Caliméro et la Pie Lexie

Je m'excuse sincèrement pour mon retard. :)

Le petit garçon renifla et essuya ses yeux larmoyants. Il n'aimait pas parler de ses parents, c'était pour lui un sujet tabou qu'il préférait ne pas aborder. Chaque fois que quelqu'un lui posait une question sur ses géniteurs, il sentait ses yeux s'humidifier et sa gorge s'assécher, comme s'il allait pleurer. Déjà avec sa grand-mère, Elijah ne mentionnait jamais ses parents. Sa mamie n'aimait pas en parler, elle s'énervait toujours après ses casseroles en disant "Ce ne sont pas des parents dignes ! Même pas capable d'élever correctement leur gamin ! Est-ce que je l'ai élever comme ça, moi, Sara ? Non ! Mais qu'est-ce qui lui prend d'être aussi fière, tout d'un coup ? C'est à cause de son maudit mari !" Le gamin détestait voir sa grand-mère s'énerver ainsi, alors il évitait le sujet.

De plus, il n'aimait pas parler de ses parents car ceux-ci lui manquaient cruellement. Certes, Rachel s'occupait extrêmement bien de lui, c'était une adorable mamie, très drôle et cool, mais ce n'était pas sa maman. Et, comme tous les enfants, Elijah avait besoin d'une vraie maman qui lui fasse des bisous et des câlins comme personne ne lui en avait jamais fait. Et puis le garçonnet avait l'impression depuis toujours que ses parents ne l'aimaient pas. Qu'avait-il fait pour se faire détester de ses géniteurs ainsi ? Cela attristait particulièrement Eli, qui se demandait ce que pouvait être une véritable famille, soudée et aimante.

Tu sais Elijah, même si je connais pas tes parents je suis sûr qu'ils t'aiment énormément. Ils sont juste en colère, déçu mais ils t'aiment quand même. La colère nous fait dire parfois des choses que l'on regrette ensuite. Si il t'arriverait quelque chose de grave je te garantis que tes parents viendraient rapidement et seraient très inquiets. Je dis pas ça pour les défendre, je veux juste t'expliquer la réalité des choses car je suis bien placée pour le savoir.

Le jeune Serdaigle eut un petit sourire grimaçant qui disparut bien vite de son visage triste. Lexie était gentille, et elle connaissait à peu près ce que l'on ressent lorsqu'on déçoit quelqu'un que l'on aime, mais elle ne savait rien de plus de la vie du petit garçon. Elle ne connaissait rien et, malgré tous les conseils qu'elle lui donnait, elle ne pouvait plus l'aider. Elijah la regarda dans les yeux et murmura d'une voix humide :

Ce que tu dis te... te concerne toi, mais pas moi... Mes parents sont pas comme les autres. Ils ne m'ont jamais élevé, ils ne venaient jamais me voir. J'habite chez ma grand-ère depuis que je suis tout petit. M... mes parents ont honte de moi, ils me l'ont dit. Ils ne veulent plus de moi comme fils.

Elijah sentit des larmes amères couler encore et encore sur ses joues, ne pouvant plus les contenir. Il était si triste qu'il se fichait de pleurer en public. Ça lui faisait très mal d'avouer cela.

Quand l'enfant rit dans le jardin, le vent oublie tous ses tourments. Quand l'enfant rêve au jour prochain, le temps s'arrête un court instant. Le soleil alors résonne de mille mots cachés.

Caliméro et la Pie Lexie
Il la regarda dans les yeux et lui dit que ses parents n'étaient pas comme les autres, qu'ils ne s'étaient jamais vraiment occupés de lui. Qu'il a grandit chez sa grand-mère, que ses parents avaient honte de lui, qu'ils ne le veulent plus. Ses paroles fendaient en deux le coeur de la jeune fille. Comment des parents pouvaient réagir comme ça ? Comment pouvaient-ils ne plus s'occuper de leur enfant, le confier à un autre membre de la famille, avoir honte de lui et surtout le renier ?

Elle comprenait mieux la gravité de la situation, la détresse du jeune homme et surtout l'impuissance à laquelle elle devait faire face. Elle ne pouvait l'aider et ça la démonter à l'intérieur. Elle ne pouvait se mettre à sa place tant la situation lui paraissait inhumaine. Son père même fâché contre son frère serait prêt à donner sa vie pour sauver son enfant malgré la haine.

Elle avait envie de lui dire que tout finirait quand même par s'arranger, que tout ira mieux dans le meilleur des mondes mais ce n'était pas le cas. Le voir pleurer rendait la chose encore plus difficile. Alors elle le prit  dans ses bras maladroitement comme le faisait sa mère quand elle était triste. Elle n'avait pas réfléchit à si il allait la repousser elle voulait juste que les larmes cessent.

"Je suis sûr qu'il y a un tas de gens qui aimerait avoir un fils comme toi... Ils se rendent pas compte de la chance qu'ils ont..."

[font=MV Boli]
Vive le Lextia ♥
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