Un instant pour toi
Aliénor écoutait sa camarade en mangeant calmement ce qu’il y avait dans son assiette, le regard porté sur cette nourriture toujours aussi bonne des Elfes de maison. La cuisson de la viande était toujours parfaite et se souvenant de ce qu’elle mangeait en primaire dans l’école moldue, elle était ravie d’être ici.
Perdre le contrôle, Aliénor connaissait ça et elle ne s’aimait pas quand elle perdait le contrôle totalement. Elle n’aimait pas devenir cette fille sombre et en colère qui est prête à frapper et à humilier la personne en face d’elle alors qu’elle n’est pas du tout comme ça habituellement. Mais les crises de panique ? Ça, ça lui était étranger. Elle ne voyait pas ce qu’avait à faire la panique dans cette équation déjà bien complexe.
Elle resta un moment silencieux, amenant de la nourriture à sa bouche et mangeant avec précaution. Elle se laissait le temps d’analyser et de réfléchir à sa réponse. Ce n’était visiblement simple ni pour l’une ni pour l’autre. Elle avala et releva ses yeux vers le visage de la Serpentard avec une lenteur calculée afin d’essayer de voir toutes les émotions qui passaient sur le visage de sa camarade. Cela ne devait pas être très agréable pour elle t’attendre une réaction et de ne pas y avoir accès de suite. Frustrant. Mais Aliénor s’en fichait pas mal. Une fois le regard posé sur son visage elle lâcha un :
-Ok.
Sa nonchalance aurait le don pour agacer n’importe qui. C’est comme si elle était détachée de tout ce qu’il se passait autour d’elle, comme si rien n’avait d’importance. Même si dans le fond, son cerveau tournait à plein régime, elle faisait tout pour ne pas le laisser transparaitre. Certaines mimiques auraient pourtant guidé quiconque la connaissant bien à sentir son trouble. Ses sourcils légèrement froncés, ses yeux ne pouvant se poser quelque part, comme cherchant des réponses sur le visage de sa camarade, la fourchette qu’elle n’arrêtait pas de faire tourner entre ses doigts. Mais certainement que cette fille ne voyait pas tout cela.
Elle abaissa ses yeux avant de détendre ses épaules et de souffler doucement.
-Tout le monde à des problèmes, tout le monde à un passé. Si t’arrive pas à le gérer faut en parler, pas laisser les gens en souffrir autour de toi. Parce que c’est sûr que cette fille elle en a souffert et que les personnes qui t’apprécient en ont souffert aussi.
Elle avala difficilement sa salive. Sa mère avait un passé envahissant et elle avait laissé sa propre fille de côté. Aliénor avait le cœur lacérer par ses manquements et au combien elle le cachait, ça faisait juste parfois plus mal que d’autres. Elle ferma les yeux pour ne plus penser à tout le mal que la situation actuelle lui fait. Elle ne voulait pas montrer ses faiblesses, et à force de les dissimuler, elle les cachait avec plus en plus de facilités.
-Parles-en, à n’importe qui, mais fait pas souffrir les autres inutilement.
Elle n’avait pas relevé les yeux, elle n’en avait pas la force. Elle piqua dans un bout de viande et le porta à sa bouche afin de se donner une contenance. Elle était en train de donner des conseils à cette fille, des conseils qui sonnaient comme des reproches qu’elle pourrait dire à sa mère Claire.
Le reste du repas se passa dans un silence relatif. Aliénor avait donné tout ce qu’elle pouvait à Debrah, la jeune Poufsouffle restait tout de même une personne peu encline à régler ce genre de problèmes. Le rythme de l’adolescence n’était pas évident pour tous les jeunes de Poudlard, certains le vivait mieux que d’autres, mais chacun se forgeait comme il le pouvait.
Fin du RP
Perdre le contrôle, Aliénor connaissait ça et elle ne s’aimait pas quand elle perdait le contrôle totalement. Elle n’aimait pas devenir cette fille sombre et en colère qui est prête à frapper et à humilier la personne en face d’elle alors qu’elle n’est pas du tout comme ça habituellement. Mais les crises de panique ? Ça, ça lui était étranger. Elle ne voyait pas ce qu’avait à faire la panique dans cette équation déjà bien complexe.
Elle resta un moment silencieux, amenant de la nourriture à sa bouche et mangeant avec précaution. Elle se laissait le temps d’analyser et de réfléchir à sa réponse. Ce n’était visiblement simple ni pour l’une ni pour l’autre. Elle avala et releva ses yeux vers le visage de la Serpentard avec une lenteur calculée afin d’essayer de voir toutes les émotions qui passaient sur le visage de sa camarade. Cela ne devait pas être très agréable pour elle t’attendre une réaction et de ne pas y avoir accès de suite. Frustrant. Mais Aliénor s’en fichait pas mal. Une fois le regard posé sur son visage elle lâcha un :
-Ok.
Sa nonchalance aurait le don pour agacer n’importe qui. C’est comme si elle était détachée de tout ce qu’il se passait autour d’elle, comme si rien n’avait d’importance. Même si dans le fond, son cerveau tournait à plein régime, elle faisait tout pour ne pas le laisser transparaitre. Certaines mimiques auraient pourtant guidé quiconque la connaissant bien à sentir son trouble. Ses sourcils légèrement froncés, ses yeux ne pouvant se poser quelque part, comme cherchant des réponses sur le visage de sa camarade, la fourchette qu’elle n’arrêtait pas de faire tourner entre ses doigts. Mais certainement que cette fille ne voyait pas tout cela.
Elle abaissa ses yeux avant de détendre ses épaules et de souffler doucement.
-Tout le monde à des problèmes, tout le monde à un passé. Si t’arrive pas à le gérer faut en parler, pas laisser les gens en souffrir autour de toi. Parce que c’est sûr que cette fille elle en a souffert et que les personnes qui t’apprécient en ont souffert aussi.
Elle avala difficilement sa salive. Sa mère avait un passé envahissant et elle avait laissé sa propre fille de côté. Aliénor avait le cœur lacérer par ses manquements et au combien elle le cachait, ça faisait juste parfois plus mal que d’autres. Elle ferma les yeux pour ne plus penser à tout le mal que la situation actuelle lui fait. Elle ne voulait pas montrer ses faiblesses, et à force de les dissimuler, elle les cachait avec plus en plus de facilités.
-Parles-en, à n’importe qui, mais fait pas souffrir les autres inutilement.
Elle n’avait pas relevé les yeux, elle n’en avait pas la force. Elle piqua dans un bout de viande et le porta à sa bouche afin de se donner une contenance. Elle était en train de donner des conseils à cette fille, des conseils qui sonnaient comme des reproches qu’elle pourrait dire à sa mère Claire.
Le reste du repas se passa dans un silence relatif. Aliénor avait donné tout ce qu’elle pouvait à Debrah, la jeune Poufsouffle restait tout de même une personne peu encline à régler ce genre de problèmes. Le rythme de l’adolescence n’était pas évident pour tous les jeunes de Poudlard, certains le vivait mieux que d’autres, mais chacun se forgeait comme il le pouvait.
Fin du RP
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel