Le secret des nuits d'Écosse
29 Novembre 2049
Lac, soir, 15 minutes après le début du repas

Redose ne regrettait pas vraiment d’être exclu, ça avait eu du bon après tout... Il regrette cependant certaines choses qu’il a pu faire, mais les autres n’ont aucune importance à ses yeux, alors pourquoi se donner la peine de faire amende honorable pour des individus sans importance. Et puis, il ne va pas s’excuser à tout Poudlard pour ce qu’il a fait non plus, il a été puni en conséquence et le retard qu’il a accumulé en pratique c'est très cher payé, trois mois d’exclusions, une année de corvée, ceux qui doute de la puissance de cette punition ne se rendent sans doute pas compte de ce que ça implique, surtout pour le garçon. L’année dernière, il a déjà eu trois à quatre mois sans pouvoir utiliser sa baguette, il avait déjà accumulé un large retard à peine réparé pour les examens, aujourd’hui, c’était pire. Tout le retard que le garçon a accumulé en aurait effrayé, découragé plus d’un, ce n’est pas son cas.
Malgré tout son retard et sa difficulté, il est venu en cours aujourd’hui comme si de rien était, a suivi le cours, a posé des questions, répondu à des questions, et ça ne semble être rien, mais réussir à reprendre sa vie après s’être absenté pendant trois mois, réussir à presque se prendre au rythme des autres élèves malgré ce flagrant retard, ce n’est que la preuve de la supériorité du garçon, aurait-il pu penser pour se rassurer.
Cependant, être supérieur aux autres élèves ça ne vaut plus rien. Pas parce que ça ne compte pas à ses yeux ni parce que ce n'est pas le cas, simplement parce que son objectif de toujours devra arrivé à son terme à la fin de l'année pense t-il.
Lorsque le dernier cours de la journée prit fin, Redose accompli quelques tâches en attendant que le repas soit servi, notamment aider ses camarades et autres élèves à descendre leur sac ou les monter, il pense que ça fait partie des tâches à effectuer puisque c’est une tâche que lui a confié miss Jenkins lors de ses trois mois de punition. Il n'aurait pas eu le temps de faire des tâches plus longues comme nettoyer les armures, les barques, les toilettes, etc.
Le repas fut servi et Redose finit de manger en dix minutes, d’habitude il mangeait lentement pour pouvoir bien assimiler la nourriture et combler sa faim, mais le jeune homme ne désirait pas être repus, non. Il veut souffrir, il désire avoir faim uniquement pour pouvoir la supporter, ce n'est ni plus ni moins que sa manière d'exprimer sa haine, sa colère, son exigence envers lui-même. Sans doute qu'encore une fois, peu de gens peuvent le comprendre, peu de gens peuvent comprendre sa démarche. Se construire un édifice de négativité, dans le seul but de le déverser sur son père quand le moment sera venu. Quand son moment sera venu. À son retour à Londres pour les grandes vacances de 2050, ou plutôt… Les éternelles vacances de 2050.
Il sort, il est censé manger donc peu importe qu’il ne réalise aucune tâche durant son temps de repas. Peut-être aurait t-il dû saisir l’occasion pour s’entraîner à réaliser les sorts qu’il a manqué durant son absence, peut-être. Mais alors, il n’aurait pas pu profiter de ce froid glacial d’Ecosse dont les nuits ont le secret, ni du ciel dégagé, dont les étoiles brûlent au loin. Ou encore de la danse qu’opère la surface du lac. En avançant il remarque une fille, il fait trop noir, trop nuit, pour la distinguer. Elle est plantée là comme un piquet, Redose n’était pas vraiment à l’affût ces temps-ci, concentré sur lui et son environnement, les autres gens il s’en tape, mais une personne comme ça plantée là sans raison, n’est-on pas que deux dans ce parc ? Redose s’approcha et reconnut Elisabeth, par sa forme, puis à quelques mètres d’elle par son odeur. “Tu te sens bien ?” Dit-il, très peu sûr de son état. Autant elle peut être là parce qu’elle va bien, autant parce qu’elle va mal, autant parce qu’elle n’a nul part d'autre où aller.
Redose se doute qu’affronter le regard de ses camarades n’est nullement simple quand on est pas comme lui, un déchet sans ami. Alors Elisabeth qui semblait être plutôt pas mal entourée...
Lac, soir, 15 minutes après le début du repas

Redose ne regrettait pas vraiment d’être exclu, ça avait eu du bon après tout... Il regrette cependant certaines choses qu’il a pu faire, mais les autres n’ont aucune importance à ses yeux, alors pourquoi se donner la peine de faire amende honorable pour des individus sans importance. Et puis, il ne va pas s’excuser à tout Poudlard pour ce qu’il a fait non plus, il a été puni en conséquence et le retard qu’il a accumulé en pratique c'est très cher payé, trois mois d’exclusions, une année de corvée, ceux qui doute de la puissance de cette punition ne se rendent sans doute pas compte de ce que ça implique, surtout pour le garçon. L’année dernière, il a déjà eu trois à quatre mois sans pouvoir utiliser sa baguette, il avait déjà accumulé un large retard à peine réparé pour les examens, aujourd’hui, c’était pire. Tout le retard que le garçon a accumulé en aurait effrayé, découragé plus d’un, ce n’est pas son cas.
Malgré tout son retard et sa difficulté, il est venu en cours aujourd’hui comme si de rien était, a suivi le cours, a posé des questions, répondu à des questions, et ça ne semble être rien, mais réussir à reprendre sa vie après s’être absenté pendant trois mois, réussir à presque se prendre au rythme des autres élèves malgré ce flagrant retard, ce n’est que la preuve de la supériorité du garçon, aurait-il pu penser pour se rassurer.
Cependant, être supérieur aux autres élèves ça ne vaut plus rien. Pas parce que ça ne compte pas à ses yeux ni parce que ce n'est pas le cas, simplement parce que son objectif de toujours devra arrivé à son terme à la fin de l'année pense t-il.
Lorsque le dernier cours de la journée prit fin, Redose accompli quelques tâches en attendant que le repas soit servi, notamment aider ses camarades et autres élèves à descendre leur sac ou les monter, il pense que ça fait partie des tâches à effectuer puisque c’est une tâche que lui a confié miss Jenkins lors de ses trois mois de punition. Il n'aurait pas eu le temps de faire des tâches plus longues comme nettoyer les armures, les barques, les toilettes, etc.
Le repas fut servi et Redose finit de manger en dix minutes, d’habitude il mangeait lentement pour pouvoir bien assimiler la nourriture et combler sa faim, mais le jeune homme ne désirait pas être repus, non. Il veut souffrir, il désire avoir faim uniquement pour pouvoir la supporter, ce n'est ni plus ni moins que sa manière d'exprimer sa haine, sa colère, son exigence envers lui-même. Sans doute qu'encore une fois, peu de gens peuvent le comprendre, peu de gens peuvent comprendre sa démarche. Se construire un édifice de négativité, dans le seul but de le déverser sur son père quand le moment sera venu. Quand son moment sera venu. À son retour à Londres pour les grandes vacances de 2050, ou plutôt… Les éternelles vacances de 2050.
Il sort, il est censé manger donc peu importe qu’il ne réalise aucune tâche durant son temps de repas. Peut-être aurait t-il dû saisir l’occasion pour s’entraîner à réaliser les sorts qu’il a manqué durant son absence, peut-être. Mais alors, il n’aurait pas pu profiter de ce froid glacial d’Ecosse dont les nuits ont le secret, ni du ciel dégagé, dont les étoiles brûlent au loin. Ou encore de la danse qu’opère la surface du lac. En avançant il remarque une fille, il fait trop noir, trop nuit, pour la distinguer. Elle est plantée là comme un piquet, Redose n’était pas vraiment à l’affût ces temps-ci, concentré sur lui et son environnement, les autres gens il s’en tape, mais une personne comme ça plantée là sans raison, n’est-on pas que deux dans ce parc ? Redose s’approcha et reconnut Elisabeth, par sa forme, puis à quelques mètres d’elle par son odeur. “Tu te sens bien ?” Dit-il, très peu sûr de son état. Autant elle peut être là parce qu’elle va bien, autant parce qu’elle va mal, autant parce qu’elle n’a nul part d'autre où aller.
Redose se doute qu’affronter le regard de ses camarades n’est nullement simple quand on est pas comme lui, un déchet sans ami. Alors Elisabeth qui semblait être plutôt pas mal entourée...
Dernière modification par Redose Omniak le 4 avr. 2026, 14:20, modifié 2 fois.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Le secret des nuits d'Écosse
Il n’y avait rien eu d’agréable dans cette journée. Durant trois mois, elle avait espéré, imaginé, fait des scénarios sur son retour à Poudlard, pourtant aujourd'hui, elle regrettait presque la solitude de sa chambre, le silence de ses journées entre elle et ses cahiers. Le regard de ses amies, ou plutôt l'absence de ceux auxquels elle avait hâte de se raccrocher, faisait finalement bien plus mal que le reste.
Bien sûr qu'elle avait mérité cette mise à l'écart, mais au fond Éli espérait que sa sanction avait déjà été suffisante, et qu'un peu de compassion entourerait son retour, elle avait tort.
Les cours s'étaient suivis sans qu'elle ne se fasse remarquer. Lisse, invisible, longeant les murs entre chaque classe pour ne pas attirer les regards sur elle. Le retard qu'elle avait pris était palpable, mais il était hors de question qu'elle se laisse dépasser par la difficulté, s'il fallait qu'elle travaille trois fois plus elle le ferait ! De toute façon, qu'avait-elle d'autre à faire ? Rien ne semblait si amusant seule, même traîner sur les canapés du terrier lui paraissait être une épreuve maintenant. Personne ne faisait attention à elle sans doute, pourtant, dans sa tête tout semblait tourner contre elle. Si les cours étaient un passage obligatoire dans sa pénitence, les repas restaient eux une option qu'elle pouvait manier et contourner, un des seuls choix qu'elle pouvait encore prendre, enfin...la journée.
Choisir d'affronter la grande salle ce soir, malgré tout ce que cela ferait émerger comme souvenirs et comme honte, c'était ça le plan, pourtant, pour la troisième fois aujourd'hui, les pas de la Poufsouffle étaient tentés de s'éloigner vers l'extérieur du château, loin des élèves, et d'un repas qu'elle finit malgré tout par prendre en pointillés, avant de sortir au bout de quelques minutes.
La fraîcheur fouetta son visage, et les quelques mètres qui la séparaient déjà du château venaient de lui offrir un nouveau souffle. Compliquée…c'était à peu de choses près le mot qui résumé sa journée, mais cet endroit, ce parc, ces arbres et le lac qu'elle rejoignait sans même y penser, avaient le mérite de recouvrir tout d’un calme assommant et réconfortant. Elle n'avait plus personne, mais elle avait au moins ça.
Debout devant l'étendue de ce lac qui avait assisté à bien trop de vagues en elle, cette fois, c'est à son renouveau calme et lisse qu'elle devait penser. Noyer la "Éli" éprise de tempêtes qu'elle ne maîtrisait pas, et n'en ressortir qu'une version tempérée, tiède, et sans débordements.
Fermant les yeux, immobile, un léger frisson parcourut les zones de sa peau non recouverte de tissu, une sensation qu’elle associa d’abord à la brise du soir avant d'entendre la voix de celui qui avait encore malheureusement, bien plus de pouvoir sur son corps que le vent. Froide et impassible, sa ligne de conduite s’ancra immédiatement en elle, et d’un haussement d’épaules elle répondit à l’interrogation du griffon sans un regard pour lui.
-Non, mais c’est comme ça qu’ils veulent qu’on soit.
Bien sûr qu'elle avait mérité cette mise à l'écart, mais au fond Éli espérait que sa sanction avait déjà été suffisante, et qu'un peu de compassion entourerait son retour, elle avait tort.
Les cours s'étaient suivis sans qu'elle ne se fasse remarquer. Lisse, invisible, longeant les murs entre chaque classe pour ne pas attirer les regards sur elle. Le retard qu'elle avait pris était palpable, mais il était hors de question qu'elle se laisse dépasser par la difficulté, s'il fallait qu'elle travaille trois fois plus elle le ferait ! De toute façon, qu'avait-elle d'autre à faire ? Rien ne semblait si amusant seule, même traîner sur les canapés du terrier lui paraissait être une épreuve maintenant. Personne ne faisait attention à elle sans doute, pourtant, dans sa tête tout semblait tourner contre elle. Si les cours étaient un passage obligatoire dans sa pénitence, les repas restaient eux une option qu'elle pouvait manier et contourner, un des seuls choix qu'elle pouvait encore prendre, enfin...la journée.
Choisir d'affronter la grande salle ce soir, malgré tout ce que cela ferait émerger comme souvenirs et comme honte, c'était ça le plan, pourtant, pour la troisième fois aujourd'hui, les pas de la Poufsouffle étaient tentés de s'éloigner vers l'extérieur du château, loin des élèves, et d'un repas qu'elle finit malgré tout par prendre en pointillés, avant de sortir au bout de quelques minutes.
La fraîcheur fouetta son visage, et les quelques mètres qui la séparaient déjà du château venaient de lui offrir un nouveau souffle. Compliquée…c'était à peu de choses près le mot qui résumé sa journée, mais cet endroit, ce parc, ces arbres et le lac qu'elle rejoignait sans même y penser, avaient le mérite de recouvrir tout d’un calme assommant et réconfortant. Elle n'avait plus personne, mais elle avait au moins ça.
Debout devant l'étendue de ce lac qui avait assisté à bien trop de vagues en elle, cette fois, c'est à son renouveau calme et lisse qu'elle devait penser. Noyer la "Éli" éprise de tempêtes qu'elle ne maîtrisait pas, et n'en ressortir qu'une version tempérée, tiède, et sans débordements.
Fermant les yeux, immobile, un léger frisson parcourut les zones de sa peau non recouverte de tissu, une sensation qu’elle associa d’abord à la brise du soir avant d'entendre la voix de celui qui avait encore malheureusement, bien plus de pouvoir sur son corps que le vent. Froide et impassible, sa ligne de conduite s’ancra immédiatement en elle, et d’un haussement d’épaules elle répondit à l’interrogation du griffon sans un regard pour lui.
-Non, mais c’est comme ça qu’ils veulent qu’on soit.
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Le secret des nuits d'Écosse
“Qu’on se sente plutôt, non ?” Se dit d’abord Redose avant de comprendre qu’elle n’a potentiellement pas dit ça parce qu’elle le pense en son for intérieur, mais uniquement parce qu’elle se sent mal. Il réfléchit alors aux raisons qui la pousse à dire ça, ce “c’est comme ça qu’ils veulent qu’on soit”, Redose ne comprend pas vraiment, enfin, il comprend parfaitement que les autres veulent de lui qu’il soit, qu’il se comporte, autrement. Toute son enfance les gens voulaient qu’il change de physique, de comportement et qu’il ne soit plus ce garçon bizarre qui a du mal à s’exprimer, qui n'est pas comme les autres, qui a du mal à se fondre dans la masse… Mais d’un autre côté, ce n’était qu’une idée qu’il s’était créée. Une idée raffinée découlant du comportement des autres, dans les faits il le sait, que c’est tout à fait lui-même au fond qu’ils voulaient qu’il soit, car c’est plus simple alors de lui faire mal sans se sentir mal, si ça n’avait pas été lui, ça aurait été un autre élève, finalement il se rend compte qu'il a toujours été accepté, il a juste eu le mauvais rôle.
Puis, quand il a quitté l’école moldue, son père, son frère, sa sœur et tout particulièrement son oncle attendait de Redose une perfection absolue dans son comportement adapté à chacun, Charlie voulait de lui qu'il respecte son envie de solitude et son travail et le repoussait constamment en conséquence, Alexandra lui faisait faire des courses car elle ne voulait pas les faire elle-même et qu'elle ne voulait pas de lui dans ses pattes, son père… Passons. Et son oncle… Son oncle aussi finalement.
Enfin à Poudlard on exigeait de lui qu’il soit normal et comme tout le monde, qu’il soit bon même.
Alors même qu'il n'avait jamais été exigé ça de sa vie. Il a donc essayé longtemps sans jamais aucun succès, pas qu’une fois, pas deux, pas moins d’une dizaine, ni d’une vingtaine, éventuellement une trentaine d’essais sans succès. “Veulent-ils qu’on se sente mal” se demande t-il avant de répondre immédiatement par la positive, bien sûr, dès le moment où on ne peut être soi-même bien sûr qu’ils veulent qu’on se sente mal. Le garçon le sait qu’ils ne peuvent pas les changer, essai futile, et de l’autre côté ils font ça pour “protéger” les plus fragiles, au moins ils essaient, se dit-il.
Alors, même si il n'était pas le moins du monde convaincu.
- Oui, bien sûr qu’ils le veulent… Tu les hais ? Dit-il, espérant trouver résonance à son monde chez Elisabeth, au moins une fois, au moins un instant, il ne serait pas seul.
Puis, quand il a quitté l’école moldue, son père, son frère, sa sœur et tout particulièrement son oncle attendait de Redose une perfection absolue dans son comportement adapté à chacun, Charlie voulait de lui qu'il respecte son envie de solitude et son travail et le repoussait constamment en conséquence, Alexandra lui faisait faire des courses car elle ne voulait pas les faire elle-même et qu'elle ne voulait pas de lui dans ses pattes, son père… Passons. Et son oncle… Son oncle aussi finalement.
Enfin à Poudlard on exigeait de lui qu’il soit normal et comme tout le monde, qu’il soit bon même.
Alors même qu'il n'avait jamais été exigé ça de sa vie. Il a donc essayé longtemps sans jamais aucun succès, pas qu’une fois, pas deux, pas moins d’une dizaine, ni d’une vingtaine, éventuellement une trentaine d’essais sans succès. “Veulent-ils qu’on se sente mal” se demande t-il avant de répondre immédiatement par la positive, bien sûr, dès le moment où on ne peut être soi-même bien sûr qu’ils veulent qu’on se sente mal. Le garçon le sait qu’ils ne peuvent pas les changer, essai futile, et de l’autre côté ils font ça pour “protéger” les plus fragiles, au moins ils essaient, se dit-il.
Alors, même si il n'était pas le moins du monde convaincu.
- Oui, bien sûr qu’ils le veulent… Tu les hais ? Dit-il, espérant trouver résonance à son monde chez Elisabeth, au moins une fois, au moins un instant, il ne serait pas seul.
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Le secret des nuits d'Écosse
La jeune fille avait prononcé ces mots pour elle bien plus que pour lui, justifiant son état, sa faiblesse passagère qui demain ne devrait plus exister, pour renforcer sa colère enfouie contre tous et surtout contre elle-même, pourtant l'écho de ce qu'elle avait dit ne lui fit aucun bien. Est-ce qu’elle les haïssaient ? Si ce "ils" désignaient tout ceux qui l'avait exclus de Poudlard ou de leur vie en général, alors peut-être que oui, elle les haïssaient. "Ils" n'avaient pas su insister plus, pas su la retenir de faire tout ça, de dépasser ses limites, "ils" l'avaient laissée se jeter dans le vide sans la persuader qu'elle valait mieux que sa noirceur. Pourtant, si elle était vraiment honnête, c'est son propre abandon qu'elle haïssait le plus. C'est elle qui avait fait n'importe quoi, elle qui avait fini par les lâcher, par leur imposer ses trahisons. Même avec lui, le garçon qui avait tant posé problème pour les autres, et qu'elle avait défendu envers et contre tous, sa présence aujourd'hui ne lui inspiré que de la déception et de la haine, elle n'osait même plus le regarder en face tant c'est avec lui qu'elle était en train d'abandonner le plus, juste pour ce "ils" collectif qui le trouvait bien trop négatif pour elle.
De quel droit ?
De quel droit "ils" avaient le pouvoir de décider ce qu'elle devait être, faire, penser et même qui elle devait aimer ? Aucun, "ils" n'avaient pas ce droit, et pourtant aujourd'hui, elle suivait leurs directives, le chemin qu"ils" avaient décidé qu'elle prendrait "pour son bien".
Tout en elle crié à la tristesse, à la soumission, et à cette forme d'abnégation qu'elle adopterait désormais au détriment de ses propres choix. "Ils" avaient gagné, elle façonnait déjà le profil de cette Éli qui n'aurait plus de problèmes, qui marcherait droit vers un avenir certain, assuré et fiable, mais un avenir qui ne la faisait pas vibrer.
C'est une habitude à prendre, les premiers mois seront difficiles, mais tu t'y feras, "ils" savent ce qu'ils font, tu te tais et tu appliques.
Pleure, pleure seule la nuit, et souris faussement le jour devant les autres.
Est-ce qu'elle les haïssaient ? Oui.
Pour les garder dans sa vie, pour retrouver leur confiance, pour ne pas perdre leur amitié et leur respect, elle devait choisir de renoncer à toute une partie d'elle. Bien sûr qu'elles les haïssaient de ça ! Mais il fallait qu'elle apprenne à contenir sa haine par la force maintenant, peu importe la manière.
Est-ce qu 'elle les haïssaient ? Oui, mais autant qu'elle les aimaient.
Elle commençait juste à se demander si eux l'avaient vraiment aimé pour ce qu'elle était, et non pas pour ce qu'ils pensaient connaître d'elle, sa façade fissurée qui ne demandait qu'à exploser encore et encore par chaque centimètre de peau. La frontière entre la haine et l'amour était si fine qu'aujourd'hui elle ne savait même plus où en était la fin du début.
En silence, elle tourna enfin son visage vers Redose.
Devant lui, à distance, elle déposa d'un regard tout ce qu'elle pensait, tout ce qu'elle avait de sentiments agonisants, tout ce qu'elle devait sacrifier pour réussir à survivre dans "leur" monde. Tout était là, mais ses yeux seuls parlaient. Finalement, un acquiescement des plus simple et sincère répondit à la question du Griffon, avant que le regard d'Éli ne se pose de nouveau sur le lac, avec la même froideur que le vent décoiffant ses cheveux. À quoi pouvait servir une explication supplémentaire ? À rien.
De quel droit ?
De quel droit "ils" avaient le pouvoir de décider ce qu'elle devait être, faire, penser et même qui elle devait aimer ? Aucun, "ils" n'avaient pas ce droit, et pourtant aujourd'hui, elle suivait leurs directives, le chemin qu"ils" avaient décidé qu'elle prendrait "pour son bien".
Tout en elle crié à la tristesse, à la soumission, et à cette forme d'abnégation qu'elle adopterait désormais au détriment de ses propres choix. "Ils" avaient gagné, elle façonnait déjà le profil de cette Éli qui n'aurait plus de problèmes, qui marcherait droit vers un avenir certain, assuré et fiable, mais un avenir qui ne la faisait pas vibrer.
C'est une habitude à prendre, les premiers mois seront difficiles, mais tu t'y feras, "ils" savent ce qu'ils font, tu te tais et tu appliques.
Pleure, pleure seule la nuit, et souris faussement le jour devant les autres.
Est-ce qu'elle les haïssaient ? Oui.
Pour les garder dans sa vie, pour retrouver leur confiance, pour ne pas perdre leur amitié et leur respect, elle devait choisir de renoncer à toute une partie d'elle. Bien sûr qu'elles les haïssaient de ça ! Mais il fallait qu'elle apprenne à contenir sa haine par la force maintenant, peu importe la manière.
Est-ce qu 'elle les haïssaient ? Oui, mais autant qu'elle les aimaient.
Elle commençait juste à se demander si eux l'avaient vraiment aimé pour ce qu'elle était, et non pas pour ce qu'ils pensaient connaître d'elle, sa façade fissurée qui ne demandait qu'à exploser encore et encore par chaque centimètre de peau. La frontière entre la haine et l'amour était si fine qu'aujourd'hui elle ne savait même plus où en était la fin du début.
En silence, elle tourna enfin son visage vers Redose.
Devant lui, à distance, elle déposa d'un regard tout ce qu'elle pensait, tout ce qu'elle avait de sentiments agonisants, tout ce qu'elle devait sacrifier pour réussir à survivre dans "leur" monde. Tout était là, mais ses yeux seuls parlaient. Finalement, un acquiescement des plus simple et sincère répondit à la question du Griffon, avant que le regard d'Éli ne se pose de nouveau sur le lac, avec la même froideur que le vent décoiffant ses cheveux. À quoi pouvait servir une explication supplémentaire ? À rien.
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Le secret des nuits d'Écosse
"De la haine donc", pour si peu ? Pense-t-il, bien sûr que ce n’est pas “si peu”, c’est loin d’être "si peu", c’est sans doute même à des univers entiers d’être “si peu”. Lentement, Redose se mettait à comprendre ce qu’Eli ressent, ce n’est pas vraiment difficile au fond… Mais du point de vue de Redose, la difficulté se situait autre part. "Qu’est-ce qu’elle n’a pas ?" Ou plutôt, qu’est-ce qu’elle n’a plus ? Elle avait une famille, des amis, une relativement bonne réputation, une maison, deux foyers… Redose suppose qu’une tension est née au sein de sa famille, avec ses amis aussi, avec l’équipe éducative, au sein de Poufsouffle, etc., "peut-être pense-t-elle avoir perdu tout ça ? Peut-être pense-t-elle que c’est de leur faute."
"Qu’ils n’auraient pas dû la virer ?" Se demande t-il, puis il se rappelle de comment est Elisabeth, au fond, il la connait alors pourquoi ne pas soutenir son souvenir ?
Il se souvient qu’elle est une fille un peu perturbée, tiraillée, qu’elle a besoin d’attentions particulières, qu’elle est prête à beaucoup pour l’obtenir, y comprit trahir ses amis… Est-ce vraiment la faute de quelqu’un ? Se demande-t-il cette fois, essayant de trouver une réponse logique à sa haine, comme si lui-même n’était pas empli de haine contre une pincée d’idiots, au nombre de deux. Comme si lui avait une raison à sa haine. “Je vois… Pour ce que ça vaut, c’est à dire absolument rien.” Et dans l’hypocrisie la plus totale, Redose marqua un léger temps de pause, sachant pertinemment que ce qu’il dirait serait d’une part cruel et d’autre part ennuyant. Tout ça en plus d’être énervant au plus au point et au plus au point hypocrite. Mais au fond, son message résonne à son propre cas…
- Sombre pas là-dedans. Par pour l’empêcher d’accomplir ce qu’il désire accomplir, mais pour attiser sa flamme. Le doute qu’il ressent est un de ses grands ennemis, mais l’attiser profite à sa propre haine, sa propre colère, sa rancœur profonde. Donner de la force au doute c’est donner de la force à sa volonté. Se donner de la volonté c’est tuer l’espoir dans l’œuf, et tuer l’espoir dans l’œuf… Revient à donner de la force au doute.
Ainsi, en toute hypocrisie, Redose demanda à sa camarade, de faire ce qu’il dit, et pas ce qu’il fait. Être aussi hypocrite le déçoit de lui-même, alors même qu’il n’attend plus rien de lui, son exigence envers lui-même est toujours aussi forte, mais sa confiance en lui n’a jamais été aussi basse. Toutes ces émotions, toutes ces pensées, tous ces actes et ces mots contre lesquels ils se rebellent d’ordinaire et dans sa tête sont le reflet de la construction du lui qu’il conçoit, tendant vers un négatif absolu.
Un lui ultime, au moins où il se trouverait..
Un lui pure, au moins du temps que ça durerait.
Un lui exécrable et exécré, sans d’autre but que de mettre fin au manège.
"Qu’ils n’auraient pas dû la virer ?" Se demande t-il, puis il se rappelle de comment est Elisabeth, au fond, il la connait alors pourquoi ne pas soutenir son souvenir ?
Il se souvient qu’elle est une fille un peu perturbée, tiraillée, qu’elle a besoin d’attentions particulières, qu’elle est prête à beaucoup pour l’obtenir, y comprit trahir ses amis… Est-ce vraiment la faute de quelqu’un ? Se demande-t-il cette fois, essayant de trouver une réponse logique à sa haine, comme si lui-même n’était pas empli de haine contre une pincée d’idiots, au nombre de deux. Comme si lui avait une raison à sa haine. “Je vois… Pour ce que ça vaut, c’est à dire absolument rien.” Et dans l’hypocrisie la plus totale, Redose marqua un léger temps de pause, sachant pertinemment que ce qu’il dirait serait d’une part cruel et d’autre part ennuyant. Tout ça en plus d’être énervant au plus au point et au plus au point hypocrite. Mais au fond, son message résonne à son propre cas…
- Sombre pas là-dedans. Par pour l’empêcher d’accomplir ce qu’il désire accomplir, mais pour attiser sa flamme. Le doute qu’il ressent est un de ses grands ennemis, mais l’attiser profite à sa propre haine, sa propre colère, sa rancœur profonde. Donner de la force au doute c’est donner de la force à sa volonté. Se donner de la volonté c’est tuer l’espoir dans l’œuf, et tuer l’espoir dans l’œuf… Revient à donner de la force au doute.
Ainsi, en toute hypocrisie, Redose demanda à sa camarade, de faire ce qu’il dit, et pas ce qu’il fait. Être aussi hypocrite le déçoit de lui-même, alors même qu’il n’attend plus rien de lui, son exigence envers lui-même est toujours aussi forte, mais sa confiance en lui n’a jamais été aussi basse. Toutes ces émotions, toutes ces pensées, tous ces actes et ces mots contre lesquels ils se rebellent d’ordinaire et dans sa tête sont le reflet de la construction du lui qu’il conçoit, tendant vers un négatif absolu.
Un lui ultime, au moins où il se trouverait..
Un lui pure, au moins du temps que ça durerait.
Un lui exécrable et exécré, sans d’autre but que de mettre fin au manège.
5 ème année RP - Disponible
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Non, clairement, il ne voyait rien. Il ne l’avait jamais comprise, avait-il essayé au moins un jour ? Sûrement pas, mais peu importe, elle se trouvait là juste à côté de lui, juste à côté d’elle-même, et pourtant, ils semblaient tellement loin l’un de l’autre quand elle y pensait. Cette fois, les mots du garçon n’avaient aucun impact sur la jeune fille puisqu’elle savait qu’il n’y croyait pas.
L’infirmerie qui se moque de Sainte Mangouste ici… Pensa t'elle un instant, tout en réprimant difficilement le léger rictus ironique qui sortit malgré elle. Trop facile, c'était bien trop facile de dire ça ! Sombre pas là-dedans, bien sûr, limpide. Reste seule, haïe par tes amis, rejetée par tous, à devoir faire semblant de vivre sans couleurs pour ne pas faire de vague, en réprimant 80% de ta personnalité et de tes sentiments, bien sûr… Très facile, pas de quoi sombrer. Mais peu importe, hein… Puisque c'est comme ça maintenant.
Les yeux toujours plongés dans le lac, Éli ne tenta même pas de lui répondre. Elle avança jusqu’à ce que ses chaussures puissent presque frôler l’étendue calme. Se tremper dans l’eau, sûrement très froide en cette période, la tenta un instant. Peut-être que pendant quelques minutes, l’hypothermie soudaine lui figerait les pensées, lui ferait oublier ses problèmes et ses frustrations par la douleur des brûlures ? Mais pourquoi faire ? Retarder le moment où elle devrait enfin emprunter ce corps dépossédé de toute forme de rébellion ne ferait qu’accentuer cette colère, ne pas savoir faire autrement, ne pas voir d’autres issues que celle qu’elle avait choisie de prendre la rendait déjà bien assez triste, autant se mettre dans le rôle directement.
La Poufsouffle ferma les yeux, respira profondément et se résigna. En tournant le dos au lac, elle tournait le dos à la Éli d’avant, et marquait le début d’une année de contrôle absolu, en commençant par ce qu’elle laissait paraître d’elle.
- Trop tard.
Sans aucune nuance dans la voix, la jeune fille dépassa ensuite Redose, et continua de marcher quelques pas sans même le regarder au passage. Il fallait qu’elle réussisse à mettre de la distance cette fois, il n’était pas bon pour elle de continuer à se fourvoyer en sentiments, elle n'avait plus le temps, elle avait d’autres urgences. La Triade restait l’un de ses seuls points d’ancrage, mais elle savait que les prochaines semaines seraient compliquées à passer si elle n’arrivait pas à rejeter le griffon de son esprit. Elle ne pouvait pas gérer le reste, et lui.
L’infirmerie qui se moque de Sainte Mangouste ici… Pensa t'elle un instant, tout en réprimant difficilement le léger rictus ironique qui sortit malgré elle. Trop facile, c'était bien trop facile de dire ça ! Sombre pas là-dedans, bien sûr, limpide. Reste seule, haïe par tes amis, rejetée par tous, à devoir faire semblant de vivre sans couleurs pour ne pas faire de vague, en réprimant 80% de ta personnalité et de tes sentiments, bien sûr… Très facile, pas de quoi sombrer. Mais peu importe, hein… Puisque c'est comme ça maintenant.
Les yeux toujours plongés dans le lac, Éli ne tenta même pas de lui répondre. Elle avança jusqu’à ce que ses chaussures puissent presque frôler l’étendue calme. Se tremper dans l’eau, sûrement très froide en cette période, la tenta un instant. Peut-être que pendant quelques minutes, l’hypothermie soudaine lui figerait les pensées, lui ferait oublier ses problèmes et ses frustrations par la douleur des brûlures ? Mais pourquoi faire ? Retarder le moment où elle devrait enfin emprunter ce corps dépossédé de toute forme de rébellion ne ferait qu’accentuer cette colère, ne pas savoir faire autrement, ne pas voir d’autres issues que celle qu’elle avait choisie de prendre la rendait déjà bien assez triste, autant se mettre dans le rôle directement.
La Poufsouffle ferma les yeux, respira profondément et se résigna. En tournant le dos au lac, elle tournait le dos à la Éli d’avant, et marquait le début d’une année de contrôle absolu, en commençant par ce qu’elle laissait paraître d’elle.
- Trop tard.
Sans aucune nuance dans la voix, la jeune fille dépassa ensuite Redose, et continua de marcher quelques pas sans même le regarder au passage. Il fallait qu’elle réussisse à mettre de la distance cette fois, il n’était pas bon pour elle de continuer à se fourvoyer en sentiments, elle n'avait plus le temps, elle avait d’autres urgences. La Triade restait l’un de ses seuls points d’ancrage, mais elle savait que les prochaines semaines seraient compliquées à passer si elle n’arrivait pas à rejeter le griffon de son esprit. Elle ne pouvait pas gérer le reste, et lui.
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Le secret des nuits d'Écosse
- D’acc bah fais ce que tu veux.
Redose le dit instinctivement, instantanément sans même y réflechir, il n’avait pas besoin de réflechir, il avait été hypocrite. Selon lui, c’était quand même bien le maximum qu’il puisse faire pour l’aider, la sauver, mais la vérité c’est qu’elle n’a aucunement besoin d’être sauvée, c’est pas comme si elle allait gâcher sa vie d’après lui. Redose lui avait dit de pas tomber là-dedans alors même que lui-même non seulement a les deux pieds dans la haine, mais est immergé à plusieurs milliers de kilomètres en elle, remonter est impossible, pense t-il.
Alors autant éviter d’être un con, un débile ou encore un hypocrite, l’honnêteté n’avait jamais était sa plus grande qualité, mais elle a le mérite d’être une de ses rares qualités, et pour ça il devrait sans doute la garder auprès de lui jalousement.
- T’es plus une gamine après tout, si c’est c’qui te fait kiffer t’as qu’à tout abandonner et buter ceux que t’aimes pas.
Elle était également un villain défaut, mais il en a tellement qu’un de plus un de moins…
Et naturellement, il lui donne le pire conseil qu’il puisse donner, mais au moins il a le mérite d’être honnête, à défaut d’être une bonne personne il serait au moins Redose, et Elisabeth ne lui en aurait sans doute pas demander moins, à défaut d’en demander sans cesse plus de sa part. Des demis-mots sans cesse et toujours pour ne pas la blesser, pathétique, pense-t-il de lui. Les gens ne l’avait jamais apprécié, petit déjà, les moldus et sa famille le rejetaient constamment pour des raisons différentes, ou pour aucune raison. Et pourtant il a toujours fait et continue de faire du mieux qu’il peut pour être reçu un peu mieux qu’hier.
- J'suis sérieux hein, pas comme si la vie avait une quelconque valeur au fond.
Puis il lança un galet, qui fit 14 ricochets. C’est pas un record, mais ça détend. Et puis le garçon avait besoin de faire quelque chose de ses mains.
Redose le dit instinctivement, instantanément sans même y réflechir, il n’avait pas besoin de réflechir, il avait été hypocrite. Selon lui, c’était quand même bien le maximum qu’il puisse faire pour l’aider, la sauver, mais la vérité c’est qu’elle n’a aucunement besoin d’être sauvée, c’est pas comme si elle allait gâcher sa vie d’après lui. Redose lui avait dit de pas tomber là-dedans alors même que lui-même non seulement a les deux pieds dans la haine, mais est immergé à plusieurs milliers de kilomètres en elle, remonter est impossible, pense t-il.
Alors autant éviter d’être un con, un débile ou encore un hypocrite, l’honnêteté n’avait jamais était sa plus grande qualité, mais elle a le mérite d’être une de ses rares qualités, et pour ça il devrait sans doute la garder auprès de lui jalousement.
- T’es plus une gamine après tout, si c’est c’qui te fait kiffer t’as qu’à tout abandonner et buter ceux que t’aimes pas.
Elle était également un villain défaut, mais il en a tellement qu’un de plus un de moins…
Et naturellement, il lui donne le pire conseil qu’il puisse donner, mais au moins il a le mérite d’être honnête, à défaut d’être une bonne personne il serait au moins Redose, et Elisabeth ne lui en aurait sans doute pas demander moins, à défaut d’en demander sans cesse plus de sa part. Des demis-mots sans cesse et toujours pour ne pas la blesser, pathétique, pense-t-il de lui. Les gens ne l’avait jamais apprécié, petit déjà, les moldus et sa famille le rejetaient constamment pour des raisons différentes, ou pour aucune raison. Et pourtant il a toujours fait et continue de faire du mieux qu’il peut pour être reçu un peu mieux qu’hier.
- J'suis sérieux hein, pas comme si la vie avait une quelconque valeur au fond.
Puis il lança un galet, qui fit 14 ricochets. C’est pas un record, mais ça détend. Et puis le garçon avait besoin de faire quelque chose de ses mains.
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Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Le secret des nuits d'Écosse
Même si elle avait été en colère et révoltée pas mal de fois contre tout ce que la vie lui avait balancé au visage ces derniers temps, souvent sans savoir comment gérer ces tempêtes, elle n'avait jamais remis tout en question contrairement à lui. Mais il n'avait pas tort sur un point, elle n'était plus une gamine sur bien des choses, et elle avait bien plus mûrit en trois mois, qu'en plusieurs années. Ses décisions, elle les avaient prise toute seule, le mal qu'elle avait fait, elle ne pouvait laisser les autres en être responsable, même à demi, cette fois c'était juste elle contre elle-même, elle n'avait même plus ce besoin de le convaincre de ce qu'elle valait.
Non, elle n'allait clairement pas abandonner, et faire disparaître tout ce qui posait problème dans sa vie, la jeune fille allait plutôt faire complètement l'inverse. Il avait tort de penser qu'elle était faible depuis le début, elle ne l'était pas. Ses critères n'étaient pas les bons, ce n'était que les siens. Il n'avait pas raison sur tout, et Miss Vermillon avait soulevé un pan de réflexion qu'Éli comptait bien travailler : Se faire confiance et définir ses limites, juste les siennes. Elle avait bien trop perdu, peu importe les sacrifices qu'elle devrait faire au passage, elle ne perdrait plus son libre-arbitre, même si dans les faits, tout semblerait la contraindre les prochains mois.
Les paroles du garçon stoppèrent sa marche quelques instants, le son de l'eau sous ses ricochets s'accorda parfaitement au ton calme et posé de la réponse qu'elle lui offrit, sans la détourner pour autant de la direction du château.
- Il faut croire qu'j'ai plus envie d'être cette gamine qu'on manipule, non. Moi aussi j'suis sérieuse, si toi c'est c'qui t'fais kiffer, t’as qu’à tout abandonner, et rester là à j'ter tes pierres. Mais certaines choses ont encore d'la valeur pour moi, et j'compte bien m'battre pour ça ... Peu importe c'que t'en penses.
La triade ne serait que force pour elle, et non plus ce lien dévastateur et déséquilibré qui la poussé à ressortir le pire d'elle-même, c'était comme ça qu'elle avait décidé de vivre leur alliance. La jeune fille n'avait même pas envie de savoir ce que Redose pensait de ses mots et de ses choix aujourd'hui, sûrement que des choses détestables et négatives de toute façon, peut être même n'accorderait il que de l'indifférence à tout ça, peu importe, elle savait ce qu'elle voulait.
Non, elle n'allait clairement pas abandonner, et faire disparaître tout ce qui posait problème dans sa vie, la jeune fille allait plutôt faire complètement l'inverse. Il avait tort de penser qu'elle était faible depuis le début, elle ne l'était pas. Ses critères n'étaient pas les bons, ce n'était que les siens. Il n'avait pas raison sur tout, et Miss Vermillon avait soulevé un pan de réflexion qu'Éli comptait bien travailler : Se faire confiance et définir ses limites, juste les siennes. Elle avait bien trop perdu, peu importe les sacrifices qu'elle devrait faire au passage, elle ne perdrait plus son libre-arbitre, même si dans les faits, tout semblerait la contraindre les prochains mois.
Les paroles du garçon stoppèrent sa marche quelques instants, le son de l'eau sous ses ricochets s'accorda parfaitement au ton calme et posé de la réponse qu'elle lui offrit, sans la détourner pour autant de la direction du château.
- Il faut croire qu'j'ai plus envie d'être cette gamine qu'on manipule, non. Moi aussi j'suis sérieuse, si toi c'est c'qui t'fais kiffer, t’as qu’à tout abandonner, et rester là à j'ter tes pierres. Mais certaines choses ont encore d'la valeur pour moi, et j'compte bien m'battre pour ça ... Peu importe c'que t'en penses.
La triade ne serait que force pour elle, et non plus ce lien dévastateur et déséquilibré qui la poussé à ressortir le pire d'elle-même, c'était comme ça qu'elle avait décidé de vivre leur alliance. La jeune fille n'avait même pas envie de savoir ce que Redose pensait de ses mots et de ses choix aujourd'hui, sûrement que des choses détestables et négatives de toute façon, peut être même n'accorderait il que de l'indifférence à tout ça, peu importe, elle savait ce qu'elle voulait.
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Le secret des nuits d'Écosse
"Il faut croire qu'j'ai plus envie d'être cette gamine qu'on manipule." Redose se demande si il s'agit d'une tentative d'humour, puis il comprend comment la fille se perçoit. Et si elle n'a plus envie d'être "cette gamine qu'on manipule", cela ne pouvait que signifier qu'elle pensait toujours l'être au fond et Redose peut comprendre qu'on ne veuille pas être dans cette condition, à défaut de comprendre en quoi Elisabeth est dans cette position. Après tout, depuis qu'il la connait, elle a toujours essayé de changer, ne se rend t-elle pas compte de ce qu'elle est devenue ? Ne se rend t-elle pas compte qu'elle n'est pas une gamine qu'on manipule ?
Redose, se pose des questions. Et la seule réponse viable qu'il a pu trouvé, est qu'Elisabeth considère être manipulée car elle aurait du mal à assumer qu'elle en est là par sa faute uniquement ? Enfin, "uniquement", c'est faux, pense Redose. Il avait sa part de responsabilité dans ce qu'elle est devenue, avant qu'ils ne se rencontrent elle ne semblait pas être si terrible, loin de là à vrai dire.
Et en même temps c'est bien elle qui est venue lui demander de l'aide, c'est bien elle qui l'a suivi, c'est bien elle qui ne voulait plus être ce qu'elle était, un enfant sage.
Puis le souvenir de leur première véritable discussion remonta. Redose l'avait traité de gosse de riche, et cette phrase qu'elle prononça lui piqua le tympan, comme un écho d'un temps passé, "Je ne suis pas comme tu dis", peut-être au fond, se dit Redose, que c'est ma faute ?. C'est lui qui a commencé tout ça, lui qui l'a insulté.
"Apprends-moi à ne pas être faible, à ne pas me laisser avoir par des personne"
Elle avait déjà cette idée greffée en tête, si ça n'avait pas été lui ça aurait été quelqu'un d'autre, se dit-il pour se rassurer. Mais c'est faux.
Depuis le début et avant, il le sait, ça n'aurait pu être que lui, ça n'a toujours été que lui et toujours lui, il est responsable en partie de ce qu'est devenu Elisabeth, et elle n'est clairement pas une une gamine qu'on manipule, elle ne l'est plus. Et au fond, la seule chose qui maintient cette idée dans son cœur, c'est son envie et son avarice, elle ne veut pas seulement ne pas être une gamine manipulable, elle veut être plus forte.
C'est ça son désir profond, se souvient Redose.
Après un léger blanc, il ouvrit enfin sa bouche.
- Meuf, j'en pense rien je te l'ai dis. Je te donne pas ma permission ou quoi, je suis content que tu fasses ce qu'il te plaît, c'est cool pour toi.
Il n'a rien d'un maître, et elle n'a rien d'une élève, ils sont juste deux enfants aveuglés par leurs désirs. Et Redose, trouve enfin quelque chose qui les lie, quelque chose de plus personnel que ce contrat à trois têtes, leur exigence, leur insatiabilité, ce désir excessif et obsessionnel, maladif d'assouvir un objectif. Elisabeth et Redose veulent être plus fort, Redose pour être meilleur que son père, Elisabeth pour être meilleure que... Redose ?
Redose pense à tout ce qu'il a fait pour être meilleur que son père, pour être plus fort. Tout ce qu'il a fait dans cet unique but, renier les autres, y comprit sa famille. Ne pas se rapprocher des autres, les dénigrer, les attaquer. Se donner à sa propre haine de lui-même, de son père, de tout au fond, et ce tout qui le mettait en colère, qui l'enrage.
Tout ça pour se rendre compte que ça ne vaut rien, et même si il sait que ça ne vaut rien, il continue à s'abandonné à elle.
- Je voulais juste dire que sombrer dans la haine ça équivaut à tout abandonner pour pas grand chose.
Sans trop attendre, il ajoute quelque chose, quelque chose qu'il aurait aimé entendre, quelque chose que personne ne lui a jamais dis.
- Et même si tu penses que c'est trop tard, c'est juste parce que t'es morose, à broyer du noir que tu penses ça, mais ouai peu importe ce que j'en penses, même si on sait tout les deux que mon avis n'est pas inutile, et le tien non plus.
Pas trop tard ? Pense t-il. "J'en doute"
- Je me pose quand même la question Eli, au fond, comment tu me vois ? Toi.
Redose, se pose des questions. Et la seule réponse viable qu'il a pu trouvé, est qu'Elisabeth considère être manipulée car elle aurait du mal à assumer qu'elle en est là par sa faute uniquement ? Enfin, "uniquement", c'est faux, pense Redose. Il avait sa part de responsabilité dans ce qu'elle est devenue, avant qu'ils ne se rencontrent elle ne semblait pas être si terrible, loin de là à vrai dire.
Et en même temps c'est bien elle qui est venue lui demander de l'aide, c'est bien elle qui l'a suivi, c'est bien elle qui ne voulait plus être ce qu'elle était, un enfant sage.
Puis le souvenir de leur première véritable discussion remonta. Redose l'avait traité de gosse de riche, et cette phrase qu'elle prononça lui piqua le tympan, comme un écho d'un temps passé, "Je ne suis pas comme tu dis", peut-être au fond, se dit Redose, que c'est ma faute ?. C'est lui qui a commencé tout ça, lui qui l'a insulté.
"Apprends-moi à ne pas être faible, à ne pas me laisser avoir par des personne"
Elle avait déjà cette idée greffée en tête, si ça n'avait pas été lui ça aurait été quelqu'un d'autre, se dit-il pour se rassurer. Mais c'est faux.
Depuis le début et avant, il le sait, ça n'aurait pu être que lui, ça n'a toujours été que lui et toujours lui, il est responsable en partie de ce qu'est devenu Elisabeth, et elle n'est clairement pas une une gamine qu'on manipule, elle ne l'est plus. Et au fond, la seule chose qui maintient cette idée dans son cœur, c'est son envie et son avarice, elle ne veut pas seulement ne pas être une gamine manipulable, elle veut être plus forte.
C'est ça son désir profond, se souvient Redose.
Après un léger blanc, il ouvrit enfin sa bouche.
- Meuf, j'en pense rien je te l'ai dis. Je te donne pas ma permission ou quoi, je suis content que tu fasses ce qu'il te plaît, c'est cool pour toi.
Il n'a rien d'un maître, et elle n'a rien d'une élève, ils sont juste deux enfants aveuglés par leurs désirs. Et Redose, trouve enfin quelque chose qui les lie, quelque chose de plus personnel que ce contrat à trois têtes, leur exigence, leur insatiabilité, ce désir excessif et obsessionnel, maladif d'assouvir un objectif. Elisabeth et Redose veulent être plus fort, Redose pour être meilleur que son père, Elisabeth pour être meilleure que... Redose ?
Redose pense à tout ce qu'il a fait pour être meilleur que son père, pour être plus fort. Tout ce qu'il a fait dans cet unique but, renier les autres, y comprit sa famille. Ne pas se rapprocher des autres, les dénigrer, les attaquer. Se donner à sa propre haine de lui-même, de son père, de tout au fond, et ce tout qui le mettait en colère, qui l'enrage.
Tout ça pour se rendre compte que ça ne vaut rien, et même si il sait que ça ne vaut rien, il continue à s'abandonné à elle.
- Je voulais juste dire que sombrer dans la haine ça équivaut à tout abandonner pour pas grand chose.
Sans trop attendre, il ajoute quelque chose, quelque chose qu'il aurait aimé entendre, quelque chose que personne ne lui a jamais dis.
- Et même si tu penses que c'est trop tard, c'est juste parce que t'es morose, à broyer du noir que tu penses ça, mais ouai peu importe ce que j'en penses, même si on sait tout les deux que mon avis n'est pas inutile, et le tien non plus.
Pas trop tard ? Pense t-il. "J'en doute"
- Je me pose quand même la question Eli, au fond, comment tu me vois ? Toi.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Le secret des nuits d'Écosse
Meuf ? Depuis quand Redose lui parlait comme ça ? Aucune importance. Bien sûr qu'il pensait ce qu'il disait, en tout cas, pendant un temps il l'avait pensé elle en était persuadé. Aujourd'hui, elle se forçait à ne plus espérer autre chose de lui, et c'était mieux comme ça, peu importe ses pensées, et l'idée qu'il se faisait d'elle, c'était juste la sienne après tout, ça ne devait plus influencer ses actes à elle.
...même si tu penses que c'est trop tard, c'est juste parce que t'es morose, à broyer du noir que tu penses ça, mais ouai peu importe ce que j'en penses, même si on sait tout les deux que mon avis n'est pas inutile, et le tien non plus.
À quoi jouait-il aujourd'hui ? Est ce que c'était un conseil ? Une façon de lui remonter le moral ? Ça ne lui ressemblait pas, et la jeune fille avait du mal à comprendre. Pourquoi ne se contentait-il pas de l'ignorer, de la laisser fuir sans lui apporter d'intérêt, comme souvent ?
Eli, au fond, comment tu me vois ? Toi
En entendant ses mots, de toute évidence il était temps qu'elle s'éloigne de cette conversation qui la déstabilisé bien trop, mais sa curiosité sous fond de méfiance, la poussa à lui autoriser une réponse malgré tout. Elle n'avait clairement pas envie de lui partager ça, pas aujourd'hui, c'était bien trop personnel, bien trop dangereux, bien trop tôt, flou et douloureux pour que les mots n'effleurent ses lèvres sans la brûler, mais peu importe... L'ancienne Éli, elle, aurait pourtant cherché ce contact, balancée ses mots sans se prémunir des conséquences, et aurait presque mendier une réaction dans les yeux du Griffon, mais elle n'était plus cette fille.
Toujours dos à lui, elle laissa le vent gifler son visage, et ses pensées voler un instant.
Comment je te vois ?
Comme un but à atteindre, et un exemple à ne pas suivre à la fois,
Comme un ami qui ne sait pas qu'il l'est,
Comme un ennemi qui me pousse dans le vide sans se rendre compte que le saut m'aide à me dépasser,
Comme une explosion qui détruit tout autour de lui,
Comme le vide nécessaire pour reconstruire tout en plus fort et plus solide,
Je te vois comme un mirage inaccessible, interdit.
Je te vois sûrement comme tu ne te verras jamais toi.
Je te vois comme un insupportable à ma vie,
mais Je te vois comme un indispensable à ma vie.
Je te vois,
mais tu ne l'entendras jamais.
- On s'en fou de c'que j'pense de toi non ? Ça changera rien, tu s'ra toujours toi, je s'rais toujours moi. Avançant de quelques pas vers le château, la jeune fille se ravisa, et fit chemin arrière. Elle aussi avait une question après tout. Pourquoi maintenant ? T'en a jamais rien eut à faire de l'avis des autres, et encore moins du mien, alors pourquoi tu veux savoir maintenant ?
...même si tu penses que c'est trop tard, c'est juste parce que t'es morose, à broyer du noir que tu penses ça, mais ouai peu importe ce que j'en penses, même si on sait tout les deux que mon avis n'est pas inutile, et le tien non plus.
À quoi jouait-il aujourd'hui ? Est ce que c'était un conseil ? Une façon de lui remonter le moral ? Ça ne lui ressemblait pas, et la jeune fille avait du mal à comprendre. Pourquoi ne se contentait-il pas de l'ignorer, de la laisser fuir sans lui apporter d'intérêt, comme souvent ?
Eli, au fond, comment tu me vois ? Toi
En entendant ses mots, de toute évidence il était temps qu'elle s'éloigne de cette conversation qui la déstabilisé bien trop, mais sa curiosité sous fond de méfiance, la poussa à lui autoriser une réponse malgré tout. Elle n'avait clairement pas envie de lui partager ça, pas aujourd'hui, c'était bien trop personnel, bien trop dangereux, bien trop tôt, flou et douloureux pour que les mots n'effleurent ses lèvres sans la brûler, mais peu importe... L'ancienne Éli, elle, aurait pourtant cherché ce contact, balancée ses mots sans se prémunir des conséquences, et aurait presque mendier une réaction dans les yeux du Griffon, mais elle n'était plus cette fille.
Toujours dos à lui, elle laissa le vent gifler son visage, et ses pensées voler un instant.
Comment je te vois ?
Comme un but à atteindre, et un exemple à ne pas suivre à la fois,
Comme un ami qui ne sait pas qu'il l'est,
Comme un ennemi qui me pousse dans le vide sans se rendre compte que le saut m'aide à me dépasser,
Comme une explosion qui détruit tout autour de lui,
Comme le vide nécessaire pour reconstruire tout en plus fort et plus solide,
Je te vois comme un mirage inaccessible, interdit.
Je te vois sûrement comme tu ne te verras jamais toi.
Je te vois comme un insupportable à ma vie,
mais Je te vois comme un indispensable à ma vie.
Je te vois,
mais tu ne l'entendras jamais.
- On s'en fou de c'que j'pense de toi non ? Ça changera rien, tu s'ra toujours toi, je s'rais toujours moi. Avançant de quelques pas vers le château, la jeune fille se ravisa, et fit chemin arrière. Elle aussi avait une question après tout. Pourquoi maintenant ? T'en a jamais rien eut à faire de l'avis des autres, et encore moins du mien, alors pourquoi tu veux savoir maintenant ?
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