10 sept. 2025, 20:05
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
Samedi 9 juillet 2050
08h30
Avec @Alyona Farrow
Reducio
Reducio
Image
Reducio
Image
Honor Brando, 42 ans
Reducio
Image
Oscar Brando, 41 ans
Reducio
Image
Claire Harper, 38 ans, marraine de Narcisse
Narcisse aurait pu trouver une cheminée commune pour voyager entre les continents et atteindre l'Angleterre par lui-même. Il aurait pu, vêtu de son costume, aujourd'hui parfaitement enfilé, se rendre à sa convocation par ses propres moyens. Après tout, il avait son passeport, la confiance de ses parents, et la meilleure compagne qu'on puisse imaginer pour affronter toutes les épreuves : Klee.

Cependant, en aucune façon, il ne s'était imaginé se rendre là-bas sans la présence de ses parents. Et inversement, eux-mêmes, plus particulièrement Honor, se révélait méchamment opposées à l'idée de ne pas pouvoir accompagner son enfant. Depuis l'incident d'il y a quelques jours, la famille avait fait front d'un seul bloc face à tous les éventuels écueils d'une telle épreuve. Une fois l'émotion passée, la crainte et les mots de travers évacués, Oscar et Claire avaient réussi à reprendre le contrôle de la situation.

Oscar s'était occupé d'Honor. L'homme qui la connaissait le mieux au monde, le seul être humain qui était doté de l'accès absolu à son cœur. Cela faisait des années qu'il ne l'avait pas vu aussi emporté. Emportée à sa manière. Telle la femme d'arme qu'elle avait été, et demeurait encore aujourd'hui : froide, calculée, dangereuse. Très dangereuse, surtout. Ce fut tout juste s'il ne fit pas barrage de son propre corps pour l'empêcher de sortir ses armes dans l'objectif de barricader leur maison en forteresse. Elle ignorait, tous ignoraient ce qui allait suivre, mais elle se refusait à attendre les bras croisés sans rien faire. Tous les progrès qu'elle avait fait avec le monde sorcier se retrouvaient mis en péril. Toute la confiance qu'elle avait petit à petit bâti à l'aide de Narcisse et de sa famille, menaçait de s'écrouler en poussière.

Claire ne fut pas en reste. Avec Narcisse, elle fit preuve de véritables miracles en accélérant toutes les thérapies en cours qu'elle avait envisagé pour lui. Son filleul avait toujours été l'un de ses patients les plus difficiles. Autant en raison du lien émotionnel inébranlable qui les unissait qu'en raison de la complexité de son cas. Rarement avait-elle autant observé autant de culpabilité condensée en un seul organisme, et doublé avec un syndrome du sauveur plus que désintéressé, elle s'était inquiété plus d'une fois de son intégrité. Si on l'écoutait, il aurait été responsable de la grande guerre sorcière de 2044, et l'idée de causer du tracas à sa mère lui était proprement insupportable.

Aussi, une fois la poussière retombée, ce fut la croix et la bannière pour faire accepter l'idée à Honor qu'elle ne pourrait pas accompagner son fils à son audience. Mais ce ne fut pas non plus une partie de plaisir pour Narcisse, de se résigner à devoir les laisser à Londres... Rien que l'accès à Godric's Hollow allait se révéler particulièrement ardu pour l'adolescent.

Il était tellement embrouillé dans ses pensées qu'il lui fallu quelques jours pour penser à Alyona. Sa détresse profonde le torturait lentement, l'idée de solliciter un tel service de la part d'une amie était au-dessus de ses forces. Mais leurs interactions faisaient partie des rares qui lui restaient en mémoire aussi précieusement que les souvenirs avec sa famille. Il pouvait compter sur elle. Et même Honor ressentit une pointe de reconnaissance envers cette pseudo-inconnue qui accepta d'aider son fils.

Et ce, même si cela n'apparaissait pas le moins du monde sur son visage, lorsqu'ils rejoignirent Alyona au point de rendez-vous convenu.

Narcisse se tenait droit désormais, et il confia Klee à Claire, qui semblait s'être mystérieusement pris d'une grande affection pour la petite boule de poils. Si cette dernière protesta un court instant, elle finit par s'apaiser sous les gratouilles de la blonde, qui salua d'un grand sourire la jeune adulte. Narcisse salua son amie d'un immense sourire accompagné d'un geste de main.

"Coucou Alyo ! J'suis trop content d'te voir ! J'espère qu'ça va tes vacances héhé !
- Alyona j'imagine ? Je suis Claire Harper, la marraine du petit Narcisse, qui n'est plus si petit. Et vraiment, je tiens à vous dire à quel point nous sommes tous reconnaissants du geste que vous faites pour notre petit Narc. Il aurait été prêt à y aller à pieds sans vous haha !"

Son visage rayonnait d'une beauté radieuse, et la véritable gratitude qui émanait d'elle ne faisait qu'adoucir ses traits, accompagnant ses rires.

En tapotant l'épaule de Narcisse, Oscar hocha la tête en direction d'Alyona, tout aussi reconnaissant que son amie.

"J'aurais sincèrement apprécié que notre rencontre se fasse dans d'autres circonstances Miss, j'espère que nous aurons la chance de vous avoir à dîner un de ces jours ! Narcisse nous a parlé de vous avec tellement de douceur."

Et à leur inverse, dans un geste qui aurait pu être interprété comme un défi, Honor serra ses mains autour des épaules de Narcisse pour l'amener contre lui et l'entourer de ses bras. Son regard ne discontinua de la jeune sorcière que quelques secondes, durant lesquelles ses paupières se fermèrent pour fusionner dans son câlin avec Narcisse. Lorsqu'elles se rouvrirent, ce fut le regard le plus déterminé que l'on peut imaginer qui se posa sur la jeune sorcière. Froid et métallique, dénué de toute émotion.

Oscar et Claire frémirent en reconnaissant ce regard. Les seuls moment où ils se souvenaient avoir aperçu ce regard correspondaient aux veilles de missions. Les soirs où Honor rassemblait sa concentration et ses ressources meurtrières, avant de partir en déploiement.

Narcisse n'avait jamais vu ce regard, elle y avait veillé. Aussi, il n'eut pas le temps d'en prendre conscience quand il se détacha d'elle pour l'embrasser sur la joue. Elle lui rendit ce baiser, sur le front, avant de le laisser partir vers son amie.

"Prenez-en soin. Nous attendrons ici. Et une dernière chose, s'il n'est pas de retour avant ce soir...
- Maman !"

Honor ne fut pas la seule prise au dépourvu par la détermination de Narcisse. Oscar et Claire aussi pivotèrent d'un bloc pour le regard, alors qu'il rougissait sous l'émotion puissante, armé de son courage sans faille.

"Tout va bien se passer, ok ?"

Après un petit instant de silence, elle finit par lui répondre d'un hochement de tête. Confiante, mais aux aguets. Et la fierté qui coulait dans le sang de la famille de Narcisse faisait écho à sa propre résolution. Avec un petit regard d'excuse, il se tourna vers son amie en souriant doucement.

"Désolé pour ça Alyo... ça va toi ? T'es sûre que t'es ok ?"

Reducio
- Votre PJ est présent ? Oui
- Nom et prénom du PNJ : Honor Brando, Oscar Brando, Claire Harper
- Lien vers la fiche du PNJ :
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Les parents et la marraine doivent être présents le temps d'emmener Narcisse à Londres
Dernière modification par Narcisse Brando le 1 juil. 2026, 18:03, modifié 1 fois.

10 sept. 2025, 21:23
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
9 JUILLET 2050, MATIN,
LONDRES, PUIS GODRIC'S HOLLOW

Alyona, 20 ans,


Ma robe est verte, d'une coupe chic et jolie, accompagnée d'une petite ceinture qui souligne son élégance, à la mode chez les moldus. Elle me va bien et peut se fondre plutôt correctement dans les deux mondes ; c'est un avantage. Aux yeux des autres, elle est sûrement remarquable, et dissimule de ce fait admirablement les ombres inquiètes qui roulent sur mon visage comme des nuages. Si l'enveloppe ne passe pas inaperçue, en revanche le contenu est illisible. Mes traits sont fermés et ailleurs, inquiets et résignés ; gris, ils tranchent avec la couleur et s'effacent derrière elle. Préoccupée, je n'ai pas l'air d'être de ceux qui s'abandonnent aux week-ends, bien au contraire. Mes doigts cherchent où poser leur agitation, et mes sourcils sont un peu froncés. Quel contraste avec ma tenue chic, qui dit tout le contraire du trouble qui voile mon regard !

Je pousse un soupir brutal et fataliste, toute l'inquiétude de mon visage coulant sur le sol. Merlin ! Comme elle m'épuise, cette grande main qui me serre les entrailles ! Pourtant, je sais qu'on attend de moi d'être exemplaire. S'ils savaient ! Et puis, je n'arrête pas de m'interroger, de retourner le problème dans tous les sens. Comment Narcisse a-t-il pu utiliser sa baguette chez-lui, en vacances ? Par Circé ! Cependant, je sais que se questionner est vain, ce n'est pas la faute de mon ami, et je ne peux pas lui en vouloir. Il a fait une erreur, cela arrive à tout le monde, c'est normal et surtout ce n'est pas grave. Mais dans quelle situation je suis, désormais ! Invitée à le conduire devant ma mère. Ma mère ! Ça y est, l'inquiétude remonte, inévitable. Elle déteste tellement les moldus, et son mépris pour les sans-statuts, je le connais si bien. Que va-t-elle dire à Narcisse ? Que va-t-elle faire ? Il n'est pas du genre à se laisser démonter, c'est un garçon solide. Et moi, là-dedans ? J'ai l'impression de l'emmener dans la gueule du loup ; je sais ce qui l'attend et je ne peux rien lui éviter. Et si elle me voit l'accompagner ? Aucun doute, cette information lui parviendra. Comprendra-t-elle qu'il s'agit de mon ami ? Évidemment. La dernière fois que nous nous sommes vues, je lui confiais déménager pour le Passage de Draíocht. Que ses yeux étaient alors froids et déçus ! Que dira-t-elle en me voyant arriver avec Narcisse ? Ne m'a-t-elle pas demandé de faire attention à mes relations ? Merlin, comme cela me donne mal au ventre ! Je n'aurai pas honte d'être aux côtés du jeune sorcier. Je me tiendrai droite, je serai solide. Ce n'est pas grand-chose, juste une matinée. Après, je retournerai à l'Institut comme si rien de tout cela ne s'était passé.
Mais Narcisse, tout de même ! Comme il doit être inquiet, lui aussi !

D'ailleurs, n'est-ce pas lui que je vois arriver au loin, avec les siens ? Sa famille ! Oh, par Circé, comme ils doivent détester ce monde qui leur prend aujourd'hui leur fils et les empêche de le suivre !

Mes mains sont moites et entortillées l'une à l'autre. De loin, je peux compter sur l'élégance de ma tenue pour dissimuler mon trouble, mais de près, il éclatera sûrement davantage que ce vert dont je suis vêtue. Alors, je prends une grande inspiration (tremblante), ancre mes pieds dans le sol et inspire calmement, essayant de détendre les traits de mon visage. Je n'ai nulle envie de paraître inquiète, cela les alarmerait. Mon visage doit rester de marbre, comme si ce n'était rien. De marbre mais pas de glace, la lumière peut encore éclairer sa surface. Et puis, je n'ai vraiment pas envie de ressembler à ma mère, pas à cet instant. Ont-ils compris que je suis la fille de la sorcière qui a convoqué Narcisse ? Merlin, Merlin, j'espère que non. Comment pourraient-ils me faire confiance, si c'était le cas ?

Quelle famille ! Tous sont présents pour le jeune Poufsouffle, même sa boursouflette. C'est dire comme ils s'aiment. Mon ami a de la chance d'être accompagné de cette manière, et en même temps il le mérite, c'est un sorcier incroyable. Dire qu'aujourd'hui ils me le confient... Un frisson d'angoisse revient, comme la brise, frôler mon corps. Je dois faire bonne impression, renvoyer une image positive, les rassurer. N'est-ce pas pour cette raison que je me suis bien habillée ?

« Bonjour ! m'exclamé-je. C'est bien moi, Alyona Farrow, enchantée. Je suis ravie de faire enfin votre connaissance. Et je suis aussi contente de te revoir, Narcisse. »

Je glisse un regard chaleureux et un sourire sincère à mon ami. Même dans cette situation, il trouve le moyen de garder de l'enthousiasme. Et moi qui tremble derrière ma peau ! Il parvient à m'apaiser un peu.

La marraine de Narcisse dégage quelque chose d'agréable et d'amical, qui me met à l'aise. On peut s'accrocher à son regard sans craindre de glisser. Son père, par contre, colore mes joues de rouge avec ses mots. Dîner chez eux ? De la douceur ? Mon regard chute un peu, embarrassé. Qu'est-ce que Narcisse a bien pu leur confier sur moi ? Et que répondre ? Je sens que je vais bafouiller, surtout avec ces iris non loin, ces iris qui m'observent et vers lesquels je ne me suis pas encore tournée.

« Oh, merci, réponds-je simplement, j'espère aussi que nous pourrons nous revoir dans d'autres circonstances. »

Et là, mes yeux glissent vers la mère de Narcisse, et mon corps ne sait que choisir entre s'empourprer davantage et pâlir. Quelle femme ! Elle dégage quelque chose de sauvage, de dangereux et de puissant, comme une lionne à l'ombre d'un arbre. Avec elle, je sais d'instinct que je ne pourrai pas mentir, m'échapper ou chercher à la tromper. Elle est peut-être moldue mais elle n'est pas sans défense, et elle n'a pas froid aux yeux. Son regard me perce la peau, me donne envie de chercher ma baguette des doigts, se plante dans mon cœur et me fige tout à fait. Même mon souffle a du mal à regagner mes lèvres pour s'échapper, il se tord sur la route. Pourtant, je parviens difficilement à m'arracher à ses yeux. Ils me font prendre conscience de l'amour féroce de Mrs Brando pour son fils, et de la responsabilité qu'elle daigne me donner en me le confiant. Il est de mon devoir de prendre soin de Narcisse, et cette nécessité éclate totalement dans les paroles de la militaire.

J'arrive à effacer le rouge de mes joues et à froncer légèrement les sourcils pour afficher un air sérieux et déterminé, de ceux qui ne laissent aucun doute sur leur sincérité.

« Je vous promets qu'il sera de retour ce soir et que je prendrai soin de lui, Mrs », affirmé-je promptement juste après l'exclamation de Narcisse.

Je me sens coincée entre deux lionnes : d'un côté ma mère et de l'autre celle de mon ami. Elles m'impressionnent. Je sais que je ne peux pas grand-chose contre elles, mais je me pense capable de rester droite, farouche dans ma détermination, le regard haut, en tremblant mais sans faiblir ni baisser les bras. Je n'ai pas leurs forces, j'en suis sûre ; chacune à leur manière, elles pourraient m'écarter sans souci. Cependant, j'existerai, je ferai valoir ma volonté, et je ne reculerai pas. Je deviens grande, moi aussi, et de plus en plus, je trouve le courage de m'affirmer, de garder le menton haut malgré mon cœur qui tonne et mon souffle qui se perd. Si ma mère cherche à humilier trop durement Narcisse et à m'atteindre par ce biais, elle sera surprise de me voir lui répondre ; je ne la laisserai pas faire si c'est injuste. Et si la mère de mon ami me juge trop vite et ne me pense pas à la hauteur, elle verra comme ma peau est une écorce endurante, et à quel point je n'ai pas peur de me relever les manches pour tenir mes promesses.

C'est ainsi que je garde le front haut, même si mes yeux sont un peu baissés. Cependant, quand Narcisse se tourne vers moi, j'abandonne cette fermeté pour un sourire sincère.

« Ne sois pas désolé... Je vais bien, oui, je vais bien. Et toi ? Ça va ? Tu te sens prêt ? »

J'aimerais pouvoir lui dire qu'il n'a rien à craindre, que cela se passera bien, qu'aucun mal ne lui sera fait, que ce ne sera qu'une formalité, qu'un rappel des règles pour qu'il ne recommence plus et fasse attention, mais le fait est que je n'en sais rien, que je ne peux rien garantir, et que je connais trop bien la dureté de ma mère pour ne pas m'inquiéter moi aussi. Je ne peux faire aucune promesse à mon ami, si ce n'est celle de le soutenir un maximum à ma façon. C'est peu, et je m'en veux. Mais réussirai-je à plaider en sa faveur contre ma mère, s'il le fallait ? Trouverai-je le courage de dire à celle qui m'a élevée que je trouve sa punition trop dure ? Qui suis-je pour juger son travail ? Et quelle portée peut avoir ma voix, quand je sais que la cheffe de ma famille souhaite que j'emprunte un chemin plus proche du sien et de ceux au sang pur ? Je n'ai aucune idée de ce qui nous attend, Narcisse et moi, et je suis tellement désolée qu'il doive rencontrer ma mère !

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht

13 sept. 2025, 18:22
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
Prêt ? Bien sûr que je suis prêt ! Je vais m'expliquer et je dirai simplement la vérité, que c'était un accident et que j'ai fait ça pour aider maman. En plus, toute ma famille est au courant du secret magique, et on habite au milieu de nulle part. Il m'en a fallu du temps, pour rassurer maman, et la convaincre que Alyona est mon amie et qu'elle tient à moi, qu'elle veillera sur moi. C'est pour cela que je la regarde juste avant de répondre à mon amie, d'un sourire confiant et en bombant le torse, un hochement de tête déterminé agitant mes cheveux.

"Mh ! Moi ça va ! J'ai juste fait une boulette, j'vais assumer héhé !"

Et les vibrations de ma baguette ne sont pas là pour me contredire. Elle semble tout autant emballée que moi à l'idée de rencontrer cette fameuse secrétaire. Après tout, peut-être qu'elle m'en apprendra, des choses ! En plus, c'est la maman d'Alyona, elle ne peut que être une bonne personne, c'est obligé.

En croisant le regard de maman, je vois qu'elle se sent rassurée par tout ça. Par mon comportement, par celui de papa et de Claire, et surtout par celui d'Alyona. Oh, je crois qu'elle va bien l'aimer, au final. Si elle ne se laisse pas démonter, elles vont forcément s'entendre, au bout d'un moment, et je reconnais sans mal le petit changement dans les yeux de maman, lorsqu'elle comprend que mon amie sera à la hauteur. Je leur souris à tous, avant d'agiter la main et de les regarder.

"Vous inquiétez pas va, j'vous raconterai tout !"

Et finalement, je peux de nouveau regarder Alyona, et presque sans hésiter, glisser ma main dans la sienne en souriant. Le contact de sa main me fait encore davantage sourire. Dans un souffle, je crois que je me sens mieux.

"Quand tu veux héhé."

Le transplanage. J'ai pas du tout aimé ça la première fois que j'ai testé avec quelqu'un. Mais depuis le temps, je crois que j'ai trop envie de tester de nouveau, et j'ai hâte d'apprendre moi-même !

23 sept. 2025, 09:48
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
Je me suis fait la promesse de ne pas me montrer préoccupée face à Narcisse et sa famille. C'est mon devoir, ma résolution, et je m'y tiendrai. J'ai coincé mon inquiétude dans une boîte, fourré mes pensées agitées dans un carnet et transformé l'ombre de mon regard en poussière ; j'ai tout enfoui dans un tiroir, et j'ai avalé la clef. Elle a fondu sur ma langue comme un poison. Rien ne sortira de là, je conserverai ma stabilité, mon assurance, ma sérénité. Mon univers tangue un peu, mais je suis assise sur un meuble de bois dont le tiroir restera clos. C'est au moins cela de sûr. Je ne connais pas la suite, ni ce que Narcisse devra traverser, ni ce que ma mère dira, ni comment elle agira, mais je sais que je resterai droite. Je ne veux pas être un roseau qui plie et se courbe, je préfère la verticalité d'un arbre et la robustesse de son tronc. Je serai solide, ne trahirai rien de ce qui se joue en moi. Même si la bravoure de mon ami ne parvient qu'à faire naître un pâle sourire sur mes lèvres sans force, mes sourcils ne se foncent pas de crainte, et aucun tremblement ne me menace. J'ai encore le goût ferreux de ma promesse sur la langue.

Ma résolution prend le dessus et m'emporte comme une flèche. Mon inquiétude est justifiée, mais elle ne doit pas tout écraser ou s'imposer. C'est vrai, je connais ma mère, je sais qu'elle ne fera aucune concession, qu'elle n'abandonnera pas ses idées, que son cœur ne s'attendrira pas quoi que Narcisse dise, et surtout qu'elle demeurera inflexible. Elle n'est pas Secrétaire d'État pour pardonner les erreurs mais bien pour les punir, et Merlin sait qu'elle prend son rôle au sérieux. Mais c'est ma mère, et c'est mon ami, et il se joue bien des choses dans mon cœur tout serré, bien des choses qui font que je ne parviens pas à renoncer à l'idée que cela peut bien se passer. J'y crois, même un peu. C'est peut-être ridicule, mais j'ai tellement d'admiration pour ma mère, pour le chemin qui a été le sien, pour son courage et sa droiture, sa force et son exemple ; je l'aime, et il m'est difficile de penser qu'elle puisse faire du mal à Narcisse. Parce que c'est ma mère, et parce que c'est mon ami. Au-delà du sang et des rôles, les deux me sont chers, et je ne peux pas imaginer que l'une puisse faire souffrir l'autre. Ce serait me blesser directement.

Je lisse du bout des doigts mes réflexions comme les plis de ma robe, jusqu'à ce que tout me paraisse en ordre, apaisé. La mer est encore calme, pourquoi craindre les tempêtes ? Il faut déjà lever l'ancre avant de redouter le temps.

Le contact de la main de Narcisse finit par me convaincre : cela se passera bien. Le sorcier n'a pas la poigne qui tremble, alors pourquoi l'aurais-je ? Je lui souris et serre un peu sa main pour lui donner du courage.

« Dans ce cas, c'est parti ! »

Mon visage se tourne vers la famille du Poufsouffle, je leur adresse un petit signe de tête et un regard solide, puis nous transplanons.

Le monde et mes entrailles se tordent comme une serpillière, laissant une sensation de nausée, mais cela ne dure qu'un bref instant. En un clignement d'œil, Narcisse et moi nous retrouvons à Godric's Hollow, face au Consilium qui nous écrase de son ombre. Habituée à ce moyen de transport que j'utilise régulièrement, mon corps se remet vite de ces sensations. Cependant, j'imagine qu'il faut plus de temps à mon ami, alors je lâche doucement sa main, sans rien dire, lui laissant quelques secondes pour se remettre du voyage, et en profitant pour ranger ma baguette dans la poche qui lui est dédiée.

Ma mère m'a-t-elle vue arriver, des fenêtres de son bureau ? Ce n'est pas son genre de s'y pencher, elle est toujours courbée sur ses dossiers, concentrée sur son travail. Pourtant, un frisson ne manque pas de courir dans mon dos. C'est comme si ses yeux étaient sur moi, comme si son regard me suivait comme le soleil. Quand je suis dans cette ville, j'ai toujours la sensation de me tenir dans la paume de la main de ma mère, comme si c'était elle qui y régnait. C'est puéril et ridicule.

Je rejette ces craintes d'enfant pour me tourner vers Narcisse.

« Ça va ? Le voyage ne t'a pas rendu trop malade ? le questionné-je avant d'ajouter, avec moins d'assurance, le regard glissant sur le bâtiment qui semble nous défier de son orgueil : Voici le Consilium. C'est là que tu es attendu. »

Le silence s'étale comme un voile sur mon corps. Je n'aime pas cet endroit, je n'aime ce qu'il renvoie, cette grandeur mêlée d'effroi. Ce lieu n'a rien d'accueillant, il est froid comme ceux qui l'occupent. Jamais je n'aurais pu travailler là, m'enfermer dans des bureaux obscurs sans voir le soleil, passer mes journées penchées sur des recherches loin de la terre, des feuilles et du vent. Je n'aurais pas pu accepter cet avenir, même s'il s'était avancé vers moi. Le Consilium m'est de plus en plus difficile à affronter. Sa stature m'écrase, sa puissance est magnétique mais ses ombres pleines d'araignées me dégoûtent. Je n'y trouve plus la fascination qui m'avait touchée lors de l'inauguration.
Je n'aime pas savoir que Narcisse va devoir y entrer.

« Tu sais, ma mère... »

Les mots meurent dans ma bouche.

Ma mère n'est pas tendre ? Ma mère n'a aucune pitié envers ceux qui ne respectent pas les règles ? Ma mère déteste les nés-moldus ? Ma mère se montrera sûrement dure, froide, insensible et manipulatrice ? Tu ne peux pas t'y fier ?
Je ne sais pas quoi dire. Quoi que je prononce, mon cœur se tord d'avance. L'inquiétude revient avec ses grandes bottes. J'avais pourtant promis de ne pas la laisser gagner.

Alors, ma bouche se ferme brusquement. Je voudrais prévenir mon ami, lui confier ce que je crains, mais je n'y parviens pas. Tous les mots sont bloqués dans ma gorge, ils s'y entassent et la serrent. Je me sens tellement impuissante et pitoyable.

Je baisse les yeux, vaincue.

« Tu veux que je t'accompagne ? »

L'inquiétude a gagné mon regard quand il plonge dans celui de mon ami. Quelques nuages gris se sont amassés sur mes cheveux de feu. Je ne veux pas le laisser entrer seul dans ce grand bâtiment. Je dois l'accompagner, c'est mon rôle, et c'est ce que sa famille attend de moi.
Mais risquer de croiser ma mère ? L'apercevoir dans son Secrétariat ? Qu'elle me voit avec Narcisse ? Est-ce que cela ne porterait pas préjudice au sorcier ? Par Merlin ! J'en ai presque la nausée.

De toute manière, mon ami préfère y aller seul, et je ne peux pas insister, je n'en ai pas la force. Je suis contrainte de rester là comme une idiote, face à ce Consilium immense qui avale Narcisse comme une grande bouche, juste après lui avoir lancé quelques paroles et un sourire que je souhaite encourageant.

« Je ne bouge pas, je resterai là. »

Et mon corps de bitume s'enracine dans l'attente.


Action de Narcisse vue avec son joueur !

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht

29 sept. 2025, 18:45
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
"Erug... Nan, nan, t'inquiète, ça va... j'ai d'jà transplané avec les parents d'une amie. Ourg, eurk. Ah, mieux !"

Déclamé-je d'un ton tonitruant, tapant ma poitrine pour me remettre l'estomac en place, ignorant les nausées qui tentaient de s'emparer de moi. Je crois que j'aime bien ça, au final, le transplanage. Il n'y a pas le risque de tomber du balais, c'est infiniment plus rapide, et en plus, c'est plus cool. Enfin, je trouve, personnellement. J'ai déjà énormément d'idées pour le transplanage, et je n'ai qu'une hâte, c'est de pouvoir m'y essayer. Je m'imagine déjà me téléporter derrière mon adversaire pour le prendre au dépourvu, ou alors me téléporter en l'air, le dernier endroit où un partenaire de duel songerait à regarder. Bref, beaucoup trop de possibilités, et si peu de temps.

C'est en me redressant dans la direction que mon amie me désigne, que c'est là que je réalise que c'est la première fois que je pose les pieds dans cette ville. Nos silences se prolongent et perdurent, l'un avec l'autre. Typiquement, il s'agit du genre de bâtiment que je suis incapable d'apprécier. Trop grand, trop froid, trop impersonnel, dont les acteurs errent sans but, grippés dans un mécanisme qui les dépasse. Enfin, ça, c'est ce que mes parents me racontent. Pour ma part, je ne me sens pas à l'aise, surtout car ce genre de bâtiment me fait penser à celui qui a blessé maman. Un immense ministère, incendié, explosé, la laissait estropiée à vie, manquant de la tuer.

Mon poing se referme, empli d'une détermination renouvelée, me voilà prêt à tout affronter. Sapristi, s'il y avait bien une catégorie de sorciers qui mériterait de se faire rabrouer, ce sont bien les dirigeants de ce genre de lieu !

"Mh ?"

Oui ? Je t'écoute, qu'as-tu à me dire ? Une mise en garde ? Une parole rassurante ? J'ai l'impression que je ne le saurais jamais, et je souris en la voyant hésiter, puis se taire. Je hoche simplement la tête dans sa direction, avant d'éclater d'un rire cristallin, presque apaisé par ses mots.

"Non, merci."

Je passe ensuite mon bras autour de ses épaules pour la serrer contre la mienne, avant de lui lancer un sourire rassurant, et un regard plein de confiance. La seule chose que j'ai à me reprocher, c'est d'avoir utilisé par mégarde ma baguette. Et je l'ai fait de bon cœur ! Pour aider maman ! C'est évident qu'ils vont comprendre, que cette dame va comprendre, je vais simplement lui dire la vérité, et tout se passera bien, j'en suis convaincu.

"Merci Alyo, je reviens vite !"

Je rajuste ma veste de costume, expire un grand coup, avant de la saluer en retour, pénétrant dans ce lieu tout aussi magique qu'intimidant.

Par Merlin, je pense que j'aurais préféré qu'elle m'accompagne, au moins pour me guider ! Les couloirs vont dans tous les sens, et je dois passer une foule monstre simplement pour accéder au bon secrétariat. J'aurais adoré le découvrir dans d'autres circonstances, mais le policier magique qui m'emmène jusqu'au bureau me fait passer toute envie de poser des questions. Un mélange d'excitation étrange et de frayeur me maintient en éveil, et stimule toutes mes capacités mentales. Ce n'est qu'en arrivant devant la porte qu'une petite voix me souffle que tout risque de ne pas se passer aussi bien que je l'espérais.

L'homme me laisse seul, je le salue joyeusement, sans obtenir la moindre réaction de sa part. Quel professionnalisme, j'adore ! Un petit raclement de gorge, et sans trop y faire attention, je tapote mes épaules et ma poitrine pour corriger les éventuelles pliures. Mes cheveux sont toujours autant en bordel, aussi indomptables qu'au premier jour, j'ai renoncé à tenter de faire quoi que ce soit avec eux.

Enfin, sans lever le poing, je toque à la porte, essayant de toutes mes forces de me préparer à toutes les possibilités, alors que le stress enfonce enfin ses griffes dans ma poitrine.

N'hésite pas à faire rentrer Narcisse dans ton post suivant. Tu peux considérer qu'il saluera d'un ton enjoué et poli, toujours aussi naïf et innocent !

8 oct. 2025, 21:49
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Anastasia Farrow
- Lien avec le PJ : Mère
- Lien dans le répertoire : post du répertoire
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? Oui.
- Si "oui", impact envisagé : Ce RP permettra d'aborder plus frontalement la relation d'Alyona avec sa mère, relation qui se dégrade du fait de leur difficulté à communiquer. Ce RP fera aussi évoluer leur relation, car Anastasia apprendra que Narcisse est un ami d'Alyona, détail qu'elle aura du mal à accepter et qui la rendra sûrement plus dure avec sa fille.
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : Ce RP a aussi un impact sur Narcisse, puisque c'est là sa première rencontre avec le Conseil et ses lois.
Reducio
Nous l'avons un peu oubliée dans les premiers posts, alors je la glisse ici.
L'enveloppe est blanche et soignée. Elle porte le sceau du Conseil des Sorciers.
Le Grand-Duc qui l'apporte ne la remet qu'au destinataire. Il repart directement une fois la lettre déposée.
Conseil des Sorciers
Secrétariat au Secret Magique


Narcisse Brando
Ballinglanna, Irlande


À Godric's Hollow, le 2 juillet 2050

Objet : Convocation à une audience disciplinaire


Mr Narcisse Brando,

Par cette lettre, nous vous informons que nous vous convoquons à une audience disciplinaire, suite au signalement d'un manquement de votre fait à l'égard du Secret Magique.

Afin de recueillir vos explications sur les faits qui vous sont reprochés, nous vous prions de bien vouloir vous présenter avec votre baguette magique à l’adresse suivante le 9 juillet 2050 à 9h00 : Consilium, place Armand Malefoy.

Si vous choisissez de ne pas vous présenter à cette convocation, vous encourrez d'importantes sanctions. Merci de prendre note qu'aucune excuse ne pourra être tolérée pour justifier d'une absence à cet entretien.

Veuillez agréer, Mr Brando, l’expression de ma considération distinguée.

Anastasia Farrow,
Secrétaire d'État au Secret Magique



Image
point de vue d'Anastasia Farrow
crédit œuvre : Johanna Harmon



C'est un bureau impeccable dans une pièce qui l'est tout autant. Les dossiers sortis sont fermés, alignés avec le bord de la table, soigneusement placés dans un coin ; les autres, nombreux, occupent des armoires verrouillées, sobres et élégantes, sombres et chargées, presque menaçantes si on les imagine tomber. Le lieu est frais pour un mois de juillet. Minimaliste, il n'a pour fantaisie qu'un tableau représentant une campagne enneigée sur laquelle règne un brouillard mouvant. Un très joli bouquet au parfum discret complète cet aspect plus naturel ; il occupe seul une petite table obscure, placée dans le coin de la pièce. Une tasse de thé est posée sur le bureau, à distance des dossiers. Earl Grey, murmure sa senteur. Elle fume, encore chaude. À côté de cette tasse, une baguette au bois sombre, et un dossier ouvert sur un parchemin presque vierge. Une femme a le regard courbé dessus.

C'est une femme assez charmante, aux traits fins, semblable à la pièce qu'elle occupe dans son esthétique élégante et simple. Sa peau est pâle, blanche ; ses cheveux sont roux, longs, attachés ; ses yeux sont noisette, calmes, encore cachés derrière ses paupières. Son allure est soignée. Parée de quelques bijoux discrets, la sorcière est vêtue d'une robe sombre aux ornements raffinés, qui par contraste met en valeur son visage et la couleur chaude de ses cheveux. Elle est plutôt mince et ses mouvements sont assurés et gracieux ; elle paraît tant détachée et sereine qu'on la croirait appartenir à un tableau. Elle dégage un certain charisme, il est évident qu'elle n'est pas n'importe qui. Se plaît-elle à l'exprimer ?

On frappe à la porte. La baguette est saisie, et un geste du poignet plus tard, le battant s'ouvre pour laisser à Narcisse le soin d'entrer. Une fois dans la pièce, la porte se referme derrière lui.

La Secrétaire d'État ne daigne pas lever la tête durant la présentation du jeune sorcier. Son doigt posé sur un parchemin, elle semble davantage occupée à lire qu'à écouter. Il lui faut de longues secondes, qui peut-être donneront l'impression de se transformer en minutes, pour lever le regard vers le petit Poufsouffle.

Une inquiétante complaisance brille dans ces pupilles-là. Les lèvres de la sorcière sont étirées en un sourire poli et agréable. Son ton est bienveillant.
Le loup s'est déguisé. Gare à qui ne le comprendrait pas.

« Bonjour Mr Brando. Ou peut-être préférez-vous Narcisse ? Venez, venez, installez-vous face à moi. »

Anastasia clôt d'une main son dossier avant d'inviter le jeune sorcier à s'approcher, paume ouverte vers lui, regard cordial, presque curieux. Souriante, elle ressemble de manière tout à fait frappante à une Alyona plus âgée. On pourrait s'y méprendre.

Elle regarde à peine Narcisse. À quoi bon ? C'est un sans-statut comme un autre. Il ne mérite pas son intérêt, et elle n'accorde aucune importance à ce qu'il peut dire, à son ton enjoué et à sa politesse. Tout cela est insignifiant et inutile. Elle perd son temps à le faire venir, et elle le sait. Pourtant il est là, dans son bureau, face à elle. Ce n'est pas tous les jours qu'un gamin comme lui se présente pour les faits qui lui sont reprochés. Alors, il mérite de servir d'exemple. La sorcière ne souhaite pas non plus en faire un martyr, cela lui nuirait. L'essentiel est de faire régner l'ordre, de montrer la main de fer du Conseil, de permettre à ceux qui voudraient s'y opposer de comprendre à qui ils ont à faire. Les actes ne sont pas sans conséquences. C'est ce qu'ils doivent retenir — et ils le retiendront.

« Est-ce la première fois que vous entrez dans le Consilium ? C'est un magnifique bâtiment. Un peu imposant, certes, mais il est à la hauteur du pouvoir qu'il représente. »

Elle pourrait lui proposer du thé, ou n'importe quelle autre boisson, mais cette pensée ne la traverse même pas. Proposer de quoi boire à un sans-statut ? Qui plus est à un sans-statut au comportement imprudent ? Ce n'est pas dans ses habitudes. Pourtant, elle a l'air presque accessible avec ce sourire, presque amicale. On en oublierait son statut, sa fonction, et les idées qu'elle défend.

« Godric's Hollow est une capitale très différente des villes moldues, vous ne trouvez pas ? »

Voilà le nœud qui s'expose. Les moldus.
Le mépris et la haine lui traversent le cœur. Ses traits ne bougent néanmoins pas d'un cheveu. Toujours ces lèvres étirées, toujours ces iris terreux. Anastasia parvient enfin à observer Narcisse. Son visage, sa tenue soi-disant habillée, sa baguette... Cela la repousse. C'est terrible qu'il soit obligé de venir salir son bureau de ses chaussures. Est-ce donc le seul moyen de lui faire comprendre à quel point il n'est rien ? À Durmstrang, il n'aurait jamais pu être élève et toucher à la magie. Dommage que ce ne soit pas le cas au Royaume-Uni.

Ah, par Baba Yaga, comme cela s'annonce fade ! Pourvu que ce soit rapide, que ce gamin comprenne facilement, qu'il reste docile. Anastasia est une femme occupée, elle n'a pas de temps à perdre avec un énième sans-statut au comportement problématique.

Il me semble qu'il faudra ajouter la balise [PNJ].

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht

1 nov. 2025, 17:52
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
Danger, danger, danger. Toutes les alarmes se déclenchent, tous les voyants s'illuminent pour scintiller en rouge, tentant d'alerter Narcisse de la menace face à laquelle il vient de se présenter. La femme face à lui n'est pas le genre d'adversaire qui peut se défaire au combat, au corps à corps, à la magie... Elle n'est pas de celles qu'il pourrait espérer vaincre un jour, peu importe les moyens employés. Narcisse n'est pas de cette trempe, il ne le sera jamais, il sera éternellement vulnérable face aux personnes comme cette Anastasia. Celles qui s'avancent visage couvert, à l'abri, ne menant que les combats gagnés d'avance, sans jamais s'exposer. Tout le contraire de lui, qui avance face contre soleil, au clair, au vu et au su de tous, sans feinte ni dissimulation. Il mènera tous les combats, y compris ceux dépourvus de chance de victoire, et il se fera écraser. Il n'en a même pas conscience, mais il a déjà perdu, et son inconscient tente vainement de l'en alerter par tous les moyens.

Et l'instant d'après, tout cela s'éteint. Son corps se relâche dans une expiration enjouée, accompagnant son hochement de tête lorsqu'il s'approche après avoir été invité.

"Bonjour m'dame ! Euh, j'sais pas, vous préférez quelque chose ? Après j'suis là pour une bêtise, donc vous pouvez décider, je pense..."

C'est qu'il n'oublie pas entièrement pourquoi il est là, après tout. Il est toujours du genre à reconnaître ses fautes et à faire preuve de bonne volonté dans la réparation de ses bourdes, quelles qu'elles soient. Il ne perçoit pas le moins du monde la tension ni la menace, ses instincts n'étant pas encore suffisamment affûtés pour lui permettre de se tenir sur le qui-vive. Et même si cela avait été le cas, qu'aurait-il pu faire face à un tel sourire désarmant, surtout avec une femme dont le visage ressemblait bien trop à sa grande sœur de cœur.

Il l'écouta en souriant, bien droit, mais sans être raide. La posture d'un combattant à en devenir au repos, son regard furetant à droite et à gauche, dévoré par la curiosité d'un endroit comme celui-ci. Toujours prêt à découvrir et à apprendre de nouvelles choses. Le garçon répondit dans un sourire enjoué, un léger rouge aux joues.

"Oh, oui m'dame ! Il est grave impressionnant, j'ai failli m'perdre haha !"

Seul lui pouvait rire dans une situation pareille, sa légèreté avait le plus grand mal à périr, même dans un moment comme celui-ci. Ses bras passèrent le long de son corps, avant que l'une de ses mains ne remontent pour passer dans ses cheveux en bataille.

"Mmh... un peu ouais, y'a pas d'affiche publicitaire, y'a pas d'écran géant, y'a pas d'tram, y'a pas plein de choses ! Mais y'a des gens aussi par contre, ça c'est pas très différent héhé. Après j'habite dans un endroit un peu perdu donc j'ai pas trop eu l'occasion d'voir des villes comme celles-là, vous voyez ?"

Un sous-entendu insultant pour les moldus ? Voilà un élément de la question de son interlocutrice qui passa royalement et largement au-dessus de sa tête remplie de naïveté. Oui, certes, une petite tension était bien présente, mais pourquoi se sentirait-il en danger ?

7 nov. 2025, 19:06
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
« Eh bien, Narcisse conviendra tout à fait », tranche Anastasia à propos de cette question d'appellation. Elle ne compte pas non plus se prendre la tête avec ces détails, et si le garçon ne sait pas choisir, alors le fera. Son attention est davantage arrêtée sur le terme qu'il a employé, cette « bêtise ». Ce sans-statut dédramatise-t-il ses actes ? Croit-il que ce n'est rien ? Simplement une erreur, un accident, une faute de parcours qu'on peut réparer ? Narcisse Brando pense-t-il qu'Anastasia a pris le temps de le recevoir pour une bêtise ? Les bêtises s'oublient et se reproduisent. Lui se souviendra de celle-là, il peut en être certain. Comme la Secrétaire se souviendra de son mot au cours de leur échange, qu'elle espère rapide. Elle n'a pas des heures à perdre avec un enfant comme lui ; s'il ne sait pas mesurer les conséquences de ses actes, il l'apprendra vite. Elle compte bien l'expédier au plus tôt de son bureau, le simple fait d'être en sa présence l'agace déjà.

Pourtant, Anastasia n'en montre rien, continuant à sourire, cet air calme et ouvert illuminant ses traits froids. Ses lèvres parviennent même à s'étirer davantage quand Narcisse fait part de ses impressions concernant le Consilium, comme si elle était légèrement amusée et attendrie. Se rappelle-t-elle de ce sentiment qui lui a pris le cœur en découvrant pour la première fois ce bâtiment dans lequel elle travaille désormais ? Se souvient-elle de la fierté qui l'a poussée à garder le dos droit et à lever le menton quand elle a enfin pu se dire importante, Secrétaire d'État, main mouvante de ce Conseil qui fait régner l'ordre depuis la chute du Ministère de la Magie ? Peut-être se le remémore-t-elle quelques fois, effectivement, mais pas ici, et pas avec attendrissement et émotion. Ce n'est pas une femme qui se laisse émouvoir, elle se croit beaucoup plus forte et au-dessus de tout cela.

L'ancienne élève de Durmstrang manque de balayer les paroles du jeune Poufsouffle du revers de la main quand il commence à mentionner tous ces éléments moldus. Bien sûr, elle voit à peu près ce dont il s'agit, il faut connaître ce qu'on répugne, mais tout de même ! Elle ne lui a pas demandé une liste de différences, et cela lui importe peu de savoir ce qu'il y a dans des villes moldus. Même là où il habite, Merlin ! qu'en a-t-elle à faire ? Ce garçon l'ennuie déjà. Ne comprend-il pas qu'il faut en venir à l'essentiel, faire profil bas, garder ses yeux vers le sol et ne pas se lancer dans de grandes phrases sans importance ? Anastasia se demande s'il est un tant soit peu doté de raison. On pourrait même le croire enjoué, ravi. Pourtant, elle devine également une certaine anxiété derrière ses gestes ; le Poufsouffle n'est pas tout à fait à l'aise, assez pour se permettre de parler de tout et de rien, peut-être, mais il a conscience de là où il se trouve. Du moins, la Secrétaire l'espère, car elle en a déjà vu assez, des idiots comme lui. De toute manière, elle compte bien le lui faire comprendre et le remettre à sa place, même s'il lui faut d'abord lui montrer un visage aimable pour ensuite le confronter à la rigidité et à l'intransigeance du Conseil.

« Je vois très bien, Narcisse, je vois très bien... » répond-elle avec calme et amusement, balayant en même temps ce sujet pour passer à autre chose — tout sauf ses confidences personnelles et ses propos sur les villes moldues.

Anastasia aimerait qu'il n'aperçoive qu'une fois Godric's Hollow, qu'il n'y revienne plus jamais. Les sans-statuts comme lui ne devraient même pas avoir accès à ces rues. Se rend-il compte de la chance qu'il a ne serait-ce que d'entrer dans son bureau ?

Tout cela pour une « bêtise », n'est-ce pas ?

« Mais rassurez-moi, ce n'est pas pour découvrir Godric's Hollow que vous avez usé de magie chez vous ? » demande-t-elle sur le ton de l'amusement, se penchant légèrement vers lui, comme si elle l'interrogeait à la façon d'une amie.

Son sourire s'étire encore, carnassier sous son masque.

La sorcière se redresse, retrouvant un air plus professionnel. Son regard revient sur ses dossiers, elle ouvre rapidement celui qu'elle avait refermé avec l'arrivée de Narcisse. Le temps des discussions légères et plaisantes sur le beau temps de Godric's Hollow semble se terminer là. Les sourcils de la Secrétaire se froncent un peu, mais elle paraît calme, sereine, semblant même prendre son temps, comme si elle était à l'aise. Après tout, c'est le cas. Souhaite-t-elle que le Poufsouffle le soit aussi ? Sûrement, si cela l'emmène à ne pas voir les pièges qu'elle lui réserve.

Anastasia suspend brusquement son geste pour lever ses yeux vers le jeune sorcier. Elle lui sourit légèrement avant de tapoter du bout des doigts la surface de son bureau.

« Pouvez-vous poser votre baguette sur mon bureau ? Ne vous inquiétez pas, c'est simplement une question de formalité. »

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht

19 nov. 2025, 13:20
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
Un épouvantable frisson trancha la moelle épinière de l'adolescent lorsque Miss Farrow lui demanda de déposer sa baguette. À nouveau, tous ses sens se mirent en alerte, déclenchée par son instinct qui tentait encore de lui communiquer ce qu'il percevait. Narcisse était tiraillé entre sa nature profonde, bienveillante et prompte à ne voir que le positif chez les autres, incapable d'imaginer le moindre travers ou de prêter de mauvaises intentions à autrui. Et entre un instinct, profond, dissimulé, se développant lentement au fil de sa croissance et de ses entraînements intenses, qui s'échinait à prendre le dessus sur sa naïveté. Mais malgré tous ses efforts, cela ne sera pas aujourd'hui que l'instinct de Narcisse se révélera suffisamment affûté pour comprendre le danger.

D'ici à quelques années, peut-être qu'il aura développé suffisamment cet instinct pour réussir à l'écouter. Et s'il s'en révélait capable, son potentiel s'en retrouverait proprement décuplé. Il pourrait enfin choisir sa gentillesse, au lieu de la subir, et de ne pas comprendre les raisons qui faisaient ce qu'il était. Choisir d'être gentil, au lieu d'être gentil sans réellement comprendre pourquoi faisait toute la différence entre celui qui sait poser ses limites, et celui qui...

"Euh... non non m'dame ! C'était vraiment un accident ! Euh... Oui, juste là, ça vous ira ?"

Et celui qui dépose son arme sans réaliser la portée du geste. Il était sur le point de développer davantage l'accident pour expliquer les choses, convaincu que tout pouvait se balayer d'une simple justification. Mais qu'en était-il réellement ? Le quiproquo se suffisait-il à lui-même ? Et si la secrétaire connaissait déjà les réelles circonstances de l'événement, mais s'en contre-moquait ? Que ferait-il, dans ce cas ?

Aussi, confus et égaré, de plus en plus à fleur de peau sous la situation oppressante, se rabattit-il sur un élément beaucoup plus rationnel et sous son contrôle.

"Après vous savez, j'étais d'jà v'nu à Godric's Hollow hein, j'ai des amies qui m'ont invité quelques fois déjà, j'aurais pas fait une bêtise pareille pour ça !"

Mais pourquoi, alors ? Le voilà qui semble s'engouffrer dans l'un des pièges invisibles que lui tend cette maîtresse araignée face à lui. Couper les fils translucides de cette toile serait tout aussi futile que dérisoire, car chaque piège pouvait en dissimuler un autre. Et il était incapable de voir les plus évidents, comment pouvait-il espérer s'en échapper. Toute l'adrénaline du monde qui coulait dans son corps ne l'aidait qu'à maintenir ses sens en éveil. Sa peau picotait et frissonnait, tandis que sa magie fluctuait en tous sens à l'intérieur de son corps, guidant sa respiration et gonflant sa poitrine.

Il détestait se séparer de sa baguette, surtout avec la tension actuelle. Mais il souriait toujours, incapable d'imaginer ce qui pouvait dégringoler sur ses épaules à tout moment.

30 nov. 2025, 00:06
 SECRET MAG.  Une bonne correction  Alyona Farrow 
Un « accident »... Encore un mot stupide ! Les sourcils d'Anastasia manquent de se froncer, mais elle demeure impassible. Ce garçon se saisit de la problématique pour la froisser entre ses paumes, comme s'il pouvait la faire devenir la plus petite possible, la réduire en volume pour mieux la jeter dans la poubelle, et l'oublier aussitôt après, avec le soulagement de la croire disparue. C'est ridicule. D'autant plus que ce n'est pas rien, ou une bêtise, un accident, une histoire de pacotille ; c'est ce qu'on peut essayer de croire à tort, pour se réconforter, pour minimiser les conséquences et les enjeux, ne pas se sentir tout entier engagé dans quelque chose qui nous dépasse. Penser que ce n'est qu'une maladresse, un oubli, plus vite reconnu, plus vite pardonné. Mais non, par Baba Yaga ! Non, cela ne se passera pas de cette manière ; ce ne sera pas simple, tout tracé et évident, la page ne se tournera pas si vite si le garçon continue à minimiser cette expérience. Croit-il que la Secrétaire d'État se montrera indulgente, clémente, tolérante ? Qu'il est ici pour se faire pardonner ? Il ne partira pas en conservant cette impression, Anastasia fera en sorte que cet « accident » ne se produise tout simplement plus. Au moins, il quittera le Consilium en ayant appris quelque chose. Cette seule pensée suffit à faire sourire la sorcière ; pouvoir remettre les idées de ce sans-statut en place, c'est bien tout ce qui la console.

Heureusement, Narcisse ne s'oppose pas aux consignes de la Secrétaire d'État, et sa baguette de jeune sorcier se retrouve rapidement sur la table, plus loin de ses mains que de celles de la sorcière. Voilà qui donne à Anastasia une sensation de puissance et un avant-goût de réussite. Il ne peut rien face à elle, il est tellement vulnérable, tellement insignifiant, et qui plus est semblable à tous les autres jeunes qu'elle a vus passer avant lui. Si... Fragile. Demain, elle aura sûrement oublié son prénom. Mais pour le moment, c'est elle qui a sa baguette, l'objet le plus précieux de n'importe quel jeune sorcier — si toutefois ce sans-statut en est réellement un ; il n'est plus qu'un sang-de-bourbe, un fils de moldus, et ses mots dans ce lieu ne comptent pas vraiment. Pourtant, il faut lui laisser cette sensation qu'il peut se défendre, car si aucune défense ne semble ne serait-ce que possible, les groupes anti-Conseil gagneraient en puissance en criant à l'injustice. Ce serait idiot d'affermir leurs cris.

Alors, Anastasia sourit, avec cet air de remerciement et de contentement, comme si elle devait quelque chose à Narcisse. On pourrait presque croire qu'elle comprend ce qu'il vit, qu'elle reconnaît la peine due au dépôt d'une baguette en des mains étrangères, et qu'elle est presque désolée de la lui infliger. Mensonge. Quelle hypocrite ! Et pourtant, n'a-t-elle pas, dans sa jeunesse, subie elle aussi ce type d'injustice qui peut remplir le cœur de rage ? L'aurait-elle oubliée ? Non, mais cela ne la rend pas compatissante ou empathique, surtout envers un sorcier comme Narcisse.

« C'est très bien ici », confirme la Secrétaire d'État.

Elle se saisit ensuite de l'objet, comme s'il n'était pas personnel. « Ce n'est qu'une baguette » disent ses mouvements qui s'approprient déjà le bout de bois. Elle l'observe d'abord, le soupèse, le tenant d'une pression des doigts aux deux extrémités. Puis, elle fait tourner la baguette entre ses mains, la roule sur sa paume, jusqu'à l'agiter comme si c'était la sienne, sans plus la regarder. Cela lui plaît d'agir ainsi. Mais ce qu'elle aime tout particulièrement, c'est plonger ses yeux dans ceux de Narcisse pendant que c'est elle qui tient son catalyseur.

Pour le reste, son discours sur Godric's Hollow ne l'intéresse pas, et elle ne manque désormais plus de le lui faire savoir, à travers une expression et quelques paroles railleuses.

« Je suis ravie de l'apprendre Narcisse, glisse-t-elle avec une ironie non-déguisée, reposant la baguette à sa toute nouvelle place. Mais dites-moi... Comment cela se fait-il alors que vous en soyez venu à faire usage de magie ? Auriez-vous oublié que cela vous est interdit ? »

Ce mot, « oublié », l'amuse. Il va de pair avec tout le vocabulaire que Narcisse utilise depuis quelques minutes, ce désir de dédramatiser, de faire de cet événement un accident, une erreur de parcours, quelque chose d'idiot qui aurait très certainement pu être évité. Un oubli ne relève pas vraiment de soi, mais d'une forme d'inconscience, de faute qu'on ne pourrait pas tout à fait reprocher au sorcier parce qu'elle n'est pas entièrement la sienne, parce qu'il ne pouvait, d'une certaine manière, pas l'éviter, qu'il ne recherchait pas et qui pourtant est arrivée. L'erreur et l'oubli peuvent être pardonnés. Qu'en est-il de l'usage de magie pour un élève qui n'est pas majeur ?

C'est l'heure pour Narcisse de se défendre, de s'expliquer, c'est sa chance de faire influer le jugement de la Secrétaire d'État. Le jeune Jaune se doute-t-il que son avis est déjà fait, sa décision déjà prise ? Croit-il qu'il lui reste un espoir d'être compris, et peut-être pardonné ? Ou commence-t-il progressivement à entrevoir la cruauté et les idées de la sorcière à qui il fait face ? Saisit-il qu'il n'a été accepté dans cette pièce que pour l'image que cela renvoie et l'humiliation que cela permet ?

Comme un chat qui joue avec la souris, les lèvres d'Anastasia Farrow s'étirent tandis qu'elle croise les bras, toute ouïe, attentive.

« Racontez-moi », l'encourage-t-elle.

Et cette baguette posée entre eux deux, placée sur la balance. Frémit-elle ?

#466962Botaniste au Jardin de Draíocht