignit sa jeune soeur une fois que l’héritier Joyce ce soit éloigné, non sans présenter ses excuses dans une belle révérence, pour faire… ce qu’il désirait faire, finalement. Alice n’allait pas rester accroché au garçon comme une moule à son rocher.
Thomas lui servi une ample révérence, la deuxième de la journée. Ainsi que les autres bénévoles et monsieur Kohler, il s’était employé à lui en faire une première à son arrivée avec Alexander, comme si ils étaient deux inconnus. Et le voilà qui souriait, l’air amusé. Les Dieux seuls étaient en mesure de savoir quelle ganacherie il préparait encore.
Soucieuse de sa réputation, Alice se tourna vers lui et lui ficha un doigt menaçant sous le nez.
« Je préfère te prévenir : si tu commets la moindre erreur, si tu jettes l’opprobre sur moi par l’une de tes imbécillités, je le dirai à Père. »
Le sourire de Thomas s’agrandissait en écoutant sa petite soeur, ses yeux louchant sur le doigt opalin. Il l’attrapa entre les siens comme un chat se jetterait sur un malheureux passereaux. « As-tu si peu confiance en ton adorable grand frère, petite vipère ? » murmura t-il avec amusement. Il se pencha un peu en avant, Alice le menaçant d’un regard silencieux. Du bout du doigt, il tapota le bout de son nez. « C’est moi qui vais te surveiller. Toi, et chacun de tes petits camarades. Mais, je te le promets, je vais garder mes distances avec les charmantes bénévoles qu’il me fut donné d’apercevoir.
— Voilà précisément ce que je craignais d’entendre.
— Plaît-il ? Tu désirais entendre le contraire ? Oh, si ce n’est que cela…
— Ça suffit ! Par Circée, nous sommes là depuis… quelques temps et, déjà, te voilà à me provoquer. De toutes façons, sois prévenu : je garde un oeil sur toi. Et monsieur Kohler aussi, c’est évident. »
Thomas sourit en se redressant. Il balaya le camp d’un regard attentif, cherchant sans doute à voir si il y avait de nouveaux jeunes à accueillir.
Alice le savait, Thomas n’était pas spécialement heureux de se trouver ici. Il n’était pas du genre à faire du bénévolat pendant l’été, préférant voguer de pays en pays, de couche en couche. Quoi que, il semblait moins prompt à papillonner, ces derniers temps.
Sans un mot, Alice finit par s’écarter de son frère. Elle ajusta ses lunettes de Soleil sur son nez, et entreprit de commencer la visite du camp, seule cette fois.
Les mains dans son dos, Alice se promenait. Et, bien malgré elle, Alice souriait. Elle prit une grande inspiration, fermant momentanément les yeux pour profiter de l’instant. L’Irlande du Nord. Ce n’était pas la sienne, mais il lui était délicieux de fouler à nouveau la terre sacrée des Celtes insulaires, de sentir les Ancêtres d’Alexander murmurer à ses oreilles, portés par le chant du vent. Alice déplia ses doigts pour sentir leur caresse sur sa peau. Alice souriait.
Son attention fut soudain happé par une silhouette qu’il lui semblait reconnaître. Alice l’observa un moment, son regard d’argent détaillant la peau mate, les cheveux noirs coupés courts. La jeune fille était de dos, difficile d’en être certaine mais…
Alice s’approcha avec lenteur. Il n’y avait plus de doute. A sa hauteur, elle déploya ses longs doigts blancs et les déposa sur l’épaule de la jeune fille. Elle se pencha sur le côté, un sourire ourlant ses lèvres pâles.
« Bonsoir, Merinda. »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Le camp pédagogique. Sérieux ? SERIEUX ?
Oui c'était sérieux, Merinda devait s'y résoudre depuis un bon moment déjà. Peu avant de partir à Tinworth avec les Calderon, juste après Litha, ses parents avaient eu la très bonne idée de lui annoncer tout sourire qu'elle allait passer trois semaines dans un camp pédagogique ! Ca ne leur avait pas suffit de lui gâcher ses vacances de Noël, il fallait aussi gâcher celles d'été ? La Serpentard avait fait une crise violente en apprenant que le camp était, EN PLUS D'ÊTRE PEDAGOGIQUE, pendant la deuxième semaine de son stage de karaté ! Mais ce n'était pas un problème pour Talya et Jack, et voilà qu'elle se retrouvait en ce samedi soir avec un portoloin dans la main, direction chez le concierge ! Ah oui, parce qu'en plus il fallait que ça soit lui qui gère le camp, sinon c'était pas marrant !
La veille, Merinda était encore en train de s'entraîner au karaté avec son club moldu - ils avaient même organisé une petite fête le soir en son honneur car elle avait été obligée arrêter son stage au milieu, et qu'elle raterait donc la grosse fiesta de fin de stage ! Des souvenirs plein la tête, les sourires de ses camarades illuminant toujours ses yeux, la jeune métisse avait ce matin été contrainte de faire ses bagages pour le camp pédagogique, au lieu d'aller s'entraîner au dojo. Elle avait fourré avec rage et colère des vêtements en boule dans sa malle sans fond, des bouquins, le vivarium de Cleo, et son skate, malgré l'interdiction de ses parents d'amener ce dernier. Elle avait bien vu les emplois du temps du camp, et savait qu'elle aurait peu de temps libre puisqu'elle serait obligée de faire plein de choses autre que s'amuser, mais elle comptait bien passer le peu de temps libre à évacuer sa colère contre ses parents sur son skate.
Et en plus, on n'a pas le droit de sortir de chez le concierge, on est enfermés comme des rats, pensa Merinda en empoignant le portoloin sans un regard pour ses parents, sa malle en main, une moue de colère sur le visage. Elle était vêtue d'un short en jean noir et d'un top blanc qui laissait voir son ventre et ses abdominaux en formation, et qui était en plus un peu transparent. Elle n'était pas habituée à porter ce genre de haut, mais elle s'en fichait d'habitude royalement, il suffisait de mettre un soutif blanc pour que la transparence ne soit plus visible. Cependant, elle savait que sa mère détestait ce haut, aussi ce soir-là, elle avait enfilé dessous un soutif noir, et avait été bien satisfaite de voir les yeux exorbités de sa mère lorsqu'elle l'avait vue descendre les escaliers. En vrai, le haut n'était pas si transparent, mais on distinguait en effet le soutien-gorge, et sa mère avait ouvert la bouche, prête à crier.
C'est ce moment-là que choisit Merinda pour s'empoigner du portoloin et disparaître, lançant un sourire profondément malopoli à sa mère. Le tourbillon l'emporta, et elle se retrouva dans le parc.
Le sourire qu'elle avait lancé à sa mère resta quelques secondes sur son visage, avant de se muer en sourire de victoire. Mais ça ne dura pas longtemps, car elle fut vite rattrapée par la réalité : elle allait être enfermée dans ce parc pendant deux semaines. Une vraie prison dorée !
Elle ouvrit sa malle pour en sortir son skate, ne cherchant aucunement à trouver un adulte pour demander ce qu'il fallait faire. Elle allait de suite aller faire quelques figures. Mais alors qu'elle venait de se relever, le skate sous son bras, une main se posa sur son épaule.
Un adulte, le concierge ? Non, les doigts étaient trop fins, trop féminins. Le contact de cette main si blanche et si douce sur son épaule nue la figea. Elle sentit ses muscles, ceux qu'elle travaillait tant au niveau de ses épaules pour les attaques de Coup de Vitesse qui passent par une position en équilibre sur les mains, elle sentit ces muscles là se contracter, tandis que son cœur battait plus fort.
Un sourire sur des lèvres pâles, et un Bonsoir Merinda qui fit accélérer plus encore son organe vital. Alice. Elle se rappelait d'elle ? Sa peau sous la main de la jeune femme lui sembla devenir très moite tout à coup, tandis que ses joues rougissaient violemment, ses tempes tambourinant.
Après ce qui lui sembla être une éternité, elle sourit enfin, chassant l'expression de béatitude qui avait dû s'installer sur ses traits.
"Bonsoir Alice", répondit-elle simplement, ne sachant comment faire pour chasser le rouge de ses joues.
Son top lui sembla soudain beaucoup trop transparent.
Puis, bêtement, pour cacher la gêne qui l'envahissait :
"Tu te souviens de moi ?"
Dernière modification par Merinda Swart le 2 août 2024, 11:41, modifié 1 fois.
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Plus de doute à présent : il s’agissait bien de Merinda. Elle sourit, tout son intérêt porté sur le visage de la jeune fille. Tant d’expressions diverses avaient fait jouer les traits de Merinda. Alice s’était délectée de chacune.
Alice libéra l’épaule de Merinda pour ramener ses mains dans son dos.
« Je n’oublie pas les personnes qui me font bonne impression », répondit la jeune femme.
Sans se débarrasser de son sourire, Alice observa Merinda. Un sourcil se haussait à mesure que son regard découvrait la tenue vestimentaire de la jeune fille. Par Circée, qu’était-ce donc que cet accoutrement ? La pauvrette souffrait t-elle de peine financière ?
Alice détourna le regard, désireuse de ne plus voir ce vendre dénudé et cette… poitrine apparente. La bonne impression dont Alice avait parlé plutôt prenait du plomb dans l’aile.
La française aurait pu tourner les talons et laisser la jeune Merinda face à ses propres choix vestimentaires ô combien hasardeux, mais ç’eut été inconvenant, et grossier. Pas autant que le fait de dévoiler autant de peau dans un camp peuplé d’élèves de tout âge, mais tout de même.
« Ne bouge pas, veux-tu ? » Alice tira la baguette à sa ceinture, et la pointa vers le torse de Merinda. Elle l’agita, visualisant en détail ce qu’elle désirait obtenir, et articula avec soin : « Colovaria ».
Aussitôt, le haut blanc de Merinda se teinta de noir, jusqu’à faire disparaître toute forme de sous-vêtements apparents. Satisfaite, Alice planta ses yeux dans ceux de la jeune fille, à qui elle sourit en rangeant sa baguette. « Je fais cela dans ton intérêt, tu peux me croire sur parole. Je m’engage à rendre à ton vêtement sa couleur originelle. Mais... dévoiler autant de choses est fort grossier, d'autant plus pour une jeune fille de ton âge... quel âge as-tu, d'ailleurs ? Douze ans ? »
Alice clapota sa langue contre ses dents, sa tête déviant de droite à gauche dans un sourire.
Alice libéra l’épaule de Merinda pour ramener ses mains dans son dos.
« Je n’oublie pas les personnes qui me font bonne impression », répondit la jeune femme.
Sans se débarrasser de son sourire, Alice observa Merinda. Un sourcil se haussait à mesure que son regard découvrait la tenue vestimentaire de la jeune fille. Par Circée, qu’était-ce donc que cet accoutrement ? La pauvrette souffrait t-elle de peine financière ?
Alice détourna le regard, désireuse de ne plus voir ce vendre dénudé et cette… poitrine apparente. La bonne impression dont Alice avait parlé plutôt prenait du plomb dans l’aile.
La française aurait pu tourner les talons et laisser la jeune Merinda face à ses propres choix vestimentaires ô combien hasardeux, mais ç’eut été inconvenant, et grossier. Pas autant que le fait de dévoiler autant de peau dans un camp peuplé d’élèves de tout âge, mais tout de même.
« Ne bouge pas, veux-tu ? » Alice tira la baguette à sa ceinture, et la pointa vers le torse de Merinda. Elle l’agita, visualisant en détail ce qu’elle désirait obtenir, et articula avec soin : « Colovaria ».
Aussitôt, le haut blanc de Merinda se teinta de noir, jusqu’à faire disparaître toute forme de sous-vêtements apparents. Satisfaite, Alice planta ses yeux dans ceux de la jeune fille, à qui elle sourit en rangeant sa baguette. « Je fais cela dans ton intérêt, tu peux me croire sur parole. Je m’engage à rendre à ton vêtement sa couleur originelle. Mais... dévoiler autant de choses est fort grossier, d'autant plus pour une jeune fille de ton âge... quel âge as-tu, d'ailleurs ? Douze ans ? »
Alice clapota sa langue contre ses dents, sa tête déviant de droite à gauche dans un sourire.
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Alice lâcha finalement son épaule, laissant cependant l'empreinte de ses doigts blancs sur la peau métisse et brûlante de Merinda.
"Je n’oublie pas les personnes qui me font bonne impression."
Un sourire se forma sur les lèvres de la Serpentard, découvrant ses dents, heureuse de savoir que sa vengeance sur Harrison avait fait bonne impression auprès de la jeune femme aux cheveux blancs comme la neige. Elle se souvenait encore de ce qu'elle leur avait dit, à Alyssa et elle, après les avoir raccompagnées hors de la patinoire. Il faut viser directement la bouche, cela annihile toute paroles venimeuses. Une phrase, une seule, dont Merinda se rappelait parfaitement. C'est dire l'impression mémorable que lui avait fait la jeune femme.
Mais soudain, Alice se mit à la détailler, et un de ses sourcils se haussait de plus en plus. Le visage de Merinda devint rouge comme une tomate, et elle monta brutalement son skate devant sa poitrine pour cacher la trace de son soutif noir sous son top. La chaleur l'envahissait, elle sentit sa peau et ses joues devenir bouillantes. Alice, dans sa robe bleue soyeuse à manches longues en dentelles, et son grand chapeau, resplendissait d'élégance et de classe, et elle devait la prendre pour une jeune dévergondée ! Même si Merinda n'aurait jamais pu porter sur elle ce que portait Alice, il fallait avouer que ça lui allait sublimement bien et que... QUELLE IDEE ELLE AVAIT EU DE METTRE UN SOUTIF NOIR SOUS SON TOP BLANC ? Sa victoire sur sa mère était bien loin désormais, et elle se sentait vraiment stupide devant Alice, avec son skate pour tenter de cacher l'irréparable. Et comme si ça n'était pas assez, le skate noir était tagué par ses amis moldus et un gros stickers à moitié effacé de son club de karaté était collé au milieu... bref, tout s'opposait à l'élégance d'Alice.
La jeune femme avait détourné le regard, et Merinda se sentait si vulnérable et bête, mais surtout très gênée de savoir qu'Alice avait vu son soutif ! La jeune femme agit finalement, sortant sa baguette et la pointant vers la poitrine de la jeune fille en lui demandant de ne pas bouger. Merinda obéit, redoutant ce qui allait se passer, mais son top devint seulement noir, évacuant toute la gêne qui y était dûe. Elle en profita pour laisser retomber son skate le long de son corps.
Les yeux gris d'Alice se plantèrent dans les émeraudes de Merinda, et elle sourit en lui expliquant que dévoiler autant de choses était grossier. Le rouge remonta aussitôt aux joues de la Serpentard, et elle bégaya :
"Merci, je... Fin d'habitude je mets un... soutif blanc en dessous et ça se voit pas... Mais là euh... ma mère..."
Elle n'allait quand même pas avouer qu'elle s'était vêtue ainsi seulement pour enrager sa mère ?Elle se stoppa donc dans ses explications cafouilleuses, baissant la tête, mais fut soudain piquée au vif par la question d'Alice. Douze ans ? Elle allait en avoir quatorze ! Et elle était grande en plus, elle faisait plus vieille que son âge apparemment ! Vexée, elle releva brutalement la tête face au sourire d'Alice qui paraissait si innocent, et répondit en la regardant dans les yeux, une flamme au fond du regard :
"Je vais avoir quatorze ans."
Elle croisa les bras, tenant son skate par le bout des doigts, et reprit, désireuse de ne pas perdre Alice malgré la pique qu'elle venait de lui faire :
"Je suis à Serpentard. Comme toi."
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Les yeux d’argent d’Alice se délectaient des diverses expressions que lui offraient Merinda. Ses lèvres pâles s’étirèrent en un sourire coquin face à la réplique vexée de la jeune fille. Quatorze ans. Alice n’avait jamais été très adroite lorsqu’il était question de donner un âge à quelqu’un. Elle même avait toujours paru plus âgée, faute à une jeunesse dépourvue d’enfance.
Quatorze ans, donc. Oui, c’était probable. C’est à cet âge là que les jeunes filles cherchent à repousser les limites de la décence. Et il suffisait d’observer Merinda pour savoir qu’elle était en pleine dans cette phase désagréable. Avec amusement, Alice songeait aux moments difficiles que devaient vivre les parents de la jeune fille. Elle avait du feu, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute.
« Toutes mes excuses, jeune dame », glissa Alice dans une courbette volontairement trop appuyée, son sourire amusée ne quittait pas ses lèvres. A réaction disproportionnée, réponse équivalente.
Alice redressa le menton, désireuse de poursuivre la discussion sans moquerie. En lui donnant sa maison, Merinda lui permettait de continuer avec légèreté.
Enfin, légèreté teintée d’interrogation : comment Merinda savait-elle qu’Alice avait été à Serpentard ?
Peu importait.
« Voyez vous cela », répondit Alice dans un charmant sourire. Il lui était toujours plaisant de voir les jeunes visages de sa maison.
Elle se pencha en avant, ses mains dans son dos, et gratifia Merinda d’un clin d’oeil. « Tu dois donner bien du fil à retorde à tes préfets. »
Alice se redressa, l’oeil pétillant d’amusement. Merinda avait des airs de roublards qui, autrefois, auraient scandalisés Alice. Mais aujourd’hui, les choses étaient tout autre. Élève d’une école où aucun écart de comportement n’était toléré, chaque petit démon lui était rafraîchissant… tant que les ganacheries étaient légères et sans gravité.
« Tu es donc à Serpentard… mon cousin y est également. Aliosus Nerrah. Cela doit te parler, j’imagine ». Alice sourit. « Il ne passe pas inaperçu. »
Quatorze ans, donc. Oui, c’était probable. C’est à cet âge là que les jeunes filles cherchent à repousser les limites de la décence. Et il suffisait d’observer Merinda pour savoir qu’elle était en pleine dans cette phase désagréable. Avec amusement, Alice songeait aux moments difficiles que devaient vivre les parents de la jeune fille. Elle avait du feu, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute.
« Toutes mes excuses, jeune dame », glissa Alice dans une courbette volontairement trop appuyée, son sourire amusée ne quittait pas ses lèvres. A réaction disproportionnée, réponse équivalente.
Alice redressa le menton, désireuse de poursuivre la discussion sans moquerie. En lui donnant sa maison, Merinda lui permettait de continuer avec légèreté.
Enfin, légèreté teintée d’interrogation : comment Merinda savait-elle qu’Alice avait été à Serpentard ?
Peu importait.
« Voyez vous cela », répondit Alice dans un charmant sourire. Il lui était toujours plaisant de voir les jeunes visages de sa maison.
Elle se pencha en avant, ses mains dans son dos, et gratifia Merinda d’un clin d’oeil. « Tu dois donner bien du fil à retorde à tes préfets. »
Alice se redressa, l’oeil pétillant d’amusement. Merinda avait des airs de roublards qui, autrefois, auraient scandalisés Alice. Mais aujourd’hui, les choses étaient tout autre. Élève d’une école où aucun écart de comportement n’était toléré, chaque petit démon lui était rafraîchissant… tant que les ganacheries étaient légères et sans gravité.
« Tu es donc à Serpentard… mon cousin y est également. Aliosus Nerrah. Cela doit te parler, j’imagine ». Alice sourit. « Il ne passe pas inaperçu. »
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@Alice SangblancLorsqu'Alice s'excusa en lui faisant une courbette avec un sourire amusé, Merinda hésita sur la réaction à afficher. Son aînée se moquait-elle d'elle ? Merinda décida de répondre par la plaisanterie aussi, ses lèvres se redressant en un petit sourire coquin, fixant Alice d'un regard ironique :
"Appelez-moi Altesse"
Elle ponctua sa réplique en se grandissant, prenant un air noble et hautain, et allant jusqu'à poser une main qu'elle tenta de faire délicate sur son cœur, dans un geste mélodramatique. Elle ne réussit pas à durer plus longtemps, et déconstruit sa position en un éclat de rire.
Alice se pencha ensuite vers elle et lui fit un clin d'œil, ce qui raviva les rougeurs disparues sur les joues de Merinda. Un sourire éclatant dévoila de nouveau ses lèvres en entendant ce que lui disait l'ex-Serpentard. C'était un sourire fier de ses bêtises qu'elle affichait, surprise mais heureuse que ce côté rebelle plaise à Alice.
"Oui... j'essaie." répondit-elle en riant, rendue un peu nerveuse par l'effet que produisait sur elle la proximité d'Alice.
Alice se redressa et Merinda pu respirer de nouveau. Mais elle perdit de nouveau son souffle lorsque la jeune femme aux cheveux blancs lui dit que son cousin était... Nerrah. Le rouge envahit les joues de Merinda tandis que son cerveau bouillonnait. Et si l'ancien Préfet-en-Chef avait parlé de la gifle à Alice ? Non, sûrement pas, sinon elle ne serait pas venue lui parler... Ou elle s'en fichait ? Peu probable. Mais alors... Nerrah avait intérêt à tenir sa langue !
Mais du coup... et si Alice partageait les opinions politiques de son cousin ? Et si en fait, politiquement, elles étaient adversaires ? Non... Harrison n'aurait pas gravé "traitresse" sur la joue d'une Sang-Pur anti-Nés-Moldus ?
Merinda secoua la tête pour chasser toutes ces pensées. Peu importait la politique ici, ça n'avait rien à voir. Alice était là, aussi pure et impressionnante que dans son souvenir et que dans son rêve, et elle n'allait pas la laisser s'échapper. Ce n'était pas tous les jours qu'elle avait l'occasion de se rapprocher de quelqu'un d'aussi inatteignable et d'aussi... beau ?
La jeune fille papillonna des paupières cette fois pour revenir dans le réel, énervée par ses pensées qui s'autorisaient n'importe quoi et par sa propension à rougir aussi vite en compagnie d'Alice. Déboussolée, elle répondit donc en relevant la tête, hésitant cependant à fixer de nouveaux ses yeux dans ceux de l'élève de Beauxbâtons :
"Euh... ouais. Ouais je... vois qui c'est."
Elle regarda enfin Alice dans les yeux et hocha la tête plusieurs fois pour appuyer son propos.
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Alice n’était pas quelqu’un avec un fort instinct. Elle était esclave de ses sentiments, et avait grande peine à les museler lorsque ceux ci explosaient.
Alice ne laissait pas grande place aux premières impressions, souvent faussées par les circonstances et l’environnement. Elle préférait garder pour elle ses ressentis, et prendre le temps de comprendre son interlocuteur au fil des conversations.
Mais face à elle se tenait une jeune sorcière pour le moins… révélatrice.
A la mention du nom d’Aliosus, le visage de Merinda s’était empourpré. Quelques secondes s’écoulèrent, avant qu’elle ne secoue la tête. Puis, elle avait papillonner des yeux. Et, pour finir, une difficulté à répondre à Alice, avec une difficulté à tenir son regard dans le sien.
Alice demeura muette un instant. Son regard à elle était bien ancré dans celui de Merinda.
L’instinct n’avait aucune utilité pour une sorcière attentive. Elle devinait sans peine que Merinda ne connaissait pas seulement Aliosus de vue ou de nom.
Alice déplia ses mains, les ramena devant elle pour croiser les doigts sur son ventre. Elle prit un temps pour réfléchir. Merinda s’était elle éprise d’Aliosus ? Cette pensée assombri le regard d’Alice. C’était probable. Merinda était jeune, en proie à des troubles hormonaux normaux mais écoeurants.
Le regard d’Alice glissa avec lenteur sur la jeune fille, passant de son visage délicat à son accoutrement ô combien provocateur. Un tic nerveux souleva la commissure des lèvres d’Alice.
Une tentatrice qui pourrait potentiellement détourner son précieux cousin du chemin de la décence, au détour d’un couloir.
Par Circée.
Yesenia ne suffisait-elle pas ?
Combien de jeunes dévergondées rodaient dans les couloirs, cherchant à corrompre Aliosus ?
Deux avaient été identifiées… mais combien y en avait-il encore ?
Le regard planté sur la clavicule de Merinda, les sourcils froncés, Alice se perdait dans ses pensées. Dans son esprit, elle revoyait les couloirs de Poudlard qu’elle avait arpenté lorsqu’elle était revenu pour l’AMICO. Combien de viles succubes se cachaient derrière leurs uniformes ? Combien de jeunes filles s’étaient retourné au passage d’Aliosus et Alice ? Par Circée, pourquoi diable n’avait-elle pas été plus attentive ! Etaient-elles toutes comme Merinda ? Dissimulée sous les traits d’une fillette ?
Une fillette. Merinda n’avait rien d’une fillette ! D’ici un an, peut-être deux, la puberté aura fait ses offices, et le corps de Merinda serait prêt à corrompre les coeurs faibles des jeunes adolescents.
Corrompre Aliosus.
Non, Aliosus était droit. Il ne laisserait aucune tentatrice effleurer son blanc manteau.
Alice grinça des dents.
Yesenia. Elle avait réussi, elle. Pourquoi Merinda n’y parviendrait-elle pas ?
Alice croisa les bras sous sa poitrine, ses yeux se fermant un instant.
Elle s’emballait. Merinda n’avait nullement avoué avoir des vues sur Aliosus. Elle était encore si jeune, si… pure.
Pure ? Certes, non ! Elle déambulait dans un lieu où se mêlaient filles et garçons !
Alice leva à nouveau les yeux sur Merinda. Elle dessina un sourire délicat sur ce visage précédemment froid comme le marbre.
« Tu vois qui c’est », répondit-elle seulement, étrangement à peine dérangée par cette formulation disgracieuse.
Alice détourna le regard, cherchant les traits de son cousin tant aimé dans le camp. « Je ne le vois pas encore… il n’est sans doute pas encore arrivé. Nul doute qu’il se serait lancé à ma rencontre à peine un pied posé sur les terres de monsieur Kohler. »
Alice ne laissait pas grande place aux premières impressions, souvent faussées par les circonstances et l’environnement. Elle préférait garder pour elle ses ressentis, et prendre le temps de comprendre son interlocuteur au fil des conversations.
Mais face à elle se tenait une jeune sorcière pour le moins… révélatrice.
A la mention du nom d’Aliosus, le visage de Merinda s’était empourpré. Quelques secondes s’écoulèrent, avant qu’elle ne secoue la tête. Puis, elle avait papillonner des yeux. Et, pour finir, une difficulté à répondre à Alice, avec une difficulté à tenir son regard dans le sien.
Alice demeura muette un instant. Son regard à elle était bien ancré dans celui de Merinda.
L’instinct n’avait aucune utilité pour une sorcière attentive. Elle devinait sans peine que Merinda ne connaissait pas seulement Aliosus de vue ou de nom.
Alice déplia ses mains, les ramena devant elle pour croiser les doigts sur son ventre. Elle prit un temps pour réfléchir. Merinda s’était elle éprise d’Aliosus ? Cette pensée assombri le regard d’Alice. C’était probable. Merinda était jeune, en proie à des troubles hormonaux normaux mais écoeurants.
Le regard d’Alice glissa avec lenteur sur la jeune fille, passant de son visage délicat à son accoutrement ô combien provocateur. Un tic nerveux souleva la commissure des lèvres d’Alice.
Une tentatrice qui pourrait potentiellement détourner son précieux cousin du chemin de la décence, au détour d’un couloir.
Par Circée.
Yesenia ne suffisait-elle pas ?
Combien de jeunes dévergondées rodaient dans les couloirs, cherchant à corrompre Aliosus ?
Deux avaient été identifiées… mais combien y en avait-il encore ?
Le regard planté sur la clavicule de Merinda, les sourcils froncés, Alice se perdait dans ses pensées. Dans son esprit, elle revoyait les couloirs de Poudlard qu’elle avait arpenté lorsqu’elle était revenu pour l’AMICO. Combien de viles succubes se cachaient derrière leurs uniformes ? Combien de jeunes filles s’étaient retourné au passage d’Aliosus et Alice ? Par Circée, pourquoi diable n’avait-elle pas été plus attentive ! Etaient-elles toutes comme Merinda ? Dissimulée sous les traits d’une fillette ?
Une fillette. Merinda n’avait rien d’une fillette ! D’ici un an, peut-être deux, la puberté aura fait ses offices, et le corps de Merinda serait prêt à corrompre les coeurs faibles des jeunes adolescents.
Corrompre Aliosus.
Non, Aliosus était droit. Il ne laisserait aucune tentatrice effleurer son blanc manteau.
Alice grinça des dents.
Yesenia. Elle avait réussi, elle. Pourquoi Merinda n’y parviendrait-elle pas ?
Alice croisa les bras sous sa poitrine, ses yeux se fermant un instant.
Elle s’emballait. Merinda n’avait nullement avoué avoir des vues sur Aliosus. Elle était encore si jeune, si… pure.
Pure ? Certes, non ! Elle déambulait dans un lieu où se mêlaient filles et garçons !
Alice leva à nouveau les yeux sur Merinda. Elle dessina un sourire délicat sur ce visage précédemment froid comme le marbre.
« Tu vois qui c’est », répondit-elle seulement, étrangement à peine dérangée par cette formulation disgracieuse.
Alice détourna le regard, cherchant les traits de son cousin tant aimé dans le camp. « Je ne le vois pas encore… il n’est sans doute pas encore arrivé. Nul doute qu’il se serait lancé à ma rencontre à peine un pied posé sur les terres de monsieur Kohler. »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Comme on se retrouve
Le regard d'Alice la transperçait et la sondait jusqu'à son âme. Savait-elle ? Merinda en était désormais persuadée. Les yeux de la jeune femme restaient plantés dans les siens pendant que le silence s'installait. Alice changea de position ; elle semblait réfléchir. Son regard s'assombrissait tandis qu'elle la détaillait.
C'était horrible. Cette impression d'être scrutée. Faible ; au service de la vue de l'autre. Houston lui avait déjà fait subir ça, mais pourquoi Alice ? Merinda remonta une nouvelle fois son skate devant son torse pour cacher au maximum son corps. Non pas qu'elle n'en ai honte. Seulement pour ne pas être à la merci du regard de la jeune femme.
Alice ne cessait de bouger, ses mouvement suivant le fil de sa pensée inconnue à Merinda. La Serpentard était désormais sûre que son aînée savait qu'elle avait giflé son cousin. Alice devait se préparer à lui faire la morale et à l'engueuler. Merinda était triste que sa relation avec la si belle élève de Beauxbâtons se termine comme ça, mais elle n'allait sûrement pas rester là à subir sa colère. Alors que la deuxième année jetais un coup d'œil aux alentours pour prévoir son évasion, Alice sourit, cassant son masque de froideur.
Surprise, Merinda renonça avec joie à son plan de lui fausser compagnie, et sourit à son tour, hochant la tête.
"Oui, tout le monde voit qui est Nerrah. L'ancien préfet-en-chef de Serpentard."
Elle suivit ensuite le regard d'Alice, cherchant aux alentours quelque chose qu'elle ne trouva pas. Lorsque la jeune femme reprit la parole, Merinda fut très heureuse de ne pas avoir trouvé ce que son aînée cherchait, puisqu'il s'agissait de Nerrah. La jeune Serpentard avait tout sauf envie de voir le blond se balader dans le camp pédagogique avec son regard hautain. Et elle avait encore moins envie de le voir s'approcher d'Alice, car cela mettrait en jeu deux mauvaises choses. La première : il pourrait raconter à sa cousine que Merinda l'avait giflé. La seconde : étant donné le grand amour que la deuxième année portait à l'ancien préfet-en-chef, elle ne resterait pas longtemps avec Alice si elle devait pour cela supporter Aliosus.
"Heureusement qu'il n'est pas encore arrivé, comme ça on peut encore rester un peu ensemble."
Comme on se retrouve
Merinda avait cela pour elle : elle savait flatter l’égo d’Alice.
Cette dernière sourit à sa cadette, touchée par sa volonté assumée de vouloir continuer à profiter de sa présence. Elle en aurait presque oublié les rougeurs précédentes de Merinda lorsqu’elle avait mentionné le nom d’Aliosus.
Soit, Alice lui laisserait le bénéfice du doute.
A nouveau, Alice jeta un regard autour d’elle. Il ne lui semblait pas apercevoir l’acolyte de Merinda. Alyssa, si ses souvenirs étaient exacts. Alice n’avait jamais eu une bonne mémoire des prénoms, mais l’impression que ces deux jeunes filles lui avaient laissé lui permettait de n’oublier ni leur nom, ni leurs traits.
Alice se tourna à nouveau vers Merinda, qu’elle contempla un moment en silence. Elle sourit à nouveau.
« Encore un peu, oui », dit-elle enfin. Alice ne se leurrait pas : durant ces deux semaines, il lui faudrait accepter de partager sa présence avec diverses personnes. Aliosus, monsieur Kohler, Alexander… et, à présent, Merinda. Ce serait avec plaisir. Elle serait une bouffée d’air frais bienvenue.
« Dis moi, très chère… N’as-tu point souffert de représailles, suite à l’humiliation que tu as fait subir à la cadette Harrison ? » Alice glissa une boucle blanche derrière son oreille. « Je sais cette famille très portée sur la vengeance. » Elle se pencha légèrement sur le côté, étudiant sans vergogne les traits de Merinda. « Mon oncle fut informé de l’incident, et je lui fais confiance : il est resté vigilant concernant votre sécurité, à toi et ta famille. Mais je sais également que les Harrison sont malins, et auraient pu lui glisser entre les griffes. Alors ? »
(262 mots)
Cette dernière sourit à sa cadette, touchée par sa volonté assumée de vouloir continuer à profiter de sa présence. Elle en aurait presque oublié les rougeurs précédentes de Merinda lorsqu’elle avait mentionné le nom d’Aliosus.
Soit, Alice lui laisserait le bénéfice du doute.
A nouveau, Alice jeta un regard autour d’elle. Il ne lui semblait pas apercevoir l’acolyte de Merinda. Alyssa, si ses souvenirs étaient exacts. Alice n’avait jamais eu une bonne mémoire des prénoms, mais l’impression que ces deux jeunes filles lui avaient laissé lui permettait de n’oublier ni leur nom, ni leurs traits.
Alice se tourna à nouveau vers Merinda, qu’elle contempla un moment en silence. Elle sourit à nouveau.
« Encore un peu, oui », dit-elle enfin. Alice ne se leurrait pas : durant ces deux semaines, il lui faudrait accepter de partager sa présence avec diverses personnes. Aliosus, monsieur Kohler, Alexander… et, à présent, Merinda. Ce serait avec plaisir. Elle serait une bouffée d’air frais bienvenue.
« Dis moi, très chère… N’as-tu point souffert de représailles, suite à l’humiliation que tu as fait subir à la cadette Harrison ? » Alice glissa une boucle blanche derrière son oreille. « Je sais cette famille très portée sur la vengeance. » Elle se pencha légèrement sur le côté, étudiant sans vergogne les traits de Merinda. « Mon oncle fut informé de l’incident, et je lui fais confiance : il est resté vigilant concernant votre sécurité, à toi et ta famille. Mais je sais également que les Harrison sont malins, et auraient pu lui glisser entre les griffes. Alors ? »
(262 mots)
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Comme on se retrouve
Alice regarda autour d'elles une nouvelle fois, et Merinda eut peur que Nerrah soit apparu et vienne se mêler à la discussion. Heureusement, nul blond ne vint les déranger.
Merinda eut un grand sourire lorsqu'Alice évoqua leur première rencontre, toujours fière de sa bêtise. Elle avait réalisé après les risques qu'elle avait pris et qu'elle avait fait courir à sa famille - les Harrison étaient réputés -, mais comme rien ne s'était abattu sur eux, elle n'était que plus contente d'avoir défié leur cadette.
"Non, leur réputation leur a fait défaut cette fois-ci il paraît, je n'ai pas revu Carry..."
La métisse s'interrompit un court instant, surprise de prononcer le prénom de sa sœur tant aimée en parlant d'une personne si détestable.
"... depuis la patinoire."
Flattée de savoir qu'Alice avait pris des dispositions pour la protéger, son sourire se fit encore plus grand, une commissure relevée de manière coquine :
"Merci de t'être occupée de ma protection en tout cas, très chère."
Elle appuya sur les derniers mots, rieuse, et continua sur le même ton :
"Je suis flattée que tu aies parlé de moi à ta famille."
Elle se retint de justesse d'ajouter "Quand est-ce que tu me présentes ?", mais la plaisanterie serait peut-être trop poussée pour Alice.
"Par contre j'aurais bien aimé que ton oncle fasse quelque chose pour m'éviter les dix mille leçons de morale que j'ai eu de la part de mes parents."
Merinda eut un grand sourire lorsqu'Alice évoqua leur première rencontre, toujours fière de sa bêtise. Elle avait réalisé après les risques qu'elle avait pris et qu'elle avait fait courir à sa famille - les Harrison étaient réputés -, mais comme rien ne s'était abattu sur eux, elle n'était que plus contente d'avoir défié leur cadette.
"Non, leur réputation leur a fait défaut cette fois-ci il paraît, je n'ai pas revu Carry..."
La métisse s'interrompit un court instant, surprise de prononcer le prénom de sa sœur tant aimée en parlant d'une personne si détestable.
"... depuis la patinoire."
Flattée de savoir qu'Alice avait pris des dispositions pour la protéger, son sourire se fit encore plus grand, une commissure relevée de manière coquine :
"Merci de t'être occupée de ma protection en tout cas, très chère."
Elle appuya sur les derniers mots, rieuse, et continua sur le même ton :
"Je suis flattée que tu aies parlé de moi à ta famille."
Elle se retint de justesse d'ajouter "Quand est-ce que tu me présentes ?", mais la plaisanterie serait peut-être trop poussée pour Alice.
"Par contre j'aurais bien aimé que ton oncle fasse quelque chose pour m'éviter les dix mille leçons de morale que j'ai eu de la part de mes parents."