1 mai 2019, 10:24
 Cambridge | Angleterre  Bac à sable  M.A. 
Adaline, effectivement sur les talons de la première fillette, tentait de suivre le rythme. Difficile à faire. La petite brune semblait mesurer quelques centimètres de moins. Des centimètres significatifs dans cette situation précise. En effet, la corde était tissée très large et les espaces entre deux cordes étaient importants. Les petits bras d'Adaline peinaient à atteindre le corde suivante, la liane suivante, et à escalader convenablement ce mur d'enceinte. Mais il fallait arriver au dessus. C'était, comme qui dirait, une question de vie ou de mort ! L'image d'un dragon crachant des flammes sur un village, au pied du toboggan, lui vint à l'esprit et elle ne pouvait plus supporter les cris qu'elle croyait entendre. Il fallait secourir le village, c'était urgent !

"Vite..." chuchota-t-elle, plus pour elle-même que pour sa camarade blondinette qui s'en sortait très bien en escalade. Elle redoubla d'effort.

Elle était plutôt largement située derrière sa camarade, qui montait à une vitesse folle, pensait Adaline. Mais cette constatation ne la découragea pas pour autant, et elle fit son maximum pour atteindre à chaque fois la prochaine liane, avec un premier bras puis un deuxième et se hisser à l'aide de ces derniers pour pouvoir poser ses pieds.


"Waouh," constata-t-elle, tout bas, une fois qu'elle eut rejoint la chevalière aux couettes sur le sommet de la muraille qu'elles venaient de grimper vaillamment. Elle lança un regard sur son cheval, laissé au pied du mur ; il était minuscule, et qu'est-ce qu'elles étaient haut !

Mais ce n'était pas le tout, constater son altitude n'aiderait pas à vaincre le dragon. Adaline secoua la tête puis se tourna vers sa compagne. Elle se pencha un peu vers elle, pour lui adresser une nouvelle confidence.
"C'est quoi le plan ? Tu penses qu'on doit descendre par là" elle pointa le toboggan qui commença à descendre à quelques centimètres d'elles, "et se jeter sur le dragon toutes les deux ?" fini-t-elle par demander, toujours sur le ton d'une discrète confidence, en joignant des gestes à son discours.

Animagus renard polaire
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2 mai 2019, 15:56
 Cambridge | Angleterre  Bac à sable  M.A. 
L’autre petite fille m’ayant rejointe sur la plateforme, nous observons pendant un temps le monde qui s’étend en contrebas. Cependant, si j’aurais adoré rester plus longtemps pour admirer la vue, ce n’est pas vraiment le moment de rester figées là, on a un village à sauver ! Heureusement, la fille aux nattes s’en rend compte rapidement, et s’approche de moi pour me demander la suite du plan.

Quittant ma contemplation, je m’accroupis sur place et regarde l’endroit qu’elle me montre du doigt : là où le dragon est assis et terrorise les villageois. Je fronce les sourcils, plutôt stressée devant la pente raide qui me fait face. Est-ce que j’ai vraiment bien fait de nous entraîner dans cette aventure ? J’ai un peu peur, maintenant…

Sur notre gauche, le château se prolonge en un petit pont suspendu menant à une rampe - comme celle des pompiers. Tout en restant accroupie, je chuchote à la chevalière brune :


« Je sais pas… Ça me fait un peu peur… »

Désignant de l’index le pont de bois, et le regard fuyant, je continue :

« Tu crois que si on part de là-bas, on arrivera mieux à l’atteindre ? En plus, s’ils nous a vues, il croira qu’on l’attaque pas. T’en penses quoi ? »

Mon plan n’en est pas vraiment un et je le sais très bien, mais j’ai maintenant trop peur du toboggan et du dragon pour oser les affronter immédiatement. Un regard en arrière m’indique que je ne peux pas non plus redescendre par les lianes.

Comme je ne sais pas trop quoi faire, je m’approche un peu de l’autre enfant, m’assois et serre fort mes genoux contre ma poitrine, pour me rassurer. C’est bizarre, je n’ai pas peur des hauteurs, d’habitude…

Au pire du pire, si j’appelle Maman, elle viendra me chercher, non ? Mais je n’ai vraiment pas envie - je suis une grande, je n’ai plus besoin d’elle pour cela -, et là elle est occupée avec Adam, en plus. En tout cas, il va falloir prendre une décision, car je ne veux pas rester coincée là-haut !

Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily

6 mai 2019, 12:02
 Cambridge | Angleterre  Bac à sable  M.A. 
Quant à Adaline, elle ne semblait pas craindre la hauteur, maintenant qu'elle était assise sur cette plateforme. Elle avait, cependant, eu très peur de tomber, si elle ne parvenait pas à grimper à cause de la taille de ses bras... Mais désormais, elle trouvait l'endroit sûr, et considérait que le toboggan n'était pas dangereux ; autrement, il ne resterait pas dans un parc pour enfants ! Mais elle vit le visage de sa consœur se déconfire. Effectivement, elle ne semblait plus très sûre d'elle-même, ou de son plan initial. Adaline fronça un peu les sourcils, mais elle décida de considérer quand même la deuxième proposition de la chevalière. Prendre un autre chemin ?

"Ouais... d'accord ! On prend l'autre chemin !" s'exclama la petite brune, en adressant un sourire à sa camarade. Adaline prit quand même garde à ne pas parler trop fort ; les deux fillettes avaient toujours une mission à accomplir. Elle se voulu rassurante, si bien qu'elle posa sa main sur l'épaule de cette dernière.

Adaline, jusque là assise en tailleur, pour concertation et mise en place de plans, se mit sur ses quatre pattes, qui étaient en fait deux bras et deux jambes. Elle passa devant la chevalière, comme pour lui montrer le chemin. En effet, Adaline crut avisé de montrer qu'il n'y avait pas de danger, en passant devant.

C'aurait été une bonne idée, si une vilaine écharde ne s'était pas plantée dans la paume de la main de la petite brune. Elle était à mi-chemin, sur le pont, jusqu'à la barre de fer qui permettrait aux petites filles d'atteindre le dragon.
"Aïe !" s'écria-t-elle, avant de poser brusquement sa main non-blessée sur sa bouche. Le dragon...

Adaline tendit sa main, vers sa compagne, pour lui montrer l'envergure des dégâts. Ce n'était pas grand chose... Une petite épine de bois était plantée au milieu, presque au milieu, de sa petite main. Elle n'avait déjà presque plus mal, en vérité. Mais c'était toujours impressionnant de constater qu'un épine pouvait rester plantée et tenir droite sur la paume d'une si petite main...


"Il faut que... je... enlève ça..." chuchota-t-elle, aussi bien parce qu'elle étaient en zone de bataille contre un dragon que parce qu'elle ne savait pas exactement comment faire. Elle était un peu empotée, comme une enfant de 5 ans, mais elle était une grande, quand même ! Elle prit son courage à deux mains, deux doigts plutôt, et tâcha d’enlever cette épine, étouffant un petit cri, dû à quelques... picotements.

"Je crois que c'est bon... On y va ?" demanda alors Adaline, qui n'était ni sûre de réussir à retenir ses petites larmes ni sûre qu'elle avait vraiment enlevé cette épine.

Animagus renard polaire
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7 mai 2019, 12:33
 Cambridge | Angleterre  Bac à sable  M.A. 
Assise en haut du toboggan et incapable de bouger pour le moment, je continue à me morfondre en pensant au fait que ma Maman est trop loin dans ce grand parc de jeux. Heureusement, la chevalière aux nattes est plus courageuse que moi sur ce point. Je la regarde avec de grands yeux pleins d’espoir lorsqu’elle m’annonce, la main posée sur mon épaule, que l’autre chemin est également une option envisageable pour atteindre le dragon. Reconnaissante, j’hésite à la remercier, mais je me retiens finalement. Je le ferai une fois qu’on aura touché ce dragon et sauvé le village.

Après avoir soufflé un bon coup - mais pas trop fort non plus -, je pars à la suite de la petite fille. J’ai un instant d’hésitation en la voyant se mettre à quatre pattes, mais je décide de faire de même : nous serons plus discrètes ainsi.

Pas à pas, nous avançons ainsi sur les planches de bois du pont suspendu. Je reste peu rassurée, car à chacun de mes mouvements, la structure oscille bien trop à mon goût pour mon petit corps habitué à la terre ferme. Pour ne pas y penser, je me concentre : ma main, puis mon pied, ma main, puis mon…

Je suis arrêtée brusquement par le cri, puis par le postérieur de ma camarade qui se retrouve d’un coup très proche. Surprise, je relève ma tête pour observer la paume que la brune me tend. J’écarquille immédiatement les yeux en voyant avec effroi l’énorme épine plantée dans sa peau.

Désemparée par la présence de pièges - est-ce que le dragon nous a déjà repérées ? -, je la regarde tenter de retirer l’écharde de sa main, sans être vraiment sûre du succès de l’opération. Elle a l’air d’avoir réussi, certes, puisqu’elle me propose de continuer notre aventure, mais ses yeux humides ne me rassurent pas vraiment. Je chuchote, la mine inquiète :


« T’es sûre que c’est sorti ? Je peux regarder si tu veux, j’ai déjà réussi à en enlever. »

Toute fière, je lui montre mes mains, encore poussiéreuses du bac à sable, puis me saisis de la sienne - de manière probablement un peu trop brusque. Approchant ma tête de la blessure, je peux y voir un petit point là où l’écharde était, ou est encore plantée. En fait, je n’en ai juste aucune idée.

Après avoir relâché la paume de la fille aux nattes, je continue, préoccupée :


« Faudra faire attention, s’il y a des pièges partout comme ça… J’espère que le dragon nous a pas vues… »

Les sourcils froncés, je me redresse un peu et observe avec inquiétude les alentours. Qu’est-ce qui aurait pu nous trahir - mis à part les nombreuses fois où nous avons parlé fort, et le fait que nous sommes passées très, très près du dragon ? Tout en faisant très attention à ne pas m’enfoncer d’écharde dans la main moi aussi, je fais lentement le tour de l’autre chevalière en restant à quatre pattes.

Une fois cela fait, je lui explique mon geste :


« Faut pas que tu te reblesses. »
Dernière modification par Megan Arrington le 13 mai 2019, 16:11, modifié 1 fois.

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12 mai 2019, 20:40
 Cambridge | Angleterre  Bac à sable  M.A. 
Alors qu'elle tentait de retenir des larmes menaçantes, Adaline donna sa main à sa consoeur. Peut-être qu'elle était une chevalière infirmière ? Elle rit en imaginant sa camarade habillée comme Harriet, une de ses tantes, en rouge et blanc et portant un chapeau une peu marrant... C'est ce qu'elle en pensait, du moins, lorsqu'elle voyait sa tante se pointer aux repas de famille vêtue ainsi. L'enthousiasme réapparut alors son son visage. "Tu devrais être une soigneuse à Sale Mangoule !" fit-elle remarquer. Elle avait tenté de prononcer un nom dont elle ne se souvenait plus... Sainte-Mangouste. Elle n'avait pas conscience, en effet, que son interlocutrice pouvait être une moldue. Même si ça grand-mère s'employait souvent à lui expliquer ce genre de choses, Adaline était une enfant qui n'écoutait que d'une oreille.

"C'est bon ! J'ai plus mal !" déclara alors la brune, en poussant ses deux nattes noires dans son dos. Elle reprit sa position initiale, à quatre pattes, en tête de peloton. Puis elle entreprit de continuer, disons plutôt de commencer, son chemin vers la deuxième option ; cette barre en métal. "Viens, on y va, par là !"

Sans se retourner pour consulter sa camarade, Adaline prit l'initiative de traverser le pont en bois. Elle pensait que, si elle se montrait courageuse, son amie se montrerait tout autant courageuse. Elle pourrait ainsi se rendre compte, même si Adaline ne l'avait pas très bien démontré, que le chemin n'était pas dangereux.

Dans cet état d'esprit, la petite Adaline traversa le pont, à quatre pattes. Elle ne se retourna pas une seule fois, elle espérait que sa consœur la suive, mais elle se disait qu'il fallait mieux ne pas hésiter, et traverser d'une seule traite. Elle tangua quelques fois, puisque le pont était un pont suspendu, mais à chaque fois elle avait gardé l'équilibre. Sa traversée se déroule sans accro, pour son plus grand plaisir.

Ainsi, elle atterrit de l'autre côté, et s'assit sur la seconde plateforme, en veillant à laisser de la place à sa camarade. Elle l'attendit un instant, avant de désigner, avec le doigt, la sortie envisagée, un tube de métal, et de brandir son épée.
"Quand t'es prête, on y va ! Je passe devant ?" demanda-t-elle, tout bas, en regardant la petite blonde.

Animagus renard polaire
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13 mai 2019, 16:39
 Cambridge | Angleterre  Bac à sable  M.A. 
Ma camarade semblant satisfaite des soins inexistants que je lui ai prodigués, je ris de bon cœur avec elle en me remettant sur mes quatre pattes. Alors que nous repartons vers la deuxième manière d’atteindre le dragon, je réfléchis aux paroles de l’autre chevalière. Soigneuse à quoi ? Je n’ai pas reconnu le nom qu’elle a prononcé, et j’en déduis que ça doit être un hôpital d’à côté de chez Papi et Mamie. Je ne connais pas bien chez eux, donc c’est totalement possible.

J’entreprends ainsi de suivre la petite fille aux nattes sur le pont de bois, jusqu’à atteindre l’autre côté de celui-ci. La traversée de la deuxième moitié du pont se déroule sans encombre ni écharde, et bien plus rapidement que la première, de mon point de vue. Ayant recommencé ma technique du “ma main, puis mon pied”, je ne suis même plus trop dérangée par le tangage de la structure. C’est un pont suspendu, c’est normal que ça bouge.

Une fois ma camarade rejointe sur l’autre plateforme, je m’arrête et m’assois quelques instants tandis que la brune me montre comment on va pouvoir attaquer le dragon. L’incident du pont m’a redonné du courage, et je secoue la tête en levant moi aussi mon épée :


« Nan, j’ai envie d’essayer. »

Commençant par m’avancer vers le bord pour mettre mes jambes dans le vide, je me rends de nouveau compte d’à quel point nous sommes en hauteur. Pour me rassurer, je jette un regard vers ma famille sur leur banc, et vois avec plaisir Maman lever son pouce en l’air pour m’encourager.

Toute contente, je me penche et attrape la barre de fer, puis fais basculer mon poids vers celle-ci. Je reste quelques secondes accrochée à la barre, tous mes muscles tétanisés, avant de relâcher mes mains et de commencer à descendre. Grisée par l’air qui commence à s’engouffrer dans mes cheveux, je desserre encore plus mes doigts autour de la barre et lance mon cri de guerre :


« YAAAAAAAAAAAA !!! »

Quelques secondes de descente plus tard, mes fesses touchent abruptement le sable en un “Boum” et je m’immobilise, avant d’éclater de rire. Lâchant le poteau, je me relève d’un coup et balance mes bras dans toutes les directions, en ce qui est à moitié une danse de la joie, à moitié une attaque de dragon. En extase, je crie ensuite à l’autre enfant :

« Vieeens, c’est trop bien !!! »

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21 mai 2019, 18:36
 Cambridge | Angleterre  Bac à sable  M.A. 
Adaline hocha la tête, lorsque la chevalière qui l'accompagnait brandit son épée pour lui signifier son choix : passer en premier. Elle avait acquiescer puis l'avait regardé faire. Elle avait même jeté un coup d’œil à la famille de cette dernière, sur un banc non loin de leur position. Adaline fronça les sourcils. Ils étaient des gens... normaux. Enfin, ils s'habillaient un peu bizarrement, un peu plus coloré que ses parents, et un peu plus extravagant. Mais, rien d'étrange en soi. D'ailleurs, Adaline n'imaginait même pas qu'ils puissent être des moldus. En effet, Adaline pensait encore que tout les gens qu'elles croisaient étaient des sorciers, et ce parce que sa grand-mère avait décidé d'attendre les 5 ans révolus d'Adaline, en juin 2037, pour commencer à aborder des sujets plus importants que le temps qu'il fait, les noms des choses, le dénouement des péripéties de héros de livres pour enfants ou des anecdotes d'enfance. Cependant, Adaline était assez éveillée, pour ces 5 ans par encore atteints. Et d'ailleurs, sa mère et sa tante, ses accompagnatrices, n'étaient même pas assises sur un banc qu'elle pouvait voir...

D'ailleurs, en oubliant déjà le fait qu'il faille tuer un dragon, Adaline regardait la petite blonde aux couettes se laisser glisser le long du tube métallique. Elle s'était même penchée au dessus de ce dernier, une fois que sa camarade s'y était laissée tombée, pour pouvoir regarder le spectacle et atterrissage, même si l'un était l'autre, et que l'autre était l'un.
"Waouh !" s'était exclamée la petite Adaline, dont les nattes subissaient le gré du vent de mai.

"A mon tour !" s'exclama Adaline, qui n'avait bientôt qu'une hâte : descendre à son tour. les fesses de la blondinette venaient de toucher le sol dans un maigre fracas et Adaline riait. Sa hâte grandissait en même que son amusement, et que celui de sa camarade.

Déjà, Adaline emprunta la grande barre en métal, en imitant un peu sa nouvelle rencontre, et elle se laissa glisser jusqu'au sol. Ce fut brusque, et un peu stressant. En effet, les mains d'Adaline semblaient chauffer et son postérieur la démangeait un peu, posé là, sur les graviers. Cependant, elle n'était que ravie. Elle souriait de toutes ses dents et sautait presque sur place.

Avant que la fillette qu'était Adaline ne puisse ajouter quelque chose, sa mère Aimée pointa le bout de son nez, derrière l'épaule de la petite fille, et lui asséna un bisou sur la joue. La petite brune sursauta, puis se mit à rire.
"On y va, Adaline," fit alors savoir maman. Adaline eut une petite moue. Mais, en effet, lorsqu'il faut y aller, on y va. Aimée fronça les sourcils et bientôt Adaline tournait les talons.

Alors qu'elle suivait déjà sa mère, vers sa tante et la sortie, Adaline se retourna brusquement : elle avait oublié de dire au-revoir ! Elle couru, aussi vite qu'elle le put, vers la blondinette, pour l'asséner d'un signe de la main.
"C'était génial, de combattre le dragon ! A la prochaine ! Salut !"

Et Adaline s'en alla.

Plus tard, la mère d'Adaline lui fit savoir, à ses 5 ans révolus, qu'elle ne reverrait sûrement pas cette petite fille. Impossible pour elle, sorcière, et des moldus de se fréquenter. Cette petite fille était alors une moldue ? Ainsi, Adaline ne revit jamais sa consœur blonde...

Animagus renard polaire
Post ASPIC

22 mai 2019, 11:19
 Cambridge | Angleterre  Bac à sable  M.A. 
La petite fille aux nattes ne se fait pas prier et descend à son tour en arborant une mine au moins aussi heureuse que moi. Cependant, une dame adulte que je vois s’approcher de la brune fait redescendre progressivement les coins de mes lèvres. Je sais très bien ce que ça veut dire, quand un adulte s’approche alors qu’on est en train de jouer : généralement, c’est l’heure de partir.

Et déjà, ma camarade part avec celle qui doit être sa maman. Jetant un coup d’œil à la mienne, qui est toujours assise sur le banc, puis à la barre que je viens de descendre, je me dis que je n’ai pas très envie de jouer toute seule. Heureusement qu’on a réussi à vaincre le dragon.

Mais voilà que la chevalière revient ! Ma joie naissante se transforme de nouveau en déception lorsque je comprends que c’était juste pour me saluer. Cependant, je me suis beaucoup amusée - même si j’ai eu peur à un moment - et je tiens à le lui faire savoir :


« Ouiii ! Au revoir ! »

Alors que je la regarde partir avec un petit sourire, je me rends soudain compte de quelque chose : certes, notre aventure est terminée et le village est sauvé, mais les chevaux ! On a oublié nos montures en bas du château ! Affolée, je me mets soudain à courir jusqu’au poteau et fais mine des décrocher les brides. Bon, au moins, je pourrai lui rendre… Euh, Félix, je crois, la prochaine fois qu’on se reverra. Ça, c’est une bonne chose de faite.

Après avoir jeté un dernier coup d’œil au château, je retourne tranquillement vers le banc de ma famille, les chevaux imaginaires derrière moi. Au moment où j’arrive devant eux, tout le monde se lève, et Maman m’indique :


« Ça tombe bien que tu reviennes maintenant, chérie, j’allais t’appeler pour repartir. Tu avais l’air de bien t’amuser ? »

Les lèvres étirées en un grand sourire, je hoche vigoureusement la tête en m’exclamant :

« Ouiii ! C’était troooop bien ! Il y avait le château là-bas, et puis le dragon qui attaquait le village, et nous on a sauvé les villageois ! Elle a oublié son cheval, alors je l’ai gardé. »

Maman rit doucement en repositionnant Adam sur son épaule pour se libérer une main, qu’elle me tend ensuite. Avec plaisir, je la saisis et commence à trottiner à ses côtés, tandis qu’elle continue :

« Tu nous racontes tout ça sur le chemin ? Adam est fatigué. »

Fatigué ? Mais il n’a fait que quelques pas ! Surprise, j’ai tout de même compris, du haut de mes cinq ans, que mon frère est encore très petit et qu’il a besoin de dormir encore plus que moi. Cependant, je ne m’en préoccupe pas plus, car ma mission est de raconter mes aventures de l’après-midi, ce que j’entreprends à l’aide de grands gestes.

Merci pour ce RP <3

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