Un récital hivernal
Dimanche 23 décembre 2046
En début de soirée
Avec @Ormen Raven
En cette belle journée d'hiver, un rideau fin de flocons s'abat avec délicatesse sur la ville. Aujourd'hui était enfin l'heure de l'annuel récital de Noël, qui avait pour but de récolter un maximum de fond afin de les verser à une association pour les orphelins. Mais cette année contrairement aux autres, seulement une section de l'école y était conviée, Ezra ne comprit pas pourquoi mais comme elle faisait de la seule section participante, ce changement lui passait un peu au-dessus.
Elle venait d'arriver devant la salle de concert pour les répétitions, elle regarda l'heure et constata qu'elle était en avance. La petite fille franchit les portes du lieu de représentation d'un pas assurée, sa timidité habituelle la quittait complètement lorsqu'elle arrivait dans sa zone de confort, en effet cela va faire deux ans qu'elle est inscrite dans cette école et à vrai dire elle a commencé très tôt le piano, elle s'exerçait chez elle avec pour professeur sa mère.
Elle se dirigea alors vers les coulisses en saluant les quelques personnes qu'elle croise. Elle déposa ses affaires dans un coin de la pièce. Il y a quelques jours seulement, elle avait été prévenue d'un changement dans le déroulement de la soirée, elle allait devoir faire un duo avec un certain Ormen, qu'elle n'avait pas souvenir d'avoir déjà croisé. Elle prit ses partitions et se dirigea vers un des pianos disposés au centre de la scène. Elle s'y assit, disposa convenablement ses partitions, puis commença à jouer les notes du duo qu'elle allait devoir exécuter.
265 mots
J'espère que ça te va, je te laisse choisir la musique
J'espère que ça te va, je te laisse choisir la musique
Un récital hivernal
Pour la deuxième fois, Ormen allait devoir participer au récital d’hiver afin de montrer ce qu’il avait appris mais surtout pour récolter des fonds. L’année dernière comme tous les jeunes débutants, il avait seulement joué quelques notes en collectif et cela lui avait parfaitement suffit, il n’était pas très doué sur un clavier. Sa main droite était lente mais commençait à s’assouplir mais concernant la gauche, c’était une catastrophe alors jouer ne serait-ce que quelques accords en simultanée lui posait de vrais soucis.
Ormen avait très mal dormi la veille à cause de l’inquiétude qui lui enserrait les entrailles, cette année il devrait jouer comme toute sa promotion un morceau devant le public qui viendrait les écouter mais il était très loin d’être au niveau de ses camarades de promotion. Déjà stressé de devoir monter sur scène et de s’exposer ainsi, le sort avait décidé de se montrer encore plus cruel avec lui, il allait devoir jouer en binôme avec quelqu’un. Le jeune garçon appréhendait énormément la réaction de sa partenaire quand elle découvrirait ses piètres talents musicaux, il avait tellement peur de la gêner et de nuire à ce qu’elle était capable de produire.
Pour ne rien arranger, il avait entendu parler de celle avec qui il allait partager l’instrument, Ezra… Les bruits de couloirs étaient tous unanimes, elle avait un immense potentiel et alors qu’elle achevait les premières mesures du morceau, il l’écouta et se rendit bien compte que cela était plus que vrai. Il prit une grande inspiration sachant très bien qu’il n’avait pas d’autre choix et franchit la porte timidement, luttant à chaque pas pour ne pas repartir en courant d’où il était venu. Pour tenter de se détendre un minimum, il essaya de desserrer ses mains qui écornaient ses partitions. Ormen avala difficilement sa salive en traversant la scène et son regard se perdit un instant dans le vide des fauteuils encore vierge de tout spectateur. Ezra avait joué avec assurance et le jeune pianiste ressentait une pointe d’admiration mêlée à toute son inquiétude.
Arrivé à sa hauteur il murmura d’une voix toute timide et d’une seule traite de peur d’être coupé : - Bonjour, je suis Ormen, je crois que c’est ce qu’on doit jouer ensemble.
Il baissa aussitôt les yeux pour fuir son regard et posa les partitions du morceau qu’ils allaient bientôt partager un arrangement de Douce nuit. C’était le morceau idéal pour leurs deux niveaux, Ormen pourrait exécuter les accords quand Ezra pendant ce temps déplorait tout son talent ou tout du moins il espérait que sa camarade verrait le potentiel de ce morceau et pas seulement le fait que sa simple présence allait la brider…
445 mots
@Ezra Royer j'espère que mon choix te va, j'ai essayé de ne pas viser trop haut
Ormen avait très mal dormi la veille à cause de l’inquiétude qui lui enserrait les entrailles, cette année il devrait jouer comme toute sa promotion un morceau devant le public qui viendrait les écouter mais il était très loin d’être au niveau de ses camarades de promotion. Déjà stressé de devoir monter sur scène et de s’exposer ainsi, le sort avait décidé de se montrer encore plus cruel avec lui, il allait devoir jouer en binôme avec quelqu’un. Le jeune garçon appréhendait énormément la réaction de sa partenaire quand elle découvrirait ses piètres talents musicaux, il avait tellement peur de la gêner et de nuire à ce qu’elle était capable de produire.
Pour ne rien arranger, il avait entendu parler de celle avec qui il allait partager l’instrument, Ezra… Les bruits de couloirs étaient tous unanimes, elle avait un immense potentiel et alors qu’elle achevait les premières mesures du morceau, il l’écouta et se rendit bien compte que cela était plus que vrai. Il prit une grande inspiration sachant très bien qu’il n’avait pas d’autre choix et franchit la porte timidement, luttant à chaque pas pour ne pas repartir en courant d’où il était venu. Pour tenter de se détendre un minimum, il essaya de desserrer ses mains qui écornaient ses partitions. Ormen avala difficilement sa salive en traversant la scène et son regard se perdit un instant dans le vide des fauteuils encore vierge de tout spectateur. Ezra avait joué avec assurance et le jeune pianiste ressentait une pointe d’admiration mêlée à toute son inquiétude.
Arrivé à sa hauteur il murmura d’une voix toute timide et d’une seule traite de peur d’être coupé : - Bonjour, je suis Ormen, je crois que c’est ce qu’on doit jouer ensemble.
Il baissa aussitôt les yeux pour fuir son regard et posa les partitions du morceau qu’ils allaient bientôt partager un arrangement de Douce nuit. C’était le morceau idéal pour leurs deux niveaux, Ormen pourrait exécuter les accords quand Ezra pendant ce temps déplorait tout son talent ou tout du moins il espérait que sa camarade verrait le potentiel de ce morceau et pas seulement le fait que sa simple présence allait la brider…
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@Ezra Royer j'espère que mon choix te va, j'ai essayé de ne pas viser trop haut
Dernière modification par Ormen Raven le 28 oct. 2025, 11:01, modifié 1 fois.
Un récital hivernal
Ses doigts glissaient doucement sur les touches du piano, effleurant l’ivoire avec une légèreté presque irréelle. Chaque note résonnait avec justesse, emplissant la salle d’une mélodie douce et fragile, comme suspendue dans l’air. Ezra avait cette impression d’être ailleurs, coupée du monde, comme si la musique avait construit autour d’elle une bulle protectrice. Elle ferma les yeux quelques instants, se laissant emporter par le flot de sons qu’elle créait. Tout semblait disparaître : le bruit des couloirs, ses pensées trop vives, jusqu’au poids de la journée.
Mais soudain, une voix s’éleva à sa droite, rompant le charme en un éclair. La jeune fille sursauta légèrement, ses doigts heurtant une touche de travers, et ouvrit aussitôt les yeux. À côté d’elle, un garçon la regardait avec un air curieux et presque amusé. Un sourire se dessina rapidement sur ses lèvres, chassant son étonnement.
- Oh, coucou ! dit-elle d’un ton chaleureux. Enchantée, moi c’est Ezra ! Et oui, c’est bel et bien notre duo !
En prononçant ces mots, elle se rappela soudain ce que son professeur lui avait confié quelques jours plus tôt. Son nouveau partenaire avait commencé la musique il y avait à peine un an. Pourtant, on lui avait décrit un élève qu'il trouvait avoir un talent instinctif qui compensait largement son "manque" d’expérience. Cela éveillait en elle une curiosité certaine.
- Alors, tu veux qu’on s’entraîne ensemble ? proposa-t-elle, avec un sourire encourageant.
L’idée de partager la musique, de fusionner deux sensibilités différentes dans un seul et même morceau, lui donnait soudain envie de reprendre son morceau… mais à deux, cette fois.
- Attends d'abord dis m'en plus sur toi !
Mais soudain, une voix s’éleva à sa droite, rompant le charme en un éclair. La jeune fille sursauta légèrement, ses doigts heurtant une touche de travers, et ouvrit aussitôt les yeux. À côté d’elle, un garçon la regardait avec un air curieux et presque amusé. Un sourire se dessina rapidement sur ses lèvres, chassant son étonnement.
- Oh, coucou ! dit-elle d’un ton chaleureux. Enchantée, moi c’est Ezra ! Et oui, c’est bel et bien notre duo !
En prononçant ces mots, elle se rappela soudain ce que son professeur lui avait confié quelques jours plus tôt. Son nouveau partenaire avait commencé la musique il y avait à peine un an. Pourtant, on lui avait décrit un élève qu'il trouvait avoir un talent instinctif qui compensait largement son "manque" d’expérience. Cela éveillait en elle une curiosité certaine.
- Alors, tu veux qu’on s’entraîne ensemble ? proposa-t-elle, avec un sourire encourageant.
L’idée de partager la musique, de fusionner deux sensibilités différentes dans un seul et même morceau, lui donnait soudain envie de reprendre son morceau… mais à deux, cette fois.
- Attends d'abord dis m'en plus sur toi !
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@Ormen Raven
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Un récital hivernal
Le jeune garçon se racla doucement la gorge comme pour se donner du courage et oser lui répondre. Ses doigts restèrent crispés autour de ses partitions qu’il gardait toujours contre lui comme un bouclier, il allait devoir se détendre mais cela n’allait pas être si évident.
- Moi, c’est Ormen répondit-il enfin toujours d’une voix basse qui trahit une nouvelle fois sa timidité.
Il posa ses yeux vers les touches du piano pour fuir celui d’Ezra qu’il n’osait pas soutenir plus longtemps.
- J’ai commencé le piano il y a seulement un an ajouta-t-il comme pour s’excuser de sa piètre expérience. Je ne sais pas encore très bien ce qui me plait dans le piano mais j’aime beaucoup quand la musique s’exprime à ma place et délivre tant d’émotions.
Un sourire fugace mais sincère s’échappa et il passa une main dans ses cheveux ébouriffés.
- Je n’habite pas très loin d’ici alors je viens quelques fois m’entraîner mais je n’ai jamais joué avec quelqu’un d’autre alors…
Son regard revint timidement vers celle qui allait bientôt partager un duo avec lui.
- Toi, tu joues depuis longtemps non ? Ça s’entend tout de suite.
Il serra un peu plus fort ses partitions contre lui pour oser laisser sortir les paroles qui lui brûlaient les lèvres.
- Mais je veux bien essayer de jouer avec toi, si tu es d’accord bien sûr.
Un léger silence suivit seulement accompagné par le craquement discret des chaises dans la salle vide. Ormen inspira profondément pour tenter de ne pas laisser le rouge lui monter aux joues et s’y installer.
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@Ezra Royer
- Moi, c’est Ormen répondit-il enfin toujours d’une voix basse qui trahit une nouvelle fois sa timidité.
Il posa ses yeux vers les touches du piano pour fuir celui d’Ezra qu’il n’osait pas soutenir plus longtemps.
- J’ai commencé le piano il y a seulement un an ajouta-t-il comme pour s’excuser de sa piètre expérience. Je ne sais pas encore très bien ce qui me plait dans le piano mais j’aime beaucoup quand la musique s’exprime à ma place et délivre tant d’émotions.
Un sourire fugace mais sincère s’échappa et il passa une main dans ses cheveux ébouriffés.
- Je n’habite pas très loin d’ici alors je viens quelques fois m’entraîner mais je n’ai jamais joué avec quelqu’un d’autre alors…
Son regard revint timidement vers celle qui allait bientôt partager un duo avec lui.
- Toi, tu joues depuis longtemps non ? Ça s’entend tout de suite.
Il serra un peu plus fort ses partitions contre lui pour oser laisser sortir les paroles qui lui brûlaient les lèvres.
- Mais je veux bien essayer de jouer avec toi, si tu es d’accord bien sûr.
Un léger silence suivit seulement accompagné par le craquement discret des chaises dans la salle vide. Ormen inspira profondément pour tenter de ne pas laisser le rouge lui monter aux joues et s’y installer.
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@Ezra Royer
Dernière modification par Ormen Raven le 28 oct. 2025, 11:01, modifié 1 fois.
Un récital hivernal
Ezra décrivait avec une attention particulière chaque nuance de l’expression d’Ormen. Ses épaules légèrement voûtées, ses doigts qui se tordaient nerveusement, son regard fuyant… Tout en lui respirait la timidité et l’hésitation. C’était presque comme si elle se regardait dans un miroir. Ezra connaissait trop bien cette impression d’être enfermée dans une coquille, de se cacher derrière un silence prudent. Pourtant, ici, entre ces murs emplis de musique, elle se sentait toujours différente, plus légère, presque libérée.
Un sourire sincère illumina alors son visage.
- J’adore ton prénom, lança-t-elle doucement. Il a un côté très poétique, tu ne trouves pas ?
Le compliment sembla surprendre le garçon, qui se décida peu à peu à se livrer. Il lui confia son manque d’expérience, ses doutes, la peur de ne pas être à la hauteur. Ezra hocha lentement la tête, attentive. Elle comprenait si bien. Le piano, pour elle, n’était pas une question de technique ou de perfection, mais de sensations. Chaque note l’emportait loin, comme si elle flottait, légère, portée par quelque chose de plus grand qu’elle.
- On a tous commencé un jour, tu sais. Tu n’as aucune raison de stresser, je te rassure. Et puis… je suis ravie d’être ta première partenaire ! dit-elle avec un petit clin d’œil.
Ormen lui demanda alors depuis combien de temps elle jouait. Ezra éclata d’un rire discret.
- Honnêtement, je ne sais même pas. J’ai commencé tellement jeune… c’est ma mère qui m’a transmis cette passion. Depuis, le piano fait partie de moi.
Quand il avoua avoir envie de s’entraîner avec elle, son sourire s’agrandit encore. Elle leva la main et désigna un instrument au coin de la pièce.
- Tu peux jouer sur celui-là si tu veux. Allez, c'est parti !
Un sourire sincère illumina alors son visage.
- J’adore ton prénom, lança-t-elle doucement. Il a un côté très poétique, tu ne trouves pas ?
Le compliment sembla surprendre le garçon, qui se décida peu à peu à se livrer. Il lui confia son manque d’expérience, ses doutes, la peur de ne pas être à la hauteur. Ezra hocha lentement la tête, attentive. Elle comprenait si bien. Le piano, pour elle, n’était pas une question de technique ou de perfection, mais de sensations. Chaque note l’emportait loin, comme si elle flottait, légère, portée par quelque chose de plus grand qu’elle.
- On a tous commencé un jour, tu sais. Tu n’as aucune raison de stresser, je te rassure. Et puis… je suis ravie d’être ta première partenaire ! dit-elle avec un petit clin d’œil.
Ormen lui demanda alors depuis combien de temps elle jouait. Ezra éclata d’un rire discret.
- Honnêtement, je ne sais même pas. J’ai commencé tellement jeune… c’est ma mère qui m’a transmis cette passion. Depuis, le piano fait partie de moi.
Quand il avoua avoir envie de s’entraîner avec elle, son sourire s’agrandit encore. Elle leva la main et désigna un instrument au coin de la pièce.
- Tu peux jouer sur celui-là si tu veux. Allez, c'est parti !
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@Ormen Raven
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Un récital hivernal
Le regard d’Ormen suivit le geste d’Ezra jusqu’au second piano installé légèrement en retrait de la scène. Ses jambes hésitèrent un instant comme clouées au sol par le maléfice du Pot de Colle mais cela fut éphémère car la sincérité de la jeune fille que le jeune garçon lut dans ses yeux agit sur lui comme une main invisible qu’il n’avait plus qu’à saisir pour pouvoir retrouver sa liberté de mouvement.
Ormen inspira profondément et finit par avancer pour se diriger vers le piano. Ses feuilles toujours sous le bras, il s’installa avec maladresse, son tabouret était trop bas, son dos un peu vouté et ses doigts étaient suspendus au-dessus des touches de crainte de les toucher et de ne plus pouvoir revenir en arrière. Il tourna alors la tête vers Ezra et son regard retrouva un instant le sien.
- D’accord mais si je me trompe tu me promets que tu continueras quand même ? souffla-t-il d’une voix timide.
Ses doigts tremblaient quand il apposa ses partitions où les premières notes de Douce nuit apparaissent sur les pages, des notes simples et sobres. C’était sa partie à lui, il devait s’occuper de l’accompagnement, ce n’était pas grand-chose mais cela était suffisant pour le faire douter.
Il posa finalement ses doigts sur les touches de l’instrument qu’il effleura avant de jouer les premières notes, elles étaient légères, hésitantes et presque chuchotées. La mélodie manquait d’assurance mais il y avait dans son jeu quelque chose d’authentique qui ne trompait pas. Lorsqu’il entendit Ezra reprendre sa partie, les deux voix commencèrent à s’unir cherchant l’harmonie.
263 mots
@Ezra Royer
Ormen inspira profondément et finit par avancer pour se diriger vers le piano. Ses feuilles toujours sous le bras, il s’installa avec maladresse, son tabouret était trop bas, son dos un peu vouté et ses doigts étaient suspendus au-dessus des touches de crainte de les toucher et de ne plus pouvoir revenir en arrière. Il tourna alors la tête vers Ezra et son regard retrouva un instant le sien.
- D’accord mais si je me trompe tu me promets que tu continueras quand même ? souffla-t-il d’une voix timide.
Ses doigts tremblaient quand il apposa ses partitions où les premières notes de Douce nuit apparaissent sur les pages, des notes simples et sobres. C’était sa partie à lui, il devait s’occuper de l’accompagnement, ce n’était pas grand-chose mais cela était suffisant pour le faire douter.
Il posa finalement ses doigts sur les touches de l’instrument qu’il effleura avant de jouer les premières notes, elles étaient légères, hésitantes et presque chuchotées. La mélodie manquait d’assurance mais il y avait dans son jeu quelque chose d’authentique qui ne trompait pas. Lorsqu’il entendit Ezra reprendre sa partie, les deux voix commencèrent à s’unir cherchant l’harmonie.
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@Ezra Royer
Dernière modification par Ormen Raven le 28 oct. 2025, 11:02, modifié 1 fois.
Un récital hivernal
Ezra sentit ses lèvres s’étirer en un sourire rassurant dès que leurs regards se croisèrent. Elle hocha doucement la tête, comme pour lui répondre sans paroles, et ajouta tout bas :
« Promis, je ne m’arrêterai pas. On continue ensemble, quoi qu’il arrive. »
Elle garda ses yeux sur Ormen un instant de plus, pour qu’il sache qu’elle le pensait vraiment, puis ses doigts se posèrent à leur tour sur les touches de son piano. Dès les premières notes qu’il lança, hésitantes mais sincères, Ezra se concentra pour les cueillir et les accompagner avec douceur. Elle adapta son tempo, modulant son jeu pour épouser le rythme d’Ormen, comme si elle lui tendait une main invisible pour l’aider à avancer.
Sa voix s’éleva ensuite, claire, presque comme une caresse qui venait se mélanger à la mélodie que les deux pianos émettaient en harmonie pour prononcer quelques mots. Elle se pencha légèrement vers lui, un sourire complice flottant toujours sur ses lèvres.
« Tu vois ? » souffla-t-elle entre deux mesures. « Ça fonctionne déjà. »
Et plus elle chantait, plus elle sentait la timidité d’Ormen se transformer en quelque chose de plus solide, comme si l’harmonie qu’ils créaient ensemble nourrissait aussi sa confiance. Ezra, elle, avait cette lueur dans le regard qui disait qu’elle ne voulait être nulle part ailleurs qu’ici, à partager ce moment avec lui.
« Promis, je ne m’arrêterai pas. On continue ensemble, quoi qu’il arrive. »
Elle garda ses yeux sur Ormen un instant de plus, pour qu’il sache qu’elle le pensait vraiment, puis ses doigts se posèrent à leur tour sur les touches de son piano. Dès les premières notes qu’il lança, hésitantes mais sincères, Ezra se concentra pour les cueillir et les accompagner avec douceur. Elle adapta son tempo, modulant son jeu pour épouser le rythme d’Ormen, comme si elle lui tendait une main invisible pour l’aider à avancer.
Sa voix s’éleva ensuite, claire, presque comme une caresse qui venait se mélanger à la mélodie que les deux pianos émettaient en harmonie pour prononcer quelques mots. Elle se pencha légèrement vers lui, un sourire complice flottant toujours sur ses lèvres.
« Tu vois ? » souffla-t-elle entre deux mesures. « Ça fonctionne déjà. »
Et plus elle chantait, plus elle sentait la timidité d’Ormen se transformer en quelque chose de plus solide, comme si l’harmonie qu’ils créaient ensemble nourrissait aussi sa confiance. Ezra, elle, avait cette lueur dans le regard qui disait qu’elle ne voulait être nulle part ailleurs qu’ici, à partager ce moment avec lui.
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@Ormen Raven
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Un récital hivernal
Au début, Ormen se concentra sur ses doigts, tentant de suivre le fil des notes sans faire d'erreur. Chaque fois qu'il appuyait sur une touche, cela lui donnait l'impression de marcher comme sur une corde raide suspendue au-dessus du vide. Mais plus Ezra avançait, plus son jeu prenait en confiance, comme si sa voix lui servait de guide, une lumière lui servant de guide, une aide sur laquelle se raccrocher pour ne pas tomber. La crainte qu'il ressentait jusqu'à présent céda peu à peu la place à un doux sentiment qui réchauffait sa poitrinee et se diffusait dans tout son corps comme une flamme discrète qui s’éveillait à l’intérieur de lui.
Chaque note résonnait en lui comme une preuve qu’il avait eu raison de s’asseoir et de tenter de jouer. Il sentit sa respiration se caler sur le rythme des accords pendant que son cœur battait en écho avec la mélodie. Les vibrations du piano se mélangeait à la clarté du chant et bientôt il ne sut plus distinguer où commençait l’un et où finissait l’autre. Dans ce flou artistique, il éprouva un soulagement inattendu, il n’était plus seul à porter le poids de ses doutes, Ezra le partageait avec lui sans même qu'ils n'aient besoin de mots.
Ezra de son côté avait-elle repérer un changement dans l’accompagnement d'Ormen, avait-elle perçu qu'il était moins hésitant et plus présent désormais. Elle était le soutien nécessaire à la métamorphose fragile qu’il ne fallait pas brusquer de son compère mélomane.
Dans ce fragile équilibre, quelque chose naquit, non pas une simple chanson mais la promesse d’un langage commun qu’ils venaient d’inventer, un langage où leurs peurs trouvaient enfin une oreille attentive, où leurs solitudes apprenaient à s'effacer, où chaque note leur permettait d'avancer vers une forme de guérison.
La dernière note résonna un instant avant de s’éteindre doucement et un silence ni lourd ni gênant s’installa comme si le monde alentour retenait son souffle pour ne pas briser ce qu’ils venaient de tisser. Ormen encore tremblant, garda ses doigts posés sur les touches, incapable de bouger de peur que tout ne s’efface s’il venait à briser ce moment. Il osa pourtant tourner la tête vers Ezra alors quand dans les yeux du jeune garçon brillait une question muette comme s’il cherchait dans le regard de la jeune fille la confirmation qu’il n’avait pas rêvé.
391 mots
@Ezra Royer
Chaque note résonnait en lui comme une preuve qu’il avait eu raison de s’asseoir et de tenter de jouer. Il sentit sa respiration se caler sur le rythme des accords pendant que son cœur battait en écho avec la mélodie. Les vibrations du piano se mélangeait à la clarté du chant et bientôt il ne sut plus distinguer où commençait l’un et où finissait l’autre. Dans ce flou artistique, il éprouva un soulagement inattendu, il n’était plus seul à porter le poids de ses doutes, Ezra le partageait avec lui sans même qu'ils n'aient besoin de mots.
Ezra de son côté avait-elle repérer un changement dans l’accompagnement d'Ormen, avait-elle perçu qu'il était moins hésitant et plus présent désormais. Elle était le soutien nécessaire à la métamorphose fragile qu’il ne fallait pas brusquer de son compère mélomane.
Dans ce fragile équilibre, quelque chose naquit, non pas une simple chanson mais la promesse d’un langage commun qu’ils venaient d’inventer, un langage où leurs peurs trouvaient enfin une oreille attentive, où leurs solitudes apprenaient à s'effacer, où chaque note leur permettait d'avancer vers une forme de guérison.
La dernière note résonna un instant avant de s’éteindre doucement et un silence ni lourd ni gênant s’installa comme si le monde alentour retenait son souffle pour ne pas briser ce qu’ils venaient de tisser. Ormen encore tremblant, garda ses doigts posés sur les touches, incapable de bouger de peur que tout ne s’efface s’il venait à briser ce moment. Il osa pourtant tourner la tête vers Ezra alors quand dans les yeux du jeune garçon brillait une question muette comme s’il cherchait dans le regard de la jeune fille la confirmation qu’il n’avait pas rêvé.
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@Ezra Royer
Un récital hivernal
Ezra resta immobile un instant, le souffle suspendu comme si elle craignait de troubler la magie du moment. Ses lèvres, encore entrouvertes après la dernière note, tremblaient légèrement, trahissant l’émotion qui la traversait. Puis, lentement, elle rabaissa les mains, ses doigts glissant le long du piano avant de se poser sur le rebord du banc.
Elle observa Ormen, et son sourire naquit doucement, timide d’abord, avant de s’élargir avec une tendresse sincère.
« Tu vois ? » murmura-t-elle, presque comme un secret qu’on confie. « C’était beau. Vraiment beau. »
Elle n’avait pas besoin de dire davantage : tout se lisait dans son regard — la reconnaissance, la surprise, et cette complicité fragile qu’ils venaient de tisser sans le vouloir.
Ezra inspira profondément, laissant les dernières vibrations s’éteindre dans l’air avant d’ajouter d’une voix plus douce encore :
« Tu jouais avec le cœur. C’est pour ça que c’était parfait. »
Elle se redressa un peu, se penchant légèrement vers lui, les coudes posés sur ses genoux.
« Je crois que… c’est ça, la vraie musique, non ? Quand on n’a plus besoin de parler pour se comprendre. »
Son rire, léger et un peu nerveux, fendit le silence avant qu’elle ne détourne le regard vers le piano.
« On devrait recommencer », dit-elle enfin, les yeux brillants d’une excitation tranquille. « Pas tout de suite, mais bientôt. Parce que… je crois qu’on a trouvé quelque chose. »
Et dans cette phrase flottait comme une promesse, celle d’une amitié, d’une harmonie encore fragile, mais profondément vraie.
Elle observa Ormen, et son sourire naquit doucement, timide d’abord, avant de s’élargir avec une tendresse sincère.
« Tu vois ? » murmura-t-elle, presque comme un secret qu’on confie. « C’était beau. Vraiment beau. »
Elle n’avait pas besoin de dire davantage : tout se lisait dans son regard — la reconnaissance, la surprise, et cette complicité fragile qu’ils venaient de tisser sans le vouloir.
Ezra inspira profondément, laissant les dernières vibrations s’éteindre dans l’air avant d’ajouter d’une voix plus douce encore :
« Tu jouais avec le cœur. C’est pour ça que c’était parfait. »
Elle se redressa un peu, se penchant légèrement vers lui, les coudes posés sur ses genoux.
« Je crois que… c’est ça, la vraie musique, non ? Quand on n’a plus besoin de parler pour se comprendre. »
Son rire, léger et un peu nerveux, fendit le silence avant qu’elle ne détourne le regard vers le piano.
« On devrait recommencer », dit-elle enfin, les yeux brillants d’une excitation tranquille. « Pas tout de suite, mais bientôt. Parce que… je crois qu’on a trouvé quelque chose. »
Et dans cette phrase flottait comme une promesse, celle d’une amitié, d’une harmonie encore fragile, mais profondément vraie.
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@Ormen Raven
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Un récital hivernal
Ormen resta silencieux quelques instant fixant toujours de son regard les touches du piano qu'ils venainet d'éffleurer. frémissantes du piano. La mélodie qu'ils avaient jouer à deux semblait avoir laissé derrière elle quelque chose d'invisible comme une sorte de bulle de confiance que nul n'osait troubler.
- Sans ta voix, ce n’aurait été qu’une suite de notes comme une autre, merci pour l'avoir rendue si belle ! lui dit-il
Il eut un sourire hésitant pendant qu'il joua avec une touche précise, produisant un son isolé, fragile comme un soupir.
- Tu sais... Il marqua une pause comme si les mots étaient en cet instant plus difficiles à exprimer que ne l'étaient les accords à jouer. J’ai toujours eu peur de jouer devant quelqu’un, pas à cause du piano mais parce je trouvais ça me mettait trop à nu aux yeux des autres, que j'en montrais trop.
Il releva enfin les yeux vers elle et poursuivit la voix teintée d'une forme de pudeur et de courage d'avoir oser l'exprimer :
- Mais avec toi, ça ne m’a pas fait peur !
L'intensité du moment commençait à le gêner un peu alors il choisit de partir sur une petite touche d'humour :
- Si on recommence une prochaine fois, tu choisis la chanson promis mais pas trop difficile, d’accord ? Je tiens à ma dignité quand même !
Ormen partit alors dans un petit rire qui scellait la promesse qu’elle avait laissée en suspens juste avant discrète mais bien réelle que ce qu'ils venaient d'échanger ne serait pas un moment unique.
262 mots
@Erza Royer
- Sans ta voix, ce n’aurait été qu’une suite de notes comme une autre, merci pour l'avoir rendue si belle ! lui dit-il
Il eut un sourire hésitant pendant qu'il joua avec une touche précise, produisant un son isolé, fragile comme un soupir.
- Tu sais... Il marqua une pause comme si les mots étaient en cet instant plus difficiles à exprimer que ne l'étaient les accords à jouer. J’ai toujours eu peur de jouer devant quelqu’un, pas à cause du piano mais parce je trouvais ça me mettait trop à nu aux yeux des autres, que j'en montrais trop.
Il releva enfin les yeux vers elle et poursuivit la voix teintée d'une forme de pudeur et de courage d'avoir oser l'exprimer :
- Mais avec toi, ça ne m’a pas fait peur !
L'intensité du moment commençait à le gêner un peu alors il choisit de partir sur une petite touche d'humour :
- Si on recommence une prochaine fois, tu choisis la chanson promis mais pas trop difficile, d’accord ? Je tiens à ma dignité quand même !
Ormen partit alors dans un petit rire qui scellait la promesse qu’elle avait laissée en suspens juste avant discrète mais bien réelle que ce qu'ils venaient d'échanger ne serait pas un moment unique.
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