Un bateau de papier sur l’océan de mes rêves
Navrée pour cet énorme retard
Tu la sens bouillonner face à toi. Prise au dépourvu par tes immondes paroles. Tu aurais pu les crier, ces mots, les lui jeter à la gueule avec une violence destructrice. Mais on ne crie pas devant l’Eau. Ce serait bien impoli de ta part, et tu ne voudrais pas ressembler à l’Autre, cette merdeuse qui a déjà hurlé tout l’air de ses poumons. Face à l’Eau. Quelle honte.
Non. Tes paroles avaient coulé, comme de l’Eau, d’une douceur presque enivrante. Tes yeux ne la quittaient désormais plus, sondant le moindre changement d’humeur, le plus petit tressaillement ou la plus sombre de ses émotions. Ton corps ne bougeait plus, attendant sans doute le bon moment pour bondir vers sa proie.
Son corps semble prit par des spasmes, sans doute vague de tristesse, mais elle retient les larmes. Mais cela ne t’intéresse pas le moins du monde. Quelques instants seulement à attendre avant que les spasmes disparaissent au niveau de sa poitrine, remplacés des petits détails qui annoncent la tempête. Colère. Ses lèvres s’affinent, son nez se trousse légèrement, formant comme deux rides aux coins des joues. Ses yeux semblent se plisser, pas autant que les tiens cependant, mais assez pour entraîner les sourcils qui doucement descendent vers le centre. Tout dans son attitude n’est que haine et dégoût, mais tout cela est loin de te faire peur. Tu aimerais regarder l’Eau, au moins une dernière fois avant qu’elle n’explose. Pour te donner du courage sans doute, mais contre quoi ? *Explose.* Oui, tu le sens que ça vient. *Tempête.* Et déjà ses lèvres s’ouvre pour laisser passer sa rage. Mais elle ne prend pas une grande inspiration, comme quand on s’apprête à hurler. Cela semble venir avec douceur, pour te recopier sans doute.
Comme tu l’avais senti, sa voix est d’un calme qui aurait pu te paraître troublant, si tu prenais son attitude haineuse au sérieux. Le problème, c’est que tu commençais déjà à te désintéresser d’elle, ne trouvant plus l’intérêt à s’énerver ou même parler à une personne aussi stupide. Déjà, tu te redressais légèrement, tournant la tête vers le parc et lâchant un soupir d’ennui.
- C’est quoi être heureuse pour toi ? Oh, nan réponds pas, j’m’en fou en fait.
Pourquoi pas partir, là maintenant. Tout cela n’avait plus de sens, et si tu continuais à jouer à son petit jeu, elle finirait par t’envoyer un coup dans la gueule. Sans doute mérité, mais que par la rage, tu aurais rendu inhumain. Tu lui aurais rendu son coup, avant de partir en courant te réfugier dans ta salle commune. En parler à un adulte ? Et pourquoi faire ? Ce n’était pas leurs histoires, et tout cela aurait fini comme avec l’Autre. Paulia. Un frisson de dégoût te traverse, très vite balayé dans les tréfonds de ta pensée.
- J’ai aucun problème, moi. Mais je pense que ce n’est pas ton cas. Cette conversation n’est pas intéressante, alors j’vais me casser. Tu vaux vraiment pas la peine que je m’énerve.
Maladroitement, tu te relèves, la toisant désormais de haut. *Ouais, elle en vaut pas la peine.* Tu fais un pas en arrière, t’éloignes d’elle et de toutes ses conneries. Tournant la tête, tu regardes une dernière fois l’Eau. Celle qui te fait vraiment peur, mais que tu apprécies tout de même regarder miroiter. Elle semble encore plus briller qu’avant, avant tout ça. Avant Elle. Avant cette conversation dénuée de sens.
Tu ne lui accorde même plus un regard à l'idiote *Alison*, tournes le dos à tout ça et repart calmement vers le château.
Voici donc que cette Danse s'achève pour moi. Merci d'avoir partagé tes mots avec moi Plume.
Tu la sens bouillonner face à toi. Prise au dépourvu par tes immondes paroles. Tu aurais pu les crier, ces mots, les lui jeter à la gueule avec une violence destructrice. Mais on ne crie pas devant l’Eau. Ce serait bien impoli de ta part, et tu ne voudrais pas ressembler à l’Autre, cette merdeuse qui a déjà hurlé tout l’air de ses poumons. Face à l’Eau. Quelle honte.
Non. Tes paroles avaient coulé, comme de l’Eau, d’une douceur presque enivrante. Tes yeux ne la quittaient désormais plus, sondant le moindre changement d’humeur, le plus petit tressaillement ou la plus sombre de ses émotions. Ton corps ne bougeait plus, attendant sans doute le bon moment pour bondir vers sa proie.
Son corps semble prit par des spasmes, sans doute vague de tristesse, mais elle retient les larmes. Mais cela ne t’intéresse pas le moins du monde. Quelques instants seulement à attendre avant que les spasmes disparaissent au niveau de sa poitrine, remplacés des petits détails qui annoncent la tempête. Colère. Ses lèvres s’affinent, son nez se trousse légèrement, formant comme deux rides aux coins des joues. Ses yeux semblent se plisser, pas autant que les tiens cependant, mais assez pour entraîner les sourcils qui doucement descendent vers le centre. Tout dans son attitude n’est que haine et dégoût, mais tout cela est loin de te faire peur. Tu aimerais regarder l’Eau, au moins une dernière fois avant qu’elle n’explose. Pour te donner du courage sans doute, mais contre quoi ? *Explose.* Oui, tu le sens que ça vient. *Tempête.* Et déjà ses lèvres s’ouvre pour laisser passer sa rage. Mais elle ne prend pas une grande inspiration, comme quand on s’apprête à hurler. Cela semble venir avec douceur, pour te recopier sans doute.
Comme tu l’avais senti, sa voix est d’un calme qui aurait pu te paraître troublant, si tu prenais son attitude haineuse au sérieux. Le problème, c’est que tu commençais déjà à te désintéresser d’elle, ne trouvant plus l’intérêt à s’énerver ou même parler à une personne aussi stupide. Déjà, tu te redressais légèrement, tournant la tête vers le parc et lâchant un soupir d’ennui.
- C’est quoi être heureuse pour toi ? Oh, nan réponds pas, j’m’en fou en fait.
Pourquoi pas partir, là maintenant. Tout cela n’avait plus de sens, et si tu continuais à jouer à son petit jeu, elle finirait par t’envoyer un coup dans la gueule. Sans doute mérité, mais que par la rage, tu aurais rendu inhumain. Tu lui aurais rendu son coup, avant de partir en courant te réfugier dans ta salle commune. En parler à un adulte ? Et pourquoi faire ? Ce n’était pas leurs histoires, et tout cela aurait fini comme avec l’Autre. Paulia. Un frisson de dégoût te traverse, très vite balayé dans les tréfonds de ta pensée.
- J’ai aucun problème, moi. Mais je pense que ce n’est pas ton cas. Cette conversation n’est pas intéressante, alors j’vais me casser. Tu vaux vraiment pas la peine que je m’énerve.
Maladroitement, tu te relèves, la toisant désormais de haut. *Ouais, elle en vaut pas la peine.* Tu fais un pas en arrière, t’éloignes d’elle et de toutes ses conneries. Tournant la tête, tu regardes une dernière fois l’Eau. Celle qui te fait vraiment peur, mais que tu apprécies tout de même regarder miroiter. Elle semble encore plus briller qu’avant, avant tout ça. Avant Elle. Avant cette conversation dénuée de sens.
Tu ne lui accorde même plus un regard à l'idiote *Alison*, tournes le dos à tout ça et repart calmement vers le château.
Voici donc que cette Danse s'achève pour moi. Merci d'avoir partagé tes mots avec moi Plume.
Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.
Éloge à la Charogne.
Un bateau de papier sur l’océan de mes rêves
Et elle répond pas.
Elle se tient juste debout, entre ciel et terre, ciel et eau, elle détourne le regard.
Soupirant, lentement, l'air franchissant les lèvres de la Fille-des-Ombres se répercute longtemps, comme amplifié par le Silence environnant.
- J’ai aucun problème, moi.
*Mensonge.*
Tout le monde avait des problèmes.
Il n'y a que ceux qui en ont des trop gros qui veulent pas s'avouer qu'ils en ont.
Sa réaction, sa posture, ses traits, tout hurlait sans qu'elle ne s'en rende compte qu'elle avait des problèmes.
Des gros problèmes, immondes, gigantesques, trop grands pour l'enfant, qui prenaient toute la place et l'empêchaient d'être...*Non. Pas ça.*
Finis ta phrase.
*Non.*
Alors comme ça, tu penses qu'elle est Anormale? Tu sais quoi? Tu l'es certainement plus qu'elle Petite. Beaucoup plus qu'elle même. Et c'est maintenant dans ta bouche que l'on retrouve ces Mots? T'as décidément rien compris. Normal qu'Ils t'aiment pas.
*J'l'ai pas dit ce mot! J'l'ai pas dit! La ferme!*
Tu vaux vraiment pas la peine que je m’énerve.
Écho.
Ils se taisent plus, les Reproches.
L'autre leur a répondu.
Elle s'en fout l'autre, elle s'éloigne.
Elle est aveugle.
Aveuglée par tous ses putains de problèmes qu'elle voit même pas.
Écho.
Oui, elle valait rien.
Elle valait rien, ce n'en était qu'une preuve de plus.
Le regard de l'autre se retourne.
Elle pense qu'elle va la regarder.
Non.
Elle laisse ses yeux bleus se noyer dans le Lac. Elle laisse son regard disparaître sous la surface, lentement.
Elle arrache finalement ses orbes à la vision, lointaine encore, souvenir s'effaçant.
*Une Ombre.*
Rien qu'une Ombre de plus.
Un peu plus téméraire.
Un peu plus mauvaise.
Une Ombre qui lui avait encore fait mal.
Et cette Ombre, elle existait.
La fille des Ombres.
Se relevant à son tour, elle regarda l'Ombre disparaître dans un flot de Soleil.
Tout semblait revenir comme avant.
Le vent s'agitant dans les branches en un murmure de Mer.
Son cœur ralentissant pour pulser en rythme avec le soleil.
Les gestes lents de la Danseuse, envoûtants.
Il n'y a pas eu de feuille, cette fois-ci.
Pas de feuille, pas d'oiseau aux ailes fines, pas de cri, pas d'Ombre.
Juste une Danseuse au corps embrasé d'une Lumière couleur ambre.
Elle ondulait, souple et gracieuse comme une panthère, elle dansait.
Elle était muette.
Elle brisait pas.
Elle était Lumière.
La lueur s'infiltra dans son esprit, éliminant les Ombres les Mots, les souvenirs de l'enfant.
*La fille des Ombres.*
*La fille des Ambres.*
*La fille des Ambres...*
*La fille...Ambres.*
*La f...Ambres.*
*L...Enfant...Ambres.*
*L'Enfant de...Ambre*
*L'Enfant d'Ambre.*
Fermant les yeux, elle s'assit simplement devant le Lac.
Entourée de Soleil, elle laissa un instant le monde Imaginaire prendre le dessus.
Une étincelle devenait Galaxie.
Une poussière devenait Étoile.
Une vague devenait Trou Noir.
Merci pour cette Danse, Plume.
Au plaisir de valser à nouveau avec ta Protégée.
Elle se tient juste debout, entre ciel et terre, ciel et eau, elle détourne le regard.
Soupirant, lentement, l'air franchissant les lèvres de la Fille-des-Ombres se répercute longtemps, comme amplifié par le Silence environnant.
- J’ai aucun problème, moi.
*Mensonge.*
Tout le monde avait des problèmes.
Il n'y a que ceux qui en ont des trop gros qui veulent pas s'avouer qu'ils en ont.
Sa réaction, sa posture, ses traits, tout hurlait sans qu'elle ne s'en rende compte qu'elle avait des problèmes.
Des gros problèmes, immondes, gigantesques, trop grands pour l'enfant, qui prenaient toute la place et l'empêchaient d'être...*Non. Pas ça.*
Finis ta phrase.
*Non.*
Alors comme ça, tu penses qu'elle est Anormale? Tu sais quoi? Tu l'es certainement plus qu'elle Petite. Beaucoup plus qu'elle même. Et c'est maintenant dans ta bouche que l'on retrouve ces Mots? T'as décidément rien compris. Normal qu'Ils t'aiment pas.
*J'l'ai pas dit ce mot! J'l'ai pas dit! La ferme!*
Tu vaux vraiment pas la peine que je m’énerve.
Écho.
Ils se taisent plus, les Reproches.
L'autre leur a répondu.
Elle s'en fout l'autre, elle s'éloigne.
Elle est aveugle.
Aveuglée par tous ses putains de problèmes qu'elle voit même pas.
Écho.
Oui, elle valait rien.
Elle valait rien, ce n'en était qu'une preuve de plus.
Le regard de l'autre se retourne.
Elle pense qu'elle va la regarder.
Non.
Elle laisse ses yeux bleus se noyer dans le Lac. Elle laisse son regard disparaître sous la surface, lentement.
Elle arrache finalement ses orbes à la vision, lointaine encore, souvenir s'effaçant.
*Une Ombre.*
Rien qu'une Ombre de plus.
Un peu plus téméraire.
Un peu plus mauvaise.
Une Ombre qui lui avait encore fait mal.
Et cette Ombre, elle existait.
La fille des Ombres.
Se relevant à son tour, elle regarda l'Ombre disparaître dans un flot de Soleil.
Tout semblait revenir comme avant.
Le vent s'agitant dans les branches en un murmure de Mer.
Son cœur ralentissant pour pulser en rythme avec le soleil.
Les gestes lents de la Danseuse, envoûtants.
Il n'y a pas eu de feuille, cette fois-ci.
Pas de feuille, pas d'oiseau aux ailes fines, pas de cri, pas d'Ombre.
Juste une Danseuse au corps embrasé d'une Lumière couleur ambre.
Elle ondulait, souple et gracieuse comme une panthère, elle dansait.
Elle était muette.
Elle brisait pas.
Elle était Lumière.
La lueur s'infiltra dans son esprit, éliminant les Ombres les Mots, les souvenirs de l'enfant.
*La fille des Ombres.*
*La fille des Ambres.*
*La fille des Ambres...*
*La fille...Ambres.*
*La f...Ambres.*
*L...Enfant...Ambres.*
*L'Enfant de...Ambre*
*L'Enfant d'Ambre.*
Fermant les yeux, elle s'assit simplement devant le Lac.
Entourée de Soleil, elle laissa un instant le monde Imaginaire prendre le dessus.
Une étincelle devenait Galaxie.
Une poussière devenait Étoile.
Une vague devenait Trou Noir.
*Noir.*
*La Fille. L'Enfant.*
*Un jour j'lui enfoncerai la tête dans le Lac Noir.*
*La Fille. L'Enfant.*
*Un jour j'lui enfoncerai la tête dans le Lac Noir.*
[font=Segoe Script]FIN[/font]
Merci pour cette Danse, Plume.
Au plaisir de valser à nouveau avec ta Protégée.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.