Tout feu, tout flamme
Depuis la veille, Ernest ne tenait plus en place. L’excitation était à son comble et l’adolescent n’avait presque pas fermé l'œil de la nuit. Il fallait dire que son niveau d’effervescence était probablement à son paroxysme. Un lutin de Cornouailles sous amphétamine. De quoi rendre dingue n’importe quel parent. Ça tombait plutôt bien car ce ne seraient pas ses mères qui l’emmèneraient assister aux qualifications de la Coupe d’Europe de Dragonnerie.TOUT FEU, TOUT FLAMME
Mardi 9 août 2050,
Monde, Ailleurs, Europe
Coupe d’Europe de Dragonnerie, Svalbard ERNEST STEVENS - 3A - SERPENTARD
ISÉE CAVELL
Depuis qu’Isée lui avait dévoilé en avance la teneur de son cadeau d’anniversaire, le petit brun n’avait cessé de tourner en rond dans leur appartement, se cognant contre les quatre murs bien carrés de l’impatience. Les dragons, c’était sa came. Depuis tout petit. Il collectionnait les figurines depuis toujours et les étagères de sa chambre comptaient plus d’ouvrages sur le sujet qu’un rayon de librairie qui se respecte n’en proposait.
Aussi, quand elle lui avait dit qu’elle viendrait le récupérer aux aurors pour se rendre dans le magic’port international de Londres, Ernest s’était levé facilement deux heures plus tôt et avait commencé à errer sans but, affaires prêtes et sac sans fond sur les épaules, au grand damne de ses deux mamans dont les paupières avaient encore du mal à se décoller.
Après les dernières recommandations d’usage, le garçon était fin prêt à partir à l’aventure. Et quelle aventure ! Ernest n’avait jamais quitté le sol britannique. Poudlard étant probablement l’endroit le plus loin de la maison où il ne soit jamais allé. Mais bon, il aurait bientôt quinze ans et il était peut-être temps de pousser un peu l’oisillon hors de son nid. Épreuve qui semblait bien plus dure pour les mamans que pour l’adolescent.
Isée l’avait prévenu qu’ils transplaneraient tous les deux jusqu’au magic’port où ils emprunteraient un portoloin direction le Svalbard. Idée qui ne l’avait pas particulièrement enchanté étant donné son passif avec le mal des transports. Lucy, sa mère moldue, n’avait pas été très rassurée non plus. Parcourir plus de 2400km à vol d’oiseau dans un simple craquement d’air, c’était au-dessus de son entendement. Mais qu’importe. LA COUPE D’EUROPE DE DRAGONNERIE !!!
Comme prévu, l’adolescent et sa tutrice d’un jour franchirent le cercle arctique de bonne heure pour se présenter à l’entrée avant le début de la première épreuve. Le froid polaire frappa le visage du garçon à la seconde où il toucha le sol. Cette petite gifle boréale eut au moins l’effet de lui faire oublier la légère nausée cinétique causée par le portoloin. Il avait beau s’être préparé, Ernest n’en avait pas été moins surpris de découvrir le soleil de minuit.
“C’est quand même dingue nan, de vivre comme ça sans que le soleil se couche jamais pendant des mois ?”
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Dernière modification par Ernest Stevens le 18 août 2025, 23:24, modifié 2 fois.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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Tout feu, tout flamme
J'avais peu dormi.
Et c'était un euphémisme. Chaque huit août, le soleil brillait sur le Lough Swilly, et je rejoignais mes cousins sur l'une des plages qui bordait le fjord, prêts à se défier de plonger avec ou sans combinaison. Je choisissais toujours la combinaison. L'après-midi se consumait à vue d'oeil, alors que je profitais de ces moments partagés avec eux, puis, nous remontions la falaise, titubant, jusqu'à notre demeure familiale, qui surplombait le paysage. Ma mère faisait un repas splendide, mon père me regardait d'un oeil amusé, et je finissais par souffler mes bougies. Trente-cinq bougies précisément, cette fois-ci.
Cela ne m'avait pas tant fait plaisir que ça. Je m'étais raidie un peu, geste imperceptible cependant, lorsque ma mère m'avait demandé de faire un voeu. Un voeu, pour faire quoi ? J'avais grimacé, rétorquant que j'étais un peu vieille pour faire un voeu, mais ce voeu m'avait tournoyé l'esprit jusqu'à tard dans la nuit. Heureusement, la discussion que je menais avec moi-même s'était rapidement dissipée au contact de quelques verres partagés avec mes cousins.
Je m'étais réveillée dans les draps de mon adolescence ; un tissu bleu ciel, parsemé de vifs d'or, possession de mon frère dont je m'étais emparée, petite. Cette vue sur ma chambre de jeune fille me fit sourire. La lumière entrait par la fenêtre, entrouverte, et j'apercevais mon sac à dos, non loin de là. Une nouvelle aventure m'attendait aujourd'hui.
La maison était bien plus calme ce matin, et j'entrepris de ne réveiller personne, faisant quelques pas en dehors de la maison, dépassant les champs de sécurité, afin de transplaner en tout sécurité.
Mon acolyte du jour était déjà tout excité, et le voir avait réchauffé mon coeur, autant que le transplanage ne m'avait réveillée. J'avais tenté de l'attraper pour le câliner, mais je n'avais plus vraiment à faire à un petit garçon, désormais. Je me mordis la lèvre, repensant au bébé que j'avais un jour pris dans mes bras maladroitement, berçant sur l'une de ces vieilles comptines irlandaises que ma mère chantonnait parfois encore. Retiens tes larmes, Isée. L'adolescent en face de toi ne va pas trop apprécier les marques de tendresse.
J'avais tout prévu, et le voyage se passa sans encombre. Transplaner n'était pas vraiment mon mode de transport préféré, mais personne à la Coupe de Dragonnerie n'aurait apprécié me voir débarquer avec La Méduse. J'étais donc, pour une fois, restée amplement raisonnable.
Etre aux côtés d'Ernest m'avait finalement un peu décoincée, et l'histoire du voeu s'était complètement dissipée. Etre aux côtés de mon adolescent préféré ravivait en moi la petite flamme, prête à tout brûler sur son passage, et je me mettais même à trépigner d'impatience en discutant dragons et course avec le garçon.
- Si c'est carrément dingue pour nous, imagine l'impact sur les bestioles environnantes ! Leur moment de reproduction doit certainement être calée sur la saison... Par contre, ce sont les dragons qui doivent en pâtir...
Je réfléchissais à toute vitesse, alors que nous nous passions par la tente pour les contrôles de sécurité. Instinctivement, j'avais posé ma main sur l'épaule du garçon, dans un geste de protection. Je n'aimais pas particulièrement la foule, mais qu'importe, Ernest était heureux, et il y avait pleins de dragons ici. Son paradis, et le mien aussi.
- Tu as faim ? demandai-je rapidement, alors que la file rapetissait, et que j'apercevais l'autre côté du lieu. J'ai un stock de sandwich au bacon et aux oeufs dans mon sac à dos.
Et c'était un euphémisme. Chaque huit août, le soleil brillait sur le Lough Swilly, et je rejoignais mes cousins sur l'une des plages qui bordait le fjord, prêts à se défier de plonger avec ou sans combinaison. Je choisissais toujours la combinaison. L'après-midi se consumait à vue d'oeil, alors que je profitais de ces moments partagés avec eux, puis, nous remontions la falaise, titubant, jusqu'à notre demeure familiale, qui surplombait le paysage. Ma mère faisait un repas splendide, mon père me regardait d'un oeil amusé, et je finissais par souffler mes bougies. Trente-cinq bougies précisément, cette fois-ci.
Cela ne m'avait pas tant fait plaisir que ça. Je m'étais raidie un peu, geste imperceptible cependant, lorsque ma mère m'avait demandé de faire un voeu. Un voeu, pour faire quoi ? J'avais grimacé, rétorquant que j'étais un peu vieille pour faire un voeu, mais ce voeu m'avait tournoyé l'esprit jusqu'à tard dans la nuit. Heureusement, la discussion que je menais avec moi-même s'était rapidement dissipée au contact de quelques verres partagés avec mes cousins.
Je m'étais réveillée dans les draps de mon adolescence ; un tissu bleu ciel, parsemé de vifs d'or, possession de mon frère dont je m'étais emparée, petite. Cette vue sur ma chambre de jeune fille me fit sourire. La lumière entrait par la fenêtre, entrouverte, et j'apercevais mon sac à dos, non loin de là. Une nouvelle aventure m'attendait aujourd'hui.
La maison était bien plus calme ce matin, et j'entrepris de ne réveiller personne, faisant quelques pas en dehors de la maison, dépassant les champs de sécurité, afin de transplaner en tout sécurité.
Mon acolyte du jour était déjà tout excité, et le voir avait réchauffé mon coeur, autant que le transplanage ne m'avait réveillée. J'avais tenté de l'attraper pour le câliner, mais je n'avais plus vraiment à faire à un petit garçon, désormais. Je me mordis la lèvre, repensant au bébé que j'avais un jour pris dans mes bras maladroitement, berçant sur l'une de ces vieilles comptines irlandaises que ma mère chantonnait parfois encore. Retiens tes larmes, Isée. L'adolescent en face de toi ne va pas trop apprécier les marques de tendresse.
J'avais tout prévu, et le voyage se passa sans encombre. Transplaner n'était pas vraiment mon mode de transport préféré, mais personne à la Coupe de Dragonnerie n'aurait apprécié me voir débarquer avec La Méduse. J'étais donc, pour une fois, restée amplement raisonnable.
Etre aux côtés d'Ernest m'avait finalement un peu décoincée, et l'histoire du voeu s'était complètement dissipée. Etre aux côtés de mon adolescent préféré ravivait en moi la petite flamme, prête à tout brûler sur son passage, et je me mettais même à trépigner d'impatience en discutant dragons et course avec le garçon.
- Si c'est carrément dingue pour nous, imagine l'impact sur les bestioles environnantes ! Leur moment de reproduction doit certainement être calée sur la saison... Par contre, ce sont les dragons qui doivent en pâtir...
Je réfléchissais à toute vitesse, alors que nous nous passions par la tente pour les contrôles de sécurité. Instinctivement, j'avais posé ma main sur l'épaule du garçon, dans un geste de protection. Je n'aimais pas particulièrement la foule, mais qu'importe, Ernest était heureux, et il y avait pleins de dragons ici. Son paradis, et le mien aussi.
- Tu as faim ? demandai-je rapidement, alors que la file rapetissait, et que j'apercevais l'autre côté du lieu. J'ai un stock de sandwich au bacon et aux oeufs dans mon sac à dos.
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DDM à partir de novembre 2050
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Tout feu, tout flamme
Il avait beau être baigné par la foule, Ernest était dans une bulle. D’émerveillement et de fascination. Toute cette neige et ce paysage si particulier, c’était tout nouveau pour lui qui n’était habitué qu’aux rues trempées de Londres et au Parc de Poudlard, son Lac et au loin sa Forêt Interdite. Pourtant, la voix familière d’Isée l’atteignait quand même. Parce qu’elle faisait partie de cette bulle. Partie de ce goût pour la découverte et la nature. Tout comme Lucy avait nourrit son amour des plantes, l’irlandaise avait nourrit son amour des créatures.
“Y a des créatures magiques terrestres particulières dans le coin ? J’veux dire… naturellement ?”
C’est vrai que la faune et la flore devaient s’adapter mais en parcourant le paysage, Ernest doutait qu’il y ait trop de vie dans les parages. Surtout des montagnes. Il se retourna vers la rousse et secoua la tête en signe de négation, un léger sourire aux lèvres, imaginant la tête de sa mère à l’idée de mettre du bacon et des œufs dans le même sandwich.
“Nan ça va, merci… j’ai mangé un gros bol de muesli avant que t’arrives. Mais plus tard, j’dis pas non. Maman m’a aussi donné deux galions pour nous payer le déjeuner. Et aussi… OH ! Là-bas ! C’est un Magyar à pointes !!!!”
Ernest était monté dans de tels aigus qu’il aurait pu faire se briser un stalactite. Jusqu’à ce que sa voix se casse légèrement et qu’il soit obligé de se racler la gorge.
“Y a des créatures magiques terrestres particulières dans le coin ? J’veux dire… naturellement ?”
C’est vrai que la faune et la flore devaient s’adapter mais en parcourant le paysage, Ernest doutait qu’il y ait trop de vie dans les parages. Surtout des montagnes. Il se retourna vers la rousse et secoua la tête en signe de négation, un léger sourire aux lèvres, imaginant la tête de sa mère à l’idée de mettre du bacon et des œufs dans le même sandwich.
“Nan ça va, merci… j’ai mangé un gros bol de muesli avant que t’arrives. Mais plus tard, j’dis pas non. Maman m’a aussi donné deux galions pour nous payer le déjeuner. Et aussi… OH ! Là-bas ! C’est un Magyar à pointes !!!!”
Ernest était monté dans de tels aigus qu’il aurait pu faire se briser un stalactite. Jusqu’à ce que sa voix se casse légèrement et qu’il soit obligé de se racler la gorge.
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La sécurité me met mal à l'aise. Je n'aime pas spécialement qu'on fouille dans mes affaires, même si c'est simplement pour y jeter un oeil. Mon sac était rempli de nourritures, comme si j'avais peur que le petit meure de faim. J'y avais aussi ajouté une gourde, et même une cape supplémentaire, juste au cas où. Je montrais rapidement les billets d'entrée, et une fois ceux-ci poinçonnés, je le tendis à Ernest avec un grand sourire. Un ticket banal, certes, mais un rappel de la journée formidable que nous allions passer ensemble. C'est du moins tout ce que j'espérais.
- Naturellement ? dis-je, alors que mon sourire s'élargissait, tu veux dire, hormis tous les dragons gigantesques que l'on va voir, là, tout de suite ?
La Norvège était un pays sublime, et l'île sur laquelle nous avions transplané en faisait partie. Je respirais l'air frais de l'eau qui s'entrechoquait sur les montagnes glacées, m'évoquant quelques souvenirs lointains.
- Rien de passionnant, finalement... Des spectres de la mort, quelques trolls... ça ne vaut vraiment pas le coup. finis-je par dire, en glissant un clin d'oeil complice au petit sorcier, espérant éveiller sa curiosité.
Je n'eus pas vraiment le temps de m'étaler sur toutes les créatures qui peuplaient l'Europe du Nord, que nous avions finalement dépassé la sécurité. Etonnamment, je me sentais soulagée. Pourtant, j'étais presque sûre de n'avoir rien d'illicite sur moi, mais je ne pouvais m'empêcher de me sentir coupable.
- Où ça ? dit-je rapidement en cherchant le dragon des yeux. Oh ! Wouah !
La dragonne aux écailles sombres était prête pour la première épreuve de la journée. Quelle belle créature. Je ne pouvais m'empêcher d'observer l'envergure de ses ailes, et la taille conséquente de ses pattes arrière, replaçant mes lunettes sur le bout de mon nez. Son comportement ne trahissait aucune anxiété, pourtant la femelle était connue pour être particulièrement féroce.
- Il s'agit de Symi, dis-je en réponse à une question qui n'avait pas été posée. Son alimentation a sûrement dû être modifiée depuis plusieurs semaines pour s'adapter, je doute que tous les dragons acceptent de manger des tonnes de poisson du jour au lendemain. Tu as vu la longueur de sa queue ? C'est l'un des dragons les plus féroces que nous allons voir.
Je trépignais d'avance à l'idée de découvrir l'épreuve qui allait mettre la dragonne et son dragonnier en compétition. Même si je ne les avais pas étudiés à la Fac, les dragons restaient bien évidemment des créatures que j'admirais et respectais, tous comme leurs dresseurs. Tout particulièrement celui de Symi, qui paraissait plutôt bien bâti.
- Allons nous installer pour découvrir cette épreuve ! Je suis impatiente de la voir dans le labyrinthe !
- Naturellement ? dis-je, alors que mon sourire s'élargissait, tu veux dire, hormis tous les dragons gigantesques que l'on va voir, là, tout de suite ?
La Norvège était un pays sublime, et l'île sur laquelle nous avions transplané en faisait partie. Je respirais l'air frais de l'eau qui s'entrechoquait sur les montagnes glacées, m'évoquant quelques souvenirs lointains.
- Rien de passionnant, finalement... Des spectres de la mort, quelques trolls... ça ne vaut vraiment pas le coup. finis-je par dire, en glissant un clin d'oeil complice au petit sorcier, espérant éveiller sa curiosité.
Je n'eus pas vraiment le temps de m'étaler sur toutes les créatures qui peuplaient l'Europe du Nord, que nous avions finalement dépassé la sécurité. Etonnamment, je me sentais soulagée. Pourtant, j'étais presque sûre de n'avoir rien d'illicite sur moi, mais je ne pouvais m'empêcher de me sentir coupable.
- Où ça ? dit-je rapidement en cherchant le dragon des yeux. Oh ! Wouah !
La dragonne aux écailles sombres était prête pour la première épreuve de la journée. Quelle belle créature. Je ne pouvais m'empêcher d'observer l'envergure de ses ailes, et la taille conséquente de ses pattes arrière, replaçant mes lunettes sur le bout de mon nez. Son comportement ne trahissait aucune anxiété, pourtant la femelle était connue pour être particulièrement féroce.
- Il s'agit de Symi, dis-je en réponse à une question qui n'avait pas été posée. Son alimentation a sûrement dû être modifiée depuis plusieurs semaines pour s'adapter, je doute que tous les dragons acceptent de manger des tonnes de poisson du jour au lendemain. Tu as vu la longueur de sa queue ? C'est l'un des dragons les plus féroces que nous allons voir.
Je trépignais d'avance à l'idée de découvrir l'épreuve qui allait mettre la dragonne et son dragonnier en compétition. Même si je ne les avais pas étudiés à la Fac, les dragons restaient bien évidemment des créatures que j'admirais et respectais, tous comme leurs dresseurs. Tout particulièrement celui de Symi, qui paraissait plutôt bien bâti.
- Allons nous installer pour découvrir cette épreuve ! Je suis impatiente de la voir dans le labyrinthe !
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Ernest avait saisi son billet comme s’il s’agissait du ticket d’or qui lui ouvrirait les portes de la Chocolaterie. Le garçon esquissa un petit sourire à la boutade de l’adulte. Son regard s’agrandit tout de même en entendant Isée évoquer spectres et troll.
“J’savais pas qu’il y a avait des trolls aussi loin dans le nord… après je… ‘fin j’pose pas trop trop de question à M’sieur Hisgir.. tu sais mon prof de langue des Trolls… mais tu crois qu’il y a une grosse différence de langue ou que les trolls ont un accent selon d’où ils viennent ?”
Ernest n’avait pas eu le temps de continuer sur sa lancée. Alors qu’il franchissait les guichets d’entrée et la sécurité, une silhouette imposante s’était élevée dans le ciel. Les choses devenaient soudain bien plus réelle et le gamin en eut le souffle coupé. Un vrai dragon. Là, juste devant lui.
Symi, la “furie noire”. Ernest connaissait probablement mieux les dragons célèbres que leur dragonnier. Il connaissait l’historique de la femelle et ses origines. Cette dragonne avait la réputation de posséder une force redoutable et ça l’a rendait d’autant plus impressionnante.
“C’est pas trop sa spécialité au Grec le Labyrinthe… Mais depuis le temps qu’il est avec sa dragonne, j’pense qu’il pourrait s’en sortir… enfin peut-être. J’imagine que ça demande d’être réactif et hyper synchro avec sa monture. C’est quoi le plus proche que tu sois déjà allé d’un dragon ?”
Aux côtés d’Isée, Ernest avait le verbe facile. Ses phrases glissaient sans retenue et
étaient uniquement entrecoupées par ses réflexions personnelles et les cris lointains des créatures ailées qui attiraient son attention inexorablement.
“J’savais pas qu’il y a avait des trolls aussi loin dans le nord… après je… ‘fin j’pose pas trop trop de question à M’sieur Hisgir.. tu sais mon prof de langue des Trolls… mais tu crois qu’il y a une grosse différence de langue ou que les trolls ont un accent selon d’où ils viennent ?”
Ernest n’avait pas eu le temps de continuer sur sa lancée. Alors qu’il franchissait les guichets d’entrée et la sécurité, une silhouette imposante s’était élevée dans le ciel. Les choses devenaient soudain bien plus réelle et le gamin en eut le souffle coupé. Un vrai dragon. Là, juste devant lui.
Symi, la “furie noire”. Ernest connaissait probablement mieux les dragons célèbres que leur dragonnier. Il connaissait l’historique de la femelle et ses origines. Cette dragonne avait la réputation de posséder une force redoutable et ça l’a rendait d’autant plus impressionnante.
“C’est pas trop sa spécialité au Grec le Labyrinthe… Mais depuis le temps qu’il est avec sa dragonne, j’pense qu’il pourrait s’en sortir… enfin peut-être. J’imagine que ça demande d’être réactif et hyper synchro avec sa monture. C’est quoi le plus proche que tu sois déjà allé d’un dragon ?”
Aux côtés d’Isée, Ernest avait le verbe facile. Ses phrases glissaient sans retenue et
étaient uniquement entrecoupées par ses réflexions personnelles et les cris lointains des créatures ailées qui attiraient son attention inexorablement.
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Tout feu, tout flamme
J'aime bien lire la curiosité dans les yeux d'Ernest.
Je balance un truc au hasard, sur l'un de mes voyages, et il plonge, prêt à me poser un flot de questions. Quand il était plus petit, j'exagérais tout : Les créatures étaient immenses, je me battais en duel contre des vampires, et j'inventais toutes sortes d'histoires sur les gnomes. Mais aujourd'hui, c'est un adolescent, et il arrive plutôt bien à voir la différence entre mes folles histoires et la réalité du terrain. Lorsque je voyage, mon périple se compose à quatre-vingt pourcent de navigation maritime, et d'observation silencieuse. C'est peu attrayant. Heureusement que les vingt pourcent restants sont suffisants pour lui offrir une belle carte postale pleine d'aventures.
J'allais répondre quelque chose sur les trolls et leurs différents accents en fonction des montagnes où ils vivent et de la langue vivante qui, comme n'importe quelle autre langue, magique ou non, continue à se transformer et apporter des nuances à du vocabulaire fraîchement acquis, mais nous sommes tous les deux fascinés par la dragonne.
J'observe l'animal, dont la taille impressionnante me donne soudain le tournis. Les battements de ses ailes pourraient faire disparaître les tentes d'un seul coup, si elle le souhaitait, mais la créature reste docile et fidèle à son soigneur. Je n'aimais pas tant utiliser le mot maître lorsque l'on parlait de lien entre une créature et un sorcier. Il n'y avait rien de plus rabaissant pour des créatures magiques que d'être relayées à un statut plus bas qu'un sorcier, et leurs puissance magique pouvait très souvent surpasser celle des sorciers.
- Non, c'est vrai. répondis-je, perdue dans mes pensées. C'est un lien indéfectible et une relation de confiance. Il la nourrit, la soigne, et elle accepte une certaine soumission. Je n'imagine pas à quel point il doit compter pour elle, sans vouloir faire de l'anthropomorphisme.
Je m'arrêtais net. Il était temps d'arrêter d'analyser la compétition avec mes lunettes de magizoologiste.
- Et si je te dis que j'ai déjà tenu un oeuf de dragon entre mes mains, tu me crois ? dis-je, enthousiaste, alors que je lui adressais mon plus grand sourire, en mimant la taille d'un oeuf entre mes doigts. Ils sont énormes ! Et tellement lourds ! Rien à voir avec les oeufs du p'tit dèj ! Je suis impatiente de savoir à combien de mètres on va pouvoir s'approcher de ceux de la Coupe !
Je balance un truc au hasard, sur l'un de mes voyages, et il plonge, prêt à me poser un flot de questions. Quand il était plus petit, j'exagérais tout : Les créatures étaient immenses, je me battais en duel contre des vampires, et j'inventais toutes sortes d'histoires sur les gnomes. Mais aujourd'hui, c'est un adolescent, et il arrive plutôt bien à voir la différence entre mes folles histoires et la réalité du terrain. Lorsque je voyage, mon périple se compose à quatre-vingt pourcent de navigation maritime, et d'observation silencieuse. C'est peu attrayant. Heureusement que les vingt pourcent restants sont suffisants pour lui offrir une belle carte postale pleine d'aventures.
J'allais répondre quelque chose sur les trolls et leurs différents accents en fonction des montagnes où ils vivent et de la langue vivante qui, comme n'importe quelle autre langue, magique ou non, continue à se transformer et apporter des nuances à du vocabulaire fraîchement acquis, mais nous sommes tous les deux fascinés par la dragonne.
J'observe l'animal, dont la taille impressionnante me donne soudain le tournis. Les battements de ses ailes pourraient faire disparaître les tentes d'un seul coup, si elle le souhaitait, mais la créature reste docile et fidèle à son soigneur. Je n'aimais pas tant utiliser le mot maître lorsque l'on parlait de lien entre une créature et un sorcier. Il n'y avait rien de plus rabaissant pour des créatures magiques que d'être relayées à un statut plus bas qu'un sorcier, et leurs puissance magique pouvait très souvent surpasser celle des sorciers.
- Non, c'est vrai. répondis-je, perdue dans mes pensées. C'est un lien indéfectible et une relation de confiance. Il la nourrit, la soigne, et elle accepte une certaine soumission. Je n'imagine pas à quel point il doit compter pour elle, sans vouloir faire de l'anthropomorphisme.
Je m'arrêtais net. Il était temps d'arrêter d'analyser la compétition avec mes lunettes de magizoologiste.
- Et si je te dis que j'ai déjà tenu un oeuf de dragon entre mes mains, tu me crois ? dis-je, enthousiaste, alors que je lui adressais mon plus grand sourire, en mimant la taille d'un oeuf entre mes doigts. Ils sont énormes ! Et tellement lourds ! Rien à voir avec les oeufs du p'tit dèj ! Je suis impatiente de savoir à combien de mètres on va pouvoir s'approcher de ceux de la Coupe !
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En compagnie d’Isée, Ernest oubliait qu’il allait bientôt avoir quinze ans. Il oubliait les affres de l’adolescence, le regard des autres. Parfois, il oubliait aussi peut-être qu’elle était elle-même une adulte. Leur relation ne se définissait pas de cette manière. Bien sûr, il avait conscience qu’ils n’étaient pas vraiment égaux. Mais elle ne posait pas sur lui le même regard que les autres adultes. Elle ne le prenait jamais de haut et ne faisait jamais force d’autorité. Quoi qu’elle n’en aurait pas eu besoin, le petit Londonien avait toujours été un enfant docile. Néanmoins, il lui faisait confiance. Et ça dans le petit monde d’Ernest Stevens, c’était quelque chose de rare. Il avait toujours été capable de lui parler de tout et de rien. Enfin ils parlaient surtout de créatures magiques, mais le garçon avait toujours su dans son fort intérieur que c’était une possibilité.
La vision de la femelle gigantesque les avait tous les deux plongés dans un moment suspendu. Face à des créatures d’un tel gabarit et d’une telle puissance, on remettait la place de l’être humain en question. Qu’il soit sorcier ou moldu d’ailleurs. Les deux compagnons évoluait en se laissant porter par le flux de la foule qui se dirigeait vers les tribunes pour assister à la première épreuve.
Ernest se tourna vers Isée, l’oeil pétillant.
“Sans déc’ ?!! C’était quoi comme dragon ? Mais c’était dans une couveuse ou.. ? J’ai entendu dire qu’il y avait des juvéniles sur le site… ‘Fin c’est chaud quand même de prendre un oeuf à une femelle… Même si t’es dragonnier ou quoi… Quand j’vois comme ma mère elle sort les griffes si j’me fais accoster par un inconnu dans la rue… j’imagine pas une dragonne…”
Ernest avait été élevé dans un cocon. Et même si sa mère était très exigeante, ça ne l’empêchait pas de se méfier du monde extérieur. Peut-être qu’elle exerçait le genre de métier qui rend parano. Qu’à force de poursuivre en permanence les bad guys, on les voyait partout. Il n’avait pas conscience que la plus grande peur de sa mère était qu’il se cogne contre le monde, lui qui était si sensible et vulnérable. Pourtant, il grandissait. Et si ni mères ni fils ne semblaient prêts à l’accepter, les manches de son manteau trop court commençait à trahir cette inexorable vérité.
La vision de la femelle gigantesque les avait tous les deux plongés dans un moment suspendu. Face à des créatures d’un tel gabarit et d’une telle puissance, on remettait la place de l’être humain en question. Qu’il soit sorcier ou moldu d’ailleurs. Les deux compagnons évoluait en se laissant porter par le flux de la foule qui se dirigeait vers les tribunes pour assister à la première épreuve.
Ernest se tourna vers Isée, l’oeil pétillant.
“Sans déc’ ?!! C’était quoi comme dragon ? Mais c’était dans une couveuse ou.. ? J’ai entendu dire qu’il y avait des juvéniles sur le site… ‘Fin c’est chaud quand même de prendre un oeuf à une femelle… Même si t’es dragonnier ou quoi… Quand j’vois comme ma mère elle sort les griffes si j’me fais accoster par un inconnu dans la rue… j’imagine pas une dragonne…”
Ernest avait été élevé dans un cocon. Et même si sa mère était très exigeante, ça ne l’empêchait pas de se méfier du monde extérieur. Peut-être qu’elle exerçait le genre de métier qui rend parano. Qu’à force de poursuivre en permanence les bad guys, on les voyait partout. Il n’avait pas conscience que la plus grande peur de sa mère était qu’il se cogne contre le monde, lui qui était si sensible et vulnérable. Pourtant, il grandissait. Et si ni mères ni fils ne semblaient prêts à l’accepter, les manches de son manteau trop court commençait à trahir cette inexorable vérité.
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Dernière modification par Ernest Stevens le 31 août 2025, 11:54, modifié 1 fois.
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Tout feu, tout flamme
Je me rappelais mon voyage en Norvège, il y a quelques temps désormais.
J'avais rencontré quelques dragonologistes au large de l'une des îles, et j'avais pu observer quelques dragons dans leur habitat naturel. Les souvenirs de ce moment m'enfermaient dans un cocon, un espace hors du temps, que j'aimais revivre en plongeant dans ma pensine. Couchée sur le dos, dans mon bateau, à admirer les étoiles dans le ciel dégagé, les effluves de poisson du village de pêcheur, non loin de là, et là, soudain, un dragon immense traversant le paysage et disparaissant dans un fjord pour en ressortir avec une proie marine.
- Un oeuf tout noir. Un Norvégien à crêtes. Sublime, les détails de cet oeuf. dis-je en repensant à ce grand moment, où mon nouvel ami m'avait fait confiance et déposé l'oeuf entre les mains avec soin.
J'avais ressenti une telle fierté. Je pouvais sentir la chaleur de l'oeuf couvé à travers mes gants, et je le regardais avec un amour naissant. Puis, je l'avais rendu au dragonologiste, maladroitement, ne souhaitant pas m'y attacher plus longtemps.
- Le braconnage fait vraiment des dégâts. Pauvre oeuf orphelin. répondis-je, le coeur brisé par l'idée d'un bébé dragon privé de sa maman. Mais ta mère est bien pire qu'une dragonne ! Imagine un peu si je ne te ramène pas en bon état ! Je pourrais lui dire que tu as été mangé par Symi, ou que je t'ai perdu dans la foule... Elle me transformerait en croquettes pour Flereur.
Je riais, mais inconsciemment, je m'étais rapprochée d'Ernest. Je n'avais aucune envie qu'il lui arrive quoi que ce soit. C'était mon oeuf de dragon du jour, et il était bien plus précieux que toutes les créatures à écailles du coin.
J'avais rencontré quelques dragonologistes au large de l'une des îles, et j'avais pu observer quelques dragons dans leur habitat naturel. Les souvenirs de ce moment m'enfermaient dans un cocon, un espace hors du temps, que j'aimais revivre en plongeant dans ma pensine. Couchée sur le dos, dans mon bateau, à admirer les étoiles dans le ciel dégagé, les effluves de poisson du village de pêcheur, non loin de là, et là, soudain, un dragon immense traversant le paysage et disparaissant dans un fjord pour en ressortir avec une proie marine.
- Un oeuf tout noir. Un Norvégien à crêtes. Sublime, les détails de cet oeuf. dis-je en repensant à ce grand moment, où mon nouvel ami m'avait fait confiance et déposé l'oeuf entre les mains avec soin.
J'avais ressenti une telle fierté. Je pouvais sentir la chaleur de l'oeuf couvé à travers mes gants, et je le regardais avec un amour naissant. Puis, je l'avais rendu au dragonologiste, maladroitement, ne souhaitant pas m'y attacher plus longtemps.
- Le braconnage fait vraiment des dégâts. Pauvre oeuf orphelin. répondis-je, le coeur brisé par l'idée d'un bébé dragon privé de sa maman. Mais ta mère est bien pire qu'une dragonne ! Imagine un peu si je ne te ramène pas en bon état ! Je pourrais lui dire que tu as été mangé par Symi, ou que je t'ai perdu dans la foule... Elle me transformerait en croquettes pour Flereur.
Je riais, mais inconsciemment, je m'étais rapprochée d'Ernest. Je n'avais aucune envie qu'il lui arrive quoi que ce soit. C'était mon oeuf de dragon du jour, et il était bien plus précieux que toutes les créatures à écailles du coin.
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professeure et farfadet malicieux des Serpentard
DDM à partir de novembre 2050
DDM à partir de novembre 2050
Tout feu, tout flamme
Ernest avait toujours suivi les péripéties d’Isée de près ou de loin. Enfin surtout de loin. À travers les lettres, les cartes postales. La correspondance de la rousse, c’était comme un livre d’aventures que le garçon avait dévoré toute son enfance. Comme des chapitres qu’il attendait sans vraiment savoir quand ils allaient arriver. Heureusement, l’adulte avait toujours été relativement régulière dans ses courriers et les échanges épistolaires, au fil des années, étaient devenus un vrai rendez-vous entre eux deux.
L’adolescent se contenta d'acquiescer à la description de l'œuf, rêveur. Puis d’enchaîner par une grimace en entendant parler de braconnage. La problématique de la défense et de la protection des espèces magiques avait toujours été au cœur des récits d’Isée. Tout comme la préservation de la flore avait été martelée dans son esprit dès le plus jeune âge par sa mère, Ernest avait une sensibilité particulière aux traitements qu’on pouvait faire aux animaux, probablement amplifié par l’Irlandaise. C’est peut-être pour cette raison que l’utilisation des créatures magiques en cours de DCFM l’avait toujours mis mal à l’aise. Les Strangulots étaient peut-être agressifs, mais ils n'avaient jamais rien demandé à personne cela dit.
“J’cromprends pas pourquoi on voudrait tuer un dragon.. Ils sont tellement… magique.”
La question était peut-être dans la réponse. Ernest lâcha un léger rire en entendant Isée parler de sa mère. C’est qu’elle avait son caractère. Et puis elle aimait bien botter les fesses des gens, c’était indéniable.
“Viens, on se dépêche, comme ça on arrive à choper une bonne place sur la tribune… j’ai étudié le programme et j’ai fait quelques calculs pour voir de quel endroit on pourrait avoir une vue dégagée sur l’ensemble du parcours…”
Il avait pris la main de l’adulte pour l’entraîner avec un naturel déconcertant. Parfois l’enthousiasme vous faisait oublier votre âge. Parfois un adolescent oubliait qu’il avait quinze ans, oubliait les conventions. Et puis c’était Isée.
L’adolescent se contenta d'acquiescer à la description de l'œuf, rêveur. Puis d’enchaîner par une grimace en entendant parler de braconnage. La problématique de la défense et de la protection des espèces magiques avait toujours été au cœur des récits d’Isée. Tout comme la préservation de la flore avait été martelée dans son esprit dès le plus jeune âge par sa mère, Ernest avait une sensibilité particulière aux traitements qu’on pouvait faire aux animaux, probablement amplifié par l’Irlandaise. C’est peut-être pour cette raison que l’utilisation des créatures magiques en cours de DCFM l’avait toujours mis mal à l’aise. Les Strangulots étaient peut-être agressifs, mais ils n'avaient jamais rien demandé à personne cela dit.
“J’cromprends pas pourquoi on voudrait tuer un dragon.. Ils sont tellement… magique.”
La question était peut-être dans la réponse. Ernest lâcha un léger rire en entendant Isée parler de sa mère. C’est qu’elle avait son caractère. Et puis elle aimait bien botter les fesses des gens, c’était indéniable.
“Viens, on se dépêche, comme ça on arrive à choper une bonne place sur la tribune… j’ai étudié le programme et j’ai fait quelques calculs pour voir de quel endroit on pourrait avoir une vue dégagée sur l’ensemble du parcours…”
Il avait pris la main de l’adulte pour l’entraîner avec un naturel déconcertant. Parfois l’enthousiasme vous faisait oublier votre âge. Parfois un adolescent oubliait qu’il avait quinze ans, oubliait les conventions. Et puis c’était Isée.
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Dernière modification par Ernest Stevens le 31 août 2025, 18:20, modifié 1 fois.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Tout feu, tout flamme
Nous avancions à pas légers, sur l'île, à travers la foule sorcière qui se déplaçait, elle aussi, vers le lieu de rendez-vous pour la première épreuve de la journée. Je n'étais pas très grande, et bon nombre de chapeaux pointus m'empêchaient de voir correctement l'endroit exact où nous allions. Mes pieds avançaient, pointant vers une direction inconnue, sans que je ne les contrôle. Ils savaient où aller, et moi, moi j'étais complètement centrée sur Ernest.
Nos conversations étaient un mélange de malice, de questionnements et de débats. J'ignorais si les autres adolescents du même âge étaient aussi intelligents, et je ne pouvais m'empêcher de penser que, non, j'avais sans aucun doute le filleul de quinze ans le plus futé du monde sorcier.
- Le sang de dragon a beaucoup de propriétés intéressantes. C'est un ingrédient de potion, par exemple. Et puis son coeur est retrouvé dans certaines baguettes... Mais les sorciers veulent toujours plus, et la rareté de certains dragons attire énormément.
Je soupirais. Bien que les espèces soient protégées, nombreuses étaient les créatures magiques à souffrir du braconnage. Et en tant que magizoologiste, j'avais cette ambivalence en moi, entre la sorcière que j'étais et qui utilisait des ingrédients issus d'animaux lorsque je fabriquais une potion, et ce besoin de les protéger à tout prix.
- Oooh je vois, monsieur a tout prévu ! dis-je, amusée, en me laissant guider par l'adolescent surexcité. Je crois qu'on va devoir un peu jouer des coudes, si on veut voir correctement ! Je dois bien avoir une paire de multipliettes dans mon sac... On fait la course jusque là-bas ?
Je lui fit un clin d'oeil complice.
Nos conversations étaient un mélange de malice, de questionnements et de débats. J'ignorais si les autres adolescents du même âge étaient aussi intelligents, et je ne pouvais m'empêcher de penser que, non, j'avais sans aucun doute le filleul de quinze ans le plus futé du monde sorcier.
- Le sang de dragon a beaucoup de propriétés intéressantes. C'est un ingrédient de potion, par exemple. Et puis son coeur est retrouvé dans certaines baguettes... Mais les sorciers veulent toujours plus, et la rareté de certains dragons attire énormément.
Je soupirais. Bien que les espèces soient protégées, nombreuses étaient les créatures magiques à souffrir du braconnage. Et en tant que magizoologiste, j'avais cette ambivalence en moi, entre la sorcière que j'étais et qui utilisait des ingrédients issus d'animaux lorsque je fabriquais une potion, et ce besoin de les protéger à tout prix.
- Oooh je vois, monsieur a tout prévu ! dis-je, amusée, en me laissant guider par l'adolescent surexcité. Je crois qu'on va devoir un peu jouer des coudes, si on veut voir correctement ! Je dois bien avoir une paire de multipliettes dans mon sac... On fait la course jusque là-bas ?
Je lui fit un clin d'oeil complice.
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DDM à partir de novembre 2050
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