Course d'ailes et de griffes
MERCREDI 7 JUILLET 2049
ALPES FRANÇAISES - SAVOIE
@Alice Sangblanc
ALPES FRANÇAISES - SAVOIE
@Alice Sangblanc
Reducio
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Dix jours. Ça faisait déjà dix jours qu'Élicia était en France, et c'était encore mieux que ce qu'elle avait imaginé. Retrouver Aimée, d'abord, l'avait remplie d'une immense joie. C'était dur de ne se voir que rarement, surtout avec l'amitié qui les liaient. C'était seulement la troisième fois qu'elles se voyaient depuis le début des échanges, qui avaient débuté plus de deux ans plus tôt. Un an qu'elles ne s'étaient pas vu, après le voyage de la Poufsouffle à Beauxbâtons. Les deux jeunes filles avaient gardés contact, s'étaient envoyées des lettres quand elles l'avaient pu. Mais se voir... c'était bien autre chose, d'infiniment plus précieux.
Alors la rousse profitait un maximum. Elle avait visité le village de son amie, avait découvert son domaine familiale et ses vignes, rencontré ses parents et son frère aîné. Elle s'était baignée près de Bordeaux, avait fait un pique-nique dans les prairies autour de St Emilion, avec une sublime vue sur les vignes qui y poussaient. Elles s'étaient amusées, s'étaient racontées les nouveautés depuis la dernière fois qu'elles s'étaient vu. Car on ne dit pas tout dans une lettre, et qu'en bien même, réécouter les aventures de l'autre c'était bien plus agréable. La seule différence résidait dans la communication elle-même : si à Poudlard ou à Beauxbâtons la magie leur permettait de se comprendre, ce n'était pas le cas maintenant. Mais Élicia s'était beaucoup améliorée en français depuis son dernier voyage en France, et de son côté Aimée parlait de mieux en mieux anglais, ce qui facilitait les discussions, qui parfois commençait dans une langue, et finissait dans l'autre.
Durant ces dix jours de balades, baignades, dégustations - mais pas trop, puisque la rousse n'était pas encore majeure - ragots et rigolades, Aimée lui avait annoncé qu'elle allait lui montrer un nouveau décor. Une surprise.
Si Élicia était surexcitée à cette idée, elle était aussi anxieuse : où la française allait-elle l'amener ? Connaissant maintenant les parents de la jeune fille, elle savait que ça ne serait pas dangereux. Jamais ils ne laisseraient leur fille faire quoi que ce soit qui pourrait même avoir le moindre risque. Ils étaient terriblement protecteurs, et c'était en partie pour cette raison qu'Aimée s'était inscrite pour cet échange AMICO. Pour le meilleur.
Restait donc la question : où allaient-elles, et pour quoi faire ? Mais son amie était inébranlable. Impossible d'en tirer le moindre indice. Ni où, ni quoi, ni avec qui. Rien du tout, à part la date.
Ce jour-là, Aimée l'avait seulement poussée dans son dressing, et s'était empressée de trouver une tenue. C'était le seul indice que la rousse pouvait avoir.
- Tiens, tu devrais essayer ça.
Ça faisait plusieurs jours qu'Aimée partageait toute sa garde robe avec l'anglaise. Pas que cette dernière n'avait rien amené, non. Mais son amie s'amusait beaucoup à l'utiliser comme mannequin, et si ça gênait Élicia au début, elle avait vite fini par se laisser faire.
Aimée sortit du dressing un haut noir particulièrement élaboré, avec des bretelles et de petites manches volantes, découvrant ses épaules et les tâches de rousseurs qui ressortaient grâce au soleil. Elle sortit également une longue jupe blanche. A ça s'ajouta une paire de sandales blanches, et... un chapeau.
- Un chapeau ?
- Oui, il y aura du soleil. Avec ta peau il faut que tu sois protégée.
- Mmh.
Quand Aimée était convaincue de quelque chose, surtout sur une tenue, ça ne servait à rien de tergiverser. Élicia disparu derrière le paravent et en sortit un instant plus tard, comme transformée. Elle n'avait décidément pas l'habitude de porter pareille tenue. Les parents d'Aimée étaient bien plus aisés que les siens, et la différence se ressentait, mais... c'était peut-être trop.
Mais quand Aimée sourit en la voyant, la rousse laissa tomber ses remarques. Le plaisir de son amie suffisait. Elle pouvait faire un effort.
Docilement, elle s'assit devant la coiffeuse de la française et la laissa s'attaquer à ses cheveux. Elle ne le dirait pas, mais elle adorait quand on touchait délicatement ses cheveux, comme Aimée le faisait quand elle la coiffait. Avec délicatesse. Comme une caresse. La jeune fille pouvait s'endormir si elle ne restait pas concentrée sur son reflet.
Ce jour-ci, la française choisit de remonter ses cheveux et les coinça avant d'ajouter une jolie pince nacré. Deux grosses mèches encadraient toujours son visage. Aimée ajouta une très légère touche de maquillage, puis le chapeau, et le tour était joué. Très simple, blanc comme sa jupe et ses sandales, avec un ruban noir.
Élicia avait peur que son amie en faisait bien trop. Pour quelle occasion pouvait-elle l'habiller comme ça ? Elle n'en avait pas la moindre idée.
Une vingtaine de minutes plus tard, elles étaient prêtes. La française s'était habillé d'une longue robe bleu ciel, ses boucles blondes étaient ramenées sur son épaule, et un chapeau aux petites fleurs bleues accompagnait le tout.
Sur le perron de la maison, Aimée répétait pour la dixième fois à ses parents que tout allait bien se passer. Puis elle donna sa main à Élicia, et elles disparurent.
Elles avaient transplané plus d'une fois ces neuf derniers jours. Jamais la rousse ne pourrait s'y habituer. Les mains sur ses genoux, elle contrôlait du mieux qu'elle pouvait son estomac pour qu'il ne rende pas tout son petit déjeuner.
Ensuite seulement elle remarqua les montagnes. Grandes, élégantes, verdoyantes. Beaucoup pouvait les trouver étouffantes. Ce n'était pas son cas. Elle les trouvait... Rassurantes. Cette grande présence autour d'elle l'apaisa très rapidement.
- Beauxbâtons ? fut la seule chose qu'elle réussit à prononcer avec son estomac retourné.
- Non, nous sommes dans les Alpes. En Savoie.
Élicia visualisa rapidement la carte de France. Il était difficile pour elle de placer les départements, mais elle savait à peu près où il se trouvait. Près de l'Italie, et de la Suisse.
- D'accord. Attends...deux...minutes.
Aimée sourit, mais resta à ses côtés. Puis elle passa son bras sous le sien, la guidant à travers le plateau tandis que la rousse retrouvait son souffle tout en s'émerveillant de ce qui l'entourait.
- Où nous sommes ?
Cette fois, elle ne parlait pas du lieu géographique. Elle voulait savoir ce qu'elles faisaient ici, et Aimée le comprit rapidement.
- Nous avons rendez-vous avec... des connaissances.
A l'étincelle qui s'alluma dans les yeux de la français, Élicia n'eut pas trop de doutes sur les connaissances en question.
- Tu peux me dire maintenant.
- D'accord. Je voulais t'amener ici parce que je me souviens que tu avais beaucoup aimé le cours avec Madame Vaugrenard. Ce n'est pas des Abraxans que nous allons voir, mais ça devrait te plaire quand même.
Se fut au tour du regard de la rousse de s'éclairer. Elle ne savait pas avec précision ce qu'elle faisait ici, mais rien que la mention de son cours avec Madame Vaugrenard... ça relevait en elle des souvenirs qu'elle souhaitait ne jamais oublier.
Aimée s'arrêta à l'ombre d'un grand sapin un peu éloigné des autres.
- Ils ne devraient pas tarder.
- Ils ?
- Tu verras bien.
Un sourire malicieux sur les lèvres, Aimée scrutait la foule, attendant impatiemment l'arrivée de ces "mystérieuses" connaissances.
Les paroles en italiques sont en français
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ : Pierlot, Aimée - amie - PNJ prétexte
- Lien vers la fiche du PNJ : [lien]
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Aimée amène Élicia à une course d'hippogriffes où elle retrouvera Alice.
Dernière modification par Élicia Caldin le 29 mars 2025, 15:45, modifié 2 fois.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Course d'ailes et de griffes
Alice réajusta son chapeau sur sa tête. La journée promettait d’être ardente, et la jeune femme regrettait déjà d’avoir accepté d’accompagner Tante Élise.
- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Sangblanc Thomas. Frère.
- Lien vers ma fiche de PNJ
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : C'est Thomas qui permet à Alice de se trouver ici. Il fait office autant de transport que de "garde du corps".
La belle dame avait à peine eu le temps d’embrasser sa nièce avant d’aller se préparer pour la course. Cela valait la peine d’être venue aussi tôt.
Léonie regardait autour d’elle, se dressant même sur ses orteils pour mieux voir. Quoi donc, Alice l’ignorait. Elle avait cessé de chercher à comprendre ce qui pouvait bien se passer sous ses boucles noires.
Finalement, Léonie revint sur ses pieds et sautilla devant Alice, exposant outrageusement ses attributs mammaires à chaque rebond. L’excitation de la jolie française finit s’écraser les derniers espoirs d’Alice pour cette journée.
« Les dieux m’en soient témoin, si tu continues à sautiller comme un bouquetin, je te quitte et vais rejoindre le groupe de d’octogénaires que nous avons croisé tantôt. »
Un sourire coquin ourla les lèvres rosées de Léonie… et la voilà qui se mit à sauter plus haut encore.
Alice roula des yeux, tant agacée qu’amusée par l’énergie sans limite de son amie.
« Je vois que j'arrive au bon moment… »
Il ne manquait plus que Thomas. Il s’était éloigné pour discuter avec une vieille connaissance… ou une nouvelle, Alice ne s’était pas arrêté sur les détails : elle se moquait éperdument de savoir de quoi était composé le réseau de son frère.
Tel une couleuvre, Léonie se glissa près de Thomas. Elle enroula ses longs doigts graciles autour de son biceps et papillonna des yeux en faisant la moue. « Alice veut me délaisser au profit d’une assemblée de gâteuses…
— Et je peux encore le faire, répondit Alice. Les séniores ont le mérite de ne pas gesticuler dans tout les sens comme des boursoufflets.
— Un bouquetin, maintenant un boursoufflet… Tes comparaisons me concernant sont on ne peut plus animalières, aujourd’hui.
— Ce doit être parce que tout chez toi m’évoque le monde animal… »
Léonie, faussement courroucée, leva son visage vers Thomas. Elle pointa aussitôt Alice du doigt. « Une véritable petite diablesse ! Livrons là aux vieilles dames ! »
Thomas se mit à rire à gorge déployée. Il passa son regard de l’une à l’autre, s’arrêtant sur sa soeur avec un sourire.
Alice le savait, Thomas aimait voir l’influence positive que Léonie avait sur elle. Elle permettait à Alice d’être un peu plus… comme les autres jeunes filles de son âge. Leurs différences étaient légion, et leur amitié reposait tout d’abord sur l’intérêt. Toutes deux filles de bonne famille, elles avaient apprit à utiliser les secrets des autres pour protéger les leurs.
Mais au fil des mois, puis des années, une véritable amitié s’était développée entre elles. Ni l’une ni l’autre n’aurait pu expliquer pourquoi. Et pour rien au monde elles ne se quitteraient.
Finalement, Léonie relâcha Thomas. Elle se dressa à nouveau sur les pieds, fouillant la foule de son regard d’émeraude. Et, enfin, elle sembla trouver ce qu’elle cherchait.
« Les voilà ! Oh ce qu’elles sont adorables ! »
Alice arqua un sourcil, pivotant pour voir de qui parlait Léonie. Son coeur rata un battement.
Elicia et Aimée.
Léonie s’élança pour aller à leur rencontre, mais la main d’Alice saisit vivement son biceps avant qu’elle ne s’échappe.
« Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? »
Le visage de Léonie se figea, accueillant le regard agacé d’Alice avec étonnement. Puis, ses lèvres s’entrouvrirent, laissant échapper un léger rire. « J’étais persuadée de t’en avoir parlé, je te prie d’accepter mes plus sincères excuses ! »
Alice leva les yeux au ciel, un râle agacé montant dans sa gorge. Léonie… voilà qui lui ne ressemblait que trop bien.
Thomas siffla d’admiration.
Aussitôt, Alice lui expédia le revers de sa main dans le torse, avant de le menacer de son index tendu.
« Ne commence pas. Elicia est mineure, et Aimée… Aimée est de Sang-Mêlé. Alors tu vas rester silencieux, te contenter de sourire et surtout, … »
Léonie s’élança à la rencontre des deux amies, sautillant avec entrain. « Elicia, Aimée ! Bienvenue ! Je me disais bien que la température avait monté de façon exponentielle… »
Alice resta figée, son expiration marquée par son exaspération. Thomas sourit, et glissa un bras derrière les épaules de sa soeur, la forçant à se tourner vers les trois amies. Léonie se pencha pour déposer un baiser sur la joue d’Elicia, puis d’Aimée. « Je crois sincèrement que Léonie est le fruit de l’union entre le Soleil et un séisme.
— Je ne peux qu’appuyer tes propos… »
Dernière modification par Alice Sangblanc le 4 mai 2025, 12:54, modifié 1 fois.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Course d'ailes et de griffes
Son regard scrutait la foule à la recherche d'une chevelure brune. Car si il y avait bien quelqu'un avec qui Aimée avait pu organiser une rencontre, c'était bien la belle Léonie. Et puisque son amie semblait sous entendre que sa camarade de Beauxbâtons ne viendrait pas seule, Alice serait sûrement présente également, accompagnée de Damiano. D'où le "ils".
Heureusement pour Élicia, Aimée avait fait en sorte d'attendre leurs "connaissances" à l'ombre d'un arbre. Ce qui n'empêchait aucunement le soleil de taper fort, et la température d'être difficilement supportable. Si les Alpes françaises offraient plus de fraîcheur que dans le sud ouest du pays, ça restait des températures auxquelles elle n'était pas habituée.
La rousse commença à se ventiler de la main, mais c'était bien loin d'être suffisant. À cet instant, elle regrettait presque leur baignade dans l'océan, tant elle avait chaud. La chaleur alourdissait l'air, et chaque souffle de vent était aussi rare que précieux. Ses cheveux roux relevés permettaient au moins à sa nuque d'apprécier ces quelques rares secondes de fraîcheur.
Aimée finit par s'apercevoir de son mal être et sortit du sac qu'elle avait apporté deux magnifiques éventails : un premier bleu ciel aux fleurs blanches pour elle, et un second fait de dentelle blanche délicate. Elle tendit ce dernier à l'anglaise, avec un petit sourire compatissant. Élicia la remercia de la même manière avec gratitude.
- J'ai également pris de quoi se rafraîchir. De l'eau froide et des verres, au cas où nous ne trouvons pas le nécessaire.
- Tu as raison, on va avoir besoin.
La rousse continua à observer chaque arrivant tout en s'éventant. Y avait pas à dire, c'était bien mieux comme ça.
C'est elle qui aperçut Léonie la première. Enfin, ce n'était pas si compliqué : la française sautillait comme Smiriti, sa petite boursouflette lorsqu'elle lui proposait une friandise. Élicia, tout sourire, donna un très léger coup de coude à Aimée qui se retourna aussitôt. Le visage de la française s'illumina immédiatement. Elle ne remarqua pas le regard amusé de la Poufsouffle et partit à la rencontre de Léonie, suivit de la rouquine.
Cette dernière jeta un coup d'oeil derrière les deux françaises et aperçu sans mal la chevelure argenté d'Alice, et celle... tout aussi argenté de l'homme qui l'accompagnait. A l'évidence, ce n'était pas Damiano, et d'après son apparence, il était sans aucun doute de la famille de l'ancienne Serpentard. Un frère, très certainement.
Exponentielle ? Que voulait dire Léonie ? Son niveau de français ne lui permettait pas de comprendre aussi vite une phrase pareille. Tant pis, elle fit comme si de rien était et accueilli la française, sa joie peinte sur son visage.
- Léonie, tu es magnifique, comme toujours. La voix d'Aimée s'était adoucie.
- Je suis d'accord. Heureuse de te voir, Léonie.
Élicia embrassa cette dernière, puis s'éloigna autant pour aller saluer Alice et l'homme à ses côtés que pour laisser les deux jeunes filles ensemble. Elles devaient avoir fort à se dire.
- Alice, heureuse de te voir aussi. Comment vas-tu ? Un grand sourire éclaira le visage plein de tâches de rousseurs de la Poufsouffle, qui se tourna ensuite vers le frère de son ancienne camarade. Ravie de vous rencontrer Monsieur Sangblanc. Élicia Caldin, j'étais à Poudlard avec Alice, avant son départ pour Beauxbâtons. Son accent anglais était très prononcé, mais elle espérait avoir assez bien parlé pour ne pas se ridiculiser. Parler en français avec Aimée était une chose, mais avec un homme de la famille d'Alice... C'en était une autre. Surtout qu'il y avait fort à parier qu'il parlait anglais... Trop tard.
Faire une révérence, tendre la main ? Quel était le protocole chez les familles nobles ? Elle avait peur de faire une bêtise, mais faisait tout son possible pour se montrer à l'aise. Souriante, elle observait tour à tour les deux français. Élicia était réellement heureuse de revoir Alice, et elle espérait que ce soit réciproque.
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Heureusement pour Élicia, Aimée avait fait en sorte d'attendre leurs "connaissances" à l'ombre d'un arbre. Ce qui n'empêchait aucunement le soleil de taper fort, et la température d'être difficilement supportable. Si les Alpes françaises offraient plus de fraîcheur que dans le sud ouest du pays, ça restait des températures auxquelles elle n'était pas habituée.
La rousse commença à se ventiler de la main, mais c'était bien loin d'être suffisant. À cet instant, elle regrettait presque leur baignade dans l'océan, tant elle avait chaud. La chaleur alourdissait l'air, et chaque souffle de vent était aussi rare que précieux. Ses cheveux roux relevés permettaient au moins à sa nuque d'apprécier ces quelques rares secondes de fraîcheur.
Aimée finit par s'apercevoir de son mal être et sortit du sac qu'elle avait apporté deux magnifiques éventails : un premier bleu ciel aux fleurs blanches pour elle, et un second fait de dentelle blanche délicate. Elle tendit ce dernier à l'anglaise, avec un petit sourire compatissant. Élicia la remercia de la même manière avec gratitude.
- J'ai également pris de quoi se rafraîchir. De l'eau froide et des verres, au cas où nous ne trouvons pas le nécessaire.
- Tu as raison, on va avoir besoin.
La rousse continua à observer chaque arrivant tout en s'éventant. Y avait pas à dire, c'était bien mieux comme ça.
C'est elle qui aperçut Léonie la première. Enfin, ce n'était pas si compliqué : la française sautillait comme Smiriti, sa petite boursouflette lorsqu'elle lui proposait une friandise. Élicia, tout sourire, donna un très léger coup de coude à Aimée qui se retourna aussitôt. Le visage de la française s'illumina immédiatement. Elle ne remarqua pas le regard amusé de la Poufsouffle et partit à la rencontre de Léonie, suivit de la rouquine.
Cette dernière jeta un coup d'oeil derrière les deux françaises et aperçu sans mal la chevelure argenté d'Alice, et celle... tout aussi argenté de l'homme qui l'accompagnait. A l'évidence, ce n'était pas Damiano, et d'après son apparence, il était sans aucun doute de la famille de l'ancienne Serpentard. Un frère, très certainement.
Exponentielle ? Que voulait dire Léonie ? Son niveau de français ne lui permettait pas de comprendre aussi vite une phrase pareille. Tant pis, elle fit comme si de rien était et accueilli la française, sa joie peinte sur son visage.
- Léonie, tu es magnifique, comme toujours. La voix d'Aimée s'était adoucie.
- Je suis d'accord. Heureuse de te voir, Léonie.
Élicia embrassa cette dernière, puis s'éloigna autant pour aller saluer Alice et l'homme à ses côtés que pour laisser les deux jeunes filles ensemble. Elles devaient avoir fort à se dire.
- Alice, heureuse de te voir aussi. Comment vas-tu ? Un grand sourire éclaira le visage plein de tâches de rousseurs de la Poufsouffle, qui se tourna ensuite vers le frère de son ancienne camarade. Ravie de vous rencontrer Monsieur Sangblanc. Élicia Caldin, j'étais à Poudlard avec Alice, avant son départ pour Beauxbâtons. Son accent anglais était très prononcé, mais elle espérait avoir assez bien parlé pour ne pas se ridiculiser. Parler en français avec Aimée était une chose, mais avec un homme de la famille d'Alice... C'en était une autre. Surtout qu'il y avait fort à parier qu'il parlait anglais... Trop tard.
Faire une révérence, tendre la main ? Quel était le protocole chez les familles nobles ? Elle avait peur de faire une bêtise, mais faisait tout son possible pour se montrer à l'aise. Souriante, elle observait tour à tour les deux français. Élicia était réellement heureuse de revoir Alice, et elle espérait que ce soit réciproque.
Mots en italique en français
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Course d'ailes et de griffes
Sans un mot supplémentaire, frère et soeur observèrent l’échange entre Léonie et les deux amies. Que diable faisaient-elles ici ? Léonie avait-elle tout orchestré ?
Alice n’aimait pas cela. Elle n’aimait pas cela du tout. Thomas ne devait pas rencontré Elicia. Cette dernière était bien capable de commettre une erreur et révéler à Thomas ce qu’il ne devait pas savoir au sujet de sa soeur.
Son coeur se mit à battre plus vite.
Si Thomas avait des doutes sur une réponse, sur une formulation, sur une gêne ou quoi que ce soit, il fouillerait, et il obtiendrait toutes les informations qu’il désirait. Elicia ne connaissait pas Thomas. Elle ne savait pas comment se comporter face à un sorcier comme lui.
Et Léonie… par Circée, était-elle obligée d’être aussi familière avec Aimée et Elicia ? Le baiser qu’elle déposa sur leurs joues ne semblaient pas les déranger, mais tout de même.
Alice se fit plus grande, son menton se relevant. Il fallait se tenir prête.
Elicia approchait.
Elicia entamait la conversation. Et en français, de surcroît. Un français ô combien désagréable, mais tout de même.
« Bonjour, Elicia », répondit très sobrement Alice, ployant légèrement le genoux pour la saluer.
Thomas, quant à lui, observa Elicia avec son éternel sourire. Avec lenteur, il retira son chapeau fédora et s’inclina respectueusement, sa tête inclinée en avant.
« De même, mademoiselle Caldin », répondit-il en anglais dépourvu de tout accent. Il releva la tête, adressant à Elicia un sourire qui découvrait ses dents blanches. « Il m’est toujours agréable de rencontrer les amies de ma soeur. »
Sans jamais quitter Elicia des yeux, Thomas se redressa, et replaça son chapeau sur ses boucles blanches. « Je t’en prie, parle en anglais si tu te sens plus à l’aise. Le français n’est pas la plus simple des langues à maîtriser. Enfin, si tu as besoin de leçon… »
Alice expédia un coup de pied dans le tibia de son frère, qui s’écarta aussitôt dans un rire. « Je plaisante ! » lança t-il à Alice.
Il plaisantait, cela elle l’avait saisi. Mais Alice ne voulait pas de plaisanterie. C’était la première fois qu’un camarade de Poudlard rencontrait un membre de sa famille, et il était hors de question que Thomas fasse… du Thomas.
« Je te prie de bien vouloir pardonner Thomas pour ces… taquineries », lança Alice en dardant un regard droit sur Elicia.
Thomas, lui, observait les manières de sa soeur avec un sourire goguenard. Et avant qu’Elicia ne puisse formuler une réponse, il ajouta :
« Alors… Elicia qu’est-ce qui peut bien amener une charmante britannique en ces terres ? En compagnie tout aussi charmante... » Il donna un coup de menton vers Aimée et Léonie, cette dernière occupée à, de toutes évidences, complimenter les choix capillaires de la jolie blonde.
Alice roula des yeux. Accointée de ses deux énergumènes, il allait lui falloir faire preuve de grand courage...
Alice n’aimait pas cela. Elle n’aimait pas cela du tout. Thomas ne devait pas rencontré Elicia. Cette dernière était bien capable de commettre une erreur et révéler à Thomas ce qu’il ne devait pas savoir au sujet de sa soeur.
Son coeur se mit à battre plus vite.
Si Thomas avait des doutes sur une réponse, sur une formulation, sur une gêne ou quoi que ce soit, il fouillerait, et il obtiendrait toutes les informations qu’il désirait. Elicia ne connaissait pas Thomas. Elle ne savait pas comment se comporter face à un sorcier comme lui.
Et Léonie… par Circée, était-elle obligée d’être aussi familière avec Aimée et Elicia ? Le baiser qu’elle déposa sur leurs joues ne semblaient pas les déranger, mais tout de même.
Alice se fit plus grande, son menton se relevant. Il fallait se tenir prête.
Elicia approchait.
Elicia entamait la conversation. Et en français, de surcroît. Un français ô combien désagréable, mais tout de même.
« Bonjour, Elicia », répondit très sobrement Alice, ployant légèrement le genoux pour la saluer.
Thomas, quant à lui, observa Elicia avec son éternel sourire. Avec lenteur, il retira son chapeau fédora et s’inclina respectueusement, sa tête inclinée en avant.
« De même, mademoiselle Caldin », répondit-il en anglais dépourvu de tout accent. Il releva la tête, adressant à Elicia un sourire qui découvrait ses dents blanches. « Il m’est toujours agréable de rencontrer les amies de ma soeur. »
Sans jamais quitter Elicia des yeux, Thomas se redressa, et replaça son chapeau sur ses boucles blanches. « Je t’en prie, parle en anglais si tu te sens plus à l’aise. Le français n’est pas la plus simple des langues à maîtriser. Enfin, si tu as besoin de leçon… »
Alice expédia un coup de pied dans le tibia de son frère, qui s’écarta aussitôt dans un rire. « Je plaisante ! » lança t-il à Alice.
Il plaisantait, cela elle l’avait saisi. Mais Alice ne voulait pas de plaisanterie. C’était la première fois qu’un camarade de Poudlard rencontrait un membre de sa famille, et il était hors de question que Thomas fasse… du Thomas.
« Je te prie de bien vouloir pardonner Thomas pour ces… taquineries », lança Alice en dardant un regard droit sur Elicia.
Thomas, lui, observait les manières de sa soeur avec un sourire goguenard. Et avant qu’Elicia ne puisse formuler une réponse, il ajouta :
« Alors… Elicia qu’est-ce qui peut bien amener une charmante britannique en ces terres ? En compagnie tout aussi charmante... » Il donna un coup de menton vers Aimée et Léonie, cette dernière occupée à, de toutes évidences, complimenter les choix capillaires de la jolie blonde.
Alice roula des yeux. Accointée de ses deux énergumènes, il allait lui falloir faire preuve de grand courage...
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Course d'ailes et de griffes
Impossible d'oublier l'élégance d'Alice. Toujours droite, son regard observateur rendait toujours mal à l'aise la rouquine. Enfin, plus comme avant. Depuis la dernière fois qu'elles s'étaient vu, certaines choses avaient changé, et sa confiance en elle en faisait partie : elle avait évolué. Et aujourd'hui, si malaise il y avait, elle était bien plus apte à le dissimuler. Mais rien que la manière d'Alice à ployer légèrement le genou prouvait qu'elles ne venaient pas du même milieu social. Qu'elles n'avaient pas la même vie.
Cependant, rencontrer cet homme qui était très certainement son frère, c'était encore autre chose. Sa façon de retirer son chapeau et de s'incliner... Il y avait encore peu, elle aurait très certainement rougit rien que pour ça, et le sourire charmeur qu'il affichait.
Ravie que celui-ci bascule en anglais, elle se contenta de lui offrir à son tour charmant sourire, espérant montrer à ses deux interlocuteurs qu'elle était parfaitement à l'aise. Bien sûr, ce n'était pas entièrement le cas, mais elle avait appris à faire semblant. Reprendre les activités du MERLIN lui avait demandé de développer à la fois sa discrétion, mais également sa capacité à jouer un rôle. La rousse se trouvait plutôt douée pour ça.
Élicia ne reprit pas l'homme lorsqu'il s'adressa à elle comme "l'amie de sa sœur". Elle n'était pas sûre de pouvoir se définir ainsi, voir même certaine. Mais elle ne souhaitait aucunement que l'homme pose davantage de question si il le découvrait, et elle avait encore moins envie de lui expliquer de quelle façon elle s'était rapprochée de sa sœur. On ne parlait jamais du MERLIN en dehors de ses membres, et surtout pas en présence de quelqu'un autre. D'autant plus si c'était un inconnu, quand bien même il était le frère de leur cheffe. Si celle-ci avait voulu lui parler du MERLIN, il était certainement déjà au courant du rôle d'Élicia.
- C'est très gentil de votre part Monsieur. Je vous contacterais au besoin, mais heureusement pour moi, j'ai déjà un excellent professeur. Ma mère est française et l'enseigne en Écosse.
expliqua-t-elle. Pas besoin de préciser que sa mère était moldue, ce n'était certainement pas la chose à dire devant un Sang-Pur, même s'il avait Alice pour sœur.
Elle continuait de sourire, et ne réagit pas au rire de l'homme. C'était certainement une histoire entre frère et sœur qui ne la concernait pas. Elle tourna le regard vers les deux jeunes filles derrière elle, et son regard s'adoucit. Léonie et Aimée étaient adorables. Elles discutaient avec passions d'un sujet que seul Merlin pouvait deviner, et qui n'appartenait qu'à elle.
La Poufsouffle se retourna vers les deux Sangblanc, soutenant le regard d'Alice sans sourciller. Encore l'une de ces nouveautés, prouvant l'assurance qu'elle avait gagné durant l'année. Et voilà, elle connaissait dorénavant l'identité de l'homme. Thomas Sangblanc. Si sa mémoire ne lui jouait pas de tour, c'était en effet le frère d'Alice, et pas n'importe lequel : le frère ainé, l'héritier Sangblanc. Elle l'aurait imaginé plus... Sévère, comme sa sœur, mais elle était agréablement surprise de rencontrer quelqu'un d'aussi... Taquin ? Ça devait être le mot.
Élicia ne se départit pas de son sourire. Charmante ? Décidément, Thomas n'était pas comme Alice. Soit il était naturellement gentil et enjôleur sans arrière pensée, soit c'était purement stratégique pour la faire parler. Et chez les Sangs-Purs, elle savait que rien n'était jamais fait sans arrière pensée.
- Je passe deux semaines chez les Pierlot, pour passer du temps avec Aimée. On est devenues amies avec l'échange AMICO, et on ne s'est pas vu depuis l'an dernier à Beauxbâtons. C'était donc l'occasion de se revoir.
Le regard de la rousse suivit le mouvement de Thomas, tombant de nouveau sur son amie et Léonie. Aimée souriait, sans doute à un compliment fait par Léonie. Sa joie était lisible sur son visage, et réchauffait le cœur d'Élicia. Voir ses proches heureux la rendait heureuse, elle aussi.
Arrivée à leur niveau, Aimée ne perdit pas de temps en salutation. Elle semblait connaître les codes, mais ça n'avait rien d'étonnant avec ses cours à Beauxbâtons : la française ploya le genou comme l'avait fait Alice, et inclina la tête en direction de Thomas.
- Alice, c'est un réel plaisir de te revoir. Monsieur Sangblanc, je suis ravie de vous rencontrer. J'espère que vous pardonnerez notre venue, il semble que Léonie ait oublié de vous en informer.
La française se redressa, droite et confiante, son visage rayonnant certainement grâce à la présence de Léonie.
Élicia profita de cette intervention pour s'éventer en quelques mouvements légers d'éventail, avant de superposer ses mains sur le haut de sa jupe comme elle avait si souvent vu les élèves de Beauxbâtons le faire.
La journée promettait d'être intéressante.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Cependant, rencontrer cet homme qui était très certainement son frère, c'était encore autre chose. Sa façon de retirer son chapeau et de s'incliner... Il y avait encore peu, elle aurait très certainement rougit rien que pour ça, et le sourire charmeur qu'il affichait.
Ravie que celui-ci bascule en anglais, elle se contenta de lui offrir à son tour charmant sourire, espérant montrer à ses deux interlocuteurs qu'elle était parfaitement à l'aise. Bien sûr, ce n'était pas entièrement le cas, mais elle avait appris à faire semblant. Reprendre les activités du MERLIN lui avait demandé de développer à la fois sa discrétion, mais également sa capacité à jouer un rôle. La rousse se trouvait plutôt douée pour ça.
Élicia ne reprit pas l'homme lorsqu'il s'adressa à elle comme "l'amie de sa sœur". Elle n'était pas sûre de pouvoir se définir ainsi, voir même certaine. Mais elle ne souhaitait aucunement que l'homme pose davantage de question si il le découvrait, et elle avait encore moins envie de lui expliquer de quelle façon elle s'était rapprochée de sa sœur. On ne parlait jamais du MERLIN en dehors de ses membres, et surtout pas en présence de quelqu'un autre. D'autant plus si c'était un inconnu, quand bien même il était le frère de leur cheffe. Si celle-ci avait voulu lui parler du MERLIN, il était certainement déjà au courant du rôle d'Élicia.
- C'est très gentil de votre part Monsieur. Je vous contacterais au besoin, mais heureusement pour moi, j'ai déjà un excellent professeur. Ma mère est française et l'enseigne en Écosse.
expliqua-t-elle. Pas besoin de préciser que sa mère était moldue, ce n'était certainement pas la chose à dire devant un Sang-Pur, même s'il avait Alice pour sœur.
Elle continuait de sourire, et ne réagit pas au rire de l'homme. C'était certainement une histoire entre frère et sœur qui ne la concernait pas. Elle tourna le regard vers les deux jeunes filles derrière elle, et son regard s'adoucit. Léonie et Aimée étaient adorables. Elles discutaient avec passions d'un sujet que seul Merlin pouvait deviner, et qui n'appartenait qu'à elle.
La Poufsouffle se retourna vers les deux Sangblanc, soutenant le regard d'Alice sans sourciller. Encore l'une de ces nouveautés, prouvant l'assurance qu'elle avait gagné durant l'année. Et voilà, elle connaissait dorénavant l'identité de l'homme. Thomas Sangblanc. Si sa mémoire ne lui jouait pas de tour, c'était en effet le frère d'Alice, et pas n'importe lequel : le frère ainé, l'héritier Sangblanc. Elle l'aurait imaginé plus... Sévère, comme sa sœur, mais elle était agréablement surprise de rencontrer quelqu'un d'aussi... Taquin ? Ça devait être le mot.
Élicia ne se départit pas de son sourire. Charmante ? Décidément, Thomas n'était pas comme Alice. Soit il était naturellement gentil et enjôleur sans arrière pensée, soit c'était purement stratégique pour la faire parler. Et chez les Sangs-Purs, elle savait que rien n'était jamais fait sans arrière pensée.
- Je passe deux semaines chez les Pierlot, pour passer du temps avec Aimée. On est devenues amies avec l'échange AMICO, et on ne s'est pas vu depuis l'an dernier à Beauxbâtons. C'était donc l'occasion de se revoir.
Le regard de la rousse suivit le mouvement de Thomas, tombant de nouveau sur son amie et Léonie. Aimée souriait, sans doute à un compliment fait par Léonie. Sa joie était lisible sur son visage, et réchauffait le cœur d'Élicia. Voir ses proches heureux la rendait heureuse, elle aussi.
Arrivée à leur niveau, Aimée ne perdit pas de temps en salutation. Elle semblait connaître les codes, mais ça n'avait rien d'étonnant avec ses cours à Beauxbâtons : la française ploya le genou comme l'avait fait Alice, et inclina la tête en direction de Thomas.
- Alice, c'est un réel plaisir de te revoir. Monsieur Sangblanc, je suis ravie de vous rencontrer. J'espère que vous pardonnerez notre venue, il semble que Léonie ait oublié de vous en informer.
La française se redressa, droite et confiante, son visage rayonnant certainement grâce à la présence de Léonie.
Élicia profita de cette intervention pour s'éventer en quelques mouvements légers d'éventail, avant de superposer ses mains sur le haut de sa jupe comme elle avait si souvent vu les élèves de Beauxbâtons le faire.
La journée promettait d'être intéressante.
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Course d'ailes et de griffes
Alice le voyait : son frère avait beaucoup d’intérêt pour Elicia. C’était évident. Elle avait apprit à reconnaître certaines choses attitudes de son frère. Que l’intérêt soit feint ou non, il montrait des signes.
D’abord, elle l’avait vu arquer un sourcil en souriant lorsque Elicia avait mentionné que sa mère était française.
Puis, apprenant qu’Elicia était en vacances chez les Pierrot, son sourire s’était aiguisé. Il avait des questions, Alice le savait. Mais elle savait également qu’il était en train de se creuser la cervelle pour faire des liens. Cependant, Alice ignorait lesquels.
Ou bien se trompait-elle lourdement, et l’intérêt de Thomas pour Elicia était dénué de toute réflexion. Avec celui ci, il fallait se méfier.
Et voilà qu’Aimée et Léonie venaient vers eux. Thomas simultanément la brune et la blonde, et son sourire avait encore changé. Il semblait avoir compris quelque chose.
Aux mots d’Aimée, Alice ploya le genoux dans un sourire. « Plaisir partagé, Aimée »
À nouveau, Thomas retira son chapeau et effectua une révérence devant la française. « Mademoiselle Pierrot… le stade est assez grand pour accueillir deux demoiselles en plus ». Il décocha un regard à Léonie, agrémenté d’un sourire en coin. « Votre présence est une surprise qu’il m’est plaisant de découvrir à la dernière seconde. »
Thomas se redressa pour sourire à Aimée et Elicia. Alice, elle, demeurait droite, son sourire disparu. Cette surprise là, elle s’en serait bien passé…
« Quant à ma jeune sœur, bien que peu expressive, je suis convaincu qu’elle partage mon allégresse. N’est-ce pas, rayon de soleil ? »
Alice lança un regard en coin à Thomas, qui l'observait à présent avec son éternel sourire en coin.
La française sourit, ses yeux plantés sur son frère. « Je n'ai nul besoin de monopoliser la parole pour montrer ma joie de revoir Elicia et Aimée. »
Thomas sourit un peu plus fort. La réponse, convaincante pour une oreille peu entraînée aux palabres, ne le trompait pas.
Sans doute consciente que sa meilleure amie pestait intérieurement contre elle, Léonie sautilla pour rejoindre Alice . Elle lui déposa une bise sur la joue, avant de reposer sa tête sur son épaule. Alice roula des yeux sous ses lunettes de Soleil. « Rassure moi, Léonie… cette charmante surprise est terminée, n’est-ce pas ? Ou allons-nous découvrir Damiano au détour d’un carrefour ? »
Léonie sourit, toutes dents dehors. « C’est une idée qui m’a effleuré l’esprit mais… non. Ce sera une journée entre dames. » La française tourna lentement son visage vers Thomas. Elle attendait sa réaction avec impatience.
Et elle arriva bien vite.
Thomas se pencha en avant pour être à la hauteur de Léonie, à qui il offrit un sourire charmeur. « Madame de Beauvais, si pour passer la journée en votre compagnie il me faut me travestir, je le ferai avec grand plaisir. »
A nouveau, Alice leva les yeux au ciel. Par Circée, pouvaient-ils, le temp d’un après-midi, se comporter avec décence ?
Léonie rit à la réponse de Thomas, avant de se tourner vers Elicia et Aimée.
« Puisque Alice et Thomas sont les neveux d’une participante, madame Élise Cooper, nous avons des places privilégiés. Vous vous joindrez à nous, n’est-ce pas ? »
Alice resta muette, droite, et décida que la suite de la conversation ne méritait plus son attention. Léonie, Léonie, Léonie…
D’abord, elle l’avait vu arquer un sourcil en souriant lorsque Elicia avait mentionné que sa mère était française.
Puis, apprenant qu’Elicia était en vacances chez les Pierrot, son sourire s’était aiguisé. Il avait des questions, Alice le savait. Mais elle savait également qu’il était en train de se creuser la cervelle pour faire des liens. Cependant, Alice ignorait lesquels.
Ou bien se trompait-elle lourdement, et l’intérêt de Thomas pour Elicia était dénué de toute réflexion. Avec celui ci, il fallait se méfier.
Et voilà qu’Aimée et Léonie venaient vers eux. Thomas simultanément la brune et la blonde, et son sourire avait encore changé. Il semblait avoir compris quelque chose.
Aux mots d’Aimée, Alice ploya le genoux dans un sourire. « Plaisir partagé, Aimée »
À nouveau, Thomas retira son chapeau et effectua une révérence devant la française. « Mademoiselle Pierrot… le stade est assez grand pour accueillir deux demoiselles en plus ». Il décocha un regard à Léonie, agrémenté d’un sourire en coin. « Votre présence est une surprise qu’il m’est plaisant de découvrir à la dernière seconde. »
Thomas se redressa pour sourire à Aimée et Elicia. Alice, elle, demeurait droite, son sourire disparu. Cette surprise là, elle s’en serait bien passé…
« Quant à ma jeune sœur, bien que peu expressive, je suis convaincu qu’elle partage mon allégresse. N’est-ce pas, rayon de soleil ? »
Alice lança un regard en coin à Thomas, qui l'observait à présent avec son éternel sourire en coin.
La française sourit, ses yeux plantés sur son frère. « Je n'ai nul besoin de monopoliser la parole pour montrer ma joie de revoir Elicia et Aimée. »
Thomas sourit un peu plus fort. La réponse, convaincante pour une oreille peu entraînée aux palabres, ne le trompait pas.
Sans doute consciente que sa meilleure amie pestait intérieurement contre elle, Léonie sautilla pour rejoindre Alice . Elle lui déposa une bise sur la joue, avant de reposer sa tête sur son épaule. Alice roula des yeux sous ses lunettes de Soleil. « Rassure moi, Léonie… cette charmante surprise est terminée, n’est-ce pas ? Ou allons-nous découvrir Damiano au détour d’un carrefour ? »
Léonie sourit, toutes dents dehors. « C’est une idée qui m’a effleuré l’esprit mais… non. Ce sera une journée entre dames. » La française tourna lentement son visage vers Thomas. Elle attendait sa réaction avec impatience.
Et elle arriva bien vite.
Thomas se pencha en avant pour être à la hauteur de Léonie, à qui il offrit un sourire charmeur. « Madame de Beauvais, si pour passer la journée en votre compagnie il me faut me travestir, je le ferai avec grand plaisir. »
A nouveau, Alice leva les yeux au ciel. Par Circée, pouvaient-ils, le temp d’un après-midi, se comporter avec décence ?
Léonie rit à la réponse de Thomas, avant de se tourner vers Elicia et Aimée.
« Puisque Alice et Thomas sont les neveux d’une participante, madame Élise Cooper, nous avons des places privilégiés. Vous vous joindrez à nous, n’est-ce pas ? »
Alice resta muette, droite, et décida que la suite de la conversation ne méritait plus son attention. Léonie, Léonie, Léonie…
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Course d'ailes et de griffes
La rouquine gardait son adorable sourire sur le visage. Elle ne s'était pas imaginé retrouver Alice et Léonie durant ses vacances, et c'était pour elle une agréable surprise. Enfin, tant qu'Alice ne trouvait pas l'occasion de lui parler du MERLIN, parce que si les choses avaient bougés, elle n'était pas encore prête à affronter le dragon de nouveau.
Néanmoins, elle appréciait son ancienne camarade, sans pouvoir expliquer pourquoi, et la revoir était toujours appréciable. C'était même étrange d'être avec elle sans Aliosus dans les parages, puisqu'ils étaient toujours l'un avec l'autre pendant leur séjour à Beauxbâtons.
La discussion semblait avoir de nouveau basculé en français. Bien, elle s'y était plus ou moins préparée. Mais c'était sans conteste la vitesse et le vocabulaire de Thomas. Si les présentations ne furent pas trop compliquées à comprendre, bien que lui demandant un effort de concentration supplémentaire, certains mots lui restaient inconnus et difficilement devinables. Allé...gresse ?
Élicia souriait toujours, mais peut-être que ses efforts de concentration étaient percevables par les yeux affutés d'Alice, et ceux sans doute tout aussi affutés de son frère. Pourtant, la jeune fille ne laissait rien paraître de ses difficultés, et écoutait du mieux qu'elle le pouvait.
- Si ça peut vous rassurer, je ne le savais pas non plus. Aimée voulait me faire la surprise, et c'est très réussi.
Elle doutait encore de la prononciation de certains mots, et son accent britannique était particulièrement présent, mais au moins se débrouillait-elle. Face à Alice et Thomas, c'était peut-être honteux puisqu'ils parlaient parfaitement les deux langues, mais au moins ne pouvaient-ils pas lui reprocher d'essayer.
Tandis qu'Alice et Léonie discutaient de l'éventualité que Damiano apparaisse quelque part, Aimée se glissa à côté de son amie et lui traduit ce qui venait d'être dit, pour être sûre qu'elle n'avait rien perdu de la conversation.
- Et allégresse ?
- C'est comme la joie, en plus fort, lui expliqua la française en chuchotant.
Elle acquiesça, et reporta son attention sur leur trois interlocuteurs. En voyant le regard de Léonie tourné vers Thomas, Élicia comprit qu'ils se connaissaient plutôt bien, et qu'ils aimaient sans aucun doute se chamailler, ou se taquiner.
Cependant, elle ne comprit pas la réponse de Thomas. Enfin si, en grande partie, mais.. Travestir ?
A la réaction de ceux qui l'entouraient, elle comprit que c'était bien une taquinerie : Alice qui levait les yeux au ciel, Léonie qui riait, et Aimée qui cachait son rire sous une quinte de toux feinte. Thomas avait-il dit ce qu'elle pensait ? Après tout le mot en question ressemblait beaucoup en anglais, mais...
La jeune fille se glissa de nouveau vers Aimée, et lui chuchota discrètement :
- Travestir ?
- C'est changer de... tu vois, pouffa son amie.
Cette fois-ci, elle ne put s'empêcher de rougir. Non pas à cause de l'idée même, mais parce qu'elle avait eu raison, et qu'elle avait peut-être été entendue des autres.
Élicia reprit cependant bien vite contenance, et sur ses lèvres se dessina un doux sourire qui creusa ses petites fossettes.
- Si vous voulez bien de nous à vos côtés, ça serait avec grand plaisir.
Aimée se tourna vers elle dans l'attente d'une réponse. L'excitation à l'idée de se rester avec Léonie se lisait dans les yeux de la française. La rousse se tourna vers les trois, regardant tour à tour Alice, Thomas et Léonie.
- J'en serais très heureuse.
- Cela vous dérange-t-il, Alice, Monsieur Sangblanc ?
Alors Élicia réalisa qu'elle ne savait toujours pas ce qu'elle allait voir. Son seul indice était que ce n'était pas des Abraxans, mais ça avait tout de même un lien, et que la tante des deux Sangblanc concourait. Une course ? Elle serait vite fixée.
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Red hair, the crown you never take off
Néanmoins, elle appréciait son ancienne camarade, sans pouvoir expliquer pourquoi, et la revoir était toujours appréciable. C'était même étrange d'être avec elle sans Aliosus dans les parages, puisqu'ils étaient toujours l'un avec l'autre pendant leur séjour à Beauxbâtons.
La discussion semblait avoir de nouveau basculé en français. Bien, elle s'y était plus ou moins préparée. Mais c'était sans conteste la vitesse et le vocabulaire de Thomas. Si les présentations ne furent pas trop compliquées à comprendre, bien que lui demandant un effort de concentration supplémentaire, certains mots lui restaient inconnus et difficilement devinables. Allé...gresse ?
Élicia souriait toujours, mais peut-être que ses efforts de concentration étaient percevables par les yeux affutés d'Alice, et ceux sans doute tout aussi affutés de son frère. Pourtant, la jeune fille ne laissait rien paraître de ses difficultés, et écoutait du mieux qu'elle le pouvait.
- Si ça peut vous rassurer, je ne le savais pas non plus. Aimée voulait me faire la surprise, et c'est très réussi.
Elle doutait encore de la prononciation de certains mots, et son accent britannique était particulièrement présent, mais au moins se débrouillait-elle. Face à Alice et Thomas, c'était peut-être honteux puisqu'ils parlaient parfaitement les deux langues, mais au moins ne pouvaient-ils pas lui reprocher d'essayer.
Tandis qu'Alice et Léonie discutaient de l'éventualité que Damiano apparaisse quelque part, Aimée se glissa à côté de son amie et lui traduit ce qui venait d'être dit, pour être sûre qu'elle n'avait rien perdu de la conversation.
- Et allégresse ?
- C'est comme la joie, en plus fort, lui expliqua la française en chuchotant.
Elle acquiesça, et reporta son attention sur leur trois interlocuteurs. En voyant le regard de Léonie tourné vers Thomas, Élicia comprit qu'ils se connaissaient plutôt bien, et qu'ils aimaient sans aucun doute se chamailler, ou se taquiner.
Cependant, elle ne comprit pas la réponse de Thomas. Enfin si, en grande partie, mais.. Travestir ?
A la réaction de ceux qui l'entouraient, elle comprit que c'était bien une taquinerie : Alice qui levait les yeux au ciel, Léonie qui riait, et Aimée qui cachait son rire sous une quinte de toux feinte. Thomas avait-il dit ce qu'elle pensait ? Après tout le mot en question ressemblait beaucoup en anglais, mais...
La jeune fille se glissa de nouveau vers Aimée, et lui chuchota discrètement :
- Travestir ?
- C'est changer de... tu vois, pouffa son amie.
Cette fois-ci, elle ne put s'empêcher de rougir. Non pas à cause de l'idée même, mais parce qu'elle avait eu raison, et qu'elle avait peut-être été entendue des autres.
Élicia reprit cependant bien vite contenance, et sur ses lèvres se dessina un doux sourire qui creusa ses petites fossettes.
- Si vous voulez bien de nous à vos côtés, ça serait avec grand plaisir.
Aimée se tourna vers elle dans l'attente d'une réponse. L'excitation à l'idée de se rester avec Léonie se lisait dans les yeux de la française. La rousse se tourna vers les trois, regardant tour à tour Alice, Thomas et Léonie.
- J'en serais très heureuse.
- Cela vous dérange-t-il, Alice, Monsieur Sangblanc ?
Alors Élicia réalisa qu'elle ne savait toujours pas ce qu'elle allait voir. Son seul indice était que ce n'était pas des Abraxans, mais ça avait tout de même un lien, et que la tante des deux Sangblanc concourait. Une course ? Elle serait vite fixée.
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Course d'ailes et de griffes
L’excitation d’Aimée se lisait aisément. Pour quoi, en réalité ? Parce qu’elle se sentait chanceuse de se voir proposer une place privilégiée, ou bien était-elle enchantée à l’idée d’être proche de Léonie ?
Alice glissa un bref regard à cette dernière. Elle n’avait d’yeux que pour Aimée, et attendait avec impatience la réponse des deux Sangblanc.
Thomas souriait, son regard décortiquant les différentes expressions de la jolie française. Ses dents se dévoilèrent dans un sourire en coin alors qu’il ramenait son attention à Aimée. Il savait, lui aussi. Et Alice était convaincue que dans son esprit vicié dansaient des scènes charmantes et tout à son goût. « Bien au contraire, Aimée… ah, un nom délicat pour mes oreilles sensibles… » répondit-il d’une voix basse. Alice retint tout commentaire, quand bien même des réprobations fleurissaient en bouquet sur sa langue.
Elle se contenta d’étirer un sourire délicat, appuyant les dires de son frère d’un silence élégant.
Léonie déposa une bise sur la joue d’Alice, avant de la relâcher pour rejoindre Elicia et Aimée. Elle se saisit de la main de cette dernière, et l’entraîna avec elle sur le chemin dans un pas chaloupé. « En avant, madame Pierlot ! Si nous nous pressons, nous pourrons dérober les places de nos immaculés héritiers ! » Léonie lança un regard coquin par dessus son épaule aux deux concernés, avant de tirer Aimée par la main.
Un sourcil haussé, un sourire amusé aux lèvres, Thomas poussa un léger rire avant de se tourner vers Elicia. Il s’approcha, et proposa son avant bras à la rousse dans un geste élégant. « Je souffrirais de vous perdre en chemin » murmura t-il en anglais, son regard ancré dans celui d’Elicia. Il lui décocha un clin d’oeil, avant de daigner jeter un regard en biais à sa soeur. Alice les observait sans émettre le moindre son, sans amorcer le moindre geste. C’était malheureux, mais elle avait l’habitude de voir Thomas et Léonie se comporter de la sorte. Ils étaient tout les deux irrévérencieux, et Alice devait se dépasser pour effacer leurs frasques.
Au moins brillait-elle au milieu de ces deux sauvageons.
Alice glissa un bref regard à cette dernière. Elle n’avait d’yeux que pour Aimée, et attendait avec impatience la réponse des deux Sangblanc.
Thomas souriait, son regard décortiquant les différentes expressions de la jolie française. Ses dents se dévoilèrent dans un sourire en coin alors qu’il ramenait son attention à Aimée. Il savait, lui aussi. Et Alice était convaincue que dans son esprit vicié dansaient des scènes charmantes et tout à son goût. « Bien au contraire, Aimée… ah, un nom délicat pour mes oreilles sensibles… » répondit-il d’une voix basse. Alice retint tout commentaire, quand bien même des réprobations fleurissaient en bouquet sur sa langue.
Elle se contenta d’étirer un sourire délicat, appuyant les dires de son frère d’un silence élégant.
Léonie déposa une bise sur la joue d’Alice, avant de la relâcher pour rejoindre Elicia et Aimée. Elle se saisit de la main de cette dernière, et l’entraîna avec elle sur le chemin dans un pas chaloupé. « En avant, madame Pierlot ! Si nous nous pressons, nous pourrons dérober les places de nos immaculés héritiers ! » Léonie lança un regard coquin par dessus son épaule aux deux concernés, avant de tirer Aimée par la main.
Un sourcil haussé, un sourire amusé aux lèvres, Thomas poussa un léger rire avant de se tourner vers Elicia. Il s’approcha, et proposa son avant bras à la rousse dans un geste élégant. « Je souffrirais de vous perdre en chemin » murmura t-il en anglais, son regard ancré dans celui d’Elicia. Il lui décocha un clin d’oeil, avant de daigner jeter un regard en biais à sa soeur. Alice les observait sans émettre le moindre son, sans amorcer le moindre geste. C’était malheureux, mais elle avait l’habitude de voir Thomas et Léonie se comporter de la sorte. Ils étaient tout les deux irrévérencieux, et Alice devait se dépasser pour effacer leurs frasques.
Au moins brillait-elle au milieu de ces deux sauvageons.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Course d'ailes et de griffes
Il faisait chaud, et autour d'eux plusieurs dizaines, plusieurs centaines de sorciers et de sorcières arrivaient sur la plateforme de transplanage. Élicia observa furtivement certains d'entre eux, parfois aussi élégants que les Sangblanc, parfois se rapprochant bien plus de sa classe sociale à elle. Difficile avec ça de deviner ce à quoi elle allait assister.
Lorsque Thomas affirma qu'elles pouvaient se joindre à eux, un poids dont elle n'avait pas encore pris conscience s'évanouit. Élicia voyait mal Alice refuser une demande pareille, surtout orchestrée par Léonie comme il le semblait, mais son refus aurait pu être une possibilité. Heureusement il n'en fut rien, l'ancienne Serpentard souriait. C'était pas le même sourire que son frère, le sien était plus délicat, plus discret. Celui de Thomas... Celui de Thomas était trop appuyé pour être sincère. L'aîné Sangblanc semblait cacher ses réelles intentions et ses pensées. Jusque là ce n'était pas étonnant, seulement... Il y avait quelque chose d'autre qu'elle n'arrivait pas à identifier. Impression qui s'intensifia lorsqu'il parla du prénom d'Aimée. Si elle n'était pas sûre de tout comprendre, la rousse avait néanmoins saisi l'intonation sur laquelle il avait prononcé sa phrase, et ça avait quelque chose de presque dérangeant.
Elle fit pourtant abstraction. Chez quelqu'un d'autre, ça l'aurait très certainement renfermée, mais c'était le frère d'Alice après tout. Elle pouvait certainement lui faire confiance.
Élicia, tout sourire, observa Léonie amener une Aimée particulièrement radieuse avec elle.
- Madame de Beauvais, ce que vous me proposez me semble être une excellente idée, dépêchons nous !
- Léonie, ne me l'enlève pas trop longtemps, j'ai besoin d'elle pour le retour ! s'exclama la rouquine en riant, avant que les deux françaises ne soient trop loin pour l'entendre.
Puis elle se retourna vers les deux frère et sœur.
Thomas s'approcha d'elle, et lui tendit son bras.
Ses souvenirs revinrent plusieurs années en arrière, au bal d'Halloween de sa quatrième année. Avec Brett. À ce moment là ils n'étaient qu'amis, avaient dansé en tant que tel, mais elle se souvenait encore de la manière dont il lui avait tendu le bras.
Aujourd'hui c'était bien différent. Si Brett l'avait fait car l'ambiance du bal s'y prêtait, là, dehors, c'était autre chose. Une marque de noblesse, d'une certaine manière.
Pourtant, Élicia ne se départit pas de son sourire. Si Thomas était un joueur, alors ils allaient jouer. Elle essaya de ne pas trop réagir au clin d'oeil qu'il lui avait adressé, lui jetant seulement un regard chaleureux. Avec une légère étincelle de malice.
- Ne vous inquiétez pas Lord, je comptais bien rester à vos côtés pour le restant de la journée. déclara-t-elle d'une voix douce en glissant son bras sous le sien. Elle lui glissa par la même occasion l'un de ses plus beaux sourires, creusant de plus belle ses fossettes.
Thomas Sangblanc se jouait peut être d'elle, comme tout Sang Pur. Mais peut être pouvait-elle se jouer de lui aussi. Avoir de bonne relation était important dans ce genre de famille, et faire bonne impression auprès du futur chef de famille lui semblait tout aussi intéressant.
La rousse se tourna ensuite vers Alice.
- Ça fait bien longtemps qu'on ne s'est pas vu toutes les deux. Comment s'est passée ton année à Beauxbâtons ?
Elle évita de mentionner Damiano. De ce qu'elle avait compris en entendant son nom un peu plus tôt, il était toujours avec elle, mais la française ne semblait toujours pas le porter dans son coeur. Or, Élicia était bien décidée à passer une journée agréable loin de toute mention de nom indésirable.
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Lorsque Thomas affirma qu'elles pouvaient se joindre à eux, un poids dont elle n'avait pas encore pris conscience s'évanouit. Élicia voyait mal Alice refuser une demande pareille, surtout orchestrée par Léonie comme il le semblait, mais son refus aurait pu être une possibilité. Heureusement il n'en fut rien, l'ancienne Serpentard souriait. C'était pas le même sourire que son frère, le sien était plus délicat, plus discret. Celui de Thomas... Celui de Thomas était trop appuyé pour être sincère. L'aîné Sangblanc semblait cacher ses réelles intentions et ses pensées. Jusque là ce n'était pas étonnant, seulement... Il y avait quelque chose d'autre qu'elle n'arrivait pas à identifier. Impression qui s'intensifia lorsqu'il parla du prénom d'Aimée. Si elle n'était pas sûre de tout comprendre, la rousse avait néanmoins saisi l'intonation sur laquelle il avait prononcé sa phrase, et ça avait quelque chose de presque dérangeant.
Elle fit pourtant abstraction. Chez quelqu'un d'autre, ça l'aurait très certainement renfermée, mais c'était le frère d'Alice après tout. Elle pouvait certainement lui faire confiance.
Élicia, tout sourire, observa Léonie amener une Aimée particulièrement radieuse avec elle.
- Madame de Beauvais, ce que vous me proposez me semble être une excellente idée, dépêchons nous !
- Léonie, ne me l'enlève pas trop longtemps, j'ai besoin d'elle pour le retour ! s'exclama la rouquine en riant, avant que les deux françaises ne soient trop loin pour l'entendre.
Puis elle se retourna vers les deux frère et sœur.
Thomas s'approcha d'elle, et lui tendit son bras.
Ses souvenirs revinrent plusieurs années en arrière, au bal d'Halloween de sa quatrième année. Avec Brett. À ce moment là ils n'étaient qu'amis, avaient dansé en tant que tel, mais elle se souvenait encore de la manière dont il lui avait tendu le bras.
Aujourd'hui c'était bien différent. Si Brett l'avait fait car l'ambiance du bal s'y prêtait, là, dehors, c'était autre chose. Une marque de noblesse, d'une certaine manière.
Pourtant, Élicia ne se départit pas de son sourire. Si Thomas était un joueur, alors ils allaient jouer. Elle essaya de ne pas trop réagir au clin d'oeil qu'il lui avait adressé, lui jetant seulement un regard chaleureux. Avec une légère étincelle de malice.
- Ne vous inquiétez pas Lord, je comptais bien rester à vos côtés pour le restant de la journée. déclara-t-elle d'une voix douce en glissant son bras sous le sien. Elle lui glissa par la même occasion l'un de ses plus beaux sourires, creusant de plus belle ses fossettes.
Thomas Sangblanc se jouait peut être d'elle, comme tout Sang Pur. Mais peut être pouvait-elle se jouer de lui aussi. Avoir de bonne relation était important dans ce genre de famille, et faire bonne impression auprès du futur chef de famille lui semblait tout aussi intéressant.
La rousse se tourna ensuite vers Alice.
- Ça fait bien longtemps qu'on ne s'est pas vu toutes les deux. Comment s'est passée ton année à Beauxbâtons ?
Elle évita de mentionner Damiano. De ce qu'elle avait compris en entendant son nom un peu plus tôt, il était toujours avec elle, mais la française ne semblait toujours pas le porter dans son coeur. Or, Élicia était bien décidée à passer une journée agréable loin de toute mention de nom indésirable.
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Course d'ailes et de griffes
Léonie adressa un regard par dessus son épaule à Elicia lorsque celle ci lui adressa sa requête. Avec malice, elle lui décocha un sourire en coin aiguisé, avant de se concentrer sur Aimée, et uniquement elle.
Alice sourit, amusée malgré elle par les ganacheries de son amie. Il n’y existait pas de mot assez fort pour parler de l’énergie lumineuse de Léonie de Beauvais.
Un sourire de prédateur ourla les lèvres de Thomas, à présent qu’Elicia était à son bras. « Lord… », répéta t-il d’un ton grave, un rire amusé faisait vibrer sa gorge. Alice eu toutes les peines du monde à se retenir de préciser que ce titre n’était en rien représentatif de ce qu’était Thomas, ou tout autre Sangblanc. Elle se mordit l’intérieur de la joue, laissant à Thomas le soin d’éduquer Elicia.
« Je n’ai rien d’un lord, miss Caldin… je ne suis ni noble, ni propriétaire terrien… Mais dans votre délicate bouche, je suis prêt à accepter tout titre honorifique, aussi incorrect soit-il. »
Alice roula des yeux, dépité par la réponse de son frère. Ne pouvait-il pas s’exprimer sans que la séduction ne roule sur sa langue ?
Alice marchait à côté d’eux, un pas en arrière, préférant les laisser jouer sans prendre part à ce qu’elle qualifierait sans doute demain d’indécence.
Hélas, Elicia s’adressa à elle.
Alice lui jeta un regard en biais.
« Fort bien, je te remercie », répondit-elle, agrémentant sa réponse d’un bref signe de tête. « Mes examens théoriques ont été passés avec brio. Ils portaient tous sur les différentes leçons et apprentissages étudiés depuis la première année, aussi m’a t-il fallu travailler plus que les autres, comme tu t’en doutes. » Elle coula un regard à son frère, qu’elle voyait sourire. « Et cela sans compter mes deux heures de formation au duel avec mon frère lors des congés scolaires… mais j’ai réussi haut la main. »
Elle se tourna à nouveau vers Elicia. « Et toi… comment s’est déroulé ton année ? »
Alice sourit, amusée malgré elle par les ganacheries de son amie. Il n’y existait pas de mot assez fort pour parler de l’énergie lumineuse de Léonie de Beauvais.
Un sourire de prédateur ourla les lèvres de Thomas, à présent qu’Elicia était à son bras. « Lord… », répéta t-il d’un ton grave, un rire amusé faisait vibrer sa gorge. Alice eu toutes les peines du monde à se retenir de préciser que ce titre n’était en rien représentatif de ce qu’était Thomas, ou tout autre Sangblanc. Elle se mordit l’intérieur de la joue, laissant à Thomas le soin d’éduquer Elicia.
« Je n’ai rien d’un lord, miss Caldin… je ne suis ni noble, ni propriétaire terrien… Mais dans votre délicate bouche, je suis prêt à accepter tout titre honorifique, aussi incorrect soit-il. »
Alice roula des yeux, dépité par la réponse de son frère. Ne pouvait-il pas s’exprimer sans que la séduction ne roule sur sa langue ?
Alice marchait à côté d’eux, un pas en arrière, préférant les laisser jouer sans prendre part à ce qu’elle qualifierait sans doute demain d’indécence.
Hélas, Elicia s’adressa à elle.
Alice lui jeta un regard en biais.
« Fort bien, je te remercie », répondit-elle, agrémentant sa réponse d’un bref signe de tête. « Mes examens théoriques ont été passés avec brio. Ils portaient tous sur les différentes leçons et apprentissages étudiés depuis la première année, aussi m’a t-il fallu travailler plus que les autres, comme tu t’en doutes. » Elle coula un regard à son frère, qu’elle voyait sourire. « Et cela sans compter mes deux heures de formation au duel avec mon frère lors des congés scolaires… mais j’ai réussi haut la main. »
Elle se tourna à nouveau vers Elicia. « Et toi… comment s’est déroulé ton année ? »
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050


