Encrtobre
Snow.
La chouette de Magnus Nerrah était une fière chouette épervière, Surnia ulula, ou Sperbereule en Allemand. Cette espèce convenait particulièrement au portage de messages en Allemagne car elle ne craint pas les bourrasques et les tempêtes de neiges du climat continental, et l'habitude avait été gardée par Magnus lorsqu'il était arrivé en Irlande. Aliosus aimait son vol précis, plutôt bas, et le contraste de ses plûmes blanche et brun sombre.
Déotéria avait un très mauvais caractère, surtout envers les autres oiseaux. C'est de ce caractère extrême qu'elle avait tiré ce nom, car elle avait été nommée tout d'abord Faileube, du nom d'une reine Mérovingienne du sixième siècle. Et puis, elle avait eu une portée, de trois petits. Deux étaient morts rapidement, poussés en dehors du nid par le troisième et dernier. Au fur et à mesure de sa croissance, il s'était avéré qu'elle était une femelle, une magnifique femelle qui fut baptisée Schnee.
Lorsque Schnee atteint l'âge adulte, elle était resplendissante, un exemple parfait de la noblesse son espèce, resplendissante, plus blanche que sa mère et au caractère facile et sociable. Magnus décida alors de l'utiliser comme porteuse de missives. Il lui fit faire un test simple, apporter une simple lettre à une famille de noble lignage à quelques dizaines de kilomètres. Lorsqu'elle revint, Faileube se jeta sur elle et la mise en pièces en quelques instants. Aliosus s'en souvenait très bien, il y avait eu des plumes et du sang partout dans la salle à manger.
Schnee assassinée, Magnus avait décidé de renommer Faileube, d'un autre nom de reine franque : Déotéria.
Femme de Thiodoberkht, grand roi mérovingien, vers l'an 535, elle était alors la veuve d'un seigneur franc avec lequel elle avait eu une fille nommée Adia. Mais les années passant, Adia s'avéra être une jeune fille d'une beauté frappante et Déotéria commença à nourrir du ressentiment. Cette jalousie laissa place à la folie. En effet, elle considéra sa fille Adia comme une rivale auprès de son mari, Déotéria décidé de l'assassiner : elle l'a fit monter dans un chariot tiré par des boeufs, et lorsque le chariot fut arrivé sur un pont qui passait au dessus de la Meuse, la reine agita les animaux et provoqua la chute du chariot dans la rivière dans laquelle Adia se noya.
Le scandale fut tel que le roi répudia la reine infanticide, et dès lors on perdit toute trace de Déotéria.
Magnus, se souvenant de cette histoire, avait trouvé que ce nom était très approprié pour cette chouette et ainsi elle changea de nom, sans opposer de réticence.
Ce jour là, Aliosus dessina donc Déotéria, sous la neige tombante.
RP garantis 0% IA et 100% humain
La chouette de Magnus Nerrah était une fière chouette épervière, Surnia ulula, ou Sperbereule en Allemand. Cette espèce convenait particulièrement au portage de messages en Allemagne car elle ne craint pas les bourrasques et les tempêtes de neiges du climat continental, et l'habitude avait été gardée par Magnus lorsqu'il était arrivé en Irlande. Aliosus aimait son vol précis, plutôt bas, et le contraste de ses plûmes blanche et brun sombre.
Déotéria avait un très mauvais caractère, surtout envers les autres oiseaux. C'est de ce caractère extrême qu'elle avait tiré ce nom, car elle avait été nommée tout d'abord Faileube, du nom d'une reine Mérovingienne du sixième siècle. Et puis, elle avait eu une portée, de trois petits. Deux étaient morts rapidement, poussés en dehors du nid par le troisième et dernier. Au fur et à mesure de sa croissance, il s'était avéré qu'elle était une femelle, une magnifique femelle qui fut baptisée Schnee.
Lorsque Schnee atteint l'âge adulte, elle était resplendissante, un exemple parfait de la noblesse son espèce, resplendissante, plus blanche que sa mère et au caractère facile et sociable. Magnus décida alors de l'utiliser comme porteuse de missives. Il lui fit faire un test simple, apporter une simple lettre à une famille de noble lignage à quelques dizaines de kilomètres. Lorsqu'elle revint, Faileube se jeta sur elle et la mise en pièces en quelques instants. Aliosus s'en souvenait très bien, il y avait eu des plumes et du sang partout dans la salle à manger.
Schnee assassinée, Magnus avait décidé de renommer Faileube, d'un autre nom de reine franque : Déotéria.
Femme de Thiodoberkht, grand roi mérovingien, vers l'an 535, elle était alors la veuve d'un seigneur franc avec lequel elle avait eu une fille nommée Adia. Mais les années passant, Adia s'avéra être une jeune fille d'une beauté frappante et Déotéria commença à nourrir du ressentiment. Cette jalousie laissa place à la folie. En effet, elle considéra sa fille Adia comme une rivale auprès de son mari, Déotéria décidé de l'assassiner : elle l'a fit monter dans un chariot tiré par des boeufs, et lorsque le chariot fut arrivé sur un pont qui passait au dessus de la Meuse, la reine agita les animaux et provoqua la chute du chariot dans la rivière dans laquelle Adia se noya.
Le scandale fut tel que le roi répudia la reine infanticide, et dès lors on perdit toute trace de Déotéria.
Magnus, se souvenant de cette histoire, avait trouvé que ce nom était très approprié pour cette chouette et ainsi elle changea de nom, sans opposer de réticence.
Ce jour là, Aliosus dessina donc Déotéria, sous la neige tombante.
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Dragon
Silhouette immense et pourtant si discrète. Terrifiante et en même temps, elle paraissait dans son élément, comme si c'était les autres qui n'auraient pas du être ici. Traversant la foule sans que personne n'ait l'air de lui prêter attention.
L'impression que lui avait provoqué cet être au masque curieusement draconique, tout en étant, d'une certaine manière, très humain, mettait Aliosus encore très mal à l'aise plusieurs mois plus tard.
C'était à la soirée des Lyndon qu'il l'avait vu. Tout n'y était que luxe et extravagance, raffinement et goût, blanc et nacre. Et puis il y avait eu... lui.
Là où les masques des autres invités figuraient des animaux, magiques ou nom, et facilement reconnaissables, celui la était plus ambigu. Plus organique aussi. C'était probablement un masque enchanté, et c'était sûrement la raison qui faisait que contrairement aux autres invités, on ne distinguait pas les yeux de la personne. Seulement deux trous béants.
Là où les tenues des invités rivalisaient de somptuosité, de délicatesse, mettant en valeur la fine taille, la gorge voluptueuse ou le torse puissant de son porteur, la silhouette ne portait qu'une simple robe en tissus épais comme une robe de sorcier du moyen âge.
Là nuit passée, tout cela lui était revenu en mémoire. Comment avait il pu oublier une telle vision ? L'avait-il seulement vu ? Ou bien était-ce un faux souvenir ? Pendant qu'il dessinait fievreusement cette vision, il se dit qu'il fallait qu'il en parlât à Alice, pour être sûr de l'existence de ce... Dragon.
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Silhouette immense et pourtant si discrète. Terrifiante et en même temps, elle paraissait dans son élément, comme si c'était les autres qui n'auraient pas du être ici. Traversant la foule sans que personne n'ait l'air de lui prêter attention.
L'impression que lui avait provoqué cet être au masque curieusement draconique, tout en étant, d'une certaine manière, très humain, mettait Aliosus encore très mal à l'aise plusieurs mois plus tard.
C'était à la soirée des Lyndon qu'il l'avait vu. Tout n'y était que luxe et extravagance, raffinement et goût, blanc et nacre. Et puis il y avait eu... lui.
Là où les masques des autres invités figuraient des animaux, magiques ou nom, et facilement reconnaissables, celui la était plus ambigu. Plus organique aussi. C'était probablement un masque enchanté, et c'était sûrement la raison qui faisait que contrairement aux autres invités, on ne distinguait pas les yeux de la personne. Seulement deux trous béants.
Là où les tenues des invités rivalisaient de somptuosité, de délicatesse, mettant en valeur la fine taille, la gorge voluptueuse ou le torse puissant de son porteur, la silhouette ne portait qu'une simple robe en tissus épais comme une robe de sorcier du moyen âge.
Là nuit passée, tout cela lui était revenu en mémoire. Comment avait il pu oublier une telle vision ? L'avait-il seulement vu ? Ou bien était-ce un faux souvenir ? Pendant qu'il dessinait fievreusement cette vision, il se dit qu'il fallait qu'il en parlât à Alice, pour être sûr de l'existence de ce... Dragon.
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Ash.
Aujourd'hui, scène étrange aux alentours de cinq heure du matin. Se levant anormalement tôt suite à un cauchemar induit par le dessin de la veille, Aliosus s'était décidé, après deux tentatives de se rendormir qui s'étaient soldées chacune par un échec, à descendre dans la salle commune pour s'occuper un peu. Il aurait, certes, pu rester à contempler le plafond transparent, peut être que le ballet des créatures aquatiques du Lac Noir l'aurait suffisamment hypnotisé pour qu'il tombe de nouveau dans un sommeil dont il aurait eu grand besoin (le devoir de potion qu'il avait à rendre pour la semaine suivante lui pillait régulièrement son temps de repos), mais il ne se sentait pas la force mentale, en cette mâtinée, d'imaginer ce volume d'eau juste au dessus de lui.
Aussi, il dépassa les murs en marbres, à peine recouvert d'une légère épaisseur de mousse, de sa chambre et descendit les cinquante trois marches (il les avait comptées la première fois qu'il les avait gravies, plus d'un an auparavant) et s'arrêta à la cinquante deuxième, alors qu'il apercevait une silhouette près de la cheminée.
La cheminée de la salle commune était massive et haute, comme Aliosus imaginait qu'elles fussent toutes dans les autres salles communes des maisons rivales. Son manteau représentait de longues traînées d'algues qui entouraient une sirène qui changeait régulièrement de position sans pourtant qu'aucun élève ne puisse se vanter de l'avoir vu bouger de ses yeux. Au dessus, une grande représentation du calmar géant semblait veiller sur les élèves.
La forme humanoïde plantée devant l'âtre était un elfe de maison. Rabougri, mais pas plus que la moyenne de cette espèce. Il était vêtu selon son goût propre, comme il était de coutume à présent, et celui-ci avait choisit de porter une sorte de tshirt mal coupé orné d'un grand "P" dans le dos, et d'un kilt, ou bien une jupe écossaise, Aliosus n'aurait su le dire.
A peine l'élève avait-il eu le temps de le détailler que l'elfe claqua les doigts de manière sonore, et alors toute les cendres, la suite et les restes des feux s'envolèrent magiquement dans un tourbillon qui les arracha à la pierre pour l'extraire de la cheminée et s'envoler vers l'extérieur par le conduit principal. Une fois qu'il eut vérifié que l'âtre était de nouveau propre comme au premier jour, un nouveau claquement retentit aux esgourdes du jeune Serpentard et un battement de cils plus tard, l'elfe n'était plus.
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Aujourd'hui, scène étrange aux alentours de cinq heure du matin. Se levant anormalement tôt suite à un cauchemar induit par le dessin de la veille, Aliosus s'était décidé, après deux tentatives de se rendormir qui s'étaient soldées chacune par un échec, à descendre dans la salle commune pour s'occuper un peu. Il aurait, certes, pu rester à contempler le plafond transparent, peut être que le ballet des créatures aquatiques du Lac Noir l'aurait suffisamment hypnotisé pour qu'il tombe de nouveau dans un sommeil dont il aurait eu grand besoin (le devoir de potion qu'il avait à rendre pour la semaine suivante lui pillait régulièrement son temps de repos), mais il ne se sentait pas la force mentale, en cette mâtinée, d'imaginer ce volume d'eau juste au dessus de lui.
Aussi, il dépassa les murs en marbres, à peine recouvert d'une légère épaisseur de mousse, de sa chambre et descendit les cinquante trois marches (il les avait comptées la première fois qu'il les avait gravies, plus d'un an auparavant) et s'arrêta à la cinquante deuxième, alors qu'il apercevait une silhouette près de la cheminée.
La cheminée de la salle commune était massive et haute, comme Aliosus imaginait qu'elles fussent toutes dans les autres salles communes des maisons rivales. Son manteau représentait de longues traînées d'algues qui entouraient une sirène qui changeait régulièrement de position sans pourtant qu'aucun élève ne puisse se vanter de l'avoir vu bouger de ses yeux. Au dessus, une grande représentation du calmar géant semblait veiller sur les élèves.
La forme humanoïde plantée devant l'âtre était un elfe de maison. Rabougri, mais pas plus que la moyenne de cette espèce. Il était vêtu selon son goût propre, comme il était de coutume à présent, et celui-ci avait choisit de porter une sorte de tshirt mal coupé orné d'un grand "P" dans le dos, et d'un kilt, ou bien une jupe écossaise, Aliosus n'aurait su le dire.
A peine l'élève avait-il eu le temps de le détailler que l'elfe claqua les doigts de manière sonore, et alors toute les cendres, la suite et les restes des feux s'envolèrent magiquement dans un tourbillon qui les arracha à la pierre pour l'extraire de la cheminée et s'envoler vers l'extérieur par le conduit principal. Une fois qu'il eut vérifié que l'âtre était de nouveau propre comme au premier jour, un nouveau claquement retentit aux esgourdes du jeune Serpentard et un battement de cils plus tard, l'elfe n'était plus.
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Overgrown
Il avait repris ses balades en solitaire dans le parc, même s'il n'en profitait plus pour faire le plein de pucerons, sa guérilla était achevée. La vue était belle, l'eau cerclant le château donnait un air irréel au paysage. Il explorait ce qu'il restait à explorer, et ce jour là il se balada du côté des serres. La Botanique était une belle matière, quelque chose de sensible, avec de la pratique, et cela plaisait au jeune garçon. Miss Bergsturm était assez impressionnante comme personnage, mais le plus important restait le contact avec du vivant, du vivant qui pouvait gravement vous mutiler, mais du vivant quand même.
Resserrant son manteau, il s'éloigna vers une zone dans laquelle les élèves, en tout cas de ce qu'il en savait, n'allaient pas. C'était une sorte de petit parc, fait de bosquets peu entretenus qui dissimulaient quelques espaces, tantôt un dallage, tantôt un kiosque. Justement, Aliosus s’apprêtait à dessiner le petit édifice dont il appréciait les lignes, quand il se ravisa. Il commençait à se faire tard et s'il dessinait maintenant, il n'aurait pas le temps de finir l'explorer les environs.
Bien lui en prit, il découvrit avec un grand plaisir un petit édifice derrière une rangé de pins sombres. C'était une serre abandonnée. Modeste, petite même, mais avec une sorte de tour vitrée en son centre qui dépassait d'un bon mètre du reste de la structure. Les carreaux n'étaient plus vraiment translucides, l'abandon avait laissé l'opportunité à la saleté de s'incruster et à la mousse de se développer. Mais le plus intéressant était d'observer les plantes s'extraire du cocon de verre, brisant les vitres et s'aventurant au dehors. C'était une révolte violente, mais lente, centimètre par centimètre, qui avait abouti au spectacle que contemplait Aliosus.
C'est ça, qu'il allait dessiner.
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Il avait repris ses balades en solitaire dans le parc, même s'il n'en profitait plus pour faire le plein de pucerons, sa guérilla était achevée. La vue était belle, l'eau cerclant le château donnait un air irréel au paysage. Il explorait ce qu'il restait à explorer, et ce jour là il se balada du côté des serres. La Botanique était une belle matière, quelque chose de sensible, avec de la pratique, et cela plaisait au jeune garçon. Miss Bergsturm était assez impressionnante comme personnage, mais le plus important restait le contact avec du vivant, du vivant qui pouvait gravement vous mutiler, mais du vivant quand même.
Resserrant son manteau, il s'éloigna vers une zone dans laquelle les élèves, en tout cas de ce qu'il en savait, n'allaient pas. C'était une sorte de petit parc, fait de bosquets peu entretenus qui dissimulaient quelques espaces, tantôt un dallage, tantôt un kiosque. Justement, Aliosus s’apprêtait à dessiner le petit édifice dont il appréciait les lignes, quand il se ravisa. Il commençait à se faire tard et s'il dessinait maintenant, il n'aurait pas le temps de finir l'explorer les environs.
Bien lui en prit, il découvrit avec un grand plaisir un petit édifice derrière une rangé de pins sombres. C'était une serre abandonnée. Modeste, petite même, mais avec une sorte de tour vitrée en son centre qui dépassait d'un bon mètre du reste de la structure. Les carreaux n'étaient plus vraiment translucides, l'abandon avait laissé l'opportunité à la saleté de s'incruster et à la mousse de se développer. Mais le plus intéressant était d'observer les plantes s'extraire du cocon de verre, brisant les vitres et s'aventurant au dehors. C'était une révolte violente, mais lente, centimètre par centimètre, qui avait abouti au spectacle que contemplait Aliosus.
C'est ça, qu'il allait dessiner.
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Legend.
A Noël dernier, Aliosus avait reçu des mains de son père un cadeau précieux, un ancien livre écrit de la main de l'arrière grand père de Magnus Nerrah, et qui se voulait être un document exhaustif sur la vie de l'ancêtre légendaire de la famille : Fulkes Nerrah. Le problème était que non seulement Magnus avait interdit à son fils d'emmener le livre à Poudlard, c'était bien trop risqué que de pouvoir l’abîmer, ou pire, le perdre. Mais en plus, il était rédigé en allemand, et gothique par dessus le marché ! Bien qu'il en eut apprit quelques notions lors de longues et pénibles leçons dispensées par son père, Aliosus prenait énormément de temps à comprendre la moindre phrase alambiquée de l'ouvrage.
Malgré cela, il avait passé des heures à recopier ce qu'il avait sous les yeux pendant ses vacances pour pouvoir avoir le temps de le traduire et le déchiffrer pendant son temps libre à Poudlard. Aussi en était-il rendu à présent à une grosse trentaine de pages (les vacances estivales avaient été productives) et il se plaisait à les lires et les relire avant d'y ajouter les informations qu'il parvenait transcrire, phrase après phrases. Hasard heureux, le livre s'ouvrait, après une longue préface que le garçon avait décidé de laisser de côté pour le moment, par une description de Fulke Nerrah à la fin de la seconde bataille de Nördlingen, tenant d'une main sa Zweihander légendaire et de l'autre une lettre de solde comme récompense pour la capture du duc de Grammont. Aussi Aliosus décida d’illustrer cette scène dans ses notes éparses.
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A Noël dernier, Aliosus avait reçu des mains de son père un cadeau précieux, un ancien livre écrit de la main de l'arrière grand père de Magnus Nerrah, et qui se voulait être un document exhaustif sur la vie de l'ancêtre légendaire de la famille : Fulkes Nerrah. Le problème était que non seulement Magnus avait interdit à son fils d'emmener le livre à Poudlard, c'était bien trop risqué que de pouvoir l’abîmer, ou pire, le perdre. Mais en plus, il était rédigé en allemand, et gothique par dessus le marché ! Bien qu'il en eut apprit quelques notions lors de longues et pénibles leçons dispensées par son père, Aliosus prenait énormément de temps à comprendre la moindre phrase alambiquée de l'ouvrage.
Malgré cela, il avait passé des heures à recopier ce qu'il avait sous les yeux pendant ses vacances pour pouvoir avoir le temps de le traduire et le déchiffrer pendant son temps libre à Poudlard. Aussi en était-il rendu à présent à une grosse trentaine de pages (les vacances estivales avaient été productives) et il se plaisait à les lires et les relire avant d'y ajouter les informations qu'il parvenait transcrire, phrase après phrases. Hasard heureux, le livre s'ouvrait, après une longue préface que le garçon avait décidé de laisser de côté pour le moment, par une description de Fulke Nerrah à la fin de la seconde bataille de Nördlingen, tenant d'une main sa Zweihander légendaire et de l'autre une lettre de solde comme récompense pour la capture du duc de Grammont. Aussi Aliosus décida d’illustrer cette scène dans ses notes éparses.
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Wild.
Ça n'allait pas ce soir. Minuit moins huit et rien. Page blanche sur son carnet à dessin. Ça l'énervait, ça le minait d'un affreux sentiment d'échec personnel. Pourquoi ? Manque de temps ? Procrastination ? Non, non c'était... inexplicable. D'un côté le travail qui s'accumulait : le devoir de potion était passé, certes, merci Carry, mais il y avait tant à faire à côté, des lignes et des lignes de parchemins à noircir, des pages et des pages de livres vieux comme les murs à apprendre...
Il rageait, sur lui, sur tout, et sur rien. Peut être n'était-il juste pas dans les bonnes conditions. Il se sentait ensauvagé, fauve tournant en rond dans la salle commune, à la recherche d'une idée qui ne venait pas.
Minuit trois.
Tans pis, de toute façon il sentait bien qu'il ne trouverait pas le sommeil avant d'avoir accompli quelque chose. Ensuite seulement il rejoindrait sa chambre, silencieusement pour ne pas réveiller ses camarades, il s'allongerait sur son lit et se laisserait bercer par le ronronnement étrange mais apaisant qui semblait diffusé du plafond transparent.
Il s'assit, dos à la cheminée, promena son regard autour de lui à la recherche d'un objet, d'un détail, d'un vitrail à croquer. Puis il se décida et passa sa frustration sur le papier. Ça ne serait pas son chef d'oeuvre, ça ne serait pas réussi, ça aura au moins le mérite de lui faire passer sa vilaine humeur. Pourquoi ce soir, il ne le saurait sans doute jamais. Qu'importe.
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Ça n'allait pas ce soir. Minuit moins huit et rien. Page blanche sur son carnet à dessin. Ça l'énervait, ça le minait d'un affreux sentiment d'échec personnel. Pourquoi ? Manque de temps ? Procrastination ? Non, non c'était... inexplicable. D'un côté le travail qui s'accumulait : le devoir de potion était passé, certes, merci Carry, mais il y avait tant à faire à côté, des lignes et des lignes de parchemins à noircir, des pages et des pages de livres vieux comme les murs à apprendre...
Il rageait, sur lui, sur tout, et sur rien. Peut être n'était-il juste pas dans les bonnes conditions. Il se sentait ensauvagé, fauve tournant en rond dans la salle commune, à la recherche d'une idée qui ne venait pas.
Minuit trois.
Tans pis, de toute façon il sentait bien qu'il ne trouverait pas le sommeil avant d'avoir accompli quelque chose. Ensuite seulement il rejoindrait sa chambre, silencieusement pour ne pas réveiller ses camarades, il s'allongerait sur son lit et se laisserait bercer par le ronronnement étrange mais apaisant qui semblait diffusé du plafond transparent.
Il s'assit, dos à la cheminée, promena son regard autour de lui à la recherche d'un objet, d'un détail, d'un vitrail à croquer. Puis il se décida et passa sa frustration sur le papier. Ça ne serait pas son chef d'oeuvre, ça ne serait pas réussi, ça aura au moins le mérite de lui faire passer sa vilaine humeur. Pourquoi ce soir, il ne le saurait sans doute jamais. Qu'importe.
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Encrtobre
Ornament
Apaisé. Curieusement la nuit précédente avait été des plus reposante et il avait passé une excellente journée en excellente compagnie, celle de ses amis. Pourtant, toute la journée il s'était posé une question, bête, un peu, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Hier soir, dans son accès de frustration inexpliqué, il s'était fixé sur une chose. Une chose des plus banale, un fauteuil de la salle commune.
C'est le lendemain matin qu'il s'était aperçu qu'il avait dessiné leur fauteuil. Le fauteuil de cette nuit d'insomnie où ils s'étaient trouvés par hasard. Irisia était l'un des deux piliers de sa vie, sa meilleure amie, celle avec qui il avait découvert la légèreté, l'exubérance et le rire. Elle lui avait ouvert un monde dont il ne soupçonnait pas l'existence, et depuis il avait appris à profiter de ce qu'il avait à offrir.
C'était bien à Irisia qu'il avait pensé toute la journée. A son visage et à la farandole d'ornements qui le sublimaient. La tornade de cheveux roux qui cascadaient de son front aux épaules et qui faisait ressortir son teint de la blancheur du ciel irlandais, un nez fin et mutin constellé de tâches de rousseur pour lesquelles le jeune garçon avait un véritable faible. Ces yeux, ni tout à fait verts, ni tout à fait gris, qui exprimaient à eux seuls tant d'émotions (et Irisia était du genre à en exprimer beaucoup !), et enfin cette bouche, écarlate, tantôt boudeuse, tantôt radieuse, que définissaient ses lèvres ourlées. Elle était belle.
Il rangea son dessin précieusement, en regardant autour de lui si quelqu'un avait pu le voir. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il se rendit compte de la chaleur qui avait envie ses joues.
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Apaisé. Curieusement la nuit précédente avait été des plus reposante et il avait passé une excellente journée en excellente compagnie, celle de ses amis. Pourtant, toute la journée il s'était posé une question, bête, un peu, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Hier soir, dans son accès de frustration inexpliqué, il s'était fixé sur une chose. Une chose des plus banale, un fauteuil de la salle commune.
C'est le lendemain matin qu'il s'était aperçu qu'il avait dessiné leur fauteuil. Le fauteuil de cette nuit d'insomnie où ils s'étaient trouvés par hasard. Irisia était l'un des deux piliers de sa vie, sa meilleure amie, celle avec qui il avait découvert la légèreté, l'exubérance et le rire. Elle lui avait ouvert un monde dont il ne soupçonnait pas l'existence, et depuis il avait appris à profiter de ce qu'il avait à offrir.
C'était bien à Irisia qu'il avait pensé toute la journée. A son visage et à la farandole d'ornements qui le sublimaient. La tornade de cheveux roux qui cascadaient de son front aux épaules et qui faisait ressortir son teint de la blancheur du ciel irlandais, un nez fin et mutin constellé de tâches de rousseur pour lesquelles le jeune garçon avait un véritable faible. Ces yeux, ni tout à fait verts, ni tout à fait gris, qui exprimaient à eux seuls tant d'émotions (et Irisia était du genre à en exprimer beaucoup !), et enfin cette bouche, écarlate, tantôt boudeuse, tantôt radieuse, que définissaient ses lèvres ourlées. Elle était belle.
Il rangea son dessin précieusement, en regardant autour de lui si quelqu'un avait pu le voir. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il se rendit compte de la chaleur qui avait envie ses joues.
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Treasure
Coup de stress. Afflux d'adrénaline. Rythme cardiaque affolant, au cas où il faudrait fuir pour se protéger du danger. Les symptômes saisirent Aliosus alors qu'il allait rejoindre la grande salle pour déjeuner. Il se perdit en une excuse bredouillée à Irisia qui l'accompagnait avant de filer dans les toilettes pour garçons. Là il s'enferma un instant et sortit de sa poche un curieux mais élégant objet rond.
Le strutoscope dans le creux de sa paume, le jeune Serpentard se questionnait. L'avait-il vraiment senti tourbillonner tout à l'heure dans les escaliers ? Ou bien n'était-ce rien de plus que le fruit de son imagination fertile ? Une chose était certaine, l'objet, si utile et précieux qu'il était à ses yeux lui posait parfois plus de soucis qu'il n'en résolvait.
Depuis la prise de pouvoir par la Citadelle, le strutoscope se mettait de plus en plus régulièrement en marche et cela inquiétait Aliosus. Il y avait des rumeurs, des bruits de couloir, sur des mouvements favorables à Parkinson bien sûr, mais aussi sur d'autre groupes, des groupes révolutionnaires. En tant que fils d'Émissaire, il craignait parfois de devenir une cible.
Le soir venu il tarda à quitter la table du dîner, posa l'avertisseur magique sur la table et l'observa un moment en se demandant si Alice était en danger. Son frère et sa mère travaillaient aussi pour le nouveau gouvernement, elle aussi était une cible potentielle de radicaux anti-citadelle. Il irait lui en parler, et en attendant il surveillerait qu'aucune âme mal intentionnée ne l'ait mise sur une liste noire. Il tenait trop à elle pour supporter cette idée.
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Coup de stress. Afflux d'adrénaline. Rythme cardiaque affolant, au cas où il faudrait fuir pour se protéger du danger. Les symptômes saisirent Aliosus alors qu'il allait rejoindre la grande salle pour déjeuner. Il se perdit en une excuse bredouillée à Irisia qui l'accompagnait avant de filer dans les toilettes pour garçons. Là il s'enferma un instant et sortit de sa poche un curieux mais élégant objet rond.
Le strutoscope dans le creux de sa paume, le jeune Serpentard se questionnait. L'avait-il vraiment senti tourbillonner tout à l'heure dans les escaliers ? Ou bien n'était-ce rien de plus que le fruit de son imagination fertile ? Une chose était certaine, l'objet, si utile et précieux qu'il était à ses yeux lui posait parfois plus de soucis qu'il n'en résolvait.
Depuis la prise de pouvoir par la Citadelle, le strutoscope se mettait de plus en plus régulièrement en marche et cela inquiétait Aliosus. Il y avait des rumeurs, des bruits de couloir, sur des mouvements favorables à Parkinson bien sûr, mais aussi sur d'autre groupes, des groupes révolutionnaires. En tant que fils d'Émissaire, il craignait parfois de devenir une cible.
Le soir venu il tarda à quitter la table du dîner, posa l'avertisseur magique sur la table et l'observa un moment en se demandant si Alice était en danger. Son frère et sa mère travaillaient aussi pour le nouveau gouvernement, elle aussi était une cible potentielle de radicaux anti-citadelle. Il irait lui en parler, et en attendant il surveillerait qu'aucune âme mal intentionnée ne l'ait mise sur une liste noire. Il tenait trop à elle pour supporter cette idée.
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Ghost
"Il y a quelqu'un ?" la voix n'était pas assurée, pourtant Aliosus faisait de son mieux pour en avoir l'air. Il n'était pas particulièrement tard, mais les cachots étaient vides, la plupart des Serpentards avaient rejoins la douceur et les lumières ondulantes de la salle commune. Lui avait traîné un peu dehors, pour profiter du soleil couchant sur l'eau entourant le domaine. Le spectacle avait été fabuleux : du rougeoiement crépusculaire aux violets les plus opaques, le ciel était passé par des variations extraordinaires, au point qu'il n'avait plus su dire où commençait le orange et où finissait le bleu. Le garçon avait regretté de ne pas avoir de crayons colorés pour essayer de rendre compte de cette magie naturelle.
Mais à quelques couloirs de la familière et rassurante porte de la Maison, il avait entendu un grand bruit et un rire retentissant. Toujours la tête à rêver du ciel, il s'était dirigé vers l'origine de ces exclamations, mais à mesure qu'il s'avançait, son pas était de moins en moins assuré. Les couloirs dans lesquels il avançait n'étaient pratiquement pas éclairés, et il commençait à se demander s'il retrouverait aisément la sortie. "Qu'est ce que je fiche là ? Je devrai retou..." sa réflexion tourna court lorsque, alors qu'il arrivait à un coude, il perçut un bruit de pas qui se rapprochait de lui. Il retint sa respiration et son corps se tendit. Plaqué contre un mur de pierres froides et humides il ne fut même pas remarqué par une quatrième année qui passa à quelques mètres de lui.
"Par Merlin, je jure que si je pouvais faire disparaître ce foutu Peeves..."
Ouf, ce n'était donc que ça, c'était Peeves qui avait fait une mauvaise farce. Aliosus respira et se moqua intérieurement de lui même pour s'être emballé de la sorte. Il reprit son chemin lorsqu'une ombre pâle surgit d'un mur devant lui.
Un cri s'échappa. Cette fois ce n'était pas Peeves.
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"Il y a quelqu'un ?" la voix n'était pas assurée, pourtant Aliosus faisait de son mieux pour en avoir l'air. Il n'était pas particulièrement tard, mais les cachots étaient vides, la plupart des Serpentards avaient rejoins la douceur et les lumières ondulantes de la salle commune. Lui avait traîné un peu dehors, pour profiter du soleil couchant sur l'eau entourant le domaine. Le spectacle avait été fabuleux : du rougeoiement crépusculaire aux violets les plus opaques, le ciel était passé par des variations extraordinaires, au point qu'il n'avait plus su dire où commençait le orange et où finissait le bleu. Le garçon avait regretté de ne pas avoir de crayons colorés pour essayer de rendre compte de cette magie naturelle.
Mais à quelques couloirs de la familière et rassurante porte de la Maison, il avait entendu un grand bruit et un rire retentissant. Toujours la tête à rêver du ciel, il s'était dirigé vers l'origine de ces exclamations, mais à mesure qu'il s'avançait, son pas était de moins en moins assuré. Les couloirs dans lesquels il avançait n'étaient pratiquement pas éclairés, et il commençait à se demander s'il retrouverait aisément la sortie. "Qu'est ce que je fiche là ? Je devrai retou..." sa réflexion tourna court lorsque, alors qu'il arrivait à un coude, il perçut un bruit de pas qui se rapprochait de lui. Il retint sa respiration et son corps se tendit. Plaqué contre un mur de pierres froides et humides il ne fut même pas remarqué par une quatrième année qui passa à quelques mètres de lui.
"Par Merlin, je jure que si je pouvais faire disparaître ce foutu Peeves..."
Ouf, ce n'était donc que ça, c'était Peeves qui avait fait une mauvaise farce. Aliosus respira et se moqua intérieurement de lui même pour s'être emballé de la sorte. Il reprit son chemin lorsqu'une ombre pâle surgit d'un mur devant lui.
Un cri s'échappa. Cette fois ce n'était pas Peeves.
Reducio


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Encrtobre
Ancient
"Usages et avantages des Pellerotes perlées dans les potions métamorphiques", voilà le titre du triple exposé de botanique, potion et métamorphose sur lequel planchait Aliosus depuis une bonne heure dans la bibliothèque. Le sujet paraissait complexe mais en prenant les informations au fur et à mesure, il commençait à aboutir à un plan qui le satisfaisait. Le tout était de bien faire le lien entre ses cours des trois matières. C'était un exercice qu'il trouvait très intéressant, trop souvent les matières étaient coupées les unes des autres, et c'était là l'occasion de réaliser que les enseignements de Poudlard formaient un tout cohérent.
Feuilletant un traité de métamorphose (Potions et Phénomènes Métamorphiques, de Marcus Nejev, une seconde édition datée de 1754) qu'il avait trouvé au fin fond d'un rayonnage poussiéreux, caché derrière les œuvres complètes du botaniste gallois Addaf Gwawl (qui consistaient en fait en deux tomes seulement, sa carrière (et sa vie) ayant été stoppées par l'ingestion malencontreuse d'une Achillée sournoise, aussi appelée depuis "Achillée de Gwawl" chose inconnue à la fois du principal intéressé et d'Aliosus) il se rendit compte que deux pages étaient collées l'une à l'autre. Sortant sa petite lame à tailler les plumes, il entreprit consciencieusement de séparer les deux feuilles.
Sa découverte le perturba grandement.
La page cachée n'avait rien à voir, de près ou de loin avec le sujet du livre. Aliosus ne reconnu aucun des symboles, aucun des caractères qu'il avait sous les yeux. C'était un enchevêtrement improbable d'écritures alambiquées, tantôt mise en forme, tantôt qui semblaient avoir été ajoutée de façon postérieure aux première, comme prise de note ou amendement. Le jeune Nerrah aurait juré que les motifs variaient imperceptiblement sous son regard, se mouvant à chaque battement de paupière, profitant de la fugace obscurité pour se modifier.
Cela avait l'air ancien, très ancien, plus, en tout cas que le reste du livre, ce qui en soit était déjà un mystère perturbant. Son doigt commença à suivre les lignes du texte, rejoignit les courbes des sphères dessinées, et glissa vers le bas de la page, se levant brusquement lorsque tout son corps sursauta. Son regard s'était posé sur un croquis malaisant et organique dont les excroissances, globes et autres pseudopodes s’enchevêtraient sans logique.
Fiévreusement, Aliosus pris sa plume et entreprit de recopier cette page. Hypnotisé. Il ne se rendit compte du temps qui avait passé que lorsque l'horloge sonna de nouveau et il lui sembla reprendre conscience à ce moment là. Observant sa copie, il eut soudain un mal de tête lancinant et fut pris de nausée. Il ferma le livre et sorti précipitamment en ayant rangé ses affaires à la va-vite.
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"Usages et avantages des Pellerotes perlées dans les potions métamorphiques", voilà le titre du triple exposé de botanique, potion et métamorphose sur lequel planchait Aliosus depuis une bonne heure dans la bibliothèque. Le sujet paraissait complexe mais en prenant les informations au fur et à mesure, il commençait à aboutir à un plan qui le satisfaisait. Le tout était de bien faire le lien entre ses cours des trois matières. C'était un exercice qu'il trouvait très intéressant, trop souvent les matières étaient coupées les unes des autres, et c'était là l'occasion de réaliser que les enseignements de Poudlard formaient un tout cohérent.
Feuilletant un traité de métamorphose (Potions et Phénomènes Métamorphiques, de Marcus Nejev, une seconde édition datée de 1754) qu'il avait trouvé au fin fond d'un rayonnage poussiéreux, caché derrière les œuvres complètes du botaniste gallois Addaf Gwawl (qui consistaient en fait en deux tomes seulement, sa carrière (et sa vie) ayant été stoppées par l'ingestion malencontreuse d'une Achillée sournoise, aussi appelée depuis "Achillée de Gwawl" chose inconnue à la fois du principal intéressé et d'Aliosus) il se rendit compte que deux pages étaient collées l'une à l'autre. Sortant sa petite lame à tailler les plumes, il entreprit consciencieusement de séparer les deux feuilles.
Sa découverte le perturba grandement.
La page cachée n'avait rien à voir, de près ou de loin avec le sujet du livre. Aliosus ne reconnu aucun des symboles, aucun des caractères qu'il avait sous les yeux. C'était un enchevêtrement improbable d'écritures alambiquées, tantôt mise en forme, tantôt qui semblaient avoir été ajoutée de façon postérieure aux première, comme prise de note ou amendement. Le jeune Nerrah aurait juré que les motifs variaient imperceptiblement sous son regard, se mouvant à chaque battement de paupière, profitant de la fugace obscurité pour se modifier.
Cela avait l'air ancien, très ancien, plus, en tout cas que le reste du livre, ce qui en soit était déjà un mystère perturbant. Son doigt commença à suivre les lignes du texte, rejoignit les courbes des sphères dessinées, et glissa vers le bas de la page, se levant brusquement lorsque tout son corps sursauta. Son regard s'était posé sur un croquis malaisant et organique dont les excroissances, globes et autres pseudopodes s’enchevêtraient sans logique.
Fiévreusement, Aliosus pris sa plume et entreprit de recopier cette page. Hypnotisé. Il ne se rendit compte du temps qui avait passé que lorsque l'horloge sonna de nouveau et il lui sembla reprendre conscience à ce moment là. Observant sa copie, il eut soudain un mal de tête lancinant et fut pris de nausée. Il ferma le livre et sorti précipitamment en ayant rangé ses affaires à la va-vite.
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