Plic, ploc, plic, ploc
@Lukas Sharp
Billie filait dans les couloirs avec l’air de quelqu’un qui avait une mission de la plus haute importance… sauf que ses lacets défaits trahissaient son sens douteux des priorités. Sous le bras, un carnet plein de gribouillis : des bouts de carte de Poudlard, des flèches dessinées à la hâte, et au centre de la dernière page un grand point d’interrogation entouré de points d’exclamation.
Elle était persuadée d’avoir découvert quelque chose. Pas un passage secret - quoi que… -, mais hier, en longeant un couloir du troisième étage, elle avait juré entendre un bruit d’eau derrière un pan de mur. Pas de tuyaux apparents, pas de fontaine, rien. Juste ce bruit régulier, comme une cascade étouffée. Impossible de le retrouver en repassant par là ce matin. Alors elle avait besoin d’un partenaire de recherche. Elijah devait être le partenaire idéal… sauf qu’il restait introuvable.
Elle descendit un escalier en colimaçon deux marches à la fois, la baguette derrière l’oreille, le carnet à moitié ouvert comme s’il risquait de s’envoler. Et là, au détour d’un couloir, elle repéra une silhouette qu’elle connaissait juste assez pour ne pas hésiter. Cheveux noirs, air sérieux, posture un peu fermée… Lukas Sharp. Un copain d’Elijah, si elle ne se trompait pas. Elle se précipita vers lui avec un sourire malicieux :
- Hé, Lukas ? Tu peux m’aider à vérifier un truc… ?
Billie filait dans les couloirs avec l’air de quelqu’un qui avait une mission de la plus haute importance… sauf que ses lacets défaits trahissaient son sens douteux des priorités. Sous le bras, un carnet plein de gribouillis : des bouts de carte de Poudlard, des flèches dessinées à la hâte, et au centre de la dernière page un grand point d’interrogation entouré de points d’exclamation.
Elle était persuadée d’avoir découvert quelque chose. Pas un passage secret - quoi que… -, mais hier, en longeant un couloir du troisième étage, elle avait juré entendre un bruit d’eau derrière un pan de mur. Pas de tuyaux apparents, pas de fontaine, rien. Juste ce bruit régulier, comme une cascade étouffée. Impossible de le retrouver en repassant par là ce matin. Alors elle avait besoin d’un partenaire de recherche. Elijah devait être le partenaire idéal… sauf qu’il restait introuvable.
Elle descendit un escalier en colimaçon deux marches à la fois, la baguette derrière l’oreille, le carnet à moitié ouvert comme s’il risquait de s’envoler. Et là, au détour d’un couloir, elle repéra une silhouette qu’elle connaissait juste assez pour ne pas hésiter. Cheveux noirs, air sérieux, posture un peu fermée… Lukas Sharp. Un copain d’Elijah, si elle ne se trompait pas. Elle se précipita vers lui avec un sourire malicieux :
- Hé, Lukas ? Tu peux m’aider à vérifier un truc… ?
Plic, ploc, plic, ploc
7 JUIN 2050
TROISIÈME ANNÉE
TROISIÈME ANNÉE
Mon parchemin dans une main, ma mini plume dans l’autre, je coche les trucs que j’ai faits au fur et à mesure de ma journée. Aller voir ma plante dans la serre — du moins, se rappeler qu’elle existe —, aller choper des cookies en cuisine, et réviser. Mais ça, c’était pas vraiment sûr que j’y arrive. D’ailleurs, je ne sais même pas pourquoi je l’ai écrit, c’est clairement pas le truc que je vais cocher. Au moins, je pourrai le montrer à mon directeur de maison s’il pointe sa tête par dessus mon épaule. J’aurai une preuve que j’aurai au moins essayer. Voilà, donc il me reste plus grand chose sur ma liste, à part ces..
Je lève la tête quand j’entends une voix féminine m’interpeller. Je fronce automatiquement les sourcils puis tente d’associer image au son. Je reconnais l’amie d’Elijah, Billie. Et il a dit d’être gentil avec ses amis. Alors, on va essayer.
— Tu vois pas que je suis occupé ?
Je m’interromps, sentant que mes jambes avaient clairement envie de partie loin de cette vérification de truc, mais je me rappelle ce que je me suis dit il y a une seconde. Alors on tente autre chose.
— Tu veux quoi ?, demandé-je en soupirant.
Je devrais pouvoir ajouter une petite ligne dans ma to-do list, notamment : aider Billie à verifier un truc.
Fiche PR - 4e année RP
Plic, ploc, plic, ploc
@Lukas Sharp
Billie s’arrêta net devant lui, comme si elle venait de tomber sur un trésor. Ses yeux pétillaient déjà.
- T’es occupé ? répéta-t-elle, comme si elle venait d’entendre quelqu’un dire qu’il pleuvait de la confiture.
Elle jeta un coup d’œil rapide à son parchemin, puis haussa les épaules avec un air mystérieux.
- Ouais non, pas possible que ce soit aussi important que ce que j’ai à proposer.
Elle s’accroupit légèrement pour être à sa hauteur et baissa la voix, comme si elle partageait un secret classé top secret du Ministère.
- J’crois que j’ai trouvé un passage secret. Après… peut-être que c’est juste un vieux placard moche. Le genre qui sent la poussière et… le fromage. Se redressant d’un bond, elle leva un doigt en l’air. Mais si c’est VRAIMENT un passage secret… alors ça veut dire qu’on pourrait découvrir un truc que PERSONNE n’a vu depuis des siècles. Et je peux pas faire ça toute seule, c’est interdit dans le manuel des Aventuriers avec un grand A.
Elle fit un pas de côté, tendant la main comme pour l’inviter à se lever.
- Elijah s'rait là il bondirait sur l'occasion mais c'est pas grave. Tu f'ras parfaitement l'affaire. Après tu pourras cocher exercice physique ET grosse découverte historique avec un bonus j'ai survécu à Billie Banks sur ta liste. Ça en jette, non ?
Vachement plus que révisions, si on lui demande. Ça devrait être illégal d'écrire un truc pareil volontairement.
Billie s’arrêta net devant lui, comme si elle venait de tomber sur un trésor. Ses yeux pétillaient déjà.
- T’es occupé ? répéta-t-elle, comme si elle venait d’entendre quelqu’un dire qu’il pleuvait de la confiture.
Elle jeta un coup d’œil rapide à son parchemin, puis haussa les épaules avec un air mystérieux.
- Ouais non, pas possible que ce soit aussi important que ce que j’ai à proposer.
Elle s’accroupit légèrement pour être à sa hauteur et baissa la voix, comme si elle partageait un secret classé top secret du Ministère.
- J’crois que j’ai trouvé un passage secret. Après… peut-être que c’est juste un vieux placard moche. Le genre qui sent la poussière et… le fromage. Se redressant d’un bond, elle leva un doigt en l’air. Mais si c’est VRAIMENT un passage secret… alors ça veut dire qu’on pourrait découvrir un truc que PERSONNE n’a vu depuis des siècles. Et je peux pas faire ça toute seule, c’est interdit dans le manuel des Aventuriers avec un grand A.
Elle fit un pas de côté, tendant la main comme pour l’inviter à se lever.
- Elijah s'rait là il bondirait sur l'occasion mais c'est pas grave. Tu f'ras parfaitement l'affaire. Après tu pourras cocher exercice physique ET grosse découverte historique avec un bonus j'ai survécu à Billie Banks sur ta liste. Ça en jette, non ?
Vachement plus que révisions, si on lui demande. Ça devrait être illégal d'écrire un truc pareil volontairement.
Plic, ploc, plic, ploc
Je n’aime pas trop l’entendre répéter ce que je dis comme si c’était faux — même si ça l’est —, comme si elle n’y croyait pas.
— Ouais, j’suis occ..
Je vois ses yeux qui lorgnent sur mon parchemin. Sa curiosité me questionne et son haussement d’épaules m’agace. D’autant plus qu’elle n’a clairement aucun respect pour mon travail. Oui, oui, j’ai bien dit travail.
— Bah, si, c’est quand mêm…
Elle peut arrêter de me couper la parole ? Et voilà qu’elle se met à chuchoter en s’approchant de moi. Je recule aussitôt mais reste à l’écoute. Un passage secret ? Elle se paye ma tête ? Après, faut dire qu’elle sait y faire pour convaincre les gens. Déjà elle utilise le mot magique : « interdit », et même si je dois le bannir de mon vocabulaire depuis quelques mois, y a comme une petite voix en moi qui me dit d’écouter. Juste pour voir. Et puis, comme elle dit, peut-être que c’est juste un vieux placard qui sent le fromage.
Sa main tendue, j’ai clairement pas envie de la prendre. D’ailleurs, je sais pas trop si elle s’attend à ce que je la saisisse. Et voilà qu’elle mentionne Elijah. Évidemment qu’il bondirait sur l’occasion. Il est où d’ailleurs ? On pourrait faire ça à trois. Lui, au moins, il saurait inventer une excuse si on nous trouvait dans ce placard. À m’entendre, on dirait que j’ai déjà accepté.
— Évidemment que je ferais l’affaire !, je réponds au tac au tac, vexé par le fait que je puisse être moins cool qu’Elijah. Certes, je n’ai pas la casquette et les cent cinquante bracelets, mais quand même. Bon, c’est à quel étage déjà ? Et qu’est-ce qui te fait dire que ça pourrait être un passage secret ?
Avant d’inscrire grosse découverte historique dans ma liste, j’ai besoin de savoir si cette fille est folle ou non. Et je penche plutôt pour le oui.
— Ouais, j’suis occ..
Je vois ses yeux qui lorgnent sur mon parchemin. Sa curiosité me questionne et son haussement d’épaules m’agace. D’autant plus qu’elle n’a clairement aucun respect pour mon travail. Oui, oui, j’ai bien dit travail.
— Bah, si, c’est quand mêm…
Elle peut arrêter de me couper la parole ? Et voilà qu’elle se met à chuchoter en s’approchant de moi. Je recule aussitôt mais reste à l’écoute. Un passage secret ? Elle se paye ma tête ? Après, faut dire qu’elle sait y faire pour convaincre les gens. Déjà elle utilise le mot magique : « interdit », et même si je dois le bannir de mon vocabulaire depuis quelques mois, y a comme une petite voix en moi qui me dit d’écouter. Juste pour voir. Et puis, comme elle dit, peut-être que c’est juste un vieux placard qui sent le fromage.
Sa main tendue, j’ai clairement pas envie de la prendre. D’ailleurs, je sais pas trop si elle s’attend à ce que je la saisisse. Et voilà qu’elle mentionne Elijah. Évidemment qu’il bondirait sur l’occasion. Il est où d’ailleurs ? On pourrait faire ça à trois. Lui, au moins, il saurait inventer une excuse si on nous trouvait dans ce placard. À m’entendre, on dirait que j’ai déjà accepté.
— Évidemment que je ferais l’affaire !, je réponds au tac au tac, vexé par le fait que je puisse être moins cool qu’Elijah. Certes, je n’ai pas la casquette et les cent cinquante bracelets, mais quand même. Bon, c’est à quel étage déjà ? Et qu’est-ce qui te fait dire que ça pourrait être un passage secret ?
Avant d’inscrire grosse découverte historique dans ma liste, j’ai besoin de savoir si cette fille est folle ou non. Et je penche plutôt pour le oui.
Fiche PR - 4e année RP
Plic, ploc, plic, ploc
@Lukas Sharp
Billie ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire triomphant quand il répondit évidemment que je ferais l’affaire. Piégé. C’était comme attraper un vif d’or avec un filet à papillons - improbable, mais diablement satisfaisant. Probablement. billie n'avait jamais attrapé de vif d'or, et encore moins avec un filet à papillons. L'idée qu'elle s'en faisait avait quelque chose d'épique.
- Ah, tu vois que t’es partant ! fit-elle en claquant des doigts, comme si la question ne se posait plus. L’étage c'est vraiment un détail secondaire. Si j’te disais tout, ce serait plus une aventure, mais une sortie scolaire. Une sortie scolaire tout l'monde sait qu'c'est chiant.
Du moins celles que Billie avait faite jusqu'alors. Elle tapota l’air du bout de sa baguette, théâtrale.
- Et c'qui qui me fait dire que ça pourrait être un passage secret ? Une vibration bizarre dans le sol quand on marche devant, un courant d’air qui vient de nulle part, et une porte qui n’est pas vraiment une porte. Enfin… peut-être. Mais ça, on le saura que si on y va.
Sans attendre de réponse, elle fit un pas en arrière et lança :
- Allez, Agent Sharp, on décolle. Opération passage secret.
Et elle partit déjà dans le couloir, comme si son simple élan suffisait à le faire suivre.
Billie ouvrait la marche avec l’assurance d’un guide ayant déjà exploré chaque centimètre du château… alors qu’en vérité, elle ne connaissait que le chemin approximatif. Mais peu importe : elle avait cette certitude viscérale que le courant d’air qu’elle avait senti plus tôt venait de quelque chose. Et ce quelque chose pouvait très bien être une entrée de passage secret.
- Bon, alors… faut passer par là, annonça-t-elle avec l’aplomb de quelqu’un qui lit une carte invisible.
Ils descendirent un escalier étroit, contournèrent une rangée d’armures qui grinçaient un peu trop pour être parfaitement immobiles. Billie s’arrêta pour coller l’oreille contre l’une d’elles.
- J’crois que ça ronfle, murmura-t-elle, mi-sérieuse, mi-intriguée. Puis, secouant la tête, elle reprit sa route.
À chaque intersection, elle ralentissait pour sonder l’air, plissant les yeux comme si elle percevait des indices invisibles.
- Tu le sens ? Là, c’est plus frais. C’est signe qu’on s'approche.
Et effectivement, au fil des minutes, un souffle ténu se faisait sentir, assez discret pour passer inaperçu si on n'y prêtait pas attention. Hors de question pour Billie de lâcher l’affaire. Elle fit mine de vérifier sous une tenture, de pousser une porte entrouverte, puis de longer un couloir aux pierres légèrement humides. Enfin, après ce qui lui sembla une progression digne des plus grandes expéditions, elle s’immobilisa, le visage très sérieux, les lèvres pincées.
- C’est là.
Devant eux, une porte en bois usée, avec quelques éclats sur la peinture et une poignée froide au toucher. En apparence, rien qu’un placard oublié. Mais le filet d’air qui s’en échappait ne trompait pas Billie : il y avait forcément quelque chose derrière. Elle se tourna vers Lukas, un grand sourire impatient aux lèvres.
- Si ça se trouve, on vient de mettre la main sur un secret vieux de plusieurs siècles…
Billie ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire triomphant quand il répondit évidemment que je ferais l’affaire. Piégé. C’était comme attraper un vif d’or avec un filet à papillons - improbable, mais diablement satisfaisant. Probablement. billie n'avait jamais attrapé de vif d'or, et encore moins avec un filet à papillons. L'idée qu'elle s'en faisait avait quelque chose d'épique.
- Ah, tu vois que t’es partant ! fit-elle en claquant des doigts, comme si la question ne se posait plus. L’étage c'est vraiment un détail secondaire. Si j’te disais tout, ce serait plus une aventure, mais une sortie scolaire. Une sortie scolaire tout l'monde sait qu'c'est chiant.
Du moins celles que Billie avait faite jusqu'alors. Elle tapota l’air du bout de sa baguette, théâtrale.
- Et c'qui qui me fait dire que ça pourrait être un passage secret ? Une vibration bizarre dans le sol quand on marche devant, un courant d’air qui vient de nulle part, et une porte qui n’est pas vraiment une porte. Enfin… peut-être. Mais ça, on le saura que si on y va.
Sans attendre de réponse, elle fit un pas en arrière et lança :
- Allez, Agent Sharp, on décolle. Opération passage secret.
Et elle partit déjà dans le couloir, comme si son simple élan suffisait à le faire suivre.
Billie ouvrait la marche avec l’assurance d’un guide ayant déjà exploré chaque centimètre du château… alors qu’en vérité, elle ne connaissait que le chemin approximatif. Mais peu importe : elle avait cette certitude viscérale que le courant d’air qu’elle avait senti plus tôt venait de quelque chose. Et ce quelque chose pouvait très bien être une entrée de passage secret.
- Bon, alors… faut passer par là, annonça-t-elle avec l’aplomb de quelqu’un qui lit une carte invisible.
Ils descendirent un escalier étroit, contournèrent une rangée d’armures qui grinçaient un peu trop pour être parfaitement immobiles. Billie s’arrêta pour coller l’oreille contre l’une d’elles.
- J’crois que ça ronfle, murmura-t-elle, mi-sérieuse, mi-intriguée. Puis, secouant la tête, elle reprit sa route.
À chaque intersection, elle ralentissait pour sonder l’air, plissant les yeux comme si elle percevait des indices invisibles.
- Tu le sens ? Là, c’est plus frais. C’est signe qu’on s'approche.
Et effectivement, au fil des minutes, un souffle ténu se faisait sentir, assez discret pour passer inaperçu si on n'y prêtait pas attention. Hors de question pour Billie de lâcher l’affaire. Elle fit mine de vérifier sous une tenture, de pousser une porte entrouverte, puis de longer un couloir aux pierres légèrement humides. Enfin, après ce qui lui sembla une progression digne des plus grandes expéditions, elle s’immobilisa, le visage très sérieux, les lèvres pincées.
- C’est là.
Devant eux, une porte en bois usée, avec quelques éclats sur la peinture et une poignée froide au toucher. En apparence, rien qu’un placard oublié. Mais le filet d’air qui s’en échappait ne trompait pas Billie : il y avait forcément quelque chose derrière. Elle se tourna vers Lukas, un grand sourire impatient aux lèvres.
- Si ça se trouve, on vient de mettre la main sur un secret vieux de plusieurs siècles…
Plic, ploc, plic, ploc
Je ne sais pas comment je me suis fait embarquer si rapidement et si facilement, mais voilà que mon parchemin s'enroule sur lui-même et n'est clairement plus à l'ordre du jour. Alors je l'écoute, elle et ses vibrations entendues, tout en jugeant. S'il y avait des vibrations bizarres, les profs les auraient repérées. Et une porte qui n'est pas vraiment une porte ? Qu'est-ce qu'elle me raconte.
On décolle, elle dit. Je soupire, mais la suis. Faudra que j'en parle à Elijah.
J'aurais pu prendre le prochain escalier. J'aurais pu tourner et courir suffisamment vite pour la semer, mais il faut avouer qu'elle a titillé ma curiosité. Surtout quand je la vois coller son oreille à une armure.
- Ca .. ronfle ? répété-je dubitatif.
Je ne sens rien. Ni maintenant, ni pendant, ni quand elle me dit que c'est plus frais et qu'on s'approche, ni quand elle me dit que c'est bien là. Non, j'ai beau froncer les sourcils, plisser les yeux comme elle, je ne sens rien. Alors ouais, je vois bien la porte qu'elle me montre, mais..
- Donc, ta grosse découverte historique, c'est le placard à balai du concierge ? Je soupire en levant les yeux au ciel. Si tu veux, à l'étage, y a le bureau de la psychomage..
Et je tourne les talons. Voilà qu'elle m'a fait perdre cinq minutes précieuses dans mon temps précieux.
On décolle, elle dit. Je soupire, mais la suis. Faudra que j'en parle à Elijah.
J'aurais pu prendre le prochain escalier. J'aurais pu tourner et courir suffisamment vite pour la semer, mais il faut avouer qu'elle a titillé ma curiosité. Surtout quand je la vois coller son oreille à une armure.
- Ca .. ronfle ? répété-je dubitatif.
Je ne sens rien. Ni maintenant, ni pendant, ni quand elle me dit que c'est plus frais et qu'on s'approche, ni quand elle me dit que c'est bien là. Non, j'ai beau froncer les sourcils, plisser les yeux comme elle, je ne sens rien. Alors ouais, je vois bien la porte qu'elle me montre, mais..
- Donc, ta grosse découverte historique, c'est le placard à balai du concierge ? Je soupire en levant les yeux au ciel. Si tu veux, à l'étage, y a le bureau de la psychomage..
Et je tourne les talons. Voilà qu'elle m'a fait perdre cinq minutes précieuses dans mon temps précieux.
Fiche PR - 4e année RP
Plic, ploc, plic, ploc
@Lukas Sharp
Billie resta plantée devant la porte comme si elle venait de découvrir l’entrée du tombeau d’un pharaon, complètement insensible au soupir théâtral de Lukas.
- C’est PAS juste un placard à balais, déclara-t-elle en appuyant bien sur le pas. C’est… un placard à balais suspect.
Elle frappa légèrement le panneau du plat de la main, comme pour le convaincre de révéler ses secrets.
- T’entends pas ? Ce petit froufrou… enfin ce courant d’air qui passe par là. Les placards à balais normaux, ça fait pas ça. Et puis… il est pas tout à fait aligné avec le mur. Regarde, là.
Elle pointa un espace minuscule entre la moulure et la pierre, comme si ça prouvait inévitablement l’existence d’un passage oublié.
- Les profs, ils ont pas que ça à faire, hein. Si ça se trouve, ça fait des siècles que personne a vérifié ici. Imagine on ouvre, et derrière, bam, escalier en colimaçon, salle secrète, trésor, vieille armurerie abandonnée, ou - elle écarquilla les yeux avec gravité - un passage direct vers la réserve de la cuisine.
Le meilleur des trésors, selon elle. Elle se planta devant lui, bras croisés, l’air d’une exploratrice vexée qu’on lui coupe les ailes. Sans attendre, elle attrapa la poignée et la secoua, à moitié pour tester la résistance, à moitié pour dramatiser.
- Bon… si elle s’ouvre, c’est qu’on est destinés à faire partie de l’Histoire. Si elle s’ouvre pas, tu pourras me traiter de dingue autant que tu veux. Marché conclu ?
Et déjà, Billie penchait la tête, oreille collée contre le bois, comme si la porte allait lui répondre d’elle-même. Elle jeta un regard complice à Lukas, un petit sourire en coin vissé aux lèvres. Dans un geste solennel, elle tourna la poignée, et la porte grinça sur ses gonds, révélant... trois balais usés, un seau cabossé, et une odeur semblable à de l'eau de javel qui lui chatouilla les narines. Billie resta figée trois secondes, l’air de recalculer toute sa théorie.
- … Bon. Peut-être qu’il ressemble à un placard à balais du concierge, admit-elle enfin, avec la mauvaise foi d’un explorateur qui refuse la défaite. Mais ça veut pas dire qu’il l’a toujours été.
En ce qui la concernait, elle n'écartait pas la théorie selon laquelle le trésor promis s'était planqué devant la mine bougonne de son partenaire du jour. Comme un genre d'épouvantard inversé. Boudeuse, elle inspira longuement et s'imprégna du silence gênant qui s'était définitivement installé.
- Ça explique pas d'où venait le courant d'air.
Billie resta plantée devant la porte comme si elle venait de découvrir l’entrée du tombeau d’un pharaon, complètement insensible au soupir théâtral de Lukas.
- C’est PAS juste un placard à balais, déclara-t-elle en appuyant bien sur le pas. C’est… un placard à balais suspect.
Elle frappa légèrement le panneau du plat de la main, comme pour le convaincre de révéler ses secrets.
- T’entends pas ? Ce petit froufrou… enfin ce courant d’air qui passe par là. Les placards à balais normaux, ça fait pas ça. Et puis… il est pas tout à fait aligné avec le mur. Regarde, là.
Elle pointa un espace minuscule entre la moulure et la pierre, comme si ça prouvait inévitablement l’existence d’un passage oublié.
- Les profs, ils ont pas que ça à faire, hein. Si ça se trouve, ça fait des siècles que personne a vérifié ici. Imagine on ouvre, et derrière, bam, escalier en colimaçon, salle secrète, trésor, vieille armurerie abandonnée, ou - elle écarquilla les yeux avec gravité - un passage direct vers la réserve de la cuisine.
Le meilleur des trésors, selon elle. Elle se planta devant lui, bras croisés, l’air d’une exploratrice vexée qu’on lui coupe les ailes. Sans attendre, elle attrapa la poignée et la secoua, à moitié pour tester la résistance, à moitié pour dramatiser.
- Bon… si elle s’ouvre, c’est qu’on est destinés à faire partie de l’Histoire. Si elle s’ouvre pas, tu pourras me traiter de dingue autant que tu veux. Marché conclu ?
Et déjà, Billie penchait la tête, oreille collée contre le bois, comme si la porte allait lui répondre d’elle-même. Elle jeta un regard complice à Lukas, un petit sourire en coin vissé aux lèvres. Dans un geste solennel, elle tourna la poignée, et la porte grinça sur ses gonds, révélant... trois balais usés, un seau cabossé, et une odeur semblable à de l'eau de javel qui lui chatouilla les narines. Billie resta figée trois secondes, l’air de recalculer toute sa théorie.
- … Bon. Peut-être qu’il ressemble à un placard à balais du concierge, admit-elle enfin, avec la mauvaise foi d’un explorateur qui refuse la défaite. Mais ça veut pas dire qu’il l’a toujours été.
En ce qui la concernait, elle n'écartait pas la théorie selon laquelle le trésor promis s'était planqué devant la mine bougonne de son partenaire du jour. Comme un genre d'épouvantard inversé. Boudeuse, elle inspira longuement et s'imprégna du silence gênant qui s'était définitivement installé.
- Ça explique pas d'où venait le courant d'air.
Plic, ploc, plic, ploc
Je reviens sur mes pas, la tête rivée sur le plafond, maudissant tous les fantômes absents de ne pas pouvoir la ramener à l’ordre et me résous à l’écouter. À l’écouter et à la regarder frapper cette porte de placard comme si, vraiment, il y avait quelque chose d’intéressant derrière.
Je regarde le petite interstice qu’elle désigne en penchant la tête — étonnamment curieux, après tout, on sait jamais — et continue d’écouter ce qu’elle raconte. Elle est assez théâtrale, cette fille. D’ailleurs, son « bam » me fait légèrement sursauter. Je m’étais pas rendu compte que j’étais impliqué dans sa manière de raconter les choses. Je me mets à imaginer un passage vers les cuisines et ça me fait sourire. Juste imaginer pouvoir récupérer plein de cookies, ce serait trop cool.
Et puis son marché me refait redresser les épaules et sourire.
— Marché conclu, je réponds avec la hate de pouvoir utiliser les termes qu’elle m’offre.
Je capte son petit regard et suis tenté de moi aussi poser ma tête contre cette porte pour écouter ce petit froufrou, mais je me retiens. J’ai pas franchement envie d’avoir l’air idiot si y a rien. Même devant elle.
Elle reste stoïque devant elle placard, de toute évidence sans passage, et je crois que je suis un peu déçu. P’tete autant qu’elle. J’ai presque un peu de peine pour elle quand je la vois remettre sa vie en question. Je m’approche d’elle, pose ma main sur son épaule et penche la tête pour observer ce placard à balai.
— Ca s’appelle la différence de température.. Ou alors c’est les fissures dans le mur.
Je m’avance dans le placard et plaque ma main sur le mur en pierre pour le tapoter.
— Tu vois ? La température est différente ici, c’est normal. C’est l’effet château.
Je regarde la tête de Billie qui doit sûrement être déçue et relève la tête sur le plafond.
— Ou alors y a une trappe là-haut ?
Je regarde le petite interstice qu’elle désigne en penchant la tête — étonnamment curieux, après tout, on sait jamais — et continue d’écouter ce qu’elle raconte. Elle est assez théâtrale, cette fille. D’ailleurs, son « bam » me fait légèrement sursauter. Je m’étais pas rendu compte que j’étais impliqué dans sa manière de raconter les choses. Je me mets à imaginer un passage vers les cuisines et ça me fait sourire. Juste imaginer pouvoir récupérer plein de cookies, ce serait trop cool.
Et puis son marché me refait redresser les épaules et sourire.
— Marché conclu, je réponds avec la hate de pouvoir utiliser les termes qu’elle m’offre.
Je capte son petit regard et suis tenté de moi aussi poser ma tête contre cette porte pour écouter ce petit froufrou, mais je me retiens. J’ai pas franchement envie d’avoir l’air idiot si y a rien. Même devant elle.
Elle reste stoïque devant elle placard, de toute évidence sans passage, et je crois que je suis un peu déçu. P’tete autant qu’elle. J’ai presque un peu de peine pour elle quand je la vois remettre sa vie en question. Je m’approche d’elle, pose ma main sur son épaule et penche la tête pour observer ce placard à balai.
— Ca s’appelle la différence de température.. Ou alors c’est les fissures dans le mur.
Je m’avance dans le placard et plaque ma main sur le mur en pierre pour le tapoter.
— Tu vois ? La température est différente ici, c’est normal. C’est l’effet château.
Je regarde la tête de Billie qui doit sûrement être déçue et relève la tête sur le plafond.
— Ou alors y a une trappe là-haut ?
Fiche PR - 4e année RP
Plic, ploc, plic, ploc
@Lukas Sharp
Billie arqua un sourcil en voyant Lukas tapoter les pierres comme un expert. Franchement, il aurait pu se moquer. Un deal est un deal. Mais non. Il essayait d’expliquer, avec sérieux, l’effet château et tout le tintouin. Elle le gratifia d’un petit sourire approbateur :
- Hé bah… t’sais quoi ? J’préfère quand même ta théorie de la trappe, déclara-t-elle, les yeux déjà rivés au plafond. Parce que, sérieux, si j’étais un prof, je planquerais mes trucs là-haut. Genre… les chocogrenouilles confisquées, les pétards, les carnets secrets avec des ragots sur les élèves…
Sans plus attendre, elle se remit en action. Son sac sur le sol, elle escalada une étagère bringuebalante comme si c’était une échelle de fortune, et se hissa sur un seau.
- Tu le tiens ? cria-t-elle par-dessus son épaule. Il est bancal !
Ses pieds glissèrent, ses mains agrippèrent la moulure du plafond et, d’un geste héroïque - ou désespéré - elle tapa sur une dalle un peu plus sombre que les autres. Un « clic » se fit entendre, suivi d’un grincement sinistre.
- J’LE SAVAIS ! s’exclama-t-elle, triomphante.
Un pan de pierre bascula légèrement, et avant qu’elle ne puisse reculer, une pluie d’objets tomba : vieux rouleaux de parchemins, une boîte cabossée de dragées surprises, une chaussette douteusement roulée, et… une bouteille de jus de citrouille éventrée qui s’écrasa à deux centimètres du crâne de Lukas. Billie descendit en catastrophe, les joues rouges et les yeux brillants d’adrénaline.
- Alors, alors ? J’avais pas raison ? C’est PAS qu’un placard ! s’écria-t-elle en désignant le petit compartiment encore entrouvert.
Elle ramassa la boîte cabossée, l’ouvrit : trois dragées poussiéreuses roulaient dedans.
- … Bon, ok, c’est pas un trésor maudit ni un passage secret, admit-elle, un peu boudeuse. Mais quand même y a eu un truc ! Et si ça, c’est là… imagine ce qu’on trouvera dans le prochain placard !
Son sourire revint aussitôt, large et têtu. Elle poussa la boîte vers Lukas, comme pour officialiser leur découverte.
- Partenaires d’expédition ?
Billie arqua un sourcil en voyant Lukas tapoter les pierres comme un expert. Franchement, il aurait pu se moquer. Un deal est un deal. Mais non. Il essayait d’expliquer, avec sérieux, l’effet château et tout le tintouin. Elle le gratifia d’un petit sourire approbateur :
- Hé bah… t’sais quoi ? J’préfère quand même ta théorie de la trappe, déclara-t-elle, les yeux déjà rivés au plafond. Parce que, sérieux, si j’étais un prof, je planquerais mes trucs là-haut. Genre… les chocogrenouilles confisquées, les pétards, les carnets secrets avec des ragots sur les élèves…
Sans plus attendre, elle se remit en action. Son sac sur le sol, elle escalada une étagère bringuebalante comme si c’était une échelle de fortune, et se hissa sur un seau.
- Tu le tiens ? cria-t-elle par-dessus son épaule. Il est bancal !
Ses pieds glissèrent, ses mains agrippèrent la moulure du plafond et, d’un geste héroïque - ou désespéré - elle tapa sur une dalle un peu plus sombre que les autres. Un « clic » se fit entendre, suivi d’un grincement sinistre.
- J’LE SAVAIS ! s’exclama-t-elle, triomphante.
Un pan de pierre bascula légèrement, et avant qu’elle ne puisse reculer, une pluie d’objets tomba : vieux rouleaux de parchemins, une boîte cabossée de dragées surprises, une chaussette douteusement roulée, et… une bouteille de jus de citrouille éventrée qui s’écrasa à deux centimètres du crâne de Lukas. Billie descendit en catastrophe, les joues rouges et les yeux brillants d’adrénaline.
- Alors, alors ? J’avais pas raison ? C’est PAS qu’un placard ! s’écria-t-elle en désignant le petit compartiment encore entrouvert.
Elle ramassa la boîte cabossée, l’ouvrit : trois dragées poussiéreuses roulaient dedans.
- … Bon, ok, c’est pas un trésor maudit ni un passage secret, admit-elle, un peu boudeuse. Mais quand même y a eu un truc ! Et si ça, c’est là… imagine ce qu’on trouvera dans le prochain placard !
Son sourire revint aussitôt, large et têtu. Elle poussa la boîte vers Lukas, comme pour officialiser leur découverte.
- Partenaires d’expédition ?
Plic, ploc, plic, ploc
Je souris automatiquement au fait qu'elle valide ma théorie de la trappe. Je ne sais pas si elle est vraie. Moi, j'ai surtout dit ça qu'elle continue de chercher son appel d'air ou je sais plus quoi, mais j'ai aucune idée de s'il y a vraiment une trappe dans ce placard. Par contre, si y en a vraiment une, ce serait trop cool ! Je pourrais mettre mon rat, il pourrait fouiller les alentours, me ramener des trésors, et peut-être qu'il trouverait d'autres passages secrets. Parce que c'est intelligent comme ça, les rats !
Voilà que la Gryffondor ne me laisse pas le temps de rêver qu'elle est déjà sur une tentative d'escalade complètement bancale. Elle me force même à tenir ce sceau pour veiller sur sa sécurité. Pourquoi il faut toujours que je me retrouve dans les mauvais coups ? Si le concierge arrive, je jure de lui faire tout porter.
Son cri m'alerte. Sa trouvaille encore plus. Mes yeux s'arrondissent de la même taille que ceux d'une chouette la nuit et je penche la tête pour observer au mieux ce qu'elle a déjà pu trouver. Cette fameuse trappe !
— Ehhhh ! Fais attention !, lancé-je en évitant de justesse la bouteille de jus de citrouille. Celle-ci m'étira d'ailleurs une certaine grimace de dégoût tant l'odeur commençait à monter jusqu'à mes narines.
Lorsqu'elle redescend, je fourre la tête dans cette vieille boîte trouvée et reprends ma grimace dégoutée face à ces trois dragées qui se battent en duel.
— Ouais, bon, c'est pas ouf, lâché-je en riant.
Puis reprenant mon sérieux à cette dernière demande. Je redresse mes épaules, réfléchis, pèse le pour et le contre, puis tends ma main vers la sienne.
— Partenaires d'expédition !
Voilà que la Gryffondor ne me laisse pas le temps de rêver qu'elle est déjà sur une tentative d'escalade complètement bancale. Elle me force même à tenir ce sceau pour veiller sur sa sécurité. Pourquoi il faut toujours que je me retrouve dans les mauvais coups ? Si le concierge arrive, je jure de lui faire tout porter.
Son cri m'alerte. Sa trouvaille encore plus. Mes yeux s'arrondissent de la même taille que ceux d'une chouette la nuit et je penche la tête pour observer au mieux ce qu'elle a déjà pu trouver. Cette fameuse trappe !
— Ehhhh ! Fais attention !, lancé-je en évitant de justesse la bouteille de jus de citrouille. Celle-ci m'étira d'ailleurs une certaine grimace de dégoût tant l'odeur commençait à monter jusqu'à mes narines.
Lorsqu'elle redescend, je fourre la tête dans cette vieille boîte trouvée et reprends ma grimace dégoutée face à ces trois dragées qui se battent en duel.
— Ouais, bon, c'est pas ouf, lâché-je en riant.
Puis reprenant mon sérieux à cette dernière demande. Je redresse mes épaules, réfléchis, pèse le pour et le contre, puis tends ma main vers la sienne.
— Partenaires d'expédition !
Fiche PR - 4e année RP