Une matinée bien commencée ...
Ils ne l'entendaient plus, impossible !
Le ton montait et le volume sonore aussi... La Serpentard n'avait pas dû apprécier l'intervention du garçon :
" Dis donc toi, de quoi je me mêle ? Je t'ai demandé l'heure ? On t'a demandé ton avis ? Va donc chercher un dico à la bibliothèque pour t'apprendre la définition du mot hurler au lieu de te prononcer sur une affaire dont tu ne sais strictement rien ! "
Ce à quoi, il répondit sur le même ton énervé :
" Je m’en mêle si je veux ! Je passais par la par hasard et je t’ai entendu l’engueuler comme du poisson pourri ! Évidemment, que je n’allais pas passer mon chemin sans rien dire ! Tu croyais quoi ? Que j’allais te laisser faire en admirant le spectacle ? C’est mal me connaître que de penser cela !
De quel droit tu passe tes nerfs sur cette fille ? Ok, ça peut arriver à tout le monde d’avoir une mauvaise journée mais c’est pas une raison pour réagir de cette façon face à quelqu’un qui ne t’as rien fait ! "
Le deux jeunes gens avaient l'air d' avoir fort caractère et ni l'un ni l'autre ne semblait prêt à céder !
La fille Serpentard renchérit avec un tel mépris que Lily ne comprenait même plus ce qu'elle disait...
Elle essayait désespérément de trouver une solution, mais figée par la panique, rien ne lui venait.
Et au moment où Lily se disait que ça ne pouvait pas être pire, la fille toqua sur le crâne du garçon pour appuyer ses propos. Là ça sentait vraiment mauvais !
Le garçon monta encore d'un cran dans la colère pour lui asséner sèchement :
" Depuis quand c’est mal de vouloir aider les gens ? Je t’ai entendu malmener cette fille, c’est normal que je sois intervenu ! Ose dire qu’à ma place, tu n’aurais pas eu la même réaction ! Et je n’ai jamais dit que tu l’avais touchée ! "
Il fallait faire quelque chose ou ces deux là allaient finir par se taper dessus. Lily aurait aimé connaître un sort pour les arrêter ou , mieux, pour disparaître ! Elle n'aimait pas être le centre de l'attention et là, tout le monde les regardaient... Mais personne ne semblait vouloir intervenir. Lily ne pouvait pas juste s'éclipser et les laisser régler leurs comptes, après tout, tout ça c'était sa faute !
Elle pensait aller chercher un professeur avant que l'un des deux ne finisse à l'infirmerie, mais à son grand soulagement elle vit une jeune fille, Poufsouffle apparement, se diriger vers eux...
Préfète des Ventoulpes
Le ton montait et le volume sonore aussi... La Serpentard n'avait pas dû apprécier l'intervention du garçon :
" Dis donc toi, de quoi je me mêle ? Je t'ai demandé l'heure ? On t'a demandé ton avis ? Va donc chercher un dico à la bibliothèque pour t'apprendre la définition du mot hurler au lieu de te prononcer sur une affaire dont tu ne sais strictement rien ! "
Ce à quoi, il répondit sur le même ton énervé :
" Je m’en mêle si je veux ! Je passais par la par hasard et je t’ai entendu l’engueuler comme du poisson pourri ! Évidemment, que je n’allais pas passer mon chemin sans rien dire ! Tu croyais quoi ? Que j’allais te laisser faire en admirant le spectacle ? C’est mal me connaître que de penser cela !
De quel droit tu passe tes nerfs sur cette fille ? Ok, ça peut arriver à tout le monde d’avoir une mauvaise journée mais c’est pas une raison pour réagir de cette façon face à quelqu’un qui ne t’as rien fait ! "
Le deux jeunes gens avaient l'air d' avoir fort caractère et ni l'un ni l'autre ne semblait prêt à céder !
La fille Serpentard renchérit avec un tel mépris que Lily ne comprenait même plus ce qu'elle disait...
Elle essayait désespérément de trouver une solution, mais figée par la panique, rien ne lui venait.
Et au moment où Lily se disait que ça ne pouvait pas être pire, la fille toqua sur le crâne du garçon pour appuyer ses propos. Là ça sentait vraiment mauvais !
Le garçon monta encore d'un cran dans la colère pour lui asséner sèchement :
" Depuis quand c’est mal de vouloir aider les gens ? Je t’ai entendu malmener cette fille, c’est normal que je sois intervenu ! Ose dire qu’à ma place, tu n’aurais pas eu la même réaction ! Et je n’ai jamais dit que tu l’avais touchée ! "
Il fallait faire quelque chose ou ces deux là allaient finir par se taper dessus. Lily aurait aimé connaître un sort pour les arrêter ou , mieux, pour disparaître ! Elle n'aimait pas être le centre de l'attention et là, tout le monde les regardaient... Mais personne ne semblait vouloir intervenir. Lily ne pouvait pas juste s'éclipser et les laisser régler leurs comptes, après tout, tout ça c'était sa faute !
Elle pensait aller chercher un professeur avant que l'un des deux ne finisse à l'infirmerie, mais à son grand soulagement elle vit une jeune fille, Poufsouffle apparement, se diriger vers eux...
Préfète des Ventoulpes
Une matinée bien commencée ...
" Dis donc toi, de quoi je me mêle ? Je t'ai demandé l'heure ? On t'a demandé ton avis ? Va donc chercher un dico à la bibliothèque pour t'apprendre la définition du mot hurler au lieu de te prononcer sur une affaire dont tu ne sais strictement rien ! "
" Je m’en mêle si je veux ! Je passais par la par hasard et je t’ai entendu l’engueuler comme du poisson pourri ! Évidemment, que je n’allais pas passer mon chemin sans rien dire ! Tu croyais quoi ? Que j’allais te laisser faire en admirant le spectacle ? C’est mal me connaître que de penser cela !
De quel droit tu passe tes nerfs sur cette fille ? Ok, ça peut arriver à tout le monde d’avoir une mauvaise journée mais c’est pas une raison pour réagir de cette façon face à quelqu’un qui ne t’as rien fait ! "
"Depuis quand c’est mal de vouloir aider les gens ? Je t’ai entendu malmener cette fille, c’est normal que je sois intervenu ! Ose dire qu’à ma place, tu n’aurais pas eu la même réaction ! Et je n’ai jamais dit que tu l’avais touchée ! "
Alison grimaça. Elle avait emprunté ce couloir pour être tranquille et à l'écart du vacarme de la grande salle, et afin de rejoindre sa première heure de cours de la journée.
Alison analysa rapidement la situation. Un gryffondor et une serpentard qui hurlaient à la mort, mettant à mal ses tympans et une serdaigle par terre, des livres éparpillée autour d'elle, parachevant ce tableau insolite.
En voilà deux qui sont prêts à devenir les meilleurs ennemis du monde, songea Alison.
La jeune Poufsouffle reconnut Anya, la sympathique serpentard avec qui elle avait discuté le matin même.
La jeune serpentard pouvait presque prétendre à un statut "d'amie" pour Alison, et elle ne voulait pas lui causer du tort. Elle voulait l'aider.
La conversation s'était vraiment envenimée. Alison détestait les bagarres. Pire que les foules compactes.
Et elle détestait l'air paniqué de la jeune serdaigle qui avait probablement envie de disparaître dans le premier trou de souris venu.
Elle prit beaucoup sur elle et s'avança de trois pas, jusqu'à se mettre à genoux à-côté de la serdaigle.
-Bonjour. Ça va ? Tu ne t'es pas fait mal?
Le bruit du couloir couvrirent ses paroles.
Alison sentit la moutarde lui monter au nez. Elle se releva, les yeux lançant des éclairs.
Elle parla très froidement, très calmement, mais ce fut pire que si elle avait crié.
-Vous ne pouvez pas arrêter vous deux ? Que se passe-t-il Anya?
Puis elle prit subitement conscience de ce qu'elle venait de faire et se mordilla la lèvre avec frénésie, en dévisageant tous les visages présents dans le couloir.
" Je m’en mêle si je veux ! Je passais par la par hasard et je t’ai entendu l’engueuler comme du poisson pourri ! Évidemment, que je n’allais pas passer mon chemin sans rien dire ! Tu croyais quoi ? Que j’allais te laisser faire en admirant le spectacle ? C’est mal me connaître que de penser cela !
De quel droit tu passe tes nerfs sur cette fille ? Ok, ça peut arriver à tout le monde d’avoir une mauvaise journée mais c’est pas une raison pour réagir de cette façon face à quelqu’un qui ne t’as rien fait ! "
"Depuis quand c’est mal de vouloir aider les gens ? Je t’ai entendu malmener cette fille, c’est normal que je sois intervenu ! Ose dire qu’à ma place, tu n’aurais pas eu la même réaction ! Et je n’ai jamais dit que tu l’avais touchée ! "
Alison grimaça. Elle avait emprunté ce couloir pour être tranquille et à l'écart du vacarme de la grande salle, et afin de rejoindre sa première heure de cours de la journée.
Alison analysa rapidement la situation. Un gryffondor et une serpentard qui hurlaient à la mort, mettant à mal ses tympans et une serdaigle par terre, des livres éparpillée autour d'elle, parachevant ce tableau insolite.
En voilà deux qui sont prêts à devenir les meilleurs ennemis du monde, songea Alison.
La jeune Poufsouffle reconnut Anya, la sympathique serpentard avec qui elle avait discuté le matin même.
La jeune serpentard pouvait presque prétendre à un statut "d'amie" pour Alison, et elle ne voulait pas lui causer du tort. Elle voulait l'aider.
La conversation s'était vraiment envenimée. Alison détestait les bagarres. Pire que les foules compactes.
Et elle détestait l'air paniqué de la jeune serdaigle qui avait probablement envie de disparaître dans le premier trou de souris venu.
Elle prit beaucoup sur elle et s'avança de trois pas, jusqu'à se mettre à genoux à-côté de la serdaigle.
-Bonjour. Ça va ? Tu ne t'es pas fait mal?
Le bruit du couloir couvrirent ses paroles.
Alison sentit la moutarde lui monter au nez. Elle se releva, les yeux lançant des éclairs.
Elle parla très froidement, très calmement, mais ce fut pire que si elle avait crié.
-Vous ne pouvez pas arrêter vous deux ? Que se passe-t-il Anya?
Puis elle prit subitement conscience de ce qu'elle venait de faire et se mordilla la lèvre avec frénésie, en dévisageant tous les visages présents dans le couloir.
Dernière modification par Alison Morrow le 4 avr. 2020, 16:01, modifié 1 fois.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Une matinée bien commencée ...
En entendant une nouvelle voix, Samuel se retourna et se retrouva face à une fille de Poufsouffle qui avait l’air plus en colère qu’autre chose. En l’entendant dire :
- Vous ne pouvez pas arrêter vous deux ?
Il se sentit soudainement tout petit - comme lorsqu’il était enfant et que sa mère le grondait quand il faisait une bêtise - et sa colère fondit comme neige au soleil. Elle n’avait pas parlé fort, mais son ton était froid et c’était aussi efficace que si elle avait hurlé.
Ne voulant pas s’attirer les foudres de la nouvelle venue, dont la colère l’impressionnait, il se tourna vers la fille de Serpentard, dans l’intention de s’excuser :
- Je… Désolé, je me suis légèrement emporté, j’aurais pas du.
Il savait qu’il s’agissait là de bien maigres excuses mais ne se sentait pas capable de plus, quitte à attiser un peu plus la colère de son adversaire du moment. Il avait beau s’être calmé, il n’était pas encore prêt à faire de réelles excuses à celle qu’il considérait comme responsable de toute cette histoire. Il savait, au fond de lui, que c’était son intervention qui avait fait dégénérer la situation mais il n’était pas encore prêt à l’admettre. Du moins pas à voix, et encore moins devant les autres. Il avait sa fierté.
Je ne me suis jamais demandé si j’étais normal ou pas. Je suis comme je suis, et tant pis pour ceux à qui ça ne plait pas.
- Vous ne pouvez pas arrêter vous deux ?
Il se sentit soudainement tout petit - comme lorsqu’il était enfant et que sa mère le grondait quand il faisait une bêtise - et sa colère fondit comme neige au soleil. Elle n’avait pas parlé fort, mais son ton était froid et c’était aussi efficace que si elle avait hurlé.
Ne voulant pas s’attirer les foudres de la nouvelle venue, dont la colère l’impressionnait, il se tourna vers la fille de Serpentard, dans l’intention de s’excuser :
- Je… Désolé, je me suis légèrement emporté, j’aurais pas du.
Il savait qu’il s’agissait là de bien maigres excuses mais ne se sentait pas capable de plus, quitte à attiser un peu plus la colère de son adversaire du moment. Il avait beau s’être calmé, il n’était pas encore prêt à faire de réelles excuses à celle qu’il considérait comme responsable de toute cette histoire. Il savait, au fond de lui, que c’était son intervention qui avait fait dégénérer la situation mais il n’était pas encore prêt à l’admettre. Du moins pas à voix, et encore moins devant les autres. Il avait sa fierté.
Dernière modification par Samuel Blake le 4 avr. 2020, 12:06, modifié 1 fois.
Je ne me suis jamais demandé si j’étais normal ou pas. Je suis comme je suis, et tant pis pour ceux à qui ça ne plait pas.
Une matinée bien commencée ...
La Poufsouffle était plutôt jolie (selon les critères de Lily) et petite avec un visage pâle encadré de cheveux noir ondulés et des grand yeux verts lumineux qui lui donnaient un air aimable. Ouf, elle n'était certainement pas là pour en rajouter à la dispute ! Enfin Lily l'espérait...
Elle s'approcha d'eux en se mordillant la lèvre. Elle ne semblait pas très à l'aise. Pourtant son pas était assuré.
Elle se rapprocha de trois pas et se mit à la hauteur de Lily, puis d'une voix douce, elle lui parla, mais Lily ne comprit pas ce que la demoiselle lui disait, sa voix étant couverte par le vacarme du couloir et par les deux camarades encore en train de se quereller.
Lily se releva en même temps que la Poufsouflle qui arrêta de mordiller sa lèvre. Et en fusillant du regard les deux bagarreurs, cette dernière lança :
" Vous ne pouvez pas arrêter vous deux ? "
Elle avait posé la question d'une voix claire mais froide. Elle n'avait pas crié. Elle semblait calme et rien dans son ton n' évoquait la colère. Pourtant, ces simples mots avaient suffit à stopper net la dispute en cours et le garçon faisait maintenant face à la Poufsouffle
Allaient-ils abattre leur foudre sur elle désormais ? Lily espérait bien que non, sinon cette histoire n'en finirait jamais... Et puis, la Poufsouffle avait l'air gentille et Lily ne voulait pas créer de problèmes à quelqu'un d'autre ...
Mais, à son plus grand soulagement, le Gryffondor, se retourna vers la Serpentard. Et avec un visage qui avait perdu toute trace de colère, il lui :
" Je… Désolé, je me suis légèrement emporté, j’aurais pas du. "
Bon, la situation allait peut-être finir par s'arranger et ils allaient peut-être arriver à l'heure en cours de potion. Enfin, si la Serpentard était prête à lacher le morceau...
Préfète des Ventoulpes
Elle s'approcha d'eux en se mordillant la lèvre. Elle ne semblait pas très à l'aise. Pourtant son pas était assuré.
Elle se rapprocha de trois pas et se mit à la hauteur de Lily, puis d'une voix douce, elle lui parla, mais Lily ne comprit pas ce que la demoiselle lui disait, sa voix étant couverte par le vacarme du couloir et par les deux camarades encore en train de se quereller.
Lily se releva en même temps que la Poufsouflle qui arrêta de mordiller sa lèvre. Et en fusillant du regard les deux bagarreurs, cette dernière lança :
" Vous ne pouvez pas arrêter vous deux ? "
Elle avait posé la question d'une voix claire mais froide. Elle n'avait pas crié. Elle semblait calme et rien dans son ton n' évoquait la colère. Pourtant, ces simples mots avaient suffit à stopper net la dispute en cours et le garçon faisait maintenant face à la Poufsouffle
Allaient-ils abattre leur foudre sur elle désormais ? Lily espérait bien que non, sinon cette histoire n'en finirait jamais... Et puis, la Poufsouffle avait l'air gentille et Lily ne voulait pas créer de problèmes à quelqu'un d'autre ...
Mais, à son plus grand soulagement, le Gryffondor, se retourna vers la Serpentard. Et avec un visage qui avait perdu toute trace de colère, il lui :
" Je… Désolé, je me suis légèrement emporté, j’aurais pas du. "
Bon, la situation allait peut-être finir par s'arranger et ils allaient peut-être arriver à l'heure en cours de potion. Enfin, si la Serpentard était prête à lacher le morceau...
Dernière modification par Lily Dempsey le 3 avr. 2020, 20:12, modifié 1 fois.
Préfète des Ventoulpes
Une matinée bien commencée ...
Ce garçon commençait à lui taper sur le système, à se mêler de ce qui le regardait pas, sans rien savoir du tout. En plus, il osait se comparer à elle. Si une partie d'elle était d'accord sur le principe d'aider quelqu'un, sa colère prit le dessus et le repoussa au fond d'elle. Non, elle n'aurait aider personne, parce que aider quelqu'un, c'était lui rendre service et qu'il ne rendait service à personne. A ce stade de colère, si Anya avait pu étriper son camarade, elle l'aurait fait. Clairement. Sa colère était telle qu'elle se transforma en mépris, un mépris souverain qui l'incita à croiser les bras à dévisager avec dégoût le garçon qui lui faisait face :
- Et tu veux aider qui exactement ? Tu as pensé à t'aider toi-même en acquérant un peu de bon sens, juste ? Je sais pas, ça t'aiderait peut-être à vouloir savoir ce qui se passe avant d'intervenir. Peut-être que ça t'éviterait d'être ridicule et foncièrement débile.
Emportée dans sa colère, Anya n'avait pas aperçu la poufsouffle qui était passée à côté d'elle. D'ailleurs, elle ignorait la présence d'absolument tout le monde hormis la tête de goule qui lui faisait face. Elle en avait oublié la Serdaigle. Qu'on l'interpelle par son surnom, la poussa à regarder le deuxième intrus... et c'était la fille qu'elle avait vu le matin même dans la Grande Salle. Avec la timidité qu'elle avait affiché, Anastasia ne l'aurait jamais cru capable de parler sur ce ton et cela la surprit suffisamment pour lui couper le sifflet.
Et manifestement, elle n'était pas la seule. Le gryffondor la connaissait-il lui aussi ? Parce qu'il s'excusa... plus ou moins. Essouflée par sa colère, Anya prit quelques secondes pour reprendre son souffle. Elle était encore en colère, agacée, mais elle était de nouveau lucide. Trop fière pour s'excuser, cependant, elle se contenta de serrer les dents et de jeter de l'huile sur le feu. Par exemple en répondant à la question de la poufsouffle, qui aurait pu l'inciter à insulter la Serdaigle et le Gryffondor. Elle se retint donc de relever l'emploi du "légèrement" qui la faisait bondir intérieurement, pour répondre avec un regard noir mais un ton mesuré :
- On est d'accord, tu n'aurais pas dû.
Cela ressemblait à une conclusion, un point final à cet intermède. Tâchant d'évacuer sa colère pour éviter qu'Alison prenne peur, et surtout pour éviter qu'elle ne croit qu'elle lui en voulait, Anya reporta son attention sur la poufsouffle, avec une expression plus... normale.
- Rien Alison. C'est simplement pas mon jour. A plus tard.
Contournant le gryffondor en prenant soin de l'ignorer, plus pour son bien à lui que pour le snober, Anya reprit sa route, le visage fermé.
- Et tu veux aider qui exactement ? Tu as pensé à t'aider toi-même en acquérant un peu de bon sens, juste ? Je sais pas, ça t'aiderait peut-être à vouloir savoir ce qui se passe avant d'intervenir. Peut-être que ça t'éviterait d'être ridicule et foncièrement débile.
Emportée dans sa colère, Anya n'avait pas aperçu la poufsouffle qui était passée à côté d'elle. D'ailleurs, elle ignorait la présence d'absolument tout le monde hormis la tête de goule qui lui faisait face. Elle en avait oublié la Serdaigle. Qu'on l'interpelle par son surnom, la poussa à regarder le deuxième intrus... et c'était la fille qu'elle avait vu le matin même dans la Grande Salle. Avec la timidité qu'elle avait affiché, Anastasia ne l'aurait jamais cru capable de parler sur ce ton et cela la surprit suffisamment pour lui couper le sifflet.
Et manifestement, elle n'était pas la seule. Le gryffondor la connaissait-il lui aussi ? Parce qu'il s'excusa... plus ou moins. Essouflée par sa colère, Anya prit quelques secondes pour reprendre son souffle. Elle était encore en colère, agacée, mais elle était de nouveau lucide. Trop fière pour s'excuser, cependant, elle se contenta de serrer les dents et de jeter de l'huile sur le feu. Par exemple en répondant à la question de la poufsouffle, qui aurait pu l'inciter à insulter la Serdaigle et le Gryffondor. Elle se retint donc de relever l'emploi du "légèrement" qui la faisait bondir intérieurement, pour répondre avec un regard noir mais un ton mesuré :
- On est d'accord, tu n'aurais pas dû.
Cela ressemblait à une conclusion, un point final à cet intermède. Tâchant d'évacuer sa colère pour éviter qu'Alison prenne peur, et surtout pour éviter qu'elle ne croit qu'elle lui en voulait, Anya reporta son attention sur la poufsouffle, avec une expression plus... normale.
- Rien Alison. C'est simplement pas mon jour. A plus tard.
Contournant le gryffondor en prenant soin de l'ignorer, plus pour son bien à lui que pour le snober, Anya reprit sa route, le visage fermé.
Il faut viser la lune, car même en cas d'échec, j’atterrirais dans les étoiles - Oscar Wilde
Une matinée bien commencée ...
Sam la regarda partir sans savoir quoi dire mais il était reconnaissant envers la fille de Poufsouffle pour son intervention. Il se tourna vers elle et lui dit :
- Salut ! Merci d’être intervenue, je crois que cette histoire se serait terminée à l’infirmerie si tu n’avais pas été là. Euh… je ne crois pas que nous ayons été présentés. Tu es ?
Il s’adressa ensuite à l’autre fille :
- Désolé si je me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas, je ne pensais pas que mon intervention envenimerait la situation à ce point. Je voulais juste t’aider.
Il devait avouer que depuis la rentrée, il était plutôt resté seul et cette situation le mettait assez mal à l’aise. Il n’aurait jamais pensé se faire une ennemie aussi tôt après le début des cours. Il ne savait pas tout simplement pas comment réagir, aussi c’était pourquoi il avait une très nette tendance à agir avant de réfléchir, sans penser aux conséquences. Comme aujourd’hui. Ce n’était pas la première fois - et probablement pas la dernière - que ce genre de réaction lui attirait des ennuis. Quand il avait entendu la dispute dans le couloir il avait agit sans réfléchir, pensant que son intervention aiderait à clarifier les choses. Et voilà ou il en était maintenant. Il se traita mentalement d’idiot : il fallait vraiment qu’il apprenne à penser avec son cerveau plutôt avec ses poings.
Je ne me suis jamais demandé si j’étais normal ou pas. Je suis comme je suis, et tant pis pour ceux à qui ça ne plait pas.
- Salut ! Merci d’être intervenue, je crois que cette histoire se serait terminée à l’infirmerie si tu n’avais pas été là. Euh… je ne crois pas que nous ayons été présentés. Tu es ?
Il s’adressa ensuite à l’autre fille :
- Désolé si je me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas, je ne pensais pas que mon intervention envenimerait la situation à ce point. Je voulais juste t’aider.
Il devait avouer que depuis la rentrée, il était plutôt resté seul et cette situation le mettait assez mal à l’aise. Il n’aurait jamais pensé se faire une ennemie aussi tôt après le début des cours. Il ne savait pas tout simplement pas comment réagir, aussi c’était pourquoi il avait une très nette tendance à agir avant de réfléchir, sans penser aux conséquences. Comme aujourd’hui. Ce n’était pas la première fois - et probablement pas la dernière - que ce genre de réaction lui attirait des ennuis. Quand il avait entendu la dispute dans le couloir il avait agit sans réfléchir, pensant que son intervention aiderait à clarifier les choses. Et voilà ou il en était maintenant. Il se traita mentalement d’idiot : il fallait vraiment qu’il apprenne à penser avec son cerveau plutôt avec ses poings.
Dernière modification par Samuel Blake le 4 avr. 2020, 11:47, modifié 1 fois.
Je ne me suis jamais demandé si j’étais normal ou pas. Je suis comme je suis, et tant pis pour ceux à qui ça ne plait pas.
Une matinée bien commencée ...
- Salut ! Merci d’être intervenue, je crois que cette histoire se serait terminée à l’infirmerie si tu n’avais pas été là. Euh… je ne crois pas que nous ayons été présentés. Tu es ?
Alison ouvrit de grand yeux. Des excuses!
Elle se dandina d'un pied sur l'autre, gênée, avant d'arrêter car elle devait avoir l'air d'une idiote.
Anya s'apprêtait à partir, et avait l'air franchement excédée.
Pourtant, la réponse de la jeune sorcière l'avait touchée. En la voyant, Anya avait changé d'attitude. Peut-être qu'elle lui avait paru trop fragile et timide dans la grande salle.
Mais après tout, ce n'était pas de sa faute si elle n'aimait pas les grands espaces remplis de monde!
-Désolé si je me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas, je ne pensais pas que mon intervention envenimerait la situation à ce point. Je voulais juste t’aider.
Cette seconde phrase la tira de ses pensées, qui étaient fixé sur une tache de boue sur ses bottes.
Mais quelle heure était-il?
Son regard affolé se perdit sur les murs, avant qu'elle ne se rappelle qu'il n'y aurait aucune horloge lui indiquant l'heure sur les pierres grises du château.
Le gryffondor avait l'air assez mal à l'aise de la situation, son regard fuyant le sien.
-Je m'appelle Alison. Alison Morrow. Et je serais ravie de faire votre connaissance à tous les deux. Mais si nous ne suivons pas Anya tout de suite je crois que nous allons être en retard en cours de potion, lâcha-t-elle d'une traite, en décollant à peine les mots.
Tant pis s'ils n'ont pas compris! Songea-t-elle.
Elle repassa d'un geste rapide une mèche de cheveu rebelle qui s'amusait à tournicoter devant ses yeux derrière son oreille.
-Et vous?
Puis, coupant court à toute autre forme de réponse, elle lâcha un rapide :
-Je propose de faire les présentations plus tard...Et j'espère que vous aimez les courses dans les labyrinthes le matin! Anya attend nous!
Alison se fit la remarque un peu tard, qu'elle aurait peut-être dû réfléchir un tout petit plus avant de lâcher cette dernière phrase. Tant pis. Si elle avait bien deux choses en horreur, c'était d'arriver en retard...Et les filles passant trois heure à s'étaler une couche de maquillage assez épaisse pour repeindre tout le petit salon de Poufsouffle.
Elle attendit en retenant son souffle et en fermant très fort les yeux la réaction d'un de ses camarades, redoutant les prochains instants.
Mais pourquoi était-elle allée se fourrer dans cette situation?!
Alison ouvrit de grand yeux. Des excuses!
Elle se dandina d'un pied sur l'autre, gênée, avant d'arrêter car elle devait avoir l'air d'une idiote.
Anya s'apprêtait à partir, et avait l'air franchement excédée.
Pourtant, la réponse de la jeune sorcière l'avait touchée. En la voyant, Anya avait changé d'attitude. Peut-être qu'elle lui avait paru trop fragile et timide dans la grande salle.
Mais après tout, ce n'était pas de sa faute si elle n'aimait pas les grands espaces remplis de monde!
-Désolé si je me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas, je ne pensais pas que mon intervention envenimerait la situation à ce point. Je voulais juste t’aider.
Cette seconde phrase la tira de ses pensées, qui étaient fixé sur une tache de boue sur ses bottes.
Mais quelle heure était-il?
Son regard affolé se perdit sur les murs, avant qu'elle ne se rappelle qu'il n'y aurait aucune horloge lui indiquant l'heure sur les pierres grises du château.
Le gryffondor avait l'air assez mal à l'aise de la situation, son regard fuyant le sien.
-Je m'appelle Alison. Alison Morrow. Et je serais ravie de faire votre connaissance à tous les deux. Mais si nous ne suivons pas Anya tout de suite je crois que nous allons être en retard en cours de potion, lâcha-t-elle d'une traite, en décollant à peine les mots.
Tant pis s'ils n'ont pas compris! Songea-t-elle.
Elle repassa d'un geste rapide une mèche de cheveu rebelle qui s'amusait à tournicoter devant ses yeux derrière son oreille.
-Et vous?
Puis, coupant court à toute autre forme de réponse, elle lâcha un rapide :
-Je propose de faire les présentations plus tard...Et j'espère que vous aimez les courses dans les labyrinthes le matin! Anya attend nous!
Alison se fit la remarque un peu tard, qu'elle aurait peut-être dû réfléchir un tout petit plus avant de lâcher cette dernière phrase. Tant pis. Si elle avait bien deux choses en horreur, c'était d'arriver en retard...Et les filles passant trois heure à s'étaler une couche de maquillage assez épaisse pour repeindre tout le petit salon de Poufsouffle.
Elle attendit en retenant son souffle et en fermant très fort les yeux la réaction d'un de ses camarades, redoutant les prochains instants.
Mais pourquoi était-elle allée se fourrer dans cette situation?!
Dernière modification par Alison Morrow le 4 avr. 2020, 16:00, modifié 6 fois.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Une matinée bien commencée ...
Ce ne fut que lorsqu’il les vit partir que Sam se rendit compte du temps qu’avait duré cette petite scène et qu’il allait être en retard en cours s’il ne se dépêchait pas. Il leur emboîta le pas en se disant que la fille de Poufsouffle - Alison, donc - avait raison et qu’ils auraient tout le temps qu’ils voudraient plus tard pour faire les présentations.
Au vu de sa première rencontre pour le moins… électrique, pour ne pas dire explosive, avec la Serpentard, il ne savait pas comment évolueraient leurs relations. Il espérait simplement ne pas s’être fait une ennemie aussi tôt après la rentrée. De ce qu’il avait pu voir, elle ne semblait pas du genre à se laisser marcher sur les pieds… et lui non plus. Si bien qu’il ne savait pour le moment pas trop à quoi s’en tenir avec elle mais il se dit qu’avec un peu de chance - et un peu d’aide extérieur - ils pourraient faire la paix.
De toute façon, il n’avait jamais été très doué pour se faire des amis. C’était une des raisons pour lesquelles il n’était pas des plus populaires dans son école primaire - ça et ses pouvoirs - et il aurait aimé que cela change une fois à Poudlard mais il devait se rendre à l’évidence : il avait eu tort de penser cela.
Je ne me suis jamais demandé si j’étais normal ou pas. Je suis comme je suis, et tant pis pour ceux à qui ça ne plait pas.
Au vu de sa première rencontre pour le moins… électrique, pour ne pas dire explosive, avec la Serpentard, il ne savait pas comment évolueraient leurs relations. Il espérait simplement ne pas s’être fait une ennemie aussi tôt après la rentrée. De ce qu’il avait pu voir, elle ne semblait pas du genre à se laisser marcher sur les pieds… et lui non plus. Si bien qu’il ne savait pour le moment pas trop à quoi s’en tenir avec elle mais il se dit qu’avec un peu de chance - et un peu d’aide extérieur - ils pourraient faire la paix.
De toute façon, il n’avait jamais été très doué pour se faire des amis. C’était une des raisons pour lesquelles il n’était pas des plus populaires dans son école primaire - ça et ses pouvoirs - et il aurait aimé que cela change une fois à Poudlard mais il devait se rendre à l’évidence : il avait eu tort de penser cela.
Dernière modification par Samuel Blake le 4 avr. 2020, 11:27, modifié 1 fois.
Je ne me suis jamais demandé si j’étais normal ou pas. Je suis comme je suis, et tant pis pour ceux à qui ça ne plait pas.
Une matinée bien commencée ...
Lily observait la scène comme si elle n'en faisait pas partie, à part la fille Poufsouffle, personne n'avait plus fait attention à elle depuis l'arrivée du Gryffondor. Néanmoins, les regards des autres élèves posés sur eux la gênaient. Elle se sentait petite, vulnérable et aurait préféré être n'importe où sauf ici. Elle jouait machinalement avec une mèche de ses cheveux, c'était un tic qu'elle avait quand elle se concentrait ou qu'elle était stressée. Elle attrapait une mèche de cheveux qu'elle faisait rouler entre ses doigts jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un cheveu puis elle recommençait avec une autre mèche. Elle tenait ce tic de sa mère.
Finalement, la situation n'avait pas l'air de s'arranger :
La fille Serpentard ne semblait pas vraiment prête à accepter les excuses du garçon. Pire encore, ça avait même eu l'air de l'agaçait encore plus. Elle croisa les bras, en le regardant avec mépris. Mais lorsqu'elle avait aperçu la fille Poufsouffle, Lily avait cru voir dans son regard une lueur passer, de la surprise peut-être ?
Quoi qu'il en soit, la fille Serpentard lâcha d'un ton toujours cassant mais plus posé :
" On est d'accord, tu n'aurais pas dû. "
Puis son visage changea, il devint plus neutre, et elle s'adressa directement à la fille Poufsouffle :
" Rien Alison. C'est simplement pas mon jour. A plus tard. "
Donc, elles se connaissaient, elle et "Alison", apparemment. Lily n'imaginait pas les deux filles amies. Alison lui avait semblé douce et patiente et suffisamment altruiste pour venir en aide à une personne qu'elle ne connaissait pas. Tout le contraire de la fille Serpentard qui n'avait pas hésité à lui en mettre plein la tête juste parce qu'elle l'avait bousculé. Elle les observait toutes les deux. Elle n'avait pas grand chose en commun physiquement non plus !
La fille Serpentard contourna le Gryffondor sans un regard pour lui, et reprit son chemin. Son visage était sans émotions, ou du moins, Lily n'arrivait pas à interpréter ces émotions.
Mais le principal était que la fille s'en allait et qu'elle n'avait pas eu un regard pour Lily non plus.
Les deux autres élèves parlaient mais Lily n'entendait pas, elle avait comme du coton dans les oreilles. Elle était comme engourdie et ne réalisait pas bien ce qu'il venait de se passer.
Elle arrêta de tortiller ses cheveux et resserra sa prise sur ses livres pour se donner une contenance. Ses livres ! Elle avait oublié le cours de potion ! Elle regarda son poignet pour voir l'heure qu'il était mais, elle n'avait pas pris sa montre bien-sûr !
Prise de panique tout à coup, elle était devenue bien alerte, les yeux et les oreilles grandes ouvertes.
Alison lança d'un ton qui se voulait urgent :
" Je propose de faire les présentations plus tard...Et j'espère que vous aimez les courses dans les labyrinthes le matin! Anya attend nous ! "
Lily n'attendit pas la réaction de ses camarades et s'élança à la suite de la Serpentard, qui s'appelait Anya semble-t-il. Tant pis si elle devait affronter encore une fois les foudres de cette dernière, au moins elle avait l'air de savoir où elle allait, elle !
Elle fut suivi de prêt par Alison et le Gryffondor et rattrapa rapidement Anya.
Arrivée à sa hauteur, Lily ne dit rien et regarda droit devant elle en prenant bien soin de ne surtout pas la heurter avec ses livres.
Il n'y avait plus qu'à croiser les doigts pour qu' Anya ne fasse pas attention à elle...
Préfète des Ventoulpes
Finalement, la situation n'avait pas l'air de s'arranger :
La fille Serpentard ne semblait pas vraiment prête à accepter les excuses du garçon. Pire encore, ça avait même eu l'air de l'agaçait encore plus. Elle croisa les bras, en le regardant avec mépris. Mais lorsqu'elle avait aperçu la fille Poufsouffle, Lily avait cru voir dans son regard une lueur passer, de la surprise peut-être ?
Quoi qu'il en soit, la fille Serpentard lâcha d'un ton toujours cassant mais plus posé :
" On est d'accord, tu n'aurais pas dû. "
Puis son visage changea, il devint plus neutre, et elle s'adressa directement à la fille Poufsouffle :
" Rien Alison. C'est simplement pas mon jour. A plus tard. "
Donc, elles se connaissaient, elle et "Alison", apparemment. Lily n'imaginait pas les deux filles amies. Alison lui avait semblé douce et patiente et suffisamment altruiste pour venir en aide à une personne qu'elle ne connaissait pas. Tout le contraire de la fille Serpentard qui n'avait pas hésité à lui en mettre plein la tête juste parce qu'elle l'avait bousculé. Elle les observait toutes les deux. Elle n'avait pas grand chose en commun physiquement non plus !
La fille Serpentard contourna le Gryffondor sans un regard pour lui, et reprit son chemin. Son visage était sans émotions, ou du moins, Lily n'arrivait pas à interpréter ces émotions.
Mais le principal était que la fille s'en allait et qu'elle n'avait pas eu un regard pour Lily non plus.
Les deux autres élèves parlaient mais Lily n'entendait pas, elle avait comme du coton dans les oreilles. Elle était comme engourdie et ne réalisait pas bien ce qu'il venait de se passer.
Elle arrêta de tortiller ses cheveux et resserra sa prise sur ses livres pour se donner une contenance. Ses livres ! Elle avait oublié le cours de potion ! Elle regarda son poignet pour voir l'heure qu'il était mais, elle n'avait pas pris sa montre bien-sûr !
Prise de panique tout à coup, elle était devenue bien alerte, les yeux et les oreilles grandes ouvertes.
Alison lança d'un ton qui se voulait urgent :
" Je propose de faire les présentations plus tard...Et j'espère que vous aimez les courses dans les labyrinthes le matin! Anya attend nous ! "
Lily n'attendit pas la réaction de ses camarades et s'élança à la suite de la Serpentard, qui s'appelait Anya semble-t-il. Tant pis si elle devait affronter encore une fois les foudres de cette dernière, au moins elle avait l'air de savoir où elle allait, elle !
Elle fut suivi de prêt par Alison et le Gryffondor et rattrapa rapidement Anya.
Arrivée à sa hauteur, Lily ne dit rien et regarda droit devant elle en prenant bien soin de ne surtout pas la heurter avec ses livres.
Il n'y avait plus qu'à croiser les doigts pour qu' Anya ne fasse pas attention à elle...
Préfète des Ventoulpes
Une matinée bien commencée ...
Anastasia n'allait pas bien. Elle n'était pas dans son assiette. Agacée contre le garçon, contre la fille, contre sa mère, ses grands-parents, son père, même babushka et ded -grand-mère & grand-père en russe- et par dessus tout, contre elle-même. Si ça n'avait tenu qu'à elle, en prenant la direction du cachot, elle se serait réfugiée dans sa salle commune, mais elle réussit à se retenir de prendre cette décision. Ce n'était pas le moment. Surtout avec les trois autres qui la collait au train.
Elle avait entendu Alison lui demander de l'attendre et si elle avait eu un moment d'hésitation, regardant derrière elle, elle avait reprit sa marche d'un pas ferme en voyant qu'elle ne parlait pas que d'elle, mais également de la Serdaigle pathétique et du Gryffondor ridicule. Elle n'avait envie de côtoyer ni l'un ni l'autre. Malheureusement, ils la rattrapèrent et, ne voulant pas paraître puérile, Anya renonça à courir pour qu'ils la lâchent. Elle les ignora donc superbement, se murant dans son silence, n'ayant, de toute façon, rien à rajouter. Elle profita de ce trajet pour se composer une attitude parfaitement indifférente, normale, dénuée de colère et de chaleur. C'était probablement le mieux qu'elle pouvait faire pour le moment.
Arrivés en potions, il fut manifeste qu'ils arrivaient tout juste. Il ne restait que deux chaudrons de libre, chacun posé sur une table accompagné de deux chaises. Elle allait devoir se faire violence pour faire équipe avec quelqu'un donc. Priant mentalement pour que ce soit Alison, car même si elle n'était pas d'humeur, il serait plus facile d'être aimable avec elle, elle arriverait peut-être même à oublier sa colère, Anya ignora ses trois camarades pour s'installer arbitrairement face à l'un des deux chaudrons, prenant la chaise de droite et commença à y installer ses affaires.
Elle avait entendu Alison lui demander de l'attendre et si elle avait eu un moment d'hésitation, regardant derrière elle, elle avait reprit sa marche d'un pas ferme en voyant qu'elle ne parlait pas que d'elle, mais également de la Serdaigle pathétique et du Gryffondor ridicule. Elle n'avait envie de côtoyer ni l'un ni l'autre. Malheureusement, ils la rattrapèrent et, ne voulant pas paraître puérile, Anya renonça à courir pour qu'ils la lâchent. Elle les ignora donc superbement, se murant dans son silence, n'ayant, de toute façon, rien à rajouter. Elle profita de ce trajet pour se composer une attitude parfaitement indifférente, normale, dénuée de colère et de chaleur. C'était probablement le mieux qu'elle pouvait faire pour le moment.
Arrivés en potions, il fut manifeste qu'ils arrivaient tout juste. Il ne restait que deux chaudrons de libre, chacun posé sur une table accompagné de deux chaises. Elle allait devoir se faire violence pour faire équipe avec quelqu'un donc. Priant mentalement pour que ce soit Alison, car même si elle n'était pas d'humeur, il serait plus facile d'être aimable avec elle, elle arriverait peut-être même à oublier sa colère, Anya ignora ses trois camarades pour s'installer arbitrairement face à l'un des deux chaudrons, prenant la chaise de droite et commença à y installer ses affaires.
Il faut viser la lune, car même en cas d'échec, j’atterrirais dans les étoiles - Oscar Wilde