Est-ce que les Moldus aiment les glaces ?
Alice peinait à imaginer ce qu’un Né-Moldu pouvait ressentir. Passer de la normalité à l’exception, en un claquement de doigt. Être arraché à son quotidien stable et rassurant, et envoyé dans un monde inconnu, rempli de personne comme elle ... de personne comme Carry. Des personnes méchantes qui n’hésitent pas à leur rappeler à quel point ils sont anormaux, bizarres, différents, seuls. Ce devait être terrible, et Monsieur Penwyn confirmait les songes d’Alice. Il avait souffert d’être un Né-Moldu.
Alice se prit alors à penser à Andrew et aux quelques Nés-Moldus qu’elle avait rencontré à Poudlard. Elle avait été si méchante avec eux, leur rappelant toujours leur condition qui n’était pas évidente pour eux. Est-ce qu’ils regrettaient aussi d’avoir obtenu des pouvoirs, comme le collègue de son père.
Les mots de monsieur Penwyn touchaient particulièrement le cœur d’Alice. Ils savaient ou appuyer, il savait quelle émotion transmettre. Il savait parler. Il maniait les mots avec délicatesse.
A côté d’elle, son père écoutait paisiblement le Né-moldu, toujours un fin sourire aux lèvres. Lui, Sang-Pur, se tenait face à monsieur Penwyn, l’écoutait sans jamais le couper, comme son égal. Son père lui avait plus d’une fois dit qu’il n’y avait aucune différence entre eux, qu’ils étaient tous sorciers, tous pareils. Mais Alice n’aimait pas entendre cela. Non, leur sang, et surtout celui de son père, n'avait rien à voir avec celui des Nés-Moldus. Il était parfait, jamais coupé. Il ne pouvait pas se comparer à eux. Il ne pouvait pas.
Pourquoi est-ce que cela dérangeait autant la fillette ? Pourquoi se sentait-elle insultée ? Si son père lui assurait qu'ils étaient similaires, pourquoi se formalisait-elle ainsi ? Alice ne comprenait pas. La fillette était perdue dans un tourbillon d'émotion contraire.
Elle savait qu'il ne fallait pas se dire supérieur, c'était méchant, très méchant. Lorsqu'elle regardait le collègue de son père, lorsqu'elle l'entendait parler, elle savait qu'il n'avait rien d'inférieur à elle. Au contraire. Il souriait, se montrait très ouvert, lui expliquait les choses avec douceur et pédagogie. Il était gentil. Il était comme son père. Il était égal à lui. Égal à elle.
Les dernières phrases de Monsieur Penwyn lui firent baisser les yeux. Les Nés-Moldus de Poudlard... Alice se mit à repenser à Andrew Taylor qu'elle avait copieusement insulté, à Rufus Williams qu'elle avait toujours rabaissé sans jamais le rencontrer, à tout ceux qui n'avaient pas de nom pour Alice, seulement une goute de sang de sorcier.
« - Oui, monsieur, dit-elle d'une petite voix. Je ferai mon possible pour être gentille avec eux... Pour excuser mon comportement, aussi. J'ai été méchante avec certains d'entre eux.
Ses petits doigts s'agitaient un peu sur la table. Du bout des ongles, elle cliquotait un rythme rapide. Son père la regardait, elle le savait. Depuis la soirée de la Nouvelle Année, ils n'avaient plus discuté de cet événement.
- Il y a un garçon dans ma classe, il s'appelle Andrew Taylor. Je lui ai dit qu'il n'avait rien à faire à Poudlard, qu'il était une erreur.
Sa petite tête se releva de suite, ses grands yeux pointés sur monsieur Penwyn.
- Mais je ne le ferai plus, c'est promis ! C'est promis...
Gênée par ce soudain élan émotif, Alice inclina un peu la tête et se remit à sa glace. Et puis, alors qu'une énième cuillère pleine de glace franchie ses lèvres, son père prit la parole à côté d'elle :
- Je vous laisse un instant, je vais régler les consommations. C'est moi qui t'invite, Edward. »
Sans plus attendre, Dorian se releva et quitta la table, non sans avoir servi un long sourire à son collègue. Que voulait-il dire, ce sourire ? Pourquoi les laissait-il ensemble ? Ne pouvait-il pas appeler la serveuse et la payer sans avoir à se déplacer ?
Alice lança un regard à son père qui s'éloignait, prise au dépourvue. Et puis, son attention se reporta sur monsieur Penwyn. Elle n'aimait pas savoir son père éloigné d'elle.
Alice se prit alors à penser à Andrew et aux quelques Nés-Moldus qu’elle avait rencontré à Poudlard. Elle avait été si méchante avec eux, leur rappelant toujours leur condition qui n’était pas évidente pour eux. Est-ce qu’ils regrettaient aussi d’avoir obtenu des pouvoirs, comme le collègue de son père.
Les mots de monsieur Penwyn touchaient particulièrement le cœur d’Alice. Ils savaient ou appuyer, il savait quelle émotion transmettre. Il savait parler. Il maniait les mots avec délicatesse.
A côté d’elle, son père écoutait paisiblement le Né-moldu, toujours un fin sourire aux lèvres. Lui, Sang-Pur, se tenait face à monsieur Penwyn, l’écoutait sans jamais le couper, comme son égal. Son père lui avait plus d’une fois dit qu’il n’y avait aucune différence entre eux, qu’ils étaient tous sorciers, tous pareils. Mais Alice n’aimait pas entendre cela. Non, leur sang, et surtout celui de son père, n'avait rien à voir avec celui des Nés-Moldus. Il était parfait, jamais coupé. Il ne pouvait pas se comparer à eux. Il ne pouvait pas.
Pourquoi est-ce que cela dérangeait autant la fillette ? Pourquoi se sentait-elle insultée ? Si son père lui assurait qu'ils étaient similaires, pourquoi se formalisait-elle ainsi ? Alice ne comprenait pas. La fillette était perdue dans un tourbillon d'émotion contraire.
Elle savait qu'il ne fallait pas se dire supérieur, c'était méchant, très méchant. Lorsqu'elle regardait le collègue de son père, lorsqu'elle l'entendait parler, elle savait qu'il n'avait rien d'inférieur à elle. Au contraire. Il souriait, se montrait très ouvert, lui expliquait les choses avec douceur et pédagogie. Il était gentil. Il était comme son père. Il était égal à lui. Égal à elle.
Les dernières phrases de Monsieur Penwyn lui firent baisser les yeux. Les Nés-Moldus de Poudlard... Alice se mit à repenser à Andrew Taylor qu'elle avait copieusement insulté, à Rufus Williams qu'elle avait toujours rabaissé sans jamais le rencontrer, à tout ceux qui n'avaient pas de nom pour Alice, seulement une goute de sang de sorcier.
« - Oui, monsieur, dit-elle d'une petite voix. Je ferai mon possible pour être gentille avec eux... Pour excuser mon comportement, aussi. J'ai été méchante avec certains d'entre eux.
Ses petits doigts s'agitaient un peu sur la table. Du bout des ongles, elle cliquotait un rythme rapide. Son père la regardait, elle le savait. Depuis la soirée de la Nouvelle Année, ils n'avaient plus discuté de cet événement.
- Il y a un garçon dans ma classe, il s'appelle Andrew Taylor. Je lui ai dit qu'il n'avait rien à faire à Poudlard, qu'il était une erreur.
Sa petite tête se releva de suite, ses grands yeux pointés sur monsieur Penwyn.
- Mais je ne le ferai plus, c'est promis ! C'est promis...
Gênée par ce soudain élan émotif, Alice inclina un peu la tête et se remit à sa glace. Et puis, alors qu'une énième cuillère pleine de glace franchie ses lèvres, son père prit la parole à côté d'elle :
- Je vous laisse un instant, je vais régler les consommations. C'est moi qui t'invite, Edward. »
Sans plus attendre, Dorian se releva et quitta la table, non sans avoir servi un long sourire à son collègue. Que voulait-il dire, ce sourire ? Pourquoi les laissait-il ensemble ? Ne pouvait-il pas appeler la serveuse et la payer sans avoir à se déplacer ?
Alice lança un regard à son père qui s'éloignait, prise au dépourvue. Et puis, son attention se reporta sur monsieur Penwyn. Elle n'aimait pas savoir son père éloigné d'elle.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Est-ce que les Moldus aiment les glaces ?
Un drôle d'oiseau se présentait devant lui. Il lui était difficile d'en saisir tous les contours tellement ses paroles se mélangeaient et s'opposaient dans le flot de l'échange. À vue de nez, Edward sentait que la fillette n'avait pas un mauvais fond et que ses actions avaient été dictées par l'insouciance de sa jeunesse ; mais chacune des expériences passées qu'elle lui avait raconté semait le doute dans son esprit. Comment était-il possible qu'une enfant qui ait pu tenir de tels propos à ses camarades puisse se repentir aussi vite de ses attitudes ? L'homme se gratta la barbe en observant Alice dans les yeux, l'écoutant sans ajouter quoi que ce soit. Au moins, elle promettait de ne plus recommencer, mais arriverait-elle à tenir sa promesse ?
- Deal ! Je compte sur toi pour tenir parole, s'exclama-t-il en lui tendant la main pour sceller ces dernières paroles, souriant.
Il fut interrompu quelques secondes plus tard par Dorian qui lui proposa de lui payer sa glace. Gêné - il n'aimait pas qu'on lui paye quelque chose, Edward lui répondit :
- Oh, ce n'est pas la peine... commença l'homme en levant le bras.
Mais son collègue du Ministère était déjà debout et se dirigeait vers le comptoir pour payer l'addition. Soupirant de résignation, le barbu se retourna vers Alice et l'observa quelques instants en silence avec un sourire sur le coin des lèvres pour maintenir l'atmosphère de confiance qu'il avait tenté d'instaurer entre elle et lui depuis le début de la conversation. Il se doutait qu'une fois de retour à Poudlard, la jeune fille aurait du mal à tenir la promesse qu'elle venait de lui faire, mais il ne pouvait s'empêcher de vouloir s'assurer qu'elle le fasse, ou du moins, de lui en donner les moyens.
Quand l'ancien Poufsouffle parcourait les murs de l'école de sorcellerie britannique, certains de ses aînés avaient tentés de lui mener la vie dure. Il avait su se défendre à l'époque, ne se laissant pas faire, mais d'autres n'avaient pas eu sa force d'esprit et s'étaient laissés embêter durant une bonne partie de leurs études à Poudlard. Si il pouvait aider d'autres nés-moldus, ce serait avec plaisir qu'il le ferait.
- Si à l'avenir, tu as d'autres questions sur les moldus, n'hésites pas à me contacter. Ton père pourrait sans doute y répondre, mais j'imagine qu'avoir l'avis d'un Né-Moldu te convaincra plus que tout ce qu'il pourra te dire.
Edward lui fit un clin d’œil puis racla le fond de sa coupe pour la finir jusqu'au dernier morceau. Il se demandait si la fille prendrait un jour la peine de lui envoyer une lettre. Probablement pas, et si elle le faisait, l'hibou aurait du mal à lui faire parvenir une lettre si il ne savait pas où le trouver. Une idée lui vint alors en tête, et avec celle-ci, il pourrait faire d'une pierre deux coups. Après avoir fouillé dans son sac à dos, l'homme en sortit deux gallions identiques et sa baguette magique.
- Tiens, si tu sens que tu ne peux pas tenir ta promesse et que tu as besoin de parler, tu pourras rayer cette pièce pour communiquer avec moi. Proteusforma, dit-il en agitant sa baguette en direction des deux pièces, mais rien de visible ne se passa. Tu ne pourras pas écrire un roman c'est tout petit, juste de quoi me prévenir et arranger un entretien entre nous.
Une fois son discours fini, il poussa une pièce vers Alice et en garda l'autre. Même si la fille n'utilisait jamais ce moyen de communication, Edward remboursait la glace que son collègue était en train de lui payer.
« Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! » #PouffyFamily
- Deal ! Je compte sur toi pour tenir parole, s'exclama-t-il en lui tendant la main pour sceller ces dernières paroles, souriant.
Il fut interrompu quelques secondes plus tard par Dorian qui lui proposa de lui payer sa glace. Gêné - il n'aimait pas qu'on lui paye quelque chose, Edward lui répondit :
- Oh, ce n'est pas la peine... commença l'homme en levant le bras.
Mais son collègue du Ministère était déjà debout et se dirigeait vers le comptoir pour payer l'addition. Soupirant de résignation, le barbu se retourna vers Alice et l'observa quelques instants en silence avec un sourire sur le coin des lèvres pour maintenir l'atmosphère de confiance qu'il avait tenté d'instaurer entre elle et lui depuis le début de la conversation. Il se doutait qu'une fois de retour à Poudlard, la jeune fille aurait du mal à tenir la promesse qu'elle venait de lui faire, mais il ne pouvait s'empêcher de vouloir s'assurer qu'elle le fasse, ou du moins, de lui en donner les moyens.
Quand l'ancien Poufsouffle parcourait les murs de l'école de sorcellerie britannique, certains de ses aînés avaient tentés de lui mener la vie dure. Il avait su se défendre à l'époque, ne se laissant pas faire, mais d'autres n'avaient pas eu sa force d'esprit et s'étaient laissés embêter durant une bonne partie de leurs études à Poudlard. Si il pouvait aider d'autres nés-moldus, ce serait avec plaisir qu'il le ferait.
- Si à l'avenir, tu as d'autres questions sur les moldus, n'hésites pas à me contacter. Ton père pourrait sans doute y répondre, mais j'imagine qu'avoir l'avis d'un Né-Moldu te convaincra plus que tout ce qu'il pourra te dire.
Edward lui fit un clin d’œil puis racla le fond de sa coupe pour la finir jusqu'au dernier morceau. Il se demandait si la fille prendrait un jour la peine de lui envoyer une lettre. Probablement pas, et si elle le faisait, l'hibou aurait du mal à lui faire parvenir une lettre si il ne savait pas où le trouver. Une idée lui vint alors en tête, et avec celle-ci, il pourrait faire d'une pierre deux coups. Après avoir fouillé dans son sac à dos, l'homme en sortit deux gallions identiques et sa baguette magique.
- Tiens, si tu sens que tu ne peux pas tenir ta promesse et que tu as besoin de parler, tu pourras rayer cette pièce pour communiquer avec moi. Proteusforma, dit-il en agitant sa baguette en direction des deux pièces, mais rien de visible ne se passa. Tu ne pourras pas écrire un roman c'est tout petit, juste de quoi me prévenir et arranger un entretien entre nous.
Une fois son discours fini, il poussa une pièce vers Alice et en garda l'autre. Même si la fille n'utilisait jamais ce moyen de communication, Edward remboursait la glace que son collègue était en train de lui payer.
« Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! » #PouffyFamily
Est-ce que les Moldus aiment les glaces ?
Sous la table, ses jambes battaient l’air. Du bout de ses pieds, elle frôlait le sol. Alice demeurait calme, tout du moins en apparence. Son père n’était plus dans son champ de vision, et elle se trouvait avec un inconnu. L’était-il encore, d’ailleurs ? Il n’était pas un ami, ni un membre de sa famille, encore moins un camarade .... qu’était-il pour elle, ce monsieur Penwyn ? C’était un drôle de sorcier, mais il était agréable avec Alice. Il ne lui parlait pas comme certains adultes qui trouvaient approprié de s’adresser à elle comme si elle était un nouveau né. Alice était intelligente et en avait conscience. Les adultes devaient en tenir compte.
C’était le cas de monsieur Penwyn.
Sa présence ne déplaisait pas à Alice, et pourtant, le fait de se retrouver en tête à tête avec lui la m’était mal à l’aise. C’était un Né-Moldu, et la petite fille venait de lui avouer avoir malmener un de ses semblables à Poudlard. *Arrêtes de penser qu’il n’est pas sorcier* se reprenait-elle en silence. *Il est comme toi, même si son sang n’est pas totalement sorcier.*
La voix de monsieur Penwyn brisa le silence qui s’était momentanément installé depuis le départ de monsieur Sangblanc. Le contacter ? L’homme l’invitait vraiment à lui envoyer des hiboux pour lui poser des questions ? Il avait vraiment le coeur sur la main, c’était très aimable de sa part.
- Merci monsieur, répondit la fillette en souriant.
Il lui faudrait demander son adresse à son père, mais ce n’était qu’une formalité. Et puis, de toutes façons, avait-elle vraiment d’autres questions sur les Nés-Moldus ? Elle en savait assez, grâce à lui. Cependant, refuser son aide serait très impoli.
Alice imita son aîné qui finissait à présent sa coupe de glace. Ils allaient bientôt se séparé, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. La fillette aurait aimé pouvoir discuter un peu plus avec lui, le questionner sur sa vie qu’Alice imaginait passionnante. Son métier ne l’était pas, mais tout ce qui le concernait devait l’être. Sa vie de famille, pour commencer. Sa scolarité, le fait de se retrouver propulsé dans un monde qui n’est pas le sien. Avait-il des enfants ? Est-ce que sa conjointe était une sorcière ? Et leurs enfants, étaient-ils plus Moldus que sorciers ? Il lui restait trop de question. Beaucoup trop.
Ses petites dents blanches glissaient sur sa cuillère froide pour en récupérer la glace. Son regard posé sur Monsieur Penwyn, elle l’observait s’affairer à chercher quelque chose dans son sac. Il en extirpa alors deux gallions, suivi de sa baguette magique. Pourquoi ne l’avait-il pas à sa ceinture, comme elle, comme son père, comme sa mère et comme certainement la grande majorité des sorciers ? Ce n’était pas bien pratique. Mais cette interrogation fut chassée par les paroles et les actes du barbu. Alice avait reposé sa cuillère et observait avec intérêt et curiosité les deux pièces. Proteusforma ? La fillette fronça les sourcils en essayant de se souvenir du sortilège dont il s’agissait. En vain.
Ses yeux s’arrondirent en comprenant finalement de quoi il s’agissait. « Tu pourras rayer cette pièce pour communiquer avec moi. »
« - Un sortilège protéiforme, dit-elle à mi voix, ses grands yeux posés sur le gallion poussé à elle.
C'était cela, bien sûr que c'était cela. Du bout de ses doigts opalins, Alice vint récupérer la pièce. Elle l'observait, comme si il s'agissait du plus étrange, et à la fois du plus merveilleux des présents. Ce n'était pas qu'une pièce, ce n'était pas qu'un joli sortilège. C'était un peu du temps de monsieur Penwyn.
Le regard d'argent de la petite fille s'était relevé sur l'homme. Elle était comme choquée, interdite. Jamais on ne lui avait offert un tel cadeau. Des vêtements somptueux, des jouets hors de prix, des avalanches de sucreries, tout cela elle l'avait eu. Mais cela, ce qui se trouvait entre ses doigts, cela dépassait tout.
Le sorcier, cet homme qui quelques temps auparavant n'était qu'un illustre inconnu, venait de lui offrir une partie de sa confiance. Il voyait en elle une fillette qui pouvait changer, qui pouvait être autre chose que ce qu'elle était, que ce qu'elle devenait petit à petit : une sorcière à l'image d'une mère et d'un frère haineux.
- Monsieur Penwyn...
Elle n'avait pas les mots, elle ne savait que dire pour exprimer ce qu'elle ressentait à cet instant précis. Alors elle souriait, maladroitement. Alice ne parvenait même plus à contrôler les rictus de son visage ! Si tante Élise la voyait, elle ne la féliciterait pas.
- J'en ferai bon usage, monsieur... merci, merci beaucoup.
Imperceptiblement, la fillette avait rapproché la pièce de son cœur, comme si il s'agissait d'un joyaux.
Son père était réapparu dans son chant de vision. Il souriait légèrement, observait autour de lui, salua une jolie sorcière à la chevelure flamboyante qui semblait être une connaissance, avant de rejoindre leur table.
- Navré, cela aurait duré plus de temps que prévu. Alice, tout va bien ?
La fillette, qui s'était laissé perdu dans ses pensées, redressa la tête en offrit un large sourire à son père. Elle glissa le gallion dans sa poche et inclina légèrement le visage.
- Tout va bien, Père.
L'homme vint déposer une bise sur le crâne blanc de sa fille avant de reporter son attention sur son collègue.
- Nous n'allons pas tarder, Alice a encore des cours à lire avant la rentrée. J'avais oublié à quel point être élève demandait autant d'implication personnelle. »
Le sourire d'Alice ne quittait plus son visage d'albâtre, et sa main, elle, était toujours glissée dans sa poche, gardant précieusement le gallion de Monsieur Penwyn.
C’était le cas de monsieur Penwyn.
Sa présence ne déplaisait pas à Alice, et pourtant, le fait de se retrouver en tête à tête avec lui la m’était mal à l’aise. C’était un Né-Moldu, et la petite fille venait de lui avouer avoir malmener un de ses semblables à Poudlard. *Arrêtes de penser qu’il n’est pas sorcier* se reprenait-elle en silence. *Il est comme toi, même si son sang n’est pas totalement sorcier.*
La voix de monsieur Penwyn brisa le silence qui s’était momentanément installé depuis le départ de monsieur Sangblanc. Le contacter ? L’homme l’invitait vraiment à lui envoyer des hiboux pour lui poser des questions ? Il avait vraiment le coeur sur la main, c’était très aimable de sa part.
- Merci monsieur, répondit la fillette en souriant.
Il lui faudrait demander son adresse à son père, mais ce n’était qu’une formalité. Et puis, de toutes façons, avait-elle vraiment d’autres questions sur les Nés-Moldus ? Elle en savait assez, grâce à lui. Cependant, refuser son aide serait très impoli.
Alice imita son aîné qui finissait à présent sa coupe de glace. Ils allaient bientôt se séparé, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. La fillette aurait aimé pouvoir discuter un peu plus avec lui, le questionner sur sa vie qu’Alice imaginait passionnante. Son métier ne l’était pas, mais tout ce qui le concernait devait l’être. Sa vie de famille, pour commencer. Sa scolarité, le fait de se retrouver propulsé dans un monde qui n’est pas le sien. Avait-il des enfants ? Est-ce que sa conjointe était une sorcière ? Et leurs enfants, étaient-ils plus Moldus que sorciers ? Il lui restait trop de question. Beaucoup trop.
Ses petites dents blanches glissaient sur sa cuillère froide pour en récupérer la glace. Son regard posé sur Monsieur Penwyn, elle l’observait s’affairer à chercher quelque chose dans son sac. Il en extirpa alors deux gallions, suivi de sa baguette magique. Pourquoi ne l’avait-il pas à sa ceinture, comme elle, comme son père, comme sa mère et comme certainement la grande majorité des sorciers ? Ce n’était pas bien pratique. Mais cette interrogation fut chassée par les paroles et les actes du barbu. Alice avait reposé sa cuillère et observait avec intérêt et curiosité les deux pièces. Proteusforma ? La fillette fronça les sourcils en essayant de se souvenir du sortilège dont il s’agissait. En vain.
Ses yeux s’arrondirent en comprenant finalement de quoi il s’agissait. « Tu pourras rayer cette pièce pour communiquer avec moi. »
« - Un sortilège protéiforme, dit-elle à mi voix, ses grands yeux posés sur le gallion poussé à elle.
C'était cela, bien sûr que c'était cela. Du bout de ses doigts opalins, Alice vint récupérer la pièce. Elle l'observait, comme si il s'agissait du plus étrange, et à la fois du plus merveilleux des présents. Ce n'était pas qu'une pièce, ce n'était pas qu'un joli sortilège. C'était un peu du temps de monsieur Penwyn.
Le regard d'argent de la petite fille s'était relevé sur l'homme. Elle était comme choquée, interdite. Jamais on ne lui avait offert un tel cadeau. Des vêtements somptueux, des jouets hors de prix, des avalanches de sucreries, tout cela elle l'avait eu. Mais cela, ce qui se trouvait entre ses doigts, cela dépassait tout.
Le sorcier, cet homme qui quelques temps auparavant n'était qu'un illustre inconnu, venait de lui offrir une partie de sa confiance. Il voyait en elle une fillette qui pouvait changer, qui pouvait être autre chose que ce qu'elle était, que ce qu'elle devenait petit à petit : une sorcière à l'image d'une mère et d'un frère haineux.
- Monsieur Penwyn...
Elle n'avait pas les mots, elle ne savait que dire pour exprimer ce qu'elle ressentait à cet instant précis. Alors elle souriait, maladroitement. Alice ne parvenait même plus à contrôler les rictus de son visage ! Si tante Élise la voyait, elle ne la féliciterait pas.
- J'en ferai bon usage, monsieur... merci, merci beaucoup.
Imperceptiblement, la fillette avait rapproché la pièce de son cœur, comme si il s'agissait d'un joyaux.
Son père était réapparu dans son chant de vision. Il souriait légèrement, observait autour de lui, salua une jolie sorcière à la chevelure flamboyante qui semblait être une connaissance, avant de rejoindre leur table.
- Navré, cela aurait duré plus de temps que prévu. Alice, tout va bien ?
La fillette, qui s'était laissé perdu dans ses pensées, redressa la tête en offrit un large sourire à son père. Elle glissa le gallion dans sa poche et inclina légèrement le visage.
- Tout va bien, Père.
L'homme vint déposer une bise sur le crâne blanc de sa fille avant de reporter son attention sur son collègue.
- Nous n'allons pas tarder, Alice a encore des cours à lire avant la rentrée. J'avais oublié à quel point être élève demandait autant d'implication personnelle. »
Le sourire d'Alice ne quittait plus son visage d'albâtre, et sa main, elle, était toujours glissée dans sa poche, gardant précieusement le gallion de Monsieur Penwyn.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Est-ce que les Moldus aiment les glaces ?
Le présent qu'il avait offert à Alice semblait avoir eu l'effet escompté, puisque la jeune fille regardait les deux pièces rondes avec de grands yeux ronds, et ne les lâchait pas du regard comme si ils pouvaient disparaître d'un instant à l'autre. Voir ainsi la jeune fille perdre le contrôle d'elle-même, contrôle qu'elle avait réussi à garder depuis le début de leur conversation fit sourire l'homme. Enfin, il pouvait voir l'enfant, qui elle était vraiment derrière le masque d’apparat qu'elle semblait porter.
- C'est bien un sortilège Protéiforme, la mécanique de ce sortilège est vraiment très belle...
N'attendant pas qu'il lui en dise plus sur la nature de cet enchantement, Alice prit la pièce entre ses doigts et l'observait, semblant intrigué. Edward aurait donné cher pour savoir ce qu'il se passait dans la tête de la jeune fille à cet instant-là, mais il n'était pas légilimens et devrait se contenter des informations que laissait transparaître son visage. Quelques secondes plus tard, elle l'appela sans aller plus loin dans sa phrase. La fille aux cheveux d'argent le remercia ensuite, mais il ne savait pas si c'était ce qu'elle avait voulu lui dire plus tôt. Une nouvelle fois, le Gallois lui rendit son sourire.
- Je suis sûr que tu en feras bon usage, commença-t-il en lui faisant un clin d’œil. N'hésites pas à me contacter si besoin, tu ne m’ennuieras pas. Enfin tant que ce n'est pas pour te plaindre de tes enseignants à Poudlard !
Et il lâcha un rire tonitruant qui se voulait apaisant. Une voix familière retentit dans son dos et Edward sut que son collègue du Ministère de la Magie était revenu du comptoir où il avait payé les glaces. Il avait mis bien plus de temps que prévu pour payer, mais Edward ne s'en plaignait pas car il avait eu suffisamment de temps pour pouvoir offrir cette pièce à Alice sans que son père n'en soit informé. Non pas qu'il ne voulait pas que Dorian soit au courant, mais il se disait que l'enfant pourrait plus facilement utiliser ce cadeau si son père n'était pas au courant - car il lui aurait sans doute une fois Edward parti dit de ne pas l'utiliser pour ne pas importuner son collègue. Pivotant son buste pour regarder Dorian, il dit :
- Merci pour la glace Dorian, c'est gentil de ta part ! Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, moi aussi j'ai quelques courses à faire avant la fin de l'après-midi. Il se retourne pour regarder Alice. J'ai vraiment été content de pouvoir discuter avec toi un court instant Alice, je te souhaite un bon retour à Poudlard et de t'amuser là-bas.
Edward se leva et serra la main de Dorian en lui adressant un sourire bienveillant. Après s'être dit au revoir, l'homme prit la direction de la sortie et laissa les deux Sangblanc derrière lui. Il avait bien envie de se rendre à la boutique de Farces et Attrapes pour voir les dernières nouveautés que George Weasley avait à proposer.
Merci pour ce RP Miss Sangblanc, c'est fini de mon côté ! À bientôt
« Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! » #PouffyFamily
- C'est bien un sortilège Protéiforme, la mécanique de ce sortilège est vraiment très belle...
N'attendant pas qu'il lui en dise plus sur la nature de cet enchantement, Alice prit la pièce entre ses doigts et l'observait, semblant intrigué. Edward aurait donné cher pour savoir ce qu'il se passait dans la tête de la jeune fille à cet instant-là, mais il n'était pas légilimens et devrait se contenter des informations que laissait transparaître son visage. Quelques secondes plus tard, elle l'appela sans aller plus loin dans sa phrase. La fille aux cheveux d'argent le remercia ensuite, mais il ne savait pas si c'était ce qu'elle avait voulu lui dire plus tôt. Une nouvelle fois, le Gallois lui rendit son sourire.
- Je suis sûr que tu en feras bon usage, commença-t-il en lui faisant un clin d’œil. N'hésites pas à me contacter si besoin, tu ne m’ennuieras pas. Enfin tant que ce n'est pas pour te plaindre de tes enseignants à Poudlard !
Et il lâcha un rire tonitruant qui se voulait apaisant. Une voix familière retentit dans son dos et Edward sut que son collègue du Ministère de la Magie était revenu du comptoir où il avait payé les glaces. Il avait mis bien plus de temps que prévu pour payer, mais Edward ne s'en plaignait pas car il avait eu suffisamment de temps pour pouvoir offrir cette pièce à Alice sans que son père n'en soit informé. Non pas qu'il ne voulait pas que Dorian soit au courant, mais il se disait que l'enfant pourrait plus facilement utiliser ce cadeau si son père n'était pas au courant - car il lui aurait sans doute une fois Edward parti dit de ne pas l'utiliser pour ne pas importuner son collègue. Pivotant son buste pour regarder Dorian, il dit :
- Merci pour la glace Dorian, c'est gentil de ta part ! Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, moi aussi j'ai quelques courses à faire avant la fin de l'après-midi. Il se retourne pour regarder Alice. J'ai vraiment été content de pouvoir discuter avec toi un court instant Alice, je te souhaite un bon retour à Poudlard et de t'amuser là-bas.
Edward se leva et serra la main de Dorian en lui adressant un sourire bienveillant. Après s'être dit au revoir, l'homme prit la direction de la sortie et laissa les deux Sangblanc derrière lui. Il avait bien envie de se rendre à la boutique de Farces et Attrapes pour voir les dernières nouveautés que George Weasley avait à proposer.
Merci pour ce RP Miss Sangblanc, c'est fini de mon côté ! À bientôt
« Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ! » #PouffyFamily
Est-ce que les Moldus aiment les glaces ?
Jamais ô grand jamais Alice n’avait ressenti une telle chose dans son coeur. Ce n’était pas comparable à qu’elle vivait lorsqu’elle était près de Christopher, lorsqu’elle voyait son grand-père ou lorsqu’elle recevait une bonne note. C’était bien différent. C’était fort, c’était puissant, c’était pur.
Le sourire que la petite Sangbblanc étirait aurait pu illuminer tout une pièce plongée dans la pénombre. Elle était habitée par une joie si grande… qu’elle ne parvenait plus à penser à autre chose qu’à cela. Un adulte la considérait comme autre chose qu’une simple petite fille. Un adulte lui faisait confiance. Un adulte croyait en elle.
Et tout cela, c’était monsieur Penwyn.
Alice le regardait s’en aller, après l’avoir salué en lui souhaitant une bonne fin de journée. Elle aurait aimé discuter avec lui encore un peu, passer du temps avec cet homme, apprendre à le connaître. Elle aurait apprécié que son père l’invite à manger à la maison, au diable les rugissements de sa mère.
Tout en récupérant les livres de sa fille posés sur la table, Dorian la regardait en silence. Alice savait qu’il s’apprêtait à parler, mais décida de commencer :
« - Pourquoi nous avoir laissé tous les deux ?
- Pour payer les glaces, bien sûr.
- Non, ce n’est pas vrai. Enfin, il n’y avait pas que ça. Je ne me trompe pas ?
Dans un sourire bienveillant, fier, il fit un clin d’oeil à son enfant. Il avait tout prévu, bien sûr. Alice ne poserait pas de question supplémentaire, elle connaissait la plupart des réponses. Il avait laissé sa fille avec un Né-Moldu pour qu’elle discute avec lui, pour qu’elle se rende compte seule de la ressemblance qui les liait. Il avait tout prémédité, comme toujours.
Sa baguette dans son autre main, Dorian fit apparaître une ombrelle qu’il offrit à sa fille. Il répéta l’action pour lui même, et s’engouffra dans la ruelle, Alice à ses côtés.
- Monsieur Penwyn est très gentil, et très intéressant.
- Et c’est un Né-Moldu. Cela ne te dérange pas ?
- Non, Père. Il est comme nous, finalement.
- Il est comme nous, exactement.
- Alors pourquoi est-ce que Mère et Thomas disent tout cela sur eux ?
Dorian se pencha un peu en avant pour observer une ruelle, avant de s’y rendre, Alice ne le quittant jamais. L’ombre que leur offrait les hauts murs étaient appréciables. Le sang-pur baissa alors sa baguette, son ombrelle et celle de sa fille s’évaporèrent en volute de fumée. De sa grande main, il vint épouser la joue d’Alice qui le regardait patiemment, en attente d’une réponse.
- Toute ta vie, tu seras confrontée à des sorciers qui te diront que tu vaux mieux ou moins que d’autre, que ce soit par ta naissance, par ton sang, par tes choix ou par tes idées. Il te faudra être ouverte d’esprit, Alice, et toujours te souvenir que la seule chose qui définit ce que nous sommes, c’est l’importance que nous donnons aux personnes qui nous entoure.
- Je ne comprends pas, Père.
- Tu as de longues années devant toi pour comprendre.
Le sourire de Dorian était doux, et peut-être un peu triste. Les yeux plissés, Alice demeurait silencieuse, cherchant péniblement à comprendre la valeur des mots de son père. Que voulait-il dire ?
- Rentrons à présent, dit-il dans un souffle. Tes livres pèsent leur poids. »
Dans un claquement sec, les deux Sangblanc transplanèrent, laissant derrière eux le tumulte du Chemin de Traverse.
Terminé pour moi également ! Je vous remercie pour ce RP
Le sourire que la petite Sangbblanc étirait aurait pu illuminer tout une pièce plongée dans la pénombre. Elle était habitée par une joie si grande… qu’elle ne parvenait plus à penser à autre chose qu’à cela. Un adulte la considérait comme autre chose qu’une simple petite fille. Un adulte lui faisait confiance. Un adulte croyait en elle.
Et tout cela, c’était monsieur Penwyn.
Alice le regardait s’en aller, après l’avoir salué en lui souhaitant une bonne fin de journée. Elle aurait aimé discuter avec lui encore un peu, passer du temps avec cet homme, apprendre à le connaître. Elle aurait apprécié que son père l’invite à manger à la maison, au diable les rugissements de sa mère.
Tout en récupérant les livres de sa fille posés sur la table, Dorian la regardait en silence. Alice savait qu’il s’apprêtait à parler, mais décida de commencer :
« - Pourquoi nous avoir laissé tous les deux ?
- Pour payer les glaces, bien sûr.
- Non, ce n’est pas vrai. Enfin, il n’y avait pas que ça. Je ne me trompe pas ?
Dans un sourire bienveillant, fier, il fit un clin d’oeil à son enfant. Il avait tout prévu, bien sûr. Alice ne poserait pas de question supplémentaire, elle connaissait la plupart des réponses. Il avait laissé sa fille avec un Né-Moldu pour qu’elle discute avec lui, pour qu’elle se rende compte seule de la ressemblance qui les liait. Il avait tout prémédité, comme toujours.
Sa baguette dans son autre main, Dorian fit apparaître une ombrelle qu’il offrit à sa fille. Il répéta l’action pour lui même, et s’engouffra dans la ruelle, Alice à ses côtés.
- Monsieur Penwyn est très gentil, et très intéressant.
- Et c’est un Né-Moldu. Cela ne te dérange pas ?
- Non, Père. Il est comme nous, finalement.
- Il est comme nous, exactement.
- Alors pourquoi est-ce que Mère et Thomas disent tout cela sur eux ?
Dorian se pencha un peu en avant pour observer une ruelle, avant de s’y rendre, Alice ne le quittant jamais. L’ombre que leur offrait les hauts murs étaient appréciables. Le sang-pur baissa alors sa baguette, son ombrelle et celle de sa fille s’évaporèrent en volute de fumée. De sa grande main, il vint épouser la joue d’Alice qui le regardait patiemment, en attente d’une réponse.
- Toute ta vie, tu seras confrontée à des sorciers qui te diront que tu vaux mieux ou moins que d’autre, que ce soit par ta naissance, par ton sang, par tes choix ou par tes idées. Il te faudra être ouverte d’esprit, Alice, et toujours te souvenir que la seule chose qui définit ce que nous sommes, c’est l’importance que nous donnons aux personnes qui nous entoure.
- Je ne comprends pas, Père.
- Tu as de longues années devant toi pour comprendre.
Le sourire de Dorian était doux, et peut-être un peu triste. Les yeux plissés, Alice demeurait silencieuse, cherchant péniblement à comprendre la valeur des mots de son père. Que voulait-il dire ?
- Rentrons à présent, dit-il dans un souffle. Tes livres pèsent leur poids. »
Dans un claquement sec, les deux Sangblanc transplanèrent, laissant derrière eux le tumulte du Chemin de Traverse.
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Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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