19 avr. 2020, 19:29
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
Alors Lily s’approcha et m’embrassa avec douceur. Après un pas en arrière, elle plaça sa main sur sa bouche. Il semblait qu’elle préservait son visage de mes regards, comme pour demeurer une énigme. Être cette question à laquelle j’aurais aimé répondre et se dévoilait tout en se dérobant. « Tu connais mon secret maintenant… », souffla-t-elle. Ses paroles et son ton étaient teintés d’un air de mystère qui m’attirait. Je crois que même dans les moments de confidence, elle gardait toujours un peu de l’inaccessible de la rose. Si j’avais été la lune au-dessus de nous, je crois qu’elle aurait été la seconde face de la lune, celle aux couleurs de la nuit. Puis quand ma face se serait retrouvée plongée dans la pénombre, elle aurait été la face lumineuse, avec son visage clair qui se détachait dans la nuit face au mien. Mais nous serions une lune particulière. Une lune dont les deux moitiés, tour à tour dévoilées et mystérieuses, s’illumineraient mutuellement. Une lune entourée d’une auréole rousse comme cette orbite qui avait enveloppé notre baiser.
Je disais toujours que ma vie était une aventure, qu’il s’agissait de grimper sur mon mur d’escalade préféré à Cambridge pour partir à la conquête des étoiles. Mais Lily remettait en question cette conviction, ou plutôt elle l’éclairait, la complétait. Le courage me paraissait désormais aussi le contact entre deux éléments, le mur rugueux qui résiste au passage et l’alpiniste qui s’y meut malgré tout, le musicien et celui qui lui prête l’oreille, cela, je croyais désormais le comprendre. Ces deux éléments pouvaient alors s’aligner tels des astres, et entrer en harmonie à la façon de deux notes de violon jouées en même temps. Comme dans un envoûtement orchestré par un archet, mais permis grâce à la résonance que lui offrait l’instrument. L’ordre parfois se distendrait : le chanteur devenu auditeur, l’interrogateur devenu interrogé. Pour mieux se rétablir autrement : l’auditrice devenue violoniste, l’interrogée devenue interrogatrice. Le courage était alors doublé, je le supposais, quand deux acteurs impulsaient de front ensemble l’action, se complétant comme l’énigme complète l’aventurier curieux, pour atteindre les étoiles.
L’aventure, je savais quelle était la moitié avec laquelle je désirais la partager. Celle de qui, en faisant glisser ses cheveux sur ses tempes, j’avais adopté sans m’en rendre compte la délicatesse, celle qui avait laissé ses cheveux en désordre comme les miens, celle qui jouait l’air des saisons lorsque je pensais à la rose, celle dont les cheveux qui auréolaient le visage avaient la couleur de mon carnet d’idées comme si elle les partageait déjà, celle qui riait la nuit dans une tour si haute vers le ciel comme rient seulement les étoiles, celle dont les boucles dépassaient celle de tous les doux moutons qu’on pourrait jamais dessiner et dont les cheveux roux étincelaient plus que ne le feront jamais aucun pelage de renard.
Alors les mots vinrent d’eux-mêmes dans ma bouche : « Je suis un Lion mais je suis aussi un Gryffon. Un Gryffon, tu sais, c’est une créature qui mêle l’aigle et le lion. Tu as raison. Notre rencontre n’était pas un hasard, nous sommes un duo. Un duo très fort, comme le lion de ma maison sur terre et l’aigle de la tienne dans les airs, un duo qui pourrait ne faire qu’un, et partager plutôt qu’une soirée ensemble, les quatres saisons de l’air que tu jouais. »
Je disais toujours que ma vie était une aventure, qu’il s’agissait de grimper sur mon mur d’escalade préféré à Cambridge pour partir à la conquête des étoiles. Mais Lily remettait en question cette conviction, ou plutôt elle l’éclairait, la complétait. Le courage me paraissait désormais aussi le contact entre deux éléments, le mur rugueux qui résiste au passage et l’alpiniste qui s’y meut malgré tout, le musicien et celui qui lui prête l’oreille, cela, je croyais désormais le comprendre. Ces deux éléments pouvaient alors s’aligner tels des astres, et entrer en harmonie à la façon de deux notes de violon jouées en même temps. Comme dans un envoûtement orchestré par un archet, mais permis grâce à la résonance que lui offrait l’instrument. L’ordre parfois se distendrait : le chanteur devenu auditeur, l’interrogateur devenu interrogé. Pour mieux se rétablir autrement : l’auditrice devenue violoniste, l’interrogée devenue interrogatrice. Le courage était alors doublé, je le supposais, quand deux acteurs impulsaient de front ensemble l’action, se complétant comme l’énigme complète l’aventurier curieux, pour atteindre les étoiles.
L’aventure, je savais quelle était la moitié avec laquelle je désirais la partager. Celle de qui, en faisant glisser ses cheveux sur ses tempes, j’avais adopté sans m’en rendre compte la délicatesse, celle qui avait laissé ses cheveux en désordre comme les miens, celle qui jouait l’air des saisons lorsque je pensais à la rose, celle dont les cheveux qui auréolaient le visage avaient la couleur de mon carnet d’idées comme si elle les partageait déjà, celle qui riait la nuit dans une tour si haute vers le ciel comme rient seulement les étoiles, celle dont les boucles dépassaient celle de tous les doux moutons qu’on pourrait jamais dessiner et dont les cheveux roux étincelaient plus que ne le feront jamais aucun pelage de renard.
Alors les mots vinrent d’eux-mêmes dans ma bouche : « Je suis un Lion mais je suis aussi un Gryffon. Un Gryffon, tu sais, c’est une créature qui mêle l’aigle et le lion. Tu as raison. Notre rencontre n’était pas un hasard, nous sommes un duo. Un duo très fort, comme le lion de ma maison sur terre et l’aigle de la tienne dans les airs, un duo qui pourrait ne faire qu’un, et partager plutôt qu’une soirée ensemble, les quatres saisons de l’air que tu jouais. »
Reducio
Fin du RP pour moi
Un grand, grand merci à toi Lily, ce fut un plaisir
!
Un grand, grand merci à toi Lily, ce fut un plaisir
19 avr. 2020, 20:46
Capitaine Flam appelle Laureline, allô ?
" Je suis un Lion mais je suis aussi un Gryffon. Un Gryffon, tu sais, c’est une créature qui mêle l’aigle et le lion. Tu as raison. Notre rencontre n’était pas un hasard, nous sommes un duo. Un duo très fort, comme le lion de ma maison sur terre et l’aigle de la tienne dans les airs, un duo qui pourrait ne faire qu’un, et partager plutôt qu’une soirée ensemble, les quatre saisons de l’air que tu jouais."
Lily était perdue. Son coeur battait à tout rompre et il y avait un bourdonnement sourd dans ses oreilles. Un bourdonnement qui emplissait sa tête comme un millier d'abeilles. Elle ne parvenait plus à réfléchir. Ses pensées étaient confuses. Elles venaient dans tous les sens mais ne se rejoignaient pas comme Valerian et Laureline. Non. Là, elles partaient dans des directions opposées.
Oui, Jacob lui avait dit ces mots. Il voulait qu'ils soient plus qu'une soirée sous les étoiles. Oui, mais...
Mais, il ne lui avait pas rendu son baiser. Il n'avait pas retenu sa main lorsqu'elle l'avait laisser tomber le long de son corps tremblant. Il n'avait pas avancé lorsqu'elle avait reculé. Comme si cette distance de trente centimètres de plus n'avait pas eu d'importance. Pourtant, pour Lily, cette distance de trente centimètres avait une importance. C'était même ce qui importait depuis toujours. Cette distance qu'elle mettait entre elles et les autres. Elle avait joué pour Jacob. Elle lui avait ouvert son âme. Elle n'avait jamais laissé personne la voir comme ça. Et même alors qu'elle essayait de faire preuve de courage, elle doutait. Finalement, ses peurs ne la rendaient pas plus forte. Elle n'avait pas le courage de l'Aigle Royal. Lui, n'aurait pas reculé face à ses sentiments. Et pourtant Lily ne regrettait pas ce baiser. Elle s'en souviendrait toujours. Toujours. Il parait que si on dit deux fois "toujours" et que l'on y croit suffisamment fort, alors tout est possible.
Lily regarda Jacob. Elle posa ses yeux sur son visage doux et féroce de lion. Il était beau.
Et puis, elle tourna la tête et passa à coté de Jacob. Sa main effleura le dos de celle de Jacob. Dans un dernier élan de courage, elle remua un doigt, comme pour chercher un signe. Un signe qui ne vint pas. Peut-être qu'elle n'avait rien compris. Après tout, ce n'était qu'une petite fille qui croyait aux histoire de princesses que sa mère lui racontait...
Elle parti donc sans se retourner. Elle prit son violon qu'elle mit dans son étui. Puis à la hâte, elle fourra le reste de ses affaires dans son sac de toile. Puis, elle sorti de la salle. En courant.
Elle savait que sa réaction était celle d'une petite fille que l'on venait de punir. mais elle n'avait jamais appris à gérer ses émotions autrement qu'en jouant ou en dansant. Et elle sentait déjà les larmes monter, à la même vitesse qu'elle courait.
Suite par ici https://www.poudlard.fr/viewtopic.php?f ... =#p1551359
Préfète des Ventoulpes
Lily était perdue. Son coeur battait à tout rompre et il y avait un bourdonnement sourd dans ses oreilles. Un bourdonnement qui emplissait sa tête comme un millier d'abeilles. Elle ne parvenait plus à réfléchir. Ses pensées étaient confuses. Elles venaient dans tous les sens mais ne se rejoignaient pas comme Valerian et Laureline. Non. Là, elles partaient dans des directions opposées.
Oui, Jacob lui avait dit ces mots. Il voulait qu'ils soient plus qu'une soirée sous les étoiles. Oui, mais...
Mais, il ne lui avait pas rendu son baiser. Il n'avait pas retenu sa main lorsqu'elle l'avait laisser tomber le long de son corps tremblant. Il n'avait pas avancé lorsqu'elle avait reculé. Comme si cette distance de trente centimètres de plus n'avait pas eu d'importance. Pourtant, pour Lily, cette distance de trente centimètres avait une importance. C'était même ce qui importait depuis toujours. Cette distance qu'elle mettait entre elles et les autres. Elle avait joué pour Jacob. Elle lui avait ouvert son âme. Elle n'avait jamais laissé personne la voir comme ça. Et même alors qu'elle essayait de faire preuve de courage, elle doutait. Finalement, ses peurs ne la rendaient pas plus forte. Elle n'avait pas le courage de l'Aigle Royal. Lui, n'aurait pas reculé face à ses sentiments. Et pourtant Lily ne regrettait pas ce baiser. Elle s'en souviendrait toujours. Toujours. Il parait que si on dit deux fois "toujours" et que l'on y croit suffisamment fort, alors tout est possible.
Lily regarda Jacob. Elle posa ses yeux sur son visage doux et féroce de lion. Il était beau.
Et puis, elle tourna la tête et passa à coté de Jacob. Sa main effleura le dos de celle de Jacob. Dans un dernier élan de courage, elle remua un doigt, comme pour chercher un signe. Un signe qui ne vint pas. Peut-être qu'elle n'avait rien compris. Après tout, ce n'était qu'une petite fille qui croyait aux histoire de princesses que sa mère lui racontait...
Elle parti donc sans se retourner. Elle prit son violon qu'elle mit dans son étui. Puis à la hâte, elle fourra le reste de ses affaires dans son sac de toile. Puis, elle sorti de la salle. En courant.
Elle savait que sa réaction était celle d'une petite fille que l'on venait de punir. mais elle n'avait jamais appris à gérer ses émotions autrement qu'en jouant ou en dansant. Et elle sentait déjà les larmes monter, à la même vitesse qu'elle courait.
Suite par ici https://www.poudlard.fr/viewtopic.php?f ... =#p1551359
Préfète des Ventoulpes