20 oct. 2016, 01:12
 09/2041  Sept ombres ne font pas une menace
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Reducio
Chapitre 2 – Les traqueurs

Le mystérieux inconnu observa à tour de rôle les deux professeurs tout en pouffant tranquillement de petits cercles de fumée.
« À vrai dire, commença-t-il. La police magique est déjà à sa re... »
Les professeurs Peters et Ferskjold tendirent l’oreille au même moment. Des bruits de pas se dirigeaient vers eux. Ces bruits appartenaient à une paire de talons aiguilles portés par une belle femme brune à l’expression sévère. La trentenaire ajusta la position de ses lunettes sur son nez, jeta un regard désintéressé sur les professeurs, puis se pencha à l’oreille du mystérieux inconnu pour lui murmurer quelque chose. Ce dernier sourit comme sur le coup d’une bonne nouvelle.
« Veuillez m’excuser, mais il semblerait que nous ayons retrouvé sa trace. »
Une telle nouvelle aurait dû clore l’échange, mais quelque chose de plus étrange encore se produisit quand cet homme leva le nez en l’air et qu’il hocha la tête à destination d’on ne savait qui.
Sept silhouettes apparurent clairement sur les toits environnants... avant de disparaître à peine une poignée de secondes plus tard.

23 oct. 2016, 00:46
 09/2041  Sept ombres ne font pas une menace
Octavia fronce les sourcils. Elle sent que la situation lui échappe, mais elle sait qu'elle a intérêt à tenter d'en découvrir davantage sur tous ces sorciers. Elle se tourne alors vers Nicholas, comme pour échanger quelques murmures avec lui, puis elle sort sa baguette de sa poche d'un geste rapide, la lève vers les toits et lance un Hominum Revelio en informulé.

Sur le ciel de nos blessures je te peindrai un idéal,
Et si nous sommes cernés de murs, moi j'en ferai des cathédrales.

23 oct. 2016, 15:59
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Chapitre 2 – Les traqueurs

La soudaine inspiration du professeur Peters étonna le mystérieux inconnu. L’effet du sortilège informulé se montra à lui mais surtout aux sept silhouettes qui se tenaient sur les toits environnants, les révélant de nouveau aux yeux de tous.
« Très impressionnant ! Commenta l’homme en tenant sa pipe dans la main. Si je ne me trompe, c’était un sortilège informulé, n’est-ce pas ? Vraiment impressionnant. Je ne soupçonnais pas que les baguettes pouvaient répondre à des ordres muets. »
La femme à côté de lui gardait son regard sévère fixé sur la directrice de Serpentard.
« Les sortilèges informulés ne sont pas à la portée de n’importe quel possesseur de baguettes, commenta-t-elle d’une voix étonnement absente, comme si elle récitait un cours. Si à peu près tout le monde peut y parvenir sur des sortilèges mineurs avec de l’entraînement. Seulement deux pourcents d’entre eux peuvent le faire sur des sortilèges majeurs. »
« Oh, s’exclama l’homme mystérieux. Nous avons donc à faire à une grande sorcière ! Vous me voyez doublement enchanté. »
Les sept silhouettes se retirèrent en courant dans des directions opposées un un nouvel hochement de tête de l’inconnu.

23 oct. 2016, 20:09
 09/2041  Sept ombres ne font pas une menace
Octavia ignore la pluie de commentaires qui s'abat sur elle et abaisse la main qui tient sa baguette pour signifier qu'elle n'a pas l'intention de s'en resservir dans l'immédiat. Elle adresse un regard presque las aux deux inconnus, qu'elle ne parvient définitivement pas à cerner. Elle regarde ensuite les silhouettes s'éloigner et ne fait rien pour les retenir. Puis, d'une voix qui oscille étrangement entre la monotonie et le sérieux, elle demande :

« Qui sont ces gens et pourquoi vous obéissent-ils ? Vous débarquez dans ce village en restant muet sur votre identité, votre magie si différente et vos origines, vous nous apprenez que vous recherchez une "amie", puis une demi-douzaine de personnes sortent de nulle part et font ce que vous leur dictez... et maintenant, vous reprenez une discussion courtoise comme si tout était normal. Je crois être en droit de vous demander des explications. »

Sur le ciel de nos blessures je te peindrai un idéal,
Et si nous sommes cernés de murs, moi j'en ferai des cathédrales.

23 oct. 2016, 23:35
 09/2041  Sept ombres ne font pas une menace
Nicholas leva des yeux glaciaux sur ses interlocuteurs. Cette tornade de compliments envers sa collègue était plus que suspecte et son regard bleu se plissa en deux fentes, comme pour mieux évaluer ses "adversaires". Il se redressa de toute sa haute stature, jusqu'à n'être plus qu'1m90 de force. Le norvégien toisa es inconnus et adressa un regard approbateur après la tirade d'Octavia, qui ne se laissait pas faire.

"- Et tant qu'on y est, pourriez-vous nous expliquer pourquoi ai-je eu la désagréable sensation d'avoir été attendu ?"

La voix grave du professeur de botanique avait surgie, tranchante. Comment allaient-ils réagir à cette amas de questions ?

Professeur de Botanique
#TeamDistrictSerpentard

24 oct. 2016, 23:21
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Chapitre 3 — Le professeur Engelbrecht

L'homme mystérieux ne put s'empêcher un sourire de circonstance. Les manières de ces occidentaux le surprenaient vraiment. Il n'alla pas jusqu'à penser qu'ils étaient un peu sauvages, mais rustres semblait mieux leur convenir.
« Je suis navré de vous le dire ainsi, madame, mais je ne vous reconnais que le droit de commander à vos élèves, dit-il en prenant pour la première fois une moue un peu contrariée. Et vous, bel homme, ne croyez pas que votre désagréable sensation soit autre chose qu'un montage de votre esprit. »
D'un nouveau claquement de doigts, l'homme mystérieux éteignit le fourneau de sa pipe et la secoua pour en épuiser les derniers filets de fumée.
« En homme civilisé, je vous remercie pour votre aide, si maigre soit-elle, et vous souhaite une agréable soirée. Quelque chose me dit que nous ne nous reverrons probablement plus. Adieu. »
Sur ces mots, talonné de près par la femme aux talons aiguilles, l'homme s'éloigna en levant son chapeau au-dessus de sa tête en guise d'au-revoir.
« Au fait, cria-t-il quelques mètres plus loin. Mon nom est Engelbrecht, Rudolf Engelbrecht. »

25 oct. 2016, 17:13
 09/2041  Sept ombres ne font pas une menace
Octavia reste de marbre face à la sortie trop distinguée de celui qui prétend s'appeler Engelbrecht. Elle lui trouve un air supérieur qu'elle peine à supporter.

« Toujours un plaisir de vouloir aider les vrais gentlemen, siffle-t-elle, plus pour elle-même que pour Nicholas. »

Elle échange un regard entendu avec son collègue, jette un dernier coup d'œil aux toits et range sa baguette dans sa poche. Elle reste immobile durant de longues secondes, les yeux dans le vague, ressassant toutes les informations qu'elle a récoltées sur cet étrange individu. Puis, s'adressant à Nicholas :

« Je suppose qu'on ne perd rien à en toucher un mot au professeur Loewy. Je ne vois pas vraiment de rapport avec l'école, mais qui sait ? Après le coup des silhouettes, il serait ridicule qu'on ne se méfie pas. »

Sur le ciel de nos blessures je te peindrai un idéal,
Et si nous sommes cernés de murs, moi j'en ferai des cathédrales.

25 oct. 2016, 20:09
 09/2041  Sept ombres ne font pas une menace
Nicholas adressa un regard méprisant vers le soi-disant dénommé Rudolf Engelbrecht. Cet individu venait tout juste de le traiter de fou, qu'il avait une imagination par trop débordante. Sans même prendre la peine de le saluer, Nicholas tourna le dos vers sa collègue et écouta ses paroles pleines de bon sens. Il acquiesça :

"- Cela serait plus prudent en effet. Le danger persiste."

Oui, car si malencontreusement, l'homme et ses huit comparses revenaient, mais tombaient sur des élèves, qui sait ce qui pourrait arriver ? Le professeur de Botanique regarda sa montre et le ciel noir comme de l'encre.

"- Il se fait tard, nous devrions rentrer"

Sur ce, il invita du regard, Octavia, à le suivre. Les deux professeurs reprirent en sens inverse le chemin et marchèrent rapidement vers Poudlard dont les multiples fenêtre brillaient dans la nuit.

Professeur de Botanique
#TeamDistrictSerpentard

25 oct. 2016, 23:08
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Conclusion

Rentrés à Poudlard, les professeurs Peters et Ferskjold informèrent le professeur Loewy et le reste du corps professoral de l’étrange rencontre qu’ils avaient faite. Leurs souvenirs furent conservés dans la pensine du professeur Loewy pour être analysés en des temps futurs.
Durant les jours qui suivirent, les professeurs Peters et Ferskjold épluchèrent toutes les nouvelles que la Gazette du Sorcier publia, à la recherche de la moindre anomalie qui aurait pu leur faire penser au groupe de personnes dont ils avaient fait la rencontre dans l’Impasse de l’Assommoir. Une seule nouvelle retint leur attention le matin du huitième jour : elle évoquait les témoignages troublants d’une moldue qui avait été envoyée dans un hôpital « psipatrick » pour avoir été visitée et brutalisée par sept êtres « extrapédestres », tous vêtus de noir.
Les professeurs Peters et Ferskjold se jurèrent de retrouver sa trace.