Rougir ou s'enfuir, telle est la question
14 février 2050
Entre les rayons
Entre les rayons
Du rouge, des roses, des élèves en couple se bécotant dans le couloir… Rien de plus normal en cette journée de fête. La Saint-Valentin était bien connue de la petite fille. Chez elle, ses parents faisaient toujours en sorte de s'offrir des chocolats ou d'autres petites attentions. Neytiri se retrouvait même parfois à faire la chasse aux petits mots doux dans son salon. C'était une manière douce et amusante de fêter cette journée et le très beau couple qu'étaient ses parents.
Toute cette petite ambiance chaleureuse et réconfortante lui manquait à présent qu'elle était au château. Alors elle se réfugia dans un des lieux qui la réconfortait le plus, la bibliothèque. Elle feuilleta parmi les étagères pour trouver un livre d'aventures qu'elle n'avait pas encore lu. Depuis quelques mois, la plupart était déjà passé entre ses petites mains d'enfants et seuls quelques rares récits lui avaient échappé. Elle en tira un au hasard à la couverture flamboyante et commença à le lire. lui aussi était dans l'ambiance de la journée avec ses deux héros amoureux.
La fille aux cheveux noirs était confiante, provocatrice et défier quiconque l'approchait. Le garçon était blond, agile, brave et drôle. Ils faisaient tous les deux un beau petit couple, digne de grands livres de romance. Neytiri s'imagina alors ce que ça ferait d'être un couple et de trouver un garçon aussi charmant que cela. Elle aussi rêvait du parfait petit copain et elle décida alors de lui écrire une lettre...
Mon sublime et intrépide aventurier,
Aujourd'hui c'est la Saint-Valentin. Je t'écris donc cette petite lettre pour te dire que je t'aime vraiment vraiment vraiment vraiment beaucoup. Quand je te vois et que je passe du temps avec toi, mon cœur fait "Boum Boum" dans ma poitrine. Tu as des yeux verts qui brillent comme des paillettes et tu aimes bien partir à l'aventure avec moi dans les bois, donc je t'aime beaucoup pour ça. Quand tu me tiens la main, j'ai l'impression d'être un petit papillon tout bleu qui s'envole dans le ciel. Et puis quand tu me regardes je fonds comme de la guimauve dans du chocolat chaud. Tu es ma personne préférée, premier dans mon cœur, de tout le château tout entier. Si je pouvais me marier avec toi je le ferais tout de suite, mon fondant du chaudron !
Ta magicienne préférée !
C'était drôle et très réconfortant de s'imaginer un petit copain ! Elle laissa la lettre dans le bouquin afin de revenir à ce passage plus tard puis en sortit un autre des étagères. Celui-là parlait de dragons et il le passionna instantanément. Elle en lut cinq chapitres avant de se décider à l'emprunter pour le ramener dans son dortoir. Elle repose alors le premier livre à la couverture d'un rouge éclatant sur l'étagère et s'en alla.
Ce n'est qu'au bout de plusieurs minutes qu'elle se rendit compte qu'elle avait oublié quelque chose : sa lettre d'amour à son petit copain imaginaire. Retournant alors ses pas pour la récupérer, elle fut très rapidement surprise. Malheur !
(506 mots)
@Eleanora Sywell
Je me suis emballée pour le nombre de mots
Mais j'espère que ça te va
@Eleanora Sywell
Je me suis emballée pour le nombre de mots
Mais j'espère que ça te va
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Les Ensorceleuses de l'Harmonie Sylvestre avec Eileen O'Brien
Rougir ou s'enfuir, telle est la question
Les couloirs étaient décorés de rouge et de rose. Les élèves riaient, s'embrassaient ou pleuraient aux quatre coins du château. Et dans ce chaos ambiant, Rhea ne trouvait pas le calme. Les cœurs étaient partout, la poursuivant jusque dans les étagères débordantes de livres. Ces formes disgracieuses s'affichaient sans honte dans tout le château, recouvrant les enveloppes échangées entre des étudiants en proie à leurs hormones.
Et Rhea commençait à en avoir marre. La fête n'avait aucun intérêt. Elle ne voulait pas de relation, et n'y voyait qu'une perte de temps inutile. Elle n'avait jamais compris l'intérêt de s'engager. De s'enchaîner à des obligations, sans possibilité de fuite. Ce n'était qu'une perte de temps.
Elle préférait se plonger dans un bon livre d'aventure, loin des histoires d'amour aux clichés éculés qui se déroulaient entre les murs du château centenaire.
Elle franchit les portes de la bibliothèque avec hâte. La pièce était l'une des seules qui exigeait un silence presque impérial, les couples n'avaient pas dû l'envahir. Elle se dirigea d'une démarche souple jusqu'au rayon aventure.
Elle déchiffra les lettres d'or couchées sur le vieux cuir, une à une, à la recherche de la perle rare qui comblerait ses nuits. Elle en avait déjà lu la plupart : des histoires de magie et de dragons, des épopées mordantes sur des héros luttant contre les pires mages noirs. Elle aimait se plonger dans une vie qui n'était pas la sienne, vivre la tension de la fin. Elle avait une préférence pour celles qui étaient imprévisibles, bonnes comme mauvaises.
Son regard s'accrocha sur un intrus alors qu'elle effleurait les couvertures rugueuses et poussiéreuses des romans. Elle souffla, un brin fataliste. Un livre d'amour ? Décidément, même les romans d'aventure n'étaient pas épargnés. Elle l'attrapa pour le ranger quelques livres plus loin, là où était sa place, lorsqu'une feuille, plus épaisse que les pages jaunies du roman, s'échappa de la reliure.
Elle fronça les sourcils et s'accroupit pour ramasser la feuille. Dès les premières lignes, elle reconnut une déclaration d'amour. Niaise, évidemment. Un sourire, léger mais amusé, effleura ses lèvres. Elle n'arriverait sans doute jamais à comprendre ce besoin de poser en mots des émotions si... excessives.
— "Si je pouvais me marier avec toi, je le ferais tout de suite, mon fondant au chaudron.", eh ben...
Rhea ricana. C'était si niais. Si excessif et gênant. Elle ne pouvait pas croire qu'une personne puisse écrire ces mots sans honte.
Un bruit résonna dans son dos. La sorcière se redressa et tomba nez à nez avec une première année qui semblait paniquée. Le regard de la Serdaigle oscilla entre la lettre et la nouvelle venue.
Son sourire s'agrandit alors qu'elle demandait, le regard moqueur :
— C'est à toi ?
Sans attendre de réponse — elle était évidente — elle reprit :
— Tu viens la récupérer pour la donner à ton "fondant au chaudron" ?
La brune regarda la plus jeune, les yeux brillant d'une lueur amusée.
— Ne t'en fais pas, je suis sûre qu'il fond déjà pour toi.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Et Rhea commençait à en avoir marre. La fête n'avait aucun intérêt. Elle ne voulait pas de relation, et n'y voyait qu'une perte de temps inutile. Elle n'avait jamais compris l'intérêt de s'engager. De s'enchaîner à des obligations, sans possibilité de fuite. Ce n'était qu'une perte de temps.
Elle préférait se plonger dans un bon livre d'aventure, loin des histoires d'amour aux clichés éculés qui se déroulaient entre les murs du château centenaire.
Elle franchit les portes de la bibliothèque avec hâte. La pièce était l'une des seules qui exigeait un silence presque impérial, les couples n'avaient pas dû l'envahir. Elle se dirigea d'une démarche souple jusqu'au rayon aventure.
Elle déchiffra les lettres d'or couchées sur le vieux cuir, une à une, à la recherche de la perle rare qui comblerait ses nuits. Elle en avait déjà lu la plupart : des histoires de magie et de dragons, des épopées mordantes sur des héros luttant contre les pires mages noirs. Elle aimait se plonger dans une vie qui n'était pas la sienne, vivre la tension de la fin. Elle avait une préférence pour celles qui étaient imprévisibles, bonnes comme mauvaises.
Son regard s'accrocha sur un intrus alors qu'elle effleurait les couvertures rugueuses et poussiéreuses des romans. Elle souffla, un brin fataliste. Un livre d'amour ? Décidément, même les romans d'aventure n'étaient pas épargnés. Elle l'attrapa pour le ranger quelques livres plus loin, là où était sa place, lorsqu'une feuille, plus épaisse que les pages jaunies du roman, s'échappa de la reliure.
Elle fronça les sourcils et s'accroupit pour ramasser la feuille. Dès les premières lignes, elle reconnut une déclaration d'amour. Niaise, évidemment. Un sourire, léger mais amusé, effleura ses lèvres. Elle n'arriverait sans doute jamais à comprendre ce besoin de poser en mots des émotions si... excessives.
— "Si je pouvais me marier avec toi, je le ferais tout de suite, mon fondant au chaudron.", eh ben...
Rhea ricana. C'était si niais. Si excessif et gênant. Elle ne pouvait pas croire qu'une personne puisse écrire ces mots sans honte.
Un bruit résonna dans son dos. La sorcière se redressa et tomba nez à nez avec une première année qui semblait paniquée. Le regard de la Serdaigle oscilla entre la lettre et la nouvelle venue.
Son sourire s'agrandit alors qu'elle demandait, le regard moqueur :
— C'est à toi ?
Sans attendre de réponse — elle était évidente — elle reprit :
— Tu viens la récupérer pour la donner à ton "fondant au chaudron" ?
La brune regarda la plus jeune, les yeux brillant d'une lueur amusée.
— Ne t'en fais pas, je suis sûre qu'il fond déjà pour toi.
@Neytiri Winslow Bon, j'ai pas fait mieux, je crois : 506 mots en plus, c'est exactement le même nombre
Mais c'était parfait
Rhea va avoir matière pour se moquer, désolée
Mais c'était parfait
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Rougir ou s'enfuir, telle est la question
Neytiri n'y avait pas songé quand elle était reparti cherchait sa lettre mais à présent la réalité lui faisant face. Quelqu'un avait récupéré sa lettre ! Mais pas n'importe quel "quelqu'un"… C'était une fille, légèrement plus grande qu'elle avec de longs cheveux noirs et bouclés. D'après son uniforme, elle faisait partie de Serdaigle mais Neytiri ne l'avait jamais remarqué en cours. Elle était donc plus âgée qu'elle, peut-être en Deuxième Année...
Quand elle était arrivée entre les étagères, la petite brune avait entendu un rire. Mais pas un rire de joie. Plutôt comme un ricanement. Elle redouta alors la réaction de l'autre fille. Est-elle vraiment en train de se moquer d'elle ? Peut-être avait-elle mal entendu ? Elle lui posa une question, mais la fillette ne put lui répondre. La honte et la gêne s'emparait d'elle. Le rouge lui monta aux oreilles qui étaient devenues aussi rouges que le livre qu'elle lisait quelques instants auparavant. Avant que tout ceci n'arrive…
La deuxième phrase de cette fille ne laissait plus aucun doute : elle se moquait ouvertement d'elle. Neytiri ne savait comment réagir. Pleurer, rester là à rougir et subir les remarques de la plus grande, fuir ? Ou bien répliquer ? Aucune solution ne semblait bonne à ses yeux. Pleurer et sa réputation serait aussitôt faite dans toute l'école… Elle n'était plus une petite fillette de 6 ans. Et pourtant, elle ne pouvait pas répliquer. Neytiri n'avait jamais su le faire quand il s'agissait d'elle. Fuir ? Elle l'aurait bien voulue mais c'était comme si ses jambes ne réagissaient plus à ses propres ordres. Alors elle restait là, les épaules rentrées, voulant se faire aussi petite que possible. La seule partie de son corps qui bougeait en cet instant était ses mains, qu'elle triturait à une vitesse folle.
Elle pourrait tout simplement répliquer que ce garçon n'existait pas, qu'elle avait inventé cette lettre d'amour pour s'imaginer ce que ça ferait d'avoir un petit copain. Les mots voulaient sortir de sa bouche mais ils s'évaporaient aussitôt prononcés…
- Je… C'est… C'est "fondant DU chaudron"… et ce n'est vraiment pas ce que tu crois…
Il fallait vraiment tendre l'oreille pour pouvoir l'entendre et encore plus pour comprendre ce qu'elle disait. Sa voix était faible, aiguë, tremblotante… Un peu comme elle en ce moment. Si seulement quelqu'un pouvait prendre sa défense et récupérer cette lettre avant que ça s'empire. Mais elles étaient seules entre ces rayons. Neytiri pensa alors à sa mentor, qui l'avait tant aidé. N'y avait-il pas des systèmes de télépathie chez les sorciers ?
Il fallait faire quelque chose, prendre son courage à deux mains. Elle compterait à trois puis elle demanderait à récupérer la lettre. Et après, la première chose qu'elle ferait serait de la brûler dans la cheminée de sa Salle Commune. Mince, l'autre aussi faisait partie de Serdaigle. Sa Salle Commune ne serait plus vraiment son petit nid douillet si elle risquait de la croiser tous les jours. Tant pis, il fallait s'affirmer. Un… Deux… Deux et demi… Deux et trois quarts… Trois !
- Tu… Tu … Tu…………… Non elle ne pouvait faire ça, impossible. Alors la phrase mourût sur sa langue.
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Quand elle était arrivée entre les étagères, la petite brune avait entendu un rire. Mais pas un rire de joie. Plutôt comme un ricanement. Elle redouta alors la réaction de l'autre fille. Est-elle vraiment en train de se moquer d'elle ? Peut-être avait-elle mal entendu ? Elle lui posa une question, mais la fillette ne put lui répondre. La honte et la gêne s'emparait d'elle. Le rouge lui monta aux oreilles qui étaient devenues aussi rouges que le livre qu'elle lisait quelques instants auparavant. Avant que tout ceci n'arrive…
La deuxième phrase de cette fille ne laissait plus aucun doute : elle se moquait ouvertement d'elle. Neytiri ne savait comment réagir. Pleurer, rester là à rougir et subir les remarques de la plus grande, fuir ? Ou bien répliquer ? Aucune solution ne semblait bonne à ses yeux. Pleurer et sa réputation serait aussitôt faite dans toute l'école… Elle n'était plus une petite fillette de 6 ans. Et pourtant, elle ne pouvait pas répliquer. Neytiri n'avait jamais su le faire quand il s'agissait d'elle. Fuir ? Elle l'aurait bien voulue mais c'était comme si ses jambes ne réagissaient plus à ses propres ordres. Alors elle restait là, les épaules rentrées, voulant se faire aussi petite que possible. La seule partie de son corps qui bougeait en cet instant était ses mains, qu'elle triturait à une vitesse folle.
Elle pourrait tout simplement répliquer que ce garçon n'existait pas, qu'elle avait inventé cette lettre d'amour pour s'imaginer ce que ça ferait d'avoir un petit copain. Les mots voulaient sortir de sa bouche mais ils s'évaporaient aussitôt prononcés…
- Je… C'est… C'est "fondant DU chaudron"… et ce n'est vraiment pas ce que tu crois…
Il fallait vraiment tendre l'oreille pour pouvoir l'entendre et encore plus pour comprendre ce qu'elle disait. Sa voix était faible, aiguë, tremblotante… Un peu comme elle en ce moment. Si seulement quelqu'un pouvait prendre sa défense et récupérer cette lettre avant que ça s'empire. Mais elles étaient seules entre ces rayons. Neytiri pensa alors à sa mentor, qui l'avait tant aidé. N'y avait-il pas des systèmes de télépathie chez les sorciers ?
Il fallait faire quelque chose, prendre son courage à deux mains. Elle compterait à trois puis elle demanderait à récupérer la lettre. Et après, la première chose qu'elle ferait serait de la brûler dans la cheminée de sa Salle Commune. Mince, l'autre aussi faisait partie de Serdaigle. Sa Salle Commune ne serait plus vraiment son petit nid douillet si elle risquait de la croiser tous les jours. Tant pis, il fallait s'affirmer. Un… Deux… Deux et demi… Deux et trois quarts… Trois !
- Tu… Tu … Tu…………… Non elle ne pouvait faire ça, impossible. Alors la phrase mourût sur sa langue.
(526 mots)
@Eleanora Sywell Quelle coïncidence que ce soit exactement le même nombre
Je t'en prie, elle peut se moquer autant qu'elle veut ! Pauvre Neytiri, promis je serais plus gentille après
@Eleanora Sywell Quelle coïncidence que ce soit exactement le même nombre
Je t'en prie, elle peut se moquer autant qu'elle veut ! Pauvre Neytiri, promis je serais plus gentille après
Dernière modification par Neytiri Winslow le 29 avr. 2025, 14:29, modifié 2 fois.
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“Les vrais amis sont comme des étoiles : ils brillent dans nos vies, même quand tout est sombre“
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Rougir ou s'enfuir, telle est la question
Rhea laissa la lettre pendre entre ses doigts, un petit sourire en coin. Ses yeux fixaient la plus jeune, qui rougissait à vue d'œil. Le silence gêné, les joues écarlates, ses mains qui s'agitaient nerveusement... tout dans son attitude criait : coupable. Et la tentative désespérée de justification ne fit que confirmer ses soupçons.
Un sourire amusé s'étira sur les lèvres de la plus âgée. Cette fête des amoureux allait peut-être prendre une tournure plus divertissante que prévu.
Elle agita légèrement la lettre devant elle, toujours ce même air espiègle sur le visage.
— Donc... le fameux fondant du chaudron, hein ? commença-t-elle d'un ton presque complice. Je me demande comment il réagirait, lui, s'il tombait là-dessus.
Elle ne riait pas, cette fois. Son ton était léger, amusé, mais sans moquerie mordante. Elle pencha un peu la tête, curieuse.
— Tu sais, je m'attendais pas à ça en venant chercher un livre sur les dragons. C'est... inattendu.
C'était la vérité — Rhea mentait rarement. Elle jeta un nouveau coup d'œil à la lettre, avant de relever lentement les yeux vers la fillette. Une lueur vive brillait dans son regard bleu, mi-malicieuse, mi-intriguée.
— Je suppose que c'est à toi, pas vrai ?
Elle ne s'attendait pas vraiment à une réponse — c'était évident. Mais elle laissa planer un silence, juste assez long pour donner à l'autre une chance de réagir, de se défendre... ou de rougir davantage. Le choix lui appartenait.
Et Rhea savourait le moment, comme on savoure un bon film.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Un sourire amusé s'étira sur les lèvres de la plus âgée. Cette fête des amoureux allait peut-être prendre une tournure plus divertissante que prévu.
Elle agita légèrement la lettre devant elle, toujours ce même air espiègle sur le visage.
— Donc... le fameux fondant du chaudron, hein ? commença-t-elle d'un ton presque complice. Je me demande comment il réagirait, lui, s'il tombait là-dessus.
Elle ne riait pas, cette fois. Son ton était léger, amusé, mais sans moquerie mordante. Elle pencha un peu la tête, curieuse.
— Tu sais, je m'attendais pas à ça en venant chercher un livre sur les dragons. C'est... inattendu.
C'était la vérité — Rhea mentait rarement. Elle jeta un nouveau coup d'œil à la lettre, avant de relever lentement les yeux vers la fillette. Une lueur vive brillait dans son regard bleu, mi-malicieuse, mi-intriguée.
— Je suppose que c'est à toi, pas vrai ?
Elle ne s'attendait pas vraiment à une réponse — c'était évident. Mais elle laissa planer un silence, juste assez long pour donner à l'autre une chance de réagir, de se défendre... ou de rougir davantage. Le choix lui appartenait.
Et Rhea savourait le moment, comme on savoure un bon film.
@Neytiri Winslow j’adore le caractère de Neytiri, c’est tellement drôle à lire
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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Rougir ou s'enfuir, telle est la question
Le petit sourire en coin de la fille aux cheveux noirs était définitivement un signe de mauvaise augure. Neytiri fixait la lettre avec ses paroles naïves et enfantines qu'elle avait écrit quelques instants plus tôt… Cet objet était maudit à présent dans l'esprit de la fillette. Le papier se balançait maintenant sous ses yeux par l'action de la plus grande. C'était comme si elle l'appâtait avec, comme les moldus le feraient avec un animal.
Elle ne valait donc pas mieux qu'un petit animal sans défense. À vrai dire, ce n'était pas si loin de la vérité. Aucune parole ne sortait de sa bouche, ses yeux restaient comme exorbités en fixant le papier, son corps ne faisait pas un mouvement. Oui, elle était à présent très semblable à un petit chiot apeuré. Mais celui-ci aurait sans doute filer entre les jambes de sa maman ou aurait japper contre son adversaire. Neytiri ne pouvait faire ni l'un, ni l'autre. Elle était à deux doigts de pleurer et de petites larmes commençaient à perler au coin de ses yeux mais aucune ne glissa sur ses joues pour l'instant.
- Maman… Je veux rentrer à la maison et te faire un câlin…
Cette fille, elle ne savait même pas comment elle s'appelait. Elle ne pourrait pas se défendre ou demander de l'aide à un adulte, non pas qu'elle le ferait si elle avait su son nom. Elle gardait toujours le même petit air malicieux ou plutôt mauvais du point de vue de la petite brunette. Ces yeux bleus et profonds la regardait et lui filait des frissons. Neytiri ne savait pas trop à quoi s'attendre de cette fille même si elle en avait eu un petit aperçu.
D'autres paroles suivirent alors. Mais la Winslow ne répondit pas. Si elle l'avait fait, elle lui aurait répliqué qu'il n'existait pas, qu'il n'y avait pas de "lui". Mais elle ne le fit pas, elle ne le pouvait pas.
Elle semblait à présent presque inoffensive. Elle était amusée mais plus moqueuse. Il y avait donc peut-être un espoir ? Sa réaction était en fait appropriée. Elle avait vu ses mots, avait été surprise et avait réagi impulsivement mais c'était passé à présent. Gardant cette pensée rassurante en tête, Neytiri lui répondit alors bien qu'elle resta timide et gênée.
- Oui, oui… Ce n'est sans doute pas ce que tu cherchais. Je… Je… Je peux peut-être… enfin si tu veux bien… mais je peux… la récupérer maintenant ?
Pendant qu'elle parlait, elle ne put lever les yeux vers elle. Elle regardait la lettre, puis son regard oscillait entre le sol et les livres aux alentours. Elle était à présent encore plus rouge qu'une tomate, toujours avec sa petite voix aigüe et tremblotante. Elle aurait aimé pouvoir être une petite souris pour se cacher sous terre. Mais il n'y avait pas de terre ici, seulement un plancher en bois et d'immenses étagères pour les entourer.
- Oui c'est à moi…
L'autre aurait pu le comprendre grâce aux premiers paroles de Neytiri mais il valait sans doute mieux le repréciser. Ainsi, la Deuxième Année oublierait le reste et la laisserait alors tranquille. Enfin, du moins, c'est ce que Neytiri espérait. Sa réponse avait été brève et à présent un silence planait entre les deux élèves. Neytiri appréciait le silence d'habitude mais quelque chose la dérangeait avec celui-là. Allait-ce être la fin ?
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Elle ne valait donc pas mieux qu'un petit animal sans défense. À vrai dire, ce n'était pas si loin de la vérité. Aucune parole ne sortait de sa bouche, ses yeux restaient comme exorbités en fixant le papier, son corps ne faisait pas un mouvement. Oui, elle était à présent très semblable à un petit chiot apeuré. Mais celui-ci aurait sans doute filer entre les jambes de sa maman ou aurait japper contre son adversaire. Neytiri ne pouvait faire ni l'un, ni l'autre. Elle était à deux doigts de pleurer et de petites larmes commençaient à perler au coin de ses yeux mais aucune ne glissa sur ses joues pour l'instant.
- Maman… Je veux rentrer à la maison et te faire un câlin…
Cette fille, elle ne savait même pas comment elle s'appelait. Elle ne pourrait pas se défendre ou demander de l'aide à un adulte, non pas qu'elle le ferait si elle avait su son nom. Elle gardait toujours le même petit air malicieux ou plutôt mauvais du point de vue de la petite brunette. Ces yeux bleus et profonds la regardait et lui filait des frissons. Neytiri ne savait pas trop à quoi s'attendre de cette fille même si elle en avait eu un petit aperçu.
D'autres paroles suivirent alors. Mais la Winslow ne répondit pas. Si elle l'avait fait, elle lui aurait répliqué qu'il n'existait pas, qu'il n'y avait pas de "lui". Mais elle ne le fit pas, elle ne le pouvait pas.
Elle semblait à présent presque inoffensive. Elle était amusée mais plus moqueuse. Il y avait donc peut-être un espoir ? Sa réaction était en fait appropriée. Elle avait vu ses mots, avait été surprise et avait réagi impulsivement mais c'était passé à présent. Gardant cette pensée rassurante en tête, Neytiri lui répondit alors bien qu'elle resta timide et gênée.
- Oui, oui… Ce n'est sans doute pas ce que tu cherchais. Je… Je… Je peux peut-être… enfin si tu veux bien… mais je peux… la récupérer maintenant ?
Pendant qu'elle parlait, elle ne put lever les yeux vers elle. Elle regardait la lettre, puis son regard oscillait entre le sol et les livres aux alentours. Elle était à présent encore plus rouge qu'une tomate, toujours avec sa petite voix aigüe et tremblotante. Elle aurait aimé pouvoir être une petite souris pour se cacher sous terre. Mais il n'y avait pas de terre ici, seulement un plancher en bois et d'immenses étagères pour les entourer.
- Oui c'est à moi…
L'autre aurait pu le comprendre grâce aux premiers paroles de Neytiri mais il valait sans doute mieux le repréciser. Ainsi, la Deuxième Année oublierait le reste et la laisserait alors tranquille. Enfin, du moins, c'est ce que Neytiri espérait. Sa réponse avait été brève et à présent un silence planait entre les deux élèves. Neytiri appréciait le silence d'habitude mais quelque chose la dérangeait avec celui-là. Allait-ce être la fin ?
(561 mots)
@Eleanora Sywell oui c'est assez drôle
@Eleanora Sywell oui c'est assez drôle
Dernière modification par Neytiri Winslow le 29 avr. 2025, 14:31, modifié 1 fois.
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Rougir ou s'enfuir, telle est la question
Rhea cligna des yeux, un brin surprise. Elle s'était attendue à un bégaiement gêné, à une tentative pathétique de nier, peut-être même à une réponse provocante du genre : « C'est vraiment pas ce que tu crois. »
Mais elle ne s'était pas attendue à ça.
Pas à cette voix minuscule, tremblante. Pas à ce regard fuyant, larmoyant, qui n'osait même plus la croiser. Pas à cette petite silhouette recroquevillée sur elle-même, comme si elle espérait devenir invisible.
Elle ne s'était pas du tout attendue à ça.
Un instant, la lettre qui pendait entre ses doigts perdit de son poids théâtral.
Rhea baissa doucement les bras, sans brusquerie. Son sourire en coin ne disparut pas, mais s'effaça un peu, plus léger. Son regard glissa vers la lettre, puis remonta lentement vers la première année. Elle pencha un peu la tête, baissant d'un ton.
— T'es sûre que t'as pas mis un sortilège dessus ? Parce que cette lettre... elle a le don de filer la chair de poule, murmura-t-elle, mi-sérieuse, mi-taquine.
Elle aurait pu continuer, la pousser encore un peu — rien ne l'en empêchait.
Mais quelque chose, dans la manière dont la fillette triturait ses mains, dans la brillance inquiète logée au fond de ses prunelles, lui souffla que ce n'était pas drôle. Plus exactement : que ce n'était plus drôle.
Son cœur se tordit et une vague de culpabilité l'envahit. Les yeux brillants de la plus jeune, ses mains tremblantes, son murmure à peine audible... C'était une enfant qui appelait sa mère, et Rhea le monstre qui la torturait.
Elle tendit la lettre doucement, sans geste brusque.
— Tiens. Je vais pas la garder comme trophée, si c'est ce que tu redoutes.
La sorcière marqua une pause. Elle observa la gamine, comme pour voir si elle allait s'enfuir... ou s'effondrer.
— Mais franchement... t'as un sacré style. Le "fondant au chaudron", je m'en remettrai jamais.
Sa voix restait provocatrice, bien sûr : c'était Rhea. Mais elle n'était plus dans l'attaque. Plutôt dans le flou. Elle ne savait pas quoi faire face à la détresse d'une gamine. Elle ne comprenait pas pourquoi la Serdaigle s'était mise dans un état pareil.
Et pour la première fois, Rhea eut honte de ses mots. De leurs effets. Et de son jeu.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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Mais elle ne s'était pas attendue à ça.
Pas à cette voix minuscule, tremblante. Pas à ce regard fuyant, larmoyant, qui n'osait même plus la croiser. Pas à cette petite silhouette recroquevillée sur elle-même, comme si elle espérait devenir invisible.
Elle ne s'était pas du tout attendue à ça.
Un instant, la lettre qui pendait entre ses doigts perdit de son poids théâtral.
Rhea baissa doucement les bras, sans brusquerie. Son sourire en coin ne disparut pas, mais s'effaça un peu, plus léger. Son regard glissa vers la lettre, puis remonta lentement vers la première année. Elle pencha un peu la tête, baissant d'un ton.
— T'es sûre que t'as pas mis un sortilège dessus ? Parce que cette lettre... elle a le don de filer la chair de poule, murmura-t-elle, mi-sérieuse, mi-taquine.
Elle aurait pu continuer, la pousser encore un peu — rien ne l'en empêchait.
Mais quelque chose, dans la manière dont la fillette triturait ses mains, dans la brillance inquiète logée au fond de ses prunelles, lui souffla que ce n'était pas drôle. Plus exactement : que ce n'était plus drôle.
Son cœur se tordit et une vague de culpabilité l'envahit. Les yeux brillants de la plus jeune, ses mains tremblantes, son murmure à peine audible... C'était une enfant qui appelait sa mère, et Rhea le monstre qui la torturait.
Elle tendit la lettre doucement, sans geste brusque.
— Tiens. Je vais pas la garder comme trophée, si c'est ce que tu redoutes.
La sorcière marqua une pause. Elle observa la gamine, comme pour voir si elle allait s'enfuir... ou s'effondrer.
— Mais franchement... t'as un sacré style. Le "fondant au chaudron", je m'en remettrai jamais.
Sa voix restait provocatrice, bien sûr : c'était Rhea. Mais elle n'était plus dans l'attaque. Plutôt dans le flou. Elle ne savait pas quoi faire face à la détresse d'une gamine. Elle ne comprenait pas pourquoi la Serdaigle s'était mise dans un état pareil.
Et pour la première fois, Rhea eut honte de ses mots. De leurs effets. Et de son jeu.
@Neytiri Winslow
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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Rougir ou s'enfuir, telle est la question
Décontenancée. Neytiri ne savait plus trop si ce mot s'appliquait à elle-même, petite brunette qu'elle était, ou à l'autre Serdaigle, la grande aux cheveux noirs. Mais en tout cas, il correspondait très bien à la situation. La petite fille avait perdu tout ses moyens, ne sachant pas se défendre : elle n'avait jamais tenu tête, n'avait jamais eu besoin de le faire. Comme riposter si on n'avait jamais appris ?
Et encore aujourd'hui où elle aurait pu élever un peu la voix, elle s'était réfugiée du mieux qu'elle pouvait avec des yeux larmoyants et un petit appel à sa maman. À peu audible. Un petit murmure entre ces murs. Mais ces quelques mots avaient eu un fort impact sur sa camarade. Elle baissa les bras, semblait plus gentille, un peu plus chaleureuse. Mais seulement un petit peu. Neytiri avait du mal à dissocier l'image actuelle qu'elle voyait de celle qui s'était amusée des mots qu'elle avait tracé sur sa lettre.
- Oh… Heu non aucun sortilège promis… Et… hum… Je suis désolée si elle te fait peur et qu'elle ne te plaît pas.
Aucune rancune, aucune envie de vengeance. Seulement une petite fille qui s'excusait inlassablement à chaque fois qu'elle offusquait ou non quelqu'un, même si elle ne leur avait rien fait.
Enfin, après tout ce temps, la fillette put enfin récupérer son bout de parchemin. Mais c'était comme s'il était maudit et que cette date aussi était maudite. La Saint-Valentin resterait maintenant comme un jour noir dans son esprit, à barre du calendrier. Elle ne voulait pas en conserver de souvenirs, voulait oublier ce qui s'était passé aujourd'hui et tourner la page. Alors elle la prit entre ses doigts fins et lentement déchira le papier en 4 avant d'en fourrer les morceaux dans son sac. Une fois arrivée dans sa salle commune, elle le balancerait au feu. Hors de question de parler romance ni de voir des mots d'amour avant au moins une semaine !
- Merci beaucoup de l'avoir rendue, c'est gentil.
Oui bah écoutez, elle n'était pas du genre à faire des reproches ! Et après tout, l'autre aurait très bien pu la garder et l'exposer dans le hall d'entrée par exemple. Donc oui, c'était gentil ! Les propos suivants intriguèrent un peu la petite bleue. Était ce une tentative de blague ou une sorte de compliment ? Devait-elle rigoler ? Après ce moment, elle n'était pas encore d'humeur à en rire alors elle se tut attendant de voir ce qui allait se passer. Mais finalement, son silence ne dura pas longtemps…
- Je suis désolée de la lettre et d'avoir réagi comme ça…
Encore des excuses… On ne pouvait la changer. Ce n'était qu'une fillette incapable de comprendre la naïveté de sa lettre, le ridicule qu'elle contenait. Elle trouvait ça plutôt normal, assez naturelle entre deux éventuels amoureux. Mais visiblement, ce n'était pas du tout habituel sinon la grande n'en aurait pas rigolé. Alors c'était forcément Neytiri le problème, bloquée dans son idée de romance et son écriture "cucul la praline".
*** Promo 2049/2050 (1A) *** #261e62*** Fiche PR
“Les vrais amis sont comme des étoiles : ils brillent dans nos vies, même quand tout est sombre“
Les Ensorceleuses de l'Harmonie Sylvestre avec Eileen O'Brien
Et encore aujourd'hui où elle aurait pu élever un peu la voix, elle s'était réfugiée du mieux qu'elle pouvait avec des yeux larmoyants et un petit appel à sa maman. À peu audible. Un petit murmure entre ces murs. Mais ces quelques mots avaient eu un fort impact sur sa camarade. Elle baissa les bras, semblait plus gentille, un peu plus chaleureuse. Mais seulement un petit peu. Neytiri avait du mal à dissocier l'image actuelle qu'elle voyait de celle qui s'était amusée des mots qu'elle avait tracé sur sa lettre.
- Oh… Heu non aucun sortilège promis… Et… hum… Je suis désolée si elle te fait peur et qu'elle ne te plaît pas.
Aucune rancune, aucune envie de vengeance. Seulement une petite fille qui s'excusait inlassablement à chaque fois qu'elle offusquait ou non quelqu'un, même si elle ne leur avait rien fait.
Enfin, après tout ce temps, la fillette put enfin récupérer son bout de parchemin. Mais c'était comme s'il était maudit et que cette date aussi était maudite. La Saint-Valentin resterait maintenant comme un jour noir dans son esprit, à barre du calendrier. Elle ne voulait pas en conserver de souvenirs, voulait oublier ce qui s'était passé aujourd'hui et tourner la page. Alors elle la prit entre ses doigts fins et lentement déchira le papier en 4 avant d'en fourrer les morceaux dans son sac. Une fois arrivée dans sa salle commune, elle le balancerait au feu. Hors de question de parler romance ni de voir des mots d'amour avant au moins une semaine !
- Merci beaucoup de l'avoir rendue, c'est gentil.
Oui bah écoutez, elle n'était pas du genre à faire des reproches ! Et après tout, l'autre aurait très bien pu la garder et l'exposer dans le hall d'entrée par exemple. Donc oui, c'était gentil ! Les propos suivants intriguèrent un peu la petite bleue. Était ce une tentative de blague ou une sorte de compliment ? Devait-elle rigoler ? Après ce moment, elle n'était pas encore d'humeur à en rire alors elle se tut attendant de voir ce qui allait se passer. Mais finalement, son silence ne dura pas longtemps…
- Je suis désolée de la lettre et d'avoir réagi comme ça…
Encore des excuses… On ne pouvait la changer. Ce n'était qu'une fillette incapable de comprendre la naïveté de sa lettre, le ridicule qu'elle contenait. Elle trouvait ça plutôt normal, assez naturelle entre deux éventuels amoureux. Mais visiblement, ce n'était pas du tout habituel sinon la grande n'en aurait pas rigolé. Alors c'était forcément Neytiri le problème, bloquée dans son idée de romance et son écriture "cucul la praline".
(505 mots)
@Eleanora Sywell
Désolée d'avoir pris Rhea au dépourvu
@Eleanora Sywell
Désolée d'avoir pris Rhea au dépourvu
Dernière modification par Neytiri Winslow le 29 avr. 2025, 14:32, modifié 1 fois.
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“Les vrais amis sont comme des étoiles : ils brillent dans nos vies, même quand tout est sombre“
Les Ensorceleuses de l'Harmonie Sylvestre avec Eileen O'Brien
Rougir ou s'enfuir, telle est la question
Rhea avait envie de partir. Loin. Loin de cette fille, loin de cette situation qu'elle avait elle-même provoquée. Elle n'aurait jamais cru que la petite première année réagirait comme ça. Elle avait l'impression d'avoir perdu le contrôle. Et elle haïssait ce sentiment, glacial, qui s'insinuait jusque dans ses tripes.
La Sywell resta figée un instant, la lettre envolée de ses doigts comme une parenthèse qui se referme de travers. Elle la regarda se faire déchirer lentement, avec une gravité presque absurde pour une élève de première année. Ça aurait pu la faire rire — ce petit geste dramatique, un peu trop solennel. Mais rien ne vint. Quelque chose, dans la scène, la mettait mal à l'aise.
La petite avait l'air d'une poupée brisée. Et c'était elle, Rhea, qui l'avait brisée.
Pourtant elle s'excusait encore. Encore. Pour une lettre qu'elle n'avait pas criée sous tous les toits. Pour des mots griffonnés en secret. Pour des émotions sincères et une naïveté d'enfant. De son âge.
Rhea serra la mâchoire. Cette fois, ce n'était pas de la provocation qu'elle sentit monter en elle. C'était une envie irrépressible de dire quelque chose de vrai. De juste. De rattraper, peut-être.
— Arrête de t'excuser, souffla-t-elle, un peu plus sèchement que prévu.
Elle se pinça les lèvres. Reprit, plus posée, presque étonnée de ses propres mots.
— Je veux dire... t'as rien fait de mal.
La Serdaigle croisa les bras, mal à l'aise. Le geste la rassura. Elle se sentait comme recouverte d'une armure qui la protégeait du regard de la plus jeune. Un regard pourtant sans rancœur. Mais qui semblait lui faire plus mal que n'importe quel reproche. Elle ne comprenait pas. Elle ne savait pas pourquoi ça la touchait autant.
Ce n'était que des mots. Que des mots échangés. Peut-être parce qu'elle aussi avait déjà écrit des choses dans ses carnets. Des choses qui ne devaient pas être lues. Peut-être parce que l'idée d'un fondant au chaudron comme surnom d'amour, aussi ridicule soit-elle, avait quelque chose de sincère. De pur.
— T'excuse pas. Elle est pas nulle, ta lettre. C'est juste moi qui sais pas ce que je fais, parfois.
Elle détourna les yeux, ses mains triturant. C'était un aveu. Une phrase. Petite. Glissée entre deux respirations. Des mots si légers qu'ils semblaient pouvoir s'envoler.
Puis elle reporta son regard sur Neytiri. Plus franc. Plus calme. Plus sincère.
— C'est peut-être pas mon truc, ton style... mais c'est pas nul. Et t'as eu le cran de l'écrire. C'est plus que la plupart des gens.
Elle se gratta la nuque, l'air un peu embêtée, comme si elle ne savait pas trop pourquoi elle continuait à parler. Mais les mots sortaient, libres. Et elle détestait ça. Perdre pied. Et ses sentiments n'étaient définitivement plus sous son contrôle.
— Si t'en réécris une un jour... je promets de pas me moquer. Enfin... pas trop.
Un sourire furtif, presque complice, passa sur ses lèvres. Juste une esquisse. Mais sincère. C'était sa façon. Sa façon de demander pardon pour ses mots.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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La Sywell resta figée un instant, la lettre envolée de ses doigts comme une parenthèse qui se referme de travers. Elle la regarda se faire déchirer lentement, avec une gravité presque absurde pour une élève de première année. Ça aurait pu la faire rire — ce petit geste dramatique, un peu trop solennel. Mais rien ne vint. Quelque chose, dans la scène, la mettait mal à l'aise.
La petite avait l'air d'une poupée brisée. Et c'était elle, Rhea, qui l'avait brisée.
Pourtant elle s'excusait encore. Encore. Pour une lettre qu'elle n'avait pas criée sous tous les toits. Pour des mots griffonnés en secret. Pour des émotions sincères et une naïveté d'enfant. De son âge.
Rhea serra la mâchoire. Cette fois, ce n'était pas de la provocation qu'elle sentit monter en elle. C'était une envie irrépressible de dire quelque chose de vrai. De juste. De rattraper, peut-être.
— Arrête de t'excuser, souffla-t-elle, un peu plus sèchement que prévu.
Elle se pinça les lèvres. Reprit, plus posée, presque étonnée de ses propres mots.
— Je veux dire... t'as rien fait de mal.
La Serdaigle croisa les bras, mal à l'aise. Le geste la rassura. Elle se sentait comme recouverte d'une armure qui la protégeait du regard de la plus jeune. Un regard pourtant sans rancœur. Mais qui semblait lui faire plus mal que n'importe quel reproche. Elle ne comprenait pas. Elle ne savait pas pourquoi ça la touchait autant.
Ce n'était que des mots. Que des mots échangés. Peut-être parce qu'elle aussi avait déjà écrit des choses dans ses carnets. Des choses qui ne devaient pas être lues. Peut-être parce que l'idée d'un fondant au chaudron comme surnom d'amour, aussi ridicule soit-elle, avait quelque chose de sincère. De pur.
— T'excuse pas. Elle est pas nulle, ta lettre. C'est juste moi qui sais pas ce que je fais, parfois.
Elle détourna les yeux, ses mains triturant. C'était un aveu. Une phrase. Petite. Glissée entre deux respirations. Des mots si légers qu'ils semblaient pouvoir s'envoler.
Puis elle reporta son regard sur Neytiri. Plus franc. Plus calme. Plus sincère.
— C'est peut-être pas mon truc, ton style... mais c'est pas nul. Et t'as eu le cran de l'écrire. C'est plus que la plupart des gens.
Elle se gratta la nuque, l'air un peu embêtée, comme si elle ne savait pas trop pourquoi elle continuait à parler. Mais les mots sortaient, libres. Et elle détestait ça. Perdre pied. Et ses sentiments n'étaient définitivement plus sous son contrôle.
— Si t'en réécris une un jour... je promets de pas me moquer. Enfin... pas trop.
Un sourire furtif, presque complice, passa sur ses lèvres. Juste une esquisse. Mais sincère. C'était sa façon. Sa façon de demander pardon pour ses mots.
@Neytiri Winslow
Désolée du retard, j'avais oublié de le poster
503 mots
Désolée du retard, j'avais oublié de le poster
503 mots
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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Rougir ou s'enfuir, telle est la question
Ce n'était pas la première fois qu'elle entendait ces mots. Pas la première fois qu'on lui disait qu'elle s'excusait trop… Ou qu'elle se laissait trop facilement faire… À ses oreilles, c'était autant des reproches que quand on disait à un enfant qu'il fallait se tenir tranquille et ne pas gigoter dans tous les sens. Et s'il avait trop d'énergie et avait besoin de s'exprimer ? Et si au contraire, la petite fille ne pouvait hausser le ton ou arrêter de s'excuser ? C'était comme si le fait de s'excuser faisant partie d'elle, de sa personnalité.
- Oh heu oui pardon ! Euh désolée, j'arrête de m'excuser. Enfin par— elle se coupa dans sa phrase, se rendant compte que ce serait une boucle sans fin d'excuses.
La façon assez sèche dont la plus grande le lui avait dit… Ça sonnait réellement comme un reproche. Comme quand ses parents la reprenaient quand elle était plus petite. Non pas qu'elle ait été du genre à faire beaucoup de bêtises mais tout enfant était réprimandé un jour ou l'autre, personne n'était parfait. Mais la deuxième phrase la réconforta un peu. Elle était là pour la rassurer, lui dire qu'elle n'était pas fautive. Pourtant, le fait que Neytiri se sentit mieux après ces quelques mots montrait à quel point elle-même n'avait pas confiance en elle. Car oui, elle s'était crue fautive et c'était encore un peu le cas… C'était comme si elle attendait pathétiquement que quelqu'un la défende, lui dise que ce n'était pas de sa faute. Car la fillette ne le faisait pas pour elle-même.
Elle hocha la tête aux paroles de la fille, ne sachant pas trop quoi dire. L'autre Serdaigle aussi était perdue. Elle non plus ne contrôlait pas tout ce qu'elle disait ou faisait. Ou du moins, elle ne s'en rendait pas entièrement compte. Neytiri se sentit obligée de la rassurer, de lui dire qu'elle ne lui en voulait pas.
- C'est pas grave, t'en fais pas. Et merci. Ça ressemble beaucoup à un compliment.
Neytiri n'était pas sûre que c'est vers elle qu'elle se tournerait la prochaine fois qu'elle écrirait une autre lettre d' "amour". Non en fait elle en était certaine. Mais c'était sans doute sa façon à elle d'essayer de passer à autre chose. Alors la petite bleue acquiesça. Elle comprenait, elle acceptait, mais elle aurait besoin d'un peu de temps avant de songer à nouveau au mot "amour".
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- Oh heu oui pardon ! Euh désolée, j'arrête de m'excuser. Enfin par— elle se coupa dans sa phrase, se rendant compte que ce serait une boucle sans fin d'excuses.
La façon assez sèche dont la plus grande le lui avait dit… Ça sonnait réellement comme un reproche. Comme quand ses parents la reprenaient quand elle était plus petite. Non pas qu'elle ait été du genre à faire beaucoup de bêtises mais tout enfant était réprimandé un jour ou l'autre, personne n'était parfait. Mais la deuxième phrase la réconforta un peu. Elle était là pour la rassurer, lui dire qu'elle n'était pas fautive. Pourtant, le fait que Neytiri se sentit mieux après ces quelques mots montrait à quel point elle-même n'avait pas confiance en elle. Car oui, elle s'était crue fautive et c'était encore un peu le cas… C'était comme si elle attendait pathétiquement que quelqu'un la défende, lui dise que ce n'était pas de sa faute. Car la fillette ne le faisait pas pour elle-même.
Elle hocha la tête aux paroles de la fille, ne sachant pas trop quoi dire. L'autre Serdaigle aussi était perdue. Elle non plus ne contrôlait pas tout ce qu'elle disait ou faisait. Ou du moins, elle ne s'en rendait pas entièrement compte. Neytiri se sentit obligée de la rassurer, de lui dire qu'elle ne lui en voulait pas.
- C'est pas grave, t'en fais pas. Et merci. Ça ressemble beaucoup à un compliment.
Neytiri n'était pas sûre que c'est vers elle qu'elle se tournerait la prochaine fois qu'elle écrirait une autre lettre d' "amour". Non en fait elle en était certaine. Mais c'était sans doute sa façon à elle d'essayer de passer à autre chose. Alors la petite bleue acquiesça. Elle comprenait, elle acceptait, mais elle aurait besoin d'un peu de temps avant de songer à nouveau au mot "amour".
(401 mots)
@Eleanora Sywell
Pas de souci ! C'est beau de voir la progression entre les deux
@Eleanora Sywell
Pas de souci ! C'est beau de voir la progression entre les deux
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Rhea hocha légèrement la tête à la réponse de Neytiri. Elle aurait pu dire quelque chose de plus. Trouver une dernière pique, une réplique pour reprendre le dessus. Mais à quoi bon ? Tout avait été dit. Et pour une fois, elle n'avait pas envie de gagner. Une boule au fond de sa gorge l’en empêchait.
Elle la regarda encore un moment, en silence. Une gamine un peu cabossée, les bras le long du corps, avec trop de cœur pour son âge. Une gamine incapable de se défendre sans sa mère. Une enfant. Rien de plus. C’était cette fragilité qui noyait la Sywell dans une vague de culpabilité. Elle se pencha sur un pied, puis sur l’autre. Elle n’avait pas envie d’être la. D’affronter ce regard naïf dénué de rancune.
Alors elle fit ce qu'elle savait faire : elle leva doucement les yeux au ciel, comme si elle allait soupirer — mais rien ne sortit. Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille, se recula d'un pas.
— Bon... j'vais te laisser.
Elle recula encore un peu, les mains dans les poches, son regard glissant brièvement sur le sol, puis revenant une dernière fois vers la fillette.
— Prends soin de toi, fondant au chaudron.
Mais cette fois, le surnom était presque tendre. Presque. Un clin d'œil accompagna les mots. Puis, sans attendre de réponse, Rhea fit volte-face. Pas pour fuir. Pas vraiment. Juste pour lui laisser le dernier mot, s'il y en avait un à dire. Une façon de calmer la culpabilité qui lui lacerait le cœur.
Et elle s'éloigna sans se presser, son pas calme, les épaules un peu moins raides. Comme si, quelque part, une minuscule part d'elle se sentait... un peu allégée. Une chose était sûre, cette gamine tremblante resterait gravée dans sa mémoire.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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Elle la regarda encore un moment, en silence. Une gamine un peu cabossée, les bras le long du corps, avec trop de cœur pour son âge. Une gamine incapable de se défendre sans sa mère. Une enfant. Rien de plus. C’était cette fragilité qui noyait la Sywell dans une vague de culpabilité. Elle se pencha sur un pied, puis sur l’autre. Elle n’avait pas envie d’être la. D’affronter ce regard naïf dénué de rancune.
Alors elle fit ce qu'elle savait faire : elle leva doucement les yeux au ciel, comme si elle allait soupirer — mais rien ne sortit. Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille, se recula d'un pas.
— Bon... j'vais te laisser.
Elle recula encore un peu, les mains dans les poches, son regard glissant brièvement sur le sol, puis revenant une dernière fois vers la fillette.
— Prends soin de toi, fondant au chaudron.
Mais cette fois, le surnom était presque tendre. Presque. Un clin d'œil accompagna les mots. Puis, sans attendre de réponse, Rhea fit volte-face. Pas pour fuir. Pas vraiment. Juste pour lui laisser le dernier mot, s'il y en avait un à dire. Une façon de calmer la culpabilité qui lui lacerait le cœur.
Et elle s'éloigna sans se presser, son pas calme, les épaules un peu moins raides. Comme si, quelque part, une minuscule part d'elle se sentait... un peu allégée. Une chose était sûre, cette gamine tremblante resterait gravée dans sa mémoire.
299 mots
@Neytiri Winslow
Désolée du retard, encore
C’est une fin pour moi ! C’est vrai que l’évolution est touchante
elle se recroiseront peut-être un jour entre les murs de Poudlard
@Neytiri Winslow
Désolée du retard, encore
C’est une fin pour moi ! C’est vrai que l’évolution est touchante
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