4 nov. 2025, 16:28
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Mercredi 7 mai 2042 — 14h37
@Damon Nikonov

Ça ne va pas se passer comme ça. Ooh que non.

Je grimace. La voix de Miss Holloway résonne encore dans ma tête : « Gngngn, au vu de vos compétences magiques, je doute que vous soyiez en capacité de lancer un Patronus corporel un jour, gngngn. ». On va bien voir si je suis incapable d'en lancer un, hein !

Ma sixième année est encore loin d'être terminée. Il me reste deux mois avant la fin de l'année ! Enfin... un, si on ne compte pas le mois de juin durant lequel personne ne verra la lumière du jour à force d'être le nez dans les révisions ou sur une copie d'examen.

Ce qui me laisse... une semaine, à tout péter, pour harceler Damon convenablement avant qu'il ne quitte Poudlard définitivement. Si ce n'est pas déjà trop tard. Studieux comme il est, il a commencé à réviser en septembre, lui.

Hmmm... Naaah, ce n'est pas trop tard. Sinon, il n'aurait pas répondu par l'affirmative à ma demande. Enfin j'espère.

Ce serait bien drôle qu'il me pose un lapin, maintenant que j'y pense. Et pas surprenant pour un sou, au vu des ASPIC qui approchent à grand pas et le fait que j'aie totalement oublié de l'informer de l'objectif de mes "révisions" (mais c'est un bon élève donc je n'ai aucun doute sur le fait que, qu'importe le sujet, il soit capable de me répondre).

Ça me briserait le cœur, certes. J'ai tout de même envie d'essayer de produire un chouïa plus qu'un filament blanc. Mais ce ne serait pas surprenant. Je ne pourrai pas lui en vouloir.

Lassée de fixer la porte en attendant qu'elle s'ouvre, je fixe plutôt le pan du mur juste à côté de la porte. Et un coin de sourire s'esquisse sur mes lèvres lorsqu'une idée me traverse l'esprit pour tuer le temps.

Je me saisis de ma baguette de me décide à m'exercer à Diffindo sur le mur en y gravant une œuvre d'art. Pour la postérité.

À quelle heure je lui ai donné rendez-vous, déjà ?

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5 nov. 2025, 20:02
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Plus qu'un mois avant de quitter ce château. C'est embarrassant à quel point je deviens nostalgique parfois à cause de ça. Peut-être que je devrais remercier Rahima de ne pas me laisser trop penser à ça. Je lui dirai un jour, plus tard. Dans longtemps. En attendant je réfléchis à des méthodes pour lui débloquer son... blocage. Ça a l'air de la mettre dans tous ses états alors que je connais beaucoup d'adultes qui ne savent pas non plus lancer de patronus corporel. Vraiment rien d'alarmant, mais je préfère lui éviter une crise cardiaque au possible où qu'elle se blesse quelque chose en enchaînant des essais. Il faut juste qu'elle reste calme et qu'elle garde son énergie pour...

Faire je ne sais quoi avec sa baguette sur le mur.

J'avais prévu d'arriver avec un petit peu d'avance, mais peut-être que j'ai un petit peu trop traîné dans les couloirs. Ça n'explique pas pourquoi elle s'est reconvertie en artiste pendant ces quelques minutes. Espérons juste que ça sera utile et que faire des trous dans le mur sera un souvenir assez joyeux pour qu'elle puisse arriver au but de toute cette rencontre. Je me plante derrière en regardant un moment ce qu'elle fait. Ce serait drôle de la laisser ici et de voir si un adulte vient la coller pour... graffitis ? « Je ne suis pas là pour donner un cours d'art. » Je me retiens d'ajouter pour plaisanter que son niveau serait de toute façon bien trop mauvais. Joie. C'est le mot d'ordre aujourd'hui. « Sauf si c'est une de tes techniques pour trouver la paix intérieure. D'entrer en contact avec les murs. » Je pince les lèvres pour me retenir de rire et attends qu'elle entre dans la salle pour qu'on puisse commencer.

295 mots

oh, no, i don't "suffer" from insanity. i enjoy every. single. minute. of. it.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.

6 nov. 2025, 09:01
Comme attraper de la fumée... avec les mains
AAH ! Je suis repérée !

Mais je ne l'ai même pas entendu venir. Franchement respect.

Mais vite vite vite, je n'ai pas le temps pour ce genre de réflexion ! Il faut que je cache ma baguette avant que l'élève m'ayant pris en flagrant délit n'ait le temps de me dénoncer à un professeur !

Ce n'est qu'après avoir fait lamentablement tomber ma baguette en essayant de la dissimuler maladroitement que je me rends compte que je ne crains rien avec l'élève m'ayant surprise : c'est Damon. Ouf.

Je ne compte plus le nombre de fois où il m'a couverte. Et pour des choses bien pires qu'un malheureux Diffindo sur un mur. Donc franchement, il n'est plus à ça près.

La preuve : même les ASPIC n'ont pas su altérer son sens de l'humour. Il arrive toujours aussi bien à m'arracher des rires.

« — Bien sûr, lui réponds-je en caressant le mur près de mon œuvre et en collant mon oreille dessus. Je m'imprègne de leur puissance avant chaque lancer de sort. Et ils en ont, des choses à dire, ces murs. Tu serais surpris ! »

Toujours aussi souriante que lorsqu'il m'a fait rire, je cesse finalement d'écouter ce que le mur a à me dire (parce qu'on ne va pas se le cacher, je n'entends pas grand chose) pour admirer mon talent d'artiste sur une vue d'ensemble.

C'est vrai qu'ils doivent en avoir, des choses à dire, ces murs. Ils en ont vu passer, des choses.

Combien de gravures ont été faites avant la mienne puis méchamment effacées par un concierge aigri ? Des pans entiers d'histoire via archéologie... détruits sans l'ombre d'une vergogne puisque ça ne fait soi-disant pas propre.

Et la mienne aussi y passera. Ts. Quel gâchis.

Raison de plus pour aller jusqu'au bout de l'idée avec la gravure avant qu'elle ne disparaisse :

« — Tu vois, là ?, dis-je en pointant du doigt le premier bonhomme-bâton qui possède un grand sourire. C'est moi. Et là, c'est toi !, continué-je en désignant le deuxième bonhomme-bâton qui, lui, fait un peu la tête. Ça permet une symbiose parfaite avec le mur. »

Je souris comme une gamine, un éclat malicieux dans le regard, fière de ma bêtise.

Je sais qu'il "déteste" quand je fais la gosse comme ça mais ça me fait rire de le voir faire la tête. Et puis je sais aussi pertinemment qu'il ne fait pas tout le temps la tête. Il y a bien quelques instants où monsieur se permet (mon dieu, attention !) de sourire. Mais presque personne dans l'école ne le connait comme ça donc presque personne ne le reconnaîtrait si ce bonhomme-bâton souriait. Tout est évidemment calculé.

Bon.

« — Je devrais peut-être ramasser ça. Ça devrait aider, enchainé-je en me penchant pour ramasser ma baguette. »

Baguette maintenant de nouveau prête à l'emploi, je me décide enfin à passer le pas de la porte.

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6 nov. 2025, 21:58
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Je l’observe s’agiter comme prise en flagrant délit. Je m'imprègne de leur puissance. Elle est forte. Vraiment très forte. Je tourne la tête vers le bout du couloir pour cacher un sourire avant de reporter mon attention sur la sixième année qui me présente son chef-d’œuvre. Au moins c’est gentil de sa part de ne pas m’avoir dessiné avec un énorme arc-en-ciel et des cœurs à côté. J’ai une réputation à garder. « Il aurait fallu me dessiner beaucoup plus grand et beau, tu me ferais presque de l’ombre là. » Je secoue la tête en traçant du doigt son personnage à elle. « Il va falloir que je te dénonce au concierge pour qu’il retire ça, non ? » Ça ne me prendrait sûrement que quelques secondes, mais la vérité c’est que je l’aime bien ce dessin. Passons. Elle ne me lâcherait pas là-dessus pendant des semaines si je le lui disais.

Quand elle ramasse son catalyseur, je me décale pour lui ouvrir la porte avant de la suivre. « Je confirme, à moins que tu m’aies préparé un tour de magie sans baguette pour m’impressionner ? » Elle y arrivera quoi qu’il se passe parce qu’on trouvera une solution à son "problème" qui n’en est pas un. Je sais qu’elle est puissante, mais elle ne le sait pas. Ou alors toute cette histoire d’examen lui met la pression ? « Comment tu vas ? » Peut-être un petit peu trop sérieux, ça me fait bizarre de lui demander ça de cette façon, mais il faut que je sache. Pas seulement parce qu’il faut qu’elle soit sereine pour l’exercice, mais parce que j’ai l’impression de ne plus vraiment arriver à voir ces moment où elle va moins bien. Et je ne sais pas non plus si son appel à l’aide aujourd’hui est uniquement parce qu’elle veut réussir son examen de DcFM.

Après l’avoir poussée jusqu’à la table la plus isolée - j’ai besoin d’une Rahima concentrée aujourd’hui, qui ne parle pas avec le premier élève qui passera à côté d’elle - je m’assieds avant de sortir les bouts de parchemins que j’ai préparés pour l’aider. « À quoi tu penses quand tu essaies de lancer ton patronus ? » Décidément, je suis le professionnel de la discrétion aujourd’hui. Le but ce n’est vraiment pas de la mettre mal à l’aise aujourd’hui. Alors j’ajoute rapidement : « Si tu veux m’en parler. » Je ne sais pas si je pourrais personnellement. Peut-être qu’avec elle, oui. Mais ça voudrait dire être faible à ses yeux à cause de toutes les raisons derrière, et je me suis promis de ne plus jamais me rendre vulnérable. Si elle ne veut pas me dire son souvenir, je trouverai autre chose. Peut-être la faire pratiquer directement ?

462 mots

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8 nov. 2025, 20:12
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Il tourne sa tête, induisant inévitablement à un plus large sourire de ma part. J'ai toujours soupçonné que c'était parce qu'il ne voulait pas que je voie qu'il souriait. Il a toujours nié en bloc mais je reste convaincue que c'est le cas. Que j'ai gagné. Même s'il ne l'avouera bien évidemment jamais.

« — Ooh, mes excuses, monseigneur ! Mais je crains ne pas avoir les talents pour reproduire fidèlement votre magnificence, dis-je en m'inclinant devant Sa Grâce. »

J'ai hésité entre ça et un « jamais content, celui-là ». Mais le cas échéant il va se complaire dans le rôle de Mr Pas Content donc je préfère éviter de lui tendre toute perche qui irait dans ce sens. Ce serait tout de même bête puisque le but d'un sortilège du Patronus est de se concentrer sur un souvenir joyeux.

Mais il me contraint bien vite à faire semblant d'être choquée en ouvrant grand la bouche et en portant mes deux mains devant cette dernière.

« — Noon, tu n'oserais pas ? »

Mais non, il n'oserait pas. Il m'aime bien trop pour ça. Du moins j'espère.

« — Pardon, Votre Grâce ! Je ferai tout ce que vous voulez pour pardonner cet affront, mais permettez à mon œuvre de vivre, par pitié ! »

On n'est jamais trop prudent.

Je lâche un nouveau rire en passant le pas de la porte.

« — Comment tu as deviné ?! »

Ooh, le jour où j'arriverai à faire un tour de magie sans baguette... il faudra que l'intégralité de Poudlard assiste au spectacle. Crois-moi, pas une seule personne ne sera pas au courant de cet exploit.

Sa question un peu trop directe sur mon état me met en revanche un tout petit coup de poignard au coeur. Mais tout petit, ça va. Dans deux mois, il quittera Poudlard, et il a le culot de me demander comment je me porte. Je vais perdre mes repères, moi ! Je ne suis pas encore prête à assumer le rôle de septième année (c'est-à-dire le rôle de vieille de Poudlard). J'ai trop charrié tout le monde à ce sujet durant les six dernières années pour pouvoir prétendre à ce rôle.

Oui. C'est pour ça et uniquement pour ça que je me sente mal qu'il quitte Poudlard. Et absolument pas parce que j'ai juste un crush sur lui depuis ma troisième année (étrangement l'année où Valérie Hamilton a quitté Poudlard, me direz-vous, mais ce n'est bien évidemment qu'une curieuse coïncidence) et qu'il va quitter Poudlard sans que je n'aie jamais eu l'occasion de le lui avouer. Non. Ça fait longtemps que je me suis faite à la friendzone, après tout. Et ça me va très bien, c'est une zone fort confortable je trouve.

« — Depuis que monseigneur a décidé d'épargner mon œuvre d'art ? Beaucoup mieux, ouf !, réponds-je avec un large sourire. »

Sourire qui disparaît lorsque je vois la June de Gryffondor en deuxième année dans la salle d'études (très étrange lieu où la trouver) mais que je me fais honteusement pousser avant de pouvoir la saluer.

« — Mais... ! Je n'ai même pas eu le temps de dire bonjour à la petite June ! »

Mais j'abandonne vite mon idée lorsqu'il me pose une colle avec sa nouvelle question : mon fameux souvenir heureux. Eeuh...

Je me mets à froncer très fort les sourcils en faisant la moue et en levant les yeux au ciel, l'index posé sur le menton. C'est vraiment une très bonne question, moi-même j'aimerais bien en connaître la réponse.

« — Hmmm... Ça dépend. »

Des fois c'est une scène avec mes cousins avant que je rentre à Poudlard. Des fois c'est Valérie. Des fois c'est ma première fois sur un balai. C'est très varié, en fait.

« — J'avoue que je change souvent. Puisque ça ne donne rien avec un, j'essaye avec un autre. J'en trouverai bien qui fera l'affaire, au bout d'un moment, dis-je finalement en haussant les épaules. »

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8 nov. 2025, 23:32
Comme attraper de la fumée... avec les mains
J'aurais dû me douter qu'elle ne prendrait pas ma question sérieusement, non ? Je lève les yeux au ciel sans faire de remarque parce que j'aurai tout le temps de voir si elle va vraiment bien après. Ça se remarquera vite. Et s'il faut lui arracher des réponses je suis prêt à rester ici pendant des heures à discuter. Ce n'est pas l'envie qui manque, honnêtement. « La petite June sera encore là, l'année prochaine. » Pas moi. Et c'est peut-être ça qui me fait autant regretter mon départ en juin. Je n'aurai plus ma Rahima pour me faire sourire de temps en temps et m'éviter de devenir comme mon père.

Installé à la table, je lève les yeux vers elle en haussant un sourcil. Ça dépend. Je me concentre de nouveau sur les morceaux de parchemin que je mélange distraitement dans mes mains. « Ça n'aurait pas de rapport avec une certaine Hamilton, par hasard ? » Je me félicite de ma remarque qui n'a pas l'air trop... énervée ? Non, je n'aime pas cette fille et non, je n'apprécie pas non plus qu'elle ait complètement retourné la tête de Rahima. Qu'est-ce qu'elle a de si spécial ? Et si mon amie répond par l'affirmative à la question, je ne promets pas de rester gentil jusqu'à la fin du cours. Je ne suis pas jaloux mais... non. C'est juste que je ne comprends pas et je ne sais pas non plus pourquoi je réagis comme ça.

Pas une seule fois Rahima ne m'a... « Peu importe. » Je me redresse, toujours sans la regarder, et prends une grande inspiration. C'est ridicule. Ça m'agace et je n'ai pas envie d'entendre parler de ses souvenirs s'ils sont avec elle. « Tant que tu as les images en tête c'est bon. On va revoir les bases, pour que je sache où tu en es. » Je fais glisser sur la table jusque devant elle quatre papiers avec une plume et de l'encre. « Formule, sentiments, visualisation et... » Mon doigt pointe le dernier morceau mais j'hésite un moment. Tant que je ne le lis pas ça devrait aller ? « Un souvenir joyeux. Si tu veux. C'est pour t'aider au moment de lancer le sort, au début en tous cas, pour que ça devienne un automatisme. » Je m'appuie contre le dossier de ma chaise en croisant les bras, sans retenir mon sourire cette fois. « Sauf si tu es prête pour ta performance maintenant que ma seule présence a tout résolu, évidemment. » Laissez-moi rester dans mon déni. J'aimerais peut-être qu'elle soit contente de me voir. Et pas seulement parce que je peux l'aider sur quelque chose.

446 mots
C'est toujours une heure raisonnable ?

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10 nov. 2025, 14:12
Comme attraper de la fumée... avec les mains
TW : Homophobie

« — La petite June sera encore là, l'année prochaine. »

Pas comme toi.

Cette pensée me remet un coup de massue au cœur.

Et bah, sachant que l'émotion associée du Patronus est la joie... elle commence décidément très mal, cette séance. Et je n'ai même pas encore essayé de lancer le sort.

Je me rends compte un peu tard que je n'ai pas pipé un seul mot en réaction à sa réponse. Donc je me dote de nouveau d'un léger sourire, ni vue ni connue.

Sourire qui, encore une fois, disparaît lorsqu'il rebondit sur ma réponse tout sauf claire concernant la nature de mon souvenir heureux.

« — T'abuus-euh ! »

Je n'étais pas obsédée non plus par Valérie Hamilton. Et non, ce n'est pas parce que j'étais fan de la musique qu'elle produisait que j'étais forcément amoureuse.

De toute façon, c'est une situation totalement irréelle. C'est comme quand une fille glousse parce qu'elle trouve Mr Briggs mignon. Dans son imaginaire, peut-être qu'il se passera quelque chose, mais ce ne sera jamais envisageable dans la vraie vie parce que c'est tout de même juste un tout petit peu son professeur d'astronomie.

Et puis franchement, ce n'est aussi pas comme si j'irai en enfer si je me décidais à me marier avec une fille. Donc la question ne se pose même pas pour elle puisqu'elle fait partie des cinquante pourcents de la population pour lesquel(le)s la question ne se pose même pas. Ce qui est d'ailleurs bien mieux ainsi puisque je me pose déjà suffisamment de questions avec les cinquante pourcents restants.

Bref. Absurde. De bout en bout.

« — Je n'étais pas obsédée par Hamilton. Et c'était il y a quatre ans, maintenant ! Tu vas me le ressortir tous les ans jusqu'à ma tombe, c'est ça ?, dis-je en lui mettant un petit coup de coude d'un air taquin. »

Au moins, ça le forcera peut-être à m'écrire de temps en temps entre deux choses très importantes à faire de sa future vie d'adulte. S'il faut ça pour qu'il ne disparaisse pas, pourquoi pas, je peux encore bien tanker quelques petites taquineries.

Je fais tout de même une moue en regardant sur le côté lorsque je me rends (de nouveau) compte qu'un des souvenirs heureux que j'ai essayé était en rapport avec elle. Mais ça devrait revenir à admettre qu'il n'a pas tout à fait tort et c'est hors de question.

C'est juste que c'est tout à fait logique de mettre les instants passés avec son idole dans la case "souvenir heureux". Mais il ne l'entendra pas de cette oreille donc je ne vais rien dire qui irait dans ce sens. Ça pourrait se retourner contre moi.

Je soupire de soulagement lorsqu'il abandonne finalement la question de savoir ce qui se passe dans ma tête. Ouf. Heureusement parce que je ne le sais pas bien moi-même.

Mais il me prend de court lorsque je vois les papiers, la plume et l'encre apparaître sous mon nez.

« — Oh, euh... »

C'est vrai qu'il est toujours aussi investi dans tout ce qu'il fait. Tout ce que j'espérais était un petit cours où on aurait que nos deux baguettes mais il faut évidemment toujours qu'il se donne à deux mille pourcents dans tout ce qu'il entreprend.

Malgré le fait que j'essaie d'esquiver son regard tout au long de ses explications, de peur de le croiser après qu'il ait osé faire la mention de Valérie, il arrive à m'arracher un rire en prétendant que sa seule présence résolverait mes problèmes de souvenirs heureux. S'il savait...

« — Évidemment ! »

C'est entièrement faux.

J'aimerais que ça soit vrai mais le souvenir du moment actuel est déjà gâché avant même qu'il ne soit terminé. Entre le rappel constant de l'horloge qui va bientôt nous séparer et le fait que je me sois mise en colère suite à la mention de Valérie... je suis dévastée. C'est tout sauf le moment de lancer un sortilège du Patronus. Vraiment.

Je frotte très vite mon œil droit pour récupérer la larme avant qu'elle ne coule puis je m'éclaircis la gorge, le cœur lourd. Et je me raccroche au fait qu'il ait pris ma remarque outrée pour de l'ironie.

La négativité n'a été qu'unilatérale. On ne s'est pas embrouillé. Je l'ai pris mal, certes. Mais il n'a pas à le savoir et il n'y a pas d'embrouille s'il ne sait pas que je l'ai mal pris.

En fermant les yeux, j'essaye de me retrouver loin. Loin de cette déception. Cette colère. Cette négativité. Et un sourire effleure de nouveau mes lèvres lorsque le souvenir d'une course-poursuite avec mes cousins paternels lorsque j'étais enfant me chatouille l'esprit.

« — Spero Patronum. »

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12 nov. 2025, 18:31
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Pas obsédée par Hamilton. Mon œil. Je ne dis rien et me contente de la fixer parce qu’elle sait très bien aussi que c’est le cas. Et oui, peut-être bien que je lui en reparlerai pendant un moment, parce que je n’ai pas aimé qu’elle s’intéresse autant à cette fille, c’est aussi simple que ça. J’ai tous les droits de bouder autant que je veux parce qu’elle m’a délaissé pendant deux ans à cause de cette Gryffondor. Pas vraiment délaissé, je n’aurais simplement jamais permis ça, mais c’est du pareil au même. Rahima est la seule personne à laquelle je tiens vraiment ici, excepté Rhys qui vit sa vie. Je ne peux pas la perdre. Pas elle.

Il aura suffit d’une seule fois en deuxième année pour qu’elle attire mon attention. À l’époque je n’avais pas autant de sympathie pour elle que maintenant, mais elle pourrait recevoir un prix pour avoir réussi à détruire mes défenses aussi vite avant que je ne m’attache presque à elle. Presque. Même tout le reste de ma famille n’a pas fait cette exploit en… tout pile dix-huit, depuis hier. Il ne reste plus qu’à compter les jours avant qu’elle ne me parle plus jamais, pas parce que je pars, mais parce qu’elle verra que je n’ai rien du tout de spécial et qu’elle, elle partira.

Je note le "évidemment" qui à l’air d’une réponse toute faite alors qu’elle se prépare à lancer le sort. Confiante. Elle peut dire ce qu’elle veut, elle a au moins ça pour elle. C’est aussi un tête brûlée et j’aurais préféré qu’on discute du sort avant qu’elle commence aussi rapidement des essais. Ça demande beaucoup d’énergie et de prépar-…

Oh.

« Je vois. » Techniquement non, comme elle n’a presque rien produit, mais on va dire que si. Il me faut un moment pour trouver les mots sans lui faire croire que je suis déçu. Ce n’est pas du tout le cas mais elle serait capable de tirer trop rapidement des conclusions. Comme le fait que je prenne du temps à répondre. « C’est un bon début ! » J’aimerais forcer un sourire pour la rassurer mais je me rends compte que je lui souris plus ou moins déjà, et c’est effrayant que ce soit aussi naturel. J’ajoute en riant : « Même si je suis dévasté d’apprendre que me voir ne t’as pas rendue assez heureuse pour réussir du premier coup. » Eeet il y a aussi une part de vérité. Enfin bon.

Ce n’est pas ça qui me dérange. Pas vraiment. « Est-ce que quelque chose ne va pas ? Pour lancer ce sort tu sais qu’il faut… » Évidemment qu’elle sait. Ce que moi je ne sais pas c’est si le problème ce sont les sentiments qu’elle ressent ou autre chose. Est-ce que quelqu’un lui fait du mal ? Ça expliquerait pourquoi elle est étrange ces derniers temps mais qu’elle ne me fait pas assez confiance pour se confier à moi. « Rahima, tu me dirais, n’est-ce pas ? S’il y a quoi que ce soit tu sais que je suis là. » J’essaie de me convaincre que je ne perdrai pas tous mes moyens si j’apprends qu’elle ne va pas bien à cause de quelqu’un. Ou quelque chose. Elle me l’aurait dit, non ? Sauf si. « J’ai fait quelque chose de travers ? Ça voudrait dire que le décompte de jours avant la fin duquel je lui aurais fait du mal prendrais fin. Merde, je ne sais même pas ce que je ferais si c’est le cas ou si j’arriverais à me contrôler quand elle me demandera de ne plus jamais lui parler.

609 mots
Bon. Tu m’as contaminé avec tes posts toujours plus longs.

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11 déc. 2025, 18:27
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Et le fait qu'il se soit contenté de me fixer sans rien dire au lieu de réagir d'une quelconque manière que ce soit ne fait qu'en rajouter à ma mauvaise humeur.

Une remarque, un rire, un coup sur la tête... n'importe quoi aurait été meilleur que ce long silence emprunt de vérité, sérieusement. Lâchez-moi avec Valérie Hamilton. Je ne vois pas ce qu'il y a de si compliqué dans cette requête !

C'est pourquoi je me munis d'une moue exagérément boudeuse en signe de protestation avant de détourner le regard.

Je n'aime pas quand il a ce regard. Un regard profond qui me rappelle souvent à quel point je ne ferai de toute manière jamais le poids face à Rhys, son amour de toujours. La seule personne qui puisse se vanter de recevoir un peu d'amour de la part du légendaire Damon Nikonov, cet être au cœur de pierre. Donc je préfère détourner le regard. Ce qui est plus simple à supporter.

Wow. Mon sortilège rate. Oh là là, quelle surprise. Je ne m'y attendais teeellement pas au vu de l'humeur massacrante dans laquelle Damon a réussi à me plonger. Je suis vraiment cho-quée.

D'habitude, j'arrive a minima à faire un bouclier. Toujours incorporel, certes, mais un bouclier tout de même. Là... bah je suis déprimée. Je pense qu'il n'y a pas d'autres mots possible pour qualifier le combo de la discussion que j'ai eue au préalable et ce qui en a résulté. Dé. Pri. Mée.

« — C'est un bon début ! »

C'en est trop. Je me lance toute seule dans un fou rire incontrôlable.

Je viens de réaliser la pire prestation, probablement de ma vie (c'est-à-dire que même lorsque j'ai lancé le sortilège du Patronus pour la première fois, j'ai fait mieux que cette fois-là !) et il arrive à prononcer les mots « bon début ». Mon dieu, comment fait-il pour me supporter ?!

« — Tu es vraiment... »

Pas croyable. Non, mieux : incroyable. Et le pire, c'est qu'il ne le fait jamais exprès.

« — ... idiot. »

Ah bah il tire à balle réelle donc je ne vais pas essayer de prendre des pincettes de mon côté !

« — Mais si ça peut te rassurer, je ne pensais pas à toi lors de cet essai. C'est d'ailleurs peut-être pour ça qu'il n'a pas réussi, maintenant que j'y pense. »

Bah oui. Parce que si j'avais pensé à toi, j'aurais réussi tous les jours.

Mais, sans même parler des événements qui se sont déroulés il y a cinq minutes pour lesquels je t'en veux encore un peu, ça ne marchera jamais. Puisque tu ne penseras jamais à moi de la même manière que je pense à toi.

Aah, la déprime qui revient. Ça faisait longtemps, tiens.

Et le ton sérieux que prend soudainement Damon n'aide pas du tout à la faire disparaître, bien au contraire. Je commence à avoir du mal à garder un sourire.

C'était une mauvaise idée. Je n'aurais jamais dû lui demander ça, à lui. C'était la pire des idées possibles, puisque ça me confronte littéralement directement à la réalité qui est qu'on n'a pas d'avenir ensemble, et qu'en plus la distance prochaine n'arrangera rien. C'était... c'était...

« — J'ai fait quelque chose de travers ?

Non ! »

Oui ?

Raaah. Je sais paaaas. TU ME PRENDS LA TÊTE, DAMON.

« — Non, simplement... tu me parles tellement toujours de Valérie Hamilton. Donc forcément, je commence à sincèrement penser que t'es amoureux d'elle et je te fais une crise de jalousie, dis-je en posant mes coudes sur la table et ma tête dans les mains, un large sourire aux lèvres. »

C'est tellement maladroit. Je sais plus ce que je fais. J'ai juste envie de pleurer. Disparaître dans les toilettes pour pleurer un bon coup.

Mais je ne peux pas. Pas maintenant. Il faut au moins que je tienne jusqu'à ce que je lui offre les pancakes d'anniversaire que je lui ai faits et que je lui chante Joyeux anniversaire haut et fort devant tout le monde dans la salle d'études et que les gens se joignent à moi puisque c'est marrant et qu'il s'enfuie en m'injuriant de tous les noms.

Mais ça fait longtemps que j'ai abandonné la seconde partie du plan. Lorsque je le lui ai fait pour la première fois quand j'étais en troisième année et qu'il ne m'a plus parlé pendant un mois, en fait. Donc j'ai bien retenu la leçon et je suis devenue un peu plus sage. Mais n'empêche qu'il ne s'en tirera pas sans pancake d'anniversaire !

20 mots de moins que le dernier post, shame on me.

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Tutoyez-moi — Des soupçons sur mon compte élève ? 1 chocogrenouille si vous visez juste !
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12 déc. 2025, 10:58
Comme attraper de la fumée... avec les mains
Je l'observe avec des écarquillés quand elle commence à rire et... je ne comprends pas ce qu'il s'est passé de drôle. À plusieurs reprises j'hésite à lui poser une main sur le front pour être sûre qu'elle n'a pas de fièvre, mais elle a juste l'air de rire. Sans arrêt. Bon, peut-être que c'est inquiétant. Je me redresse pour m'approcher avant qu'elle ne se mette à parler.

Ah.

Oubliez tout ça, j'espère qu'elle a de la fièvre et qu'elle sera obligée de rester à l'infirmerie pendant des jours sans pouvoir parler à la petite June ou à tous les autres qui lui tournent autour. Idiot, rien que ça ? Je me contente de hausser un sourcil. Elle n'aime pas qu'on l'a félicite, c'est noté. Non, sa prestation n'était pas incroyable mais c'est mieux que rien, elle ne se rend pas compte qu'elle n'est pas la seule à galèrer et qu'elle se débrouille bien.

« Il ne reste plus qu'à tester cette théorie j'imagine ? » Si elle réussit en pensant à moi, je risque de faire une énorme bêti-... « Il te faut sûrement aussi une motivation, autre que les examens, parce qu'on sait que tu vas les gérer. Quand tu y arriveras, je te promets de r'offrir tout ce que tu veux. Deal ? »

Absolument tout. Et si elle vraiment fâchée contre moi et qu'elle demande de ne plus me voir pendant un moment... l'idée de la supplier à genoux ne semble pas si exagérée. Elle ne sait pas que je me suis attaché à elle et que c'était exclu au départ de la voir d'une autre façon qu'une fille avec trop d'énergie et d'enthousiasme pour son propre bien.

Elle est juste... elle et c'est la seule chose qui compte vraiment.

Alors ça me donne envie de rire à mon tour quand elle me ressort le nom de Valérie. Pas un rire de joie mais un rire nerveux parce que je n'arrive pas à croire qu'elle se soit imaginé tout ça. Elle croit que j'ai boudé pendant aussi longtemps et que je lui en voulais parce que je suis amoureux de Hamilton.

Merlin, décernez-lui la médaille d'humoriste de l'année.

Et offrez-lui des lunettes aussi. Je pose à mon tour mes coudes sur la table. « Jalouse de qui ? » Mes yeux se baissent un moment sur son sourire et je prends la très judicieuse décision de me reculer de nouveau dans ma chaise pour m'éloigner. « De moi, parce que tu pensais que je voulais te la voler ? » Ou d'elle, à cause de l'attention que je lui portais soi-disant ? Je ne le dis pas à voix haute tellement ça me paraît ridicule comme pensée. C'est évident qu'elle n'avait d'yeux que pour elle.

« La seule raison pour laquelle je faisais une fixette sur elle, c'est que toi tu ne parlais que d'elle. » Je ne pensais pas que le cours déraperait comme ça. Ni aussi rapidement. Je soupire en penchant la tête en arrière pour ne plus avoir à la regarder. « J'avais l'impression d'être nul à côté. Peut-être que moi aussi j'étais jaloux. D'elle. Que tu l'idolâtres autant. »

Je suis définitivement dans la merde.

Le pire c'est que Rhys m'avait prévenu. Ce n'est pas si mal finalement que je sois loin l'année prochaine. Elle ne me verra pas agit bizarrement à chaque fois qu'elle se rapproche trop de quelqu'un alors qu'elle a ses ASPIC à préparer. « Peu importe, je veux juste que tu saches que je ne m'intéressais pas du tout à elle. » Pas dans ce sens là, en tous cas. Pas comme je m’intéresse à toi non plus. « On devrait… se concentrer sur ton sort. » Ça m’évitera de continuer de raconter n’importe quoi.

Si tu te limites à 700 mots c’est bien aussi :disguise:

oh, no, i don't "suffer" from insanity. i enjoy every. single. minute. of. it.
« C'est pas parce que t'as l'air d'un dépressif accro à la caféine probablement emo raté dans ta jeunesse [...] » – C.W.