17 août 2018, 12:28
Quand le Soleil rencontre la Moustache
Solar regrettait presque de regretter ne pas avoir d'argent moldu. Voilà que cet homme se montrait bon une nouvelle fois, et lui donnait un billet ! Il semblait le faire un peu à contrecoeur... Peut-être avait-il peu de moyens ? La jeune femme hésita à prendre cet argent qu'elle ne parvenait pas à évaluer dans sa valeur. Tandis qu'elle fixait cette main tendue, il lui proposait plusieurs moyens de rentrer chez elle. Mais Solar ne connaissait pas du tout ce que Sigmund lui disait. Son cerveau sembla se mettre en veille un moment avant qu'elle ne pose ses yeux sur ceux du bon samaritain, qui finissait de parler d'une "cabine téléphonique". Un instant, elle pensa à Hernando, qui autrefois fut aussi gentil que lui. Est-ce que par hasard, il ne faisait que l'aider pour mieux la charmer ? Certes, il était sûrement plus âgé, mais qui, en 2043, pouvait encore s'arrêter à ça ? Mais il n'avait pas le côté beau parleur du Brésilien qui s'était joué d'elle, ne faisant que collectionner les conquêtes à l'époque. Le regard de Solar se fit donc plus doux, et se contenta de répondre:
"-Je ne peux pas accepter, je...
Elle avait envie de tout lui avouer, pour que ce soit plus simple, qu'il sache qu'elle n'avait rien compris à ses dernières paroles. Mais ça risquait de compliquer les choses bien sûr, il n'allait rien comprendre à son tour. La vue de ce billet la mettait mal à l'aise, et ses joues prirent une teinte rose. Elle ne saurait pas l'utiliser, mais d'un autre côté, Solar réalisa qu'il suffisait de jouer la carte de l'étrangère n'ayant jamais eue de monnaie Anglaise. Si elle ne se trompait pas, la monnaie moldue n'était pas la même partout dans le monde. Elle céda, et prit doucement le billet.
-Merci, dit-elle timidement. Ça m'embête tout de même, je n'ai pas de quoi vous rembourser pour le moment...
Solar n'osa pas croiser son regard, elle avait l'impression d'abuser de sa générosité, alors qu'ils allaient se quitter et ne plus jamais se revoir, sauf miracle. Au fond, elle pensa qu'au moins, il n'y aurait pas besoin de se soucier d'un quelconque remboursement, s'il ne la croisait plus. Ils s'oublieraient, et ce sera parfait. Cette pensée la rassura un peu, bien qu'avec une pointe de culpabilité. Il lui expliqua ce qu'il fallait savoir sur le musée, puis sortit une énième chose de son sac banane. La capacité de stockage était plus importante qu'elle ne l'aurait cru. Observant avec curiosité ce qu'il faisait, elle fut étonnée de recevoir une série de chiffre. C'était un code secret ? Elle était larguée. Et les chiffres, c'était pas trop son truc...
Solar essaya de comprendre un moment ce que ça signifiait.
-Vous appeler ? répéta-t-elle l'air absente.
Pour la jeune femme, elle imaginait devoir réciter ces chiffres, puis prononcer le nom et prénom de la personne voulue. Solar ne savait pas quoi répondre, alors se concentra sur le reste. Il s'en allait ? La jeune femme aurait dû se sentir soulagée, n'ayant plus besoin de faire semblant de comprendre ce qu'il disait, mais elle ne voulait pas qu'il parte. Toutes les fois où elle avait voyagé, ce n'était pas seule. D'aussi loin que la jeune femme se souvienne, il y avait toujours ses parents, ou Vicente, ou Felipe... C'était plus simple quand quelqu'un s'y connaissant mieux était là. Solar trouvait plus facile d'errer que de devoir aller dans des endroits précis toute seule. Elle imaginait déjà les situations à risque dans le musée. Et comment savoir si la personne qui lui rendra sa monnaie ne l'arnaquera pas, profitant de son ignorance ?
-Ne partez pas ! demanda-t-elle précipitamment, avant de reprendre contenance et de proposer, l'air embarrassée: Nous pourrions y aller ensemble ?"
Elle offrit un sourire, espérant qu'il n'ai pas des choses de moldus très importantes à faire pour accepter. Solar se sentirait plus rassurée, et moins seule. Cependant, elle avait tout de même l'impression d'abuser une nouvelle fois de sa gentillesse en lui demandant ça.
"-Je ne peux pas accepter, je...
Elle avait envie de tout lui avouer, pour que ce soit plus simple, qu'il sache qu'elle n'avait rien compris à ses dernières paroles. Mais ça risquait de compliquer les choses bien sûr, il n'allait rien comprendre à son tour. La vue de ce billet la mettait mal à l'aise, et ses joues prirent une teinte rose. Elle ne saurait pas l'utiliser, mais d'un autre côté, Solar réalisa qu'il suffisait de jouer la carte de l'étrangère n'ayant jamais eue de monnaie Anglaise. Si elle ne se trompait pas, la monnaie moldue n'était pas la même partout dans le monde. Elle céda, et prit doucement le billet.
-Merci, dit-elle timidement. Ça m'embête tout de même, je n'ai pas de quoi vous rembourser pour le moment...
Solar n'osa pas croiser son regard, elle avait l'impression d'abuser de sa générosité, alors qu'ils allaient se quitter et ne plus jamais se revoir, sauf miracle. Au fond, elle pensa qu'au moins, il n'y aurait pas besoin de se soucier d'un quelconque remboursement, s'il ne la croisait plus. Ils s'oublieraient, et ce sera parfait. Cette pensée la rassura un peu, bien qu'avec une pointe de culpabilité. Il lui expliqua ce qu'il fallait savoir sur le musée, puis sortit une énième chose de son sac banane. La capacité de stockage était plus importante qu'elle ne l'aurait cru. Observant avec curiosité ce qu'il faisait, elle fut étonnée de recevoir une série de chiffre. C'était un code secret ? Elle était larguée. Et les chiffres, c'était pas trop son truc...
Solar essaya de comprendre un moment ce que ça signifiait.
-Vous appeler ? répéta-t-elle l'air absente.
Pour la jeune femme, elle imaginait devoir réciter ces chiffres, puis prononcer le nom et prénom de la personne voulue. Solar ne savait pas quoi répondre, alors se concentra sur le reste. Il s'en allait ? La jeune femme aurait dû se sentir soulagée, n'ayant plus besoin de faire semblant de comprendre ce qu'il disait, mais elle ne voulait pas qu'il parte. Toutes les fois où elle avait voyagé, ce n'était pas seule. D'aussi loin que la jeune femme se souvienne, il y avait toujours ses parents, ou Vicente, ou Felipe... C'était plus simple quand quelqu'un s'y connaissant mieux était là. Solar trouvait plus facile d'errer que de devoir aller dans des endroits précis toute seule. Elle imaginait déjà les situations à risque dans le musée. Et comment savoir si la personne qui lui rendra sa monnaie ne l'arnaquera pas, profitant de son ignorance ?
-Ne partez pas ! demanda-t-elle précipitamment, avant de reprendre contenance et de proposer, l'air embarrassée: Nous pourrions y aller ensemble ?"
Elle offrit un sourire, espérant qu'il n'ai pas des choses de moldus très importantes à faire pour accepter. Solar se sentirait plus rassurée, et moins seule. Cependant, elle avait tout de même l'impression d'abuser une nouvelle fois de sa gentillesse en lui demandant ça.
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
Kwon, pas Know, pensez-y !
20 août 2018, 00:33
Quand le Soleil rencontre la Moustache
La réaction de Solar, à la vue de son numéro de téléphone, laissa Sigmund perplexe. Elle semblait très surprise et contemplait le morceau de papier en arborant une étrange expression que le pauvre sorcier était bien incapable de déchiffrer. Comme pour confirmer ses doutes, elle ne tarda pas à manifester verbalement son incompréhension. Rouge de honte, le sorcier baissa les yeux et contempla un moment ses pieds, penaud. Mais à quoi pensait-il ? Malgré sa relative inexpérience avec les moyens de communication moldus, il savait pertinemment ce que signifiait, de manière générale, son geste. Elle pensait probablement qu’il cherchait, d’une quelconque manière, à profiter de sa situation pour la séduire. Perplexe, il ne savait pas quoi penser. Elle était probablement très offensée, et gênée de recevoir des avances, bien que ce n’en fut pas en réalité, d’un homme de vingt ans son aîné.
Il s’apprêtait à se confondre en excuses et à prendre congé de cette mystérieuse jeune femme lorsque celle-ci le surprit une nouvelle fois. Étonnamment, elle lui demanda de rester avec elle. Sigmund resta un moment, hébété, à fixer la moldue en silence. Avait-il bien entendu ? Elle souhaitait réellement aller au musée avec lui ? Mais… pourquoi ? Il ne la connaissait guère et l’avait juste aidée à trouver son chemin. Et désormais, après lui avoir donné son numéro de téléphone, elle souhaitait partager encore un peu de temps avec lui.
Les pièces du puzzle se mirent peu à peu en place dans sa tête. Bien évidemment… elle était tombée sous son charme ! Elle répondait « positivement » aux prétendues avances de Sigmund qui n’en étaient pas. Qu’était-il censé faire ? Certes, il avait très envie de continuer cette visite au musée avec elle, mais dans un but purement culturel. Lui proposait-elle un rendez-vous galant ? Il regrettait de ne pas avoir vu davantage de feuilletons moldus. Ses connaissances des jeux de séduction moldus, à en croire certains films et livres, se limitaient au baiser sous la pluie, à l’homme qui court jusqu’à l’aéroport pour retenir l’élue de son cœur, ou à celui qui meurt de froid dans une eau glacée après que le bateau a coulé. Il ne pensait pas avoir à vivre ce genre de situation un jour avec Solar, et n’espérait par ailleurs pas vivre tout court la dernière expérience.
Totalement paniqué, il choisit finalement de jouer la carte de l’honnêteté.
« Je suis navré… » Très gêné, il n’osait pas la regarder dans les yeux. « Je dois vous avouer que… je ne suis pas intéressé par vous… » Il se tut, indécis. Allait-il la vexer ? Il choisit soigneusement ses mots, pour faire preuve d’un maximum de délicatesse. « Vous êtes très jolie, Solar. Je dirais même que vous êtes ravissante. Mais vous êtes trop jeune pour moi et… euh, je ne suis pas à la recherche d’une quelconque relation amoureuse pour le moment. » Il laissa un silence s’installer quelques secondes. Devait-il partir maintenant ? « Euh… mais si c’est juste pour vous aider, puisque vous êtes un peu perdue… Enfin, il y a le squelette d’une baleine bleue à l’entrée, on pourrait aller voir… Je veux bien vous accompagner, cela ne me dérange pas… » Il en perdait totalement ses mots.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Il s’apprêtait à se confondre en excuses et à prendre congé de cette mystérieuse jeune femme lorsque celle-ci le surprit une nouvelle fois. Étonnamment, elle lui demanda de rester avec elle. Sigmund resta un moment, hébété, à fixer la moldue en silence. Avait-il bien entendu ? Elle souhaitait réellement aller au musée avec lui ? Mais… pourquoi ? Il ne la connaissait guère et l’avait juste aidée à trouver son chemin. Et désormais, après lui avoir donné son numéro de téléphone, elle souhaitait partager encore un peu de temps avec lui.
Les pièces du puzzle se mirent peu à peu en place dans sa tête. Bien évidemment… elle était tombée sous son charme ! Elle répondait « positivement » aux prétendues avances de Sigmund qui n’en étaient pas. Qu’était-il censé faire ? Certes, il avait très envie de continuer cette visite au musée avec elle, mais dans un but purement culturel. Lui proposait-elle un rendez-vous galant ? Il regrettait de ne pas avoir vu davantage de feuilletons moldus. Ses connaissances des jeux de séduction moldus, à en croire certains films et livres, se limitaient au baiser sous la pluie, à l’homme qui court jusqu’à l’aéroport pour retenir l’élue de son cœur, ou à celui qui meurt de froid dans une eau glacée après que le bateau a coulé. Il ne pensait pas avoir à vivre ce genre de situation un jour avec Solar, et n’espérait par ailleurs pas vivre tout court la dernière expérience.
Totalement paniqué, il choisit finalement de jouer la carte de l’honnêteté.
« Je suis navré… » Très gêné, il n’osait pas la regarder dans les yeux. « Je dois vous avouer que… je ne suis pas intéressé par vous… » Il se tut, indécis. Allait-il la vexer ? Il choisit soigneusement ses mots, pour faire preuve d’un maximum de délicatesse. « Vous êtes très jolie, Solar. Je dirais même que vous êtes ravissante. Mais vous êtes trop jeune pour moi et… euh, je ne suis pas à la recherche d’une quelconque relation amoureuse pour le moment. » Il laissa un silence s’installer quelques secondes. Devait-il partir maintenant ? « Euh… mais si c’est juste pour vous aider, puisque vous êtes un peu perdue… Enfin, il y a le squelette d’une baleine bleue à l’entrée, on pourrait aller voir… Je veux bien vous accompagner, cela ne me dérange pas… » Il en perdait totalement ses mots.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
20 août 2018, 10:37
Quand le Soleil rencontre la Moustache
S'il ne s'attardait pas plus que ça sur ses airs perdus concernant toutes ces choses moldues (en dehors de la couleur rouge qu'avait prit son visage et que Solar ne comprenait pas), Sigmund sembla bien paniqué par sa proposition. Zut, il devait sûrement avoir des occupations très importantes qui l'attendaient, peut-être que sa femme l'attendait à la maison, ou ses enfants, ou même son chat. Elle n'avait pas cru une seule seconde qu'il ai pu penser à un objectif purement romantique ! Solar comprenait bien qu'il ne s'intéressait pas à elle. C'était réciproque, ils se connaissaient à peine ! Elle le laissa la complimenter sur son physique, un début de sourire s'affichant sur son visage. En plus, il était du genre à croire à la barrière de l'âge. Finalement, elle éclata d'un rire qu'elle tentait de garder discret, mais c'était impossible, provoquant des regards tournés vers eux. Au moins Sigmund ne se retrouvait pas face à une femme en pleurs, ça aurait été sacrément embarrassant. C'était si drôle ! Solar décompressait par la même occasion: il aurait pu finir par se demander comment elle faisait pour sembler si perdue à l'évocations de choses moldues, mais non ! Il était persuadé qu'elle s'intéressait à lui. Une fois calmée suffisamment pour s'exprimer, Solar décida de faire quelques rectifications.
"-Vous savez, s'arrêter à l'âge ne devrait plus être autant répandu, commença-t-elle encore hilare. Mais je suis désolée, ce n'était pas du tout une proposition amenant à une relation amoureuse.
Solar reprit son sérieux, et ajouta:
-On ne se connaît pas, et ça ne me tente pas que quelqu'un s'intéresse à moi, sans me connaître, uniquement pour mon physique.
Elle tenait à mettre les choses au clair, pour éviter de passer pour ces femmes qui profitaient de leurs charmes pour de nombreuses conquêtes futiles et superficielles. Et puis, ses pensées dévièrent inévitablement vers ses sentiments toujours bien là qu'elle éprouvait pour Vicente. Elle détourna le regard à ce moment, mais reprit vite le contrôle.
-Écoutez, vous êtes très gentil, et je ne voulais pas abuser. Mais la vérité, c'est que je suis un peu perdue. Je n'ai jamais eu à faire cavalière seule dans un voyage, et c'est peut-être stupide d'avoir un peu d'appréhension... Je suis une adulte après tout, j'ai vingt-sept ans et je devrais savoir me débrouiller en totale autonomie. Disons que j'ai un monde assez différent là d'où je viens, alors tout ça... C'est très inconnu pour moi.
Elle avait regardé les alentours, contente d'avoir pu donner quelque peu son ressentis. Solar regretta certains mots en les passant en revue dans sa tête, notamment son "monde différent", mais à coup sûr il ne comprendra pas, les moldus ne connaissent pas le monde des sorciers.
La jeune femme était cependant rassurée sur les intentions de l'homme: sa gentillesse était sans arrière-pensée. Elle eu un sourire et reprit:
-J'adorerais voir ce squelette de baleine bleue, et il y a une file d'attente alors... On ferait mieux de se dépêcher !"
Sans parler du fait qu'elle avait cruellement envie de boire de l'eau. L'attente lui sembla interminable, et Solar avait encore quelques rires parfois, en repensant à la situation embarrassante de tout à l'heure. Sigmund était très gêné, ne cessant de s'excuser toutes les deux minutes... Ce qui n'aidait pas Solar pour ne plus rire.
Heureusement, le restaurant détourna son attention sur les boissons. Avec l'aide de l'homme, elle prit une bouteille d'eau, et bu quasiment tout d'une traite. La jeune femme aurait pu s'asseoir et faire une pause, mais le squelette de la baleine bleue l'attirait, et elle le contempla durant de longues minutes, observant les différents os, articulations, tous les détails. Ensuite, vint la visite complète du musée. Des étoiles plein les yeux, Solar semblait redevenir une enfant, observant tout l'air impressionnée et émerveillée, comme lorsqu'elle accompagnait ses parents lors de leurs excursions. Même non magiques, les créatures du monde étaient passionnantes. Les squelettes de dinosaures étaient impressionnants ! Elle s'attarda sur le diplodocus et le tyrannosaure, se rompant presque le cou pour voir la tête du premier. Solar prenait un grand soin à lire tout ce qu'elle pouvait, demandant parfois une explication sur certains termes anglais difficiles à comprendre. Elle ne remarqua pas de suite - ce qui était pourtant flagrant - les différentes langues pour les visiteurs étrangers. La langue japonaise fut donc un plus pour comprendre ce qu'expliquaient les différents écriteaux. La visite fut ponctuée par de nombreuses remarques comme "magnifique !" ou "oh, regardez !" et autre "merveilleux !". Tout était intéressant aux yeux de la jeune femme, qui passa un long moment dans la collection botanique, vérifiant machinalement si les informations étaient réellement exactes. Pour elle, le temps fila à une vitesse ! La fin d'après-midi était bien entamée lorsqu'elle accepta de s'en aller, ayant tout vu ou presque. Cette visite sembla l'avoir revigorée, et remplie sa tête de choses merveilleuses. Elle avait même assez pour s'acheter un souvenir: le choix fut difficile, avec les différentes figurines de dinosaures. Solar hésita entre le diplodocus, le pterodactyle et le dilophosaurus. Finalement, elle décida de prendre le premier, qui avait l'air vraiment plus adorable que les autres. Contente de cet achat, la jeune femme le contempla comme une gamine en souriant avant de chercher Sigmund des yeux. Est-ce qu'il s'achetait un souvenir lui aussi ? Elle avait été si absorbée qu'elle en avait oublié son bienfaiteur.
"-Vous savez, s'arrêter à l'âge ne devrait plus être autant répandu, commença-t-elle encore hilare. Mais je suis désolée, ce n'était pas du tout une proposition amenant à une relation amoureuse.
Solar reprit son sérieux, et ajouta:
-On ne se connaît pas, et ça ne me tente pas que quelqu'un s'intéresse à moi, sans me connaître, uniquement pour mon physique.
Elle tenait à mettre les choses au clair, pour éviter de passer pour ces femmes qui profitaient de leurs charmes pour de nombreuses conquêtes futiles et superficielles. Et puis, ses pensées dévièrent inévitablement vers ses sentiments toujours bien là qu'elle éprouvait pour Vicente. Elle détourna le regard à ce moment, mais reprit vite le contrôle.
-Écoutez, vous êtes très gentil, et je ne voulais pas abuser. Mais la vérité, c'est que je suis un peu perdue. Je n'ai jamais eu à faire cavalière seule dans un voyage, et c'est peut-être stupide d'avoir un peu d'appréhension... Je suis une adulte après tout, j'ai vingt-sept ans et je devrais savoir me débrouiller en totale autonomie. Disons que j'ai un monde assez différent là d'où je viens, alors tout ça... C'est très inconnu pour moi.
Elle avait regardé les alentours, contente d'avoir pu donner quelque peu son ressentis. Solar regretta certains mots en les passant en revue dans sa tête, notamment son "monde différent", mais à coup sûr il ne comprendra pas, les moldus ne connaissent pas le monde des sorciers.
La jeune femme était cependant rassurée sur les intentions de l'homme: sa gentillesse était sans arrière-pensée. Elle eu un sourire et reprit:
-J'adorerais voir ce squelette de baleine bleue, et il y a une file d'attente alors... On ferait mieux de se dépêcher !"
Sans parler du fait qu'elle avait cruellement envie de boire de l'eau. L'attente lui sembla interminable, et Solar avait encore quelques rires parfois, en repensant à la situation embarrassante de tout à l'heure. Sigmund était très gêné, ne cessant de s'excuser toutes les deux minutes... Ce qui n'aidait pas Solar pour ne plus rire.
Heureusement, le restaurant détourna son attention sur les boissons. Avec l'aide de l'homme, elle prit une bouteille d'eau, et bu quasiment tout d'une traite. La jeune femme aurait pu s'asseoir et faire une pause, mais le squelette de la baleine bleue l'attirait, et elle le contempla durant de longues minutes, observant les différents os, articulations, tous les détails. Ensuite, vint la visite complète du musée. Des étoiles plein les yeux, Solar semblait redevenir une enfant, observant tout l'air impressionnée et émerveillée, comme lorsqu'elle accompagnait ses parents lors de leurs excursions. Même non magiques, les créatures du monde étaient passionnantes. Les squelettes de dinosaures étaient impressionnants ! Elle s'attarda sur le diplodocus et le tyrannosaure, se rompant presque le cou pour voir la tête du premier. Solar prenait un grand soin à lire tout ce qu'elle pouvait, demandant parfois une explication sur certains termes anglais difficiles à comprendre. Elle ne remarqua pas de suite - ce qui était pourtant flagrant - les différentes langues pour les visiteurs étrangers. La langue japonaise fut donc un plus pour comprendre ce qu'expliquaient les différents écriteaux. La visite fut ponctuée par de nombreuses remarques comme "magnifique !" ou "oh, regardez !" et autre "merveilleux !". Tout était intéressant aux yeux de la jeune femme, qui passa un long moment dans la collection botanique, vérifiant machinalement si les informations étaient réellement exactes. Pour elle, le temps fila à une vitesse ! La fin d'après-midi était bien entamée lorsqu'elle accepta de s'en aller, ayant tout vu ou presque. Cette visite sembla l'avoir revigorée, et remplie sa tête de choses merveilleuses. Elle avait même assez pour s'acheter un souvenir: le choix fut difficile, avec les différentes figurines de dinosaures. Solar hésita entre le diplodocus, le pterodactyle et le dilophosaurus. Finalement, elle décida de prendre le premier, qui avait l'air vraiment plus adorable que les autres. Contente de cet achat, la jeune femme le contempla comme une gamine en souriant avant de chercher Sigmund des yeux. Est-ce qu'il s'achetait un souvenir lui aussi ? Elle avait été si absorbée qu'elle en avait oublié son bienfaiteur.
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
Kwon, pas Know, pensez-y !
20 août 2018, 17:11
Quand le Soleil rencontre la Moustache
Sigmund resta un moment bouche bée, à contempler la jeune étrangère. Elle riait aux éclats, trouvant certainement la situation très comique. Il ne s’attendait pas du tout à une telle réaction : il avait plutôt imaginé qu’elle serait déçue, et que leurs chemins se sépareraient. Décidément, elle n’avait pas fini de l’étonner. Le rire de Solar était doux et mélodieux, et très communicatif. Sans comprendre réellement pourquoi, il rit à son tour, un peu déconcerté. Il comprit la raison de son hilarité lorsqu’elle expliqua le malentendu. Le sorcier était tout autant soulagé qu’il était profondément embarrassé. Le quiproquo était tellement grotesque qu’il ne put retenir un rire nerveux. Il ne put s’empêcher de noter dans un coin de sa tête que l’âge ne semblait pas être un obstacle pour cette jeune femme. Il était étonné d’apprendre son âge, car il la pensait beaucoup plus jeune : aux alentours de vingt-deux, peut-être vingt-trois ans. Sigmund avait envie de lui dire que si un jour il s’intéressait à elle, ce ne serait pas uniquement pour son physique, qu’il y avait probablement maintes raisons d’aimer une telle femme et qu’il apercevait malgré lui le contour de quelques-unes : une douceur mêlée d’innocence, un rire merveilleux, et… Il toussota. Il n’était définitivement pas intéressé.
Bien évidemment, la raison de sa demande particulière semblait désormais évidente. Elle était à nouveau encore un peu perdue, et comme pour le métro, elle avait désormais besoin d’aide pour visiter un musée. Pas de panique : Sigmund Charleston était encore une fois l’homme idéal. Certes, il n’avait pas été dans ce musée depuis des années, ses souvenirs étaient un peu flous mais étant de nature très méthodique et généralement bien organisé, il était certain d’être un bon guide. Il se confondit en excuses, très gêné par le quiproquo.
« Je… euh, je suis très gêné. Nous nous étions mal compris, mais je suis rassuré. Allons visiter, alors ? Commençons par chercher de quoi boire. ». Ils rejoignirent la file d’attente. Le rire de Solar perturbait le pauvre sorcier qui n’arrêtait pas de s’excuser. En plus de ne pas toujours comprendre les moldus, il s’avérait qu’il avait aussi du mal à comprendre les femmes. Dans la file d’attente, il repensa aux propos de Solar. Qu’entendait-elle par « un monde assez différent » ? Lui aussi, il venait d’un autre monde. Peut-être qu’ils avaient plus en commun qu’ils ne l’imaginaient. La visite du musée se fit sans encombre. Ils commencèrent par se rendre au restaurant, et à en juger par la descente de la jeune femme, elle était visiblement assoiffée. Ensuite, Sigmund suivit Solar un peu partout. La jeune femme n’avait pas réellement besoin d’un guide : sans réfléchir, elle allait à gauche à droite, sans réelle cohérence dans son parcours. Comme une enfant, elle semblait émerveillée par la moindre petite chose. Sigmund restait en retrait et la suivait comme une ombre, répondant parfois à ses quelques questions quand elle en avait. Il avait les jambes en compote lorsque la jeune femme décréta que la petite sortie était terminée. Vidé d’énergie, il s’était assis sur un banc et la suivait du regard quand elle faisait le tour de chacune des expositions, parfois sur la pointe des pieds pour voir malgré les autres visiteurs. Ce fut ensuite le tour de la boutique de souvenirs, et riche de cette journée bien remplie, le sorcier était bien décidé à en garder un petit souvenir matériel. Il craqua finalement pour une figurine de diplodocus et retrouva Solar à la sortie du magasin.
« On a acheté la même figurine ! » dit-il avec le sourire ravi d’un enfant, à la vue de l’objet tenu dans la petite main de la jeune femme. Il plaça sa propre figurine face à la deuxième, comme pour les comparer et vérifier qu’il s’agissait bien des mêmes. Sigmund réalisa aussi qu’elle avait utilisé son argent, donné pour l’aider pour les transports, et potentiellement le logement et la nourriture, pour un souvenir d’un musée. Il ne s’en formalisa pas et tout sourire, il ouvrit son sac banane pour y glisser son précieux souvenir. Un bruit sourd retentit au fond de son sac, comme plusieurs objets qui s’entrechoquent, suivi d’un bruit étrange, comme si des cordes étaient frottées. *Le vieil étui du violon a encore cédé* pensa-t-il amèrement. Avec le bazar qui régnait au sein de son sac banane et les objets régulièrement cassés ou abîmés, il était heureux de maîtriser à la perfection le sortilège de réparation. Avec un retard certain, il toussota pour camoufler le bruit des objets qui s’entrechoquaient. Entouré d’un certain nombre de moldus, dans un environnement plus ou moins bruyant, l’incident passerait probablement inaperçu aux yeux de tous… mais certainement pas à ceux de Solar, puisqu’elle se trouvait juste à côté de lui.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Bien évidemment, la raison de sa demande particulière semblait désormais évidente. Elle était à nouveau encore un peu perdue, et comme pour le métro, elle avait désormais besoin d’aide pour visiter un musée. Pas de panique : Sigmund Charleston était encore une fois l’homme idéal. Certes, il n’avait pas été dans ce musée depuis des années, ses souvenirs étaient un peu flous mais étant de nature très méthodique et généralement bien organisé, il était certain d’être un bon guide. Il se confondit en excuses, très gêné par le quiproquo.
« Je… euh, je suis très gêné. Nous nous étions mal compris, mais je suis rassuré. Allons visiter, alors ? Commençons par chercher de quoi boire. ». Ils rejoignirent la file d’attente. Le rire de Solar perturbait le pauvre sorcier qui n’arrêtait pas de s’excuser. En plus de ne pas toujours comprendre les moldus, il s’avérait qu’il avait aussi du mal à comprendre les femmes. Dans la file d’attente, il repensa aux propos de Solar. Qu’entendait-elle par « un monde assez différent » ? Lui aussi, il venait d’un autre monde. Peut-être qu’ils avaient plus en commun qu’ils ne l’imaginaient. La visite du musée se fit sans encombre. Ils commencèrent par se rendre au restaurant, et à en juger par la descente de la jeune femme, elle était visiblement assoiffée. Ensuite, Sigmund suivit Solar un peu partout. La jeune femme n’avait pas réellement besoin d’un guide : sans réfléchir, elle allait à gauche à droite, sans réelle cohérence dans son parcours. Comme une enfant, elle semblait émerveillée par la moindre petite chose. Sigmund restait en retrait et la suivait comme une ombre, répondant parfois à ses quelques questions quand elle en avait. Il avait les jambes en compote lorsque la jeune femme décréta que la petite sortie était terminée. Vidé d’énergie, il s’était assis sur un banc et la suivait du regard quand elle faisait le tour de chacune des expositions, parfois sur la pointe des pieds pour voir malgré les autres visiteurs. Ce fut ensuite le tour de la boutique de souvenirs, et riche de cette journée bien remplie, le sorcier était bien décidé à en garder un petit souvenir matériel. Il craqua finalement pour une figurine de diplodocus et retrouva Solar à la sortie du magasin.
« On a acheté la même figurine ! » dit-il avec le sourire ravi d’un enfant, à la vue de l’objet tenu dans la petite main de la jeune femme. Il plaça sa propre figurine face à la deuxième, comme pour les comparer et vérifier qu’il s’agissait bien des mêmes. Sigmund réalisa aussi qu’elle avait utilisé son argent, donné pour l’aider pour les transports, et potentiellement le logement et la nourriture, pour un souvenir d’un musée. Il ne s’en formalisa pas et tout sourire, il ouvrit son sac banane pour y glisser son précieux souvenir. Un bruit sourd retentit au fond de son sac, comme plusieurs objets qui s’entrechoquent, suivi d’un bruit étrange, comme si des cordes étaient frottées. *Le vieil étui du violon a encore cédé* pensa-t-il amèrement. Avec le bazar qui régnait au sein de son sac banane et les objets régulièrement cassés ou abîmés, il était heureux de maîtriser à la perfection le sortilège de réparation. Avec un retard certain, il toussota pour camoufler le bruit des objets qui s’entrechoquaient. Entouré d’un certain nombre de moldus, dans un environnement plus ou moins bruyant, l’incident passerait probablement inaperçu aux yeux de tous… mais certainement pas à ceux de Solar, puisqu’elle se trouvait juste à côté de lui.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
21 août 2018, 09:49
Quand le Soleil rencontre la Moustache
Elle attendait Sigmund en observant sa figurine. Malgré ses grattouilles, ses caresses, ses examens approfondi de l'objet, le diplodocus restait tristement immobile. C'était vraiment dommage ! La jeune femme était bien décidée à l'ensorceler d'une manière ou d'une autre pour qu'il soit plus vivant. Solar remarqua le retour de l'homme lorsqu'il s'exclama qu'ils avaient le même souvenir. Elle eu un sourire amusé par la coïncidence, et décida de ranger tout ça ainsi que sa monnaie restante dans son petit sac. Les bruits d'objets qui se percutent et surtout celui de violon provenant du sac banane de Sigmund la figea dans son geste. Est-ce que c'était bien ce qu'elle pensait ? Ou était-ce un rêve ? Certains moldus auraient songé à une potentielle, bien qu'étrange, sonnerie de téléphone. Il toussota un peu trop tard pour cacher quoique ce soit. Solar examina plus attentivement l'homme qui l'avait accompagné plusieurs heures. Son style était différent des autres, et il y avait ce sac aux bruits étranges, mais peut-être que la jeune femme imaginait tout.
Distraite, elle rangea ses affaires à son tour, faisant teinter les pièces sur un objet en verre, et son diplodocus percuta sans doute un vieux chaudron de poche. La jeune femme se sentit rougir, mais essaya de rester naturelle, comme si ce n'était pas du tout...
"-Oh ! s'exclama-t-elle en voyant de la fumée qui sortait du sac.
Un flacon avait dû se casser et répandre son liquide fumant, à moins que ce soit une réaction en chaîne avec d'autres objets. Solar avait peur que son sac prenne feu, mais en laissant un instant sa main, ce n'était pas le cas. Une odeur bizarre commençait à sortir et la jeune femme referma vivement son sac pour que rien ne s'en échappe. Pour justifier son exclamation, elle ajouta:
-J'ai juste oublié quelque chose, rien d'important !
Avec un rire nerveux, elle s'engagea dehors. Un relent d'essence semblait légèrement les suivre, et Solar se demandait encore pourquoi il y avait un peu de fumée. C'était un vrai bric-à-brac là-dedans. La jeune femme anticipait déjà le ménage à faire, maintenant qu'il y avait eu des flacons vidés. Est-ce que Sigmund avait remarqué ? La jeune femme ne savait pas, mais elle se dépêchait de sortir, et malgré la fatigue de ses jambes, elle voulait repartir au Chaudron Baveur très vite. Ne restait plus qu'à trouver par où aller... Et là, Sigmund ne pouvait pas l'aider !
Distraite, elle rangea ses affaires à son tour, faisant teinter les pièces sur un objet en verre, et son diplodocus percuta sans doute un vieux chaudron de poche. La jeune femme se sentit rougir, mais essaya de rester naturelle, comme si ce n'était pas du tout...
"-Oh ! s'exclama-t-elle en voyant de la fumée qui sortait du sac.
Un flacon avait dû se casser et répandre son liquide fumant, à moins que ce soit une réaction en chaîne avec d'autres objets. Solar avait peur que son sac prenne feu, mais en laissant un instant sa main, ce n'était pas le cas. Une odeur bizarre commençait à sortir et la jeune femme referma vivement son sac pour que rien ne s'en échappe. Pour justifier son exclamation, elle ajouta:
-J'ai juste oublié quelque chose, rien d'important !
Avec un rire nerveux, elle s'engagea dehors. Un relent d'essence semblait légèrement les suivre, et Solar se demandait encore pourquoi il y avait un peu de fumée. C'était un vrai bric-à-brac là-dedans. La jeune femme anticipait déjà le ménage à faire, maintenant qu'il y avait eu des flacons vidés. Est-ce que Sigmund avait remarqué ? La jeune femme ne savait pas, mais elle se dépêchait de sortir, et malgré la fatigue de ses jambes, elle voulait repartir au Chaudron Baveur très vite. Ne restait plus qu'à trouver par où aller... Et là, Sigmund ne pouvait pas l'aider !
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
Kwon, pas Know, pensez-y !
21 août 2018, 15:55
Quand le Soleil rencontre la Moustache
Sigmund se demandait si Solar avait entendu les bruits étranges provenant de son sac. C’était certainement le cas ; ainsi, il la vit se figer sur place. Une étrange expression passa sur ses traits, mais il ne parvint pas à déchiffrer quoi que ce soit. Ils échangèrent un long regard, puis les yeux d’obsidienne de la jeune femme se posèrent sur ses vêtements. Sigmund gardait le silence, les lèvres pincées, il réfléchissait. Toujours très prudent, c’était la première fois qu’il avait ce genre de petit accident avec un moldu. Finalement, les traits de Solar se détendirent et le sorcier soupira de soulagement. Elle rangea à son tour ses affaires et tout comme lui, d’étranges bruits parvinrent de son petit sac. Il fronça les sourcils, très surpris. Elle avait dit ne pas avoir de téléphone, cela ne pouvait être une sonnerie. Sigmund resta un moment songeur, à contempler la femme qui lui faisait face à travers ses petites lunettes rondes. Il haussa les épaules, lâchant l’affaire. Il n’irait jamais commettre l’indélicatesse d’interroger une dame sur le contenu de son sac. Les moldus inventaient sans cesse nouvelles babioles et objets divers : cela pouvait être tout et n’importe quoi.
Il plissa les yeux à la vue de la fumée qui s’échappait du sac de la jeune femme. Etrange, qu’était-ce ? Une odeur de soufre et d’essence se répandit dans l’air. Le sorcier résista à la tentation de se pincer le nez : il ne voulait pas paraître indélicat. S’agissait-il d’une quelconque fragrance moldue ? Il était peu probable qu’il s’agît d’un parfum, l’odeur n’étant pas des plus agréables. Le flacon d’un anti-moustique ou d’un pesticide quelconque s’était peut-être répandu dans son sac. Il ne fut pas étonné de l’entendre bredouiller quelques excuses, et de la voir sortir à toute vitesse. Inquiet, Sigmund la suivit jusqu’à l’extérieur du musée. Elle regardait partout autour d’elle, et semblait soudain très pressée. Le sorcier ne savait pas réellement ce qu’elle cherchait : un endroit discret pour remettre de l’ordre dans son sac, ou peut-être rentrer chez elle ? Quoi qu’il en fut, il s’approcha discrètement d’elle et lui demanda à voix basse.
« Puis-je vous aider ? » Pensif, il lissait sa moustache du bout des doigts en jetant quelques regards discrets vers la jeune femme et son mystérieux sac. Étonnamment, cela lui faisait penser aux quelques accidents qu'il avait lui-même parfois avec son sac banane. *Cette moldue a plus d'un tour... dans son sac* pensa-t-il avec un petit rire, très fier de son jeu de mot.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Il plissa les yeux à la vue de la fumée qui s’échappait du sac de la jeune femme. Etrange, qu’était-ce ? Une odeur de soufre et d’essence se répandit dans l’air. Le sorcier résista à la tentation de se pincer le nez : il ne voulait pas paraître indélicat. S’agissait-il d’une quelconque fragrance moldue ? Il était peu probable qu’il s’agît d’un parfum, l’odeur n’étant pas des plus agréables. Le flacon d’un anti-moustique ou d’un pesticide quelconque s’était peut-être répandu dans son sac. Il ne fut pas étonné de l’entendre bredouiller quelques excuses, et de la voir sortir à toute vitesse. Inquiet, Sigmund la suivit jusqu’à l’extérieur du musée. Elle regardait partout autour d’elle, et semblait soudain très pressée. Le sorcier ne savait pas réellement ce qu’elle cherchait : un endroit discret pour remettre de l’ordre dans son sac, ou peut-être rentrer chez elle ? Quoi qu’il en fut, il s’approcha discrètement d’elle et lui demanda à voix basse.
« Puis-je vous aider ? » Pensif, il lissait sa moustache du bout des doigts en jetant quelques regards discrets vers la jeune femme et son mystérieux sac. Étonnamment, cela lui faisait penser aux quelques accidents qu'il avait lui-même parfois avec son sac banane. *Cette moldue a plus d'un tour... dans son sac* pensa-t-il avec un petit rire, très fier de son jeu de mot.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
22 août 2018, 16:12
Quand le Soleil rencontre la Moustache
Solar essayait d'évaluer la probabilité de se retrouver aux côtés d'un sorcier. Elle pensa que si cet homme en était un, elle sera obligée de le rembourser ! Avec un repas au Chaudron, une bouteille de Bièraubeurre, ou quelques préparations à base de plante dont elle seule avait le secret peut-être ? D'ailleurs, la jeune femme n'avait pas encore goûté la boisson emblématique des sorciers du coin. Au Brésil, ils n'avaient pas tout à fait les mêmes. Sortis du musée, elle songea au chemin pour le Chaudron Baveur, car la première fois c'était à partir de Hyde Park que la jeune femme était partie là-bas. Ses réflexions et ses inquiétudes furent interrompues par Sigmund, sans doute soucieux de voir Solar préoccupée. Elle se tourna vers lui, et lança:
"-Vous aimez le violon ?
Sa question faisait référence au bruit entendu précédemment. Mais c'était sûrement bien trop subtil pour qu'il s'en rende compte. Solar essayait de trouver un moyen de s'assurer de l'authentique moldu qui lui faisait face, mais ne trouvait rien. De nombreuses questions fourmillaient dans sa tête, mais elle avait toujours peur que ce soit trop explicite. Lui demander s'il aimait les chocogrenouilles, ou les dragées surprises... Non ! Cependant, la jeune femme pensa que certains termes, si inconnus, lui paraîtront bizarre et il oubliera très vite. Oui, c'était d'ailleurs ce qu'elle allait faire de son côté, avec les cabines de métro et les stations téléphoniques.
-Vous connaissez le bus violet ? commença-t-elle, connaissant ce bus par d'autres sorciers du Chaudron lui ayant gentiment conseillé de faire appel à lui si besoin. Et le Chaudron Baveur ?"
Solar regretta presque instantanément ses mots. Le nom du pub était tellement emblématique ! Elle observa, mine de rien, les alentours, guettant sans doute un sorcier prêt à l'arrêter, caché dans un buisson. La jeune femme se sentait presque dans l'illégalité à vrai dire... Cependant, elle chercha à relativiser, à prendre le recul nécessaire, et à se mettre en tête que ce n'était rien, que des mots, et qu'il ne comprendra rien. Il la prendra pour une folle, prendront des chemins différents, et fin de l'histoire !
"-Vous aimez le violon ?
Sa question faisait référence au bruit entendu précédemment. Mais c'était sûrement bien trop subtil pour qu'il s'en rende compte. Solar essayait de trouver un moyen de s'assurer de l'authentique moldu qui lui faisait face, mais ne trouvait rien. De nombreuses questions fourmillaient dans sa tête, mais elle avait toujours peur que ce soit trop explicite. Lui demander s'il aimait les chocogrenouilles, ou les dragées surprises... Non ! Cependant, la jeune femme pensa que certains termes, si inconnus, lui paraîtront bizarre et il oubliera très vite. Oui, c'était d'ailleurs ce qu'elle allait faire de son côté, avec les cabines de métro et les stations téléphoniques.
-Vous connaissez le bus violet ? commença-t-elle, connaissant ce bus par d'autres sorciers du Chaudron lui ayant gentiment conseillé de faire appel à lui si besoin. Et le Chaudron Baveur ?"
Solar regretta presque instantanément ses mots. Le nom du pub était tellement emblématique ! Elle observa, mine de rien, les alentours, guettant sans doute un sorcier prêt à l'arrêter, caché dans un buisson. La jeune femme se sentait presque dans l'illégalité à vrai dire... Cependant, elle chercha à relativiser, à prendre le recul nécessaire, et à se mettre en tête que ce n'était rien, que des mots, et qu'il ne comprendra rien. Il la prendra pour une folle, prendront des chemins différents, et fin de l'histoire !
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
Kwon, pas Know, pensez-y !
22 août 2018, 17:27
Quand le Soleil rencontre la Moustache
Une étrange fumée s’échappait toujours du sac de la jeune femme, mais étonnamment, elle ne semblait pas s’en soucier d’outre mesure. Incommodé par l’odeur, il gardait une certaine distance avec Solar. Sigmund tapotait du pied, réflexe idiot qu’il avait lorsqu’il se sentait particulièrement anxieux. Après l’avoir interpellée, l’étrangère se tourna aussitôt vers lui.
« Vous aimez le violon ? »
Surpris, il ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son ne sortit. Elle avait donc bel et bien entendu le bruit des nombreux objets qui s’étaient entrechoqués dans son sac, dont le pauvre violon qui en voyait de toutes les couleurs. Il déglutit, mal à l’aise. Sa main gauche tremblait légèrement, tandis qu’il la glissait tout doucement vers sa baguette. La moldue était au courant, il devait faire quelque chose. Ou peut-être faire l’innocent, encore une fois ? Il n’eut pas le temps d’y réfléchir davantage : la jeune femme fut plus rapide, et l’interrogea cette fois-ci sur un certain bus violet et le Chaudron Baveur.
Ses yeux s’écarquillèrent de surprise. Il resta un moment pantois, les bras ballants, à contempler hébété son interlocutrice. Toutes les pièces s’agencèrent peu à peu dans son esprit jusqu’à le mener à l’évidence : Solar Kwon était une sorcière. La probabilité de rencontrer un être doté de pouvoirs magiques par hasard, dans les rues d’une ville moldue était tellement faible qu’il n’avait pas une seule fois considéré cette éventualité. Il se revoyait, bêtement, proposer à la jeune femme de l’accompagner un peu partout, lui partager son savoir sur des domaines d’ordinaire si familiers aux moldus. Elle avait été si perdue, depuis le début, alors qu’il pensait bêtement avoir affaire à une moldue. Un monde différent… les bruits étranges provenant du sac de la jeune femme, sans compter la fumée qui s’en échappait encore. Son regard s’assombrit. Il vérifia qu’il n’y avait personne autour d’eux, et grimaça en apercevant quelques moldus. Bien évidemment : ils étaient à l’entrée du musée. Il grogna, mécontent. Elle manquait vraiment de prudence.
« Suivez-moi. » dit-il froidement. Sigmund saisit le poignet de Solar et l’entraîna à pas vifs dans un endroit un peu moins fréquenté. Après cinq minutes de marche, satisfait, il s’arrêta brutalement et se tourna vers la jeune femme. Il la sondait du regard, les bras croisés.
Il parla d’une voix basse et posée.
« Il y a de la fumée qui sort de votre sac. Je ne sais pas ce que vous avez renversé, mais vous devriez peut-être lancer un sortilège de récurage ? ». Ses yeux perçants ne lâchaient plus Solar. Elle lui avait paru si singulière ; il comprenait désormais bien mieux.
« Vous souhaitez emprunter le Magicobus pour vous rendre au Chaudron Baveur ? » demanda-t-il sans détour. Il soupira. En temps normal, Sigmund aurait été ravi de découvrir qu’elle était une sorcière, mais il avait le désagréable sentiment d’avoir été trahi, « arnaqué » en quelque sorte. Il vouait une grande passion aux moldus et était véritablement ravi d’avoir passé un après-midi entier avec l’une d’entre eux. Un peu déçu, il ne pouvait pas s’empêcher d’être légèrement froid avec elle.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
« Vous aimez le violon ? »
Surpris, il ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son ne sortit. Elle avait donc bel et bien entendu le bruit des nombreux objets qui s’étaient entrechoqués dans son sac, dont le pauvre violon qui en voyait de toutes les couleurs. Il déglutit, mal à l’aise. Sa main gauche tremblait légèrement, tandis qu’il la glissait tout doucement vers sa baguette. La moldue était au courant, il devait faire quelque chose. Ou peut-être faire l’innocent, encore une fois ? Il n’eut pas le temps d’y réfléchir davantage : la jeune femme fut plus rapide, et l’interrogea cette fois-ci sur un certain bus violet et le Chaudron Baveur.
Ses yeux s’écarquillèrent de surprise. Il resta un moment pantois, les bras ballants, à contempler hébété son interlocutrice. Toutes les pièces s’agencèrent peu à peu dans son esprit jusqu’à le mener à l’évidence : Solar Kwon était une sorcière. La probabilité de rencontrer un être doté de pouvoirs magiques par hasard, dans les rues d’une ville moldue était tellement faible qu’il n’avait pas une seule fois considéré cette éventualité. Il se revoyait, bêtement, proposer à la jeune femme de l’accompagner un peu partout, lui partager son savoir sur des domaines d’ordinaire si familiers aux moldus. Elle avait été si perdue, depuis le début, alors qu’il pensait bêtement avoir affaire à une moldue. Un monde différent… les bruits étranges provenant du sac de la jeune femme, sans compter la fumée qui s’en échappait encore. Son regard s’assombrit. Il vérifia qu’il n’y avait personne autour d’eux, et grimaça en apercevant quelques moldus. Bien évidemment : ils étaient à l’entrée du musée. Il grogna, mécontent. Elle manquait vraiment de prudence.
« Suivez-moi. » dit-il froidement. Sigmund saisit le poignet de Solar et l’entraîna à pas vifs dans un endroit un peu moins fréquenté. Après cinq minutes de marche, satisfait, il s’arrêta brutalement et se tourna vers la jeune femme. Il la sondait du regard, les bras croisés.
Il parla d’une voix basse et posée.
« Il y a de la fumée qui sort de votre sac. Je ne sais pas ce que vous avez renversé, mais vous devriez peut-être lancer un sortilège de récurage ? ». Ses yeux perçants ne lâchaient plus Solar. Elle lui avait paru si singulière ; il comprenait désormais bien mieux.
« Vous souhaitez emprunter le Magicobus pour vous rendre au Chaudron Baveur ? » demanda-t-il sans détour. Il soupira. En temps normal, Sigmund aurait été ravi de découvrir qu’elle était une sorcière, mais il avait le désagréable sentiment d’avoir été trahi, « arnaqué » en quelque sorte. Il vouait une grande passion aux moldus et était véritablement ravi d’avoir passé un après-midi entier avec l’une d’entre eux. Un peu déçu, il ne pouvait pas s’empêcher d’être légèrement froid avec elle.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
22 août 2018, 18:11
Quand le Soleil rencontre la Moustache
Solar espérait que la fumée arrêterait bientôt. Peut-être une réaction chimique entre de l'Empestine et autre chose... Zut alors, c'était tout de même pas donné actuellement, une telle substance. Sigmund semblait prit au dépourvu, et la jeune femme se sentit anxieuse. En attendant sa réponse, elle tentait de cacher les petits volutes qui s'échappaient encore un peu de son sac, mais ça restait discret selon elle. L'homme ne semblait pas très content, et Solar n'était pas certaine de comprendre. Ce fut si spontanée qu'elle avait posé ses questions, qu'elle en avait oublié les moldus autour d'eux. Non, la seule chose qui l'avait inquiétée, c'était un potentiel sorcier quelque part dans le coin, prêt à l'envoyer au tribunal.
La froideur de Sigmund ne lui échappa pas: elle se sentait mal, il semblait si gentil juste avant ! En plus, il l'entraîna sans s'arrêter, ses grandes jambes avalant plus de mètres que la jeune femme aux pieds endoloris. Une fois enfin libre, et totalement seuls, Solar pu enfin comprendre ce qui se passait.
"-Excusez-moi... Mais je n'ai pas de baguette, avoua-t-elle l'air penaude. Et je n'ai pas pensé à la discrétion, encore une erreur, je n'évolue pas souvent en milieu moldu, et je n'y connais absolument rien...
Elle avait repoussé maintes fois l'heure de racheter une baguette, perdant facilement confiance en ses talents avec cet artefact indispensable. La fumée avait eu le temps de s'échapper suffisamment, et il n'y avait désormais plus rien en dehors de l'odeur qui allait persister un moment. Sigmund lui demanda rapidement ses projets, comme s'il n'avait plus qu'une envie: qu'ils se disent au revoir. Solar essayait d'analyser ce revirement de situation, et ce comportement. Depuis le début, ils se pensaient moldus. Elle n'était pas mécontente que ce ne soit pas le cas, trouvait ça drôle d'avoir eu autant de soucis pour rien toute la journée. Mais elle avait perdu l'envie de rire à cause de la froideur de l'homme. Visiblement, quelque chose clochait.
-J'ai l'impression que vous avez un problème avec moi maintenant, dit-elle sans détour également. Je pense retourner où je loge quelques semaines... Seulement, je ne sais pas comment m'y prendre sans baguette, et en plein jour.
Solar savait pertinemment qu'elle n'avait rien fait de mal, et était prête à en découdre pour le prouver. La jeune femme rendit son papier avec des chiffres ainsi que la monnaie moldue, et essaya d'aérer son sac en s'éloignant un peu. Elle n'appréciait pas un tel revirement, au fond... Et ne souhaitait pas qu'ils se séparent en mauvais terme. Ils avaient passé une très bonne journée, qui risquait maintenant d'être gâchée. Si encore elle comprenait pourquoi.
-Je vous rembourserais avec une bière au beurre, ou quelque chose équivalent si vous voulez, proposa-t-elle, son accent plus prononcé par sa nervosité. Et maintenant, dites-moi, c'est quoi ces chiffres ?"
La froideur de Sigmund ne lui échappa pas: elle se sentait mal, il semblait si gentil juste avant ! En plus, il l'entraîna sans s'arrêter, ses grandes jambes avalant plus de mètres que la jeune femme aux pieds endoloris. Une fois enfin libre, et totalement seuls, Solar pu enfin comprendre ce qui se passait.
"-Excusez-moi... Mais je n'ai pas de baguette, avoua-t-elle l'air penaude. Et je n'ai pas pensé à la discrétion, encore une erreur, je n'évolue pas souvent en milieu moldu, et je n'y connais absolument rien...
Elle avait repoussé maintes fois l'heure de racheter une baguette, perdant facilement confiance en ses talents avec cet artefact indispensable. La fumée avait eu le temps de s'échapper suffisamment, et il n'y avait désormais plus rien en dehors de l'odeur qui allait persister un moment. Sigmund lui demanda rapidement ses projets, comme s'il n'avait plus qu'une envie: qu'ils se disent au revoir. Solar essayait d'analyser ce revirement de situation, et ce comportement. Depuis le début, ils se pensaient moldus. Elle n'était pas mécontente que ce ne soit pas le cas, trouvait ça drôle d'avoir eu autant de soucis pour rien toute la journée. Mais elle avait perdu l'envie de rire à cause de la froideur de l'homme. Visiblement, quelque chose clochait.
-J'ai l'impression que vous avez un problème avec moi maintenant, dit-elle sans détour également. Je pense retourner où je loge quelques semaines... Seulement, je ne sais pas comment m'y prendre sans baguette, et en plein jour.
Solar savait pertinemment qu'elle n'avait rien fait de mal, et était prête à en découdre pour le prouver. La jeune femme rendit son papier avec des chiffres ainsi que la monnaie moldue, et essaya d'aérer son sac en s'éloignant un peu. Elle n'appréciait pas un tel revirement, au fond... Et ne souhaitait pas qu'ils se séparent en mauvais terme. Ils avaient passé une très bonne journée, qui risquait maintenant d'être gâchée. Si encore elle comprenait pourquoi.
-Je vous rembourserais avec une bière au beurre, ou quelque chose équivalent si vous voulez, proposa-t-elle, son accent plus prononcé par sa nervosité. Et maintenant, dites-moi, c'est quoi ces chiffres ?"
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins.
Kwon, pas Know, pensez-y !
22 août 2018, 18:57
Quand le Soleil rencontre la Moustache
Solar semblait quelque peu confuse. Sigmund regretta aussitôt sa froideur. La jeune femme n’avait rien fait qui méritait une telle réaction de sa part, mais la surprise avait été telle qu’il n’avait pas réellement réfléchi et s’était laissé emporter. La jeune femme s’excusa et expliqua son comportement et ce qu’elle souhaitait faire pour la suite. Sigmund l’écoutait en silence. La marche l’avait un peu apaisé et il avait l’esprit plus clair.
« Ne vous excusez pas, Solar, vous n’avez rien fait de mal. C’est juste qu’il s’agit d’une situation un peu étrange, vous ne trouvez pas ? » répondit-il avec un sourire navré. « Je suis désolé de vous avoir brusquée, vous crapahutiez tellement partout dans ce musée que j’en ai oublié vos jambes fatiguées. » La fatigue de la jeune femme n’avait pas échappé au regard acéré de Sigmund. Il était un peu étonné d’apprendre qu’elle n’avait pas de baguette magique. Il oubliait parfois que tous les sorciers n’en utilisaient pas à travers le monde. Il en était d’autant plus curieux et se posait désormais de nombreuses questions. La surprise passée, il ne put s’empêcher de rire.
Rire qui s’arrêta net lorsque Solar lui rendit son papier avec le numéro de téléphone et la monnaie moldue. Elle s’éloigna pour aérer son sac et lui proposa un remboursement sous forme de boisson, puis l’interrogea sur les numéros. Il fut rassuré de voir que la fumée s'était estompée.
« Je n’ai aucun problème avec vous Solar, soyez rassurée. » Pour ce qui était de rentrer chez elle, il ne lui proposa pas le métro : il avait bien compris qu’elle n’avait guère apprécié l’expérience. « Pourquoi ne pas rentrer avec le Magicobus, puisque vous en avez parlé ? Je peux l’appeler pour vous, si vous le souhaitez. » Elle semblait toujours aussi nerveuse, son accent ressortait davantage.
« Solar… » Sigmund s’approcha de la jeune femme, cherchant à capter son regard. Il avait l’impression d’avoir commis une bévue et était maintenant en proie à la culpabilité.
« Ces chiffres, c’est un numéro de téléphone. Ils permettent aux moldus de communiquer entre eux… donc cela ne vous servira pas. Mais gardez la monnaie, sait-on jamais… » dit-il en saisissant sa main dans la sienne. Il y glissa les billets et les quelques pièces, puis referma tout doucement la main de Solar sur la monnaie. « C’est d’accord pour la Bièraubeurre, mais c’est moi qui offre. Alors disons… rendez-vous au Chaudron Baveur, quand vous voulez ? On pourra discuter à nouveau de cette journée atypique. » Il lui adressa un sourire qui se voulait rassurant.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
« Ne vous excusez pas, Solar, vous n’avez rien fait de mal. C’est juste qu’il s’agit d’une situation un peu étrange, vous ne trouvez pas ? » répondit-il avec un sourire navré. « Je suis désolé de vous avoir brusquée, vous crapahutiez tellement partout dans ce musée que j’en ai oublié vos jambes fatiguées. » La fatigue de la jeune femme n’avait pas échappé au regard acéré de Sigmund. Il était un peu étonné d’apprendre qu’elle n’avait pas de baguette magique. Il oubliait parfois que tous les sorciers n’en utilisaient pas à travers le monde. Il en était d’autant plus curieux et se posait désormais de nombreuses questions. La surprise passée, il ne put s’empêcher de rire.
Rire qui s’arrêta net lorsque Solar lui rendit son papier avec le numéro de téléphone et la monnaie moldue. Elle s’éloigna pour aérer son sac et lui proposa un remboursement sous forme de boisson, puis l’interrogea sur les numéros. Il fut rassuré de voir que la fumée s'était estompée.
« Je n’ai aucun problème avec vous Solar, soyez rassurée. » Pour ce qui était de rentrer chez elle, il ne lui proposa pas le métro : il avait bien compris qu’elle n’avait guère apprécié l’expérience. « Pourquoi ne pas rentrer avec le Magicobus, puisque vous en avez parlé ? Je peux l’appeler pour vous, si vous le souhaitez. » Elle semblait toujours aussi nerveuse, son accent ressortait davantage.
« Solar… » Sigmund s’approcha de la jeune femme, cherchant à capter son regard. Il avait l’impression d’avoir commis une bévue et était maintenant en proie à la culpabilité.
« Ces chiffres, c’est un numéro de téléphone. Ils permettent aux moldus de communiquer entre eux… donc cela ne vous servira pas. Mais gardez la monnaie, sait-on jamais… » dit-il en saisissant sa main dans la sienne. Il y glissa les billets et les quelques pièces, puis referma tout doucement la main de Solar sur la monnaie. « C’est d’accord pour la Bièraubeurre, mais c’est moi qui offre. Alors disons… rendez-vous au Chaudron Baveur, quand vous voulez ? On pourra discuter à nouveau de cette journée atypique. » Il lui adressa un sourire qui se voulait rassurant.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen