L'écho du bleu
Le cours touchait à sa fin. Grace n'avait pas l'habitude de donner des leçons aussi professionnelles. Il n'y avait eut aucune conversation entre sa cliente et elle et donc la séance était devenue austère. Elle n'avait pas à se plaindre tant qu'elle était payée et elle prenait toujours du plaisir à faire son travail peu importe avec qui elle le faisait, mais elle aurait aimé parler un peu... Avant de partir elle expliqua tout de même qu'elle changerait de moyen de locomotion la prochaine fois : "Si ça ne vous dérange pas je viendrais en cheminée la semaine qui vient. Pour transplaner je suis obligée de voyager loin de poudlard et le retour est toujours compliqué. Et puis avec toutes ses sécurités renforcées et les complications pour se déplacer c'est dur de s'en sortir… foutus évènements. "elle marmonna la dernière phrase, comme si elle avait la volonté qu'on ne l'entende pas.
Une semaine, Grace avait l'impression que rien avait changé. Et pourtant... Tout était bouleversé. Sa famille en France, la musicienne avait la chance de ne pas avoir à supporter qu'on s'attaque à eux où qu'ils aient à faire un choix, celui de se rallier ou non au ministère. En revanche, elle savait que leur emplacement poserait problème lorsqu’elle voudrait leur rendre visite. Il fallait des autorisations pour se déplacer...Ces nouvelles lois la fatiguaient par avance.
Elle avait cours à Ilfracombe aujourd'hui. Violon si son souvenir était bon, et chez une femme plutôt banale dont la seule nuance se situait probablement dans les yeux. Elle s'engouffra sans plus attendre dans sa cheminée dont les flammes avaient verdi et prononça le nom de la demeure dans laquelle elle se rendait. Le voyage fût aussi cours que désagréable, mais elle parvint sans encombre chez sa cliente. Ne sachant trop comment s'annoncer elle lança quelques étincelles sonores du bout de sa baguette dans l'espoir que cela suffise à la signaler.
Directrice de la Chorale
Si vous avez des questions, allez voir dans la Salle de Répétition (4e Etage) ou contactez moi par hibou.
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10 Mai 2044
Une semaine, Grace avait l'impression que rien avait changé. Et pourtant... Tout était bouleversé. Sa famille en France, la musicienne avait la chance de ne pas avoir à supporter qu'on s'attaque à eux où qu'ils aient à faire un choix, celui de se rallier ou non au ministère. En revanche, elle savait que leur emplacement poserait problème lorsqu’elle voudrait leur rendre visite. Il fallait des autorisations pour se déplacer...Ces nouvelles lois la fatiguaient par avance.
Elle avait cours à Ilfracombe aujourd'hui. Violon si son souvenir était bon, et chez une femme plutôt banale dont la seule nuance se situait probablement dans les yeux. Elle s'engouffra sans plus attendre dans sa cheminée dont les flammes avaient verdi et prononça le nom de la demeure dans laquelle elle se rendait. Le voyage fût aussi cours que désagréable, mais elle parvint sans encombre chez sa cliente. Ne sachant trop comment s'annoncer elle lança quelques étincelles sonores du bout de sa baguette dans l'espoir que cela suffise à la signaler.
Directrice de la Chorale
Si vous avez des questions, allez voir dans la Salle de Répétition (4e Etage) ou contactez moi par hibou.
L'écho du bleu
Aujourd’hui, il y avait encore un cours de musique. A cette idée, la sorcière soupira bruyamment. Non pas qu’elle n’aimait pas goûter à la joie de tenir des instruments entre ses mains, juste que l’enseignante lui avait fait une drôle d’impression. D’abord sympathique puis beaucoup plus froide. Il y avait une sorte de fossé qui s’était instinctivement crée entre les deux femmes et Joanne devait avouer qu’elle n’avait pas spécialement apprécié la fin du cours. A tel point d’ailleurs qu’elle n’avait porté aucune attention particulière aux consignes laissées par l’enseignante.
Et voilà qu’aujourd’hui encore, elle devait recevoir la jeune femme, faire acte de présence et tenter, sans doute, d’apprendre quelque chose. Cela l’épuisait, véritablement, de faire semblant. Peut-être faudrait-il mettre carte sur table avec la sorcière. Lui dire qu’elle ne pouvait pas quitter le joug de ses parents, que c’était ainsi, qu’elle n’avait pas cette liberté. Après un soupir bruyant, la jeune femme s’en retourna près de la cheminée, d’où devait arriver l’enseignante d’un instant à l’autre.
A peine la jeune femme eut-elle posait son pied dans la cheminée que Joanne l’alpagua avec son regard azur, la voix froide « Bonjour Miss Beauchamps. Ravie de vous revoir ». Quel odieux mensonge proférait-elle avec autant d’aisance. Il fallait bien maintenir son rang, on ne congédie pas quelqu’un avec facilité. En tout cas Joanne avait du mal à le faire. Aussi préféra-t-elle un simple « Pas de violon pour aujourd’hui, simplement du piano » avec une voix qui ne laissait que peu de place à la discussion.
Contrairement à la semaine passée, la jeune femme avait davantage conscience qu’un bouleversement était en train de se produire au sein de la communauté magique. Si elle avait bien compris les instructions de sa mère, elle y serait même partie prenante puisque son père voulait la faire entrer dans les ordres de la Citadelle. Joanne n’y comprenait pas vraiment grand-chose mais elle s’était contentée d’hocher la tête avec appréhension, particulièrement satisfaite d’apprendre que son père allait mieux. Restait à voir comment l’enseignante de musique allait prendre le ton froid, le regard polaire et l’attitude particulière hostile de Joanne à son égard. La sorcière en était venue au fait qu’il valait mieux éviter tout attachement, la preuve. Quand elle avait pensé que Grace Beauchamps était de son côté, cette dernière avait dit les mots interdits pour la jeune femme : comme s’il était possible de s’absoudre de son nom de famille.
Le cours se déroula sans accroches particulières, Joanne le savait ce serait la dernière fois qu'elle verrait la jeune femme : ses parents ne supportaient guère qu'elles aient changé d'instruments. Peu importait pour Joanne à vrai dire : elle s'était habituée à être seule.
Fin du RP
Et voilà qu’aujourd’hui encore, elle devait recevoir la jeune femme, faire acte de présence et tenter, sans doute, d’apprendre quelque chose. Cela l’épuisait, véritablement, de faire semblant. Peut-être faudrait-il mettre carte sur table avec la sorcière. Lui dire qu’elle ne pouvait pas quitter le joug de ses parents, que c’était ainsi, qu’elle n’avait pas cette liberté. Après un soupir bruyant, la jeune femme s’en retourna près de la cheminée, d’où devait arriver l’enseignante d’un instant à l’autre.
A peine la jeune femme eut-elle posait son pied dans la cheminée que Joanne l’alpagua avec son regard azur, la voix froide « Bonjour Miss Beauchamps. Ravie de vous revoir ». Quel odieux mensonge proférait-elle avec autant d’aisance. Il fallait bien maintenir son rang, on ne congédie pas quelqu’un avec facilité. En tout cas Joanne avait du mal à le faire. Aussi préféra-t-elle un simple « Pas de violon pour aujourd’hui, simplement du piano » avec une voix qui ne laissait que peu de place à la discussion.
Contrairement à la semaine passée, la jeune femme avait davantage conscience qu’un bouleversement était en train de se produire au sein de la communauté magique. Si elle avait bien compris les instructions de sa mère, elle y serait même partie prenante puisque son père voulait la faire entrer dans les ordres de la Citadelle. Joanne n’y comprenait pas vraiment grand-chose mais elle s’était contentée d’hocher la tête avec appréhension, particulièrement satisfaite d’apprendre que son père allait mieux. Restait à voir comment l’enseignante de musique allait prendre le ton froid, le regard polaire et l’attitude particulière hostile de Joanne à son égard. La sorcière en était venue au fait qu’il valait mieux éviter tout attachement, la preuve. Quand elle avait pensé que Grace Beauchamps était de son côté, cette dernière avait dit les mots interdits pour la jeune femme : comme s’il était possible de s’absoudre de son nom de famille.
Le cours se déroula sans accroches particulières, Joanne le savait ce serait la dernière fois qu'elle verrait la jeune femme : ses parents ne supportaient guère qu'elles aient changé d'instruments. Peu importait pour Joanne à vrai dire : elle s'était habituée à être seule.
Fin du RP