15 janv. 2025, 17:45
 Fini   Nuit  Colère nocturne
Samedi 15 janvier 2050
Aux alentours de 00h15, dans les toilettes abandonnées
Avec : @Eileen O'Brien & @Etan O'Brien (PNJ : Eliott)


Rosaleen ne trouvait pas le sommeil. Comment le pouvait-elle ? Elle n'arrêtait pas de penser à cette lettre que ses cousins avaient également reçu. Une lettre qui se voulait rassurante et qui disait simplement :
« Ma très chère Rosie,
J'espère de tout cœur que ma petite chérie se porte bien et que tu travailles bien.
Nous prenons le temps de vous écrire, à toi et tes cousins, pour vous informer que Grand-père est à l'hôpital. D'après les médecins, il a fait une crise cardiaque suite à de grosses crises de stress et d'angoisse. Il se porte mieux et se rétablit donc il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Il va rester quelques jours en observation à l'hôpital. Le pire est maintenant derrière lui. Nous le laissons se reposer mais il n'accepte aucune visite.
Je te tiendrai informer de son retour à la maison. D'ici là, ne vous inquiétez pas trop pour lui.

Gros bisous,
Papa
»
Cette lettre n'était pas réconfortante : elle était source de malheur. La gryffone était tout simplement en colère. Plus rien n'allait dans sa vie ; tout allait mal. Son père avait tort et ça la rendait malade. Rosaleen se tournait et se retournait sans cesse mais en vain.

Prise d'une envie soudaine de hurler, la rouge et or sauta discrètement de son lit, prit sa baguette avec elle et sortit de son dortoir. Une fois dans les couloirs, Rosaleen courut discrètement, ses pieds nus frôlant légèrement le sol, en pyjama. Elle tenait sa baguette dans sa main qui éclairait son chemin. Elle écoutait, attentive aux moindres petits bruits suspects. Elle savait où son corps l'amenait : les toilettes abandonnées. L'endroit où elle pourrait crier à sa guise sans déranger personne.

Une fois à l'intérieur, elle rangea sa baguette et cria. C'était plus fort qu'elle. Rosaleen n'avait jamais de sa vie sortit aussi vivement sa colère. Elle qui avait toujours été si sage, qui n'enfreignait pas le règlement, qui obéissait aux règles, qui faisait en sorte de ne contrarier personne et qui, par-dessus tout, encaissé sans jamais rien dire. Mais c'était fini : il fallait que ça sorte. Mais crier ne suffisait plus. Elle avait besoin d'exprimer sa colère encore plus. Sa cible : le mur.

Elle s'avança sur le sol froid et frappa le mur, les poings fermés. Elle frappait de plus en plus fort si bien qu'elle commençait à avoir mal. Mais la douleur n'était rien en comparaison de la douleur qu'elle avait dans son cœur.

- Pourquoi personne ne dit la vérité ? hurlait-elle.

*BAM*


- On me dit : « Tout va bien se passer, tout ira bien ». AU CONTRAIRE, RIEN NE VA !

*BAM*


- TANT DE SECRETS, TANT DE MENSONGES !

*BAM*


Le mur faisait petit à petit ressortir une légère couleur rougeâtre. Les poings de Rosaleen devenaient de plus en plus rouges de sang. La gryffone ne se rendait pas compte de la douleur vacillante qui émanait de ses poings. Ce n'est qu'après avoir arrêté, essoufflée, qu'elle laissa échapper un cri de douleur. Elle souffrait terriblement et elle était beaucoup trop submergée pour faire un diagnostic. Elle se dirigea faiblement vers un des lavabos mais impossible de bouger ses mains mais avec les tremblements de rage qui ne partaient pas et la douleur, elle arrivait à peine à ouvrir le robinet.

- RAAAH ! C'EST PAS VRAI !

Rosaleen se laissa tomber au sol près d'un radiateur laissant une larme de rage couler sur sa joue. Ses mains étaient ouvertes et tendues sur ses genoux. Une chose était sûre : La deuxième année mettrait plusieurs jours pour se remettre de cette douleur. 5 petites minutes à frapper fort suffisaient à faire mal...


Désolée pour la longueur mais j'ai été inspirée !
Dernière modification par Rosaleen Winston le 31 janv. 2025, 15:38, modifié 1 fois.

Les compères Rosaleen et Wilson - Cupidon et Aphrodite en action pour faire tomber les cœurs
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Troisième année RP - Filière Spéciale (PROMO 2048/2049) - - - Color RP : #4b0702

16 janv. 2025, 20:24
 Fini   Nuit  Colère nocturne
Etait-ce le fait qu'elle passait du temps avec Eliott Barclay, le préfet-en-chef, qui faisait qu'elle finissait par déceler en lui un quelque chose qui ne le lui rendait pas totalement antipathique ? En tout cas, en cette troisième ronde ensemble, Eileen commençait à se dire que Dorra avait probablement eu raison en lui évoquant le fait qu'il n'était pas méchant.

Il était peut-être juste maladroit en cherchant bien. L'irlandaise avait cherché à analyser la raison de son comportement si strict, si m'as-tu-vu, qui au premier abord l'avait arc bouqué contre lui. Elle s'était dit que ca pouvait venir d'un manque de reconnaissance des adultes le poussant à vouloir se mettre en avant ou alors qu'il était simplement malhabile dans les relations sociales.

En tout cas, pour cette troisième ronde ensemble, elle tentait toujours d'appréhender le phénomène qu'il était, tentant de fiabiliser le diagnostic qu'elle avait posé. Car elle pouvait s'être trompée. En terme de relations humaines, rien n'était impossible... et la vérité qu'elle imaginait était peut-être à bien des lieues de la réalité que lui vivait.

Dans le cadre de leur chemin de ronde, ils étaient dans le Château nocturne et silencieux tels deux gardes, veillant en sentinelles. La Serdaigle s'était rendue compte combien Eliott appréciait attraper un élève hors de sa maison pendant le couvre-feu. C'était probablement cette lueur qui brillait dans les yeux d'un inspecteur lorsque celui-ci mettait la main sur un criminel après avoir résolu un crime. Ce contentement presque chevillé au corps faisait s'interroger la demoiselle : une carrière dans la justice lui plairait-elle ?

En tout état de cause, elle ne le connaissait pas encore suffisamment pour aborder ce sujet, à cause de cette distance qui existait entre eux, malgré elle.

Pendant leur ronde, ils avaient pris l'habitude de marcher aux aguets, en silence, sans échanger plus de mots que nécessaires. Cela changeait la rouquine des rondes précédentes.

Soudain, elle entendit des cris féminins en provenance des toilettes abandonnées. Un coup d'œil à son binôme, un geste alerte et tous deux se dirigeaient de concert vers l'endroit anormalement animé.

Les cris s'enchainaient, ce qui était étonnant. Aucun son distinct pour l'instant ne parvenait à l'oreille de la jeune fille mais elle ne reconnaissait qu'une seule voix.

Eileen se sentait pousser des ailes, comme un ninja qui se glisse dans la nuit. Et lorsque les deux jeunes gens pénétrèrent sur le lieu du crime, une boule humaine s'était formée sur le sol, ses paumes ouvertes, visiblement blessées et en sang.

La rouquine resta interdite un instant.

421
*Actions d'Eliott vue avec Etan

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19 janv. 2025, 19:34
 Fini   Nuit  Colère nocturne
Le cinquième année restait de marbre comme d'habitude pendant ses rondes, ne répondant que simplement lorsqu'on lui adressait la parole sans relancer le sujet ou demander ce que l'autre pouvait penser de la question. Mais son binôme devait le comprendre maintenant, car leur ronde se déroulait dans un certain calme. Comme deux voleurs qui cherchaient à s'effacer dans la nuit, prêt à intervenir à la moindre occasion qui se présenterait à eux. C'est tout ce qu'attendait Eliott à chaque fois qu'il prenait le chemin des couloirs lors de ses rondes. C'était une des meilleures façons d'appuyer le pouvoir que lui conférait le badge qu'il affichait avec une immense fierté sur son costume.

Si le sourire du Serpentard n'était plus visible depuis qu'il avait salué Eileen au début de leur tour, un événement venait changer l'équation. Des cris, un fracas, et enfin, un sourire machiavélique qui grandissait sur le visage d'Eliott. Enfin, un élève était dehors pendant le couvre-feu, il avait déjà hâte de l'amener au concierge ou à un professeur plus proche pour l'envoyer en retenue et lui rappeler que personne ne peut échapper au règlement tant qu'il sera à Poudlard. Personne. Enfin, mis à part lui. Mais ce n'était pas le sujet. Le préfet-en-chef suivait son binôme à grand pas avant d'arriver dans les toilettes, où ils découvraient une jeune fille les mains ouvertes et en sang.

Sans hésiter une seule seconde le garçon, plus âgé que les deux jeunes filles, prenait directement les choses en main. Eliott sortait sa baguette et s'agenouillait pour se mettre au niveau de la Gryffondor pour prendre ses mains dans celle qui restait libre.

« Episkey. »

Les blessures commençaient à se refermer, ce qui permettait au moins de mettre un terme aux saignements, pour ce qui était de la douleur, elle devait certainement perdurer un peu.

« Il faudra peut-être passer par l'infirmerie, je ne suis pas un expert dans ce genre de sortilège. Il vaut mieux le faire examiner. »

L'Écossais se relevait en invitant la jeune fille à en faire de même, pour discuter de choses plus sérieuses, du moins, elles l'étaient à ses yeux.

« En revanche, ne pense pas que cette blessure va t'éviter les ennuies. Tu sais que tu ne devrais pas être là ? Pas à cette heure-ci. Quelle explication tu peux nous fournir ? »

Au fond de lui, la raison de sa présence ici ne l'intéressait pas vraiment, c'était plus pour l'expliquer ensuite au concierge ou au professeur qui prendrait le relais. Ce qu'il voulait vraiment, c'est en venir à la sanction. Son cœur de pierre ne laissait rien passer sur son visage toujours aussi fermé, la Gryffondor devrait vraiment avoir des arguments solides pour alléger sa peine. Dans tous les cas, elle n'échapperait pas à se retrouver face à l'autorité d'un adulte avant la fin de la nuit.

@Rosaleen Winston @Eileen O'Brien

Préfet-en-chef PNJ RP - Serpentard - 5ème Année

20 janv. 2025, 13:23
 Fini   Nuit  Colère nocturne
Rosaleen, toujours assise par terre, ne remarqua pas tout de suite l'arrivée des deux préfets. Ce n'est que quand le plus âgé s'agenouilla en face d'elle en lançant un sort en direction de ses mains qu'elle paniqua à leur vue. Malgré le sort jeté par son aîné qui venait de refermer ses blessures, la douleur était toujours réelle. Elle écouta le jeune homme qui venait de lancer le sort qui lui conseillait de passer à l'infirmerie. Sans dire un mot, elle accepta l'invitation du préfet et se releva en se retenant de laisser échapper un cri de douleur.

Une fois debout, elle put reconnaître la préfète qui accompagnait le jeune homme. C'était une amie de Kenna et elle le savait puisqu'elle les avaient vu ensemble lors de la première réunion du club de métamorphose. Elle n'eut cependant pas le temps de continuer ses pensées car déjà la voix du Serpentard s'élevait dans les airs, un ton froid et sérieux. Rosaleen paniqua intérieurement quand il mentionna les ennuis qu'elle allait avoir. Les larmes coulaient rageusement sur son visage ce qui ne fit qu'accentuer sa colère.

- JE... ! commença-t-elle avec rage avant de s'arrêter net.

Elle était face à des préfets et se mettre en colère n'arrangerait pas son cas. Elle fit de son mieux pour se calmer, ne pouvant serrer les poings sans avoir mal et reprit avec plus de peur que de rage dans la voix :

- Je... J'arrivais pas à dormir... J'ai ruiné ma famille, mes grands-parents me haïssent encore plus qu'avant, maintenant, mon grand-père est à l'hôpital et, cerise sur le gâteau, mon père dit que tout va bien !

Elle s'arrêta. Sa voix qui s'était voulue remplie de peur avait finit par laisser transparaître sa colère. Mais maintenant qu'elle avait tout déballé, elle se referma sur elle-même et pleura en disant :

- J'ai peur... Peur de dormir car mon cœur est rempli d'inquiétude, peur car mon esprit refuse de se reposer... Je... Je voulais rien faire de mal... Je veux pas... J'ai pas envie d'avoir des problèmes... Je voulais pas en créer... J'ai rien fait de mal...

Refusant de croiser le regard dur et froid du préfet qui l'avait aidé, la rouge et or se tourna en direction de la préfète, le regard suppliant à travers ses larmes. La Serdaigle représentait son unique espoir d'être sauvée, aidée ou simplement, réconfortée. Elle ne voulait pas subir un deuxième regard froid et sans cœur...


@Eileen O'Brien & @Etan O'Brien
@Kenna Murray pour la mention

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21 janv. 2025, 11:57
 Fini   Nuit  Colère nocturne
Ce n'est que lorsqu'Eliott prit les choses en main qu'Eileen se secoua mentalement. Elle n'avait pas dans son attirail de sortilèges cet Episkey et avait hâte de l'apprendre. Il semblait particulièrement pratique à connaitre, notamment dans le cadre du DSPM qu'elle visait de passer cette année-là en prenant exemple sur Erin et Ellana.

Elle connaissait Eliott arrogant et sûr de lui et fut donc plutôt étonnée - dans le bon sens - qu'il conseille à la jeune fille de se rendre à l'infirmerie pour vérifier l'état de ses blessures. C'était un bon point pour lui.

Et même si elle le trouva un peu maladroit dans sa demande d'explication sur la présence de la jeune fille - il aurait voulu la braquer, il ne s'y serait pas pris autrement, elle ne pouvait pas lui reprocher de rentrer dans le vif du sujet. Après tout, s'ils faisaient une ronde, c'était bien parce que les élèves n'avaient rien à faire en dehors de leurs salles communes et dortoirs respectifs.

Et d'ailleurs, son intuition était plutôt bonne, la jeune resquilleuse eut un élan de peur lorsqu'elle prit la parole comme si une vanne s'était ouverte, déversant tout ce qu'elle avait sur le coeur.

C'était à n'en pas douter à Eileen de jouer en étant si possible un peu plus diplomate que son collègue.
- "Calme toi." tenta-t-elle d'une voix douce.

Elle s'approcha de la jeune élève et posa une main sur chacun de ses bras, une façon de la stabiliser.
- "Prends trois grandes respirations par le ventre. Ca devrait t'aider..."

Puis, elle tenta d'amener la discussion en terrain moins miné que jusqu'à présent :
- "De ce que je comprends, tu es inquiète. Est-ce pour cela que tu... t'es fait mal... volontairement ?" demanda-t-elle tout en tentant de comprendre.

Puis elle jeta un regard au Serpentard :
- "On est d'accord que tu n'as pas à te retrouver ici à cette heure-là mais je suis certaine..." et elle tourna de nouveau son regard vers la jeune fille "... que tu dois avoir une raison qui te parait logique. Pour autant, tu le sais le règlement réclame à ce que les élèves soient dans leur dortoir à partir de 21h. "

Au regard de l'état d'instabilité de la jeune fille, il ne fallait pas l'alarmer outre mesure.
- " Qu'est-ce qui t'a poussé à quitter ton dortoir ? Nous pourrions en parler avec Mr O'Belt ou Mrs Vermillion. Ils pourraient t'aider..."

L'infirmerie apparaissait comme l'endroit où il fallait être : d'abord pour les blessures de la délinquante, ensuite parce que c'était un endroit où un adulte pourrait la prendre en charge aussi bien physiquement que mentalement au regard de l'état dans lequel ils venaient de la trouver et enfin, parce qu'il allait leur falloir poursuivre leur ronde après avoir remis la jeune fille à un adulte.

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28 janv. 2025, 22:36
 Fini   Nuit  Colère nocturne
Le regard du préfet devint immédiatement noir quand la jeune fille entama son premier mot avec un ton peu approprié. Heureusement, la Gryffondor se reprenait immédiatement, et finalement cette colère ne faisait que cacher la tristesse qui résidait au fond de la jeune fille. Toutes les informations que déblatérait Rosaleen ne la sauveraient pas d'Eliott, pour l'Écossais, le règlement passait avant tout. Quelle que soit l'excuse, elle n'excuserait jamais une entorse aux règles. Mis à part, si le sujet concerné était lui-même, mais cela était une autre histoire. Le garçon se relevait pendant qu'elle tentait d'expliquer ce qui l'avait mené à cette situation, puis il analysait la gryfonne sans y voir aucune trace de mensonge. Bien que l'issue était toute tracée, si elle s'amusait à mentir en plus de ça, ce serait une plus grosse sanction qu'il pourrait lui offrir.

Avant qu'Eliott ne puisse lui réciter l'article du règlement qui stipule qu'aucun élève ne doit être hors de son dortoir après le couvre-feu, son binôme prenait le relais dans cette intervention. Le préfet-en-chef profitait des paroles réconfortante d'Eileen pour se retourner et lever les yeux au ciel. Comme s'il était venu en ronde pour jouer au psy, si c'était le cas, il ferait un stage chez Miss Vermillon et non préfet-en-chef. Ce qu'il voulait, c'était trouver quelqu'un en flagrant délit et l'emmener avec un immense sourire au concierge. Mais finalement, il se retrouvait à soigner une élève, écouter ses problèmes et bientôt devoir l'aider à se sentir mieux. Heureusement, pour lui comme pour Rosaleen, la Serdaigle était là pour trouver les bons mots et apporter des solutions à la Gryffondor. Eliott se retournait à nouveau et le fait que sa partenaire n'ait pas oublié de mentionner le délit qu'elle venait de commettre fit apparaître un petit rictus.

« Si ton paternel te dit que tout va bien, c'est peut-être le cas. Tu ferais bien d'envoyer un hibou pour demander plus d'information si tu penses que c'est plus grave. Mais tu me feras le plaisir de le faire dans les heures autorisées. »

Le Serpentard ne perdait jamais une occasion de récupérer quelques informations quand il le pouvait, même si là, il ne tirerait pas grand-chose d'une élève si jeune, il pouvait au moins tenter de savoir si d'autres Gryffondor avaient eu la même idée que Rosaleen.

« Est-ce quelqu'un qui t'a dit que tu pouvais sortir, ou qui t'a aidé à te faufiler en douce jusqu'ici ? Tu as vu d'autres élèves en venant peut-être ? »

Préfet-en-chef PNJ RP - Serpentard - 5ème Année

29 janv. 2025, 18:09
 Fini   Nuit  Colère nocturne
Rosaleen regardait désespérément la préfète qui s'approcha d'elle et l'invita à se calmer. La rouge et or était perdue mais elle écoutait son aînée. Elle suivit son mouvement de respiration, se souvenant des indications de son ancienne psychologue moldue. Oui, elle savait comment respirer et elle commençait à reprendre des couleurs. Mais elle n'osait répondre à la préfète. Le fait qu'elle mentionne qu'elle se soit fait mal volontairement lui faisait honte. Elle baissa les yeux vers ses pieds toujours nus et hocha la tête d'un mouvement presque imperceptible. Alors, elle prononça un faible "oui" avant de reporter son attention sur les paroles de la Serdaigle.

Rosaleen savait qu'être debout dans les couloirs n'allait pas l'aider. Elle serait punie mais de là à aller voir Miss Vermillon, dans cet état ? Son pyjama était froissé, ses cheveux en bataille et ses mains... Bref, elle n'était pas présentable du tout. La deuxième année n'osait rien faire de plus. Elle était de plus en plus seule et les paroles du Serpentard n'arrangeait pas plus les choses. Et, le ton froid et dur du préfet qui parlait de son père suffisèrent à glacer le sang de la jeune fille. Rosaleen recula muette de peur mais heurta bientôt le mur. Mais le préfet continuait à parler et là, il posait des questions.

Qui avait-elle croisé ? Qui lui avait autorisé à sortir ? Rosaleen se trouvait dans un cauchemar, c'était clair maintenant. Sa vue se troubla et l'image du préfet fut bientôt remplacé par son grand-père, menaçant comme le jour du Nouvel An.

- Je... Nan... Personne... J'ai...

Rosaleen tremblait de façon alarmante et elle commençait vraiment à avoir peur. Alors, ne trouvant rien d'autre à faire, elle se rua dans la cabine la plus proche et s'y enferma sans pour autant actionner le loquet. Elle s'éloigna de la porte et mue par ses tremblements, tomba lourdement sur le sol. Sa respiration se faisait plus haletante.

- Oh non non non... Pas... Maintenant...

La crise de panique venait, affluait dans son esprit. Elle ne voulait pas, elle avait peur et plus personne ne pouvait l'aider. Elle avait bien trop peur du préfet et la rouge et or n'arrivait pas à se calmer malgré la douce voix de la préfète. Elle ne put que prononcer :

- Pitié... Ne... Me... Faites... Pas... D-De m-mal ! Vous... Me... Faites... Peur !


@Eileen O'Brien & @Etan O'Brien

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29 janv. 2025, 18:47
 Fini   Nuit  Colère nocturne
La Lionne semblait se calmer peu à peu sous l'impulsion d'Eileen. La respiration ventrale, c'est un peu comme de la magie, c'était toujours à portée de main et ça fonctionnait à chaque fois ! C'était une façon facile de chasser le stress et d'apaiser les émotions qu'Eileen avait découvert auprès du fana de développement personnel qu'était son père. Depuis, elle ressortait l'astuce régulièrement et d'autant plus qu'une respiration par la ventre pouvait se faire discrètement.

Le regard de la jeune fille prit la fuite lorsque l'irlandaise évoqua qu'elle s'était fait mal volontairement et il sembla à la préfète que ses joues s'étaient un peu colorées, mais c'était peut-être un effet de son imagination.

Mais se faire du mal quand on était inquiet n'était clairement pas la solution. Combien de douleur la Gryffonne allait-elle s'infliger dans sa vie si elle gardait cette activité et en faisait une habitude ? Ce fut l'une des raisons qui amena la Serdaigle à évoquer la psychomage un peu plus loin dans la conversation.

En attendant, le flot de paroles de la jeune fautive semblait s'être tari. Peut-être était-elle impressionnée par deux élèves figure d'autorité et plus âgés qu'elle ? D'aucun aurait pu avoir peur rien que par ce fait. Eileen tentait donc de faire comprendre à son interlocutrice qu'elle n'avait pas de raison d'avoir peur et qu'elle voulait l'aider. Ce n'était pas forcément chose aisée quand elle se retrouvait impliquée dans une sorte de jeu "bon flic, mauvais flic" avec Eliott malgré elle.

D'ailleurs ce dernier eut une fois de plus le don de mettre le doigt où il ne fallait pas. L'irlandaise ne pensait pas qu'il le fasse exprès... Il lui semblait juste qu'il n'était pas plus empathique qu'une cuillère à soupe. Elle ne pouvait pas lui en vouloir... Il était comme il était.

C'était à présent à elle de tenter de rattraper les dégâts. Car la jeune fille était encore dans un état émotionnel qui ne lui permettait pas vraiment d'écouter un raisonnement. C'était physiologique comme l'avait appris l'irlandaise. Lorsqu'on est ouvert aux émotions, on n'entend pas les arguments quels qu'ils soient.

Pourtant, la jeune fille répondit aux questions du préfet-en-chef. Par la négative, ce qui n'étonna pas Eileen. Elle ne voyait pas un élève entrainer un autre à se rendre dans les toilettes à cette heure-ci lorsqu'on allait pas bien. En même temps, c'était une façon d'être isolé et de pouvoir vider sa colère tranquillement. Dans la salle commune ou le dortoir, il était difficile de s'isoler... et c'était parfois nécessaire quand on n'allait pas bien. La rouquine comprenait le geste de repli vers cet endroit de sa benjamine... sans pour autant comprendre pourquoi elle avait été jusqu'à se faire mal. La colère amenait à bien des choses et elle n'avait jamais vraiment expérimenté une colère à ce point sombre qu'elle lui fasse taper sur les murs à se faire souffrir.

Soudain, elle se fit tremblante. Avant même qu'Eileen n'ait pu réagir pour la prendre dans ses bras, elle s'échappa et s'enferma dans une cabine.

Mue par l'instinct, elle s'avança vers la porte d'un pas vif. Ce n'était pas un vulgaire loquet qui allait l'arrêter - surtout depuis ses cours de sortilège avec Mrs Priddy l'année passée, mais elle voulait tenter d'apaiser la Lionne avant de forcer la porte en ultime recours.

Malheureusement, elle n'en eut pas le temps car la demoiselle s'écroulait sur le sol en un bruit sourd et se mettait à hurler. Pas le temps de tergiverser. Eileen sortit sa baguette, se concentra, chercha la curiosité, visualisa l'ouverture du loquet et avec un S inversé lâcha :
- "aLOhoMOra ! "

Tandis qu'une forme humaine se débattait au sol, Eileen se rua auprès de la rouge et or cherchant à l'apaiser d'une voix calme et douce et à la maintenir afin qu'elle ne se fasse pas mal. Dans la cabine exigue, ce n'était pas une chose facile.
- "Calme toi, tout va bien. Tu es en sécurité ! On ne veut pas te faire de mal. Tout va bien se passer." Elle répéta ces paroles en boucle, espérant que la crise passe.

Elle espérait que les mots réconfortants réussiraient à pénétrer l'esprit apeuré de la jeune fille. Comme on apaise un animal blessé, elle parlait d'une voix douce, cherchant des mots réconfortants tout en sachant que peu importait les mots, le ton de sa voix était au centre de tout.

Au fur et à mesure, elle se retrouvait assise par terre, serrant contre elle comme elle le pouvait l'enfant qui avait besoin d'aide.

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16 févr. 2025, 17:09
 Fini   Nuit  Colère nocturne
Eliott assistait au spectacle de la jeune Gryffondor, le garçon tiraillait entre le dépit et l'agacement du comportement de l'élève. Eliott ne cherchait pas plus loin que les apparences, c'était un élève qui n'avait pas respecté le règlement, le reste ne l'intéressait absolument pas. De son point de vue, Rosaleen devait même être reconnaissante qu'il ait pris de son temps, bien trop précieux, pour soigner ses mains et lui conseiller de faire voir ses blessures. Quand il entendit la jeune fille, se sentir menacé par le Serpentard, alors qu'il venait juste de l'aider, bien que sa manière de faire les choses n'était clairement pas la plus douce, c'était trop pour lui. Il regardait la Serdaigle droit dans les yeux avant de lui chuchoter.

« Je te laisse gérer ça. »

L'Écossais reprenait une voix plus forte pour que la lionne puisse l'entendre cette fois-ci. Pendant ce temps, il rangeait sa baguette qu'il avait conservée dans sa main le long de son corps pendant tout ce temps. Ce qui n'avait sûrement pas arrangé la situation dans laquelle ils se retrouvaient.

Je ne te ferais aucun mal. Ma baguette est rangée. Et maintenant, je m'éloigne.

Le Serpentard prononçait ses phrases lentement et distinctement, tout en marquant des pauses entre chacune d'elles, pour que Rosaleen puisse bien l'entendre, mais surtout pour qu'elle entende que le préfet-en-chef s'éloignait bel et bien de là où elle se trouvait. En espérant que ça pourrait la rassurer et faciliter la tâche d'Eileen, pour qu'ils puissent enfin l'amener au concierge ou tout autre professeur qui voudrait bien lui infliger une punition. Heureusement que son binôme était là, les choses aurait été bien plus compliqué sans sa présence, surtout pour la Gryffondor. La patience du garçon n'était pas son meilleur atout quand il était question de règlement.

Une certaine forme de fierté venait traverser le corps d'Eliott en voyant la Serdaigle lancer son sortilège et prendre les choses en main. Elle était jeune, très jeune de son point de vue, mais elle assurait en toute circonstances. L'Écossais espérait que tous les préfets étaient aussi doués qu'elle, mais peut-être un peu moins gentil tout de même. Le garçon s'adossait au mur en glissant sa main dans la poche qui gardait sa baguette, pour pouvoir s'adapter à n'importe quelle éventualité.

Préfet-en-chef PNJ RP - Serpentard - 5ème Année

22 févr. 2025, 15:49
 Fini   Nuit  Colère nocturne
TW Mention du suicide


Rosaleen se rendit compte qu'elle se sentait vraiment mal. Elle voulait appeler à l'aide mais à la place, le loquet s'ouvrit sur la préfète qui vint se mettre à sa hauteur. Elle essaya de se calmer, de respirer. Elle se trouvait, soudain si ridicule face à tout ça. Elle écouta la préfète lui conseillait, la rassurait ce qui l'aida à reprendre sa respiration. Le préfet de Serpentard resta en retrait ce que ne manqua pas de souligner la rouge et or. Il ne voulait pas la mettre plus mal à l'aise. De toute manière, personne ne pouvait la comprendre. Personne ne pouvait comprendre ce qu'elle ressentait en cet instant précis. Personne.

Doucement, Rosaleen se releva. Elle avait froid tout d'un coup avec ses pieds nus et son angoisse passée. Mais, courageuse, elle ne montra rien. Elle masqua toute trace d'émotions et se renferma sur elle. Exactement comme lorsqu'elle jouait au poker. Elle était forte à ce jeu-là. Elle sortit de la cabine et s'arrêta à hauteur des robinets. Elle se tourna d'abord vers la préfète, impassible :

- M-Merci. Je suis désolée.

Puis, elle se tourna vers le Serpentard, toujours impassible :

- M-Merci, dit-elle en désignant ses mains qui lui faisaient encore un peu mal. Emmenez moi où vous voulez mais, qu'on en finisse. J'ai pas envie de vous gâcher votre soirée.

Puis, elle se mura dans un silence. Elle ne répondrai plus de rien. Elle était seule, dorénavant. Incomprise. Personne ne pouvait comprendre la colère qui ruminait en elle. Toute sa vie, elle avait dû faire de nombreux efforts pour être digne de faire partie de sa famille mais toute sa vie elle est restée une déception à leurs yeux. Et maintenant, son grand-père a failli mourir à cause d'elle. Et son père disait que tout allait bien ? Nan. Elle était un gâchis, et une tueuse.
Elle était passée de déception, à gâchis jusqu'à devenir une tueuse, un danger.

Voilà qui elle était. Et ce n'était pas deux préfets qui pourraient comprendre cela. Le Serpentard, trop froid et imbu de lui-même n'avait pas compris en lui disant que son père avait raison. Et la Serdaigle, trop soucieuse du bien-être des autres, ne pouvait pas comprendre ce sentiment d'être perçue comme celle qui avait failli tuer son grand-père. Car tout était de sa faute. Elle le savait même si personne ne l'avait clairement dit. Elle était persuadée que toutes les personnes qui s'approchaient un peu trop près d'elle finiraient par être blessés.

La gryffone se regarda dans le miroir et tout ce qu'elle y vit était une meurtrière. Une tueuse. Un monstre. Rien de plus. Une larme roula sur sa joue. Cela ne servait plus à rien qu'elle se débatte, ici, avec deux préfets qui ne comprenaient pas. Elle était lasse de ce petit jeu, lasse que personne n'osait lui dire clairement qui elle était. Lasse d'entendre des gentillesses par ses amis qui étaient littéralement fausses. Lasse de gagner en confiance avant de tomber de plus en plus bas. Lasse de tous les hypocrites qu'elle connaissait. Elle voulait juste en finir. Peut-être que demain, elle irait se frapper les poings loin de tous les regards. Car oui, la douleur était la seule punition qu'elle méritait. Se détruire était tout ce que souhaitait sa famille. Se détruire complètement était la meilleure solution pour ses grands-parents. Peut-être l'avait-il toujours espéré au fond d'eux-mêmes...

Rosaleen n'avait jamais pensé à se faire autant mal ; c'était inconcevable. Tout le monde vivait des périodes difficiles et elle avait toujours tenu bon. Mais là, se détruire représenter la meilleure solution pour tout le monde. Malgré ses séances auprès de Miss Vermillon, une des seules personnes qui la comprenaient, ici, à Poudlard, la gryffone n'arrivait pas à enlever cette idée de son esprit.
Alors que les larmes coulaient lentement sur ses joues, la jeune fille se tourna vers les deux préfets et leur demanda la seule chose qui lui venait à l'esprit. Une requête qu'elle ne pourrait plus faire dans quelques instants, avant qu'elle ne devienne totalement irrationnelle et perdue :

- J'ai besoin de Miss Vermillon... J-Je... J'-J'ai... Je pense commettre l'irréparable et... A-Avant que...

Rosaleen se sentait prête à agir et n'importe quoi -même ses mains- feraient l'affaire. Alors, elle s'écria violemment :

- Attachez moi ! Je... Je suis un danger... Pour moi !

Le positif dans tout ça, c'est que Rosaleen avait peur. Peur d'agir. Mais elle savait aussi que les recommandations de son esprit et ses pensées étaient trop fortes. Elle ne savait pas comment réagir et elle avait besoin d'une personne de confiance. Mais elle voulait pas faire peur aux préfets... Elle était dangereuse pour ses proches et maintenant, pour elle-même !

Pour la première fois de sa vie, Rosaleen était complètement larguée, ne sachant plus réfléchir et ne sachant plus ce qui était rationnel...


Désolée @Eileen O'Brien & @Etan O'Brien pour ce post un peu... Sensible.
@Mia Vermillon pour la mention

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Troisième année RP - Filière Spéciale (PROMO 2048/2049) - - - Color RP : #4b0702