Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Alice ne voyait pas son oncle dans la danse de soie et de dentelle. Elle ne le connaissait pas, ne savait rien de son physique ou de ses goûts en manière de costume, elle ne pouvait que l’imaginer. Mais elle n’y parvenait pas, Alice n’imaginait tout simplement pas son oncle, le père d’Aliosus, porter le masque d’un animal quelconque. Voir Aliosus en porter un et se prêter au jeu, c’était déjà suffisamment étrange, alors son père, celui qu’elle avait imaginé plusieurs fois… c’était impensable.
Aliosus répondit enfin. Avait-il découvert qui était Alice à présent ? C’était certain, il était vif d’esprit son cousin. Dans ses veines coulaient un sang ancien, chargé de la sagesse de leurs illustres aïeux.
Il la rejoint, se pencha vers elle, offrant sa voix à son oreille d’une délicieuse manière. Le petit ours et la petite louve allaient partir en chasse tous les deux. Et ensemble, ils allaient ramené un gibier copieux et tant désiré par Alice. Aliosus allait le trouver, car il connaissait l’animal qui cachait son père.
Le coeur d’Alice s’emballait. Enfin, elle allait mettre un visage sur cet homme qu’elle avait imaginé mille fois, elle allait entendre sa voix. Etait-elle grave, suave, douce, mélodieuse ? Un léger accent allemand glissait-il encore sur sa langue ? Alice trépignait d’impatience.
« Vous pouvez très certainement m’aider » répondit Alice à l’oreille de son cousin, l'excitation de sa voix la trahissant. « Je cherche un autre animal des forêts d’Allemagne. Je le sais grand, important… Je le sais votre père. »
Aliosus répondit enfin. Avait-il découvert qui était Alice à présent ? C’était certain, il était vif d’esprit son cousin. Dans ses veines coulaient un sang ancien, chargé de la sagesse de leurs illustres aïeux.
Il la rejoint, se pencha vers elle, offrant sa voix à son oreille d’une délicieuse manière. Le petit ours et la petite louve allaient partir en chasse tous les deux. Et ensemble, ils allaient ramené un gibier copieux et tant désiré par Alice. Aliosus allait le trouver, car il connaissait l’animal qui cachait son père.
Le coeur d’Alice s’emballait. Enfin, elle allait mettre un visage sur cet homme qu’elle avait imaginé mille fois, elle allait entendre sa voix. Etait-elle grave, suave, douce, mélodieuse ? Un léger accent allemand glissait-il encore sur sa langue ? Alice trépignait d’impatience.
« Vous pouvez très certainement m’aider » répondit Alice à l’oreille de son cousin, l'excitation de sa voix la trahissant. « Je cherche un autre animal des forêts d’Allemagne. Je le sais grand, important… Je le sais votre père. »
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Ils dansaient, ils dansaient verbalement, s'amusant à se tourner autour, se rapprocher et s'éloigner, c'était bien plus agréable à présent que chacun, sans le dire, savait qui était l'autre. C'était rare qu'il joue avec sa cousine. Ils n'avaient pas été élevés comme ça, ils n'avaient pas eu une enfance à jouer à chat perché, courir, rire, s'amuser ou se rouler dans l'herbe. Jusqu'à leur première rentrée à Poudlard, les contacts avec des enfants de leur âge avaient été si rares. Ce soir là, ils s'amusaient tous les deux, d'une manière peu commune, mais qui n'appartenait qu'à eux deux.
"Mon père... c'est qu'il s'agit d'une recherche ambitieuse !" il réalisait qu'Alice n'avait jamais rencontré Magnus, tout comme lui n'avait pas rencontré Dorian Sangblanc. Le pourrait-il un jour ? Depuis le trajet en train avec Carry Harisson il était au courant de son enfermement à Azkaban mais il n'osait pas aborder le sujet avec sa cousine. Elle avait déjà tellement souffert.
"Peut être pourrions nous le trouver en nous avançant un peu ?" cachés derrière une colonne, ils avaient peu de chance de distinguer un seul homme parmi la foule de costumes et de masques qui discutait, dansait et buvait autour d'eux. "Je vous propose d'échanger un indice pour le trouver contre disons... une danse. Qu'en pensez-vous ?" il avait un bras rangé dans son dos bien droit et offrait sa paume devant lui.
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"Mon père... c'est qu'il s'agit d'une recherche ambitieuse !" il réalisait qu'Alice n'avait jamais rencontré Magnus, tout comme lui n'avait pas rencontré Dorian Sangblanc. Le pourrait-il un jour ? Depuis le trajet en train avec Carry Harisson il était au courant de son enfermement à Azkaban mais il n'osait pas aborder le sujet avec sa cousine. Elle avait déjà tellement souffert.
"Peut être pourrions nous le trouver en nous avançant un peu ?" cachés derrière une colonne, ils avaient peu de chance de distinguer un seul homme parmi la foule de costumes et de masques qui discutait, dansait et buvait autour d'eux. "Je vous propose d'échanger un indice pour le trouver contre disons... une danse. Qu'en pensez-vous ?" il avait un bras rangé dans son dos bien droit et offrait sa paume devant lui.
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Une recherche ambitieuse, Aliosus ne croyait pas si bien dire. Magnus Nerrah n’était pas seulement un oncle, un homme mystérieux sans visage et sans. Non, Magnus Nerrah était un morceau de sa vie qu’on lui avait arraché. Il était le sang à ses veines qu’on avait forcé au silence pour quelques manœuvres dont seule sa mère avait le secret. Alice se savait demi allemande depuis bien longtemps, Renesmée Nerrah n’avait jamais tut sa nationalité, mais être une Nerrah, aujourd’hui, cela avait un autre sens. Alice était un fragment de l’Allemagne. Alice était un fragment de l’Allemagne au même titre qu’Aliosus, au même titre que Magnus Nerrah. Son oncle était devenu quelqu’un d’important aux yeux d’argent de la fillette, car il était un secret dont on lui avait caché l’existence. Ce soir, elle déchiquèterait ce secret et s’en repaîtrait.
Aliosus allait lui faire rencontrer son père, oui, il allait le faire ! De suite ! Ensemble ils allaient fendre la salle et s’exposer ensemble, bras dessus bras dessous, au nez de leurs parents qui les avaient séparés un jour. Sa mère en serait peut-être furieuse et c’était tant mieux.
Mais Aliosus ne l’amena pas voir Magnus. Non, Aliosus voulait s’amuser encore un peu, comme Alice précédemment. Sa paume présentée à la fillette, le petit ours voulait danser. Sous son masque, Alice fronçait les sourcils. Mais elle ne voulait pas jouer, elle. Elle voulait rencontrer son oncle ! Des mois qu’Alice attendait cela, et l’occasion se présentait enfin ! C’était comme si on lui arrachait des yeux un plat rempli de sucrerie. Non, c’était bien pire.
Mais son impatience était impolie, et refuser de jouer avec son cousin ce serait s’avouer incapable de réflexion. Un indice contre une danse... Aliosus était naturellement un bon danseur, Alice le savait, Alice l’avait vu danser avec Irisia l’an passé. Bien.
« Mon ami l’ours est joueur » Sa tête abaissée, Alice plia le genou en une petite révérence « D’accord, une danse contre un indice. » Et sa délicate main d’opale vint se poser sur la paume de son cousin. « Tâchez de ne pas écraser mes petites pattes, mon cher cousin aux grandes griffes. Je mords. »
Aliosus allait lui faire rencontrer son père, oui, il allait le faire ! De suite ! Ensemble ils allaient fendre la salle et s’exposer ensemble, bras dessus bras dessous, au nez de leurs parents qui les avaient séparés un jour. Sa mère en serait peut-être furieuse et c’était tant mieux.
Mais Aliosus ne l’amena pas voir Magnus. Non, Aliosus voulait s’amuser encore un peu, comme Alice précédemment. Sa paume présentée à la fillette, le petit ours voulait danser. Sous son masque, Alice fronçait les sourcils. Mais elle ne voulait pas jouer, elle. Elle voulait rencontrer son oncle ! Des mois qu’Alice attendait cela, et l’occasion se présentait enfin ! C’était comme si on lui arrachait des yeux un plat rempli de sucrerie. Non, c’était bien pire.
Mais son impatience était impolie, et refuser de jouer avec son cousin ce serait s’avouer incapable de réflexion. Un indice contre une danse... Aliosus était naturellement un bon danseur, Alice le savait, Alice l’avait vu danser avec Irisia l’an passé. Bien.
« Mon ami l’ours est joueur » Sa tête abaissée, Alice plia le genou en une petite révérence « D’accord, une danse contre un indice. » Et sa délicate main d’opale vint se poser sur la paume de son cousin. « Tâchez de ne pas écraser mes petites pattes, mon cher cousin aux grandes griffes. Je mords. »
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Diable ! Dans quoi s'était-il lancé ? Qu'est-ce qui lui avait pris ? Était-ce l'ambiance enivrante, ou plus littéralement ce fameux verre bu par erreur. A présent, après une révérence impeccable, il se retrouvait face à sa tendre cousine, son regard pénétrant à quelques centimètres du sien.
"Je suis sur que ma compagne louve peut comprendre que je ne peux pas rater cette occasion." assuma-t-il malicieusement, malgré l'appréhension.
Ça y est, elle était là, sa main dans la sienne.
"J'en prends bonne note..."
Après la première, la seconde main d'Aliosus vint se poser sur la taille de sa cousine. C'était une sensation surréaliste, elle semblait d'un coup si frêle, si fragile. Était-ce la même Alice, fière et altière qu'il admirait tant ? Comment pouvait-elle être si forte au quotidien et si fragile à la fois ? Cette question le tarauderait sûrement à l'avenir, mais l'instant était à la légèreté et à la volupté. Il mena la blanche masqué sur la piste et entreprit de faire de son mieux pour ne pas la décevoir. Il espérait que sa mère fusse trop occupée avec le jeune homme avec qui il l'avait vu quelques temps auparavant, sinon elle le remarquerait probablement et le sermonnerait pour chaque faux pas.
Alors qu'ils valsaient et tourbillonnaient, Aliosus essayait de se repérer au mieux dans la grandiose salle de bal des Lyndon.
"Vous savez, si nous venons tous les deux des forêts profondes, mon Père, votre Oncle, vient ce soir du folklore nordique..."
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"Je suis sur que ma compagne louve peut comprendre que je ne peux pas rater cette occasion." assuma-t-il malicieusement, malgré l'appréhension.
Ça y est, elle était là, sa main dans la sienne.
"J'en prends bonne note..."
Après la première, la seconde main d'Aliosus vint se poser sur la taille de sa cousine. C'était une sensation surréaliste, elle semblait d'un coup si frêle, si fragile. Était-ce la même Alice, fière et altière qu'il admirait tant ? Comment pouvait-elle être si forte au quotidien et si fragile à la fois ? Cette question le tarauderait sûrement à l'avenir, mais l'instant était à la légèreté et à la volupté. Il mena la blanche masqué sur la piste et entreprit de faire de son mieux pour ne pas la décevoir. Il espérait que sa mère fusse trop occupée avec le jeune homme avec qui il l'avait vu quelques temps auparavant, sinon elle le remarquerait probablement et le sermonnerait pour chaque faux pas.
Alors qu'ils valsaient et tourbillonnaient, Aliosus essayait de se repérer au mieux dans la grandiose salle de bal des Lyndon.
"Vous savez, si nous venons tous les deux des forêts profondes, mon Père, votre Oncle, vient ce soir du folklore nordique..."
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Danser avec son cousin, voilà quelque chose qui lui aurait plu en général. Il avait l’élégance qu’on les gentlemen, jamais Alice ne l’avait vu faire un écart lorsqu’ils étaient entourés. Tout le prédisposait à être un excellent cavalier.
Mais ce soir, Alice n’avait pas envie de danser, elle était bien trop impatiente. Elle ne voulait pas jouer à ce petit jeu que son cousin lui imposait, et cela même si Aliosus semblait en tirer une satisfaction malicieuse. Il était rare de le voir ainsi, comme les autres enfants. Ce n’était pas eux. Lorsque les autres apprenaient à jouer, à Aliosus et Alice, enfants Nerrah, on leur inculquait la bienséance et les bonnes manières, on les dressait selon un code rigoureux. Chaque faux pas se devait d’être corrigé, car le moindre écart pouvait jeter l’opprobre sur leur famille. Les enfants mal élevés et maladroits sont une source de problème au sein des grandes et belles familles, on les aime bien dressés, au port de tête droit et à la langue cachée derrière les dents. De petites statues de marbre qui peuvent se mouvoir lorsqu’on les invoque, et seulement à ce moment.
Entre les doigts d’Aliosus, Alice virevoltait, sa robe d’argent volant à chaque pas. Malgré son impatience et son antipathie pour les devinettes, la fillette se sentait bien auprès de son cousin. Ses doigts enroulés autour des siens, ses pas menés par le garçon, elle se sentait étrange. Elle était heureuse d’être auprès de lui, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute, mais il y avait autre chose. Aliosus avait le dessus, Aliosus semblait dominer. Cela n’allait pas. Qui de l’ours ou du loup se devait d’être le plus fort ?
« Du folklore nordique ? » répéta Alice avec une pointe d’agacement devant cette première devinette. « Qu’est ce que c’est ? Un corbeau ? Un cheval ? Un...un serpent des mers ? Un loup ? »
Hugin et Mugin, Sleipnir, Jörmungand et Fenrir, voilà tout ce qui lui venait. Parmi eux, il y avait forcément la réponse. Le folklore nordique ne devait tout de même pas abriter plus d’animaux importants que ceux là.
Un corbeau, ce devait être un corbeau. Ou peut-être un affreux serpent des mers.
Mais ce soir, Alice n’avait pas envie de danser, elle était bien trop impatiente. Elle ne voulait pas jouer à ce petit jeu que son cousin lui imposait, et cela même si Aliosus semblait en tirer une satisfaction malicieuse. Il était rare de le voir ainsi, comme les autres enfants. Ce n’était pas eux. Lorsque les autres apprenaient à jouer, à Aliosus et Alice, enfants Nerrah, on leur inculquait la bienséance et les bonnes manières, on les dressait selon un code rigoureux. Chaque faux pas se devait d’être corrigé, car le moindre écart pouvait jeter l’opprobre sur leur famille. Les enfants mal élevés et maladroits sont une source de problème au sein des grandes et belles familles, on les aime bien dressés, au port de tête droit et à la langue cachée derrière les dents. De petites statues de marbre qui peuvent se mouvoir lorsqu’on les invoque, et seulement à ce moment.
Entre les doigts d’Aliosus, Alice virevoltait, sa robe d’argent volant à chaque pas. Malgré son impatience et son antipathie pour les devinettes, la fillette se sentait bien auprès de son cousin. Ses doigts enroulés autour des siens, ses pas menés par le garçon, elle se sentait étrange. Elle était heureuse d’être auprès de lui, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute, mais il y avait autre chose. Aliosus avait le dessus, Aliosus semblait dominer. Cela n’allait pas. Qui de l’ours ou du loup se devait d’être le plus fort ?
« Du folklore nordique ? » répéta Alice avec une pointe d’agacement devant cette première devinette. « Qu’est ce que c’est ? Un corbeau ? Un cheval ? Un...un serpent des mers ? Un loup ? »
Hugin et Mugin, Sleipnir, Jörmungand et Fenrir, voilà tout ce qui lui venait. Parmi eux, il y avait forcément la réponse. Le folklore nordique ne devait tout de même pas abriter plus d’animaux importants que ceux là.
Un corbeau, ce devait être un corbeau. Ou peut-être un affreux serpent des mers.
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Alice possédait beaucoup de cordes à son arc : un visage doux, bien dessiné, fort joli et impassible la plupart du temps, un intellect remarquable et vif, un sens de la formule qui faisait mouche à tous les coups, une allure magnifique, de la culture, de l'orgueil, un talent certain pour la danse comme Aliosus pouvait s'en rendre compte en cet instant, beaucoup de qualités donc mais...
La patience, par Merlin, sa douce cousine n'avait pas un gramme de patience. Lorsqu'elle ne menait pas la danse, au propre comme au figuré, elle s'agaçait vite et avait toutes les difficultés du monde à conserver son masque de bienséance. Aliosus le savait parce qu'ils s'accordaient l'un et l'autre le luxe de baisser la garde lorsqu'ils étaient ensemble. Une petite bouffé d'air frais dans le confinement de leur existence faite de hautes exigences. Et en cet instant, alors qu'il continuait de tourbillonner au milieu des convives, le jeune garçon devinait au timbre légèrement agacé de sa voix et à de légères crispations de ses muscles, qu'elle déployait ses efforts pour être polie avec lui.
Lui souriait, sans honte, derrière son masque d'ours. Oh elle devait bien s'en rendre compte par son regard, cela l'exaspérait sans doute encore plus. C'était amusant, pour une fois, d'être celui qui la surprenait. Elle lui avait fait la plus belle des surprise, s'il voulait lui rendre la pareille, il devait prendre les choses en main et dominer les velléités de sa partenaire. L'ours devait contraindre la louve.
"Cousine, vous touchez presque au but, devrais-je vous faire danser encore un peu pour vous laisser le temps de deviner ? Voulez-vous plus d'indices ?" il savait qu'il jouait avec le feu. A vrai dire, il ne se serait jamais permis d'être aussi impertinent en temps normal, même ici, même derrière un masque. S'il était allé aussi loin c'est simplement qu'il maîtrisait son agenda.
La musique allait prendre fin, Aliosus mit son plan à exécution : un pas de côté pour déséquilibrer sa partenaire, puis un demi tour. Ils tournaient à présent le dos à la piste au lieu d'être dirigés vers son intérieur. Devant eux, un grand convive terminait une discussion, une coupe à la main et l'autre sur l'épaule d'un gros rhinocéros. L"homme à la coupe fit face au couple de jeunes danseurs.
"Aliosus, quelle magnifique louve avez-vous trouvé là ?" questionna Magnus Nerrah, les tentacules de son masque de Kraken s’agitant lentement.
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La patience, par Merlin, sa douce cousine n'avait pas un gramme de patience. Lorsqu'elle ne menait pas la danse, au propre comme au figuré, elle s'agaçait vite et avait toutes les difficultés du monde à conserver son masque de bienséance. Aliosus le savait parce qu'ils s'accordaient l'un et l'autre le luxe de baisser la garde lorsqu'ils étaient ensemble. Une petite bouffé d'air frais dans le confinement de leur existence faite de hautes exigences. Et en cet instant, alors qu'il continuait de tourbillonner au milieu des convives, le jeune garçon devinait au timbre légèrement agacé de sa voix et à de légères crispations de ses muscles, qu'elle déployait ses efforts pour être polie avec lui.
Lui souriait, sans honte, derrière son masque d'ours. Oh elle devait bien s'en rendre compte par son regard, cela l'exaspérait sans doute encore plus. C'était amusant, pour une fois, d'être celui qui la surprenait. Elle lui avait fait la plus belle des surprise, s'il voulait lui rendre la pareille, il devait prendre les choses en main et dominer les velléités de sa partenaire. L'ours devait contraindre la louve.
"Cousine, vous touchez presque au but, devrais-je vous faire danser encore un peu pour vous laisser le temps de deviner ? Voulez-vous plus d'indices ?" il savait qu'il jouait avec le feu. A vrai dire, il ne se serait jamais permis d'être aussi impertinent en temps normal, même ici, même derrière un masque. S'il était allé aussi loin c'est simplement qu'il maîtrisait son agenda.
La musique allait prendre fin, Aliosus mit son plan à exécution : un pas de côté pour déséquilibrer sa partenaire, puis un demi tour. Ils tournaient à présent le dos à la piste au lieu d'être dirigés vers son intérieur. Devant eux, un grand convive terminait une discussion, une coupe à la main et l'autre sur l'épaule d'un gros rhinocéros. L"homme à la coupe fit face au couple de jeunes danseurs.
"Aliosus, quelle magnifique louve avez-vous trouvé là ?" questionna Magnus Nerrah, les tentacules de son masque de Kraken s’agitant lentement.
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Alice mourrait un peu plus à chaque pas de danse, l’impatience la dévorait toute entière. Aliosus semblait se délecter de ce spectacle, le coquin. Il mériterait de voir ses orteils écrasés sous le talon de sa chaussure, mais Alice ne pouvait se résoudre à blesser son cousin quand bien même il le méritait.
Aliosus s’amusait de la situation, Alice en aurait mis sa main à couper. Cette façon qu’il avait de la regarder… oh, quel voyou ! Alice enrageait. Il savait, il savait dans quel état se trouvait sa pauvre cousine ! Pourquoi diable faisait-il duré cette torture ?
Aliosus jouait avec elle comme un chat avec une souris. D’un coup de patte, il la faisait valser d’un côté, et d’un autre il la ramenait. Ses crocs exposés, il montrait à la souris toute sa puissance, tout son contrôle. Petit à petit, l’ours grignotait la petite louve.
Alice, qui s’était retint de montrer les dents à son cousin depuis trop longtemps, était à présent à deux doigts de lui dire sa façon de penser. Mais la danse l’en empêcha brutalement. Ces pas de danses là, ils n’étaient pas prévu ! Le corps d’Alice parti d’un côté, puis tourna sur lui même et bien vite, ce n’est plus les danseurs qui s’épanouissaient sous ses yeux mais d’autres convives bien moins mouvant. Les dernières notes de la chanson s’évanouirent alors qu’une voix s’éleva à ses oreilles troublées.
Son coeur rata un battement alors que sa gueule de louve se levait lentement sur celui qu’elle savait être l’homme attendu depuis des mois. Le temps semblait s’être arrêté autour d’eux, c’était comme si il n’y avait plus que Magnus Nerrah et Alice. L’oncle, et la nièce, séparés depuis toujours, rassemblés pour une seule soirée.
Le Kraken, voilà l’animal qu’Alice devait deviné. Jamais elle n’y serait parvenu, mais peu importait à présent : elle l’avait trouvé.
Elle l’avait trouvé, mais Alice était incapable de prononcer le moindre mot. Elle aurait aimé se préparer pour cette rencontre, mais le petit jeu d’Aliosus avait rendu cela impossible. La voilà à présent bête et muette devant son oncle.
« Mon oncle … »
C’était un soupir, un soulagement, quelque chose enfoui au fin fond du coeur d’Alice depuis des mois. Elle avait imaginé cette rencontre depuis si longtemps, la voir se réaliser était brutal. Un sourire, immense, illuminait le visage de l’enfant, chassant l’inconfort, chassant la bienséance qu’on lui imposait.
Aliosus s’amusait de la situation, Alice en aurait mis sa main à couper. Cette façon qu’il avait de la regarder… oh, quel voyou ! Alice enrageait. Il savait, il savait dans quel état se trouvait sa pauvre cousine ! Pourquoi diable faisait-il duré cette torture ?
Aliosus jouait avec elle comme un chat avec une souris. D’un coup de patte, il la faisait valser d’un côté, et d’un autre il la ramenait. Ses crocs exposés, il montrait à la souris toute sa puissance, tout son contrôle. Petit à petit, l’ours grignotait la petite louve.
Alice, qui s’était retint de montrer les dents à son cousin depuis trop longtemps, était à présent à deux doigts de lui dire sa façon de penser. Mais la danse l’en empêcha brutalement. Ces pas de danses là, ils n’étaient pas prévu ! Le corps d’Alice parti d’un côté, puis tourna sur lui même et bien vite, ce n’est plus les danseurs qui s’épanouissaient sous ses yeux mais d’autres convives bien moins mouvant. Les dernières notes de la chanson s’évanouirent alors qu’une voix s’éleva à ses oreilles troublées.
Son coeur rata un battement alors que sa gueule de louve se levait lentement sur celui qu’elle savait être l’homme attendu depuis des mois. Le temps semblait s’être arrêté autour d’eux, c’était comme si il n’y avait plus que Magnus Nerrah et Alice. L’oncle, et la nièce, séparés depuis toujours, rassemblés pour une seule soirée.
Le Kraken, voilà l’animal qu’Alice devait deviné. Jamais elle n’y serait parvenu, mais peu importait à présent : elle l’avait trouvé.
Elle l’avait trouvé, mais Alice était incapable de prononcer le moindre mot. Elle aurait aimé se préparer pour cette rencontre, mais le petit jeu d’Aliosus avait rendu cela impossible. La voilà à présent bête et muette devant son oncle.
« Mon oncle … »
C’était un soupir, un soulagement, quelque chose enfoui au fin fond du coeur d’Alice depuis des mois. Elle avait imaginé cette rencontre depuis si longtemps, la voir se réaliser était brutal. Un sourire, immense, illuminait le visage de l’enfant, chassant l’inconfort, chassant la bienséance qu’on lui imposait.
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Douze ans, presque jour pour jour s'étaient écoulés depuis que Magnus Nerrah avait appris la naissance de sa nièce Alice. Douze année à se demander qui elle était, de quels yeux elle avait hérité, si elle se tenait comme sa mère, fière et droite, ou si elle était plus féline comme son père, ou un mélange des deux. Douze ans à se demander quel genre de jeune fille elle était devenue. Depuis l'entrée à Poudlard de son fils, il avait espéré des nouvelles sans pouvoir les demander. Jusqu'à ce jour d'hiver où sous un trait encore hésitant d'écriture d'enfant, Aliosus lui avait fait part de sa rencontre avec une camarade des plus distinguée lors d'un match de Quidditch. Magnus possédait encore cette lettre bien sûr. Elle avait été tout ce qu'il avait espéré depuis si longtemps.
Les raisons de ce mensonge par omission lui semblaient à présent si lointaines, si superficielles. Jamais les enfants ne devraient payer le prix des affaires des adultes. Au son des violons mélancoliques qui berçaient la salle de bal, il se rendait soudain compte qu'en plus d'avoir privé Aliosus d'un cousine de sang, lui même d'une nièce qu'il aurait voulu aimer et chérir, il avait aussi privé Alice d'un oncle. C'était profondément injuste. Pour tout le monde, pour Thomas et Jacob, pour Willow, pour tous. Que faire après douze ans ? Que dire à une enfant qu'il n'avait pas laissé entrer dans sa vie simplement pour éviter les quelques cris de sa mère ? Mille fois il avait imaginé ce moment, jamais il ne s'était dit qu'il aurait les bons mots.
Vergib mir ?
Aliosus sous son masque avait l'air ravi de son effet, son père était fier de lui. Au cours de ces derniers mois son fils avait mûri, et curieusement, il était également enfin devenu un enfant. Capable de s'amuser, de rire, d'avoir des amis et de les aimer. A son bras, Alice. Le moment fatidique. Magnus rendait grâce à son masque de dissimuler son rictus ému, son menton tremblant l'espace de quelques secondes.
"Aliosus, quelle magnifique louve avez-vous trouvé là ?" il n'avait pas encore le courage de s'adresser à elle, pas encore, juste quelques secondes pour se préparer.
« Mon oncle … »
Sa gorge se serra. Elle était belle cette voix timide et surprise. La voix de sa nièce. Enfin.
Il se pencha vers elle et mis son regard au niveau de ses yeux nacrés. C'était une Sangblanc, une merveilleuse pierre précieuse. Soulevant son masque pour dévoiler son visage, il lui adressa la seule expression dont il était capable, un large et franc sourire qui menaçait à chaque instant de se changer en un éclat de rire de bonheur.
"Bonsoir Alice. Je suis ravi de te rencontrer enfin." dit-il en s'appliquant autant que possible sur son français hélas un peu rouillé.
Plus loin dans la salle, Willow, délicieusement engagée dans une nouvelle danse avec sa panthère audacieuse ressenti un frisson lui déchirer merveilleusement l'échine. Quelque chose se passait ce soir, comme elle l'avait pressentie.
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Il était là, enfin. En chaire et en os, tout drapé d’argent. Magnus Nerrah. Elle le regardait avec des yeux émerveillés, comme si sous ses yeux se dessinait un être chimérique.
Le corps élancé de son oncle se pencha vers Alice qui peinait a trouver les mots qu’elle aurait aimé lui dire. Il l’a regardait de ses yeux clairs, vraisemblablement les mêmes que ceux de sa grande sœur. Mais dans ces yeux là il n’y avait nulle trace de mépris, pas le moindre soupçon de répugnance. Il était sincère, peut-être même heureux ?
Lorsqu’il releva son masque, Alice pu enfin contempler ce visage qu’elle avait tant imaginé dans ses rêves. Son oncle lui souriait merveilleusement, cela faisait bien longtemps qu’Alice n’avait pas vu autant de joie aux lèvres de quelqu’un. La fillette en était émue, jamais elle n’aurait pensé que sa simple présence puisse soutirer un tel sourire à l’homme qu’était le père d’Aliosus.
Oncle Magnus - qu’il était grisant de pouvoir enfin le nommer ainsi - s’essaya au français pour saluer Alice. La jeune fille ne put retenir un petit rire amusé et ému en le voyant ainsi faire preuve d’une jolie politesse. Elle aimait entendre parler français, les consonances de cette langue lui rappelait le manoir de grand-père, les cavalcades des hippogriffes dans les bois et l’odeur du thé à la rose de tante Élise. Il n’était pas parfait, ce français là, mais il toucha Alice en plein cœur.
A son tour, l’enfant souleva son masque pour offrir son visage à la vue de son oncle. Elle souriait, tant que ses pommettes s’arrondissaient sous ses yeux d’argent. Au diable la bienséance qui exigeait moins de sincérité, tante Élise n’était pas ici pour la semoncer.
« Je suis si heureuse de vous rencontrer. Vous ... »
La fillette observait chacun des traits du visage délicat de son oncle, comme si à chaque instant on pouvait lui retirer. Il y avait tant de ressemblance avec sa mère, et avec Aliosus également. Était-ce cela, le patrimoine Nerrah ?
Un nouveau sourire fleurit aux lèvres d’Alice, son regard revenant à celui de son oncle.
« C’est étrange ... vous ... C’est comme si vous m’aviez manqué alors que nous ne nous sommes jamais rencontré avant aujourd’hui.»
L’enfant ne ressentait pas de gêne à se dévoiler aussi crument ses états d’âme. C’était son oncle, il n’y avait pas de honte à avoir. Son masque pincé entre ses doigts, relevé sur son front pour s’exposer à son oncle, Alice était simplement heureuse. Cela n’était pas arrivé depuis bien longtemps.
Le corps élancé de son oncle se pencha vers Alice qui peinait a trouver les mots qu’elle aurait aimé lui dire. Il l’a regardait de ses yeux clairs, vraisemblablement les mêmes que ceux de sa grande sœur. Mais dans ces yeux là il n’y avait nulle trace de mépris, pas le moindre soupçon de répugnance. Il était sincère, peut-être même heureux ?
Lorsqu’il releva son masque, Alice pu enfin contempler ce visage qu’elle avait tant imaginé dans ses rêves. Son oncle lui souriait merveilleusement, cela faisait bien longtemps qu’Alice n’avait pas vu autant de joie aux lèvres de quelqu’un. La fillette en était émue, jamais elle n’aurait pensé que sa simple présence puisse soutirer un tel sourire à l’homme qu’était le père d’Aliosus.
Oncle Magnus - qu’il était grisant de pouvoir enfin le nommer ainsi - s’essaya au français pour saluer Alice. La jeune fille ne put retenir un petit rire amusé et ému en le voyant ainsi faire preuve d’une jolie politesse. Elle aimait entendre parler français, les consonances de cette langue lui rappelait le manoir de grand-père, les cavalcades des hippogriffes dans les bois et l’odeur du thé à la rose de tante Élise. Il n’était pas parfait, ce français là, mais il toucha Alice en plein cœur.
A son tour, l’enfant souleva son masque pour offrir son visage à la vue de son oncle. Elle souriait, tant que ses pommettes s’arrondissaient sous ses yeux d’argent. Au diable la bienséance qui exigeait moins de sincérité, tante Élise n’était pas ici pour la semoncer.
« Je suis si heureuse de vous rencontrer. Vous ... »
La fillette observait chacun des traits du visage délicat de son oncle, comme si à chaque instant on pouvait lui retirer. Il y avait tant de ressemblance avec sa mère, et avec Aliosus également. Était-ce cela, le patrimoine Nerrah ?
Un nouveau sourire fleurit aux lèvres d’Alice, son regard revenant à celui de son oncle.
« C’est étrange ... vous ... C’est comme si vous m’aviez manqué alors que nous ne nous sommes jamais rencontré avant aujourd’hui.»
L’enfant ne ressentait pas de gêne à se dévoiler aussi crument ses états d’âme. C’était son oncle, il n’y avait pas de honte à avoir. Son masque pincé entre ses doigts, relevé sur son front pour s’exposer à son oncle, Alice était simplement heureuse. Cela n’était pas arrivé depuis bien longtemps.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
C'était un moment bien supérieur à tout ce que Magnus avait pu espérer. Sa nièce semblait être aussi radieuse que lui. Elle dévoila un visage fin, arrondi par le sourire d'une enfant, et un regard éclatant. Ce qu'elle pouvait ressembler à Renesmée, sans la dureté et sans l’amertume. Elle lui parla avec un cœur franc, et Magnus se réjouit de ne pas être en face d'une marionnette froide et raide. Il y avait une vie bouillonnante sous cette peau de porcelaine.
"Ma chère épouse, Willow, se plairait à dire que c'est normal, que nous nous connaissons déjà sans nous être jamais vu car nous partageons le même sang. Elle a probablement raison, elle connaît bien les choses de la magie ancienne. Moi, je vais me contenter de profiter cet instant. Et puis je vous connais... Un de vos camarades de classe m'a énormément parlé de vous. Il avait du abandonner le français pour exprimer sa pensée, mais il avait pu voir que cela lui avait fait plaisir. Je crains hélas que l'endroit ne soit pas idéal pour rattraper le temps perdu, tant de monde s'attends à ce que nous soyons irréprochables, vous connaissez cela." Il lui adressa un clin d'oeil complice et remis son masque en place. J'ai malheureusement peu de temps à vous accorder, si vous saviez comme je le regrette. Toutefois... Il lui offrit une main et se tourna vers son fils. Aliosus, me prêterez-vous votre cousine pour un instant ? Miss Sangblanc, m'accorderez-vous une danse ?"
Aliosus bafouilla un "Hahum oui bien sûr" pris au dépourvu. Il avait suivi la rencontre sans en ressentir l'importance qu'elle revêtait pour sa cousine et son père. En réalité, il en voulait à ce dernier de se montrer si affable. Douze ans de mensonge, une beuglante terrible, et là plus rien ? Comme si tout allait bien. C'était sa cousine.
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"Ma chère épouse, Willow, se plairait à dire que c'est normal, que nous nous connaissons déjà sans nous être jamais vu car nous partageons le même sang. Elle a probablement raison, elle connaît bien les choses de la magie ancienne. Moi, je vais me contenter de profiter cet instant. Et puis je vous connais... Un de vos camarades de classe m'a énormément parlé de vous. Il avait du abandonner le français pour exprimer sa pensée, mais il avait pu voir que cela lui avait fait plaisir. Je crains hélas que l'endroit ne soit pas idéal pour rattraper le temps perdu, tant de monde s'attends à ce que nous soyons irréprochables, vous connaissez cela." Il lui adressa un clin d'oeil complice et remis son masque en place. J'ai malheureusement peu de temps à vous accorder, si vous saviez comme je le regrette. Toutefois... Il lui offrit une main et se tourna vers son fils. Aliosus, me prêterez-vous votre cousine pour un instant ? Miss Sangblanc, m'accorderez-vous une danse ?"
Aliosus bafouilla un "Hahum oui bien sûr" pris au dépourvu. Il avait suivi la rencontre sans en ressentir l'importance qu'elle revêtait pour sa cousine et son père. En réalité, il en voulait à ce dernier de se montrer si affable. Douze ans de mensonge, une beuglante terrible, et là plus rien ? Comme si tout allait bien. C'était sa cousine.
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