Isn't Lovely ?
pdv d'Ethan, frère aîné de Sonia, chez sa grand-mère, Grace
Cet été va être mouvementé. Il y a quelques mois, j'ai reçu un hibou de mon cousin Raymond. J'ai dû relire sa lettre plusieurs fois avant d'être sûr d'avoir tout saisi — du moins, croire ce que je lisais. Ma précieuse petite sœur, la personne que j'aime le plus au monde, serait tombé sous le joug d'un mauvais garçon. Ils auraient même passé le bal AMICOs ensemble ! Si Ray ne m'avait pas écrit, je ne l'aurai jamais su.
J'ai demandé à Ray de le surveiller, ils sont tous deux à Serpentard, ce qui facilite les investigations. Si Sonia petit-déjeune presque tous les jours avec Zenaïda, elle déjeune presque aussi souvent avec cet effronté. Même, il passerait du temps ensemble après les cours ! Et Sonia n'y voit que du feu... Putain, pourquoi elle ? Tout à l'heure, lorsqu'elle rentrera chez Gran'ma, je l'attendrais... Ça ne peut pas durer plus longtemps !
Gran'ma m'avait laissé un double des clés, donc j'ai pu directement rentrer à la maison. J'ai fait un coucou à maman et père avant de prendre la route. Maman semble aller bien. Père est... fidèle à lui-même.
« Purée, comment je vais lui dire ça... » me demande-je en prenant ma tête dans les mains.
pdv de Sonia à la gare de King's Cross
J'ai fait le voyage retour avec Adrian. A l'allée, en septembre dernier, je ne pensais pas qu'on se rapprocherait autant. Et pourtant... voilà où j'en suis ! Durant le trajet nous avons convenu de nous revoir pendant les vacances. Plutôt en août, comme je compte passé une partie de mon été avec ma famille — et réviser aussi, mais il m'a assuré qu'il m'aiderait encore avec les potions. J'ai trop hâte de revoir Ethan ! Je ne lui ai pas encore dit pour Adrian, j'ai prévu de le faire pendant les vacances. Il faudra juste trouver le moment opportun !
Nous sommes entré en gare. Je descends, malle en main. Je salue Adrian et lui promet de lui écrire. En échange, il devra m'écrire aussi ! Je cherche du regard Zen et mes cousins, mais je tombe en premier sur ma grand-mère qui me fait de grands signes. Je ne réfléchis pas. Je fonce et me blotti dans ses bras.
« Tu m'as trop, trop, trop manqué !
— A moi aussi, ma chérie ! »
Elle m'enlace en retour. Cette chaleur, ce bonheur... ça m'a manqué. Je m'écarte en entendant mes cousins arrivés. Je leur laisse le temps de profiter des retrouvailles avec mamie. Les voir s'enlacer gonfle mon cœur.
« Nous devrions nous mettre en route, j'ai mis des cookies dans le four. Je ne pense pas qu'ils vous plairaient griller, rit-elle.
— Ah non ! Tout mais pas ça ! »
Aussitôt, j'empoigne Zen et la tire. Nos malles ne sont pas toutes légères alors notre rythme reste soutenu — c'est difficile de maintenir une telle allure — mais pas aussi rapide qu'espéré.
« Au fait, Ethan n'est pas là ? demande-je, ralentissant la cadence.
— Non, il nous attend à la maison, mon sucre. Il m'a prévenu qu'il voulait voir maman et papa avant. Comme il a un double des clés, il doit être en sécurité dans le salon. Sauf s'il est resté plus longtemps chez vous. répond Grace avec douceur.
— Oh je vois... »
Je suis clairement déçue. J'avoue que j'aurai aimé voir maman — un peu moins père — avant de goûter chez mamie, mais bon...
Nous faisons notre petit bonhomme de chemin et arrivons enfin à la maison. Je laisse gran'ma ouvrir la porte. Sans réfléchir une seconde de plus, je lâche la main de ma cousine et m'engouffre dans la maison. Je m'arrête essouflée à l'intersection et regarde autour de moi. Et là, je croise son regard. Debout, à quelques mètres de moi. Larmoyante, je me réfugie dans ses bras.
« Ethaaaaan ! Tu m'as tellement manqué, hic !
— Moi aussi, p'tite tête. Moi aussi. »
Je ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête. Lorsque je l'ai vu, son visage était tout fermé. J'étais déjà en train de le serrer dans mes bras. C'est comme s'il n'avait pas compris que j'étais là, face à lui. De longues secondes. J'ai attendu de longues, très longues secondes, avant de sentir ses bras m'entourer. Cette chaleur réconfortante... Ce doux parfum qui lui est propre... Ça m'a tellement manqué. Je reste de longues minutes collée à lui. Si ce n'est que moi, je ne veux pas me séparer de lui. Mais il faut bien, si je veux pouvoir aider gran'ma qui s'est éclipsée en cuisine pour pouvoir surveiller les cookies. Je m'écarte d'Ethan mais reste proche de lui. Je me tourne vers mes cousins et essuie mes larmes avec ma manche.
« D-Désolée... c'est juste... ça fait longtemps. » justifia-t-elle.
796 mots 
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Isn't Lovely ?
Point de vue de Raymond, frère aîné de Zenaïda
Sonia allait le tuer.
Littéralement. Ou peut-être allait-elle le détester à vie ?
Mais, quel était le pire ?
Raymond avait eu des soupçons depuis qu'il avait vu sa cousine dans les bras d'un beau blond vert et argent au bal AMICOs. Elle était libre de fréquenter qui elle voulait, bien sûr sauf quand il s'agissait d'Adrian Turner. Là, le septième année s'était vraiment posé des questions. Raymond connaissait tout et tout le monde dans sa maison. Il savait donc parfaitement QUI était ce jeune écervelé : un héritier d'une grande famille de sang-pur ou du moins, d'une longue lignée.
Il n'avait cependant rien fait, rien dit. A ce moment-là, il s'était dit que ça passerait ; que ce n'était qu'un flirt de passage.
Néanmoins, le jour de la Saint Valentin, il avait apprit par le biais de sa petite soeur que ce même jeune homme avait donné rendez-vous à sa cousine ! Et depuis, ils ne s'étaient plus quittés ! Cet Adrian Turner avait réussi à embobiner sa chère Sonia ! Et pour qu'Adrian s'intéresse aux filles, en particulier Sonia dont le caractère était assez à l'opposé, c'était plus que louche.
Alors Raymond avait fait la seule chose qui lui avait semblé juste : écrire à Ethan pour lui faire part de ses soupçons. Il avait mené l'enquête en espionnant la gryffone. Il n'aurait pas dû le faire sans en parler à Sonia et il savait qu'elle lui en voudrait. Mais, qu'aurait-il pu faire ?
Et voilà que maintenant, il allait être confronté aux retrouvailles entre Sonia et Ethan qui devait être furax et si inquiet ! Misère...
Jamais il n'aurait pu préméditer que son dernier trajet dans le Poudlard Express se passerait ainsi : seul, à ruminer dans ses pensées.
Arrivé à la gare, Raymond rejoignit ses petits frères et sa petite soeur.
- Jake, Jamie, je vous dis à demain ! Charles vous attend sur le quai ! Et faites attention avec Hailey : ménagez-la !
Ils se saluèrent puis embrasssèrent leur soeur avant de s'éloigner. Le Serpentard attira ensuite Zenaïda près d'elle :
- Avant de rejoindre mamie, il faut que je te dise un truc.
Point de vue de Zenaïda
Lorsque Raymond l'attira à lui, la Poufsouffle sentit directement qu'il y avait un problème. Ou peut-être que le problème allait arriver.
- Vas-y. Je t'écoute, répondit-elle sceptique.
- Disons juste que ce goûter est un prétexte. Je compte sur toi pour soutenir Soso. Elle va avoir besoin de toi.
Sur ce Raymond partit rejoindre leur famille. Mais Zenaïda ne l'entendait pas de cette oreille.
- Attends ! Ne me dis pas que ça a un rapport avec ce gars !
Comme son frère marchait toujours, la deuxième année prit sa malle à la main, son violoncelle sur le dos et courrut du mieux qu'elle pouvait pour rejoindre son frère.
- RAY !
Cela ne servit à rien. Zenaïda commençait sérieusement à paniquer et surtout, à être en colère. Qu'avait fait son frère ? Elle allait le découvrir mais elle se doutait que rien de bon n'allait ressortir de tout ça.
- Bonjour Mamie ! fit Raymond. Merci de nous laisser prendre le goûter chez toi ! Jake et Jamie passent la soirée chez Charles mais ils m'ont promis qu'ils passeront chez toi cette semaine !
Il ponctua sa phrase par un baiser sur la joue de Grace. Puis, il s'écarta en laissant Zenaïda faire un câlin à sa mamie.
- Mamie !
Mais la jeune fille ne loupa pas le regard que porta Raymond sur leur cousine. Non, définitivement, Zenaïda allait le frapper.
A l'annonce du mot cookie, le ventre de Zenaïda gargouilla : elle n'était pas chez les jaunes pour rien ! La jeune fille se laissa tirer par sa cousine et la petite troupe se mit en route. Malgré son sourire sincère, l'esprit de la deuxième année ne cessait de se demander ce qui allait se passer. Qu'est-ce que son frère avait bien pu faire ce jour de Saint Valentin ? Était-il partit à cause de Sonia et de ce garçon ?
- T'inquiètes pas ! J'suis sûre qu'Ethan nous attend et qu'il te réservera son plus gros câlin, tenta de rassurer Zenaïda à sa cousine.
Arrivée chez Grace, Zenaïda regarda ses cousins se retrouver. Elle souria sincèrement quand Sonia se tourna vers elle et son frère pour leur expliquer la raison de ses larmes.
Mais bien vite, elle remarqua que Raymond faisait un signe à Ethan comme quoi ce n'était pas le moment de parler. La jaune et noire balaya son regard entre Ethan et Raymond et soudain, elle comprit ! Le visage fermé de l'étudiant face au regard incompréhensif de Sonia ; le regard qu'avait posé Raymond sur elle à la gare ; ce que Raymond lui avait dit et maintenant, cet échange de regard.
Raymond avait averti Ethan ! Le soir de la Saint Valentin, quand il avait dit avoir une affaire urgente : il avait écrit à leur cousin ?!
Zenaïda serra les poings, complètement énervé par ces deux idiots ! Ils avaient osés faire ça, le premier jour des vacances ! Nan, ça n'allait pas se passer comme ça ! Zen allait vraiment s'énerver. Car, qu'avait bien pu dire son frère ?
La jeune sorcière posa son violoncelle, sa malle et croisa les bras. A ce moment-là, elle ressemblait bien aux femmes CARTER de la famille. Elle avait ce regard autoritaire que nul ne pouvait résister et déclara d'un ton ferme qu'elle n'avait clairement pas l'habitude de prendre :
- Vous deux en désignant Ethan et Raymond, vous allez TOUT DE SUITE nous dire ce que vous trafiquez depuis février.
- De quoi tu parles ?
- Ray, je te conseille de la fermer. Si tu crois que je n'ai pas compris ce que tu as fait le soir de la Saint Valentin, c'est que t'es un idiot. Si vous avez quelque chose à dire, allez-y on vous écoute. Sinon, cessez de vous parler en langage des signes pensant que personne ne vous a vu.
Seul Ethan pouvait comprendre de quoi Zenaïda voulait parler. Sonia, elle, devait être littéralement paumé. Alors la jeune fille se rapprocha d'elle en balançant des regards noirs aux deux plus grands.
Raymond, quant à lui, se liquéfia sur place : jamais sa soeur n'avait fait preuve d'autorité et de si peu de tact. Pourtant, il n'osa remettre en cause les paroles de la jaune et noire. Il lança un regard désespéré à Ethan.
Car qui pouvait se mettre en travers d'une femme Carter énervée ? En ces instants, elle ressemblait étrangement à sa tante et à leur chère mamie Grace.
Et cette ressemblance était carrément flippante.
Zenaïda n'avait que 13 ans !!!
@Sonia Ross bon courage avec Zen !
Elle ne laissera clairement pas les garçons s'en tirer comme ça ! On ne touche pas à sa Soso
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Isn't Lovely ?
pdv de Sonia
Je souris. Ma cousine est vraiment quelqu'un d'extraordinaire. J'ai la chance de l'avoir. Je reste collée à elle, ou plutôt je la punie à côté de moi, tout le long du trajet jusqu'à la maison.
Néanmoins, elle avait un peu tort. Lorsque j'ai vu Ethan, son regard était assez troublant. Enfin, je suis troublée. En plus de l'émotion de le revoir — même si je l'ai revu pour les vacances de Noël — un poids me pèse. Ma poitrine se fait lourde et mes entrailles se ressèrent. Quelque chose ne va pas. Mais je ne comprends pas.
Après avoir essuyé mes larmes, je me suis tournées vers mes cousins. Zenaïda fait une drôle de tête. Elle n'arrête pas de fixer les garçons. Elle veut dire quelque chose sans qu'ils ne soient là ? Ça attendra. Je veux profiter d'Ethan. Lui parler de ma formation de soliste, lui montrer à quel point j'ai progressé.
Soudain, Zen prend la parole. Je me liquéfie sur place. Pas parce que j'ai l'impression de voir maman ou père en elle. Ces mots.
Les larmes remontent.
Ce n'est plus des larmes de joie, mais un mélange d'anxiété de peur. Mais aussi un peu de colère. Je ne comprends pas ce qu'il se passe mais je n'aime pas ça du tout. Je me tourne vers Ethan, cherchant son soutien. Un regard. Un brin d'explication. Mais non. Il me fuit du regard. Je m'éloigne de lui d'un ou deux pas.
« Sonia...
— N'me parle pas ! peine-je à dire à travers mes larmes. Je ne sais pas ce que vous cachez et je ne veux pas le savoir. Dès que je t'ai vu, quelque chose avait changé... Je ne sais pas ce qu'il se passe, m-mais... Je veux juste parler à mon Ethan. Et profiter d'un p... goûter en famille. Si c'est trop demander, je rentre à la maison tout de suite ! Sans vous ! »
Les larmes dévalent mes joues. Je n'en ai plus rien à faire. Je foudroie Raymond du regard — j'avais une confiance aveugle en lui, désormais je ne suis plus sûre de rien —, puis me tourne vers Ethan.
J'attends.
Mais rien.
J'attends qu'il me dise que je me fais des idées que c'est le stress des examens et du retour à Londres qui me font perdre mes moyens. Mais non. Rien. Il s'est littéralement liquéfié. Son regard est plein de culpabilité, mais aussi de... rage ?
« Tu n'as pas à me parler sur ce ton, et toi non plus Zenaïda. Vous dites qu'on cache quelque chose, mais je crois plutôt que c'est vous deux. Enfin, surtout toi, Sonia. »
Mon cœur se brise.
Comment ça ? Qu'est-ce que je cache ? Mais je n'ai rien à cacher ! Je le regarde crédule. Je renifle submergée par les émotions. J'ai envie de fuir, de partir. Mais aussi de comprendre. Comprendre de quoi je suis accusée.
« Tu n'as rien à dire ? Rien ? A part pleurer et m'accuser, tu n'as rien à dire. Rentre si tu veux, je le prends comme un abus de faiblesse. »
Je m'effondre.
« Sonia... J'croyais qu'on se disait tout... alors p-pourquoi ?
— P-Pourquoi quoi ?! hurle-je à travers mes larmes. J'ai attendu des mois pour te retrouver ! Attendu des mois pour te prendre dans mes bras. E-Et... tu m'accuses d'un truc, mais je ne sais même pas de quoi tu parles !
— Les enfants, calmez-vous. Venez prendre le thé, ça vous fera du bien, d'accord ?
— Tu n'vois pas de quoi je parle ? C'est qui ce Turner ? Hein ?! C'est un manipulateur ! Et toi, tu traines avec lui ? Pire ! Tu passes la Saint Valentin avec un mec pareil ?!
— Qu-Quoi ? » dis-je dévastée.
Je me tourne vers mes cousins. Je me sens trahie.
« Tu mens ! Je voulais t'en parler en face à face quand on se retrouverait ! Lui, c'est un garçon honnête et gentil. Et il s'appelle Adrian. J-Je... ça sert à rien de continuer. »
Je pars. En courant. Je quitte le salon pour me réfugier dans la chambre de mamie. Je ferme la porte à clés et ouvre la fenêtre pour me rafraîchir. Je laisse mes larmes couler. J'en ai besoin.
pdv d'Ethan, frère aîné de Sonia
Elle joue les innocentes. J'ai peut-être été dur mais elle n'a pas été honnête avec moi. Je la regarde partir. Je boue de rage. Je quitte la pièce et me pose dehors à l'entrée. Je m'assieds sur les escaliers et me prend la tête dans les mains.
« Putain, putain, putain ! »
Je crois avoir entendu Ray sur mes talons. Ce n'est peut-être que moi, mais je crois que ça ne servirait à rien de parler. J'ai déjà essayé de parler avec Sonia et elle me faisait croire qu'elle n'avait rien à cacher. Et Zenaïda...
« Fais chier ! »
Mon poing rejoint le sol. Une douleur lancinante me prend mais je m'en fiche. J'avais besoin d'extérioriser.
833 mots
Désolée, je suis partie un peu loin, @Zenaïda Carter
Désolée, je suis partie un peu loin, @Zenaïda Carter
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Isn't Lovely ?
Point de vue de Zenaïda
Alors que Zenaïda lançait des regards aux deux garçons, elle s'arrêta brusquement en sentant sa cousine pleurer. Ce qu'elle vit dans ses yeux hantera à jamais la deuxième année. Ce spectacle était réellement la pire chose qu'elle ait vu. Et cela lui rappela la même peine qu'elle avait eu.
La jaune et noire regarda l'échange entre le frère et la soeur et cela lui brisa le coeur. Elle voulut intervenir mais Raymond la tira brusquement loin de Sonia et lui chuchota à l'oreille ce qu'elle seule pouvait entendre :
- Ça y est t'es contente ? Avec Ethan on avait tout prévu pour éviter ce genre de scène ! T'es vraiment qu'une égoïste et surtout, bien naïve ! La prochaine fois, reste à ta place !
Mamie Grace intervint mais les deux ROSS ne semblaient pas faire attention à elle. Et Ethan ne faisait que balancer des horreurs au visage de Sonia. Il s'en prit même à elle.
Elle.
Elle n'avait rien à cacher. Elle ne connaissait même pas le fameux Adrian. Sonia ne s'était pas plus confiée à elle qu'à Ethan. Et alors que Zenaïda crut que rien de pire ne pouvait arriver, elle se rendit compte qu'elle eut tort.
Sonia se tourna enfin vers elle et son frère. Et le regard qu'elle lut dans ses yeux fut le coup de grâce pour la Poufsouffle : elle y lut de la trahison. JA-MAIS elle n'aurait crut que sa Soso pourrait un jour lui destiner un tel regard.
Elle regarda la gryffone monter à l'étage et entendit un tour de clés.
Ethan quitta le hall à son tour et bouillonnant de rage, il s'en alla dehors, devant l'entrée. Zenaïda l'entendit exploser sa rage. Raymond lâcha enfin la jeune fille et lui dit :
- Bravo Zelie ! Tu peux être fière de toi !
Et, lui aussi, quitta le hall pour rejoindre Ethan.
Immobile.
Zenaïda était immobile devant sa mamie.
Elle n'avait pas voulu de tout ça mais c'était là. Sa cousine se sentait trahie par elle, son frère la détestait et Ethan... Il la détestait cruellement.
Elle voulut avancer, dire quelque chose mais tout l'en empêchait.
Et puis, ce fut comme un éclair. Ses pensées la ramenèrent vers le jour où elle avait fugué. Où elle n'avait plus eu ni force, ni envie de vivre. Ce jour où elle avait cru mourir. Ce jour où elle s'était perdue dans l'obscurité de ses terreurs nocturnes.
Et soudain, les corbeaux revinrent.
Ceux qui l'avaient hanté dans ses pires cauchemars. Ceux qui, dans ses cauchemars, lui piquaient la tête et l'éloignaient de sa famille.
Ceux qu'elle voyait lors de ses terreurs nocturnes. Ceux qu'elle redoutait.
Ses tremblements s'accentuèrent, sa respiration se fit de plus en plus saccadée, sa tête tourbillonnait et ses larmes coulaient.
Elle devait s'asseoir mais où ?
Elle se sentit tomber.
Elle n'avait pas mal. Seuls les corbeaux lui faisaient mal.
BOUM
Zenaïda tomba sur le tapis. Là où elle se tenait debout. Elle se débattait rageusement avec l'air qui l'entourait. Ses larmes coulaient vite sur ses joues. Elle hurlait des mots incompréhensibles, se débattant avec ses pensées qui la ramenaient sans cesse vers ces corbeaux.
Mamie Grace savait que l'épisode de décembre avait ébranlé Zenaïda d'une façon tellement éprouvante. Seule mamie savait que Zenaïda n'était pas en mesure de vivre des émotions fortes. En tout cas, que les traces de décembre étaient encore bien trop présentes pour que la Pousouffle ne ressente pas de l'angoisse.
Point de vue de Raymond, quelques instants plus tôt
Lorsque Raymond sortit à la suite d'Ethan, il vit celui dans une rage qu'il n'avait jamais vu. Il le laissa faire sans dire un mot.
Il le laissa extérioriser.
Puis, quand celui-ci fut plus calme, il dit d'une voix douce et désolée :
- Je suis désolé... Je ne savais qu'elle viendrait mettre son grain de sel. Je pensais que sa présence ferait du bien à-
BOUM
Il s'interrompit.
- C'était quoi ça ?
Raymond se tourna vers la porte, attendit et entendit des bruits. On aurait dit des hurlements. Il jeta un regard en direction de son cousin et se rua vers la porte.
Il l'ouvrit et découvrit sa soeur par terre, Mamie Grace à son chevet, tentant de la calmer.
Cette dernière, leva les yeux vers Raymond et Ethan - si ce dernier l'avait suivi. Elle ne semblait, mais alors plus du tout aussi bienveillante qu'avant....
@Sonia Ross je crois que là, c'est moi
Actions de Grace vues avec la joueuse
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Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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Isn't Lovely ?
pdv de Grace, grand mère de Sonia et Zenaïda
De l'autre côté de la cuisine, je n'entends pas tout ce qu'il se dit ; autant se le dire mon ouïe n'est plus ce qu'elle était. L'eau continue de bouillir, mais ce que je ne sais pas, c'est que de l'autre côté, la colère monte encore plus haut. Je verse le thé dans les tasses et les pose une à une sur un plateau.
Soudain, j'entends un cri. Je reconnais la voix de Sonia. Mon sang ne fait qu'un tour. Je pose la bouilloire et me rue dans le salon. Je découvre ma précieuse petite fille en larmes. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Je regarde Raymond, puis Ethan, mais rien.
Je tente de calmer le jeu, mais ça n'a pas plus d'effet. Turner ? Ce nom me dit quelque chose, il me semble que c'est un des partenaires de Julian ; j'ai entendu Elena m'en parlé. Mais, je ne pensais pas que ma petite Sonia s'intéresserait aux garçons. Elle est encore trop jeune pour ça. Elena m'en aurait parlé, donc j'en conclus que c'est récent.
Entendre Ethan balancé au visage de Sonia de telles horreurs... ça me fait mal au cœur. Elle n'arrêtait pas de me dire à quel point elle avait hâte de le retrouver et de le prendre dans ses bras. Elle avait tellement de choses à lui dire.
Sonia part en courant à l'étage en me bousculant. Quelques secondes plus tard, c'est Ethan qui claque la porte d'entrée. Pourquoi ? Ils sont frère et sœur... Je me tourne vers Raymond et le regarde rejoindre Ethan.
Je me tourne vers Zenaïda et m'approche d'elle. Son regard est vide. Elle tremble. Elle a dû avoir peur et c'est normal. Je m'approche tout doucement d'elle et ouvre les bras, mais...
BOUM !
Elle s'effondre. Je la rattrape à peine. Je m'agenouille à ses côtés et pose ma main sur son front. Elle est brûlante.
« Mon sucre, réveille-toi, s'il te plaît ! Zenaïda. »
Je pose sa tête sur mes genoux et lui dégage ses cheveux de son visage. Je me tourne vers Ethan et Raymond qui viennent d'arriver. Ils ont dû l'entendre s'écrouler.
« Raymond, mon grand. Ecoute moi attentivement. Dans ma chambre se trouve une petite bassine, au dessus de l'armoire. Peux-tu aller me la chercher ? Ethan, peux tu porter Zenaïda et l'allonger sur le canapé ? Ethan ! »
pdv d'Ethan, frère aîné de Sonia
Mon poing me fait mal. Mais la colère qui bouillone en moi prend le dessus. J'ai peut-être été dur — c'est évident que je l'ai été, Sonia n'irait jamais voir père de son plein gré, même sous un endoloris — mais moi aussi j'ai été blessé. Et pas qu'un peu. Elle a plus confiance en ce Turner qu'en moi. Moi, son grand frère !
Mon poing cogne une deuxième fois contre le sol, m'arrachant un râle de douleur. On se dit tout, on se disait tout. Alors pourquoi ?
J'entends Ray s'approcher de moi. Je sais qu'il ne pensait pas à mal. Je le sais bien. Zenaïda et Sonia se sont vite rapprochées, c'est un soutien infaillible. En théorie.
BOUM !
Je lève la tête et me tourne vers mon cousin. Son regard changea du tout au tout. Il est horrifié. Il tremble légèrement. Il a peur. Il fonce vers le salon et je reste sur ses talons. Je découvre mamie et Zenaïda à terre. Elle s'est évanouie par... ma faute ?
Encore heureux, t'as été horrible avec elle ! grogne la petite voix dans ma tête.
Je lève ma main et la pose sur ma tête. Comme si cela pourrait taire cette fichue voix. Je n'entends même pas mamie parler à Raymond, ni Raymond s'exécuter.
« Qu-Quoi ?
— Nous sommes tous bouleversés, mon poussin, mais là il faut agir. On discutera après, d'accord ? »
Machinalement, je m'agenouille et prends Zenaïda dans mes bras. Elle est vraiment légère. Comme demandé, je l'allonge sur le canapé et pose un oreiller sous sa tête. Je vois mamie revenir avec un verre d'eau prêt pour son réveil.
« Mamie... dit-il abattu.
— Ethan, je ne sais pas de quoi vous parliez avec Sonia, mais ça n'excuse pas ton attitude. Tu connais ta sœur mieux que n'importe qui, tu es le plus à même de la protéger. Je sais que ce n'est pas facile, mais c'est important, d'acc...
— Elle m'a menti ! On s'est promit de tout se dire mais quelque chose d'aussi important...
— Ethan, elle posa sa main sur la mienne et poursuit. Tu sais, Sonia se faisait une joie de te retrouver. Elle m'a dit qu'elle avait plein de choses à te dire, qu'elle voulait te partager une chanson qu'elle avait écrite et tellement plus... Parler et communiquer, c'est important, mais il y a plusieurs façons de le faire. Elle voulait sûrement t'en parler en plus de toutes ces choses qu'elle voulait te partager.
— Impossible, elle ne m'en aurait jamais parler consciemment...
— Qu'est-ce que t'en sais ? Tu ne lui as pas laissé sa chance. »
Et merde...
838 mots
Tadaaaam, @Zenaïda Carter
Tadaaaam, @Zenaïda Carter
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Isn't Lovely ?
Point de vue de Raymond
Raymond ne bougeait plus. Il regardait Mamie Grace s'occuper de Zenaïda. Elle tremblait et semblait être perdue dans ses pensées. Il n'eut cependant même pas le temps de s'approcher de sa soeur que déjà sa mamie lui demanda de chercher quelque chose.
Ni une, ni deux, le serpentard monta les escaliers quatre à quatre. Il tremblait de peur : qu'est-ce qui avait pu déclencher un tel état chez sa soeur ? Il arriva essouflé devant la porte de la chambre de sa mamie et appuya sur la poignet.
En vain.
La porte était bloquée. Fermée. Raymond ne réfléchit pas. Il dégaine sa baguette - il a fini sa scolarité à Poudlard, il a 18 ans alors il pouvait user de la magie - et lança le sort de dévérouillage.
Il entra en trombe et tomba sur sa cousine, dos à lui, penchée sur la fenêtre ouverte. Raymond fit un pas, puis un deuxième avant de s'arrêter. Il ne pouvait cependant pas traîner ; le temps leur était compté. Il tremblait, son regard exprimait la peur mais il réussit à articuler :
- Je comprends que tu m'en veuilles, Sonia... Je... Excuse-moi. Tout ce que j'ai fait, c'était pour te protéger mais je me rends compte que je n'ai pas bien agi...
Il se rua vers l'armoire, utilisa à nouveau sa baguette et attira la bassine à lui. Une fois la bassine dans ses mains, il rangea sa baguette et dit d'une voix pressante :
- Il... Zen est... Elle s'est évanouie, je crois. Il faut que je redescende mais promis, je t'expliquerai tout !
Il courrut ensuite, dévalant l'escalier pour rejoindre le salon.
Point de vue de Zenaïda
Les corbeaux étaient toujours aussi présents autour d’elle.
Ils lui faisaient revoir en boucle le regard de Sonia rempli de trahison. Ils lui rappelaient la douleur qu’elle avait ressenti par rapport à Charles et lui hurlaient que Sonia ressentait mille fois pire qu’elle. Ils lui disaient que si la famille s’était hurlée dessus une première fois en décembre, c’était à cause d’elle. Et que maintenant, tout était encore de sa faute. Bientôt, elle détruirait brique par brique, pierre par pierre sa famille.
Zenaïda se débattait. Elle peinait à respirer convenablement tellement l’angoisse était présente. Elle n’avait pas voulu faire de mal ! Avant aujourd’hui, elle ne savait même pas que le garçon en question s’appelait Adrian ! Sa cousine ne le lui avait même pas dit !
Et alors que sa cousine se sentait trahie, Zenaïda, elle, se sentait blessée.
Blessée qu’on l’accuse d’avoir caché quelque chose alors même qu’elle n’avait jamais su le prénom de ce garçon qui semblait rendre sa Soso heureuse ! Blessée que son frère lui ait dit de pareilles choses alors même qu’elle pensait juste à ce que tout le monde soit enfin honnête envers sa Soso ! Et blessée que sa chère Soso se sente trahie par elle alors qu’elle n’avait rien fait ! Son seul tort avait été de dire à son frère que Soso avait eu un rendez-vous avec un garçon ! Elle n’avait pas dit le nom puisqu’elle ne le connaissait pas ! Alors, comment Raymond avait pu faire le lien dépassait complètement la Poufsouffle !
Et alors que tout semblait s’effondrer, il y eut à nouveau cette voix près d’elle. Cette voix douce, cette bienveillance toujours présente quand tout s'effondrait. Sa tête reposait désormais sur quelque chose de doux, une main carressant sa tête.
Et soudain, elle s'envola.
Elle flottait. Dans les bras de quelqu'un. Qui était-ce ? Aucune idée mais quelques instants plus tard, elle se trouvait sur des nuages moelleux.
Seulement, les corbeaux revinrent. Sa tête lui faisait affreusement mal. Des voix retentirent plus loin. Pas celles des corbeaux.
Sa mamie.
Ethan.
Ils disaient quoi déjà ? Elle ne savait pas mais elle sentait cette tension. Oh qu'elle n'aimait pas ça !
- M-Ma-mie ?
Elle gigota brusquement sur le canapé comme hantée dans un cauchemar sans fin. Elle semblait se débattre avec quelqu'un mais il n'y avait personne.
- Qu'est-ce que t'en sais ? Tu ne lui as pas laissé sa chance.
Raymond arriva pile à ce moment-là et sous le coup de l'effroi, lâcha la bassine qui tomba au sol. Il n'avait pas un regard pour sa mamie. Il n'avait pas un regard pour Ethan.
Il s'élança vers le canapé, s'assit et prit sa soeur fort contre lui. Il sentit la Poufsouffle se débattre contre lui mais il tint bon. Puis, d'une main, il continua de la serrer, la releva contre son torse et caressa son dos. Peu à peu, il sentit la jeune fille se détendre contre lui.
- Zelie, je suis là. Les corbeaux ne sont que dans ta tête. Souviens-toi avec moi : les feuilles des arbres ne chantent avec les oiseaux, l'odeur des gâteaux de mamie sont tout près et la voix de Soso n'est pas loin.
Combien de fois Raymond avait assisté à cette scène ? Il avait cessé de compter. Il avait apprit à prendre sur lui, et à gérer avec elle.
Et doucement, Zenaïda reprit conscience. Elle regarda raymond puis sa Mamie et Ethan. Et les larmes coulèrent doucement.
- J-J'ai... L-Les c-corbeaux... I-Ils étaient...
- Chut, tout va bien... Rallonge-toi... Nomme les objets de la pièce.
Puis, il se tourna vers Ethan, le regard perdu :
- Zelie a une peur bleue des corbeaux. Et c'est ce qu'elle voit chaque fois qu'elle fait un cauchemar ou une terreur nocturne. Mais je ne comprends pas pourquoi elle nous fait ça maintenant. Mamie, tu crois que ça a un rapport avec ce qui s'est passé en décembre ? Et d'ailleurs, comment l'as-tu retrouvé ? C'est la seule chose que mère et Rebecca ne nous ont jamais dit...
Car si Zen s'était retrouvée dans un état similaire, alors Raymond pourrait comprendre sa réaction actuelle. Car cela prenait du temps de panser les cicatrices et dans ce cas, Zenaïda avait réagi de la sorte simplement parce qu'il lui était difficile de surmonter des émotions fortes.
Raymond se prit la tête dans les mains et souffla :
- Zenaïda a raison. Je suis qu'un idiot. J'aurais dû avoir une discussion avec Sonia.
@Sonia Ross c'est génial
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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Isn't Lovely ?
pdv de Sonia, plus tôt
TW : mal être émotionnel, mention de désir de fugue et de suicide - validation
Mon cœur se serre et se resserre. J'étouffe. J'ai dû mal à respirer. Je me suis déjà sentie très mal au point de fuir très loin, voire de commettre l'irréparable. Mais la douleur qu'elle ressent n'a pas de limite. Elle n'a même pas de nom. Sa gorge se resserre et malgré tout, de gros sanglots éclatent.
« Putain, putain, putain ! »
Je sursaute. Et les larmes coulent de plus belle. C'est à cause de moi. C'est à cause de moi tout ça. Je sursaute de plus belle en entendant le choc du poing d'Ethan contre le sol. Je m'effondre au sol, me recroqueville sur moi-même et colle mon dos contre le mur.
« J-Je suis désolée, hic ! P-Pard-don... Hic ! » articule-je entre deux sanglots.
J'aurai dû agir autrement. Je ne sais pas ce que j'aurai dû faire, mais certainement pas ça. Comment Raymond connaît Adrian ? Comment a-t-il su qu'il s'est passé quelque chose ? Zenaïda avait vu quelque chose et lui aurait tout dit ? Mais pourquoi ? Pourquoi !
J'attrape un gilet qui traine sur le bout du lit de mamie et y enfoui mon visage. Son odeur a toujours su m'apaiser. Mais là... ça me fait sentir encore plus mal. Je voudrais qu'on me prenne dans mes bras, qu'on me dise que ce n'est qu'un mauvais cauchemar. Que tout ça n'est qu'un putain de cinéma !
BOUM !
Les larmes dévalent de plus belle. Ethan doit avoir les poings en sang. Je m'en veux. Je m'en veux tellement ! Pourquoi ne peut-on pas tout recommencer... Pourquoi ?!
J'entends un semblant de raffut en bas. Ils se disputent à cause de moi ? Arrêtez ! Par Merlin, arrêtez. S'il vous plaît... J'éclate de nouveau en sanglot. J'entends des bruits de pas dans les escaliers mais n'y prête pas attention. Je ne suis pas prête à voir qui que ce soit. Et pourtant... je veux être dans les bras de maman. Même s'il faut subir le regard de père, je m'en fiche. Je veux juste sentir son parfum, me coller à elle et ne plus la quitter.
Soudain, j'entends le verrou sauté. Je relève subitement la tête et tombe nez à nez avec Raymond. Malgré mes larmes et mon nez dégoulinant de morves, je trouve le moyen de le défier du regard. Qu'est-ce qu'il fiche ici ? Je ne veux pas le voir. Ni l'entendre. Ni rien du tout ! Je l'écoute à peine. Je le regarde prendre une bassine et faire le chemin inverse. Je me fiche de ses excuses.
« Qu-Quoi ? » peine-je à dire.
A peine ai-je pu réaliser la nouvelle qu'il n'est plus là. Il s'est rué en direction du salon. Avec difficultés, je me relève. Mes mains s'aggripent au gilet, ma bouée de sauvetage. Je ne prends pas le temps de me moucher le nez, ni d'essuyer mes larmes, je le dirige vers les escaliers. J'ai besoin de savoir.
pdv d'Ethan
Je ne suis qu'un con. Mamie me demande d'aller chercher une serviette dans la salle de bain, je m'exécute sans perdre une minute. J'entends Ray revenir. En regagnant le salon, je le découvre avec ma cousine dans ses bras. Par Merlin, elle est réveillée. Je donne le bout de tissu à mamie et tends le verre d'eau vers Zenaïda. Ray est bouleversé et perdu. Je veux juste m'excuser auprès d'elle.
« J-Je suis désolé... c'est ma faute si tu t'es évanouie... j'aurai pas dû te dire ça. »
Ray interroge Grace. Elle ne s'attendait pas à une telle question. Je la vois réfléchir, mais rapidement, une réponse vient. Elle posa sa main sur celle de mon cousin et prend un ton rassurant.
« Je ne sais pas mon grand. Le voyage a dû la fatiguer, en plus du trop plein d'émotions, ce serait tirer des conclusions trop hâtives. L'essentiel est qu'elle va bien. Mon sucre boit un peu d'eau et respire profondément, d'accord ? »
Je ne l'avais pas remarqué jusque là, mais Sonia descend une à une les marches. Avec difficultés, mais elle tient bon. Du moins, elle le croyait. Elle manque une marche et manque de tomber. Sans aucune hésitation, je me rue vers elle et la rattrape de justesse, avant que sa tête ne retrouve le sol. Je n'attend pas plus longtemps et la serre fort contre moi. Je m'assieds sur la dernière marche et lui caresse la tête, comme maman le fait.
« Hais-moi. Je le mérite. Je ne suis qu'un connard. Tu peux le dire. Tu l'as dit à demi-mots, mais j'en suis vraiment un... »
Au début, je sentais ses petites mains contre mon torse. Elle espérait vainement me repousser, mais je la serre encore plus fort contre moi. Puis, elle arrête de lutter et se laisse aller. Je continue de la câliner et ne la lâche pas. Je ne la lâcherai pas.
808 mots
C'était tellement dur d'écrire le pdv de Sonia, @Zenaïda Carter
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#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
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Point de vue de Raymond
La main de Grace avait le mérite d'apaiser le coeur lourd du Serpentard. Les mots qu'elle venait de prononcer n'avait pas aidé Raymond à savoir ce qu'il s'était passé ce soir-là où Zenaïda avait fugué. Il regarda Grace prendre soin de la deuxième année et la laissant aux bons soins de la sorcière, il se leva et se dirigea vers ses cousins.
Sonia n'allait pas bien non plus. Elle aussi semblait en train de faire une crise d'angoisse. Et la seule chose qui avait toujours marché pour sa petite soeur, c'était la musique. Raymond savait chanter et c'était un talent que seule Zenaïda avait connaissance. Il était gêné de ce talent et ne le montrait à personne. C'était un jeune homme assez pudique mais là, il le fallait.
Il s'installa sur la dernière marche, posa une main maladroite sur l'épaule de sa cousine, ferma les yeux et chanta. Cette musique qu'il avait tant chanté en bord de mer pour lâcher son chagrin.
Point de vue de Zenaïda
La Poufsouffle entendait à moitié la discussion entre son frère et sa mamie. Elle se contenta de nommer un à un chaque objet de la pièce, calmant ainsi sa respiration. Elle essaya de dire quelque chose à Ethan mais elle n'arrivait pas à sortir les mots. Elle voulait lui dire que c'était sa faute à elle. Que si les choses tournaient mal, c'était simplement parce qu'elle était là.
Ce ne fut que lorsque sa mamie s'approcha d'elle avec un verre d'eau, que la deuxième année sembla retrouver la force de se lever.
Elle prit le verre sans remarquer que les deux jeunes hommes quittaient la pièce. Elle but une première gorgée, respira calmement avec un peu de difficultés. Elle reprit une inspiration, but une autre gorgée et s'arrêta.
La voix de son frère s'éleva dans la maison telle un ange. Sa voix qui, tant de fois, l'avait apaisée. Doucement, des larmes roulèrent sur sa joue.
Elle se leva du canapé, prudemment, cherchant la main de sa grand-mère et à pas lents, elle avança jusqu'à la porte du salon. Et le spectacle qu'elle vit sous ses yeux ne fit que l'attrister. Seulement, l'angoisse disparut.
La voix de Raymond avait ce don si naturel d'apaiser toute angoisse présente.
Elle pleurait d'émotion et non plus de tristesse. Car la beauté de la vraie musique avait le don de faire pleurer la jaune et noire. Elle écouta le chant de son frère, comme un hymne à la paix. Elle se laissa bercer par sa voix.
Raymond était comme ça : il était discret, ne disait pas grand chose mais il avait le don d'apaiser les coeurs d'une façon que nul autre ne pouvait le faire.
Et puis, soudainement, elle se rendit compte qu'elle assistait à la première fois où Raymond chantait pour d'autres personnes qu'elle. Elle assistait au courage de son frère qui, pour la première fois, dévoilait une part de son âme qui avait toujours appartenu à lui seul. S'il parlait peu et se confiait peu, aujourd'hui, ce n'était plus le cas.
Et lorsque les dernières notes de son chant résonnèrent, un silence s'installa avant d'être rompu par Zenaïda :
- J-Je... M-Moi, j'aimerais c-comprendre... V-Vous vous traitez d'idiots m-mais p-pourquoi ? P-Pourquoi vous êtes pas h-heureux pour Soso ? M-Moi, je le suis m-même si je sais rien d-de ce gars ! J-Je savais même p-pas son nom avant aujourd'hui ! J-Je vois b-bien qu'elle est heureuse ! A-Alors, pourquoi p-pas vous ?
La jeune fille ne faisait que murmurer. Elle prit le temps de respirer, s'appuyant toujours sur sa mamie et termina dans un souffle :
- F-Franchement, si c-c'est ça l'amour, alors j'en v-veux pas. A-A chaque f-fois, ça se termine mal... S-Si ça n-nous éloigne des gens qu'on aime, alors jamais, je ne tomberais amoureuse.
Et Zenaïda se rendit compte qu'il ne s'agissait pas là d'une parole d'une gamine naïve prononcée à la va-vite. Elle comprit qu'elle ne voulait et ne souhaitait jamais tomber amoureuse. Elle ne croyait plus en l'amour pour elle. Jamais. Son seul amour resterait la musique.
Elle en avait assez de voir à chaque fois les gens qu'elle aimait souffrir dans l'amour. Elle ne souhaitait jamais vivre cela.
Elle regarda ses cousins et son frère.
Ses yeux ne ressentaient rien. Ni tristesse, ni angoisse.
Juste de l'apaisement.
Elle en avait fini avec l'amour alors même qu'elle n'y avait jamais goûté. Elle n'y goûterait pas.
Elle se sentait en paix avec elle. Elle avait enfin trouvé ce qui lui manquait.
Elle était enfin en phase avec elle-même.
Et ce fut un sourire des plus sincères qui naquit sur son visage.
Elle pouvait enfin rayonner.
@Sonia Ross Tu m'étonnes
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Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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pdv de Sonia
Je descends les escaliers avec difficulté. Je ne pensais pas que pleurer me fatiguerait autant. Ce n'est pas comme si j'utilisais mes jambes pour pleurer... Ma main droite s'accroche à la rampe, tandis que ma main gauche serre très fort le gilet de Grace. C'est comme si son odeur est mon point d'ancrage dans la réalité. Je regarde hébétée la scène. Zenaïda — ma précieuse cousine, ma meilleure amie, la petite sœur que je n'ai jamais eue — est étendue sur le canapé, Grace, Ethan et Raymond sont à son chevet.
Les larmes me montent aux yeux et m'aveugle. Sans m'en rendre compte, je manque une marche. Par peur du fracas qui va suivre, je ferme les yeux et serre encore plus fort contre moi le gilet de mamie. Je me retrouve dans quelque chose de chaud. Je relève timidement la tête, surprise.
Ethan.
Il me serre fort contre lui et pose sa main sur ma tête. Il me caresse les cheveux. Comme maman... Maman. Mais je ne veux pas ! Je veux qu'il me lâche. Je me débats. Je le pousse, mais il est plus fort contre moi. Je n'ai pas la force de lutter contre lui. Il m'est difficile de l'admettre mais son étreinte m'apaise. J'en ai besoin. J'arrête et me laisse aller contre lui. Les larmes remontent et j'éclate en sanglots.
J'enfoui mon visage contre son torse. Il a raison : je le hais. Il ne m'a pas laissé l'occasion de tout lui dire, de lui annoncer moi-même la nouvelle et de lui faire part de mon expérience, de ce que j'ai vécu aux côtés d'Adrian. Oui, c'est un gros con. Mais c'est mon connard. Celui que j'aime, avec qui j'ai partagé tant de choses. Je le déteste et je l'aime, je l'adore même.
Une voix douce se glisse dans mes oreilles. Une voix masculine. Mais ce n'est pas celle d'Ethan, je ne ressens aucune vibration dans sa poitrine ; et puis, il ne sait pas chanter. Mais alors... Je tourne ma tête en direction de cette douce voix et découvre Raymond chantant avec passion. Merlin, si je savais qu'il était aussi doué... Il devrait tellement rejoindre le chœur des grenouilles — c'est trop tard, il a terminé sa septième année, mais il aurait fait un très bon soliste, s'il l'avait voulu.
Je connais cette chanson. C'est un très bon choix de sa part... Je m'en rends compte que je ne connais pas tant que ça mon cousin. En fait, je ne le connais pas du tout. Je ne pensais pas qu'il serait du genre à spéculer derrière le dos des gens. Mais je ne pensais pas qu'il était aussi doué en chant.
Ray conclu et je lui sourie. Je m'éloigne timidement d'Ethan pour pouvoir prendre mon cousin dans mes bras. J'ai bien compris qu'il ne chantait pas devant n'importe qui. Je voudrais qu'il comprenne que je suis touchée par son attention et que je le remercie. Je ne m'en suis pas vraiment rendu compte, mais mon cœur est bien plus apaisé.
Soudain, Zenaïda prend doucement la parole. A eux trois, ils venaient de briser une douce âme. Ils ne s'en étaient pas rendu compte jusque-là : Zenaïda renonce à quelque chose de tellement beau. L'amour. A force de se disputer, ils ont effrayés une âme innocente, la poussant à ne plus vouloir expérimenter l'amour. Oui, l'amour est quelque chose de compliqué, qui peut briser certaines relations. Mais l'amour est aussi quelque chose de très beau, qui peut engendrer de belles choses. Voir deux personnes se lier, tisser des liens, se rapprocher. Vouloir la même chose, créer des choses, imaginer des projets, fonder une famille. Seul l'amour peut créer tout cela.
Ethan baisse la tête honteux. Sans m'en rendre compte, je le suis. Je ne pensais pas que Zenaïda serait autant dévastée. Mais je ne pensais pas non plus que mes retrouvailles avec mon frère se passerait de cette façon...
« Zenaïda, ma puce. Je comprends ton désarroi. Moi aussi, je ne comprends pas ce qu'il s'est passé. Mais ne renonce jamais, d'accord ? En tout cas, pas définitivement. Tout ce que tu as pu observer n'est qu'une facette de ce qu'est vraiment l'amour. Dans toute relation, amicale ou amoureuse, des disputes ont lieu. C'est triste, mais c'est ainsi. Parfois, mettre les choses à plat aide. Et c'est ce que vous venez tous de faire. Un jour, ma chère Zenaïda, tu pourras observer la facette la plus belle de l'amour et tu seras très heureuse, j'en suis certaine. »
752 mots
Ouf ! C'était pas facile, mais j'y suis arrivée, @Zenaïda Carter
Ouf ! C'était pas facile, mais j'y suis arrivée, @Zenaïda Carter
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Isn't Lovely ?
Point de vue de Raymond
Tout ce que le Serpentard avait toujours su faire avec sa petite soeur, voilà qu'il le faisait aussi pour sa cousine. Il chantait pour eux tous mais en fin de compte, il avait toujours chanté pour lui. Même quand il chantait pour Zenaïda, au final, il l'avait toujours fait pour lui.
Et lorsqu'il chanta la dernière note et qu'il ouvrit les yeux, Raymond vit Sonia se pencher vers lui et le serrer dans ses bras. Il sut que c'était avant tout un remerciement qu'un pardon. Le jeune homme lui répondit en la serrant à son tour dans ses bras. Il sentit son le coeur de la Gryffondor bien plus apaisé ce qui le fit sourire.
Il avait réussi.
Mais c'était sans compter sa petite soeur qui s'exprima d'une façon inattendue. Raymond comme tous ses frères avaient toujours entendu leur soeur parler au travers de la musique. Alors le simple fait d'entendre la Poufsouffle s'exprimer sur quelque chose d'aussi profond le laissa muet. Tout contre lui, il sentit Sonia baisser la tête. Et Raymond sentit exatement le sentiment qui semblait traverser l'esprit de la rouge et or.
La honte.
La culpabilité que Zenaïda renonce à une aussi belle chose que l'amour.
Point de vue de Zenaïda
Je m'arrête de sourire en voyant la tête de mon frère et mes cousins. Qu'ont-ils tous ? On dirait qu'ils viennent de faire la plus grosse bêtise de leur vie !
Et pourtant, je comprends bien vite en entendant la voix de Mamie près de moi. Je m'accroche à son bras et j'écoute ce qu'elle me dit. Sa voix qui a toujours été une source de paix pour moi.
Je voudrais la croire, croire qu'il existe de belles facettes dans l'amour. Et ce n'est pas tant que je n'y crois pas ! Sinon, je n'aurais pas l'âme d'une romantique !
Non, j'y crois.
L'Amour existe.
Il suffit de voir mes parents, Charles et Hailey, la manière dont Soso sourit quand Adrian n'est pas loin... Je la vois, le beau côté de l'amour.
Mais ce qu'ils ne semblent pas comprendre, c'est que je ne renonce pas à l'amour ! Je ne veux juste pas l'expérimenter. Pas par stupidité ou naïveté ! Mais parce que je commence à comprendre que ce n'est pas pour moi. Dans l'amour, on est amené à souffrir et à faire souffrir la personne qu'on aime. Je sais que c'est dans l'ordre des choses parce que nous sommes humains. La souffrance fait partie de nous.
Et moi, je suis très loin d'être prête à faire souffrir quelqu'un. Je ne l'accepte tout simplement pas. J'ai déjà trop de mal avec ma famille et mes amis ; j'ai toujours peur de les blesser avec mes mots alors un "amoureux " ? Non merci !
J'ai toujours eu du mal à exprimer mes émotions. Je me suis toujours réfugiée dans la musique pour me forger un bouclier et éviter de blesser les autres. Ce refuge est vite devenu vitale si bien que les mots deviennent trop compliqués pour moi. Et trop parler me met mal à l'aise...
Comme maintenant.
Je regarde Mamie, Raymond, Ethan, Soso.
Et mon regard dévie plus loin, instinctivement vers mon violoncelle.
Oh comme j'ai envie de le prendre, de m'enfermer quelque part et jouer ! Mais je peux pas. Encore une fois. Je peux pas m'enfuir comme ça.
Alors j'attends.
Parce que les mots ne sortent pas.
Parce que je n'arrive pas à parler.
Parce que j'ai beau essayer, je suis bloquée.
J'entends juste mon frère murmurer :
- Mamie a raison, Zelie. L'amour n'est pas fait que de disputes mais aussi ponctu-
- St-top, dis-je en interrompant mon frère. Je... Ok. J'ai... Je... Faut que je travaille mon violoncelle.
Je vois bien que j'ai perdu mon frère. C'est vrai. Ça n'a rien à voir avec la discussion mais moi, je me suis comprise. J'ai pas envie de continuer de parler de ce sujet ou de moi. Je suis mal à l'aise et j'ai juste envie de m'enfermer dans ma musique.
Heureusement, Ray ne me pose pas plus de question. Il me regarde juste très bizarrement avant de simplement dire :
- Dis, ça vous dirait pas de poursuivre plus calmement dans la cuisine en mangeant le goûter que mamie à préparer pour nous ? Soso, j'ai vraiment envie d'entendre ce que tu as à nous dire sur Adrian, sincèrement. Et j'ai également envie de t'expliquer ce qui m'a poussé à agir comme je l'ai fait.
@Sonia Ross voilà le nouveau point de vue de Zen
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