Curiosité
Que préférait Aelle ? Jouer le rôle du chat, ou de la souris ? Était-elle douée pour les cache-caches ? Combien de cartes chocogrenouille or avait-elle en sa possession ? Quel était son insecte préféré ? Préférait-elle observer le ciel de jour, ou de nuit ? Telles étaient les questions qui se succédaient dans la petite tête de Blaze, qui tenait fermement les mains de sa potentielle-future-amie. Il avait très hâte d'obtenir son accord ; dès que cela serait fait, il ouvrirait la lettre destinée à sa maman et rajouterait quelques lignes pour lui parler de sa nouvelle amie, avant de lui envoyer. Il lui écrirait aussi pour lui dire combien Zikomo était beau et majestueux, et ses poils, immensément doux.
*Dis oui, dis oui, dis oui !* l'implorait-il silencieusement. Ses yeux noisette ne quittaient pas le visage de sa jeune aînée. Il appréhendait sa réponse ; et si elle ne souhaitait pas être son amie ? Cette possibilité lui faisait beaucoup de peine, même s'il ne serait pas vraiment surpris. Elle ne serait pas la première à refuser son amitié. Même Solal, son propre frère, ne lui accordait plus autant d'attention qu'auparavant. Il disait qu'il jouait à des jeux d'enfants, et s'en allait à ses propres jeux avec Kernac'h, sans penser à l'inclure.
Elle allait refuser, c'était certain. Blaze voyait très bien sur son visage qu'elle n'était pas très ravie de sa proposition. Elle grimaçait bizarrement comme s'il l'avait pincée ou mis un fromage français sous le nez, alors qu'il lui tenait tout simplement les mains. Il sentit son cœur se tordre étrangement dans sa poitrine et comprit à ce moment-là qu'il accordait énormément d'importance à cette demande en particulier, alors qu'elle était pourtant adressée à une personne qu'il connaissait à peine. Mais à ses yeux d'enfant, Zikomo était merveilleux et unique, et cela rendait sa compagne tout aussi merveilleuse et unique. Et il y avait de l'intérêt pour le Calmar, certes, mais pas que : la solitude le pesait et il lui semblait avoir déniché de parfaits compagnons de jeux qui le sortiraient de sa routine habituelle.
Aelle retira brusquement ses mains. Blaze sentit aussitôt ses yeux devenir tout humides et il lutta pour que des larmes ne s'y forment pas. En tant normal, cet évident refus l'aurait énervé. Il aurait insulté la fille et si elle avait répondu à ses provocations, peut-être même l'aurait-il frappée. Mais sa solitude était pesante et seul, il se sentait bien plus faible et plus vulnérable qu'entouré d'amis. Il détourna le regard. Ses joues étaient légèrement rosies par la honte. Il croisa les bras et soupira.
Puis le rire de Zikomo lui réchauffa le cœur. Il y vit une lueur d'espoir. Son regard plein d'admiration et de gratitude se posa sur lui. Il s'apprêtait à lui répondre qu'il avait très hâte et qu'ils pouvaient se revoir dès le lendemain -mais Aelle fut la plus rapide. Elle brisa sa lueur d'espoir en une pichenette et l'enfonça davantage. Elle lui disait de vilaines choses qui lui faisaient très mal au cœur. Mais c'était un grand garçon et il ne pleurait pas pour une simple fille ! Non. Non, ses yeux étaient juste humides à cause de la poussière. Et puis elle était énervante -lui il avait été gentil avec elle, alors pourquoi le traitait-elle ainsi ? Depuis le début, en plus ! Il n'y avait pas eu un seul mot gentil de sa part. Elle lui avait parlé comme s'il était un gamin alors qu'elle ne devait pas être beaucoup plus âgée, et l'avait traité d'idiot. C'était injuste.
Il avait très envie de lui crier qu'elle était très méchante, et que c'était dommage parce que leur amitié aurait été merveilleuse, mais qu'il ne voulait pas traîner avec une peste -que peut-être elle n'en était pas une mais qu'elle se comportait comme telle et ça le dégoûtait ! Mais il n'en fit rien. Zikomo était une merveilleuse créature et son doux regard savait faire fondre les cœurs. Il allait donc partir sans piper mot. Tant pis pour la lettre ; il reviendrait plus tard.
Mais encore une fois, Zikomo le retint. Ces deux-là jouaient avec ses émotions. Il se retourna et les observa successivement, ne sachant pas qui croire. Puisqu'il avait ravalé ses insultes et que le regard de Zikomo lui retirait ses mots, il adressa à Aelle, en guise de protestation et pour marquer son mécontentement, l'une de ses plus belles grimaces. Il ouvrit grands ses yeux, fronça exagérément ses sourcils, puis pinça ses joues avec ses doigts en tirant une petite langue rose.
« Monsieur Zikomo est plus gentil que toi, NAH ! » s'indigna le petit garçon, le visage encore un peu déformé par sa grimace.
Son air contrarié s'adoucit légèrement en croisant le regard de la créature bleue.
« Merci monsieur Zikomo, mais si Aelle veut pas être mon amie alors je n'insisterai pas. C'est très dommage parce que je n'ai jamais eu l'occasion de jouer à cache-caches avec quelqu'un comme vous. En tout cas vous êtes grave cool monsieur et je suis content de vous avoir rencontré ! »
Il se tourna vers Aelle, en affichant une petite moue mi-boudeuse mi-contrariée.
« Si tu changes d'avis, retrouvez-moi tous les deux ce dimanche à 15h dans le parc, près de l'entrée principale. J'apporterai des choses à grignoter. » et mon carnet de crotte, faillit-il rajouter, mais il se retint.
Le garçon tourna les talons mais ne quitta pas la volière pour autant. Il s'arrêta près d'un hibou grand-duc et caressa affectueusement le haut de sa tête. Il avait cette lettre à envoyer, à propos de l'étrange garçon allergique aux humains. Encore une de ses tentatives d'approche qui n'avait pas aboutie de la façon escomptée...
*Dis oui, dis oui, dis oui !* l'implorait-il silencieusement. Ses yeux noisette ne quittaient pas le visage de sa jeune aînée. Il appréhendait sa réponse ; et si elle ne souhaitait pas être son amie ? Cette possibilité lui faisait beaucoup de peine, même s'il ne serait pas vraiment surpris. Elle ne serait pas la première à refuser son amitié. Même Solal, son propre frère, ne lui accordait plus autant d'attention qu'auparavant. Il disait qu'il jouait à des jeux d'enfants, et s'en allait à ses propres jeux avec Kernac'h, sans penser à l'inclure.
Elle allait refuser, c'était certain. Blaze voyait très bien sur son visage qu'elle n'était pas très ravie de sa proposition. Elle grimaçait bizarrement comme s'il l'avait pincée ou mis un fromage français sous le nez, alors qu'il lui tenait tout simplement les mains. Il sentit son cœur se tordre étrangement dans sa poitrine et comprit à ce moment-là qu'il accordait énormément d'importance à cette demande en particulier, alors qu'elle était pourtant adressée à une personne qu'il connaissait à peine. Mais à ses yeux d'enfant, Zikomo était merveilleux et unique, et cela rendait sa compagne tout aussi merveilleuse et unique. Et il y avait de l'intérêt pour le Calmar, certes, mais pas que : la solitude le pesait et il lui semblait avoir déniché de parfaits compagnons de jeux qui le sortiraient de sa routine habituelle.
Aelle retira brusquement ses mains. Blaze sentit aussitôt ses yeux devenir tout humides et il lutta pour que des larmes ne s'y forment pas. En tant normal, cet évident refus l'aurait énervé. Il aurait insulté la fille et si elle avait répondu à ses provocations, peut-être même l'aurait-il frappée. Mais sa solitude était pesante et seul, il se sentait bien plus faible et plus vulnérable qu'entouré d'amis. Il détourna le regard. Ses joues étaient légèrement rosies par la honte. Il croisa les bras et soupira.
Puis le rire de Zikomo lui réchauffa le cœur. Il y vit une lueur d'espoir. Son regard plein d'admiration et de gratitude se posa sur lui. Il s'apprêtait à lui répondre qu'il avait très hâte et qu'ils pouvaient se revoir dès le lendemain -mais Aelle fut la plus rapide. Elle brisa sa lueur d'espoir en une pichenette et l'enfonça davantage. Elle lui disait de vilaines choses qui lui faisaient très mal au cœur. Mais c'était un grand garçon et il ne pleurait pas pour une simple fille ! Non. Non, ses yeux étaient juste humides à cause de la poussière. Et puis elle était énervante -lui il avait été gentil avec elle, alors pourquoi le traitait-elle ainsi ? Depuis le début, en plus ! Il n'y avait pas eu un seul mot gentil de sa part. Elle lui avait parlé comme s'il était un gamin alors qu'elle ne devait pas être beaucoup plus âgée, et l'avait traité d'idiot. C'était injuste.
Il avait très envie de lui crier qu'elle était très méchante, et que c'était dommage parce que leur amitié aurait été merveilleuse, mais qu'il ne voulait pas traîner avec une peste -que peut-être elle n'en était pas une mais qu'elle se comportait comme telle et ça le dégoûtait ! Mais il n'en fit rien. Zikomo était une merveilleuse créature et son doux regard savait faire fondre les cœurs. Il allait donc partir sans piper mot. Tant pis pour la lettre ; il reviendrait plus tard.
Mais encore une fois, Zikomo le retint. Ces deux-là jouaient avec ses émotions. Il se retourna et les observa successivement, ne sachant pas qui croire. Puisqu'il avait ravalé ses insultes et que le regard de Zikomo lui retirait ses mots, il adressa à Aelle, en guise de protestation et pour marquer son mécontentement, l'une de ses plus belles grimaces. Il ouvrit grands ses yeux, fronça exagérément ses sourcils, puis pinça ses joues avec ses doigts en tirant une petite langue rose.
« Monsieur Zikomo est plus gentil que toi, NAH ! » s'indigna le petit garçon, le visage encore un peu déformé par sa grimace.
Son air contrarié s'adoucit légèrement en croisant le regard de la créature bleue.
« Merci monsieur Zikomo, mais si Aelle veut pas être mon amie alors je n'insisterai pas. C'est très dommage parce que je n'ai jamais eu l'occasion de jouer à cache-caches avec quelqu'un comme vous. En tout cas vous êtes grave cool monsieur et je suis content de vous avoir rencontré ! »
Il se tourna vers Aelle, en affichant une petite moue mi-boudeuse mi-contrariée.
« Si tu changes d'avis, retrouvez-moi tous les deux ce dimanche à 15h dans le parc, près de l'entrée principale. J'apporterai des choses à grignoter. » et mon carnet de crotte, faillit-il rajouter, mais il se retint.
Le garçon tourna les talons mais ne quitta pas la volière pour autant. Il s'arrêta près d'un hibou grand-duc et caressa affectueusement le haut de sa tête. Il avait cette lettre à envoyer, à propos de l'étrange garçon allergique aux humains. Encore une de ses tentatives d'approche qui n'avait pas aboutie de la façon escomptée...
♦ Étudiant.e à l'IMSM - #b45f06 ♦
Appelez-moi Ada ou Lest ! ♦
Appelez-moi Ada ou Lest ! ♦
Curiosité
Si mon corps s’est levé sans mon autorisation, comme pour retenir le garçon qui s’éloigne de moi, il se rassoit aussi sec lorsque mon regard tombe sur la grimace qui m’est destinée. Ma colère s’éveille face à cette réaction enfantine et je ne retiens pas mon soupir. Ce garçon est vraiment un gamin. Il n’en a pas seulement l’air. C’est certain qu’il est plus gamin que d’autres premières années qui semblent plus matures que lui. Lui, il agit comme un tout petit enfant, en grimaçant et en pensant pouvoir devenir ami avec tout ceux qu’il croise. Renfrognée, j’observe le gamin agir comme un gamin. Il dresse Zikomo sur un piédestal et me donne le rôle de la méchante. Je suis moins bien que Zikomo parce que je suis sincère, je suis moins bien que lui parce que je ne suis pas niaise de gentillesse, je suis moins bien que Monsieur Zikomo parce que je ne réagis pas avec béatitude à son comportement de gamin pourri gâté.
Je détourne le regard vers les hiboux, encore une fois. Ce foutu gamin m’agace. Ces mots me donnent envie de le secouer dans tous les sens. Encore une fois, j’avais raison et cela me fait mal : il me trouvait géniale, qu’il a dit ; désormais, tout juste une minute plus tard, il semble me considérer comme une moins que rien. C’est tout comme je l’avais imaginé : un jour il m’aime, le lendemain il me déteste. Et bien qu’il s’en aille ! De toute façon, je n’ai pas besoin de lui ! Et surtout pas besoin de lui prouver que je ne suis pas aussi méchante qu’il se l’imagine et absolument pas besoin de lui apprendre quoi que ce soit à propos de Calmar. De toute façon, il n’a qu’à rester dans son idiotie béate d’enfant. Je ne suis pas sa mère, ce n’est pas à moi de lui apprendre la vie.
Et il parle trop. C’est un enfant qui parle, alors même si il est intéressant *si peu*, cela ne change rien au fait qu’au fond il ne doit pas avoir grand chose à m’apporter. Alors ce n’est pas grave si il s’en va en oubliant qu’il voulait devenir mon ami. Après tout, peut-être ne voulait-il cela seulement parce que Zik est avec moi. Sans lui, il ne m’aurait même pas vu.
Et sa proposition idiote. Comme si j'allais aller le retrouver après tout cela ; pour qui me prend-il ? Pourtant, je ne peux m’empêcher de sourire. Un sourire furtif qui s’en va aussitôt que j’en prends conscience. Il faut dire que son comportement est amusant, mais je déteste quand une personne désamorce aussi rapidement ma colère. Je n'aime pas cela. C'est comme avec Fleurdelys. C'est bizarre. Je hausse les épaules en lui jetant un regard ; il s’est arrêté devant un hibou. Étrangement, sa colère d’enfant est bien plus agréable à regarder que celle des Autres.
« Ouais, bah j’verrais si j’passe par là à ce moment-là, » lancé-d’une voix distante, tout en me promettant de ne pas passer par là à ce moment-là.
Ce que je n’avais pas prévu, c’est que Zikomo dise exactement au même moment :
« Nous viendrons ! » d’une voix insupportablement joyeuse.
Le regard noir que je lui lance ne le fait même pas frémir. Il me regarde calmement et je devine sur le coin de ses babines ce qui pourrait se rapprocher le plus d’un sourire.
Je lui chuchote : « T’es pas bien, non ! T’iras tout seul ! ». Il dresse le museau, comme pour dire : je me fous de ce que tu penses et me rétorque sur le même ton : « Arrête un peu, tu sais très bien que tu as envie d’y aller. »
« Tu sais rien du tout, » objecté-je sur un ton furieux.
Je fais la moue et me redresse sans ne plus jeter un regard ni à Zikomo qui ricane dans son coin ni au sale gosse qui ne semble pas décidé à partir. Je m’approche d’un hibou, regrettant déjà de ne pas utiliser Yeux-jaunes pour envoyer ma lettre. De toute façon, je ne peux pas attendre. Ma réponse pour Papa et Maman ne peut pas attendre ; surtout leur réponse à eux qui, je l’espère secrètement, ne tardera pas à arriver. Je m’approche d’un petit hibou à l’air revêche. Ses yeux sont ennuyants, mais il me paraît en forme. Je lisse la lettre que j’ai écrasée dans mon poing sur ma robe et la présente au volatile.
« Pour les Bristyle, lui dis-je. Zile et Arya. Au Domaine, dans le Worcestershire. Traîne pas, surtout. »
De deux doigts, je caresse le sommet du crâne du hibou, lissant ses plumes et lui offrant un petit sourire d'encouragement.
Je détourne le regard vers les hiboux, encore une fois. Ce foutu gamin m’agace. Ces mots me donnent envie de le secouer dans tous les sens. Encore une fois, j’avais raison et cela me fait mal : il me trouvait géniale, qu’il a dit ; désormais, tout juste une minute plus tard, il semble me considérer comme une moins que rien. C’est tout comme je l’avais imaginé : un jour il m’aime, le lendemain il me déteste. Et bien qu’il s’en aille ! De toute façon, je n’ai pas besoin de lui ! Et surtout pas besoin de lui prouver que je ne suis pas aussi méchante qu’il se l’imagine et absolument pas besoin de lui apprendre quoi que ce soit à propos de Calmar. De toute façon, il n’a qu’à rester dans son idiotie béate d’enfant. Je ne suis pas sa mère, ce n’est pas à moi de lui apprendre la vie.
Et il parle trop. C’est un enfant qui parle, alors même si il est intéressant *si peu*, cela ne change rien au fait qu’au fond il ne doit pas avoir grand chose à m’apporter. Alors ce n’est pas grave si il s’en va en oubliant qu’il voulait devenir mon ami. Après tout, peut-être ne voulait-il cela seulement parce que Zik est avec moi. Sans lui, il ne m’aurait même pas vu.
Et sa proposition idiote. Comme si j'allais aller le retrouver après tout cela ; pour qui me prend-il ? Pourtant, je ne peux m’empêcher de sourire. Un sourire furtif qui s’en va aussitôt que j’en prends conscience. Il faut dire que son comportement est amusant, mais je déteste quand une personne désamorce aussi rapidement ma colère. Je n'aime pas cela. C'est comme avec Fleurdelys. C'est bizarre. Je hausse les épaules en lui jetant un regard ; il s’est arrêté devant un hibou. Étrangement, sa colère d’enfant est bien plus agréable à regarder que celle des Autres.
« Ouais, bah j’verrais si j’passe par là à ce moment-là, » lancé-d’une voix distante, tout en me promettant de ne pas passer par là à ce moment-là.
Ce que je n’avais pas prévu, c’est que Zikomo dise exactement au même moment :
« Nous viendrons ! » d’une voix insupportablement joyeuse.
Le regard noir que je lui lance ne le fait même pas frémir. Il me regarde calmement et je devine sur le coin de ses babines ce qui pourrait se rapprocher le plus d’un sourire.
Je lui chuchote : « T’es pas bien, non ! T’iras tout seul ! ». Il dresse le museau, comme pour dire : je me fous de ce que tu penses et me rétorque sur le même ton : « Arrête un peu, tu sais très bien que tu as envie d’y aller. »
« Tu sais rien du tout, » objecté-je sur un ton furieux.
Je fais la moue et me redresse sans ne plus jeter un regard ni à Zikomo qui ricane dans son coin ni au sale gosse qui ne semble pas décidé à partir. Je m’approche d’un hibou, regrettant déjà de ne pas utiliser Yeux-jaunes pour envoyer ma lettre. De toute façon, je ne peux pas attendre. Ma réponse pour Papa et Maman ne peut pas attendre ; surtout leur réponse à eux qui, je l’espère secrètement, ne tardera pas à arriver. Je m’approche d’un petit hibou à l’air revêche. Ses yeux sont ennuyants, mais il me paraît en forme. Je lisse la lettre que j’ai écrasée dans mon poing sur ma robe et la présente au volatile.
« Pour les Bristyle, lui dis-je. Zile et Arya. Au Domaine, dans le Worcestershire. Traîne pas, surtout. »
De deux doigts, je caresse le sommet du crâne du hibou, lissant ses plumes et lui offrant un petit sourire d'encouragement.
- Fin -
Dernière modification par Aelle Bristyle le 2 déc. 2019, 16:47, modifié 1 fois.
Curiosité
« C'est qui qui aura du Miamhibou, c'est qui hein ? Mais c'est toi mon grand ! T'es le plus beau ! » gazouillait Blaze à l'intention du premier hibou qui avait croisé son chemin. Son plumage était très beau et ses petites aigrettes remontées -l'enfant l'avait probablement dérangé en le réveillant si soudainement, lui donnaient un air contrarié comme s'il fronçait des sourcils. Son petit frère le trouverait probablement magnifique, et il n'y avait aucun doute que l'oiseau profiterait d'une nouvelle ration de Miamhibou une fois la lettre délivrée.
Deux voix simultanées lui répondirent au même moment. L'enfant sourit -il aimait beaucoup la réponse de Zikomo, et celle d'Aelle ne l'étonnait pas. Il espérait que le petit renard-qui n'en-était-pas-un saurait convaincre sa compagne de se rendre à leur rendez-vous.
« Trop chouette, ne soyez pas en retard ! » fit la voix chantante du garçon, qui ne détourna pas le regard de son hibou. Il éclata de rire, parce qu'il avait dit "Trop chouette" alors qu'il caressait un hibou.
Il aimait bien prendre son temps. Comme ses parents le jugeaient encore trop jeune pour avoir son propre animal, il puisait un peu de consolation dans ces moments passés avec les rapaces qui habitaient la volière. Un jour, il aurait un chat ! Peut-être que Liderick était allergique aux poils de chat ; il lui demanderait la prochaine fois. S'il était allergique, cela lui ferait une raison de plus d'acquérir une de ces boules de poils.
Le garçon fouilla dans son sac et dénicha la petite lettre qu'il avait rangée au moment de caresser Zikomo. Il y avait accroché un petit sachet de Miamhibou pour être certain de ne pas oublier de régaler le rapace qui lui rendrait service. Il offrit quelques friandises au hibou grand duc et lui présenta la lettre, tout sourire.
« Allez, arrête de froncer les sourcils comme ça ! Apporte ça à ma maman, veux-tu ? A Chipping Campden. Violet. Tant qu'ils y habitent encore... »
Le rapace saisit la lettre entre ses serres et quitta son perchoir, s'élançant dans le ciel. Blaze ne le lâcha pas des yeux jusqu'à ce qu'il quitte son champ de vision. Il n'avait finalement pas ouvert la lettre pour y ajouter quelques lignes sur Aelle et Zikomo, mais ne manquerait pas de le faire dans la suivante. Il avait l'habitude d'écrire une fois par semaine à sa mère -moins souvent à son père. Avant, il retrouvait à la volière ses frères aînés pour écrire à leurs parents ensemble, mais ces derniers ne ressentaient plus le besoin de leur écrire aussi souvent. Comme beaucoup de choses, il le faisait désormais seul.
Heureusement, il avait deux nouveaux futurs amis. Aelle et Zikomo formaient un étrange duo. Il y avait une complicité évidente entre eux -et pourtant, cela ne les empêchait pas d'avoir des désaccords d'après ce qu'il avait pu observer. Il avait hâte de les retrouver, et d'ici dimanche, il aurait le temps de préparer tout un tas de questions pour Zikomo. Sa curiosité était comme toujours insatiable.
Merci pour ce rp ! A très bientôt !
Deux voix simultanées lui répondirent au même moment. L'enfant sourit -il aimait beaucoup la réponse de Zikomo, et celle d'Aelle ne l'étonnait pas. Il espérait que le petit renard-qui n'en-était-pas-un saurait convaincre sa compagne de se rendre à leur rendez-vous.
« Trop chouette, ne soyez pas en retard ! » fit la voix chantante du garçon, qui ne détourna pas le regard de son hibou. Il éclata de rire, parce qu'il avait dit "Trop chouette" alors qu'il caressait un hibou.
Il aimait bien prendre son temps. Comme ses parents le jugeaient encore trop jeune pour avoir son propre animal, il puisait un peu de consolation dans ces moments passés avec les rapaces qui habitaient la volière. Un jour, il aurait un chat ! Peut-être que Liderick était allergique aux poils de chat ; il lui demanderait la prochaine fois. S'il était allergique, cela lui ferait une raison de plus d'acquérir une de ces boules de poils.
Le garçon fouilla dans son sac et dénicha la petite lettre qu'il avait rangée au moment de caresser Zikomo. Il y avait accroché un petit sachet de Miamhibou pour être certain de ne pas oublier de régaler le rapace qui lui rendrait service. Il offrit quelques friandises au hibou grand duc et lui présenta la lettre, tout sourire.
« Allez, arrête de froncer les sourcils comme ça ! Apporte ça à ma maman, veux-tu ? A Chipping Campden. Violet. Tant qu'ils y habitent encore... »
Le rapace saisit la lettre entre ses serres et quitta son perchoir, s'élançant dans le ciel. Blaze ne le lâcha pas des yeux jusqu'à ce qu'il quitte son champ de vision. Il n'avait finalement pas ouvert la lettre pour y ajouter quelques lignes sur Aelle et Zikomo, mais ne manquerait pas de le faire dans la suivante. Il avait l'habitude d'écrire une fois par semaine à sa mère -moins souvent à son père. Avant, il retrouvait à la volière ses frères aînés pour écrire à leurs parents ensemble, mais ces derniers ne ressentaient plus le besoin de leur écrire aussi souvent. Comme beaucoup de choses, il le faisait désormais seul.
Heureusement, il avait deux nouveaux futurs amis. Aelle et Zikomo formaient un étrange duo. Il y avait une complicité évidente entre eux -et pourtant, cela ne les empêchait pas d'avoir des désaccords d'après ce qu'il avait pu observer. Il avait hâte de les retrouver, et d'ici dimanche, il aurait le temps de préparer tout un tas de questions pour Zikomo. Sa curiosité était comme toujours insatiable.
Merci pour ce rp ! A très bientôt !
♦ Étudiant.e à l'IMSM - #b45f06 ♦
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