23 févr. 2025, 12:39
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
31 DECEMBRE 2049
Bal Masqué, 23 heures 30
Avec @Aelle Bristyle


Image
PNJ actif : Fáelán Clwyd


Si un tel événement n'avait pu échapper au Gallois, ce n'était pas tant par la présentation de l'affiche – d'ici quelques minutes, il la trouverait d'ailleurs plutôt insipide –, mais plutôt par les invités qui pourraient s'y trouver. Notamment un.

Il n'avait aucune envie de s'habiller pour l'événement, aucune envie d'entrer dans ce chapiteau ; tout ce qu'il voulait faire, c'était rester assis sur le toit qui lui offrirait le meilleur angle de vue. Tapis dans l'ombre, assis sur le rebord du toit et de la gouttière, les jambes dans le vide, Fáelán observait depuis quelques minutes déjà la vie qui s'animait. Sa position était stratégique : personne ne pourrait le repérer s'il ne bougeait pas ; et lui, avait un œil sur toutes les entrées et les sorties. Alors si celui qu'il espérait voir sortait, masque ou pas masque, il le savait, il le reconnaitrait. Parmi dix, cent ou mille, Niall O'Barden serait reconnu par les yeux du Gallois. Ou du moins, il l'espérait. Car s'il avait perdu sa trace depuis des années, il s'était dit que, peut-être, pour un tel événement, l'homme se montrerait. Pour un tel événement, ses parents lui auraient sûrement demandé de se montrer.

D'une main, sa baguette venait d'éclairer le parchemin qu'il tenait dans l'autre et le Gallois commençait à se demander si l'Irlandais valait vraiment d'attendre aussi longtemps dans le froid. Il pouvait peut-être provoquer le destin ? Entrer, se nourrir, se réchauffer et lui proposer de danser ?

D'un geste gracieux, mais de ceux que l'on voudrait que tous observent, le Gallois s'était relevé avant d'arranger les plis de sa robe. Il donna un coup sec de baguette pour l'éteindre, traversa les tuiles en ardoises du bâtiment, d'une élégance insolente, et sauta sur les deux balcons de l'arrière pour enfin revenir près du chapiteau. La pratique ayant été acquise depuis des années, réfléchir à ses pas n'étaient plus une question. Il savait où il allait et il lui restait quelques minutes avant la fin de l'événement.

S'avançant alors vers celui-ci, il remarqua une personne à l'extérieur avec un masque de loup légèrement relevé et une cigarette aux lèvres. Il fronça les sourcils, interloqué par un tel choix qui, selon ses souvenirs, ne correspondait pas tellement au phénix annoncé, mais la scène l'amusait et il oublia rapidement son premier objectif – Niall, rappelons-le –. Le Gallois fit quelques pas en arrière, baissa la tête en souriant pour apercevoir le visage de la sorcière qui se cachait dessous et s'en approcha.

— Un loup ? Pas vraiment dans le thème ?, lança-t-il d'un air taquin.

Les mains dans les poches, le dos droit, Fáelán fit quelques pas lents mais maitrisés, sans perdre son sourire.


Reducio
- Votre PJ est présent ? non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Fáelán Clwyd (ami)
- Lien vers la fiche du PNJ : Fiche du PNJ
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : S'immiscer à nouveau et tout doucement dans la vie de Niall. Justifier son départ. Reprendre leur relation.

23 févr. 2025, 15:30
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Mascarade < Précédemment
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31 décembre 2049
Place Armand Malefoy, Godric's Hollow — Angleterre
23h30



La fatigue commence à se faire ressentir. Elle frappe au niveau de mon front à petits coups légers mais impossibles à ignorer ; elle pulse sous mon crâne, derrière mes globes oculaires et me donne chaud alors que je suis dehors, la cape agitée par un vent froid. La fatigue, réellement ? Oui, je me sens épuisée, d'un épuisement qui n'a rien de physique, mais peut-être que la fatigue n'a pas grand chose à voir là-dedans. Je jette un regard au verre à moitié vide que je tiens entre mes doigts gelés. Un cocktail au nom douteux mais au contenu tout à fait banal : de l'alcool — il est loin, le verre d'eau confié par Johnson bu plus tôt. Cela explique peut-être la fatigue qui vrombit derrière mes yeux. Oui, peut-être.

J'ai l'impression que mon bras pèse une demi-tonne lorsque je le lève pour glisser la cigarette entre mes lèvres sèches. Je ne sais pas bien pourquoi je suis sortie, cette fois-ci. Je n'ai pas envie de fumer et chaque taffe me dégoûte plus que la précédente. C'est peut-être pour cela que je continue. Le dégoût noie le reste. J'ai du mal à me rappeler ce que j'ai tenté de fuir, cette fois-ci. Était-ce la danse folklorique à laquelle une Ashley éméchée a absolument voulu assister ? Était-ce sa main dans la sienne que j'ai voulu fuir, cette main qui me tirait vers la piste de danse, accompagnée de sa voix qui ne savait plus articuler ? « Allez, viens danser ! À noël dernier, l'alcool t'avait rendu un peu plus fun, Bristyle. Tu veux que te rafraîchisse la mémoire ? ». Son sourire narquois, ses yeux comme deux fenêtres ouvrant sur un magnifique ciel d'azur, son regard plein de défi qui s'est assombri lorsque j'ai brusquement récupéré ma main. Oui, peut-être est-ce elle que j'ai voulu fuir, elle et le regard accusateur de Zakary.

J'aspire longuement la fumée que je recrache presque instantanément vers le ciel quand mes poumons se mettent à hurler de douleur. Je me concentre pour ne pas tousser, les yeux perdus dans les quelques étoiles qui apparaissent à travers les nuages, l'oreille tendue vers la musique que l'on peut entendre au loin.

Sa silhouette attire aussitôt mon regard. Il faut dire que l'horizon est dégagé, ici, et que j'ai une vue d'ensemble sur ce qui m'entoure exprès pour voir venir ce genre de chose. La chose en question est un homme qui me devient antipathique à l'instant même où il se penche, l'air taquin, comme s'il cherchait à voir sous mon masque. Mes yeux froid dévalent son corps avant de l'escalader dans le sens contraire ; j'analyse sa tenue, son maintien gracieux, son visage aux jolis traits qui m'inspire de la méfiance. D'où il sort, celui-ci ?

« On peut pas dire que vous soyez dans le thème non plus, » articulé-je d'une voix lente déformée par la fumée.

Puis je tourne le visage vers un autre coin de la place Armand Malefoy histoire de ne plus l'avoir dans mon champ de vision. L'idée est de lui faire comprendre qu'il n'est pas invité à venir me faire la discussion.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 11 mars 2025, 09:34, modifié 2 fois.

23 févr. 2025, 16:13
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Il n'y avait rien qui aurait pu altérer la puissance du sourire du Gallois, rien qui aurait pu l'effacer lorsque son propriétaire était intrigué : ni un regard froid, ni une réplique envoyée au tac-au-tac. Au contraire, voilà que la jeune sorcière avait lancé la remarque parfaite pour offrir un pas supplémentaire au sorcier qui n'était, comme elle l'avait justement relevé, pas dans le thème non plus. Alors s'il l'avait bien entendue, s'il avait bien remarqué que son visage s'était tourné de l'autre côté de sorte à ce qu'il quitte son champ de vision, quelque chose en lui l'avait poussé à poursuivre. Et il en fallait bien plus au sorcier pour se retirer de la scène au premier acte. D'un second pas en avant, il pivota la tête pour être vu.

— En effet, rétorqua-t-il en riant, les yeux déjà charmeurs. Il s'efforça de chercher le regard de la sorcière et scanna les environs à la recherche de quelqu'un qui les observerait. L'observatrice hors pair est-elle venue danser seule ? C'est comment là-dedans ?

Le Gallois dosait son ton, son rythme, son côté charmeur et détendu à la fois. Il optait pour une technique habituelle : un commentaire simple, une question fermée et une autre ouverte. Tout pour prendre la main, orienter la discussion pour finir par la laisser parler. Et comme sa fierté n'avait pas vraiment envie qu'on lui refuse toute réponse, il avait opté pour une dernière technique qu'on lui avait apprise à Magifac Po. Certes, la technique était à utiliser pour des discours, pour attiser un public ou même pour vendre quelque chose, mais tout ce qu'il avait retenu, c'était qu'avec un premier oui, on obtenait beaucoup plus facilement le reste. Alors d'un geste lent, il avait approché sa main vers celle qui tenait sa cigarette et avait fixé la sorcière au masque de loup.

— Je peux ?, demanda-t-il d'une voix douce et charmeuse. Une de ses voix à qui l'on refuse peu de choses, une de ses voix qui entrainent et qui restent en tête.

Fumer était l'excuse parfaite pour connecter deux personnes, et Fáelán le savait. Partager le même espace, la même fumée, le même filtre et le même tabac qui s'engouffre dans les poumons pour tousser à l'unisson et en rire, ensemble.

23 févr. 2025, 17:24
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Maintenir mon regard loin de lui ne suffit pas ; très vite, il revient dans mon champ de vision, comme une mauvaise mélodie qui ne veut pas quitter notre esprit ou un moustique agaçant en plein été. Mes yeux se posent sur lui, sur son air amusé, taquin, ou peut-être insolent, je ne saurais dire. Derrière mon masque, un sourcil se dresse sur mon front. Qu'est-il en train de me faire, là ? Je jette un regard autour de moi, ne trouve aucun idiot qui patiente au loin le temps que son camarade termine sa petite blague. M'approche-t-il seulement pour prendre la température de la soirée ? Parce que la question de qui l'accompagne ne peut pas être véritablement sincère, n'est-ce pas ? Pourquoi s'intéresserait-t-il aux personnes qui m'accompagnent ? Et puis c'est quoi, cette formulation ? venue danser seule ? elle ? Sans trop savoir pourquoi, je n'aime pas sa façon de me parler.

Je lui aurais bien fait regretter de me poser des questions dont les réponses ne le concernent en rien, s'il n'avait pas tendu une main dans ma direction. D'abord, mon coeur fait un bon : Merlin, me dis-je, faites qu'il ne m'invite pas à danser ! C'est qu'avec sa façon de se comporter, je le verrai bien inviter à danser la première venue sous prétexte que la maigre musique que nous entendons au loin est entraînante. Je me redresse subtilement, prête cette fois-ci à l'insulter vertement, mais ce n'est pas une proposition qui s'échappe de ses lèvres bien dessinées. Oh que non. Plutôt une demande.

« Si vous pouvez fumer à la cigarette que j'ai entre les doigts ? rétorqué-je d'une voix cassante. Bien sûr que non. »

Et puis quoi, encore ? Même si je suis en train de m'encrasser les poumons et que cette cigarette me déplaît de plus en plus, je n'ai pas la moindre intention de m'en débarrasser. Déjà parce que cet homme n'a rien fait pour mériter que je lui fasse don d'une chose que j'ai payée avec mon propre argent, mais également parce que j'avais pour objectif de continuer de m'encrasser les organes qui me permettent de respirer et que c'est ce que je vais faire, sans partager avec qui que ce soit.

Pour le défi, ou l'insolence, ou peut-être les deux, je garde mes yeux dans les siens quand je fais une nouvelle fois grésiller le bout incandescent de ma cigarette.

« Là-dedans, dis-je enfin d'une voix égale en désignant du menton la bulle protectrice qui entoure le bal, c'est exactement comme on pourrait s'y attendre d'un bal. De la musique, des gens qui dansent, trop de monde. Mais le meilleur moyen de vous en faire une idée, c'est quand même d'aller voir par vous-même. »

23 févr. 2025, 20:53
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Tiens, la bonne vieille technique de Magifac ne marchait pas avec la sorcière au masque de loup ! Lorsque celle-ci avait reformulé sa demande, Fáelán s'était d'abord étonné du ton utilisé. Cette voix cassante n'était pas des plus commodes et la réponse négative avait déclenché une hausse de sourcil chez le Gallois. Loin d'en être vexé, il avait lâché un petit rire et avait relevé sa main avant qu'elle ne touche la cigarette tant désirée. Ou était-ce la sorcière qui l'intéressait vraiment, maintenant ?

Il y avait au moins une question à laquelle la jeune femme avait répondu. Et durant chaque mot prononcé, chaque regard envoyé vers la bulle, le Gallois ne l'avait pas quittée des yeux. Son sourire charmeur restait bien affiché sur son visage. Il était intrigué par le défi et lorsque la sorcière l'invita à aller voir par lui-même, il s'était clairement refusé intérieurement de répondre par l'affirmative. Entrer et quitter ce jeu qui lui plaisait tant ? Surtout pour un Niall qu'il savait si facile à gagner. Il pouvait bien attendre encore quelques minutes.

D'un geste lent et habile, son index et son pouce vinrent s'approcher du masque qui lui bloquaient la vue. L'attente avait assez duré. Le seul regard qu'il obtenait – noir, qui plus est – méritait d'être associé à un visage. Que celui soit doux ou aussi froid que ses yeux, il devait être découvert. Alors il avait relevé le masque de la jeune femme, préparant son autre bras pour la bloquer si celle-ci venait à s'en défendre et l'avait gardé en main avant d'observer chacun des traits de la brune, en souriant, encore taquin. Le silence qu'il avait imposé face à la découverte de la sorcière était calculé, encore une fois et lorsqu'il avait eu fini de l'observer, il était revenu à ses yeux.

– C'est dommage de cacher un si joli visage.

Et peu importe la réaction de la sorcière, le Gallois n'en perdait pas une miette. Il l'observait, de la moindre de ses expressions au langage de son corps entier. Il fallait dire qu'elle cochait toutes les cases d'un bingo réaction que le sorcier appréciait. Elle lui rappelait d'ailleurs un peu celui qu'il était venu voir initialement. Un refus, un faux semblant, une voix cassante qui donne envie d'être entendue encore et encore. En somme, tout ce qui donnait matière à réflexion. Il n'était pas de la maison des Serdaigle, mais il devait bien avouer que réfléchir pour résoudre l'énigme le plus rapidement possible était quelque chose qui l'animait. Et cette brune-là avait démarré la rencontre en beauté, avec tout ce qui l'animait et tout ce qui l'empêchait d'entrer sous ce chapiteau.

24 févr. 2025, 10:33
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
J'ai un moment de flottement lorsque je vois cette main m'approcher une nouvelle fois, cette fois-ci en direction de mon masque ; il n'est pas réellement en train de faire ce que je crois qu'il est en train de faire, n'est-ce pas ? Et si, parce que la main ne cesse d'avancer malgré mon regard noir.

La scène est si rapide que j'ai à peine le temps de comprendre ce qui est en train d'arriver. Sa main est sur moi, mon bras vole pour l'arrêter, l'empoigner avec force pour l'empêcher de me toucher. Tout s'enchaîne trop rapidement. Un avant-bras se dresse entre moi et mon objectif, barrière infranchissable contre laquelle je bute désespéramment. Je n'ai que le temps de pousser un feulement de colère avant que la main ne se pose sur mon masque. Mon corps renâcle à ce toucher. Comme un animal en colère, je fais un geste brusque vers l'arrière pour m'éloigner de ce type et le pire arrive : mon masque lui reste entre les mains.

Je m'immobilise à quelques pas de lui, le coeur battant comme un tambour fou contre ma cage thoracique, mes doigts déjà resserrés autour de ma baguette magique. Mon visage est une tempête de colère. Ce qui vient d'arriver me donne envie de frapper quelque chose et en réponse mes doigts se crispent avec plus de force sur mon catalyseur. Le compliment, qui n'est dans mon esprit qu'une attaque de plus, me passe au-dessus. Je ne vois que ce visage de bellâtre et son sourire insolent ; j'ai envie de le taillader à coup de Diffindo.

« Accio masque. »

Le masque est arraché de ses mains et atterrit dans la mienne. Je ne pense même pas à le remettre en place tant je brûle de colère. Je pointe ma baguette sur le visage de l'homme.

« Touche-moi encore une fois, sifflé-je d'une voix tremblante, et j’abîmerai tellement ta gueule que tu pourras plus te reconnaître dans un miroir. »

Je fais un pas de plus en arrière en baissant ma baguette, restant néanmoins sur mes gardes, prête à agir au besoin. Est-ce l'alcool ou mes réflexes sont-ils réellement émoussés ? Comment a-t-il pu me bloquer de la sorte ? Pourquoi n'ai pas eu le temps d'attraper ma baguette magique ? Et s'il avait fait autre chose ? Et s'il m'avait empoigné, et s'il avait dégainé à son tour ? Mon coeur n'arrive pas à se calmer, agité par mes pensées colériques et angoissés. Je viens d'échouer à la plus élémentaire des règles : toujours me tenir sur le qui-vive, ne laisser personne approcher, que ce soit physiquement ou non.

J'ai échoué et je n'arrive pas à me calmer. Je n'en reviens pas qu'il ait fait ça ! Je le foudroie une nouvelle fois du regard avant de remarquer que dans mes mouvements pour me défendre j'ai lâché ma cigarette. Elle fume là-bas, sur le sol. Je fais un geste brusque : d'un sortilège je la désintègre, rêvant secrètement d'en faire de même avec l'homme insolent qui me fait face.

24 févr. 2025, 20:04
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Lorsque les yeux de la sorcière étaient tombés dans ceux du Gallois, il avait aussitôt compris que ce geste allait déclencher une guerre. Il n'était pas des plus perspicaces, mais ce regard-là, il savait le reconnaître – pour l'avoir vu des centaines de fois chez son père. Maintenant, est-ce que cela l'aurait découragé ? Pas vraiment. Est-ce que cela l'aurait animé ? Plutôt. Et malheureusement pour la brune, Fáelán aimait attiser la colère des gens. Il l'aimait, la provoquait et aurait jeté n'importe quel combustible sur les flammes de cette rage en un instant. Mais heureusement pour la brune, il n'était pas venu pour cela ce soir.

Il avait tout de même observé le spectacle qui lui était offert – sûrement plus intéressant que ce qui l'attendait à l'intérieur – et avait même haussé un sourcil de surprise et d'admiration lorsque la sorcière avait récupéré son masque en un coup de baguette. Un sourcil relevé et un rire moqueurs. La sorcière était comme une enfant à qui l'on avait volé son jouet préféré. C'était ridicule, hilarant et terriblement tentant de recommencer. Et l'amusement du Gallois était tel que lorsqu'il regarda la réponse de l'enfant et sa baguette pointée sous son nez, il ne bougea pas d'un centimètre. Pire encore, il croisa ses bras et sourit de plus belle. Encore une fois, cette menace, il l'avait vue tellement de fois qu'elle ne provoquait que de l'hilarité chez lui. Et puis, il fallait dire qu'une menace d'une sorcière qui paraissait si jeune n'ajoutait rien au sérieux de la situation.

Au moins, il pouvait reconnaître qu'elle avait du cran. La sorcière y mettait les formes, les mots et le ton. Le Gallois avait froncé les sourcils, non pas parce que ce qu'il entendait ne lui plaisait pas – au contraire –, mais parce qu'il avait remarqué la voix tremblante de l'enfant. C'est qu'elle était vraiment en colère, la petite ! S'il avait su, il aurait demandé la permission à ses parents pour jouer avec elle ! D'ailleurs, l'enfant n'était pas très polie. Non seulement elle jurait, mais en plus, elle le menaçait.

– Tiens, on se tutoie ? Quand tu m'as refusé ta clope, je pensais pas que ça me donnait ce droit, rétorqua-t-il de son même sourire provocateur.

La sorcière avait baissé sa baguette, et le Gallois avait baissé son regard. Il prit une grande inspiration en tournant la tête vers l'animation du chapiteau, commençant déjà à s'ennuyer de celle qui n'était qu'une enfant, et revenant peu à peu à son objectif premier. Il était si désintéressé qu'il n'avait même pas porté attention au mouvement de la sorcière vers sa cigarette. Ou juste un simple aller retour pour vérifier qu'elle ne s'était pas mise non plus à désintégrer le sol entier, mais c'était tout.

–Bon ! T'es calmée ? Tu sais à quelle heure ils retirent leur masque idiot ?

Il baissa le regard vers la main de la sorcière et sourit à nouveau en fixant le masque, signe de sa petite victoire.

– Enfin, pour le tien, je ne te demande pas, lâcha-t-il pour raviver le souvenir si satisfaisant et déjà trop lointain pour le Gallois. Comme un enfant, lui aussi, aimait rappeler à sa victime qu'elle avait perdu leur premier duel.

25 févr. 2025, 15:43
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Je ne réponds pas à sa première provocation. J'ai pris le droit de le tutoyer, ce qui, venant de moi, est une preuve d'irrespect assumé, quand il a choisi qu'il pouvait en toute impunité approcher ses sales doigts de moi pour ôter mon masque. Il l'a cherché, il est le seul coupable. Je crispe les mâchoires sans le quitter du regard, affligée par son comportement. Ce ne sont pas seulement ses paroles qui sont provocantes, mais aussi son regard, son sourire, sa posture. Tout, tout est provocant chez lui et à ce constat je ressens une vieille et familière envie d'enfoncer mon poing dans sa belle gueule. Je n'en fais rien, je me contente de serrer les poings, la respiration bloquée par la colère.

Quand il reprend la parole, que son "t'es calmée ? résonne dans la nuit, je m'immobilise, figée par le choc. J'écarquille les yeux en le voyant désigner le masque que je tiens au bout des doigts, mais rapidement cette expression est remplacée par une grande froideur. Il n'est pas en train de se foutre de moi, non. Il est en train de m'écraser et il le fait avec un tel naturel que je comprends que c'est dans sa nature, d'être ainsi. Peut-être parce qu'il n'a pas apprécié mon ton un peu plus tôt ou mon refus de lui prêter ma cigarette. Oui, songé-je en l'observant de mes yeux glaciaux. Tout provient de là. Il n'est au final pas bien différent d'un gamin frustré de ne pas avoir eu ce qu'il rêvait d'avoir.

Cette prise de conscience calme le plus gros de la colère. Vouloir se déchaîner sur un être aussi méprisable que lui, qui devient abject juste parce que je lui ai refusé quelque chose alors que c'était mon droit le plus élémentaire de le faire, ce serait une perte de temps sans précédent. Et même si j'ai du temps à revendre ces derniers mois et que pas un jour ne passe sans que je m'ennuie profondément, j'ai pas absolument pas de temps à perdre de cette façon-là.

Je laisse passer quelques secondes, supportant sans ne plus rien laisser voir de mes émotions son regard insupportablement insultant. Puis, les gestes lents, j'entreprends de réinstaller sur mon visage ce masque qui préservait jusque là mon anonymat. Je me sens de suite mieux avec cette barrière sur moi, mais cela n'efface pas l'humiliation que je viens de subir.

« Tu m'insultes et me demandes mon aide dans la foulée ? » questionné-je sur un ton cassant.

Je dois me forcer pour utiliser le tutoiement alors que la raison et l'habitude me forcent à préférer le vouvoiement qui instaure une distance entre les autres et moi. Mais aujourd'hui, le tutoiement se transforme en arme et je la brandis avec orgueil.

« Et tu espères que je t'apporte une réponse ? » Un sourire sans joie m'étire les lèvres ; il disparaît bien vite au profit d'une grimace pleine de pitié. « Rêve. »

Je n'ai absolument aucune envie de fumer et je doute d'ailleurs avoir la capacité de le faire sans m'étouffer, pourtant je glisse la main dans la poche intérieur de ma cape et attrape un fin tube de tabac sans en sortir la boîte. Sans la mettre à la bouche, je la fais nonchalamment tourner entre mes doigts, dans le simple objectif de montrer que ses maigres tentatives de m'humilier n'ont pas fonctionné — Merlin seul saura, en plus de moi-même, que si, elles ont bien fonctionné et que rien que pour ça je n'ai aucune intention de laisser croire à cet homme qu'il a le moindre pouvoir sur moi.

28 févr. 2025, 19:40
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Observer la colère qui traversait la jeune sorcière et celle du Gallois aurait été intéressant pour tout psychomage. L’un avait de la colère et la cachait sous de l’humour, alors que l’autre ne se gênait pas du tout pour l’exprimer. L’un n’avait pourtant pas besoin de masque, et l’autre s’évertuait à le remettre en place. Pour Fáelán, entendre, voir et attiser la colère chez les autres était ironiquement jouissif. Ainsi, le ton qu’avait pris la brune était une victoire qu’il savourait.

Il était impossible pour lui de cesser de sourire tant il était amusé des mots qu’elle employait. Plus il l’écoutait, plus il avait l’impression de revenir à Poudlard. Alors c’est silencieux qu’il l’observa remettre son masque — tout en levant les yeux au ciel —, silencieux qu’il l’écouta tenter de l’humilier, relevant un sourcil faussement choqué du reproche qui lui était envoyé et la laissa terminer. Dans ce silence calculé, il réfléchissait déjà à la venue du prochain jeu et, par soucis d’équité, avait presque envie de la laisser gagner. Que faisait une fille en colère quand elle pensait avoir gagné son duel ?

Il ne lui semblait pas l’avoir insultée, cette sorcière. Bien au contraire, s’il y avait bien une chose qu’il n’avait pas fait, c’était l’insulter. Mais ce n’était pas comme si cela lui importait à ce moment. À aucun autre moment d’ailleurs. Alors même si elle portait à nouveau son masque, il guettait ce faux sourire qui lui était lancé, et ne put s’empêcher de rire face à cette réplique qu’il aurait lui meme pu envoyer à ses quinze ans. Ou peut-être treize. Cette fille lui offrait vraiment des opportunités en or.

Toujours attentif aux gestes de la sorcière, il dut se mordre la joue pour ne pas rire face à la nouvelle cigarette qui venait de sortir de sa poche et toujours silencieusement, il se rapprocha d’elle, le sourire charmeur paré comme jamais, avant de la fixer quelques secondes.

— T’es drôle comme fille, toi, lâcha-t-il d’une voix posée.

Son regard venait de changer. Il y avait comme une once de respect qui venait de s’ajouter à l’équation. Comme s’il prenait conscience seulement maintenant le fait que la personne en face de lui était humaine et dotée d’intelligence. Il la dévisagea cette fois de haut en bas, puis passa à sa main, à sa cigarette puis à sa baguette, et revient à son regard froid. Il n’y avait pas pensé plus tôt puisqu’elle ne représentait pas grand chose jusque là, mais voilà que l’idée de la tester en duel germait dans son esprit. Elle avait l’air d’avoir pas mal de colère à revendre.

— Si un jour t’as envie de me remontrer ce joli sourire aux loges.., lâcha-t-il en dirigeant son pouce derrière lui pour désigner les loges d’Hécate. Ce sera avec plaisir.

Puis, il sortit sa baguette et se dirigea vers l’entrée du bal. C’est qu’il avait un Irlandais à retrouver.

3 mars 2025, 18:29
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Je me raccroche au fin tube de tabac sans détourner les yeux de son visage que j'apprends à détester. Ce n'est pourtant pas l'envie qui me manque d'aller observer des horizons plus agréables. Je ne le connais pas, cela fait moins de cinq minutes que nous sommes l'un avec l'autre — ou plutôt qu'il pollue mon environnement alors que je n'ai rien demandé. Il m'est inconnu, mais j'ai déjà appris en peu de temps à redécouvrir l'insolence sur ses traits. Que ce soit dans son regard ou dans le mouvement de son menton, dans son sourire narquois ou la position de son corps par rapport au mien... J'ai beau chercher, je ne parviens pas à comprendre ce qui, chez moi, a pu provoquer ce comportement. Alors naturellement je me dis que c'est lui. C'est lui qui est ainsi, c'est lui qui est fait de cela, d'insolence. Peu de temps ensemble et je connais déjà par cœur la notice pour le haïr.

Préparée à considérer tout ce qu'il pourrait me dire comme une preuve de plus qu'il n'est pas fait d'eau, de chair et de magie comme toute personne normalement constituée, mais d'un savant mélange entre toutes les choses que je ne supporte pas, je ne réagis pas plus que cela quand son insupportable voix s'échappe une nouvelle fois de lui. Me sentir humiliée, ce serait le laisser m'humilier. Alors je me camoufle derrière un masque bien solide, et ce masque n'a rien à voir avec les traits de loup que j'ai choisis de porter ce soir. C'est un masque de fer, un masque de pierre, un masque de glace — la meilleure version de moi-même à présenter aux autres, ceux qui ne méritent ni mon attention, ni mon respect, ni rien d'autre, les lambdas, le commun des mortels, la plupart des foutus sorciers qui peuplent cette planète, finalement. Merlin, songé-je en observant son regard dévaler mon corps puis l'escalader dans le sens inverse, quelle galère d'avoir à supporter les autres.

Quand le mot joli sort de sa bouche, je note que c'est la seconde fois qu'il me fait un compliment que je juge évidemment comme n'étant pas sincère, ce qui me pousse à me questionner sur ce qui encourage un homme qui ne semble pas supporter tout ce que je dégage à me faire des compliments. Aime-t-il ce qui lui déplait ? Cette phrase est tellement contradictoire et tellement loin de ce que je pourrais imaginer ou comprendre, que je l'évince aussitôt. Et puis le reste de sa phrase tombe dans mes oreilles et j'en oublie totalement et irrémédiablement mes pauvres hypothèses.

Il n'y a pas mille et une "loges" à Godric's Hollow, surtout lorsque le mot est utilisé dans une phrase comme celle-ci. Il parle des Loges d'Hécate, le club de duel dont Aodren n'arrête pas de parler. En bon diplômé de la GEAD, il y va régulièrement. Je n'y ai, pour ma part, jamais mis les pieds. Les duels sont une perte de temps, je préfère la compréhension de la magie plutôt que sa mise en œuvre idiote et sans réflexion — et dans la rapidité d'un duel, il n'y a pas de place à la réflexion. Et voilà que cet homme, cet inconnu, cet agaçant sorcier me propose un duel ?

« Vous êtes idiot, » affirmé-je en arrachant mon regard de son dos qui s'éloigne prestement.

Je glisse la cigarette entre mes lèvres sèches.

« Proposer un duel à une personne dont vous ne connaissez pas le talent. C'est idiot. À moins qu'à ma beauté... » et on sent tout le mépris que je fais passer en employant ce mot, puisque que je n'ai pas cru à un seul de ses soi-disant compliments — qui m'auraient laissé de marbre même si je les avais pensé sincères « ... vous ne puissiez juger mes capacités magiques ? » terminé-je d'une voix cassante.