Et on ne s'arrêtera plus de tomber
Mal. Embêtée. Essayer.
Je voulais juste bien faire. J’étais en train de dormir lorsque j’ai entendu les espèces de pleurs étouffés de Julia. Je me suis levée sans réfléchir. Par peur ? Par curiosité ? Ou tout simplement pour l’aider ? Je ne sais pas mais j’ai la certitude que je dois être là. Contrairement à ce que Julia me dit.
Elle a. Enfoncé ses ongles dans ma peaux. Mais c’est pas pour que je parte. Elle m’a. Demandé de la laisser. Mais pas pour que je parte non plus. J’en suis convaincue. Et même si elle ne veut pas je sais que je dois faire quelque chose. Pour Elle.
D’abord, je voulais aller voir Papa, il est clairement le mieux placé pour aider Julia mais j’ai pas envie de le déranger. Impuissante, je reste à ses côté. Ses ongles me lâche progressivement mais je n’ose pas retirer ma main. Enfin, elle enlève sa main et je me délaisse. En touchant le dos de ma main, je sens les marques. Mais je n’ai pas mal.
Je sens ses yeux scrutantles miens. Je n’ose pas soutenir le regard, Julia m’impressionne. Elle me fait peur, aussi. Mais son regard ne témoigne pas de la haine, je n’arrive pas à savoir ce qu’il témoigne mais ce n’est pas de la haine.
Elle se redresse pour prendre sa baguette posée juste à côté de son oreiller.
« Lumos. »
Un simple jet de lumière en sort, nous éclairant juste toute les deux. Grâce à la lumière, je vois son expression. Fermée. Se tordre en un sourire. Elle observe ma main, honteuse. Alors, je me permet d’observer les siennes et ses bras.
Ses tatouages. Je me surprend à demander ce qu’ils représentent. Ce qu’ils cachent. Qui elle est. Julia.
Elle voit que je les observe et immédiatement je détourne le regard, pensant l’avoir importuner. Au contraire, elle m’expose son bras, mais sans aucune prétention. Juste parce qu’elle voit qu’ils éveillent ma curiosité.
« Ils sont magnifiques. On dirait ... qu’ils sont... Toi. Tu es rayonnante. »
Ma phrase n’a pas de sens. Mais elle la comprend. Son hochement de tête le prouve. D’un mouvement de bras elle m’invite à m’installer à ses côtés sur le matelas, ce que je fait. Elle m’observe, toujours. Sans bruit.
Est-ce que tu me déteste, Julia ?
Elle semble réfléchir. Il ne se passe quelques secondes avant qu’elle se mette à parler mais pour moi c’est une éternité.
« Ne parle pas d’quelque chose que tu connais pas, ma grande. »
J’aimerais lui dire qu’elle se trompe. Que je la connais. Que sa crise m’a montré qui elle était. Mais je ne dis rien. Parce que c’est peut-être moi qui me trompe.
Elle a dit quelque chose. Elle se considère comme quelque chose. Parle t’elle vraiment d’Elle ?
« Pas quelque chose. Tu es plus humaine que n’importe qui. »
Elle hausse les épaules, persuadée que j’ai tort. Mais ça n’est pas mon cas. Elle est vivante. Belle. Impressionnante. Frappante. Elle est humaine. Quoi qu’elle en dise.
« Non, ma grande. J’suis un fantôme. »
Ces mots sont pleins d’histoires. Histoires qui ne font partie que d’elle. Mais la piétinent. Elle ne m’en dira pas plus, alors je n’insiste pas. Je fixe la lumière qui sort de sa baguette. Rayonnante.
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
Julia
23 décembre 2044
14:58
Séjour. Chez Julia. Irlande.
14:58
Séjour. Chez Julia. Irlande.
Assise à la table de la salle à manger, je pense.
A ce qu’il s’est passé hier.
Je préférerai ne pas y penser.
Faire comme si il ne s’était rien passé.
Parce qu’après tout il ne s’est rien passé.
Welmina, elle, n’a pas parlé de ma crise.
Ni de notre bref échange.
Enfin, je ne l’ai pas vu en parler en tout cas.
Et Jared m’aurait déjà interroger si elle l'avait fait.
Il s’inquiète pour moi, peut-être.
Ni de notre bref échange.
Enfin, je ne l’ai pas vu en parler en tout cas.
Et Jared m’aurait déjà interroger si elle l'avait fait.
Il s’inquiète pour moi, peut-être.
Il est trop gentil avec moi.
J’essaye de lui rendre en leur apportant la plus grande aide.
Et je crois qu’ils se sentent bien, ici.
Peut-être que mes efforts paient.
Peut-être que leurs sourires sont sincères.
J’ai essayer de les nourrir convenablement.
En prenant en compte le fait que la plus petite n’est pas carnivore.
J’ai essayer de leur donner du confort.
Et des divertissements.
Le plus grand a déjà lu tous les livres de ma maigre bibliothèque.
Et cet après-midi, Horty a voulu dessiner.
Alors elle s’est installé avec sa sœur.
Et elles dessinent ensemble.
J’aime les observer.
Elles sont très différentes.
Welmina est douce dans ses traits.
Elle gomme beaucoup.
On voit qu’elle essaye de s’appliquer.
Mais qu’elle se désespère à chaque traits.
Sa sœur est tout le contraire.
Horty dessine plutôt bien, pour son âge.
Elle appuie beaucoup sur son crayon.
Et ne relève jamais la tête.
Les brides de dessins que j’aperçois sont mignonnes.
Elle a un joli coup de crayon.
Mon petit hiboux, Timmy volette autour d’elle.
Au début, il ne se montrait pas.
Il a peur des inconnus.
Mais curieusement, il s’entend bien avec Horty.
Ils sont bien accordés, je trouve.
Au début, il ne se montrait pas.
Il a peur des inconnus.
Mais curieusement, il s’entend bien avec Horty.
Ils sont bien accordés, je trouve.
J’ai essayé, moi aussi, de dessiner un peu.
Mais je ne suis pas faîte pour le dessin.
Jared et Arthur se trouvent à l’autre bout de la pièce.
Le premier lave la vaisselle.
Et le second lit un bouquin d'Astronomie sur le canapé.
Tout est calme.
J’ai enlevé la musique pour ne pas embêter Arthur.
Tout est trop calme.
Ce n’est jamais calme chez moi.
Ça me perturbe.
Comme s’il lisait dans mes pensées, Jared se tourne vers moi.
Il m'envoie un sourire.
Je l'attrape et lui rend.
Puis il regarde ses filles.
Heureux.
La plus petite relève enfin la tête de son dessin.
Elle regarde chaque personne de la salle, cherchant de l’attention.
Chacun est occupé à ses affaires, mais moi je la regarde.
Je lui offre mon attention.
En échange, elle me laissera peut-être voir son dessin.
« Tu m'montre ? »
Elle me le tend.
Elle a dessiné 5 personnes.
Nous.
Mais c’est bien plus qu’un dessin de la famille d’une enfant
C’est beau, c’est différent.
Elle s’est dessinée au centre.
Elle a représenté son corps mais pas son visage.
A sa droite, il y a sa sœur, Welmina.
Horty a utiliér un feutre vert et un jaune pour ses yeux.
Mais ceux-ci ont baver sur la feuille, comme si ses yeux pleuraient.
A sa gauche, il y a Arthur.
Il est dessiné comme le plus grand des 5 personnages.
Et pourtant Jared comme moi sommes plus grands que lui.
Sur le dessin, il porte un haut jaune, lumineux.
Alors qu’il ne porte jamais cette couleur.
Je suis représentée à côté d’Arthur.
Étrangement, je suis la plus détaillée.
Elle a dessiné des traits noirs sur mes bras.
Mes tatouages.
Le traits au milieu de mon visage n’indique ni un sourire, ni une moue.
J’ai du mal à voir ce qu’elle voit.
Enfin, il y a Jared à côté de Welmina.
Il semble perdu.
Ce ne sont que des traits d’enfants, certes.
Mais sur le dessin il arbore cet air perdu.
Alors que je le vois si heureux.
Horty me fixe, guettant ma réaction face à son dessin.
Je lui souris simplement.
Et lui retend.
Je viens de comprendre.
Que personne ne la comprend.
Que je la comprend.
Ou du moins que je dois essayer de la comprendre.
Je l’observe poser ses petits doigts sur le feutre noir.
Un instant, je pense qu’elle va baigner son dessin de cette couleur.
Ces cheveux se reposent sur son dessin, me bouchant la vue.
Mais cet ajout fait de noir est rapide.
C’est une ombre.
A côté de Jared.
C’est une silhouette.
Grisâtre.
Invisible à ceux qui ne regardent pas.
Invisible à ceux qui ne savent pas.
Mais, moi, je crois que je sais.
Cette silhouette c’est l'ex-femme de Jared.
La mère d’Horty.
De Welmina.
D’Arthur.
Elle m’est inconnue mais Jared m’en parle souvent.
Nathalie.
Julia. Ce n'est qu'un dessin de gamine, pourquoi y mettre toute cette attention ?
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
24 décembre 2044.
21: 47
Chambre d’ami, Chez Julia. Irlande
21: 47
Chambre d’ami, Chez Julia. Irlande
Coupable. S’amuser. Ensemble.
Tout est trop calme sans Julia dans son appartement. Elle est partie travailler très tôt ce matin dans le bar où elle est serveuse. Mais en même temps tout le monde s’agite, ici pour préparer le Réveillon de Noël. Ses mots tourbillonnent dans ma tête depuis ce matin. Comment faire une fête aussi familiale quand toute la famille n’est pas réunie ? Avant, Noël, était synonyme de joie, de retrouvailles en famille. Parce que Papa et Maman faisaient toujours des efforts pour ne pas se disputer. Et aujourd’hui, je culpabilise. Parce que Maman va passer son Noël seule.
Alors que nous, on est là à s’amuser. Sans Elle. Tous ensemble. Et je culpabilise encore plus de sentir ce sentiment s’évaporer avec mon amusement. Cet après-midi, alors que nous sommes aller faire des emplettes avec Papa, Horty et Arthur pour aller acheter des cadeaux. Pas une seule fois je n’ai pensé à Elle. Parce que je m’amusais. Trop.
Et ce n’est qu’en voyant le regard bienveillant que Papa pose sur le sapin que nous avons décoré dans le salon de Julia. Que je me souvient. Que d’habitude Maman est à ses côtés.
La porte s'ouvre. Julia est de retour.
« Salut à tout les MacMaulan que je n’ai pas vu ce matin ! Waah ! Vous assurez en déco. »
Elle s’arrête quelques secondes pour observer le sapin qui trône fièrement dans son salon. Elle est fière de nous et je la voie échanger un regard satisfait avec Papa. Comme M'man l’aurait fait. Oh...
Clang. En me retournant, j'aperçois une Horty énervée. Et l'étoile qu'elle tenait à la main, tombée par terre. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas fait de crise façon Horty.
De rage, elle tente de monter sur le sapin. Et je comprends. Qu'elle voulait mettre l'étoile. Parce qu'elle le fait d'habitude. Mais elle est toujours trop petite. Alors. Maman. La porte.
Mais Elle est pas là.
Doucement, Julia va ramasser l’étoile et attrape ma sœur au passage.
Julia, es-tu sûre de c'que tu fais ?
J’observe Julia porter Horty et lui donner l’étoile. Que celle-ci pose tout au dessus du sapin. Julia a exactement compris. Oh...
« Bon. Ça sent bien bon, on mange ? »
Et elle se tourne vers la dinde que Papa préparais en faisant comme si rien ne s’était passé. Mais après tout. Il ne s’est rien passé. Passé l’étonnement, tout le monde vient s’asseoir autour de la table. Et commence à manger. En silence, d’abord. Et puis quelqu’un lance un sujet de conversation banal. Et quelques minutes de discussions suffisent à nous faire oublier ce qu’il s’est passer.
La soirée se passe tellement vite que j’ai l’impression que le Temps s’est accéléré. Contrairement à mes Noëls habituels en famille où tout est organisé à la lettre, aujourd’hui on improvise.
Quelqu’un propose une partie de carte. Et on suit. On joue. On s’amuse. A poser des As sur des Rois. A faire semblant de râler pour une mauvaise distribution. Julia est la meilleure à tout les jeux que nous faisons.
Et quand on en a marre, on s’assoit dans le canapé. Doucement, Papa commence à nous raconter un conte de Noël magique de son enfance. On se serre tous ensemble sous une chaude couverture en l’écoutant nous conter les aventures du sorcier qui n’avait jamais vu la neige.
Lorsqu’il finit son récit, un grand blanc s’installe dans le salon. Ou plutôt un silence parlant. L’horloge indique qu’il est presque minuit et j’ai pourtant l’impression que la soirée vient de commencer. La pièce est sombre et dans la noirceur de la nuit j’entends la silhouette de mon frère se lever du canapé. Sans bruit, il prend sa baguette posée sur la table du salon.
« Lumos. »
Il va ensuite la poser sous le sapin, pour illuminer celui-ci. D’un accord silencieux, Papa, Julia et moi faisons de même et donnons à nos baguettes de la lumière pour ensuite l’offrir au sapin. C’est magnifique.
Et de la musique naît. Julia. Elle prends les mains de mon frère et ils esquissent quelques pas sous la musiques entraînantes. Et puis elle prends celles de ma sœur. Elles dansent. Et elles joint les mains d’Arthur et d’Horty. Ils tournoient sous la musique qui devient plus douce.
Enfin, elle s’approche de moi et c’est à mon tour de. Danser. Au début j’ai peur. Sans savoir pourquoi. Mais la musique passe et les pas de Julia m’apaisent. Alors je Danse. J’oublie le Temps. J’oublie qui je suis. Je suis. Heureuse.
Et je. Souris à. Julia. Oh...
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
Julia
Des pas qui se veulent discrets me font ouvrir les yeux.
Allongée sur le canapé, je me remémore rapidement les dernières 24 heures.
Je crois que j’ai dormis.
Si bien dormi.
Mes yeux arpentent la salle et tombent sur les enfants.
Ils regardent le sapin.
Et les cadeaux en dessous.
C’est Noël.
Un peu plus loin, à ma gauche, Jared dort toujours.
J'étais assez fatiguée pour m’endormir ?
Et les cadeaux en dessous.
C’est Noël.
Un peu plus loin, à ma gauche, Jared dort toujours.
J'étais assez fatiguée pour m’endormir ?
Me voyant réveillée, Timmy vient voleter à mes côtés.
Appelant l’attention des enfants.
Ils me saluent en silence pour ne pas réveilleur Jared.
Mais Timmy s’en va voler au côté de celui-ci.
Dans le même état que moi, il se réveille.
« Bonjour... »
Toujours trop endormie, pour écouter la réponse.
Je les regarde s’asseoir à nos côtés.
Et observer le sapin.
Toujours en silence.
Oh non pas le silence...
Je les regarde s’asseoir à nos côtés.
Et observer le sapin.
Toujours en silence.
Oh non pas le silence...
« Bon, on les ouvre ces cadeaux ? »
Ils se regardent, sans dire mot.
Ils ont probablement un courant qui leur permet de discuter.
Silencieusement.
Moi, j’aime les mots.
J’aime parler.
D’un accord commun et silencieux, c’est Horty qui se lève.
Elle semble heureuse.
Comme... eh bien, une enfant à Noël.
Elle prend sa pile.
Satisfaite.
Elle semble heureuse.
Comme... eh bien, une enfant à Noël.
Elle prend sa pile.
Satisfaite.
Même si je ne les sens pas déçus.
Je sais que ce Noël est différent pour eux.
Ils sont probablement moins gâtés.
Ils ne sont pas en famille.
Et finalement, je suis une inconnue.
Et pour moi, pourtant il n’y a jamais eu plus beau Noël.
Habituellement, je reste seule.
À me demander si j’aurais du accepter l’invitation de mes parents.
Mais je n’ai aucune envie d'entendre ma fratrie s’extasier sur leur vie.
Leurs adorables angelots et leurs boulots biens payés.
Je regarde la petite déballer ses paquets.
Elle ouvre le petit bracelet offert par Welmina et l’enfile.
Sa grande sœur la connaît bien, la p’tite est ravie.
Arthur lui a offert des figurines mouvantes ensorcelées.
En l’honneur de sa découverte de pouvoir, je présume.
Elle déballe ensuite mon cadeau.
J’ai peur de sa réaction, j’avoue.
Elle aime dessiner, alors je lui ai choisis un livre pour apprendre.
Ce ne sont que des esquisses simples, mais ça a l’air de lui plaire.
Comme si nous nous étions mis d’accord, Jared lui a offert des crayons.
J’ai peur de sa réaction, j’avoue.
Elle aime dessiner, alors je lui ai choisis un livre pour apprendre.
Ce ne sont que des esquisses simples, mais ça a l’air de lui plaire.
Comme si nous nous étions mis d’accord, Jared lui a offert des crayons.
Ravie, elle retourne s’asseoir.
Quelques échanges de remerciements, avant que Welmina se lève.
Plus réservée sur ses émotions, on voit tout de même qu’elle est heureuse.
Son frère et sa sœur lui ont offert un carnet et un stylo à son nom.
Quant à son père et à moi-même, nous avons opté pour des vêtements.
Ça me fait bizarre de faire un cadeau commun avec Jared.
Mais je n’avais pas entièrement les moyens.
Si Welmina m’avait dit que j’étais rayonnante.
C’était parce qu’elle voulait l’être.
Et son air ébahie devant les bottes noires en cuirs le prouve.
La passion pour les livres d’Arthur n’a échappais à personne.
Des livres de fictions à ceux de Magie, il n’a presque reçu que ça.
Et ça semble lui plaire.
Je suppose que s’il aime ça, ça lui fait plaisir.
Tant mieux.
A mon tour, je me lève et m’approche du sapin.
Etrangement, je suis sereinement heureuse d’avoir reçu des cadeaux.
De leur part, trois enfants que je ne connaissais pas avant.
Et mon meilleur ami.
Timmy vole à mes côtés, je m’amuse à penser qu’il est jaloux de cette pensée.
1er cadeau sous forme de gros paquet.
Cadeau commun des enfants, je présume.
A l’intérieur, je découvre un perchoir.
Et des friandises.
Tout est pour Timmy, ils l’aiment bien et savent que je l’aime aussi.
A l’intérieur de la boîte est glissé une carte.
Je décide de ne pas la lire.
Les émotions peuvent remonter et j’ai pas envie de pleurer.
Je remercie les enfants et présente le perchoir à Timmy.
Avant d’ouvrir l’autre cadeau.
Celui de Jared.
Le paquet est lourd et bien emballé.
Dans ma hâte, je le déchiquette.
Et trouve une paire de rollers noire.
Ok, je vais pleurer, là.
On a dut en parler quelques fois.
J’lui avais dit que j’avais toujours rêvé d’apprendre à en faire.
Et il s’en est souvenu.
Et il en a acheté.
Adorable.
Il se lève et me tchèque.
A son tour, il s’assoit.
J’assiste à peine à la scène.
Trop perturbée par les cadeaux qu’ils m’ont fait.
Je reviens sur Terre en entendant Jared me remercier.
J’lui ai offert une guitare.
Il en jouait, avant.
Qu’il m’a dit.
Elle sort d’une brocante et elle a déjà servie.
J’lui ai offert une guitare.
Il en jouait, avant.
Qu’il m’a dit.
Elle sort d’une brocante et elle a déjà servie.
Elle est plutôt jolie.
Il a l’air de l’aimer.
Peut-être grâce à son charme rebelle.
Mais au moins, il l’aime.
Il l'aime.
Julia. Tu crois vraiment qu'ils t'apprécient ?
Troisième année RP.
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
Julia.
28 décembre 2044
04 : 32
Rue. En bas de l’immeuble, chez Julie. Irlande.
Pour certains, la nuit est belle.
Les étoiles dansent.
L’adrénaline monte.
Le Soleil disparaît, la Lune apparaît.
Niaiseries.
Moi, j’déteste la nuit.
Elle veut pas que je dorme.
La nuit me tue.
Dans mon propre appart’, elle me fait suffoquer.
Trop souvent.
Elle veut pas que je dorme.
La nuit me tue.
Dans mon propre appart’, elle me fait suffoquer.
Trop souvent.
Je ne veux pas qu’elle me fasse suffoquer encore.
Alors je suis descendue.
En bas de chez moi.
La nuit est toujours là.
Mais elle ne me tue plus.
La joie de Noël n’a duré qu’une soirée.
Arthur est retourné chez lui.
Welmina broie du noir parce qu’elle part bientôt.
Horty est calme, c’est probablement le problème.
Et puis Jared est dans une attitude joyeuse puis triste.
« ‘lia, tout va bien ? »
Quand on parle du loup...
Il vient s’asseoir à mes côtés.
C’est adorable, cette attention qu’il a eu.
De venir me voir.
Je crois que j’en ai besoin.
Je fais signe que ça va.
Même si je sait que non.
Enfin ça va mieux maintenant.
Mais ça ira jamais mieux.
Il le sait.
Même si je sait que non.
Enfin ça va mieux maintenant.
Mais ça ira jamais mieux.
Il le sait.
« T’as encore du mal à dormir, hein ? »
Pour une fois, c’est moi qui parle pas.
Encore une fois je hoche la tête.
J’ai peur que mon comportement le dérange.
Il faut que j’essaie.
De parler, un peu.
« Toi non plus, tu dors pas. »
C’est pas très sympa de ramener la conversation sur lui.
Mais ça n’empêche qu’il m’embête plus.
Je m’en veut un peu.
J’aurais mieux fait de me taire.
Mais il a cherché.
Mais ça n’empêche qu’il m’embête plus.
Je m’en veut un peu.
J’aurais mieux fait de me taire.
Mais il a cherché.
« On avait vraiment besoin de toi, tu sais. »
Il détourne la conversation.
Joli coup.
Mais il ne joue pas.
Il est sincère.
J’dois l’être aussi, j’imagine.
« Ouais. J’en avais besoin aussi. »
Sincère.
Arrête.
Franche.
Tais-toi.
Vérité.
« Mais vous pouvais pas rester. Enfin, si, j’veux que vous restez mais tu dois pas. »
J’ai osée être sincère.
Dire enfin ce que je pense.
Et par la même occasion ouvrir mon cœur.
Il m’écoute sans parler.
En quelques mots je pourrais tout gâcher.
« T’as plus besoin d’Elle que de moi. Et Elle a besoin de toi. »
Elle.
Nathalie.
Sa femme.
La mère des enfants.
Elle.
Moi, je suis juste leur moyen de faire une pause.
Mais eux, ils ont besoin d’Elle.
Horty l’a montré avec son dessin.
Welmina avec la tristesse qu’elle affiche.
Et Arthur est plus discret, mais il a besoin d’Elle.
« Elle m'aime plus... »
Il commence à pleurer.
Ma gorge se noue.
Comme si elle était connectée à ses larmes.
Il semble si faible.
Sûrement parce qu’il est amoureux.
« C'est ce qu'elle a dit, ouais. Mais on ment tous, non ? Pleure pas, sans savoir. »
Je suis trop dure, sûrement.
Mais je doit l’être.
Parce que la pitié l’aidera pas.
Il me regarde avec un air de chien battu.
S’il savait à quel point ça me fait mal de devoir l’aider ainsi.
« Arrête, tu sais même pas de quoi tu parle. »
La tristesse a fait place à la colère.
C’était l’effet recherché.
Je me conduis pas comme une vraie amie, certes.
Mais s’il me demande mon aide.
Je lui donnerais, peu importe la façon dont j’le fais.
Je n’ai pas le temps d'en rajouter
Il se lève, brusquement.
Il me regarde droit dans les yeux.
Il est en colère contre moi.
Mais il le faut.
« Tu sais rien de l’amour, Julia. »
Et il s’en va.
Non, j’connais rien de l’amour.
Mais je le connais lui.
Un jour, il comprendra.
Que je fais tout ça pour lui.
En attendant, je suis seule.
Sous le ciel noir.
J’imagine mille autres scénarios.
Cette nuit aurait put être bien différente.
J’déteste la nuit.
Julia. Est-ce que tu sais toi-même pourquoi tu fais ça ?
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Et on ne s'arrêtera plus de tomber
30 décembre 2044
16 : 54
Chambre d’ami. Chez Julia. Irlande.
16 : 54
Chambre d’ami. Chez Julia. Irlande.
Départ. Coupable. Moi-même.
C’est passé vite. Et si lentement. Hier, encore Papa partait de la maison. Et pourtant j’ai l’impression de si bien connaître Julia. Mais les jours ont filaient depuis Noël. Et depuis qu’Arthur est reparti.
Assise sur le lit de la chambre d’amie, j’observe ma valise. Je repart pour Poudlard demain. Et mes affaires ne sont pas encore faîtes. Je pourrais demander à Papa de m’apprendre le "Failamalle" mais curieusement j’ai envie de me débrouiller seule. Manière Moldue.
Moldu. Ce monde que j’ai quitté. En abandonnant Maman. Si avant, je la haïssait, la compassion monte. Et la culpabilité avec. J’aurais put chercher à avoir de ses nouvelles mais je suis lâche. Je préfère l’imaginer. Seule. A attendre notre retour. Je me déteste.
Et pourtant. J’apprécie. Celle que je suis. Depuis que je connais Julia, en fait. Malgré elle, elle m’a donné une certaine confiance en moi. Celle qui me manquait.
J’me sens presque belle. Principalement, grâce aux bottes que Papa et Julia m’ont offert. Et aux autres vêtements que j’ai reçu. Si différents de ceux que je porte, d’habitude. Je suis plus habituée à un style simple, sweat et jean qu’aux jupes et aux chemises. Mais ce nouveau look est différent. Plus féminin, plus beau. Plus moi ?
Julia m’a aussi appris à me maquiller, jusque là, Maman avait toujours refusé. Elle disait que j’étais trop jeune. Mais maintenant, son avis ne compte plus. Je m’en veut de penser ainsi. Mais c’est un mal pour un bien. J’me sens bien.
Maman et Julia sont tellement différentes. Le jour et la nuit. Maman, est, ou du moins était, attentionnée et droite. Et Julia est plus décontractée et pétillante.
« Tu as fini de faire tes affaires ? »
Papa me regarde d’un air amusé en voyant que je n’ai pas du tout commencé. Il n’a pas envie de s’énerver. Et pourtant depuis quelques jours, il semble plus tendu. Julia aussi, d’ailleurs. J’espère qu’il ne s’est rien passé de grave.
Je fais mine de commencer à ranger un peu sous les yeux de Papa. Mais l’envie n’y est pas. Je sais plus si je veux partir.
Ils vont me manquer. L’appartement va me manquer. Les repas vont me manquer. La sensation d’être enfin une grande sœur pour Horty va me manquer. Le caractère impétueux de Julia va me manquer. Le sourire de Papa va me manquer.
Et pourtant je suis heureuse de partir loin d’ici. Parce que Maman sera encore plus loin. Et avec elle, la culpabilité de l’avoir laissée seule. Je pourrais demander à Papa ou à Julia de m’amener à la maison. Rien que pour lui dire au revoir. Et pour m’excuser. Mais au delà il y a cette haine qui perdure envers elle. Le sentiment qu’elle mérite tout ce qu’elle a.
Quand je retournerais à Poudlard, je sais que tout aura changé. Ma Vie ne sera plus comme quand je l’ai quitté. Est-ce mieux ? Mes mots s’échappent, comme si mes pensées avaient était dîtes à voix haute. Sans que je le veuille.
« Est-ce que tout va changer, maintenant, Papa ? »
Il esquisse un sourire. Ou plutôt un mouvement des lèvres. Je ne peux y voir ni la joie ni la tristesse.
Dis Papa, t’es triste ou heureux ?
Je pense d’abord qu’il ne répondra pas. Parce qu’on connaît tout deux la réponse. Tout va changer. Ou peut-être parce que justement, on ne la connaît pas. Mais il répond, finalement.
« Oui. Mais c’est pas grave, tu sais. »
Bonne réponse.
C’est pas grave.
On trouvera un moyen de pas être triste.
Ça ira.
Fin de cet écrit.
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Troisième année RP.
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