Qu'est-ce que vous faites ici ?
FIN JUIN 2050
DANS UN PARC LONDONNIEN
DANS UN PARC LONDONNIEN
Les vacances... Maxine avait toujours adoré ces moments de pause où elle était entièrement maîtresse de son planning, où elle pouvait choisir ses activités, avec qui elle les menait. Et le meilleur? C'était encore de planifier un évènement, encore plus avec quelqu'un. Au programme de cet été il y avait une escapade dans un pays méditerranéen, c'était évident. Et puis elle rentrerait au Québec aussi, pour retrouver son groupe d'amis en longue date pour une semaine quelque part dans un coin du Canada. Le lieu exact prévu lui échappait, cela faisait deux ans qu'elle se laissait porter par l'organisation menée par les autres, n'étant plus sur place, c'était beaucoup plus délicat. D'ailleurs, elle devait dire si elle venait seule ou accompagnée, sauf qu'il fallait d'abord qu'elle demande à celui qu'elle comptait inviter.
Mais là n'était pas vraiment la question. Pour le moment, elle était assise sur un banc d'un parc aux côtés d'un libraire et, malgré la chaleur, s'était octroyé le luxe de se coller contre lui, appréciant le bras qu'il avait passé autour de ses épaules. Les deux amants avaient chacun une glace - framboise et cassis pour l'étrangère - et elle y mordait à pleine dents, appréciant le froid qui se propageait ainsi dans tout son corps, même si cela lui tirait un frisson. "Je pourrais goûter la tienne?" Demanda-t-elle alors au brun en basculant légèrement la tête vers l'arrière, sourire aux lèvres, cherchant à capter son regard. Le sien était, comme souvent, mutin, joueur... Et là, à demie allongée sur l'irlandais, les jambes étendues et croisées sur le reste du banc il était claire que la trentenaire avait là un de ces comportements presque enfantins dont elle avait le secret, de ceux qui pouvait lui faire débuter une bataille d'eau ou tenter de goûter la glace à tout prix, par exemple en l'embrassant pour profiter des parfums.
@Niall O'Barden
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Qu'est-ce que vous faites ici ?
Depuis que juin s'était terminé, Niall pensait déjà à son programme de juillet, notamment à cette élève qu'il allait recevoir trois jours en stage à la libraire. L'Irlandais était organisé et avait déjà tout préparé, il savait ce qu'il lui ferait faire et ce qu'il ne lui ferait justement pas faire - à moins qu'elle ne le souhaite -, mais il y avait évidemment des éléments sur lesquels il n'avait aucun contrôle, et peut-être que cela l'inquiétait un peu. Protéger une élève d'un quelconque problème, c'était une chose ; protéger l'image qu'il donnait à son gérant en était une autre. Il fallait donc qu'il se détende, et heureusement, Maxine avait ce don pour lui faire penser à autre chose. Surtout lorsqu'elle se mettait à croquer dans sa glace.
De son angle de vue, il pouvait observer la sorcière allongée de tout son long - chose qu'il ne faisait pourtant pas tellement - et tournait la tête à chaque fois qu'elle lui parlait. Cette fois, c'était son geste qui avait attiré son attention. Des yeux ronds, mais amusé par l'absence de bien séance qu'aurait évoqué ses parents, Niall s'apprêta à commenter son geste lorsqu'elle prit la parole. La tête de la sorcière s'était inclinée vers lui, un sourire aux lèvres auquel il répondit avant de faussement réfléchir à la demande formulée.
— D'accord, mais pas avec la même technique horrible que tu utilises pour la tienne ! Je ne veux pas de trous dans ma glace !, annonça-t-il en exagérant.
Mettant aussitôt à exécution son accord, il fit passer sa glace vanille-violette de sa main droite à sa main gauche - celle jusque là posée sur Maxine, s'apprêtant à troquer l'aliment avec celui de la sorcière, lorsque son regard fut attiré par deux silhouettes au loin.
Il aurait pu ne rien voir. Et peut-être qu'eux aussi n'auraient sûrement rien vu si le visage de Niall n'avait pas pivoté et ne s'était pas arrêté, sous la surprise, si longtemps sur eux. En somme, dans ce concours de circonstances, tous les éléments qui vont suivre ne seraient sans doute jamais arrivés si à cet instant précis, Maxine n'avait pas demandé à goûter la glace de Niall. Malheureusement, le troc de glaces était bien en train d'avoir lieu.
Tout était arrivé assez vite. Dans un mouvement pourtant fluide et contrôlé, Niall avait apporté sa glace à une distance tout à fait convenable pour que la sorcière puisse s'en saisir. Or, sous la peur trop réelle de reconnaître ces deux silhouettes qui venaient sûrement de reconnaître le sorcier, la boule violette - la plus haute de la pyramide - avait chu sur la poitrine de Maxine. Attiré alors par cette chute, le regard de Niall prit conscience de la catastrophe - car oui, c'en était une - et s'affola en s'excusant une première fois (dans une longue série qui durerait sûrement quelques semaines). Son premier réflexe fut de saisir la boule de glace perdue - dans laquelle personne ne croquerait plus -, avant de réaliser que l'emplacement n'était pas propice à la saisie manuelle. Sa baguette ! Voilà ce qu'il lui fallait. D'un bond qu'il tenta de contrôler pour ne pas blesser la sorcière encore allongée sur lui, il se releva et dégaina sa baguette pour non seulement faire disparaître la glace, mais aussi nettoyer toute trace sur le vêtement et la poitrine de la sorcière. Une fois le geste rapidement exécuté, il resta face à elle, les deux mains posées sur ses épaules, bloquant ainsi toute vision entre elle et les deux silhouettes qui s'étaient rapprochées.
— Pardon pardon ! Max y a mes parents ! Je viens de les voir je suis sûr qu'ils m'ont vu, qu'ils vont te reconnaître parce que je leur ai parlé de toi je suis désolé je sais qu'on n'en a jamais parlé j'aurais pas dû le faire avant de te demander mais j'ai été pris de court je pensais pas que tu les rencontrerais ils sont assez spéciaux si t'as pas envie tu peux transplaner maintenant et je trouverai une excuse vraiment vraiment pardon !
L'affolement devait non seulement s'entendre dans son ton et débit qui ne lui ressemblait pas, mais également dans ses yeux. Dans son esprit, tout tournait à mille à l'heure. Niall cherchait une solution, quelque chose pour éviter cette rencontre à tout prix, mais réfléchir était presque douloureux tant il sentait l'inévitable le frapper de plein fouet.
— Niall ?
De son angle de vue, il pouvait observer la sorcière allongée de tout son long - chose qu'il ne faisait pourtant pas tellement - et tournait la tête à chaque fois qu'elle lui parlait. Cette fois, c'était son geste qui avait attiré son attention. Des yeux ronds, mais amusé par l'absence de bien séance qu'aurait évoqué ses parents, Niall s'apprêta à commenter son geste lorsqu'elle prit la parole. La tête de la sorcière s'était inclinée vers lui, un sourire aux lèvres auquel il répondit avant de faussement réfléchir à la demande formulée.
— D'accord, mais pas avec la même technique horrible que tu utilises pour la tienne ! Je ne veux pas de trous dans ma glace !, annonça-t-il en exagérant.
Mettant aussitôt à exécution son accord, il fit passer sa glace vanille-violette de sa main droite à sa main gauche - celle jusque là posée sur Maxine, s'apprêtant à troquer l'aliment avec celui de la sorcière, lorsque son regard fut attiré par deux silhouettes au loin.
Il aurait pu ne rien voir. Et peut-être qu'eux aussi n'auraient sûrement rien vu si le visage de Niall n'avait pas pivoté et ne s'était pas arrêté, sous la surprise, si longtemps sur eux. En somme, dans ce concours de circonstances, tous les éléments qui vont suivre ne seraient sans doute jamais arrivés si à cet instant précis, Maxine n'avait pas demandé à goûter la glace de Niall. Malheureusement, le troc de glaces était bien en train d'avoir lieu.
Tout était arrivé assez vite. Dans un mouvement pourtant fluide et contrôlé, Niall avait apporté sa glace à une distance tout à fait convenable pour que la sorcière puisse s'en saisir. Or, sous la peur trop réelle de reconnaître ces deux silhouettes qui venaient sûrement de reconnaître le sorcier, la boule violette - la plus haute de la pyramide - avait chu sur la poitrine de Maxine. Attiré alors par cette chute, le regard de Niall prit conscience de la catastrophe - car oui, c'en était une - et s'affola en s'excusant une première fois (dans une longue série qui durerait sûrement quelques semaines). Son premier réflexe fut de saisir la boule de glace perdue - dans laquelle personne ne croquerait plus -, avant de réaliser que l'emplacement n'était pas propice à la saisie manuelle. Sa baguette ! Voilà ce qu'il lui fallait. D'un bond qu'il tenta de contrôler pour ne pas blesser la sorcière encore allongée sur lui, il se releva et dégaina sa baguette pour non seulement faire disparaître la glace, mais aussi nettoyer toute trace sur le vêtement et la poitrine de la sorcière. Une fois le geste rapidement exécuté, il resta face à elle, les deux mains posées sur ses épaules, bloquant ainsi toute vision entre elle et les deux silhouettes qui s'étaient rapprochées.
— Pardon pardon ! Max y a mes parents ! Je viens de les voir je suis sûr qu'ils m'ont vu, qu'ils vont te reconnaître parce que je leur ai parlé de toi je suis désolé je sais qu'on n'en a jamais parlé j'aurais pas dû le faire avant de te demander mais j'ai été pris de court je pensais pas que tu les rencontrerais ils sont assez spéciaux si t'as pas envie tu peux transplaner maintenant et je trouverai une excuse vraiment vraiment pardon !
L'affolement devait non seulement s'entendre dans son ton et débit qui ne lui ressemblait pas, mais également dans ses yeux. Dans son esprit, tout tournait à mille à l'heure. Niall cherchait une solution, quelque chose pour éviter cette rencontre à tout prix, mais réfléchir était presque douloureux tant il sentait l'inévitable le frapper de plein fouet.
— Niall ?
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Siobhán O'Barden (Mère, actif) - Declan O'Barden (Père, actif)
- Lien vers la fiche du PNJ : lien
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Pour que les parents de Niall rencontre Maxine et projettent tous leurs fantasmes du couple hétérosexuel parfait, résultant en une angoisse extrême chez Niall et le mettant face à un dilemme.
Qu'est-ce que vous faites ici ?
- "Horrible?!" Se vexa faussement la québécoise, accentuant volontairement son accent pour dissimuler un gloussement - un échec bien entendu - avant de lui répondre quelque chose qui sonnait comme une promesse: "Je n'en prendrais pas beaucoup." La voix était toute petite et la moue enfantine, signe évident que la discussion n'était pas sérieuse, enfin, pas complètement, elle se jura de ne vraiment pas en prendre une grosse bouchée. Les glaces restaient un met sacré, surtout en été. Elle s'était alors doucement redressée - pour faciliter l'échange - pendant que l'irlandais passait sa gourmandise d'une main à l'autre. Elle-même était en train de lui tendre sa glace cassis et framboise quand elle remarqua qu'il se passait quelque chose.
Il lui aurait été difficile de passer à côté de cet état de fait puisque la boule à la violette de son amant venait de choir mollement sur son haut, une chemise en lin à la coupe garçonne de couleur pourpre dont l'encolure laissait sa peau nue et donc à la merci du froid de la boule de sorbet. La châtain ne put retenir un soupir de surprise, continuant de se redresser bien plus rapidement comme pour faire tomber l'arme de ce crime gourmand. Mais la boule de glace ne roula pas, du moins pas celle-ci, car la rapidité des évènements lui avaient fait lâcher son dessert qui ornait désormais le sol terreux au pied du banc. Le libraire avait agit, sortant sa baguette pour la laisser propre, peau comme vêtement, quoiqu'avec une légère trace de chair de poule. Mais c'était le dernier des soucis de la jeune femme qui se trouvait désormais assise face à un Niall pour le moins paniqué.
Ancrant ses yeux dans les prunelles plus foncées de l'homme, la professeur écouta son flot de paroles tout aussi paniqué que l'éclat dans son regard. Elle même tâchait de ne pas céder à un sentiment d'urgence face à l'accumulation d'informations. Il avait parlé d'elle à ses parents. D'accord, elle n'était pas vraiment dérangée, elle même avait dû l'évoqué à son trio parental. Le couple n'avait jamais vraiment évoqué les personnes qui les avaient élevés, elle un peu plus, assez pour qu'il sache qu'ils étaient trois et vivaient ensemble, tous amoureux. Lui avait été beaucoup plus avare et elle en apprenait presque plus en trois phrase qu'en plusieurs mois de relation. Elle ne savait pas trop quoi en conclure. Que voulait dire spéciaux? Elle n'en savait trop rien mais se doutait que si Niall le disait avec autant d'empressement, c'était qu'elle n'entrait pas dans la catégorie de la bru idéale. Certainement la raison pour laquelle il lui proposait la fuite.
Elle se leva doucement, ne cherchant pas à dégager de ses épaules les deux mains du brun. Allait-elle prendre la poudre de cheminette comme il le lui suggérait? L'ancienne coach pencha doucement la tête, repérant le couple qui venait indéniablement dans leur direction et qui était proche, très proche, trop proche pour qu'elle se volatilise. Non, fit-elle doucement de la tête avant de glisser une de ses mains - la gauche - sur la joue droite du plus jeune d'entre eux. Son pouce caressa doucement son visage. "Ca va aller." Lui souffla-t-elle juste au moment où le prénom de son partenaire retentissait derrière lui. Qu'elle le veuille ou non, il n'y avait plus d'échappatoire possible désormais. Même si la situation l'angoissait, elle ne pouvait plus qu'y faire face, si possible en soutenant Niall du mieux possible, en espérant qu'il réussisse à prendre le dessus sur sa panique.
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Il lui aurait été difficile de passer à côté de cet état de fait puisque la boule à la violette de son amant venait de choir mollement sur son haut, une chemise en lin à la coupe garçonne de couleur pourpre dont l'encolure laissait sa peau nue et donc à la merci du froid de la boule de sorbet. La châtain ne put retenir un soupir de surprise, continuant de se redresser bien plus rapidement comme pour faire tomber l'arme de ce crime gourmand. Mais la boule de glace ne roula pas, du moins pas celle-ci, car la rapidité des évènements lui avaient fait lâcher son dessert qui ornait désormais le sol terreux au pied du banc. Le libraire avait agit, sortant sa baguette pour la laisser propre, peau comme vêtement, quoiqu'avec une légère trace de chair de poule. Mais c'était le dernier des soucis de la jeune femme qui se trouvait désormais assise face à un Niall pour le moins paniqué.
Ancrant ses yeux dans les prunelles plus foncées de l'homme, la professeur écouta son flot de paroles tout aussi paniqué que l'éclat dans son regard. Elle même tâchait de ne pas céder à un sentiment d'urgence face à l'accumulation d'informations. Il avait parlé d'elle à ses parents. D'accord, elle n'était pas vraiment dérangée, elle même avait dû l'évoqué à son trio parental. Le couple n'avait jamais vraiment évoqué les personnes qui les avaient élevés, elle un peu plus, assez pour qu'il sache qu'ils étaient trois et vivaient ensemble, tous amoureux. Lui avait été beaucoup plus avare et elle en apprenait presque plus en trois phrase qu'en plusieurs mois de relation. Elle ne savait pas trop quoi en conclure. Que voulait dire spéciaux? Elle n'en savait trop rien mais se doutait que si Niall le disait avec autant d'empressement, c'était qu'elle n'entrait pas dans la catégorie de la bru idéale. Certainement la raison pour laquelle il lui proposait la fuite.
Elle se leva doucement, ne cherchant pas à dégager de ses épaules les deux mains du brun. Allait-elle prendre la poudre de cheminette comme il le lui suggérait? L'ancienne coach pencha doucement la tête, repérant le couple qui venait indéniablement dans leur direction et qui était proche, très proche, trop proche pour qu'elle se volatilise. Non, fit-elle doucement de la tête avant de glisser une de ses mains - la gauche - sur la joue droite du plus jeune d'entre eux. Son pouce caressa doucement son visage. "Ca va aller." Lui souffla-t-elle juste au moment où le prénom de son partenaire retentissait derrière lui. Qu'elle le veuille ou non, il n'y avait plus d'échappatoire possible désormais. Même si la situation l'angoissait, elle ne pouvait plus qu'y faire face, si possible en soutenant Niall du mieux possible, en espérant qu'il réussisse à prendre le dessus sur sa panique.
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Qu'est-ce que vous faites ici ?
Lorsque la légère tirade fut débitée, Niall remarqua que l'oxygène manquait. Oxygène qu'il ne put tenter de récupérer qu'au moment où Maxine posa sa main contre sa joue. Ce n'était pas que le contact l'avait apaisé, mais plutôt qu'il l'avait ramené à la réalité. La voix, le regard et le contact. En l'écoutant, il trouvait d'ailleurs que la sorcière était bien calme pour une rencontre avec des parents. Ses parents. Parents qui n'avaient jamais rencontré aucune de ses relations ; Niall s'en toujours assuré. Sauf qu'aujourd'hui, et il ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi, la chose allait changer. Comment était-ce possible que deux sorciers, capables de transplaner n'importe où, se retrouvent à marcher dans un parc de Londres, près du banc où Niall et Maxine étaient ? Quelles étaient les probabilités ?
Alors à cette voix qui l'avaient appelé, Niall s'était retourné sans même pouvoir sourire en réponse au commentaire de la sorcière. Sans même pouvoir la remercier. Car même s'il n'y croyait pas vraiment, que ça allait aller, il pouvait au moins saluer l'espoir.
— Oh.. Bonjour ! L'Irlandais joint à ses premiers mots une accolade assez maladroite à chacun d'eux. Qu'est-ce que vous faites ici ?
Il n'y avait que cela qui passait actuellement dans la tête de Niall. Sa stratégie était la suivante : comprendre ce qu'ils faisaient ici, trouver une solution pour les en éloigner rapidement et oublietter l'esprit de chaque personne qui l'entourait le plus tôt possible. Sauf que le regard que ses deux parents venaient de lui lancer, signe que les bonnes manières étaient clairement mises à mal, obligea Niall à se rattraper et s'exécuter.
— Pardon. Il se tourna vers Maxine, évita soigneusement son regard et s'adressa à elle d'un ton qu'elle n'avait sûrement jamais entendu auparavant. Un ton presque académique, quelque peu distant, mécanique. Maxine, je te présente mes parents, Siobhán et Declan O'Barden. Puis il fit la même chose dans l'autre sens. Maman, Papa, voici Maxine, mon... amie.
Il avait douloureusement dégluti entre ces deux derniers mots, car derrière cette déglutition se cachait non seulement un terme qu'il n'avait jamais employé devant la concernée, mais aussi une grande interrogation qu'il pensait être en train de naître dans l'esprit de chacun. Maxine allait sûrement se demander pourquoi il ne l'avait pas présentée autrement, et ses parents suspecteraient l'exactitude du terme. Sauf que voilà, tout son être l'empêchait d'utiliser autre chose, car il le savait, s'il employait, il penserait à quelqu'un d'autre et ce n'était pas le moment.
Bien trop occupé à observer la moindre réaction de ses parents, Niall oubliait complètement de s'intéresser à celle de Maxine. Ce n'était plus un duel deux contre deux, mais un contre deux avec un pion à côté qui avait la possibilité de corser ou d'apaiser le jeu. Et dans le regard de sa mère, il y voyait une étincelle qui perdait en intensité, tant le nom utilisé pour désigner Maxine l'avait perturbée.
— Maxine, enchantée, fit-elle en tendant sa main, doublant ainsi son mari, tout en regardant de haut en bas la tenue de celle qui allait bientôt avoir affaire à un interrogatoire. Professeure de vol, c'est bien cela ?
Alors à cette voix qui l'avaient appelé, Niall s'était retourné sans même pouvoir sourire en réponse au commentaire de la sorcière. Sans même pouvoir la remercier. Car même s'il n'y croyait pas vraiment, que ça allait aller, il pouvait au moins saluer l'espoir.
— Oh.. Bonjour ! L'Irlandais joint à ses premiers mots une accolade assez maladroite à chacun d'eux. Qu'est-ce que vous faites ici ?
Il n'y avait que cela qui passait actuellement dans la tête de Niall. Sa stratégie était la suivante : comprendre ce qu'ils faisaient ici, trouver une solution pour les en éloigner rapidement et oublietter l'esprit de chaque personne qui l'entourait le plus tôt possible. Sauf que le regard que ses deux parents venaient de lui lancer, signe que les bonnes manières étaient clairement mises à mal, obligea Niall à se rattraper et s'exécuter.
— Pardon. Il se tourna vers Maxine, évita soigneusement son regard et s'adressa à elle d'un ton qu'elle n'avait sûrement jamais entendu auparavant. Un ton presque académique, quelque peu distant, mécanique. Maxine, je te présente mes parents, Siobhán et Declan O'Barden. Puis il fit la même chose dans l'autre sens. Maman, Papa, voici Maxine, mon... amie.
Il avait douloureusement dégluti entre ces deux derniers mots, car derrière cette déglutition se cachait non seulement un terme qu'il n'avait jamais employé devant la concernée, mais aussi une grande interrogation qu'il pensait être en train de naître dans l'esprit de chacun. Maxine allait sûrement se demander pourquoi il ne l'avait pas présentée autrement, et ses parents suspecteraient l'exactitude du terme. Sauf que voilà, tout son être l'empêchait d'utiliser autre chose, car il le savait, s'il employait, il penserait à quelqu'un d'autre et ce n'était pas le moment.
Bien trop occupé à observer la moindre réaction de ses parents, Niall oubliait complètement de s'intéresser à celle de Maxine. Ce n'était plus un duel deux contre deux, mais un contre deux avec un pion à côté qui avait la possibilité de corser ou d'apaiser le jeu. Et dans le regard de sa mère, il y voyait une étincelle qui perdait en intensité, tant le nom utilisé pour désigner Maxine l'avait perturbée.
— Maxine, enchantée, fit-elle en tendant sa main, doublant ainsi son mari, tout en regardant de haut en bas la tenue de celle qui allait bientôt avoir affaire à un interrogatoire. Professeure de vol, c'est bien cela ?
Qu'est-ce que vous faites ici ?
Niall réagit au quart de tour. Pas tant à son geste et ses mots qu'à la voix de sa mère qui venait de l'appeler. Il se retourna d'un coup, rompant le contact entre sa joue et la main d'une Maxine qui n'eut d'autre choix que de la laisser doucement retomber avant de se décaler d'un pas, parce qu'elle ne pouvait décemment pas rester cachée dans son dos, même si ça avait un côté tentant.
Elle le laissa mener le début de l'échange, percevant sans mal dans sa manière d'être et de parler qu'il n'était pas le Niall qu'elle connaissait. Il était nerveux ou tendu ou... pas naturel. Et la canadienne comprenait pourquoi rien qu'à voir ces regards qui ne lui étaient pas destinés. Spéciaux... Spéciaux certainement comme ses grands-parents maternels. Spéciaux dans le sens à cheval sur le paraître dans la société sorcière de longue lignée. Spéciaux comme ceux qui avaient faire fuir sa mère à cause de leur rejet. Ca annonçait la couleur et définitivement, Maxine sut qu'elle ne correspondrait jamais à leurs standard. Bisexuelle et ayant régulièrement plusieurs partenaires en même temps - même si aucun n'était pris en défaut - autant dire que cela pèserait certainement bien plus lourd que le reste.
Le libraire - pris en faute tel un enfant - se reprit alors et fit des présentation presque protocolaire, la présentant comme une amie. La professeur tourna alors la tête vers le fils, quittant ses ascendants des yeux, cachant ainsi sa surprise. Elle n'était pas offusquée par le mot choisi, étonnée mais pas vraiment vexée. Cependant, cela passa en le voyant, toujours aussi mal à l'aise. Elle passa donc une main dans son dos, la déposant sur le creux de ses lombaires sans pour autant s'y appuyer. Et puis très vite, elle revint vers ses... les parents de Niall. Ils n'étaient pour le moment que les parents de Niall.
Sans rompre le contact dans le dos de l'irlandais, elle fit un pas vers la mère de ce dernier - il allait d'urgence lui falloir retenir leurs prénoms, sinon, cela allait devenir inconfortable - et serra sa main avec assurance, mais sans la contraindre non plus. Le même genre de poignée de main qu'entre coach, montrant respect et confiance en soit. "Bonjour Miss O'Barden, c'est un plaisir de vous rencontrer." Elle n'en montrait pas grand chose et s'était efforcée d'avoi une voix aimable, mais c'était pour la forme bien entendu, car même si elle se retint de fermer son visage en constatant comme elle était scrutée de la tête au pied, c'était bien pour tenter d'aider le brun. "C'est exact. Je suis actuellement professeur de vol à Poudlard." Confirma-t-elle sans chercher à masquer son accent d'outre Atlantique. "Mister O'Barden." Se tourna-t-elle ensuite vers l'homme en lui tendant la main. Il n'avait pour le moment pas prononcer un seul mot, ce qui était assez déconcertant.
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Elle le laissa mener le début de l'échange, percevant sans mal dans sa manière d'être et de parler qu'il n'était pas le Niall qu'elle connaissait. Il était nerveux ou tendu ou... pas naturel. Et la canadienne comprenait pourquoi rien qu'à voir ces regards qui ne lui étaient pas destinés. Spéciaux... Spéciaux certainement comme ses grands-parents maternels. Spéciaux dans le sens à cheval sur le paraître dans la société sorcière de longue lignée. Spéciaux comme ceux qui avaient faire fuir sa mère à cause de leur rejet. Ca annonçait la couleur et définitivement, Maxine sut qu'elle ne correspondrait jamais à leurs standard. Bisexuelle et ayant régulièrement plusieurs partenaires en même temps - même si aucun n'était pris en défaut - autant dire que cela pèserait certainement bien plus lourd que le reste.
Le libraire - pris en faute tel un enfant - se reprit alors et fit des présentation presque protocolaire, la présentant comme une amie. La professeur tourna alors la tête vers le fils, quittant ses ascendants des yeux, cachant ainsi sa surprise. Elle n'était pas offusquée par le mot choisi, étonnée mais pas vraiment vexée. Cependant, cela passa en le voyant, toujours aussi mal à l'aise. Elle passa donc une main dans son dos, la déposant sur le creux de ses lombaires sans pour autant s'y appuyer. Et puis très vite, elle revint vers ses... les parents de Niall. Ils n'étaient pour le moment que les parents de Niall.
Sans rompre le contact dans le dos de l'irlandais, elle fit un pas vers la mère de ce dernier - il allait d'urgence lui falloir retenir leurs prénoms, sinon, cela allait devenir inconfortable - et serra sa main avec assurance, mais sans la contraindre non plus. Le même genre de poignée de main qu'entre coach, montrant respect et confiance en soit. "Bonjour Miss O'Barden, c'est un plaisir de vous rencontrer." Elle n'en montrait pas grand chose et s'était efforcée d'avoi une voix aimable, mais c'était pour la forme bien entendu, car même si elle se retint de fermer son visage en constatant comme elle était scrutée de la tête au pied, c'était bien pour tenter d'aider le brun. "C'est exact. Je suis actuellement professeur de vol à Poudlard." Confirma-t-elle sans chercher à masquer son accent d'outre Atlantique. "Mister O'Barden." Se tourna-t-elle ensuite vers l'homme en lui tendant la main. Il n'avait pour le moment pas prononcer un seul mot, ce qui était assez déconcertant.
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Qu'est-ce que vous faites ici ?
Dans l’esprit de Niall, il n’y avait qu’une seule pensée qui tournait en boucle : mettre fin à ce début d’interrogatoire. S’il avait tenté de diriger la conversation sur eux dès leur arrivée, il fallait admettre que cela avait été un échec cuisant. Ses deux parents, maîtrisant l’art de l’esquive en détournant quelques paroles avaient évidemment réussi leur coup de maître face à leur disciple. Même après des années à les imiter, face à eux, Niall n’avait aucun pouvoir. Il avait suffi d’un regard pour que l’Irlandais cède sa place et se détourne de l’arène dans laquelle il venait d’enfermer Maxine.
Il savait que la Canadienne avait un caractère qui peut-être l’aiderait à se sortir de cette situation, toutefois il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une certaine forme de malaise et un besoin irrépressible de l’aider. Tout ce qu’il pouvait faire à ce stade, c’était d’observer les regards et les gestes, être attentif aux tonalités de voix et retenir chaque mot. Ceux de sa mère, de son père et de Maxine. Se chargeant de ces nombreuses tâches, Niall se retrouvait paralysé.
Et ce fut à cet instant que la sorcière déposa une main dans son dos. Le geste le toucha tellement qu’il s’autorisa à décoller son regard un instant pour le poser sur elle. Juste pour la remercier silencieusement, prenant conscience alors que Maxine avait saisi sa détresse. Une part de lui se reprochait cette faille. Si Maxine avait remarqué, c’est qu’il n’était plus si bon dans son art de cacher ses émotions. Si Maxine avait remarqué, est-ce que cela signifiait que ses parents aussi avaient remarqué ? Alors un léger rictus fut la seule et unique réaction qu’il s’autorisa. Peut-être qu’elle le verrait, n’étant lui-même pas tellement sûr que ses lèvres se mouvaient tellement il était occupé à observer la main de sa mère qui s’était avancée.
Lorsque Maxine tendit la sienne, Niall sut que la fuite — si tant est qu’il en existait encore une — était totalement impossible et qu’il allait devoir reprendre le contrôle avant que la sorcière ne soit totalement engloutie dans ce tourbillon de questions parentales.
Sur le visage de la mère de Niall, s’était dressé un sourcil. Une surprise face à l’accent évidemment noté, mais au plus profond que l’Irlandais cherchait dans ses souvenirs, cela ne devait pas être un problème. Sa mère sourit à l’information supplémentaire ajoutée : Poudlard. Heureusement, la réputation de l’école aidait Maxine à marquer des points — lorsque Niall ne saurait dire s’il avait réellement envie qu’elle en marque — alors que la main tendue vers son père lui en avait fait perdre. Trop pressée, mais Niall commença à s’amuser de voir l’étonnement chez son père et cette main qu’il s’était résigné à serrer.
— Oh, mais Poudlard n’a pas déjà fermé ses portes ?, poursuivit la mère.
Interloqué par cette question, Niall tentait de comprendre ce qui allait tomber ensuite, où elle voulait en venir, ne voyant là aucun lien entre la négation dans la question, et le fait qu’ils se trouvent les deux à l’extérieur en pleine semaine. Et puis au deuxième regard de haut en bas sur la tenue de Maxine, Niall comprit.
— Vous donnez des cours supplémentaires ?
Pivotant sa tête vers Maxine, lui aussi eut envie de déposer sa main dans son dos, comme pour l’aider à lui offrir la bonne réponse.
Il savait que la Canadienne avait un caractère qui peut-être l’aiderait à se sortir de cette situation, toutefois il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une certaine forme de malaise et un besoin irrépressible de l’aider. Tout ce qu’il pouvait faire à ce stade, c’était d’observer les regards et les gestes, être attentif aux tonalités de voix et retenir chaque mot. Ceux de sa mère, de son père et de Maxine. Se chargeant de ces nombreuses tâches, Niall se retrouvait paralysé.
Et ce fut à cet instant que la sorcière déposa une main dans son dos. Le geste le toucha tellement qu’il s’autorisa à décoller son regard un instant pour le poser sur elle. Juste pour la remercier silencieusement, prenant conscience alors que Maxine avait saisi sa détresse. Une part de lui se reprochait cette faille. Si Maxine avait remarqué, c’est qu’il n’était plus si bon dans son art de cacher ses émotions. Si Maxine avait remarqué, est-ce que cela signifiait que ses parents aussi avaient remarqué ? Alors un léger rictus fut la seule et unique réaction qu’il s’autorisa. Peut-être qu’elle le verrait, n’étant lui-même pas tellement sûr que ses lèvres se mouvaient tellement il était occupé à observer la main de sa mère qui s’était avancée.
Lorsque Maxine tendit la sienne, Niall sut que la fuite — si tant est qu’il en existait encore une — était totalement impossible et qu’il allait devoir reprendre le contrôle avant que la sorcière ne soit totalement engloutie dans ce tourbillon de questions parentales.
Sur le visage de la mère de Niall, s’était dressé un sourcil. Une surprise face à l’accent évidemment noté, mais au plus profond que l’Irlandais cherchait dans ses souvenirs, cela ne devait pas être un problème. Sa mère sourit à l’information supplémentaire ajoutée : Poudlard. Heureusement, la réputation de l’école aidait Maxine à marquer des points — lorsque Niall ne saurait dire s’il avait réellement envie qu’elle en marque — alors que la main tendue vers son père lui en avait fait perdre. Trop pressée, mais Niall commença à s’amuser de voir l’étonnement chez son père et cette main qu’il s’était résigné à serrer.
— Oh, mais Poudlard n’a pas déjà fermé ses portes ?, poursuivit la mère.
Interloqué par cette question, Niall tentait de comprendre ce qui allait tomber ensuite, où elle voulait en venir, ne voyant là aucun lien entre la négation dans la question, et le fait qu’ils se trouvent les deux à l’extérieur en pleine semaine. Et puis au deuxième regard de haut en bas sur la tenue de Maxine, Niall comprit.
— Vous donnez des cours supplémentaires ?
Pivotant sa tête vers Maxine, lui aussi eut envie de déposer sa main dans son dos, comme pour l’aider à lui offrir la bonne réponse.
Qu'est-ce que vous faites ici ?
Niall avait eut une réaction lorsqu'elle avait mis une main dans son dos. Il s'était tourné vers elle, juste le temps que leurs regards se captent avant que la québécoise n'ait d'autre choix que de revenir à ses deux interlocuteurs. Enfin deux... L'homme ne s'attendait visiblement pas à ce qu'elle le salue et avait eu un léger signe d'étonnement avant de lui serrer la main, toujours sans décrocher un seul son. Certes elle n'était pas commune des cercles de ces deux là mais elle se demandait si la dynamique était normale. Quoiqu'était-ce nécessaire pour comprendre qu'il y avait là un tout autre type de jeu que celui qu'elle entretenait avec le fils? Pas vraiment. Restait à savoir lequel et à quel point il était risqué pour elle.
La mère du libraire sembla s'étonner - était-ce seulement vrai? - que les élèves de Poudlard soit déjà en vacances. Maxine ne put s'empêcher de sourire, comme si ça avait été là un bon mot de sa part. "Je pense que la quasi totalité des élèves seraient ravis de ne pas passer par la case des examens." Elle n'en dit pas plus, laissant le soin à la femme de conclure seule. La canadienne aurait pu préciser que les examens étaient pour dans très peu de temps, que le calendrier de l'école était le même qu'à son époque ou celle de son fils. Ou même que l'invitation de Niall lui permettait elle aussi de sortir du tunnel qu'était leur préparation... Mais elle ne put pas. Être ainsi regardée de haut en bas et de bas en haut n'était pas confortable, et elle aimerait bien savoir qui trouvait cela agréable sur cette terre!
Alors elle se tut, essayant toutefois de ne pas perdre son sourire qui n'avait rien à voir avec ceux qu'elles pouvaient offrir habituellement. Un sourire poliment forcé, comme si le bon mot faisait toujours son effet alors qu'une nouvelle question tombait de la part de la plus âgée. Des cours supplémentaires? Mais qu'allait-elle faire de l'information... Le mot mourut dans son esprit, cherchant le lien sans le trouver. Aussi elle s'efforça de donner une réponse concise mais on ne pouvait plus vraie. "Occasionnellement je peux en donner en effet." Alors certes, en dehors de Poudlard, jamais. Mais peut-être qu'elle devait se garder de le dire si on ne lui posait pas la question plus ouvertement. D'ailleurs, devrait-elle arranger la vérité?
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
La mère du libraire sembla s'étonner - était-ce seulement vrai? - que les élèves de Poudlard soit déjà en vacances. Maxine ne put s'empêcher de sourire, comme si ça avait été là un bon mot de sa part. "Je pense que la quasi totalité des élèves seraient ravis de ne pas passer par la case des examens." Elle n'en dit pas plus, laissant le soin à la femme de conclure seule. La canadienne aurait pu préciser que les examens étaient pour dans très peu de temps, que le calendrier de l'école était le même qu'à son époque ou celle de son fils. Ou même que l'invitation de Niall lui permettait elle aussi de sortir du tunnel qu'était leur préparation... Mais elle ne put pas. Être ainsi regardée de haut en bas et de bas en haut n'était pas confortable, et elle aimerait bien savoir qui trouvait cela agréable sur cette terre!
Alors elle se tut, essayant toutefois de ne pas perdre son sourire qui n'avait rien à voir avec ceux qu'elles pouvaient offrir habituellement. Un sourire poliment forcé, comme si le bon mot faisait toujours son effet alors qu'une nouvelle question tombait de la part de la plus âgée. Des cours supplémentaires? Mais qu'allait-elle faire de l'information... Le mot mourut dans son esprit, cherchant le lien sans le trouver. Aussi elle s'efforça de donner une réponse concise mais on ne pouvait plus vraie. "Occasionnellement je peux en donner en effet." Alors certes, en dehors de Poudlard, jamais. Mais peut-être qu'elle devait se garder de le dire si on ne lui posait pas la question plus ouvertement. D'ailleurs, devrait-elle arranger la vérité?
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Qu'est-ce que vous faites ici ?
Niall avait beau faire tout son possible pour suivre cette discussion et anticiper tout ce qu’il pouvait anticiper, l’Irlandais était perdu. Entre froncements de sourcils et sourires compatissants, Niall ne s’était toujours pas exprimé. Il assistait, muet, à ce spectacle qu’il aurait souhaité ne jamais avoir vu de sa vie et ne savait plus qui arrêter en premier. Son corps, plus proche de Maxine qu’il ne l’était de sa mère, envoyait les signaux à son hôte qu’il était temps de mettre un terme à cette rencontre.
Niall profita alors de la réaction de sa mère — de cet étonnement faussement satisfait — pour les interrompre en plaçant son bras derrière le dos de Maxine et sa main sur son bras.
— Et même les élèves les plus réfractaires deviennent de vrais pros !, avait-il ajouté sachant pertinemment que cela ajouterait les points manquants au compteur.
Comprenant un code lorsqu’elle en voyait un, la mère de Niall se redressa légèrement et sourit à la sorcière qu’elle avait en face d’elle. Même si l’Irlandais connaissait tous ces sourires par cœur, il devait bien avouer que celui-ci l’avait laissé curieux : était-ce là un réel soulagement d’entendre que Maxine n’était pas une professeure dénuée de talent ou était-ce seulement un abandon de la situation — situation qu’elle finirait bien par reprendre un jour ?
La mère O’Barden chercha l’heure indiquée par les inventions savantes des moldus et se tourna vers son mari, puis son fils.
— Bon, Niall, ton père et moi sommes attendus. Nous te voyons dimanche ? Elle pivota alors vers Maxine et contre toute attente, ajouta : nous serions ravis de vous inviter au déjeuner, si vous n’êtes pas trop occupée.
Pour sa mère, les femmes occupées étaient des femmes qu’elles validaient et plaçaient automatiquement dans la catégorie des personnes à fréquenter. Toutefois, dans ce cas de figure, Niall ne parvenait pas réellement à savoir ce que pouvait bien être la meilleure réponse à donner. Alors n’engageant en rien la décision de la Canadienne, il ne donna que la sienne.
— Bien sûr, je serai là.
Puis, son père le gratifia d’une main sur l’épaule pour le saluer, celle qui félicitait ou qui démontrait d’une certaine fierté. Quoi qu’en temps normal, Niall aurait trouvé le geste touchant, aujourd’hui, il ne pouvait s’empêcher de le trouver déplacé. Ce n’était pas tant qu’il ne le recherchait pas, au contraire, mais c’était surtout qu’il avait la désagréable impression que Maxine venait d’être relayée au rang d’un trophée à brandir en société et l’idée le dégoûtait.
En les regardant s’éloigner, et après que les deux parents aient salué Maxine d’une énième main tendue, Niall scruta le visage de l’interrogée à la recherche de tous les indices possibles : ce qu’elle pensait, ce qu’elle ressentait, tout ce qu’il y verrait. Et l’envie de le découvrir par lui-même, à travers toutes ses micro-expressions, était si forte, qu’il ne put prendre la peine de poser directement la question. Il avait envie de s’excuser cent fois, mais préféra attendre le premier commentaire de la sorcière.
Niall profita alors de la réaction de sa mère — de cet étonnement faussement satisfait — pour les interrompre en plaçant son bras derrière le dos de Maxine et sa main sur son bras.
— Et même les élèves les plus réfractaires deviennent de vrais pros !, avait-il ajouté sachant pertinemment que cela ajouterait les points manquants au compteur.
Comprenant un code lorsqu’elle en voyait un, la mère de Niall se redressa légèrement et sourit à la sorcière qu’elle avait en face d’elle. Même si l’Irlandais connaissait tous ces sourires par cœur, il devait bien avouer que celui-ci l’avait laissé curieux : était-ce là un réel soulagement d’entendre que Maxine n’était pas une professeure dénuée de talent ou était-ce seulement un abandon de la situation — situation qu’elle finirait bien par reprendre un jour ?
La mère O’Barden chercha l’heure indiquée par les inventions savantes des moldus et se tourna vers son mari, puis son fils.
— Bon, Niall, ton père et moi sommes attendus. Nous te voyons dimanche ? Elle pivota alors vers Maxine et contre toute attente, ajouta : nous serions ravis de vous inviter au déjeuner, si vous n’êtes pas trop occupée.
Pour sa mère, les femmes occupées étaient des femmes qu’elles validaient et plaçaient automatiquement dans la catégorie des personnes à fréquenter. Toutefois, dans ce cas de figure, Niall ne parvenait pas réellement à savoir ce que pouvait bien être la meilleure réponse à donner. Alors n’engageant en rien la décision de la Canadienne, il ne donna que la sienne.
— Bien sûr, je serai là.
Puis, son père le gratifia d’une main sur l’épaule pour le saluer, celle qui félicitait ou qui démontrait d’une certaine fierté. Quoi qu’en temps normal, Niall aurait trouvé le geste touchant, aujourd’hui, il ne pouvait s’empêcher de le trouver déplacé. Ce n’était pas tant qu’il ne le recherchait pas, au contraire, mais c’était surtout qu’il avait la désagréable impression que Maxine venait d’être relayée au rang d’un trophée à brandir en société et l’idée le dégoûtait.
En les regardant s’éloigner, et après que les deux parents aient salué Maxine d’une énième main tendue, Niall scruta le visage de l’interrogée à la recherche de tous les indices possibles : ce qu’elle pensait, ce qu’elle ressentait, tout ce qu’il y verrait. Et l’envie de le découvrir par lui-même, à travers toutes ses micro-expressions, était si forte, qu’il ne put prendre la peine de poser directement la question. Il avait envie de s’excuser cent fois, mais préféra attendre le premier commentaire de la sorcière.
Qu'est-ce que vous faites ici ?
Lorsque Niall vint placer une main dans son dos et l'autre sur son bras, Maxine se tourna vers lui et lui sourit discrètement - quoique, les interlocuteurs n'étaient pas aveugles et la scrutaient bien trop, surtout sa mère, pour vraiment passer à côté. Mais qu'importait, Maxine n'avait pas grand chose à faire de leur avis, elle ne changerait certainement pas pour eux. Si elle les dérangeait ou choquait... Et bien tant pis. Elle quitta le brin des yeux lorsqu'il ajouta une remarque sur l'évolution de ses élèves et la canadienne eut un réflexe qui jouerait probablement en sa défaveur, hocher la tête. En même temps, l'adolescent qu'elle avait accompagné toute l'année avait fait tant de progrès qu'elle n'allait pas se déprécier non plus. Et puis la remarque attira un sourire sur les lèvres de la femme. La châtain lui en fit un poli en retour mais n'ajouta rien, laissant son amant guider la suite de la conversation.
Sauf qu'il n'en fut rien. Ce fut encore Siobhán O'Barden qui donna le ton... celui du départ. La professeur mentirait en disant qu'elle n'en était pas soulagée. Une fois le couple parti, les deux trentenaires seraient libres de reprendre leurs activités... à condition de répondre à l'invitation. Qu'allait-elle bien pouvoir dire? Cette femme ne lui inspirait pas grand chose qui puisse lui être favorable. De là à dire qu'elle lui serait forcément mauvaise... Elle n'en savait trop rien. Disons que le faisceau de suspicion était élevé.
Laissant d'abord répondre le fils, la compagne qu'elle était prit le temps de faire tourner les rouages de son cerveau pour trouver une parade. Elle était disponible, elle le savait, là n'était pas la question. Mais avait-elle envie d'y aller... Pas vraiment. Serait-il judicieux qu'elle y aille... Elle devait probablement voir avec le libraire. "Je crains de devoir vérifier avec mes collègues pour savoir s'il est possible que je me joigne à vous. Je vous ferais parvenir ma réponse au plus tôt." C'était si formel... Ca ne lui ressemblait pas le moins du monde. Le couple l'aurait sans doute remarqué, cette manière quelque peu automatique de parler pour gagner du temps, ça lui faisait penser à sa mère les rares fois où elle avait souhaité donner un terme à une discussion qui ne lui convenait pas. Au moins était-ce poli dans la formulation.
Et après ça, tout se fit rapide. De dernières salutations en se serrant la main d'une poigne que Maxine espérait avoir su mesurer comme il fallait. Et puis les voilà qui s'éloignait. La québécoise ne put s'empêcher de les observer jusqu'à ce qu'ils soient à une distance suffisamment importante pour être certaine qu'ils ne puissent pas l'entendre ou pire, qu'ils fassent demi-tour. Son visage resta un mélange d'inconfort et de questionnement et puis, lorsqu'il fut évident qu'il n'y avait plus à craindre une nouvelle remarque de la mère irlandais, elle lâcha un soupir de soulagement ainsi qu'une phrase qu'elle ne pensait pas dire un jour - pas aussitôt du moins - devant son compagnon. "Je comprends mieux ce que ma mère a fui." Elle n'avait toujours pas mâché des yeux les deux personnes qui continuaient leur route, devenant presque deux points au loin.
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Sauf qu'il n'en fut rien. Ce fut encore Siobhán O'Barden qui donna le ton... celui du départ. La professeur mentirait en disant qu'elle n'en était pas soulagée. Une fois le couple parti, les deux trentenaires seraient libres de reprendre leurs activités... à condition de répondre à l'invitation. Qu'allait-elle bien pouvoir dire? Cette femme ne lui inspirait pas grand chose qui puisse lui être favorable. De là à dire qu'elle lui serait forcément mauvaise... Elle n'en savait trop rien. Disons que le faisceau de suspicion était élevé.
Laissant d'abord répondre le fils, la compagne qu'elle était prit le temps de faire tourner les rouages de son cerveau pour trouver une parade. Elle était disponible, elle le savait, là n'était pas la question. Mais avait-elle envie d'y aller... Pas vraiment. Serait-il judicieux qu'elle y aille... Elle devait probablement voir avec le libraire. "Je crains de devoir vérifier avec mes collègues pour savoir s'il est possible que je me joigne à vous. Je vous ferais parvenir ma réponse au plus tôt." C'était si formel... Ca ne lui ressemblait pas le moins du monde. Le couple l'aurait sans doute remarqué, cette manière quelque peu automatique de parler pour gagner du temps, ça lui faisait penser à sa mère les rares fois où elle avait souhaité donner un terme à une discussion qui ne lui convenait pas. Au moins était-ce poli dans la formulation.
Et après ça, tout se fit rapide. De dernières salutations en se serrant la main d'une poigne que Maxine espérait avoir su mesurer comme il fallait. Et puis les voilà qui s'éloignait. La québécoise ne put s'empêcher de les observer jusqu'à ce qu'ils soient à une distance suffisamment importante pour être certaine qu'ils ne puissent pas l'entendre ou pire, qu'ils fassent demi-tour. Son visage resta un mélange d'inconfort et de questionnement et puis, lorsqu'il fut évident qu'il n'y avait plus à craindre une nouvelle remarque de la mère irlandais, elle lâcha un soupir de soulagement ainsi qu'une phrase qu'elle ne pensait pas dire un jour - pas aussitôt du moins - devant son compagnon. "Je comprends mieux ce que ma mère a fui." Elle n'avait toujours pas mâché des yeux les deux personnes qui continuaient leur route, devenant presque deux points au loin.
Reducio

INKTOBER 2025 - JOUR 30 - VACANT
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Qu'est-ce que vous faites ici ?
Niall ne savait jamais vraiment ce qu’il attendait de Maxine, de leur relation ni de lui-même. Il n’attendait jamais rien, et en même temps, en attendait beaucoup trop d’elle ; en tout cas, une chose était sûre, c’était que ses réponses le surprenaient toujours. Il avait cessé de compter le nombre de fois où ses sourcils s’étaient relevés, tout en restant silencieux pour ne rien trahir. Mais oui, s’il devait donner une raison pour laquelle il aimait cette personne, c’était son incroyable habileté à le surprendre. Et la réponse à sa mère n’avait pas manqué. L’Irlandais avait trouvé l’excuse — puisque lui, ne voulait y voir qu’une excuse pour refuser — parfaite et avait l’impression de revenir à ses seize ans, lorsque Gareth et lui pouffaient de rire d’avoir réussi à berner la figure parentale. Il regarda alors Maxine tout en jetant quelques regards vers ses parents qui s’éloignaient et ne put retenir plus longtemps le rire nerveux que ses lèvres pincées retenaient.
— Bien trouvée l’excuse des collègues ! Et vraiment navré de t’avoir fait vivre ça. Première et dernière fois.
Cette dernière phrase, Niall l’avait ajoutée presque que pour lui, mais il était évident que Maxine allait l’entendre. Maladroitement, et parce qu’avoir une vision sur le long terme pour Niall était tout bonnement impossible — et particulièrement angoissante —, il ne s’était pas du tout inquiété de l’effet que cette remarque pouvait avoir sur la Canadienne. Au contraire, si on lui demandait, il aurait pu parier qu’elle en serait soulagée, tout autant que lui. Niall emportait souvent les autres dans son propre déni, et aujourd’hui ne faisait pas exception.
— J’ai toujours évité les rencontres entre mes parents et les filles que je voyais. Bon, et surtout parce que ça ne durait jamais suffisamment pour que je le fasse. Niall eut soudain une question qui lui traversa l’esprit et fixa alors Max d’un regard curieux. Ils sont comment tes parents ? Tu crois que le test serait aussi dur avec moi ?
Pour suivre sa plaisanterie, Niall redressa ses épaules, bomba le torse et sourit à la sorcière, attendant le jugement final.
— Bien trouvée l’excuse des collègues ! Et vraiment navré de t’avoir fait vivre ça. Première et dernière fois.
Cette dernière phrase, Niall l’avait ajoutée presque que pour lui, mais il était évident que Maxine allait l’entendre. Maladroitement, et parce qu’avoir une vision sur le long terme pour Niall était tout bonnement impossible — et particulièrement angoissante —, il ne s’était pas du tout inquiété de l’effet que cette remarque pouvait avoir sur la Canadienne. Au contraire, si on lui demandait, il aurait pu parier qu’elle en serait soulagée, tout autant que lui. Niall emportait souvent les autres dans son propre déni, et aujourd’hui ne faisait pas exception.
— J’ai toujours évité les rencontres entre mes parents et les filles que je voyais. Bon, et surtout parce que ça ne durait jamais suffisamment pour que je le fasse. Niall eut soudain une question qui lui traversa l’esprit et fixa alors Max d’un regard curieux. Ils sont comment tes parents ? Tu crois que le test serait aussi dur avec moi ?
Pour suivre sa plaisanterie, Niall redressa ses épaules, bomba le torse et sourit à la sorcière, attendant le jugement final.