Savoir discerner le vrai du faux
Antares a toujours eu l'habitude de croire en la bonté des personnes qu'elle rencontrait, elle ne faisait pas vraiment exprès, elle était comme cela depuis toujours. Depuis le début de sa discussion avec la Poufsouffle, Antares continuait de croire en celle-ci. D'un point de vue extérieur, c'était de la folie surtout si on connaissait la Poufsouffle et ses penchants à vouloir foutre son poing dans le visage de ses condisciples (et d'y arriver la plupart du temps). Ce fut peut-être de la naïveté de la part de la Serpentard de croire qu'elle échapperait à la confrontation avec Aelle Bristyle, pourtant elle l'aurait espéré.
On ne pouvait pas dire que le coup fut rapide, car Antares avait eu l'impression de voir le poing de la Poufsouffle arrivé au ralentit vers elle. Elle n'avait même pas cherché à l'esquiver ou même à se défendre, elle avait attendu, attendu que ce poing qu'elle voyait se serrer depuis quelques minutes déjà atteigne son visage. Celui-ci arriva directement sur la joue de la Serpentard et la propulsa au sol, cela étonna la jeune fille étant donné que le coup ne lui avait pas réellement fait mal. Elle aurait certainement un bleu, mais rien de grave. Sans vraiment le réaliser, et avant même qu'elle n'ait eu le temps de relever son regard vers Aelle, Antares se retrouva à terre. Pourtant elle ne put s'empêcher de relever son regard vers la jeune fille qui venait de lui faire mal, elle avait l'air si désolée, si tourmentée, il y avait tant de douleur dans son regard. La jeune fille voulait aller vers elle, lui dire qu'elle allait bien, qu'elle n'était pas fâchée, que ce n'était pas grave, pourtant elle n'en eut pas la chance. Aelle recula et manque de tomber, pourtant son frère l’aide à se relever, et à ce geste les sourcils d’Antares se crispèrent. Elle n’aimait pas comme il réagissait avec la poufsouffle, elle n’avait pas fait exprès un point c’est tout.
Rapidement, le frère de celle-ci s’accroupit auprès de la Serpentard visiblement pour s’assurer qu’elle allait bien, elle aurait voulu lui hurler aux visages qu’elle allait bien. Pourtant avant même qu’elle ne puisse ouvrir la bouche, une voix aiguë retentit dans la boutique « Antares Fraw ! Je peux savoir ce qu'il se passe » Enid Fraw était là, et au ton de sa voix elle n’était pas contente « Mais est-ce qu’on pourrait me laisser passer non mais ! Il s’agit de ma fille alors poussez-vous ! » oh oui elle était fâchée très fâchée. Mais contre qui ? La jeune fille espérait secrètement que ce n’était pas contre Aelle, elle ne l’aurait pas supportée.
Avant qu’Enid Fraw n’ait pu l’atteindre, la jeune fille se releva en vitesse en remerciant d’une petite voix le frère de la poufsouffle « Je vais bien. Merci de votre aide, mais je vais bien ». En moins de 2 secondes après avoir échangé avec le jeune homme, la mère de famille arriva auprès de sa fille. D'un mouvement sec mais cependant doux, elle prit son visage entre les doigts de sa main droite, la baguette de sa mère était collé contre le visage d’Antares, et un rapide regard vers la main gauche lui apprit que des sacs de magasins y étaient fermement accrochés. Elle avait passé autant de temps dans la librairie ? Voilà la question que se posait la Serpentard, celle-ci ne comprenait pas comment le temps avait pu passer lentement. Mais elle n'avait pas le temps de se poser d'autres questions, car elle connaissait sa mère, elle n'allait pas tarder à crier sur Aelle, son regard s'était durcis lorsqu'elle avait vu la couleur de la joue de sa fille.
Avant même qu'Enid ait pu bouger, une main moite de peur et de stresse se posa sur son poignet, Antares voulait que sa mère lâche son visage pour pouvoir lui parler calmement et qu'elle comprenne qu'elle n'était pas en danger. « Maman tout va bien » La voix douce d'Antares était trop douce, elle le savait mais sa mère avait peur, et elle, elle avait peur pour Aelle « Maman regarde-moi s'il te plaît » Les deux femmes de la famille Fraw se regardèrent avec tendresse et inquiétude « Je vais bien, je te le promets, je vais bien il s'agit juste d'un malentendu » La Serpentard n'avait pas l'habitude de manipuler sa mère pourtant cette fois-ci elle savait que c'était un cas de force majeure. La mère de famille relâcha doucement le visage de sa fille et rangea sa baguette avant de prendre la parole toujours avec cette voix autoritaire. On avait touché à son Étoile, et ça, ça la rendait folle ! « Un malentendu ? Explique-moi tout Antares » La voix de la mère s'était adoucie elle aussi, et elle lança quelques regards à la Poufsouffle et au frère de celle-ci. Alors qu'elle aurait dû répondre, Antares se tourna elle aussi vers eux, et regarda Aelle droit dans les yeux en esquissant un petit sourire, et essayait de lui faire comprend tant bien que mal un message : je te protège ne t'inquiète pas, je vais bien. « Sors des étoiles Antares, j'attends » Pouf ! Enid venait de récupérer toute l'attention de sa fille, celle-ci essaya de lui expliquer tout en essayant que celle-ci ne remarquait pas qu'elle mentait. « Aelle et moi sommes à Poudlard ensemble nous sommes amies, et on s'est retrouvée dans la librairie on a décidé de parler un peu mais il y a eu un mouvement de foule, et sans faire exprès Aelle m'a donné un coup sur le visage » Il n'y avait que Aelle, son frère et Antares qui pouvaient savoir qu'elle mentait, si celle-ci était assez persuasive, sa mère la croirait « J'aurais juste un petit bleu ! C'est pas grave j'en ai plein de base ! » Elle fit un grand sourire à sa mère visiblement heureuse de ce nouveau bleu, après tout elle en avait déjà plein sur les jambes alors un de plus n'allait pas la tuer. Suite à la dernière phrase de sa fille, la mère de famille se détendit, elle avait l'habitude que sa fille se blessait. Elle rigola doucement en frottant les cheveux de sa fille avec entrain « Oh que oui j'ai l'habitude ! » Elle rigola de plus belle, son rire était un sou doux, comme le bruit des oiseaux les jours de printemps « Si tout va bien pour toi alors nous allons rentrer ! Ton père nous attend, tu lui expliqueras tes aventures »
Antares n'avait pas spécialement envie de quitter Aelle, mais il fallait qu'elle rentre et elle le savait. Elle devait dire au revoir à sa fausse amie, et elle n'était pas sure du comportement que celle-ci aurait avec elle. Elle s'approcha du frère de celle-ci avec un petit sourire, « Merci pour tout mais je vais bien, rien n'était de la faute d'Aelle alors s'il vous plaît ne la disputez pas » La Serpentard espérait sincèrement que le jeune homme suivra sa recommandation, Aelle n'était pas responsable, ce n'était qu'un malentendu. La jeune fille s'approcha de la Poufsouffle, et la prit dans ses bras, c'était la seule technique qui lui était venue pour qu'elle puisse lui parler en chuchotant sans soucis, elle espérait cependant ne pas subir la colère de la jeune fille - une deuxième fois. « Je vais bien Aelle, je n'ai pas eu mal, tu n'as pas à te sentir fautive. Lorsque tu voudras me parler, je serais là, mais n'oublie pas que je serais là à n'importe quel moment pour toi. Prends soin de toi, et n'oublie pas, tu es courageuse et tu n'es pas seule » Lorsque ces derniers mots eurent franchi sa bouche, Antares resserra plus fort sa prise sur la jeune fille en face d'elle espérant lui faire comprendre qu'elle n'était pas seule. Mais elle savait du plus profond de son être que les deux jeunes filles se retrouveraient, après tout elles étaient dans la même école, et surtout Antares était une vraie tête brûler et elle souhaitait toujours être amie avec Aelle. Tout le monde finit par se retrouver un jour ou l'autre...
Merci pour toute cette magie Aelle, merci pour m'avoir permis de partager ce moment avec toi. Merci !
Deuxième année rp | Membre des Crocheers | #666666 | Maman Chat
On ne pouvait pas dire que le coup fut rapide, car Antares avait eu l'impression de voir le poing de la Poufsouffle arrivé au ralentit vers elle. Elle n'avait même pas cherché à l'esquiver ou même à se défendre, elle avait attendu, attendu que ce poing qu'elle voyait se serrer depuis quelques minutes déjà atteigne son visage. Celui-ci arriva directement sur la joue de la Serpentard et la propulsa au sol, cela étonna la jeune fille étant donné que le coup ne lui avait pas réellement fait mal. Elle aurait certainement un bleu, mais rien de grave. Sans vraiment le réaliser, et avant même qu'elle n'ait eu le temps de relever son regard vers Aelle, Antares se retrouva à terre. Pourtant elle ne put s'empêcher de relever son regard vers la jeune fille qui venait de lui faire mal, elle avait l'air si désolée, si tourmentée, il y avait tant de douleur dans son regard. La jeune fille voulait aller vers elle, lui dire qu'elle allait bien, qu'elle n'était pas fâchée, que ce n'était pas grave, pourtant elle n'en eut pas la chance. Aelle recula et manque de tomber, pourtant son frère l’aide à se relever, et à ce geste les sourcils d’Antares se crispèrent. Elle n’aimait pas comme il réagissait avec la poufsouffle, elle n’avait pas fait exprès un point c’est tout.
Rapidement, le frère de celle-ci s’accroupit auprès de la Serpentard visiblement pour s’assurer qu’elle allait bien, elle aurait voulu lui hurler aux visages qu’elle allait bien. Pourtant avant même qu’elle ne puisse ouvrir la bouche, une voix aiguë retentit dans la boutique « Antares Fraw ! Je peux savoir ce qu'il se passe » Enid Fraw était là, et au ton de sa voix elle n’était pas contente « Mais est-ce qu’on pourrait me laisser passer non mais ! Il s’agit de ma fille alors poussez-vous ! » oh oui elle était fâchée très fâchée. Mais contre qui ? La jeune fille espérait secrètement que ce n’était pas contre Aelle, elle ne l’aurait pas supportée.
Avant qu’Enid Fraw n’ait pu l’atteindre, la jeune fille se releva en vitesse en remerciant d’une petite voix le frère de la poufsouffle « Je vais bien. Merci de votre aide, mais je vais bien ». En moins de 2 secondes après avoir échangé avec le jeune homme, la mère de famille arriva auprès de sa fille. D'un mouvement sec mais cependant doux, elle prit son visage entre les doigts de sa main droite, la baguette de sa mère était collé contre le visage d’Antares, et un rapide regard vers la main gauche lui apprit que des sacs de magasins y étaient fermement accrochés. Elle avait passé autant de temps dans la librairie ? Voilà la question que se posait la Serpentard, celle-ci ne comprenait pas comment le temps avait pu passer lentement. Mais elle n'avait pas le temps de se poser d'autres questions, car elle connaissait sa mère, elle n'allait pas tarder à crier sur Aelle, son regard s'était durcis lorsqu'elle avait vu la couleur de la joue de sa fille.
Avant même qu'Enid ait pu bouger, une main moite de peur et de stresse se posa sur son poignet, Antares voulait que sa mère lâche son visage pour pouvoir lui parler calmement et qu'elle comprenne qu'elle n'était pas en danger. « Maman tout va bien » La voix douce d'Antares était trop douce, elle le savait mais sa mère avait peur, et elle, elle avait peur pour Aelle « Maman regarde-moi s'il te plaît » Les deux femmes de la famille Fraw se regardèrent avec tendresse et inquiétude « Je vais bien, je te le promets, je vais bien il s'agit juste d'un malentendu » La Serpentard n'avait pas l'habitude de manipuler sa mère pourtant cette fois-ci elle savait que c'était un cas de force majeure. La mère de famille relâcha doucement le visage de sa fille et rangea sa baguette avant de prendre la parole toujours avec cette voix autoritaire. On avait touché à son Étoile, et ça, ça la rendait folle ! « Un malentendu ? Explique-moi tout Antares » La voix de la mère s'était adoucie elle aussi, et elle lança quelques regards à la Poufsouffle et au frère de celle-ci. Alors qu'elle aurait dû répondre, Antares se tourna elle aussi vers eux, et regarda Aelle droit dans les yeux en esquissant un petit sourire, et essayait de lui faire comprend tant bien que mal un message : je te protège ne t'inquiète pas, je vais bien. « Sors des étoiles Antares, j'attends » Pouf ! Enid venait de récupérer toute l'attention de sa fille, celle-ci essaya de lui expliquer tout en essayant que celle-ci ne remarquait pas qu'elle mentait. « Aelle et moi sommes à Poudlard ensemble nous sommes amies, et on s'est retrouvée dans la librairie on a décidé de parler un peu mais il y a eu un mouvement de foule, et sans faire exprès Aelle m'a donné un coup sur le visage » Il n'y avait que Aelle, son frère et Antares qui pouvaient savoir qu'elle mentait, si celle-ci était assez persuasive, sa mère la croirait « J'aurais juste un petit bleu ! C'est pas grave j'en ai plein de base ! » Elle fit un grand sourire à sa mère visiblement heureuse de ce nouveau bleu, après tout elle en avait déjà plein sur les jambes alors un de plus n'allait pas la tuer. Suite à la dernière phrase de sa fille, la mère de famille se détendit, elle avait l'habitude que sa fille se blessait. Elle rigola doucement en frottant les cheveux de sa fille avec entrain « Oh que oui j'ai l'habitude ! » Elle rigola de plus belle, son rire était un sou doux, comme le bruit des oiseaux les jours de printemps « Si tout va bien pour toi alors nous allons rentrer ! Ton père nous attend, tu lui expliqueras tes aventures »
Antares n'avait pas spécialement envie de quitter Aelle, mais il fallait qu'elle rentre et elle le savait. Elle devait dire au revoir à sa fausse amie, et elle n'était pas sure du comportement que celle-ci aurait avec elle. Elle s'approcha du frère de celle-ci avec un petit sourire, « Merci pour tout mais je vais bien, rien n'était de la faute d'Aelle alors s'il vous plaît ne la disputez pas » La Serpentard espérait sincèrement que le jeune homme suivra sa recommandation, Aelle n'était pas responsable, ce n'était qu'un malentendu. La jeune fille s'approcha de la Poufsouffle, et la prit dans ses bras, c'était la seule technique qui lui était venue pour qu'elle puisse lui parler en chuchotant sans soucis, elle espérait cependant ne pas subir la colère de la jeune fille - une deuxième fois. « Je vais bien Aelle, je n'ai pas eu mal, tu n'as pas à te sentir fautive. Lorsque tu voudras me parler, je serais là, mais n'oublie pas que je serais là à n'importe quel moment pour toi. Prends soin de toi, et n'oublie pas, tu es courageuse et tu n'es pas seule » Lorsque ces derniers mots eurent franchi sa bouche, Antares resserra plus fort sa prise sur la jeune fille en face d'elle espérant lui faire comprendre qu'elle n'était pas seule. Mais elle savait du plus profond de son être que les deux jeunes filles se retrouveraient, après tout elles étaient dans la même école, et surtout Antares était une vraie tête brûler et elle souhaitait toujours être amie avec Aelle. Tout le monde finit par se retrouver un jour ou l'autre...
Fin du rp
Merci pour toute cette magie Aelle, merci pour m'avoir permis de partager ce moment avec toi. Merci !
Deuxième année rp | Membre des Crocheers | #666666 | Maman Chat
« I am the srtom. And I am coming for you. »
Savoir discerner le vrai du faux
Tout au bout de mon bras, ma main tremble. Dans mon corps, c’est l’horreur. Mon coeur frappe à toute allure contre ma cage thoracique et mon souffle me manque. Mon regard louche sur le dos de Narym pour ne pas regarder la fille à terre. *Désolée*, *désolée*, *désolée*, me répété-je dans ma tête. Je n’ai même vu partir mon coup, je ne l’ai même pas senti. Je sais seulement que j’en rêvé, que j’en avais envie, que j’en avais besoin. Je voulais lui faire ravaler ses paroles, bouffer son sourire, je voulais qu’elle arrête de se prendre pour ma sauveuse.
Je n’ai pas besoin d’être sauvée !
Je n’ai pas besoin que l’on m’aide !
Et le coup est parti. Mais je le regrette, car Narym a tout vu, que ses épaules tremblent, que le regard qu’il m’a lancé était froid comme la neige et qu’il va tout raconter à Papa et Maman. Je vais encore me faire engueuler, je vais encore devoir aller voir Stalbeck — j’y vais de toute façon déjà, mais celle-ci va me tanner pour savoir pourquoi et moi je n’ai rien à dire ! —, je vais devoir me justifier, m’excuser. Merlin, si Narym insiste pour que j’envoie un courrier à cette Emmerdeuse, je lui crache à la gueule ! Je me le jure. Plutôt crever que…
Une voix m’interrompt.
Je tourne la tête et vois arriver une femme. Elle se précipite vers l’Emmerdeuse qui se relève tout juste, aidée de mon frère *le traite !*. Sa mère, très certainement. Et elle s’inquiète, et elle grogne, et elle manipule l’Emmerdeuse pour voir si son trésor n’a rien. Et mon ventre se noue. Je me recule d’un pas, la tête baissée sur mes pieds, lançant des regards furtifs en direction de l’Emmerdeuse et en direction de Narym.
Et les paroles tombent.
« Il s'agit juste d'un malentendu.
— Quoi ? » murmuré-je pour moi-même.
Le regard que Narym me lance me glace, mais je ne me détourne pas pour autant de la fille. Tout au bout de mon bras, ma main tremble. Merlin, que se passe-t-il ? Ne me dis pas, Merlin, ne me dis pas que…
Un sourire.
Le regard de l’Emmerdeuse plonge dans le mien et elle m’offre un sourire.
Un sourire.
Un foutu sourire.
Tout au bout de mon bras, mon poing se serre.
« Aelle et moi sommes à Poudlard ensemble, nous sommes amies. »
Il se serre, il se serre.
« ... et on s'est retrouvée dans la librairie on a décidé de parler un peu mais il y a eu un mouvement de foule... »
J’ai chaud, je tremble. Merlin, j’ai envie de lui exploser le crâne.
« ... et sans faire exprès Aelle m'a donné un coup sur le visage »
Elle me défend encore ! Je n’en ai pas besoin ! Pas besoin ! Je m’avance d’un pas, mais Narym me barre le passage. « Tais-toi, » me souffle-t-il. Il me tue de son regard. Narym n’a jamais un regard qui tue, sauf lorsqu’il est hors de lui. Ce qui ne lui arrive que très rarement. Mais aujourd’hui il est effectivement hors de lui ; à cause de moi. Je me fige donc, le coeur battant, enfermée dans ma colère et dans ma frustration. Je m’en fous de me faire punir, je me fous que cette femme sache que c’est de ma faute ! Je veux hurler la vérité, je veux qu’elle sache que sa fille est une putain d’emmerdeuse, que c’est de sa faute à elle, qu’elle m’a poussé à la frapper ! Mais je ne peux rien dire, Merlin, parce que ça arrange bien Narym que la femme ne sache rien, oh oui, ça l’arrange bien.
La fille s’approche de Narym et lui souffle quelques mots. J’entends le sourire dans les paroles de Narym : « Merci à toi, lui répond-il. Tu n’avais pas besoin de mentir, cependant. » Mais il ne dira pas la vérité. Personne n’a envie de se frotter à une mère inquiète. Zakary, lui, l’aurait dit. Il aurait fait passer cela pour une erreur de jeunesse et aurait su apaiser la mère, j’en suis certaine. Mais Narym fuit la violence, lui. Il n’aime pas les disputes. Il sait très bien comment les éviter.
L’Emmerdeuse se tourne ensuite vers moi. Mon regard froncé la caresse. Elle ne va tout de même pas...
Ma respiration se bloque dans ma gorge quand je la vois approcher. Ma colère retombe comme un soufflet. Elle était grande et brûlante ; la fille l’écrase simplement. Mon poing est serré au bout de mon bras, il tremble, je tremble, tout tremble. Des frissons grimpent dans mon corps. La peur qui m'envahit est si soudaine que je ne peux lutter contre elle. J’ai envie de crier, j’ai envie de frapper, j’ai besoin de laisser sortir ce qui me grignote de l’intérieur. Mais le regard de Narym m’Empêche. Mes lèvres sont serrées l’une contre l’autre, mes narines dilatées, et mon souffle s’échappe en fumée brûlante, rapide, douloureuse, bruyante.
Je vais exploser.
Je vais exploser.
Et elle s’approche et mes ongles me rentrent dans la peau. Je ne peux rien faire, je n’ai pas le droit de bouger, je n’ai pas le droit de la frapper. Alors je me laisse faire.
Son corps me viole. Elle est trop proche. La pointe de ses cheveux caresse ma nuque, son odeur infiltre mes narines, ses bras m’emprisonnent, ses mains frôlent mon dos. Je sens tout son corps qui se colle au mien, de ma poitrine à mon ventre. Elle est là, partout sur moi. Je ferme les yeux très fort. Soudainement, la peur remplace la colère. Je suis envahi. Elle est partout, partout sur moi, partout en moi. Je ferme fort les yeux pour repousser les larmes. « Je vais bien Aelle, je n'ai pas eu mal, tu n'as pas à te sentir fautive. » *Je t’entends pas, je t’entends pas*. Mais je l’entends, sa voix chuchote près de mes oreilles et ses lèvres caressent mes cheveux. « Lorsque tu voudras me parler, je serais là, mais n'oublie pas que je serais là à n'importe quel moment pour toi. » Laisse-moi, je t’en supplie, laisse-moi. Un sanglot monte du fond de mon corps. Merlin, elle me serre ! « Prends soin de toi, et n'oublie pas, tu es courageuse et tu n'es pas seule ». Ses bras m’emprisonnent, ils sont comme un étau autour de moi.
J’étouffe.
J’ai peur.
Je tremble.
Pourquoi l’ai-je laissé s’approcher ?
Tout à coup, plus rien. J’ouvre les yeux, papillonne des paupières pour éloigner les larmes. Elles s’en va, elle s’éloigne. Mais moi, je n’arrête pas de trembler. Je n’y arrive pas. Mon corps lutte contre le dégoût, contre ma colère piétinée. Et je respire rapidement, trop rapidement. Mon souffle fait un bordel d’enfer dans mes oreilles et je tremble de la tête au pied. Mon regard se pose sur Narym. Il se tourne vers moi ; il a l’air soucieux. J’en ai rien à faire ! Pourquoi tu l’as laissé s’approcher ?
« Tu vas bien ? » chuchote-t-il en avançant vers moi.
Un sourire me fend le visage et un petit rire aigu dégueule de ma bouche. Je fais quelques pas en arrière, passe une main sur mon visage trempé par la sueur. Je déglutis difficilement.
« Elle… Elle… » Je recule pour échapper au bras que Narym approche vers moi. Je secoue la tête de gauche à droite. Mon poing, tout au bout de mon bras, retrouve sa force ronde de colère au moment même ou mon visage se déforme de rage : « Tu l’as laissé faire ! gueulé-je. Si j’la revoie, j’te jure que… J’te jure que… »
Mon souffle me manque. Mes poumons se compriment. Mon poing perd de sa force, je n’arrive pas à le fermer. Son visage me hante, à la fille. Elle est encore partout, je sens son odeur sur moi. Oubliant Narym, je frotte ma cape avec vigueur, m'abîmant les paumes pour faire partir cette Étrangeté de moi. Mon frère arrive sans que je ne m’y attende. Il attrape mon bras et éloigne ma main ; sa poigne est douloureuse.
« Arrête, Aelle. Tout va bien. On rentre à la maison. »
Sa voix est douce, ses yeux sont tendres — cette vision me met hors de moi ! Il l’écoute ! Il écoute l’Autre qui lui a dit que je n’ai rien fait ! Il lui fait confiance à elle et pas à moi ! Je la déteste, je la déteste, je la déteste. Je tire violemment mon bras pour m’extraire de sa poigne, mais il est trop fort. Il me ramène vers lui et m’emprisonne dans une nouvelle étreinte. Son odeur à lui est familière.
J’étouffe.
Je pleure.
Et il m’emporte dans la folie d’un transplanage.
Merci à toi, Plume, d'avoir partagé cette Danse avec moi. La relation entre ces enfants est curieuse — elle ne se termine pas très bien pour Aelle, mais c'est exactement cela qui est intéressant. Sans le vouloir, ta Protégée lui a fait du mal. Ce n'est pas grave. Non, ce n'est pas grave.
A très bientôt pour une nouvelle Danse.
Je n’ai pas besoin d’être sauvée !
Je n’ai pas besoin que l’on m’aide !
Et le coup est parti. Mais je le regrette, car Narym a tout vu, que ses épaules tremblent, que le regard qu’il m’a lancé était froid comme la neige et qu’il va tout raconter à Papa et Maman. Je vais encore me faire engueuler, je vais encore devoir aller voir Stalbeck — j’y vais de toute façon déjà, mais celle-ci va me tanner pour savoir pourquoi et moi je n’ai rien à dire ! —, je vais devoir me justifier, m’excuser. Merlin, si Narym insiste pour que j’envoie un courrier à cette Emmerdeuse, je lui crache à la gueule ! Je me le jure. Plutôt crever que…
Une voix m’interrompt.
Je tourne la tête et vois arriver une femme. Elle se précipite vers l’Emmerdeuse qui se relève tout juste, aidée de mon frère *le traite !*. Sa mère, très certainement. Et elle s’inquiète, et elle grogne, et elle manipule l’Emmerdeuse pour voir si son trésor n’a rien. Et mon ventre se noue. Je me recule d’un pas, la tête baissée sur mes pieds, lançant des regards furtifs en direction de l’Emmerdeuse et en direction de Narym.
Et les paroles tombent.
« Il s'agit juste d'un malentendu.
— Quoi ? » murmuré-je pour moi-même.
Le regard que Narym me lance me glace, mais je ne me détourne pas pour autant de la fille. Tout au bout de mon bras, ma main tremble. Merlin, que se passe-t-il ? Ne me dis pas, Merlin, ne me dis pas que…
Un sourire.
Le regard de l’Emmerdeuse plonge dans le mien et elle m’offre un sourire.
Un sourire.
Un foutu sourire.
Tout au bout de mon bras, mon poing se serre.
« Aelle et moi sommes à Poudlard ensemble, nous sommes amies. »
Il se serre, il se serre.
« ... et on s'est retrouvée dans la librairie on a décidé de parler un peu mais il y a eu un mouvement de foule... »
J’ai chaud, je tremble. Merlin, j’ai envie de lui exploser le crâne.
« ... et sans faire exprès Aelle m'a donné un coup sur le visage »
Elle me défend encore ! Je n’en ai pas besoin ! Pas besoin ! Je m’avance d’un pas, mais Narym me barre le passage. « Tais-toi, » me souffle-t-il. Il me tue de son regard. Narym n’a jamais un regard qui tue, sauf lorsqu’il est hors de lui. Ce qui ne lui arrive que très rarement. Mais aujourd’hui il est effectivement hors de lui ; à cause de moi. Je me fige donc, le coeur battant, enfermée dans ma colère et dans ma frustration. Je m’en fous de me faire punir, je me fous que cette femme sache que c’est de ma faute ! Je veux hurler la vérité, je veux qu’elle sache que sa fille est une putain d’emmerdeuse, que c’est de sa faute à elle, qu’elle m’a poussé à la frapper ! Mais je ne peux rien dire, Merlin, parce que ça arrange bien Narym que la femme ne sache rien, oh oui, ça l’arrange bien.
La fille s’approche de Narym et lui souffle quelques mots. J’entends le sourire dans les paroles de Narym : « Merci à toi, lui répond-il. Tu n’avais pas besoin de mentir, cependant. » Mais il ne dira pas la vérité. Personne n’a envie de se frotter à une mère inquiète. Zakary, lui, l’aurait dit. Il aurait fait passer cela pour une erreur de jeunesse et aurait su apaiser la mère, j’en suis certaine. Mais Narym fuit la violence, lui. Il n’aime pas les disputes. Il sait très bien comment les éviter.
L’Emmerdeuse se tourne ensuite vers moi. Mon regard froncé la caresse. Elle ne va tout de même pas...
Ma respiration se bloque dans ma gorge quand je la vois approcher. Ma colère retombe comme un soufflet. Elle était grande et brûlante ; la fille l’écrase simplement. Mon poing est serré au bout de mon bras, il tremble, je tremble, tout tremble. Des frissons grimpent dans mon corps. La peur qui m'envahit est si soudaine que je ne peux lutter contre elle. J’ai envie de crier, j’ai envie de frapper, j’ai besoin de laisser sortir ce qui me grignote de l’intérieur. Mais le regard de Narym m’Empêche. Mes lèvres sont serrées l’une contre l’autre, mes narines dilatées, et mon souffle s’échappe en fumée brûlante, rapide, douloureuse, bruyante.
Je vais exploser.
Je vais exploser.
Et elle s’approche et mes ongles me rentrent dans la peau. Je ne peux rien faire, je n’ai pas le droit de bouger, je n’ai pas le droit de la frapper. Alors je me laisse faire.
Son corps me viole. Elle est trop proche. La pointe de ses cheveux caresse ma nuque, son odeur infiltre mes narines, ses bras m’emprisonnent, ses mains frôlent mon dos. Je sens tout son corps qui se colle au mien, de ma poitrine à mon ventre. Elle est là, partout sur moi. Je ferme les yeux très fort. Soudainement, la peur remplace la colère. Je suis envahi. Elle est partout, partout sur moi, partout en moi. Je ferme fort les yeux pour repousser les larmes. « Je vais bien Aelle, je n'ai pas eu mal, tu n'as pas à te sentir fautive. » *Je t’entends pas, je t’entends pas*. Mais je l’entends, sa voix chuchote près de mes oreilles et ses lèvres caressent mes cheveux. « Lorsque tu voudras me parler, je serais là, mais n'oublie pas que je serais là à n'importe quel moment pour toi. » Laisse-moi, je t’en supplie, laisse-moi. Un sanglot monte du fond de mon corps. Merlin, elle me serre ! « Prends soin de toi, et n'oublie pas, tu es courageuse et tu n'es pas seule ». Ses bras m’emprisonnent, ils sont comme un étau autour de moi.
J’étouffe.
J’ai peur.
Je tremble.
Pourquoi l’ai-je laissé s’approcher ?
Tout à coup, plus rien. J’ouvre les yeux, papillonne des paupières pour éloigner les larmes. Elles s’en va, elle s’éloigne. Mais moi, je n’arrête pas de trembler. Je n’y arrive pas. Mon corps lutte contre le dégoût, contre ma colère piétinée. Et je respire rapidement, trop rapidement. Mon souffle fait un bordel d’enfer dans mes oreilles et je tremble de la tête au pied. Mon regard se pose sur Narym. Il se tourne vers moi ; il a l’air soucieux. J’en ai rien à faire ! Pourquoi tu l’as laissé s’approcher ?
« Tu vas bien ? » chuchote-t-il en avançant vers moi.
Un sourire me fend le visage et un petit rire aigu dégueule de ma bouche. Je fais quelques pas en arrière, passe une main sur mon visage trempé par la sueur. Je déglutis difficilement.
« Elle… Elle… » Je recule pour échapper au bras que Narym approche vers moi. Je secoue la tête de gauche à droite. Mon poing, tout au bout de mon bras, retrouve sa force ronde de colère au moment même ou mon visage se déforme de rage : « Tu l’as laissé faire ! gueulé-je. Si j’la revoie, j’te jure que… J’te jure que… »
Mon souffle me manque. Mes poumons se compriment. Mon poing perd de sa force, je n’arrive pas à le fermer. Son visage me hante, à la fille. Elle est encore partout, je sens son odeur sur moi. Oubliant Narym, je frotte ma cape avec vigueur, m'abîmant les paumes pour faire partir cette Étrangeté de moi. Mon frère arrive sans que je ne m’y attende. Il attrape mon bras et éloigne ma main ; sa poigne est douloureuse.
« Arrête, Aelle. Tout va bien. On rentre à la maison. »
Sa voix est douce, ses yeux sont tendres — cette vision me met hors de moi ! Il l’écoute ! Il écoute l’Autre qui lui a dit que je n’ai rien fait ! Il lui fait confiance à elle et pas à moi ! Je la déteste, je la déteste, je la déteste. Je tire violemment mon bras pour m’extraire de sa poigne, mais il est trop fort. Il me ramène vers lui et m’emprisonne dans une nouvelle étreinte. Son odeur à lui est familière.
J’étouffe.
Je pleure.
Et il m’emporte dans la folie d’un transplanage.
- Fin -
Merci à toi, Plume, d'avoir partagé cette Danse avec moi. La relation entre ces enfants est curieuse — elle ne se termine pas très bien pour Aelle, mais c'est exactement cela qui est intéressant. Sans le vouloir, ta Protégée lui a fait du mal. Ce n'est pas grave. Non, ce n'est pas grave.
A très bientôt pour une nouvelle Danse.