3 juin 2026, 12:52
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
04 juin 2050
Barques



Tout part en vrille, c'était prévisible, c'était voulu, ça fait tout de même peur. Sans doute est-ce la même chose que de monter sur des montagnes russes, on s'attend à des sensations fortes, sinon quel intérêt ? La différence c'est que les montagnes russes c'est censé être amusant, là, la situation se rapporte plus à entrer dans une voiture en feu et conduire à vive allure jusqu'à la ligne d'arrivée, et bon Dieu qu'elle est proche cette ligne d'arrivée. De plus en plus proche. Et une crainte infernale s'incruste dans la chair du garçon, que va t-il se passer ? Arrivera t-il même jusqu'à la ligne d'arrivée ? Et ensuite, ensuite quoi, la voiture continue t-elle de rouler ? De brûler ? Qu'est-ce qu'elle fera le plus longtemps ? Le monde entier se bouleverse et s'effrite autour d'un enfant de plus en plus ébranlé, qui ne sait plus où se situer entre l'espoir et la démence. Quoiqu'à être bien honnête, l'espoir doit être une forme de démence pour mener là où elle mène les Hommes.

Malgré cet infernal chaos, le garçon suit le fil rouge qu'il a tissé, et laisse le temps au temps de faire ses trucs de... Temps. Redose considère qu'il a son rôle, des fonctions qui lui sont propres, et que seul lui peut accomplir pour réaliser son objectif. Il faut laisser le temps au temps, car personne d'autre ne saurait remplir son rôle. Malgré la panique, le garçon est calme. Comme toujours, le garçon s'épanouit dans sa représentation d'un oxymore.
Son cœur est comme une mer déchaînée, où le vent et les vagues font un bruit tel, que seul leur apparition dans la lumière succincte des éclairs. Pourtant, le paysage n'est pas tout déchaîné, car au-dessus des nuages le ciel est beau.

Assit en tailleur sur une barque, à l'endroit habituel, le garçon s'entraîne à maintenir un sort de métamorphose comme il a l'habitude de le faire. Sans doute tout cela n'a plus aucun intérêt, qu'importe ses résultats aux examens et qu'importe tout les efforts qu'il aura placé dans la magie, le résultat sera le même. Que son bulletin affiche un O, ou un T, à l'issu de l'année le garçon ne croit pas qu'il sera toujours là pour se réjouir ou pleurer.

Pourtant, il s'entraîne. Car seul le travail lui permet de se distraire, et de se tirer de la boucle odieuse et cruelle du doute, de la peur, de la haine. Le travail lui permet de se concentrer, et de se concentrer sur autre chose, sur quelque chose qu'il connaît, qu'il apprécie, qu'il veut vraiment alors que... Le reste... Il n'en veut pas vraiment.

Son nez le titille, ses yeux s'ouvrent, et sa limite est atteinte.

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3 juin 2026, 14:28
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
Pour une journée de juin, il ne fait pas si chaud que ça. Habillé de mon uniforme, sans le poids lourd du manteau et de cette cape de sorcier sur les épaules, mes pieds nus caressent l'herbe encore trempées de la rosée matinale. Ma cravate est légèrement défaite, sans ceinture, mon pantalon est bien plus lâche. Mes cheveux blonds s'emmêlent, se laissent aller au vent autant que mon regard se balade sur le ciel se découvrant de nuages. Mon apparence semble relâché, mais en réalité, ce n'est que moi qui est décidé de la délaisser aujourd'hui. Je n'est pas envie d'être propre sur moi, ni de tenir une forme de présentation face au monde. Mes pas me mène là où sa leur chante, je ferme les yeux, mon esprit s'autorisant à ralentir quelques minutes. J'explore le château, ce qui l'entoure, je profite du peu de liberté que je m'offre, ma poitrine lourde d'une pression que je m'inflige, que je pensais plus légère. Mes mains sont abîmées de cette nouvelle manie que je me suis découverte. Autour de mes ongles, ma peau est arrachée, de longues lignes rougeâtres visibles au milieu de ma peau pervenche.
*Ça pique. Encore.*
Je décide de passer à autre chose. Après tout, c'est ce pour quoi je suis là. Je découvre certains espaces, certains chemins, mais mes gestes me ramène vers le large sans que je puisse savoir pourquoi. Peut-être parce que ce lac lisse, sombre et semblant infini, me rappelle l'océan, la plage et mes plongées dans ce grand bleu plus silencieux que le silence encore. Au cours de ma visite, j'aperçois un bâtiment, qui me rappelle un vague souvenir de mon arrivée.
*Ce sont les embarcations ?*
Je me laisse guider par la descente, m'avançant curieusement vers l'endroit. Je n'y suis jamais revenu après la rentrée. Mes mèches d'or viennent caresser ma nuque, et je vient jouer avec l’une d'elles, leur longueur me paraissant bien plus évidente maintenant. Arrivé à l'entrée, je descends les marches en pierre, l'humidité de celles-ci envoyant des frissons glacées le long de mon dos. Quelques cailloux roulent sous mes pieds, glissent le long de la pierre, simplement pour s'écraser sur le pont en bois, ou dans l'eau du lac, suivit d'un petit 'plouf' léger. Je lève mon visage, observant l'architecture du bâtiment, et ses ouvertures. Mes cheveux découvre la cicatrice sur ma nuque, ma boucle reflétant chaque rayons de lumière. Concentré sur ce qui m'entoure, ce n'est qu'en sentant une odeur familière, et en entendant une respiration, que je tourne la tête. Là, assis sur une barque, se trouvait le Gryffondor le plus surprenant que je connaisse. Sans un mot, je cligne légèrement des yeux, le saluant en silence.


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Dernière modification par Artamiel Saul le 5 juin 2026, 18:47, modifié 1 fois.

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

4 juin 2026, 19:01
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
Artamiel, le garçon à qui Redose avait offert le tissu imprégné du sortilège de soins, et pourtant il apparaît avec des doigts abîmées. Redose avait pourtant eu l'impression que son cadeau avait plu à Artamiel, il en vient à la conclusion que c'était probablement pas le cas, ou pas assez pour qu'il l'utilise, ou qu'il ne le garde. Peut-être aussi que l'artefact ne fonctionnait plus en raison d'un défaut, d'une pénurie de magie, ou qu'il soit déchiré. Il est aussi possible que le fils de Salazar ait tant apprécié ce cadeau, qu'il ne l'utilise simplement pas. Ce qui aurait été dommage, puisque Redose lui a offert pour qu'il l'utilise, dans l'espoir que le garçon vienne le chercher pour recharger l'artefact histoire de le voir une dernière fois avant son départ, voire même deux. Mais voilà qu'il est là, devant lui, et qu'il n'arbore aucun tissu bleu.

Les suppositions hâtives ne servent à rien, mieux valait s'en tenir à la réaction qu'avait eu le Serpentard la dernière fois que le garçon lui a parlé. C'était une réaction enjouée et chaleureuse après tout, il est donc tout à fait probable que toutes ces hypothèses ne soient que du vent. L'idéal serait d'avoir les mots du jeune homme. Salut blondinet, je t'avais jamais vu dans ce coin-là. Lui lança t-il, en guise de premier contact.

Redose pour sa part avait l'habitude de traîner par ici. Peu de monde, assez isolé et cloîtré comme lieu. Un joli paysage, un doux vent, une sensation d'intimité. Ce lieu est définitivement propice à la concentration, à l'apprentissage, à la méditation. C'est le calme plat. Artamiel, pour sa part, donne cette impression de calme. Artamiel est donc le calme dans un paysage calme, il a tout à fait sa place ici. Et d'ailleurs, ça lui ressemblerait bien de traîner dans ce genre d'endroit.

Deux corbeaux vinrent en croissant, leurs ailes battant le vent, ils scrutent Artamiel depuis le ciel, et planent autour de lui, descendant sur lui, pour finalement se poser sur ses épaules.
Ils ne sont pas particulièrement gros, au contraire, plutôt chétifs, suffisamment pour se poser sur les petites épaules du garçon blond. Il est habillé, ça ne devrait pas faire mal, et le spectacle est assez agréable. Le contraste du blond de ses cheveux et du noir de leur plumage est particulièrement beau, les animaux sont beaux, et Artamiel est... Étrange, mais aux yeux de Redose il est beau, bien sûr il a des goûts discutables, mais ses goûts il ne les discute pas.
Et la chevelure blonde d'Artamiel convient parfaitement au noir, c'est peut-être une statue de corbeau qu'il aurait dû lui offrir, plutôt qu'un tissu dont il ne se sert visiblement pas.

Je te présente Alice et Galactus le dévoreur de monde. Conclue t-il, l'air assez nonchalant. Redose avait déjà atteint sa limite, mais voilà que la fatigue le pique et finalement les corbeaux reprirent leur forme d'origine. Ce sont des pierres. Avait-il mit en évidence, comme si le garçon ne le remarquerait pas de lui-même.

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5 juin 2026, 18:46
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
"Alice, et Galactus."

Leurs noms roulent sur mes lèvres comme du velours. Ma voix n'est pas très forte, presque effacée par le bruit du vent glissant sur les pierres du quai. Je suis plutôt étonné en voyant deux corbeaux se poser sur mes épaules à l'unisson, leurs plumes couleur de jais caressant doucement mes joues, m'obligeant à fermer l'un des mes yeux d'argents. Je suis doué avec la faune, mais pas à ce point. Ils ne sont pas normaux, voir irréels, c'est certain. Un sourire léger se dessine sur mes lèvres malgré tout, les animaux m'apportant du réconfort si facilement que je ne peux le nier. Du bout de mes doigts pervenches, je caresse le torse de l'un deux, son bec venant gentiment picorer ma peau avec affection. Mais rapidement, tout deux disparurent, laissant un poids de chaque côté de ma nuque. Mon sourire disparait directement, laissant place à mon expression neutre habituelle. Avec une tendresse dont on me crois rarement capable, je glisse les deux galets au creux de mes mains, les observant attentivement, une lueur douce illuminant mes iris glacées.

"C'est un beau sortilège. Tu es doué, je trouve ça brillant."

Je m'approche calmement de toi, sans te lâcher du regard. Le bruit de mes pieds nus sur le sol est presque inaudible, même lorsque je monte sur la barque, le bois ne craquant pas une seule fois sous mes pas. Je m'accroupis à tes côtés, mon souffle froid s'écrase sur t'as joue, et je tends gentiment mes mains vers toi, les deux rochers glissés à l'intérieur. Ma présence semble si légère qu'un courant d'air ferait disparaitre ma forme fantomatique, mes mèches blondes, éclaircis par le soleil, n'aidant en rien. De là, sont visibles chacune de mes blessures. Des lignes fines, de peaux tirées et arrachées tout le long de mes doigts squelettiques, pour certaines, jusqu'à mes phalanges. Je n'y avais pas fais attention jusqu'à maintenant, mais je n'avais pas prévu de te les montrer, inquiet que te vienne l'idée que je détestais ton cadeau, cet artéfact si doux, caché précieusement au fond de la poche de mon pantalon, protégé des regards indiscrets. Alors qu'il en va de tout l'inverse.
*Il ne va pas me poser de questions, après tout, ça semblait lui importer peu. ... Si ?*
Mon ton reste le même, posé, indifférent, même ma posture reste la même qu'une statue. Pourtant, mes yeux cherchent les tiens sans vraiment que je le veuille, voulant être certain de ce que j'avance.


"Je ne suis pas revenu ici depuis mon entrée à Poudlard. Ça me paraissait calme, comme endroit. Tu confirme ma certitude."

@Redose Omniak
435 mots

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That’s what it is."

7 juin 2026, 03:13
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
Le serpentard répéta les noms bidons que lui avait donné Redose, celui-ci pensait avoir été cynique et sarcastique, mais à entendre Artamiel, de marbre, il n'en est rien. Même si, quiconque possède un peu de jugeotte déduit qu'Alice et Galactus le dévoreur de monde sont des noms bidons, surtout pour des pierres. Si le garçon avait nommé ces pierres, il les aurait nommé Lloyd et Galimar, ou Luther et Baldur, mais Alice et Galactus ? C'est tout bonnement ridicule et saugrenu, Redose n'aurait pas osé.

Les compliments de son jeune camarade lui firent plaisir, même si elles n'ont pas vraiment de poids. Sans doute qu'à son niveau on est facilement impressionné, d'autant plus si on est un né-moldu ce qui est peut-être le cas. Le sortilège des oiseaux est plutôt simple, on l'enseigne en première année, c'est un sortilège qu'apprécie particulièrement le garçon, même si au bout du compte, il ne s'agit que d'oiseaux illusoires. Ceci dit, Redose apprécie malgré tout les compliments, il est corruptible et la flatterie peut marcher assez facilement, en particulier quand la personne usant de telles manœuvres est intelligente et Artamiel a déjà fait preuve d'intelligence par le passé. Suffisamment pour que Redose prenne et apprécie le compliment, mais il ne peut pas s'arrêter à cette image.

Tu trouves ça brillant ? Lui lance t-il, l'air dédaigneux et presque méprisant. Comme si le serpentard avait dit une sottise ce qui, aux yeux du gryffondor, est le cas. Certes, ce n'est pas aussi sot qu'Alice et Galactus, mais c'est quand même assez sot et réducteur pour la magie. Ce n'est que le sortilège des oiseaux, je le maîtrise particulièrement bien certes, mais rien de brillant. Conclue t-il. En effet, Redose a une certaine maîtrise de ce sortilège : Alors même qu'un sortilège de métamorphose ne s'improvise pas, il peut le lancer rapidement. Sa visualisation est claire, précise, variée, il peut produire plusieurs espèces d'oiseaux. Il a un certain contrôle sur le nombre d'oiseaux, il peut aussi bien produire une nuée qu'un seul. Et enfin, il a un certain contrôle sur le temps, pouvant dans ces meilleurs jours maintenir la métamorphose pendant une vingtaine de minutes.

Mais du peu qu'a pu voir Artamiel, il n'aurait rien pu déterminer de tout cela, non. Alors Redose se concentre, et visualise une magnifique robe à fleurs. Ce n'est pas pour l'humilier, loin de là, uniquement pour l'impressionner avec un sort plus complexe, plus versatile, et recueillir de la part de son jeune camarade un compliment qui a vraiment du sens.

Le garçon avait pris connaissance de la tenue d'Artamiel, pour en modifier chaque accessoire, chaque bout de tissu, et en faire une tenue unique. Il remarquait d'ailleurs que le garçon était pieds nus, dans l'accoutrement qu'il lui concocte, il aurait donc l'air d'une magnifique fée.

Multicorfors. Prononce t-il distinctement, après avoir fait fis de ses émotions. Il dessina la gestuelle, et un très léger rictus s'afficha au coin de ses lèvres. Le Gryffondor posa sa main à la barque et laissa une jambe ballante, il s'avache pour contempler son oeuvre. Ça par exemple, c'est déjà plus brillant. Termine t-il enfin.

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7 juin 2026, 12:12
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
Je ne comprends pas tout de suite ce qui vient de se passer. En t’écoutant attentivement, j’ai déposé délicatement les pierres au bord de la barque, si tu voulais les réutiliser, ou non, pour un autre sortilège. Tes mots étaient plus acides après ma remarque, alors que tu renchéris sur le sortilège que tu viens tout juste de faire. N’ayant jamais vraiment eu un grand appétit, ni une grande affection pour la magie, ce que tu venais d’effectuer était suffisant pour me faire changer d’avis. Même si il semblait que tu aurais pu faire mieux d’après tes dires, aucun doutes là-dessus.
*Il fait sûrement partit des gens que je sous-estime le moins, ou quasiment pas.*
Une autre race d’oiseau ? Plus longtemps encore ? Un paquet d’idées naissantes prennent place dans mon esprit alors que je garde mes yeux d’acier sur ta personne, les possibilités se multipliant un peu plus à chaque fois. Jusqu’à ce que tu fasses un autre sortilège. Tu semblais concentré, alors je n'ai osé faire un bruit. Puis, tu as fais un signe, et rien d'autre. Je regarde légèrement autour de moi, me redressant doucement. Une fois de nouveau debout, c'est le contact du vent avec ma peau qui déclencha ma réalisation. Du bouts des doigts, je caresse mes clavicules, à nues, et baisse les yeux vers mes mains habillées de deux longs gants en dentelles.


"Oh."

Des roses aux teintes mauves dévalent le long du tissu bleu de la robe, qui dessine chaque creux de mon être. Mes formes semblent être accentuées par l'étoffe, que ce soit mes os saillants ou ma peau trop pâle, comme un fantôme qui aurait volé un morceau du monde des vivants. Un ras de cou, lui aussi adorné d'une belle fleur violette, décore ma nuque. L'air frais se glisse entre mes jambes, soulevant la robe et la fente de celle-ci, découvrant un peu trop à mon goût ma cuisse sur laquelle je pose ma main, pour la recouvrir. Mes épaules pointues, presque en crochets, sont déjà découvertes, et c'est beaucoup plus que je ne l'aurais voulu. Je sens le haut de mes joues chauffées, mes oreilles déjà probablement roses dragées. Tu sembles admirer le résultat de tes efforts, un petit sourire aux lèvre. Sans détours, évidemment que la tenue est magnifique. Mais moi...
*Moi, je gâche tout.*
J'évite ton regard, mes iris orageuses se perdant au large, sans pouvoir cacher le tremblement de mes pupilles complètement dilatées. De peur face au dégoût que je ressens pour mon propre corps, que tu risque de découvrir, ou de satisfaction sous toute l'attention que tu me portes, je ne saurais dire. Après tout, personne n'y serait indifférent. Ma voix reste la même, froide et éloignée de tout ce qui s'approche de l'intérêt, pourtant mon comportement est bien plus lourd que tout le reste, ma ressemblance avec un revenant étant d'ailleurs plutôt frappante.


"La réflexion derrière le résultat doit être bien précise, c'est brillant, en effet. Elle est très jolie je dois dire, cette robe, mais je ne pensais pas que tu lancerais un sortilège pareil sur... moi."

Reducio
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@Redose Omniak
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Dernière modification par Artamiel Saul le 15 juin 2026, 22:32, modifié 4 fois.

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

7 juin 2026, 12:29
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
Le garçon était tout bonnement magnifique dans cette robe, et son petit air presque gêné était absolument adorable. Même si... Très vite, Redose se mit en tête que ce n'était peut-être pas une si bonne idée. Certes, Artamiel reconnait le talent de Redose, mais quelque chose semble... Bizarre. Et Redose a du mal à mettre le doigt dessus. Le fils de Salazar s'était inspecté et avait demandé pourquoi lancer un tel sortilège sur lui, mais Redose ne situe pas le problème, il ne sait pas si le problème c'est le sortilège ou qu'il ait employé le sortilège sur lui spécifiquement. Peut-être s'inquiétait t-il de ne pas respecter le règlement, mais le port de l'uniforme n'est pas obligatoire les week-end, alors c'est peut-être un problème plus profond se dit-il.

Toujours un petit sourire, mais les sourcils froncés, donnant un air inquisiteur empreint d'une fierté l'empêchant de s'excuser. Qu'est-ce qui va pas ? Enfin... T'as pas l'air à l'aise... Lui demande t-il. Il n'avait pas vraiment chercher à lui faire de la peine, et le voir mal à l'aise l'amuse même, mais ce n'est probablement amusant que pour lui et il ne faudrait qu'il commence à pleurer ou se plaindre à un adulte, car alors tout ça se finirait mal.
L'essentiel, c'est de montrer à Artamiel que l'usage de ce sortilège sur lui n'est rien, que ça n'a aucune conséquence, voire même que c'est amusant.

Le garçon pris une certaine inspiration pour se préparer à ce qu'il allait dire.C'est parce que t'es un homme c'est ça ? Demande t-il, en guise de première hypothèse, ou plutôt, d'hypothèse retenue car le garçon ne voyait pas vraiment autre chose.
Son sourire devint presque gêné de parler de ça. Tu sais les vêtements ça veut rien dire, c'est pas parce que tu portes une robe que t'es moins un homme. Commence t-il, il ne le pense pas vraiment, pas encore. Selon lui un homme s'habille avec des vêtements masculins, et arbore une attitude masculine, mais si ce n'est que pour une courte durée il arbore des vêtements féminins et une attitude féminine, alors ça ne change rien. En pensant à ça, Redose trouva une contradiction qu'il creuserait plus tard, quand la patate serait moins chaude. Moi-même quand j'étais plus jeune, je mettais parfois des robes à ma grande sœur pour amuser ma petite... Et pourtant je suis un homme. Avoua t-il finalement, et étonnamment, il ne se sentait pas gêné le moins du monde au contraire.

D'ailleurs, à bien y penser, Élisabeth trouverait sans doute cette anecdote hilarante, et s'amuserait peut-être à travestir le garçon. Enfin, elle s'y amuserait si la situation entre eux n'était pas si tendue.

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7 juin 2026, 18:11
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
"Ça n’a rien à voir avec le genre, je trouve même ça admirable. Chacun peut s’apprêter comme il le souhaite, ce n’est pas le problème."

Je me sens encore plus gêné, de savoir que tu es deviné si vite que quelque chose ne va pas, mes ongles s’enfonçant peu à peu dans ma cuisse, y laissant des marques rouges fraises. Mon esprit se laisse aller, complètement évasé. Des souvenirs flous et incohérents me reviennent, une odeur de poussière, des tissus râpeux contre ma peau et pliés, pliés, et pliés de nouveau. Jusqu’à ce que je me visualise devant le miroir de la salle de bain du dortoir, mes traits tirés de fatigue, mes joues plates, ma mâchoire et mon nez fin comme coupés à la serpe. Je serre les dents quand mon regard descends sur mon ventre creux, contrastant affreusement avec mes côtes saillantes malgré le joli tissu les recouvrant.

"Je ne suis pas- je veux dire- regarde moi."

Pendant un instant, au milieu du froid des mes expressions, de mon regard gelé au même refrain qu’est l’indifférence depuis des années, une lueur d’incertitude s’illumina. Je ne la cache pas, elle ne s’évanouit pas tout de suite, et mes traits présentent presque douloureusement de l’incompréhension, de la solitude. Beaucoup, beaucoup de solitude.
*Ça lui semble si peu évidant.*


"Je n’ai rien d’attrayant, de charmant ou de séduisant. Je suis… sordide ? Hideux ? Répugnant ? Je ressemble plus à un cadavre errant qu’à une personne. Même mon sourire est de travers…"

Sans m’en rendre compte, je lève mes doigts crochus vers mes lèvres, les couvrant comme pour les cacher, les faire disparaître. J’aperçois de nouveau mes blessures, un petit soupir vaincu m’échappant.
*Et je n’aide en rien. Regarde ce que je m’inflige, avidement.*
En plus de me plaindre, je ne respecte même pas le temps que tu a mis dans le cadeau que tu m’as offert. Mes iris récupèrent alors leur bleu acier ternis, suivis de ma figure de pierre. Inexpressif. Apathique. Essayant d’anesthésier ce que je viens d’exprimer avec le silence, réalisant peu à peu l’erreur que je venais de faire. Je me confie rarement, et jamais je n’avais partagé l’infamie de mon corps à un autre. Pourquoi le faire maintenant ? Je ne sais pas. La situation, cette robe, ce sortilège. Peut-être parce que tu es plus attentif que les autres, même si tu ne t’en soucies guère.


@Redose Omniak
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7 juin 2026, 22:46
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
L'explication de son camarade est bancale, si bien que le Gryffondor laissa s'échapper sa première pensée. Et alors ? Sans doute aurait-il dû la retenir, mais elle est sortie sans prévenir. De toute façon, vu son état, il n'aurait pas pu la retenir. Ce qu'il venait de dire était bien trop ridicule pour que le garçon ne le laisse passer, consciemment ou non.

Et maintenant que cette pensée est sortie librement, les autres sortiront sans grand effort à leur tour. Je vois pas le rapport avec ta robe et ta petite crise, tu la faisais pas dans ton uniforme... Tu crois que la robe est trop belle pour toi ? Formula t-il comme hypothèse. Son sourire avait disparu de ses lèvres, et son visage arborait une expression neutre au possible. T'es pas laid, mais t'es un abruti. Lui lance t-il, car l'enjeu n'est plus le même.

S'il avait gêné le garçon et qu'il était allé se plaindre, ça aurait été un problème. Et d'ailleurs ce risque est toujours un problème, et malgré son self-control impressionnant, l'expression qu'arbore le Gryffondor est un mélange de colère et de retenu. Il la retient depuis très longtemps, et comme fréquemment, elle menace de se libérer. Redose voudrait simplement éclater sur Artamiel, et sur lui, sur tout ceux qui seraient sur sa route tant qu'à faire, mais sa colère il la réserve pour d'autres, et s'il éclate ici, toute cette retenue aura été en vain.

Après un court blanc, le garçon se leva et s'avança, s'élançant dans des gestes amples dans l'espoir que diplomatie l'emporte. Merde quoi, tu viens juste de dire que tu trouves ça admirable que chacun puisse s'apprêter comme il le souhaite. Lance t-il, cherchant à mettre en évidence une contradiction si flagrante. Il lui paraît clair que son camarade souffre de son corps, et Redose aussi est passé par là. Et Redose aussi, passe par là.

Son bras gauche est toujours rouge et rose, des effets étranges s'y dessinent. Son nez est particulièrement gros, ses yeux ne sont pas symétriques, sa voix est loin d'être douce. Il a l'allure et la réputation d'un monstre, comment pourrait-il supporter que quelqu'un d'autre s'inflige ces souffrances. En particulier Artamiel... Il gagnerait tellement à vaincre ce problème.

Redose s'approcha à nouveau, l'air plus désespéré que furieux, mais la colère se fait malgré tout sentir. Tu comptes sérieusement les laisser gagner ? Demande t-il, les mains sur les épaules d'Artamiel, il n'est pas "trop tard" pour lui. T'ES FAIBLE À CE POINT ? Demande t-il en criant. Si la haine est son dernier héritage, alors il s'y fera. Mais lui sait, la douleur que sait que de se sentir prisonnier de son propre corps, et s'il y'a la moindre chance de faire progresser les choses, il la saisira.

Ses mains tombent le long de son corp, se serrant en des poings qu'il voudrait déverser sur son camarade. Son regard porté vers le bas, où se trouve son camarade, où se trouve sa main, il se dit qu'après tout, il n'a aucune leçon à donner.

L'air neutre, Redose se trouvait à un mètre de distance du jeune serpentard. La main sur Crenguţa, le garçon se concentra un instant, visualisa l'effet, et avec détermination, prononça Finite. dessina un bouclier, et Artamiel se retrouvait en uniforme.
Le garçon rangea sa baguette, et porta une main à l'épaule de son camarade. Tu souffres bien assez, pas besoin de t'infliger ça. Lui dit-il, un léger rictus en coin de bouche, l'air las.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
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8 juin 2026, 00:52
 RP   Simple  Altesse macabre  04.06.2050   A.S 
Personne ne m’a jamais crié dessus. Depuis l’orphelinat, depuis Uriel et Michael, personne ne m’a jamais crié dessus. Que ce soit pour une bêtise, ou une dispute, personne n’a jamais élevé la voix contre moi. Malgré ça, une silhouette sombre se dessine devant mes yeux, surplombant mon être qui semble rétrécir, encore et encore, jusqu’à devenir si minuscule qu’il disparaît dans le néant. Comme un réflexe, pour une raison que j’ignore, mon corps se tends, mes mains se serrent, je ferme les yeux et serre les dents, attendant une impacte. Pourtant, je n’ai aucun souvenirs de m’être battu, avant. Mais rien ne vient, seulement deux mains lourdes, appuyées sur mes épaules, à l’ancien emplacement de tes pierres. Ta peau contre la mienne me brûle, la sensation m’étant complètement alien alors que tu parais prendre sur toi tout mes mots. Pendant un instant, je reste figé, récupérant mon uniforme suite à l’annulation de ton sortilège.

"Parce que tu penses que ce sont les autres, qui me font croire ça ?"

Je vois ta colère, mais je ne comprends pas pourquoi. Tu ne te soucis pas de moi, es-tu touché ? C’est pour ça, que tu réagis ? Moi qui n’est jamais vraiment vécu avec d’autres, qui ignore tout du comportement qu’on attends de moi et ne pensant pas une seule seconde que j’ai de la valeur pour toi, je ne peux que planter mes yeux dans les tiens. Écarquillés, comme ceux d’une gargouille sur un toit d’église, mes pupilles sont rétractées en deux points si petits qu’ils se perdent dans le reste de mes iris. Mon regard est immobile, comme un puit sans fond reflétant un chagrin infini, recouvert d'indifférence épaisse, l’empêchant de s’en écouler.

"Je suis faible, pour penser de moi ainsi ? Alors que j’énonce des faits ? Ne dis pas le contraire, tu as vu à quoi je ressemble. Un mort."

*Un teint livide, toutes mes veines visibles, des traces semblables à de la corruption sur mes lèvres comme sur mes doigts. Un ventre creusé, accentuant mes côtes quasiment bombées. Mes hanches, bien trop évidentes. Si quelqu’un en avait envie, il pourrait faire un cours d’anatomie avec mon corps, sans avoir besoin de le disséquer.*
Je pourrais dire tout ça, ce n’est que la stricte vérité. En réalité, je ne sais pas quoi faire. J’ai l’impression que, peut importe ce que je dis, ou fais, rien ne semblera assez clair. En tout cas, pas aussi clair que si tu étais directement dans ma tête. Ça semble si difficile, de communiquer. Les mots se mélangent, sont parfois trop forts, ou trop doux, et n’expriment jamais ce que je veux faire comprendre.


"Mon corps n’est pas agréable à regarder, encore moins à toucher. Mais ce n’est pas de la faute des autres, et encore moins de la mienne."

Mon regard ne change pas, mais ma voix elle, si. Elle s’adoucit, récupère cette chaleur qui semble brûler au fond de moi malgré le plus froid des hivers. Une innocence qui ne coïncide pas avec mon intelligence, et pourtant qui l’accompagne à merveille. Je glisse ma main décharnée sur la tienne, dessinant minutieusement de petits cercles, avant de glisser mes doigts osseux avec les tiens. Tes expressions de colère, d’indifférence, de lassitude, je les voient toutes défilées. Je suis sûrement incapable d’entièrement les comprendre, probablement vais-je même les empirer. Ce n’est pas ce que je veux. Mais je n’aurais peut-être pas le choix.

"J’ai appris à survivre avec. Maintenant, c’est vivre avec, qu’il faut que je comprenne."

@Redose Omniak
585 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."